Théâtre et Poésie => Poésie (1192 livres critiqués)

Théâtre, Poésie

Page 1 de 24 Suivante Fin

couverture

Poésie et réalité de Roberto Juarroz

critiqué par Phil SMT - (60 ans)

Chercher le paradoxe

8 etoiles
Poesia y realidad est un recueil d'essais sur l'art poétique qui éclaire la lecture de la poésie de Roberto Juarroz et sa conception esthétique fortement influencée par Antonio Porchia, Nietzsche, Novalis et Héraclite : un art de l'impossible pour dépasser tous les simulacres. Ainsi, la poésie aphoristique de Juarroz vise l'absolu en écartant toute dérive...

couverture

La proximité de la mer: Une anthologie de 99 poèmes de Jorge Luis Borges

critiqué par Phil SMT - (60 ans)

Deviner ses rivages

10 etoiles
C'est par le poème que Borges entamera et finira son oeuvre. La proximité de la mer est un recueil d'une magie murmurée, une poésie coquillage où la proximité des mots se grave sur le sable. Une révélation en attente qui donne à l'esthétique de Borges élans vibratoires, plaisir palpable, méditative saveur, tigres et couteaux, quelques...

couverture

Chant général de Pablo Neruda

critiqué par Phil SMT - (60 ans)

Un authentique chef d'oeuvre

10 etoiles
Ce vaste chant riche de 230 poèmes, texte majeur de Pablo Neruda, écrit dans la clandestinité et l'exil, imprime un souffle lyrique et épique aux conflits sociaux et politiques de l'Amérique Latine et à la prise de conscience du poète sur les sans voix de ce sous-continent. Chant général donne une remarquable dimension littéraire à...

couverture

Capitaine d'Octobre de Sophie Chalandre

critiqué par Phil SMT - (60 ans)

Capitaine d'Octobre

10 etoiles
Recueil de poèmes SELECTION CONCOURS OCTOBRE ROSE 2015 L'octobre en rouille et les trous dans les feuilles et les filles qui portent leur trouille comme d'autres rouleraient leurs étés fanés. Des femmes, des hommes, un thème pour qui aime. Dans ce recueil, chacun a déposé soleils et coeurs de fleurs. Echappées nocturnes, sang d'églantine, regard jonchés, échardes...

couverture

C'est une chose sérieuse que d'être parmi les hommes de Leslie Allan Murray

critiqué par Eric Eliès - (46 ans)

Une poésie très descriptive, mais profondément subjective, qui devient émouvante quand elle se confronte à la mort et à la religion

8 etoiles
Curieusement, le poète australien Les Murray, qui semble très connu et même célébré dans le monde anglo-saxon, n'avait jamais été traduit en français. Cette anthologie de poèmes choisis, présentés et traduits par Daniel Tammet, comble en partie cette lacune en offrant au lecteur une perspective sur quatre décennies d'écriture, de 1965 (The Ilex tree) à...

couverture

Clairières du temps de Henri Corbin

critiqué par Eric Eliès - (46 ans)

Poèmes caraïbes d'une grande densité, pleins de jeux d'ombres pour évoquer l'éphémère beauté des choses et des êtres

9 etoiles
Dominée par les figures tutélaires d'Aimé Césaire (dont j'ai présenté sur CL le recueil "Moi laminaire") et d'Edouard Glissant, la poésie occupe une place éminente dans la littérature antillaise, et même au-delà quand on songe à l'importance des auteurs des Caraïbes qui ont marqué la poésie française en l'enrichissant d'un rapport au monde singulier, où...

couverture

Comme un derviche emporté dans un ciel d'été de Montaha Gharib

critiqué par Débézed - (Besançon - 73 ans)

Prière pour un amour impossible

8 etoiles
Montaha Gharib est une auteure libanaise née à Baalbeck dans la plaine de la Bekaa plus connue aujourd’hui pour les conflits sanglants qui s’y déroulent encore au XXI° siècle que pour la riche histoire que la cité vit depuis plus de quatre millénaires. Une telle profondeur historique marque sans conteste les populations qui se succèdent...

