Théâtre et Poésie => Poésie (1047 livres critiqués)

Théâtre, Poésie

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NOTES sur les NOMS de la NATURE de Philippe Annocque, Florence Lelièvre (Dessin)

critiqué par Eric Eliès - (43 ans)

Les apparences sont trompeuses !

8 etoiles
Comment souvent avec Philippe Annocque, ce petit livre est un OLNI (objet littérairement non identifiable). A première vue, cette mince plaquette paraît être un recueil de courts poèmes, tels des haïkus disposés deux ou trois par pages, mais - presque en simple application du titre ! – il ressemble davantage à une sorte de compilation...

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Une nuit de Xuan Thuan Trinh

critiqué par Colen8 - (76 ans)

Art, science, beauté et poésie

10 etoiles
Une nuit sous la voûte étoilée au sommet du volcan hawaïen de Mauna Kea passée à recueillir des observations sur les galaxies bleues compactes ont incité cet astrophysicien de l’Université de Virginie à livrer matière à rêver selon l’expression lyrique, poétique et mystique qu’on lui connait. L’univers est une merveille, un miracle, un mystère dans...

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Sans équipage de Claude Raucy, Jean Morette (Dessin)

critiqué par Débézed - (Besançon - 70 ans)

Douleur d'enfance

9 etoiles
« frère ô frère à quoi bon ces tempêtes ces nuages comme des taupinières dans un ciel sans étoiles » Que d’amour faut-il avoir dans le cœur pour s’adresser ainsi à un frère certainement disparu beaucoup trop vite « on dit en latin que tu vogues avec les anges » On sent que ce frère n’était pas qu’un frère qu’il était beaucoup...

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Faute de preuves de Serge Prioul, Marie-Christine Thomas Herbiet (Dessin)

critiqué par Débézed - (Besançon - 70 ans)

Taillé dans le granit

7 etoiles
« Un jour arrive Où tu écris Par curiosité Juste pour savoir Où va te porter l’écriture… » D’après l’éditeur, il en aura fallu du temps avant que Serge Prioul « arrive » à l’écriture. « Il fallait rompre avec ce mal du dedans qui se propageait tout autour » raconte le préfacier, Jacques Josse, lui qui a écrit...

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Enchanter les "peut être" - Essai poétique sur le principe d'incertitude de Maurice Couquiaud

critiqué par Eric Eliès - (43 ans)

Un plaidoyer pour concilier la science, la spiritualité et la poésie dans l'étonnement et l'émerveillement

7 etoiles
Maurice Couquiaud a rassemblé, dans ce petit livre d’une centaine de pages qui se lisent aisément, quelques courts essais et manifestes jusqu’alors éparpillés dans des revues poétiques (Phréatique, Peut-être, etc.), où il manifeste une enthousiasmante volonté de révéler et d'accentuer les convergences entre la poésie, la spiritualité et la science. La juxtaposition des textes...

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Le chef-d'oeuvre sans queue ni tête de Yannis Ritsos

critiqué par Eric Eliès - (43 ans)

Une fresque engagée, épique et onirique, de la Grèce sous la dictature des colonels qui dépasse l'horizon des évènements historiques

9 etoiles
Ce très long poème de Yannis Ritsos, qui constitue la totalité du recueil, porte mal son titre. Il n’est pas sans queue ni tête ! Et c’est - seulement - presque un chef d’œuvre… Presque parce qu’il est si engagé dans son époque (la dictature des colonels) et si riche de références qu’il serait incompréhensible,...

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Mes chats écrivent des haïkus de Brigitte Allioux, Shinbô Minami

critiqué par Débézed - (Besançon - 70 ans)

Chats écrivains

8 etoiles
Le 6 octobre dernier, j’écrivais à propos de ma lecture du livre de Takashi Hiraide, « Le chat qui venait du ciel » : « Les écrivains nippons semblent beaucoup aimer les chats, ils en parlent souvent dans leurs textes, et certains comme Hiraide et Nosaka leur ont carrément consacré un livre… ». Juste après...

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Kvar Lo de Sabine Huynh, Caroline François-Rubino (Dessin)

critiqué par Débézed - (Besançon - 70 ans)

Recevoir l'hébreu

9 etoiles
Lors d’un récent salon littéraire ce recueil a attiré mon regard, c’est un joli objet, grand format (170x240) orné de jolies encres de Caroline François-Rubino, mais ce qui a surtout attisé ma curiosité c’est les mentions habituelles figurant sur la couverture. Le nom de l’auteure qui porte un prénom bien français mais un patronyme qui...

