Littérature => Arabe (184 livres critiqués)


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Le lion et la perle de Wole Soyinka

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 48 ans)

LE VIEIL HOMME ET LA JEUNE FILLE

7 etoiles
“Le Lion et la Perle” est la première pièce de théâtre de Wole SOYINKA (prononcez Cho-Ynn’ka en âtre de Wole SOYINKA (prononcez Cho-Ynn’ka en Yoruba), à avoir été traduite en français en 1968, bien avant que celui-ci me devienne mondialement connu. C’est une comédie de mœurs, avec une légère intrigue, dans la droite ligne de celles...

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La remontée des cendres : Suivi de Non identifiés de Tahar Ben Jelloun, Azzawi Harrouda (Dessin)

critiqué par Nathafi - (SAINT-SOUPLET - 49 ans)

Les oubliés

8 etoiles
La guerre du Golfe, guerre éclair qu'on suivait à la télévision, je me souviens de ces images, du bruit des bombes, des éclairs dans le ciel. Une guerre médiatisée, technologique, et pourtant qui a engendré des centaines de milliers de morts, militaires bien sûr, mais aussi, et surtout, civils. Tahar Ben Jelloun, avec son regard de...

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La colombe et le moineau de Khaled Osman

critiqué par Sebhome - (- ans)

Sur les traces d'une peintre égyptienne disparue à Paris

9 etoiles
Deuxième roman de Khaled Osman après "Le Caire à corps perdu", ce livre nous emmène dans une nouvelle quête, cette fois essentiellement parisienne. Le personnage principal, Samir, est un enseignant en histoire qui a coupé les ponts avec l'Egypte, son pays d'origine. Il aurait pu continuer à jouir de la vie tranquille qu'il mène avec...

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La petite montagne de Elias Khoury

critiqué par Nathafi - (SAINT-SOUPLET - 49 ans)

Dur, puissant, déroutant

8 etoiles
Lecture douloureuse que "La petite montagne"... Douloureuse en ce sens que chaque page offre son lot de violence, de folie, d'incompréhension et de désarroi. Pourtant, mon désir a toujours été d'avancer dans ma lecture, même si j'avais l'impression de perdre le fil de l'histoire bien souvent. Nous suivons un jeune homme Libanais, chrétien, qui se...

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La dernière nuit du Raïs de Yasmina Khadra

critiqué par Elko - (Niort - 40 ans)

La Passion du Guide

8 etoiles
Mouammar Kadhafi se terre dans une maison en ruine de Syrte au milieu de ses derniers fidèles. La ville est aux mains des rebelles. C'est la dernière nuit du Raïs. Dans ce court roman, Yasmina Khadra entre dans la tête d'un des dictateurs les plus tyranniques et mégalomanes de notre ère. Celui qui se voyait personnifier...

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Ce qui reste de Rachid O.

critiqué par Débézed - (Besançon - 69 ans)

Ambiguïté

8 etoiles
« Je vais écrire les souvenirs qui me viennent, chercher où ils peuvent bien être, je les trouverai seul, je n’interrogerai personne, que ce que j’ai vu ». « J’ai besoin d’écrire ça, comme une justification de la douleur et de la beauté malsaine de ma vie, et puis vous m’avez habitué à être...

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Des jours en trop de Hassan Daoud

critiqué par Débézed - (Besançon - 69 ans)

Trop grand âge

7 etoiles
Au sud Liban, un vieillard misanthrope ayant atteint le grand âge, quatre-vingt-quatorze ans, raconte sa vie solitaire, à l’écart de tous : sa famille qui n’attend que son décès pour vendre sa maison, ses voisins qu’il ne supporte pas depuis très longtemps et même ses petits enfants qui font tout ce qu’ils peuvent pour l’éviter....

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Warda de Sonallah Ibrahim

critiqué par Gregory mion - (33 ans)

Matière à révolution, règles pour l'affranchissement de l'esprit.

10 etoiles
Les récentes années du Printemps Arabe ont servi de leçon pour le monde occidental toujours aussi soporifique dans son système. Pourquoi eux et pas nous ? On ne l’a que trop entendu. Ce roman de Sonallah Ibrahim, écrivain égyptien certes moins connu que le nobélisé Naguib Mahfouz mais pas moins intéressant, nous apporte peut-être le...

