Littérature => Moyen Orient (118 livres critiqués)



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Les filles d'Allah de Nedim Gürsel

critiqué par Dirlandaise - (Québec - 62 ans)

La lune brillait...

9 etoiles
L’écrivain Nedim Gürsel occupe une place primordiale dans la littérature turque. Auteur d’une trentaine d’ouvrages, romans, nouvelles essais littéraires et récits de voyage, il est traduit dans de nombreuses langues. Pour ce roman, il a reçu le prix de la liberté d’expression de l’Union des éditeurs de Turquie. Dans ce roman, l’auteur raconte ses souvenirs d’enfance...

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Little Big Bang de Benni Barbash

critiqué par Christian Palvadeau - (53 ans)

Le Rameau d'olivier

7 etoiles
Le narrateur est un jeune israélien d’à peine 13 ans lors des faits. Il est issu d’une famille où la branche paternelle se querelle régulièrement avec la branche maternelle. Le grand-père paternel, astrophysicien, est un rationaliste qui ne peut s’entendre avec la grand-mère maternelle, rescapée de la Shoah, grâce selon elle à plusieurs miracles dont...

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Le palais du désir de Naguib Mahfouz

critiqué par Jfp - (Yerres (Essonne) - 69 ans)

ah les femmes...

10 etoiles
Le Caire, à l'aube de l'indépendance. Encore anglaise, mais pour peu de temps, l'Egypte du début des années 20 hésite entre le repli identitaire et l'ouverture vers le monde occidental. Au travers du conflit des générations au sein de la famille d'Ahmed Abd-el-Gawwad c'est toute la classe moyenne égyptienne qui est décrite, vue du côté...

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Les oiseaux de bois de Aslı Erdoğan

critiqué par Débézed - (Besançon - 70 ans)

« Istanbul est une femme fatiguée, mais attirante. »

8 etoiles
Cinq nouvelles, cinq histoires de femmes, des dérives à la limite du monde fantastique et du monde réel défini par le carcan d’un pouvoir autoritaire et policier qui ne connait que la force et la violence répressive. Asli Erdogan possède à merveille le sens de la nouvelle qu’elle traduit avec son écriture dense mais délicate...

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Une saison de solitude de Zülfü Livaneli

critiqué par Débézed - (Besançon - 70 ans)

« Le mal du migrant »

8 etoiles
Sami, réfugié politique turc en Suède, accepte que son ami écrive son histoire, son exil, les raison de son exil, mais exige de pouvoir relire le manuscrit avant la publication du livre. En relisant la prose de celui-ci, Sami constate qu’il a, en bon écrivain, ajouté certains détails, modifié certains passages pour que le livre...

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Le Goût âpre des kakis de Zoyâ Pirzâd

critiqué par Tistou - (61 ans)

5 nouvelles

7 etoiles
Cinq nouvelles de la romancière iranienne avec un fil rouge : la femme iranienne et plus spécifiquement la femme iranienne et le couple iranien. On s’en doute, il ne s’agit pas de sinécure ou d’un long voyage tranquille. Qu’elles respectent et s’enferment dans la tradition, qu’elles s’essaient à la modernité, les héroïnes de Zoyâ...

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Comment guérir un fanatique de Amos Oz

critiqué par Nance - (- ans)

Me retrouve peu dans son raisonnement

4 etoiles
Ce recueil rassemble la transcription de trois conférences données en Allemagne par l’auteur israélien en janvier 2002 (c’est-à-dire, relativement peu de temps après la tragédie du 11 septembre 2001) : Se glisser dans la peau de l’autre, Comment guérir un fanatique et Un conflit entre deux causes justes. Des conférences ayant comme propos le fanatisme, le...

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Soudain dans la forêt profonde de Amos Oz

critiqué par Tistou - (61 ans)

Conte philosophique.

7 etoiles
Court ouvrage en forme de conte à priori destiné aux enfants, où la tolérance et l’amour de la vérité sont à l’honneur. Tolérance, amour de la vérité … la forêt profonde résiderait-elle du côté du Proche-Orient et les animaux qui ont disparu de la vie du village, rayés de la carte, niés, auraient-ils l’apparence de...