couverture

Les Médailles d'argile de Henri de Régnier

critiqué par Alceste - (Liège - 59 ans)

La ligne des médailles et la chair de l'argile

9 etoiles
Sonnets pour la plupart, écrits majoritairement en alexandrins, ces poèmes évoquent le pays des héros et des dieux, une Arcadie où les émois des hommes, leurs travaux et les dons de la nature sont ramenés à leur essence, ce qui constitue finalement la raison d’être de la poésie. Ce qui ...

couverture

Le cristala des jours de Marcelle Pâques, Claude Donnay (Dessin)

critiqué par Débézed - (Besançon - 73 ans)

Le bonheur ça se mérite

7 etoiles
Le bonheur c’est la vie, c’est fragile, alors quand on aime la vie comme Marcelle Pâques on le chérit, on le bichonne, on le câline, on le déguste à petites gorgées doucement pour le faire durer le plus longtemps possible. Claude Donnay dans sa préface écrit que « Ce recueil est un hymne à la...

couverture

L'âme à Deshusses de Patrick Boutin, Simon Deshusses (Dessin)

critiqué par Débézed - (Besançon - 73 ans)

En images et en vers

7 etoiles
« Aujourd’hui m’est venue une idée : devenir à mon tour illustrateur ! En effet, pourquoi ne pas tenter de saisir en poèmes certains dessins fulgurants de Simon, jeté sur le papier comme à la mer… ? ». Patrick a fait la connaissance de Simon sur la Toile, il a découvert ses dessins, les a...

couverture

Ô toi qui le savais de Jean-Claude Martin

critiqué par Débézed - (Besançon - 73 ans)

Il reste la poésie

7 etoiles
« Les cuisses dans l’herbe appartiennent à deux jeunes filles… », « Il y a de jolies cuisses dans les automobiles… », « Il y a de fort girondes personnes sur la plage… », « Elle a de jolies jambe et je n’écoute pas… », et les poésies en prose de ce charmant recueil enchaînent...

couverture

La Planche de vivre de Collectif

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 52 ans)

ANTHOLOGIE POÉTIQUE PERSONNELLE DE RENÉ CHAR.

6 etoiles
«UNE VISION» Il est une heure de la nuit où le monde se tait, Et durant cette heure de prodiges et d'offrandes Le char volcanien de l'univers Roule à découvert dans le sanctuaire des cieux. Alors, chaos sur les eaux, la nuit se fait plus compacte ; La conscience oblitérée, tel Atlas, presse la terre noire, Et seule l'âme virginale de...

couverture

Les Vies de Bout d'Ficelle de Collectif

critiqué par Eric Eliès - (46 ans)

Poésie sociale et engagée, témoignant des souffrances d'une vie devenue lutte pour la survie

8 etoiles
Ce petit livre rassemble des textes écrits en 2008, dans le cadre d’un atelier d’écriture, par des personnes accueillies à la maison de solidarité de Gennevilliers (un des refuges de la fondation Abbé Pierre). Petits paragraphes en prose ou poèmes en vers libres, les 41 textes qui composent le recueil sont souvent si bien rédigés...

couverture

La nuit, tous les éléphants sont gris ! de Dirk Diederich

critiqué par Débézed - (Besançon - 73 ans)

Déambulation ferroviaire à Bruxelles

7 etoiles
L’opus 85 de la collection Bruxelles se conte de Maelström a été confié à un auteur germano-belge grand voyageur qui a séjourné sous bien des latitudes avant de poser son sac à Bruxelles qu’il raconte comme un voyage en train. Son récit est comme un convoi ferroviaire, il visite des gares, il embarque des voyageurs,...

couverture

Poèmes de Albertine Sarrazin

critiqué par Eric Eliès - (46 ans)