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"Manuel de civilité" suivi de "Pybrac" de Pierre Louÿs

critiqué par Eric83 - (43 ans)

Un chef d'oeuvre d'humour parodique, élégamment pornographique et subtilement trash

9 etoiles
Pierre Louÿs est pour moi l’écrivain le plus étrange et le plus fascinant, parce qu’excessif en tout, de la littérature française. Il fut, à la fin du 19ème siècle, un auteur adulé pour son roman « Aphrodite » et ses poèmes en prose « Les chansons de Bilitis », qui étaient doublés d’une mystification pour...

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Raturedeuxtrois de Pierre Bruno

critiqué par Nathafi - (SAINT-SOUPLET - 50 ans)

Bousculade

8 etoiles
Lecture ardue que celle de "Raturedeuxtrois" de Pierre Bruno. Pour ce faire, il faut une grande disponibilité, une fameuse capacité d'écoute, une géante ouverture d'esprit et un lâcher prise certain. On se laisse prendre par cet univers particulier, tous les textes ou poèmes présentés semblent extrêmement travaillés. Pierre Bruno joue avec les mots, le graphisme,...

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La Blonde: Les icônes barbares de Pierre Soulages de Lydie Dattas

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 50 ans)

Et dort dans les draps noirs des illuminations.

8 etoiles
La Blonde (en fait un synonyme de la lumière au XVIIe Siècle), est un hommage, et bien plus je dois dire, au peintre Pierre SOULAGES, à qui la poétesse Lydie DATTAS voue une admiration sans limites. Et lui a donc écrit ce petit livre de poèmes en prose – une petite centaine de pages -, composés...

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La nuit spirituelle de Lydie Dattas

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 50 ans)

Et il ne restera rien de ce qui portait jusque-là le nom de la Beauté…

7 etoiles
«La seule Révélation est celle de ma propre nuit, le seul dévoilement celui de mon ignorance : ni la pourpre, ni le grenat, ni l’angélique, ni le cobalt, ni le jaune d’or, dans toute la magnificence de leur apparat, n’illustreront mon histoire, la flamme d’aucun vitrail n’illuminera mon martyre» (…). "Je ne veux plus la...

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Nous Etions de Ceux-la de Julien Tardif

critiqué par Débézed - (Besançon - 70 ans)

Désespoir en vers et contre tous

8 etoiles
Pour proposer son premier recueil, de la poésie très libre, très contemporaine, très novatrice, Julien Tardif s’est affranchi de toutes les contraintes qui auraient pu entraver l’expression, le sens et même la forme de son texte. Il dicte ses propres règles : détermine la forme qui oscille entre vers et prose, décide de la ponctuation...

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Oursins et moineaux de Sjón

critiqué par Débézed - (Besançon - 70 ans)

Poèmes saga

8 etoiles
« vingt-six ans et il m’arrive de rêver que je suis debout devant le grand portail du cimetière au coin sud-est du mur d’enceinte. l’image est baignée de lune j’ai cinq à sept ans je suis pieds nus en pyjama… à chaque fois la limite entre rêve et souvenir d’enfance devient floue… » En lisant ces lignes...

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Acte de naissance de Leonard Nolens

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 50 ans)

Et jure que je dois l’aimer comme la bouche avec laquelle j’invente cette vie et embrasse mes enfants.

10 etoiles
«Objet» Ce sont les yeux, oui ce sont surtout les yeux, Les plus bleu ciel que je connaisse, et ces arcs Par-dessus, suspendus, battues sur le front, Si écartés, c’est cette bouche perfide Où jamais langue d’homme n’est entrée Et qui m’embrasse jusqu’au fond de mon être- C’est ce rire où ses replis les plus obscurs S’ouvrent lentement en un sanglot jubilatoire, Oui, c’est...

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Marie des brumes de Odysséas Elýtīs

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 50 ans)

Et lentement l’homme ravalé au rang du médiocre va se perdre à tout jamais.

10 etoiles
Le monde c’est ça la fumée qui pourchasse le chien la plante qui se dresse et se coule dans la musique les enfants qui dessinent sur les murs et de vieux Eoliens excentriques déploient leur parapluie pour avoir le plaisir d’entraîner dans leur chute la part la plus pure des choses. La synthèse de tout cela. Une vie pleinement accomplie. Extrait du poème...

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Exister suffit de Véronique Joyaux

critiqué par Cyclo - (Bordeaux - 71 ans)

quand l'amour s'en va

10 etoiles
Avec son nouveau recueil, Véronique Joyaux nous livre les états d’âme de l’amour perdu (“Il n’y a que les sons de l’absence”), où le silence règne désormais en maître (“Les phrases ont coulé à pic dans le silence”), où il faut se réhabituer à vivre dans la solitude (“Et l’on vit sans trop de présence...