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Lait noir de Elif Shafak

critiqué par CC.RIDER - (59 ans)

Etre mère et écrivain

6 etoiles
Elif Shalak est une romancière tiraillée entre ses aspirations littéraires et sa condition de femme. Elle s'aperçoit également que maternité et écriture sont loin de faire bon ménage. Elles sont même antinomiques pour ne pas dire que l'une menace l'autre et lui est antagoniste au point de vouloir l'éradiquer. A la naissance de sa fille,...

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La chambre de Mariana de Aharon Appelfeld

critiqué par CC.RIDER - (59 ans)

Un nouveau "Journal d'Anne Frank"

8 etoiles
Pendant la Seconde Guerre Mondiale, dans le ghetto juif d'une petite ville d'Ukraine, la mère d'Hugo, pharmacienne généreuse et très aimée des habitants, confie son fils à Mariana, une ancienne camarade de classe qui travaille maintenant dans une maison close. Les Allemands traquent les juifs pour les envoyer dans des camps de concentration. Ceux-ci se...

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Scènes de vie villageoise de Amos Oz

critiqué par Dudule - (Orléans - - ans)

Un petit tour du village

7 etoiles
L’auteur nous invite à s’asseoir sur cette chaise afin de nous raconter les nouvelles de ce village, nous rentrons dans l’intimité de certains villageois avec beaucoup d’impudeur mais sans voyeurisme, chaque détail, chaque parcelle de vie nous est rapportée. Nous rencontrons Arieh Zelnik qui est revenu habiter chez sa vieille mère, après avoir été abandonné...

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Asteraï de Omri Teg'Amlak Avera

critiqué par Dudule - (Orléans - - ans)

Conte initiatique

6 etoiles
Le personnage central de ce roman est un jeune garçon Petgu, IL habite dans son village natal dans les montagnes du Gondar. Il garde les chèvres et vit en harmonie avec la nature. Le second personnage est un oiseau magique, un Asteraï, qui protège sa communauté. Après une enfance bucolique, vient l’exil, avec tous les...

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Bonbon Palace de Elif Shafak

critiqué par FranBlan - (Montréal, Québec - 75 ans)

Dommage...!

4 etoiles
Une amie à moi qui a eu le bonheur de visiter la Turquie m'a prêté ce livre que j'ai eu, malheureusement, beaucoup moins de bonheur à lire... Derrière la façade décrépite de Bonbon Palace, un immeuble jadis flamboyant, aujourd'hui infesté par la vermine et les ordures, on découvre une dizaine d'habitants pour un millier de cafards,...

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Le Mendiant de Naguib Mahfouz

critiqué par Gryphon - (Mexico DF - 52 ans)

Une sortie ratée

9 etoiles
Plus je lis Mahfouz, plus je me persuade que voilà un écrivain qui a vraiment mérité son prix Nobel. Dans "Le Mendiant", paru en 1965, c'est l'histoire d'un père de famille, avocat, la quarantaine bien entamée, qui soudain fait face à un sentiment d'insatisfaction croissant. Que faire? Revenir à la création poétique de sa jeunesse?...

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Un jour avant Pâques de Zoyâ Pirzâd

critiqué par Tistou - (61 ans)

En 3 chapitres

8 etoiles
Zoyâ Pirzâd est iranienne. Iranienne mais arménienne. Dans ce court ouvrage, elle évoque la vie d’un homme, Edmond, (elle choisit délibérément d’écrire au masculin) à trois époques de sa vie ; enfant, homme adulte puis presque vieillard. Ces trois chapitres sont très courts mais d’une sensibilité, d’une délicatesse, ravissantes. Très féminin en vérité comme écriture. Déstabilisant...

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J'aurais voulu être égyptien de Alaa El Aswany

critiqué par Dudule - (Orléans - - ans)

Entre satire sociale et comédie humaine

9 etoiles
Ce texte est l’un des tous premiers de l’auteur. Ce recueil de nouvelles aurait pu être le dernier car comme nous l’explique dans la préface Al Aswany, « les feuillets d’Issam Abd el Ati » a été interdit de publication pendant de longues années, censuré par l’Office du livre égyptien qui y a vu...

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La maison de la mosquée de Kader Abdolah

critiqué par FROISSART - (St Paul - 70 ans)

Le commentaire de Patryck Froissart

10 etoiles
Titre : La maison de la mosquée Auteur : Kader Abdolah Titre original : Het huis van de moskee Traduit du néerlandais par Anita Concas Editeur : Gallimard (2005) ISBN : 9782070783335 476 pages A Sénédjan, en Iran, la famille d’Aga Djan possède, depuis des temps immémoriaux, la mosquée du vendredi et la grande demeure qui fait corps avec les minarets et...