Une poésie vivante et rebelle, incandescente à l'éclat d'étoile filante

9 etoiles
Il est impossible de lire Albertine Sarrazin, morte en 1967 à 29 ans après une adolescence marquée par la fugue, la prostitution, la délinquance (allant jusqu'à tentative de braquage avec une arme volée à son père adoptif, médecin militaire) et la prison pour mineurs sans songer au livre (que j’avoue n’avoir pas lu mais le...

couverture

Moi, laminaire... de Aimé Césaire

critiqué par Eric Eliès - (46 ans)

Le chef d'oeuvre de la maturité

10 etoiles
Dans les années 40, Aimé Césaire fit une entrée fracassante en littérature avec « Cahier d’un retour au pays natal », qui le consacra comme une voix majeure de la poésie (proche du surréalisme) et de la négritude dont il fut un porte-parole militant (de même que Léopold Sédar Senghor, avec lequel il partage la...

couverture

Nos rêves sont priés de prendre une douche froide de Benoît Jeantet

critiqué par Nathafi - (SAINT-SOUPLET - 53 ans)

Lutte permanente

7 etoiles
Benoît Jeantet nous offre ce recueil dans la Collection "Paroles de Poètes", chez Jacques Flament Editions. La mélancolie et le lâcher prise semblent être les maîtres mots de cet ouvrage. Ces rêves et pensées, présentés en segments parfois ambigus, révèlent un esprit tourmenté, une âme désabusée, pleine de ressentiment, plongeant le lecteur dans l'intime et les blessures...

couverture

Bartolomeo in cristu de Stefanu Cesari

critiqué par Eric Eliès - (46 ans)

Des poèmes comme des pierres choisies pour bâtir une chapelle où la mémoire se recueille et s'interroge

10 etoiles
D’emblée, avant même la lecture, ce petit recueil de poèmes écrits dans une prose bilingue en corse et français, frappe par la singularité de sa mise en page, qui joue à la fois sur la disposition du texte et sur l’omniprésence d’une couleur mêlant le rouge du sang et l’ocre de la terre. Livre de petit...

couverture

Nuages et vestiges de Liliane Schraûwen

critiqué par Débézed - (Besançon - 73 ans)

Poèmes de deésespoir

7 etoiles
Dans des vers aussi libres que le vent, empreints d’un romantisme lyrique, Liliane Schraûwen chante sa ville, les arts, le patrimoine, la nature, …, tout ce qui l’entoure, tout ce qui pourrait faire de Bruxelles la plus belle des villes pour les touristes, la plus romantique pour les amoureux, la plus enchanteresse pour la poétesse...

couverture

Poème à la durée de Peter Handke

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 52 ans)

«Et que tu entends la porte de la maison qui s’ouvre, signe du retour, toi le plus sensible au bruit de tous ceux qui sont sensibles au bruit…».

6 etoiles
«et j’ai pu alors cerner ce sentiment de la durée – où dresser l’oreille devient événement, où comprendre devient événement, où être saisi devient événement, où être rattrapé devient événement. Rattrapé par quoi ? Par un soleil supplémentaire, par un vent rafraîchissant, par un seul accord sans bruit qui remet en place et unit les sons désaccordés.» Peter HANDKE poète? Et… Oui! Mais,...

couverture

Po'aime-moi de Jasmine Nguyen

critiqué par Débézed - (Besançon - 73 ans)

Destruction de la nature

7 etoiles
J’ai reçu les premiers vers de ce recueil comme on ressent une légère brise vespérale un soir de canicule, comme on boit une menthe à l’eau sur une terrasse ombragée, … ces vers frais, légers, arachnéens, libres comme l’air dans le feuillage apaisaient mon cœur et mon corps. Et, puis quelque chose a attiré mon...

couverture

Poésie brève d'influence japonaise: Atelier d'écriture et poèmes choisis de Iocasta Huppen

critiqué par Débézed - (Besançon - 73 ans)

Du haïkus au gogyoshi

6 etoiles
Iocasta Huppen est une « haïjin » confirmée (terme japonais qui désigne une personne qui écrit des haïkus), elle est même experte en la matière, constatant la confusion qui règne dans ce domaine, elle a rédigé ce livre pour définir clairement les différentes formes de poésie brève d’influence japonaise éditées partout dans le monde maintenant....