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Le livre des quatre éléments de Armel Guerne

critiqué par Eric Eliès - (43 ans)

Une poésie exigeante et âpre, aux accents mystiques

9 etoiles
Armel Guerne, écrivain solitaire et taciturne qui choisit de s’extraire des foules « encagées » dans les villes et de s’exiler loin de Paris dont il exécrait les coteries littéraires, est avant tout connu pour ses nombreuses traductions mais lui-même, qui mettait la poésie au-dessus de tout, se considérait d’abord comme un poète, vivant ailleurs,...

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La Descente de l'Escaut suivi de Tragique de Franck Venaille

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 50 ans)

Et la lune, dès lors, devenait le seul signal lumineux balisant la terre.

10 etoiles
elle jouait avec les embrasures de ces lourds rideaux qu’à La hâte j’avais tiré sur nous, m’écoutant évoquer l’âpre Vin bu, le clapotis des eaux, l’harmonie combien secrète De la grande villa silencieuse C’est alors que je l’entendis Dire qu’il était temps pour elle, é son tour, d’user de moi. (Extrait de « Tragique »). Franck VENAILLE est né à Paris...

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Couleurs femmes. Poèmes de 57 femmes de Auteur inconnu

critiqué par Nathafi - (SAINT-SOUPLET - 50 ans)

Regards de femmes

9 etoiles
"Couleurs femmes" est un instantané photographique de la poésie féminine du moment. En 2010, à l'occasion du Printemps des Poètes, ce recueil est sorti, en l'honneur des femmes, thème de l'année. Non pas comme une bannière revendicatrice, mais pour rassembler des poètes femmes francophones de tous horizons, (poétesse étant un mot laid) et découvrir leurs...

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On a beau dire de Robert Momeux

critiqué par Eric Eliès - (43 ans)

Une poésie grave et sereine, où passent les ombres du temps et de la mort

10 etoiles
Est-ce une anthologie ? On pourrait le penser car l’écriture des poèmes de ce petit recueil, qui se lit d’un seul jet en 1 heure à peine, s’étale de 1974 à 1988. Pourtant la cohérence des poèmes, qui se font écho et ressassent la même mélancolie sereine, compose un ensemble remarquablement homogène comme si l’inspiration...

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Bad Writer de Jean-Marc Flahaut

critiqué par Débézed - (Besançon - 70 ans)

Doute poétique

8 etoiles
Dans ce petit recueil de poésie narrative, construit de vers très libres, extrêmement concentrés, chaque mot ayant son utilité, sa signification, son poids, sa musique, Jean Marc Flahaut exprime un doute très profond. Il doute de lui et de son art, il doute de la poésie, il doute de la capacité des lecteurs à comprendre...

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Sans Abuelo Petite de Cécile Guivarch, Jérôme Pergolesi (Dessin)

critiqué par Débézed - (Besançon - 70 ans)

J'aurai toujours neuf ans

9 etoiles
« Cécile Guivarch,…, sonde encore une fois la mémoire familiale. Entre les questions sur sa langue, ses langues, elle évoque un secret de famille… » Dans un court recueil de poésie constitué d’une partie en vers, en général sur la page de gauche, et d’une partie en prose, en regard sur la page de...

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Le lit de la mer de Michèle Desbordes

critiqué par Alma - (- ans)

La mer, source inépuisable d'inspiration

8 etoiles
Sur thème de la mer, un recueil de 60 textes d'une prose poétique puissante, suggestive et sensuelle . La mer, non pas celle de des pêcheurs, mais celle des aventuriers, des découvreurs de nouveaux territoires . D'Ulysse à Bougainville ou James Cook, en passant par les grands voyageurs portugais , de...

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STREETS (Loufoqueries citadines) de Eric Dejaeger

critiqué par Kinbote - (Jumet - 58 ans)

Ville imaginaire

9 etoiles
Rue aux Oiseaux, rues aux Fumées, rues aux Volcans, rue aux Anges… Rue des Politiciens, rues aux Ventouses, rue aux Moustiques, rue du Rhume… Ces Streets, au nombre de 99 (comme pour laisser le soin au lecteur de franchir la centaine), qui dessinent une ville inventée et inventive (comme en écho au vers de Soupault...

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Poésie chinoise de l'éveil: A l'infini du ciel de Auteur inconnu

critiqué par Page - (Rennes - 29 ans)

La poésie est l’exercice de l’éveil

10 etoiles
Alors que quasiment plus aucun ouvrage n’utilise plus la transcription phonétique de l’École française d’Extrême-Orient depuis un demi-siècle, c’est celle-ci qui nous est imposée ici, ce qui empêchera le lecteur de trouver sur internet le moindre renseignement sur les écrivains cités (ou un autre extrait de leur œuvre), ce qui est regrettable. Ainsi la citation,...