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Thèra de Zeruya Shalev

critiqué par Maylany - (37 ans)

Beaucoup de qualités !

9 etoiles
Vibrant, profond, vrai, alpaguant, fort, saisissant, … les qualificatifs qualitatifs ne manquent pas pour parler de Thèra. Certes l'écriture est très déstabilisante au début du livre : la ponctuation est réduite aux uniques points et virgules ; pas de tiret ou de guillemets pour les dialogues, ni même de paragraphes distinguant les évènements ou le temps...

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Salih l'émerveillé de Yaşar Kemal

critiqué par FROISSART - (St Paul - 70 ans)

Le commentaire de Patryck Froissart

8 etoiles
Titre : Salih l’émerveillé Auteur : Yachar Kemal Traduit du turc par Munevver Andac Editeur : Gallimard (NRF) - 1990 ISBN : 2070719219 474 pages Salih, enfant poète, rêveur et curieux, qui vit dans un pauvre village turc de pêcheurs et de contrebandiers, recueille sur la grève une mouette à l’aile brisée, la nourrit, et cherche, des semaines durant, la personne qui sera capable de...

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L'odeur de Yasmine de Michèle M. Gharios

critiqué par Sahkti - (Genève - 43 ans)

Apprivoiser la vie

8 etoiles
Malek a eu une enfance difficile. Se considérant et considéré comme nul, cancre avéré, accumulant les erreurs et les punitions, il a affronté l'adversité familiale en se forgeant un caractère résigné mais en même temps déterminé. Les coups de son père prennent fin quand il a seize ans, c'est le premier pas vers une forme...

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Ne dis pas la nuit de Amos Oz

critiqué par Tistou - (61 ans)

Vous avez vu “La visite de la fanfare”, au cinéma ?

9 etoiles
Vous avez vu le film : “La visite de la fanfare”, visite improbable d’une fanfare égyptienne qui se perd dans un bled israélien ? Si vous l’avez vu, vous retrouverez cette ambiance de trou-du-cul-du-monde, au milieu du désert, avec le sable, la laideur des batiments modernes qui tentent de lutter, vainement, contre les éléments, et...

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Une panthère dans la cave de Amos Oz

critiqué par Tistou - (61 ans)

Petit garçon à Jérusalem fin des années 40

7 etoiles
« On m’a très souvent qualifié de traître, dans ma vie. La première fois que cela se produisit, j’avais douze ans et j’habitais à la périphérie de Jérusalem. C’étaient les grandes vacances, moins d’un an avant la fin du mandat britannique et le début de la guerre qui préluda à la naissance de l’Etat d’Israël....

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Comment peut-on être français ? de Chahdortt Djavann

critiqué par Zébu - (45 ans)

Fuite courageuse

7 etoiles
Roxane, une jeune iranienne fuyant un douloureux passé, part à la conquête de la langue française. Pour faciliter son apprentissage, et peut-être inconsciemment pour éviter de devoir se dévoiler (!) devant des êtres de chair et de sang, elle écrit ses peurs, ses doutes et ses interrogations à Charles de Montesquieu, philosophe du 18e siècle,...

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La troisième sphère de Amos Oz

critiqué par Kinbote - (Jumet - 58 ans)

Six jours dans la vie de Fima

9 etoiles
Mais qu’est-ce qui rend Ephraïm Nissan si attachant, cet homme qui mêle la politique à toute chose, qui vaticine, vitupère, qui n’arrête pas de donner son opinion, de refaire le monde à commencer par Israël. Fima, comme on l’appelle, a 54 ans, il écrit des articles dans des journaux, il est divorcé mais continue de...

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Connaître une femme de Amos Oz

critiqué par Kinbote - (Jumet - 58 ans)

Métaphysique de la vie ordinaire

9 etoiles
« Quand ses collègues de bureau lui parlaient du dernier bouquin de John Le Carré en le lui recommandant chaudement, il consentait à essayer de le lire. Le scénario lui paraissait contestable et loufoque ou, au contraire, simpliste et transparent. Après quelques dizaine de pages, il renonçait définitivement. Il voyait dans une nouvelle de Tchekhov...