couverture

Bryxxel de Ziesemer Katinka

critiqué par Débézed - (Besançon - 73 ans)

Jeu de langues

7 etoiles
Katinka, elle jongle en équilibre sur la corde tendue de son langage ancrée une extrémité à Stockholm et l’autre à Fribourg-en-Brisgau, avec ses deux langues, le suédois et l’allemand, avec le langage qu’elle essaie d’inventer, les mots qu’elle ajoute les uns aux autres à travers ses diverses langues car à ses langues maternelles et paternelles...

couverture

Musset : Poésies complètes de Alfred de Musset

critiqué par Cédelor - (Paris - 48 ans)

Les oeuvres poétiques complètes d'Alfred de Musset, esthète romantique et plus encore

8 etoiles
J’avais déjà lu plusieurs des meilleurs poèmes d’Alfred de Musset, dont « La nuit de mai » faisait partie de ce qui m’avait le plus impressionné. Alors le jour où j’ai tenu dans mes mains l’édition de La Pléïade des œuvres complètes d’Alfred de Musset, je n’ai pas hésité, je l’ai emporté et je l’ai...

couverture

L'instant d'après de Max Alhau

critiqué par Eric Eliès - (46 ans)

Vers l'instant premier

9 etoiles
Ce recueil de courts poèmes en prose, très joliment imprimé sur un beau papier épais, impose une seconde lecture pour pénétrer l’étrangeté d’une marche en forme d’errance. Ce qui semblait être une promenade en bord de mer, à travers landes et falaises, dans l’éclat d’une lumière ambigüe, se transfigure peu à peu en paysage symbolique...

couverture

Journal des lisières de Alhama Garcia

critiqué par FROISSART - (St Paul - 73 ans)

La critique de Patryck Froissart

10 etoiles
Cet ouvrage original d’Alhama Garcia est l’occasion d’une triple découverte : celle d’un poète inspiré, celle d’un genre rarement pratiqué de façon globale en francophonie, et celle d’une maison d’édition, Unicité, qui a le mérite de publier de la poésie, acte méritoire hélas peu, insuffisamment, voire aucunement pratiqué par les grandes maisons d’édition. L’art exclusivement pratiqué...

couverture

Telluries - 99 Tanka de Alhama Garcia

critiqué par FROISSART - (St Paul - 73 ans)

La critique de Patryck Froissart

10 etoiles
Le tanka est une forme poétique lyrique japonaise classique de 31 syllabes sur l'ensemble d'un tercet et d'un diptyque, avec alternance 5-7-5 7-7. Le tanka est donc construit en deux parties, la seconde venant conforter la première. Un tanka soucieux du respect des règles originelles doit marquer une légère pause entre les deux et ne traiter...

couverture

En Raison du Mauvais Temps, Dansons ! de Céline De Bo

critiqué par Débézed - (Besançon - 73 ans)

Faire le deuil

8 etoiles
Ils étaient jeunes, ils ne savaient pas la vie, la vie qu’on donne et qui peut s’enfuir. « On était bête avec ton père…. ». L’enfant est arrivé mais il n’est pas resté. « Tu n’avais que quelques jours. On n’a pas eu le cœur à surmonter l’épreuve ensemble ». « Quand tu tombes amoureuse...

couverture

Poésies complètes 1912-1924 : Du monde entier. Dix-neuf poèmes élastiques. La guerre au Luxembourg. Sonnets dénaturés. Poèmes nègres. Documentaires de Blaise Cendrars

critiqué par Tistou - (64 ans)

Avec une belle préface de Paul Morand

7 etoiles
Oui, une très belle préface de Paul Morand, éclairante sur le Paris des années 20, comparaison avec le Londres de la même époque, et la trajectoire du jeune Blaise Cendrars dans ce Paris là. Extrait : [i] »Picasso et Cendrars, tous deux sont partis du « Lapin agile » et du « Bateau lavoir » pour...

couverture

Arbres d'hiver précédé de La Traversée de Sylvia Plath

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 52 ans)

«Et j'aime ta stupidité, Son miroir aveugle où je plonge mon regard, Pour n'y voir que moi, et ça te fait rire.»