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Moisson de crânes de Abdourahman A. Waberi

critiqué par Rotko - (Avrillé - 42 ans)

«  Comment écrire après les massacres rwandais ? »

9 etoiles
Que faire d’autre sinon évoquer un instant les âmes et les êtres disparus, les écouter longuement, les effleurer, les caresser avec des mots maladroits et des silences, les survoler à tire-d’aile parce qu’on ne peut plus partager leur sort ? Waberi écrit sur deux tableaux : celui des témoignages et celui des fictions. Il en résulte...

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Meursault, contre-enquête de Kamel Daoud

critiqué par Benson01 - (20 ans)

El-roumi

8 etoiles
Voilà plus d'un demi-siècle qu'un Arabe a été tué. Un Arabe sans nom, sans histoire, sans rien. C'est dans un bar algérien que vous rencontrerez le frère de l'assassiné. Un frère tourmenté qui vous révélera l'identité, jusqu'alors inconnue, de celui-qui-est-mort-à-cause-du-soleil. Une injustice réparée ? En un sens (s'il y en a), oui. Mais Meursault, contre-enquête est bien plus...

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Mes contes de Perrault de Tahar Ben Jelloun

critiqué par CHALOT - (68 ans)

histoires à la sauce orientale à déguster

9 etoiles
« Mes contes de Perrault » De Tahar Ben Jelloun Editions du Seuil 292 pages Octobre 2014 Des clins d’œil à la réalité d’aujourd’hui Les contes sont éternels, ils se transmettent à la fois à l’oral et à la fois par l’écrit. L’auteur ne revisite pas superficiellement les fameux contes de Perrault pour les resucer. Il les réécrit, les refonde à la mode...

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Le passé simple de Driss Chraïbi

critiqué par Romur - (Viroflay - 42 ans)

Toujours présent, et loin d'être simple

9 etoiles
Dans ce récit à la première personne, Driss Ferdi, second fils du riche et puissant Haj Fatmi Ferdi (surnommé le Seigneur) nous raconte quelques jours de sa révolte de jeune adulte. La rébellion du fils contre le père, schéma classique... Mais lorsqu’elle s’inscrit dans la société musulmane traditionnelle (j’ai bien dit traditionnelle, pas intégriste) elle prend...

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Cannibales de Mahi Binebine

critiqué par Débézed - (Besançon - 69 ans)

"Resquiller sur le destin"

7 etoiles
A la fin du XX° siècle, mais ça pourrait-être hier, près de Tanger, échoués sur le rivage de leur existence les membres d’un petit groupe hétéroclite cherchent à rejoindre l’autre rive de la Méditerranée, l’autre face leur existence, celle où ils pourraient oublier la misère dans laquelle ils croupissent. Cette petite troupe frigorifiée attend avec...

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Automobile Club d'Egypte de Alaa El Aswany

critiqué par Alma - (- ans)

La société egyptienne, au temps du Roi Farouk

9 etoiles
L’Automobile-Club du Caire, c’est le lieu central du roman d’où partent et aboutissent les différents fils narratifs. Nous sommes dans les années 50, dans une Egypte d’avant Nasser et d’avant celle évoquée dans Immeuble Yacoubian, une Egypte sous tutelle anglaise, mais où règne le roi Farouk « un roi corrompu qui collabore avec...

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Les hommes oubliés de Dieu de Albert Cossery

critiqué par Falgo - (Ruffieux - 76 ans)

Stigmatisation de la misère

10 etoiles
Ecrit à la fin des années 1930 par un jeune homme de 20 ans, publié en 1940 et censuré par les autorités égyptiennes de l'époque, ce recueil de 4 nouvelles est une bombe. Le gouvernement ne s' y était pas trompé. Il est entièrement dédié à une plongée dans la misère, ce qui est très...

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Un complot de saltimbanques de Albert Cossery

critiqué par Falgo - (Ruffieux - 76 ans)

Curieux

7 etoiles
Publié en 1975 (sauf erreur de ma part), ce livre reprend beaucoup des thèmes habituels de l'auteur. Dans une petite ville orientale, un groupe de jeunes gens cherchent, pour éviter l'ennui, à se divertir aux dépens de leurs concitoyens. Le chef de la police est, lui, persuadé qu'ils préparent un complot. La dérision y règne...