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Passage des miracles de Naguib Mahfouz

critiqué par Tistou - (61 ans)

Zola égyptien ?

8 etoiles
Si l’Egypte constitue le terrain de jeux exclusif de Naguib Mahfouz, ses romans sont d’une très grande variété. Une certaine unicité pourrait être néanmoins le cadre urbain et la ville du Caire en particulier. C’est le cas encore ici puisque l’impasse du Mortier, microcosme que Naguib Mahfouz va étudier à la loupe, est un petit...

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Akhénaton le renégat de Naguib Mahfouz

critiqué par Tistou - (61 ans)

Roman historique

8 etoiles
Christian Jacq pourrait s’en inspirer comme modèle ! Si Naguib Mahfouz nous fait là une reconstitution historique, il nous écrit aussi, et surtout, un roman, de la littérature … Plongée 1300 ans avant JC. Thèbes, en Egypte. Par le biais d’un jeune égyptien curieus, Méri Moun, Naguib Mahfouz mène une enquête contradictoire sur ce pharaon atypique...

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Dérives sur le Nil de Naguib Mahfouz

critiqué par Tistou - (61 ans)

Haschisch et Haschaschins

8 etoiles
Le Nil. Une péniche. Celle de Anis Zaki. Un monde à part, le soir, la nuit, quand la bande d’amis se réunit pour fumer le haschisch au narguilé. Un monde qui nous est inconnu et qui transparait d’une lenteur et d’une douceur toute fluviales. Le Nil, le long Nil … Anis Zaki est fonctionnaire. On a...

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Récits de notre quartier de Naguib Mahfouz

critiqué par Tistou - (61 ans)

Description en 78 séquences

3 etoiles
78 séquences pour évoquer la vie d’un quartier du Caire, son quartier ? Naguib Mahfouz nous avait habitué à des romans construits, évoquant certes la vie des petites gens, mais au sein d’une histoire, d’un fil conducteur. Rien de tout cela ici. Naguib Mahfouz raconte 78 cas individuels, sans nul doute tirés de sa mémoire,...

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Le voleur et les chiens de Naguib Mahfouz

critiqué par Tistou - (61 ans)

Tragédie à la grecque

8 etoiles
Court roman, comme une tragédie grecque, à l’issue inéluctable. « A nouveau, il respire le souffle de la liberté, mais l’air est chargé d’une poussière suffocante et d’une chaleur insoutenable. Il retrouve son complet bleu et ses chaussures de caoutchouc, mais il n’y a personne pour l’attendre. Voici la vie qui reprend son cours, voici...

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Rêves de convalescence de Naguib Mahfouz

critiqué par Bertrand-môgendre - (ici et là - 62 ans)

rêves à méditer

4 etoiles
Sous sa plume, les rêves (cinquante cinq), prennent la forme de drames enfouis dans les méandres d'une mémoire riche de souvenirs, heureux ou non. Les jeunes filles, souvent présentes, occupent une place prépondérante dans chaque songerie. L'écriture légère donne à la lecture, la simplicité du récit, la brièveté de ces notes, prises sûrement au lever du...

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Chicago de Alaa El Aswany

critiqué par Nana31 - (toulouse - 48 ans)

Un regard sur une communauté d'Egyptiens expatriés aux Etats unis

9 etoiles
Cet auteur a l'art d'ausculter les maladies du monde arabe contemporains,transplanté cette fois au pays de Georges Bush(après les attentats du 11septembre).On yretrouve des personnages touchants aux existences meurtries,réalistes,et truculents comme dans l'immeuble de Yacoubian.La capitale de l'illinois va rassembler des Egyptiens expatriés venus étudier l'histologie. D'Un chapitre à l'autre plusieurs vies s'entrecroisent(professeurs et étudiants),alors que...

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Vie et mort en quatre rimes de Amos Oz

critiqué par Veneziano - (Paris - 39 ans)

L'écrivain, cet homme comme tant d'autres

9 etoiles
Voilà un roman parfait pour s'interroger et se faire une idée du statut de l'écrivain, la ligne de séparation qu'il doit se fixer entre sa vie médiatique et son intimité. Quoi de mieux pour les amateurs vifs et avisés, nombreux sur ce site ? Cette introspection, de la part d'un romancier qui en décrit un...