8 etoiles
C'est toujours délicat de faire la recension de la poésie d'une icône, dont la renommée ne cesse de s’étendre, au point qu’elle est l’objet d’un véritable culte aux États-Unis. Disons simplement que «La Traversée» se compose de trente-quatre poèmes et «Arbres d’hiver», de dix-huit. Comme pour le recueil «Ariel», publié en 1965 (et ici sur...

couverture

Un poil dans l'âme de Jean-Michel Robert

critiqué par Eric Eliès - (46 ans)

Eloge de la paresse

8 etoiles
Cette petite plaquette de 45 poèmes aux accents d’aphorismes, est un petit bijou finement ciselé de poésie et d’humour. Ces poèmes très courts (qui ne demandent pas un grand effort de lecture, comme si l’auteur avait eu le souci de respecter le poil dans l’âme du lecteur !) sont de petites variations sur la...

couverture

Mariées rebelles de Laura Kasischke

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 52 ans)

«Et les étoiles se blottissent dans le ciel comme si nous vivions éternellement».

7 etoiles
Si en Europe, et en France en particulier, Laura KASISCHKE (*1961) est surtout connue comme romancière, c’est tout l’inverse au États-Unis d’Amérique où elle est surtout connue pour sa… Poésie! Publié en 1992, «Mariées rebelles » est son premier recueil, et contient déjà tous les éléments qui vont la rendre célèbre dans ses romans. Laura...

couverture

Entre eux de Joséphine Humbert, Michel Raynaud, Caroline Larroche (Dessin)

critiqué par Eric Eliès - (46 ans)

Silhouettes sans visage

8 etoiles
C’est une toute petite plaquette, réalisée pour une exposition et joliment imprimée sur un papier épais en tirage très limité (175 exemplaires), qui diffuse un charme étrange. Deux courtes suites de poèmes accompagnent (comme pour leur donner une résonance) une douzaine de peintures de Caroline Larroche représentant des silhouettes hiératiques, sans visage et serrées les...

couverture

Escarmouches de Emily Dickinson

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 52 ans)

«Et s’abandonnent – mais pour reconnaître Vaincus comme Moi – Qu’il n’y a de Rives qu’imaginaires -»

8 etoiles
Il n’y a pas de Frégate comme un Livre Pour nous emporter en Terre lointaine Ni de Coursier comme une Page De fringante Poésie - Le plus pauvre peut être du Voyage Sans l’injure du Péage - Qu’il est modeste le Chariot Qui porte l’âme Humaine. «Escarmouches» est un choix de poèmes d’Emily DICKINSON (1830 - 1886), traduits de l’anglais (de façon...

couverture

L'amour extrême/Le septième sommet/Une autre altitude de André Velter

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 52 ans)

«Et tu poses un baiser de sang Sur la face obscure de mon âme».

10 etoiles
«Dans le kaléidoscope, notre premier rendez-vous : tu étais essoufflée à la porte du sixième étage. Je n’en revenais pas. La déesse était-elle si fragile ? Soudain j’étais plus essoufflé que toi à qui je disais «vous». Au fait, qui a parlé ? Moi sans doute, qui cherchais à m’accrocher aux phrases pour ne plus vaciller...

couverture

Tercets du dimanche de Thierry Radière

critiqué par Débézed - (Besançon - 73 ans)

La fête éphémère

7 etoiles
Les courtes poésies en vers libres exprimant souvent la vie quotidienne, les rites familiaux, la campagne de son enfance, la douceur familiale, la vie lente et paisible contrastant avec l’agitation citadine, sont vraiment le domaine de prédilection de Thierry Radière, il y excelle particulièrement. Après « Les samedis sont au marché », il évoque ici...

couverture

Le violon pisse derechef sur son powète de Eric Dejaeger

critiqué par Débézed - (Besançon - 73 ans)