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Qu'attendent les singes de Yasmina Khadra

critiqué par CHALOT - (68 ans)

un roman policier politique passionnant

9 etoiles
« Qu’attendent les singes » Roman de Yasmina Khadra Editions Julliard Mars 2014 355 pages Gangrène et espoir L’Algérie d’aujourd’hui n’est plus celle de la terreur des années d’affrontements entre une république peu ou pas démocratique et les islamistes ivres de sang. La page est tournée, définitivement ou provisoirement, ce que nous décrit l’auteur ici c’est une Algérie gangrénée par...

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Tirza de Ali Abassi

critiqué par Débézed - (Besançon - 69 ans)

Conte d'amour et de mort

8 etoiles
Je suis entré assez difficilement dans ce récit mais progressivement ma lecture s’est épanouie pour finalement éclore en une jolie inflorescence littéraire. Ce texte fluide, souple, poétique, enrichi par des mots rares et précieux, s’enroule en une rapsodie orientale atemporelle où les personnages naviguent dans le temps comme les héros dans « La chanson...

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La preuve par le miel de Salwá al- Nuʿaymī

critiqué par Débézed - (Besançon - 69 ans)

Désillusion

8 etoiles
Dans ce joli petit livre qui ressemble plus à un essai qu’à un roman, ou plutôt un essai qui se déguise en un roman pour ne pas endosser toute la gravité de ce qu’il évoque, cette poétesse syrienne nous emmène à la redécouverte des grands textes érotiques arabes médiévaux. « Certains invoquent les...

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L'enfant fou de l'arbre creux de Boualem Sansal

critiqué par Homo.Libris - (Paris - 50 ans)

Un livre brillant

8 etoiles
1995, section des condamnés à mort de la prison de Lambèse, Algérie. Deux prisonniers, un français quarantenaire et un algérien de 20 ans, monologuent réciproquement leur histoire en forme de confession. Parfois les dialogues des deux condamnés relancent leurs monologues et creusent encore leurs confessions. Pierre était venu chercher ses racines, une partie de son histoire....

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L'ablation de Tahar Ben Jelloun

critiqué par Pacmann - (Tamise - 51 ans)

Le cancer de la prostate expliqué à ma (grande) fille

8 etoiles
Le romancier met en scène un scientifique de haut vol qui est incapable d’écrire lui-même sur son expérience de la maladie et qui donc fait appel à un écrivain public ; ce dernier reprend sans censure et sans pudeur les termes de son narrateur. Ce récit clairement inspiré d’une réalité vécue (probablement par l’écrivain lui-même)...

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L'amant imaginaire de Marguerite Taos Amrouche

critiqué par Débézed - (Besançon - 69 ans)

Taos Aména Antigone

7 etoiles
Ce roman est présenté comme un journal intime autobiographique débuté le 13 octobre 1952 et achevé le 19 août 1953. Mais comment reconnaître dans ce texte la fière « Jacinthe noire » étudiante rebelle dans une institution où elle était mal acceptée, ou la jeune fille rêveuse et romantique qui déambulait dans la « Rue...

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Les anges meurent de nos blessures de Yasmina Khadra

critiqué par Pascale Ew. - (49 ans)

Croyez-vous à la malchance ou au mektoub ?

9 etoiles
Est-on condamné à vivre dans la misère, dans tous les sens du terme, lorsqu’on y est né ? Turambo (surnommé ainsi d’après son village natal Arthur Rimbaud) est né dans la misère en Algérie en 1910. Il vit avec sa mère dans un ghetto dans l’indigence la plus profonde et ne mange pas souvent à...

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Le Temps des erreurs de Mohamed Choukri

critiqué par Cyclo - (Bordeaux - 70 ans)

la suite du "Pain nu"

10 etoiles
L’époque de Choukri (les années 50 et 60) est formidablement recréée dans ce roman autobiographique, suite du "Pain nu", que j’avais lu autrefois. La misère est omniprésente, et donc le rêve : "Dans les baraques, la seule ambition et toute la fortune, c’est la beauté du rêve, éveillé ou en dormant. Les pauvres sont les...

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L'homme qui marche sur les fesses de Abdelhak Serhane

critiqué par Ardeo - (Flémalle - 68 ans)

Des fesses et des hommes

7 etoiles
C’est un roman vraiment agréable à lire : la langue et l’écriture sont superbes, très riches. C’est la première fois que je lisais un roman de Serhane et j’ai passé de bons moments même si j’ai trouvé que l’action était un peu mince (y-a-il une « action » ?) et surtout que les répétitions, trop...