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La muette de Chahdortt Djavann

critiqué par Amanda m - (50 ans)

Dommage, l'histoire méritait qu'on s'y attache

4 etoiles
Chahdortt Djavann écrit ici une histoire qui avait tout pour être belle. Une jeune adolescente élevée par une tante muette (on ne sait pas vraiment pour quelle raison, mais on le devine, on sait qu’elle se tait depuis un jour sombre de son enfance). La muette est une femme libre. Enfin, libre, c’est un...

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L'Institut de remise à l'heure des montres et des pendules de Ahmet Hamdi Tanpınar

critiqué par Sahkti - (Genève - 43 ans)

Déclin ottoman

7 etoiles
Hayri Irdal est le héros de cettte histoire, un homme engagé par l'Institut de remise à l'heure des montres et des pendules. Organe officiel qui lui permet de faire connaissance avec les rouages et les méfaits de la bureaucratie. Avec et grâce à lui, c'est tout un pan de l'histoire turque et de l'empire...

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Comme tous les après-midi de Zoyâ Pirzâd

critiqué par Maylany - (37 ans)

Nouvelles sans intérêt

1 etoiles
Je le dis tout de suite : je ne suis vraiment pas fan des nouvelles. Pourtant "Comme tous les après-midi" me tentait vraiment alors j'ai décidé de me laisser aller à ce format de lecture pour une fois. Quelle déception ! des nouvelles vraiment, vraiment trop courtes (de 2 (petites) pages (écrites en gros caractères) à à...

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Le Chant du pingouin de Hassan Daoud

critiqué par Sahkti - (Genève - 43 ans)

L'ennui comme moteur de vie

7 etoiles
Hassan Daoud, à qui on doit notamment "L'immeuble de Mathilde" nous entraîne dans les pas d'un jeune homme handicapé physique qui passe ses journées à se morfondre avec l'ennui. C'est que le père a dû abandonner sa boutique, mangée par la spéculation immobilière qui fait fleurir des tours un peu partout en ville. Et la mère,...

couverture

L'immeuble de Mathilde de Hassan Daoud

critiqué par Sahkti - (Genève - 43 ans)

Le Liban d'avant

8 etoiles
Hassan Daoud est libanais, il a connu et souffert de la guerre civile qui a ravagé son pays. L’immeuble de Mathilde, c’est un récit tendre et cruel sur la vie d’un immeuble à Beyrouth, peu à peu déserté par ses occupants qui lui préfèrent des appartements neufs ou rénovés, loin des tracas. Divisé en chapitres courts,...

couverture

Badenheim 1939 de Aharon Appelfeld

critiqué par Sahkti - (Genève - 43 ans)

Impitoyable traque

10 etoiles
Aharon Appelfeld, je l'ai découvert grâce à Hécate (qui manque à ce site!) et j'ai été touchée par sa grande sensibilité mais aussi cette maturité si forte dans chaqun de ses textes. Alors que je ne ressentais que rage et colère, il soufflait l'apaisement et la sérénité, voire de la résignation lucide sur ce monde...

couverture

La bâtarde d'Istanbul de Elif Shafak

critiqué par FROISSART - (St Paul - 70 ans)

Le commentaire de Patryck Froissart

10 etoiles
Titre : La bâtarde d’Istanbul Auteur : Elif Shafak Editeur : Phébus – Paris - 2007 Titre original : The Bastard of Istanbul Traduit de l’anglais par Aline Azoulay 320 pages ISBN : 2752902786 Amy, une jeune étudiante de l’Arizona, est la fille de Rose, une Américaine « bon teint » et de Barsam, un descendant de ces Arméniens qui ont émigré...

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Son Excellence de Naguib Mahfouz

critiqué par Prince jean - (PARIS - 43 ans)

Le Mozart des mots

10 etoiles
Mahfouz c'est le Mozart de l'écriture. Juste un beau conte, des mots simples, des chapitres très courts. Beau comme un concerto de Mozart, le roman de Mahfouz semble couler de source, limpide et sans complication. Pas d'imparfait du subjonctif, pas de construction grammaticale complexe. Non, juste une évidence dans le style, une sincérité dans...

couverture

Les mille et une nuits de Naguib Mahfouz

critiqué par Prince jean - (PARIS - 43 ans)