"Césure à l'hémistiche"

7 etoiles
« Ecrire de la powésie parce que l’on se proclame powète est profondément ridicule. » Dans un précédent recueil d’aphorismes, « Le violon pisse sur son powète », à coup de formules toutes plus aiguisées les unes que les autres, Eric Dejaeger dénonçait déjà les faux poètes, les « powètes » comme il les désigne, les...

couverture

Vies patinées de Jean-Claude Martin

critiqué par Débézed - (Besançon - 73 ans)

Le temps qui file

8 etoiles
Elle est belle, fluide, imagée, dépouillée, élégante, la poésie de Jean-Claude Martin, elle respire la patine du poète qui a longtemps traîné sa plume sur le papier, remis cent fois sur le métier son œuvre et sa vie. Cette vie, on a l’impression qu’il l'avait imaginée autrement. « Notre vie tient de la flèche et...

couverture

Le petit navigateur de Odysséas Elýtīs, Jan Voss (Dessin)

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 52 ans)

«Et la Poésie toujours est unique, comme unique est le ciel.»

8 etoiles
XXIII «Assurément, dans son enfance, le soleil devait être une goutte d’eau pure. De là, sa façon d’étinceler aux cils, et de garder la rosée sur les murs peints d’icônes, au mois de juillet, en plein midi. Je laisse la transparence. S’il arrive que tu sois amoureux d’une jeune fille, tu vois à travers elle : comme...

couverture

Qui va avec ailes de Luce Guilbaud

critiqué par Débézed - (Besançon - 73 ans)

A tire d'ailes...

8 etoiles
C’est tout petit, c’est joli, c’est mignon et c’est en couleur. Est-ce de la poésie ? Est-ce un recueil de peintures aux couleurs pastel ? Peu importe les questions, les définitions, les cases où l’on cherche à ranger les œuvres d’art. C’est un tout petit – c’est le format de la collection – recueil de poésies illustrées...

couverture

Le Bourdonnement de la Lumiere Entre les Chardons de Claude Donnay

critiqué par Débézed - (Besançon - 73 ans)

Dans la lumière des mots

7 etoiles
« Heures sombres de l’hiver quand la joie est perdue, il semble qu’à l’entame le recueil ne laisse place qu’à un deuil désespéré. Reste à « interroger la lumière » quand elle a cessé de briller aux yeux. L’effort des mots, la voix éteinte semble ne plus pouvoir le soutenir ». Jean Miche Aubevert, le poète...

couverture

Limite de Antoine Émaz

critiqué par Eric Eliès - (46 ans)

vers le bleu, aux limites du corps et des mots

10 etoiles
J’ai découvert tardivement l’écriture poétique d’Antoine Emaz. Je le connaissais essentiellement de nom et de réputation mais ce sont, hélas, les hommages qui ont suivi son décès, survenu cette année, qui m’ont incité à me plonger dans une œuvre qui m’évoque irrésistiblement celle de Marcel Migozzi, par la densité d’une écriture dépouillée à l’extrême et...

couverture

Poèmes à dire - la Francophonie - 38 poètes contemporains de Nicole Brossard

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 52 ans)

UNE ANTHOLOGIE DE LA FRANCOPHONIE… EN POÉSIE!

7 etoiles
La liberté sans peine est une lubie les peuples l’apprennent à leurs dépens avec des aurores où des cernes collent à leurs yeux sans sel et sans eau minérale Extrait de «Le ventre» de Tchicaya U TAM’SI La poétesse Québécoise Nicole BROSSARD (*1943) nous propose ici une anthologie de « Poèmes à dire » représentant la francophonie. Elle nous présente...

couverture

Élégie de Marienbad et autres poèmes de Johann Wolfgang von Goethe

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 52 ans)

«Et l’œil, laissant la route enténébrée Regarde et voit la porte refermée».