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Souvenirs d'un enfant des rues de Mansour el- Souwaim

critiqué par Débézed - (Besançon - 69 ans)

Rapsodie soudanaise

7 etoiles
Ecrire ça peut aussi servir à raconter et Mansour El Souwaim sait très bien le faire, il sait magnifier la misère et le malheur pour en tirer une grâce divine ou en un avantage juteux. Il nous rappelle les contes orientaux et les histoires fabuleuses qui ont enchanté les Francs lors des croisades et qui...

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Le bel otage de Zayd Muti'Dammaj

critiqué par TRIEB - (BOULOGNE-BILLANCOURT - 65 ans)

L'ENLEVEMENT AU SERAIL

7 etoiles
A l’âge de douze ans, le narrateur du roman est enlevé à sa famille pour servir au palais du gouverneur comme duwaydar. Nous sommes dans les années quarante au Yémen, pays en proie à un début de révolution visant l’imam-roi Yaya La traductrice du récit précise par une note de bas de page ce...

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Les rides du lion de Abdellatif Laâbi

critiqué par Lalige - (42 ans)

Les belles rides de l'exil : L'aventure d'ecrire et de vivre

9 etoiles
De Rabat à Paris , l'auteur AIN poète accompagné de son double Hdiddane portraitiste nous livre ses tranches de vies, ses fêlures liées à la condition humaine que l'exil peut engendrer en tout un chacun. Un livre poétique qui cultive le jardin de l'ubiquité quand AIN nous dépose ses rêves , ses révoltes, Hddidane...

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Ma cousine Condoleezza : Et autres nouvelles de Mahmoud Shukair

critiqué par Débézed - (Besançon - 69 ans)

Ils sont venus, ils sont tous là ...

8 etoiles
Ils sont venus, ils sont (presque) tous là : Ronaldo, Koffi Annan, Shakira, Brigitte Bardot, Naomi Campbell, Donald Rumsfed, …, il y a même Condoleezza Rice, la méchante américaine, dans ce recueil de nouvelles construit avec des textes déjà publiés dans d’autres ouvrages. Un recueil en deux parties, la première comportant des textes mettant...

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Vies voisines de Muḥammad Barrādaẗ

critiqué par TRIEB - (BOULOGNE-BILLANCOURT - 65 ans)

UNE INTERROGATION MAROCAINE

6 etoiles
Peut-on associer des modalités de narration issues de traditions littéraires différentes ? C’est à cet exercice que s’emploie Mohamed Berrada dans son roman Vies voisines. Ce roman s’articule autour de la vie de trois personnages : une femme en recherche d’émancipation, Naïma Aït Lahna, hôtesse de l’air, banquière, et trafiquante de drogue au final, un...

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Une enquête au pays de Driss Chraïbi

critiqué par Romur - (Viroflay - 42 ans)

Où deux Maroc se rencontrent...

8 etoiles
L’inspecteur Ali accompagne son chef Mohammed pour une enquête dans un village misérable du Haut Atlas. La chapitre d’ouverture campe les personnages et donne le ton du livre : humoristique, irrévérencieux, critique à l’encontre du système administratif et social marocain qui déracine des hommes du peuple comme l’inspecteur Ali pour en faire des chefs. Le chef,...

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Le Caire à corps perdu de Khaled Osman

critiqué par Sebhome - (- ans)

Un polar consacré à une quête d'identité

9 etoiles
Avec le héros de ce livre, vous débarquez au Caire après des années d'absence, et dans le taxi qui vous emmène de l'aéroport, vous êtes soudain sujet à un malaise et vous vous évanouissez. Quand vous reprenez connaissance, tout le monde est très gentil avec vous - la patronne, les pensionnaires - mais quelque chose vous...

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Le Seigneur vous le rendra de Mahi Binebine

critiqué par Pucksimberg - (Toulon - 36 ans)

Une enfance pas comme les autres

9 etoiles
« Exercer correctement le métier de bébé n’est pas donné à tout le monde. » Et pour cause ! Le narrateur de ce roman est ce pauvre bébé qu’une mère loue à des mendiantes afin de susciter la pitié et la tendresse des passants grâce à sa jolie bouille et son regard accrocheur. Ce petit...