La sagesse et l'humour

10 etoiles
Il n'est plus nécessaire de prouver les talents de conteur de Naguib Mahfouz. Poursuivant la tradition de la littérature arabe, Mahfouz, imagine une suite aux 1001 nuits. Il reprend quelques grands thèmes de ce livre ancien, puis les actualises afin d'en extraire toute la substance philosophique. Il en découle une sagesse généreuse qui dénonce...

couverture

L'immeuble Yacoubian de Alaa El Aswany

critiqué par TELEMAQUE - (69 ans)

Les Cairotes sur le toit

10 etoiles
L' immeuble Yakoubian, représentation de l'ordre social à différentes époques de l'histoire récente de l'Egypte , abrite les amours du vieux Zaki bey Dessouki, aristocrate, architecte d'éducation et de culture françaises, sous la protection d'Abou Kharwa, son serviteur au dévouement intéressé. L'histoire de l'édification et de l'occupation de cet immeuble recoupe celle de l'Egypte...

couverture

Et il y eut un matin de Sayed Kashua

critiqué par Mallollo - (Galera, Andalousie - 35 ans)

Un autre éclairage du conflit israélo-palestinien

8 etoiles
Sayed Kashua est l'auteur, mais aussi le narrateur de ce roman. Un vrai roman, pas un traité politique qui chercherait à nous convaincre qu'il faut être pour ou contre quelqu'un, quelque chose. Pas de vision caricaturale de ce conflit qui n'en finit plus de séparer Israéliens et Palestiniens. Peut-être par déformation professionnelle: Sayed Kashua est...

couverture

L'enfant zigzag de David Grossman

critiqué par Missparker - (Ixelles - 35 ans)

Voyage initiatique

8 etoiles
Voici la quatrième de couverture de ce merveilleux roman : "Quand Nono Fayerberg monte dans le train pour se rendre chez son oncle, il ne se doute pas qu'il n'arrivera jamais à destination. Car dès l'instant où l'enfant rencontre le mystérieux et séduisant Félix Glick, l'inconnu l'entraîne dans une aventure fantastique, avec détournement de train,...

couverture

Neige de Orhan Pamuk

critiqué par THYSBE - (60 ans)

Intéressant mais trop long.

6 etoiles
Je suis un peu gênée de faire la première critique de ce livre avec si peu d’étoile. Car, comme beaucoup, j’ai été très révoltée concernant la plainte du gouvernement Turque sur la liberté d’expression d’un de ses écrivains les plus lus. Je voulais, par le biais de ma lecture, contribuer à soutenir Orhan Pamuk. Mais,...

couverture

Le château blanc de Orhan Pamuk

critiqué par Agded - (vincennes - 42 ans)

décevant

1 etoiles
à lire l'accroche en quatrième de couverture on s'imagine trouver un livre palpitant et on tombe sur une histoire longue à démarrer, ennuyeuse,...

couverture

La boîte noire de Amos Oz

critiqué par Printemps - (59 ans)

Histoire humaine

7 etoiles
Cet auteur israélien nous fait découvrir les rapports tendus et tendres entre un professeur américain d'origine juive, son ex qui tente de le regagner - pourquoi ?, son nouveau mari - israélien expansionniste qui y voit un apport financier possible, uniquement cela ?, et son fils - qui s'essaie à de nouvelles expériences épicuriennes -...

couverture

Le livre noir de Orhan Pamuk

critiqué par Guermantes - (Bruxelles - 70 ans)

En quête d'identité

6 etoiles
Au départ, ce livre promet beaucoup. Son cadre est une Istanbul quelque peu fantomatique, froide, irréelle, envahie par la neige. Le personnage central, Galip, découvre, à son retour chez lui, que son épouse Ruya a disparu ne lui laissant qu’un bref message (dix-neuf mots exactement !) ne l’éclairant ni sur les motifs de son départ...

couverture

Miramar de Naguib Mahfouz

critiqué par Giny - (Casablanca - 29 ans)

Miramar....Simplement époustouflant!

10 etoiles
Miramar: lieu de l'action et pension délabrée d'Alexandrie, anciennement célèbre aux temps des colons anglais.... Titre évocateur qui annonce la saveur amère qui se dégage de la lecture de ce livre. 7 personnages se partagent la vedette: Amir Wagdi, l'intellectuel vieillissant, Marianna, vestige de la colonisation anglaise et tenancière de la pension, Tolba Marzuq,aristocrate méprisant...