6 etoiles
Telle elle était, à sa porte attendant, Telle elle fut, par degrés m’exaltant, Et telle, après l’avant-dernier baiser, Vint sur ma bouche appuyer le dernier, Telle, vivante, elle entra dans cette âme Et dans ce cœur, écrite avec des flammes. «L'Élégie de Marienbad» est le grand poème d'amour de Johann Wolfgang Von GOETHE (1749 – 1832). En 1821, à soixante-douze ans,...

couverture

Ma vie sans moi, suivi de Le monde d'une voix de Armand Robin

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 52 ans)

«Et les poèmes qui parfois tombent de moi Font à peine le bruit d’une feuille morte dans les sous-bois.»

8 etoiles
«LA RESTAURANTIÈRE» La restaurantière avait de belles arcades Sourcillières; ses cils parlaient sans ambassade. Elle m’a vu entrer, à pensé: «Il va manger!» Et même elle m’a dit: «Il faut manger! » Et moi, j’avais envie de la regarder. Elle osa me server un mets très abundant; Je devais manger, lentille par lentille lentillement Quelque chose qui s’appelait comme un escalopement. Ce manger c’était...

couverture

Oeuvre Poétique Complète, Tome 2 - la Crèche, la Croix, le Christ de Claude-Henri Rocquet

critiqué par Eric Eliès - (46 ans)

Une poésie chrétienne polyphonique, enracinée dans la chair du monde, pour célébrer le mystère de la Nativité

10 etoiles
Décédé en 2016, Claude-Henri Rocquet, dont j’ai déjà présenté « Le village transparent » sur CL, fut l’auteur d’une œuvre poétique et théâtrale importante, encore trop méconnue, que les éditions Eoliennes ont entrepris de rassembler et publier. Le titre de ce recueil, qui constitue le tome 2 des œuvres poétiques complètes, ne laisse planer aucun...

couverture

A poèmes ouverts. Anthologie proposée par Le Printemps des poètes de Collectif

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 52 ans)

50 POÈTES DE LANGUE FRANÇAISE!

5 etoiles
Je sais qu'il est interdit de ramasser des galets mais quand il en choisit un pour le déposer sur la tombe de son fils je détournai le visage et regardai la mer. Un peu de l'immense histoire du temps contre la brève histoire d'une vie est justice. Yvon Le MEN Pour Bernard CHAMBAZ Sillon de Talbert, Presqu'île sauvage Hiver Cette anthologie rassemblée dans le cadre de...

couverture

Quatrains et autres poèmes brefs de Emily Dickinson

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 52 ans)

“Et le Temps est allé porter la nouvelle À l’Éternité –“

8 etoiles
La Surprise est comme un piment – fort – Dans un mets fade. Trop âcre – en soi – mais mélangé Régal consommable - Reconnue aujourd’hui comme l’une des plus grandes poétesse, figurez-vous qu’ Emily DICKINSON n’a quasiment rien publié de son vivant, et ne s’est même jamais proclamée poète. La plupart de ses poésie étant destinées à sa...

couverture

Qui sous le blanc se tait de Erwann Rougé

critiqué par Eric Eliès - (46 ans)

Poésie du souffle, comme une respiration de la présence du monde

8 etoiles
L’écriture poétique d’Erwann Rougé s’apparente à un exercice de respiration contrôlée. Fluide et maîtrisée, porteuse d’un souffle par lequel le poète communie avec le monde élémentaire, elle impose un rythme calqué sur un processus d’inspiration / expiration où les mots sont comme une buée déposée sur la page. La couverture et le titre de cette petite...

couverture

Une vie ordinaire de Georges Perros

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 52 ans)

“Et plus fragile qu’un roseau quoique pensant de temps en temps un peu plus qu’il ne serait bon car trop penser est un poison quand on se retrouve par terre”.

10 etoiles
J’ai force suffisante en moi pour me lever chaque matin le dur est de s’acclimater à nouveau après cette halte en luminosité lunaire où le rêve tisse une toile que l’on déchire dans la rue Pas à pas ramendons filet de notre vie imaginaire. Avant de commencer cette critique, je tiens tout d’abord à faire une remarque liminaire: Tout ce que je pourrais écrire,...