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Un après-midi dans le désert de Mustapha Tlili

critiqué par Débézed - (Besançon - 69 ans)

Désillusion, fatalité, résignation

8 etoiles
Un après-midi, en 1992, comme chaque fin de mois, dans un bled aux confins du Sahara, Sam le facteur reçoit le sac de courrier qui apporte des morceaux de vie dans ce trou que le désert ronge lentement mais sûrement, des bouts de vie mais aussi des subsides venus de l’étranger pour faire vivre une...

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Les Illuminés de Hoda Barakat

critiqué par Pucksimberg - (Toulon - 36 ans)

La folie amoureuse exprimée avec poésie

6 etoiles
Le narrateur de ce roman se trouve à l'asile psychiatrique. Pour quelle(s) raison(s) est-il enfermé ? S'offrent au lecteur quelques possibilités : le meurtre de la femme aimée, la folie, ses trous de mémoire ... En effet, le lecteur doit se frayer un passage entre les multiples réactions et récits de ce narrateur afin de...

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Une femme à Alger : Chronique du désastre de Fériel Assima

critiqué par Débézed - (Besançon - 69 ans)

« Le vent de la haine s’est levé ce jour-là »

7 etoiles
Alger, 1995, le FILS sème la terreur, brutalise les femmes, endoctrine les enfants, assassine ceux qui s’oppose à sa volonté, l’émeute gronde, les commerçants ferment leur échoppe, les militaires répriment avec violence et brutalité. « Il y a longtemps que les rues se remplissent d’hommes. Qu’elles se vident de leurs femmes », Fériel Assima élève...

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Les désorientés de Amin Maalouf

critiqué par Tanneguy - (Paris - 77 ans)

Pourront-ils se réorienter ?...

10 etoiles
…et se réapproprier l’Orient ? C’est finalement la question que pose Amin Maalouf dans ce roman remarquablement construit, écrit avec finesse et précision. Sa réponse, ou plutôt les éléments de réponse qu’il propose ne reflètent guère l’optimisme ; mais il garde espoir. Adam, le personnage principal, a quitté le Liban (l’auteur parle du...

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Khâtem - une enfant d'Arabie de Raǧāʼ ʿĀlim

critiqué par Débézed - (Besançon - 69 ans)

Sensualité et spiritualité

8 etoiles
Un texte d’une langue spirituelle et poétique, sensuelle et charnelle, directement surgi du fond des « Mille et une nuits », qui laisse une place primordiale aux sons, aux odeurs, aux couleurs, aux caresses, à la nature originelle, au vent de la musique et à l’eau de la pierre précieuse. Certains le datent du début...

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Badawi de Mohed Altrad

critiqué par TRIEB - (BOULOGNE-BILLANCOURT - 65 ans)

S'ARRACHER OU SE TRAHIR ?

8 etoiles
A quel prix se paye la conquête de la liberté ? Cette dernière doit-elle passer par l’effacement de sa vie, de ses origines, de ses racines ? Mohed Altrad, dans son roman : « Badawi » pose cette question, sans que celle-ci ne revête jamais un caractère inactuel ou passéiste. Un jeune bédouin, Maïouf, est en...

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Le Poète de Gaza de Yishai Sarid

critiqué par Ronanvousaime - (41 ans)

polar en israël

7 etoiles
Un bon bouquin, bien écrit (traduit), trépidant, qu'on ne lâche pas. Qui parle de l'absurdité de la haine et de la difficulté à sortir du cercle vicieux. Le dénouement ne brille pas par son réalisme mais on s'en moque dans la mesure où on adhère au reste, à l’histoire,...

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Chronique des branches de Adonis

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 48 ans)

UNE QUÊTE DE L’INSAISISSABLE…

8 etoiles
On ne présente plus le libanais ADONIS, de son vrai nom Ali Ahmad sa’îd, animateur de revues, essayiste, enseignant, véritable chantre du «Printemps arabe », et surtout, poète le plus célèbre du moyen Orient, dont le nom revient tous les ans parmi les grands favoris pour le Prix Nobel de Littérature, et avec encore plus...

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L'auberge des pauvres de Tahar Ben Jelloun

critiqué par Saumar - (Montréal - 83 ans)

Illusion et réalité

8 etoiles
Dès les premières pages du roman, le narrateur Larbi Bennya, surnommé Bidoun, nous informe qu’il est un homme contrarié. La cause en est la routine de son couple usé par l’habitude. Universitaire qui aime écrire, il s’inscrit à un concours dans lequel il devra rédiger un texte sur Naples. Sur les lieux, il découvre L’auberge...

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Matin de roses de Naguib Mahfouz

critiqué par Aaro-Benjamin G. - (Montréal - 47 ans)

Portraits

4 etoiles
Ce livre regroupe trois textes. Deux courts, un long. Celui qui donne son titre au livre est un étrange kaléidoscope des habitants d’une rue au Caire. Maison par maison, on visite chacun des personnages. Mahfouz nous raconte une tranche de leur vie, leur position dans la famille. Ils ne sont pas extraordinaires ou singuliers. Il...

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Neiges de marbre de Mohammed Dib

critiqué par Aaro-Benjamin G. - (Montréal - 47 ans)

La petite fille venue du froid

7 etoiles
Dernier volet de la trilogie nordique, ce roman a comme décor le climat neigeux des pays d’Europe du Nord. Le narrateur est un traducteur exilé de son pays du Sud et marié avec une femme russe. Sa relation avec sa petite fille Lyyl est particulière. Père et fille parle leur propre langage, mais sont capables...

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Rue Darwin de Boualem Sansal

critiqué par Pascale Ew. - (49 ans)

Affronter ses origines

9 etoiles
Yazid voit sa mère s’éteindre dans un hôpital de Paris où se sont réunis ses frères et sœurs venus de tous les coins du monde, sauf le plus jeune, Hédi, perdu quelque part dans un camp d’entraînement pour Mujahidins. Cette occasion lui fait revivre ses origines empreintes de mystères qu’il n’a jamais cherché à percer. Il...

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Dons de Nuruddin Farah

critiqué par Tistou - (60 ans)

Plongée dans la Somalie réelle

7 etoiles
Plongée dans la Somalie réelle, oui, mais pas la Somalie actuelle, déchirée, en charpie. « Dons » a été écrit en 1986. Par le biais de Duniya, femme de trente-cinq ans vivant seule avec ses deux grands enfants, Nasiiba sa grande fille et Mataan son grand garçon, infirmière-chef dans une maternité de Mogadiscio, Nuruddin Farah...

couverture

Exils de Nuruddin Farah

critiqué par Tistou - (60 ans)

Bienvenue dans l’enfer somalien

8 etoiles
« Quel effet ça fait de vivre en ville ? demanda Jeebleh. - Le danger a son odeur, répondit Af-Laawe. Le problème c’est qu’entre l’instant où on le flaire et celui où survient la mort, il est trop tard. - Que veux-tu dire ? - Le danger, je le sens, c’est tout. - Je ne...

couverture

Pays d'aucun mal de Acherchour El-Madhi

critiqué par Eric Eliès - (42 ans)

Un récit embrouillé et une écriture maladroite

2 etoiles
Ce livre, que je me suis astreint à achever (car il est court), a été pour moi une énorme déception. Le 4ème de couverture, extrêmement bien rédigé, semblait promettre une vraie expérience d’écriture par un poète algérien apte à saisir les nuances et les non-dits d'un retour au village natal (Tasta-Guilef), après des années d'errance....

couverture

Variation sur le thème d'une dictature africaine, tome 3 : Sésame, ferme-toi de Nuruddin Farah

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 48 ans)

DICTATURE SOMALIENNE, CLAP DE FIN!

6 etoiles
Après « Du lait aigre-doux » et « Sardines », le grand écrivain Somalien, Nuruddin FARAH referme donc avec « Sésame ferme-toi » sa grande trilogie « Variations sur le thème d’une dictature africaine», toujours largement et librement inspirée de la vie du dictateur Maxamed Siyaad BARRE qui régna sans partage sur la Somalie pendant...

couverture

Sardines de Nuruddin Farah

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 48 ans)

LE SORT ACCABLANT DES FEMMES SOMALIENNES

5 etoiles
Medina est une jeune mère de famille vivant à Mogadiscio. C’est une femme moderne, et libérée qui a fait des études universitaires. Ancienne journaliste, maîtrisant de nombreuses langues, elle traduit aujourd’hui des livres étrangers en Somalien. Elle ne lutte pas de manière très active contre la dictature en place dans son pays, bien que celle-ci...