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La belle vitesse de Ariane Dreyfus, Valérie Linder

critiqué par Dixie39 - (47 ans)

Nos mains se lâchent et les cordons se cassent...

7 etoiles
La belle vitesse d'Ariane Dreyfus, celle qui fait grandir les enfants, je la lis avec mon coeur de maman. Je ne sais comment des yeux d'enfants la reçoivent : Mon ressenti a pris toute la place. Ariane Dreyfus pose ces quelques mots, comme autant d'instants fugaces saisis au vol, telle une photographe fixant en un clic...

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Fruits time de Jean-Claude Tardif

critiqué par Dixie39 - (47 ans)

Si tu as encore une âme d'enfant

6 etoiles
Offerts avec amour en quelques mots ciselés traits d'esprit colorés et gorgés d'humour à croquer sans modération à la plume ou à pleine dent peu importe les générations du moment que tu as gardé malice et sourires d'enfant ...

couverture

D'Obscures Rumeurs (Poemes) de Philippe Leuckx

critiqué par Kinbote - (Jumet - 58 ans)

Au plus près du coeur

9 etoiles
Ouvrir un recueil de Philippe Leuckx, c’est aller, par les chemins de (tra)vers(e) de la poésie, au-devant d’une expérience existentielle placée sous le signe de la beauté du verbe. À mesure qu’il descend dans le passé, remonte le fil de sa mémoire, le poète fond sa quête à celle du lecteur. C’est une poésie de l’infiniment...

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A la cyprine de Eugène Savitzkaya

critiqué par Nathafi - (SAINT-SOUPLET - 50 ans)

Un peu décousu

7 etoiles
Loin d'avoir déjà lu l'oeuvre complète de M. Savitzkaya, j'ai voulu toutefois découvrir un livre plus récent de cet auteur. "A la cyprine", c'est de la poésie, mais peut-on réellement différencier la poésie du reste chez Eugène Savitzkaya, tant elle plane sur ses écrits ? Je m'attendais à replonger dans l'univers des recueils précédemment lus,...

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Fragments de la maison de Habiba Djahnine

critiqué par Eric Eliès - (43 ans)

Une poésie résistante en forme d'exorcisme des peurs nées de la crise algérienne

7 etoiles
Dans cette mince plaquette intitulée « Fragments de la maison », Habiba Djahnine compose, en vers libres écrits à fleur de peau et à fleur de peur, comme couverts de sueur froide, des poèmes emplis des ombres de la guerre et de l’exil. Prenant appui sur un ton direct et une grande simplicité formelle, ces...

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Dans le lit d'un rêve de Jasna Samic

critiqué par DavidCiep - (29 ans)

Merveilleux

10 etoiles
Un livre magnifique pour tous les amateurs de poésie. J'ai adoré avec quelle maitrise l'écrivain joue avec les mots de la langue française. C'est un voyage spirituel et physique qui nous incite à le suivre. Je recommande vivement !...

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Le vin des crapauds de Saïd Mohamed, Bob De Groof (Dessin)

critiqué par Débézed - (Besançon - 70 ans)

Au fond du désespoir

8 etoiles
A l’orée du printemps, Les carnets du dessert de lune gâte ses lecteurs après le très beau poème, l’ « Exode », de Daniel de Bruycker magnifiquement illustré par des photos de Maximilien Dauber, il leur propose ce recueil, grand format cette fois, de Saïd Mohamed tout aussi magnifiquement illustré par des linogravures de Bob...

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Cuevas blues de André Pieyre de Mandiargues, José Luis Cuevas (Dessin)

critiqué par Eric Eliès - (43 ans)

Poésie de l'horrible

9 etoiles
Cette mince plaquette contient un unique poème, qui se lit en une dizaine de minutes. André Pieyre de Mandiargues y célèbre le talent et la puissance d’impact de Jose Luis Cuevas, artiste mexicain iconoclaste (l’une de ses œuvres les plus célèbres est une grande statue en bronze représentant un homme à quatre pattes levant la...

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Mon beau navire, ô ma mémoire: Un siècle de poésie française (Gallimard 1911-2011) de Auteur inconnu

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 50 ans)

CENT ANS DE POÉSIE FRANÇAISE EN CENT POÈMES

8 etoiles
Cette anthologie a pour but, à peine caché, de mettre en valeur l’exceptionnel catalogue poétique des éditions Gallimard. Présente dès la fondation de la maison, au début du siècle dernier, la poésie a donné ses lettres de noblesse à la maison d’édition, avec la publication dès les premiers titres de poètes comme Saint-John PERSE ou...

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Exode de Daniel De Bruycker

critiqué par Débézed - (Besançon - 70 ans)

La lumière et l'espace

8 etoiles
« Exode » est un long poème qui raconte sur toute la longueur du livre une forme d’odyssée dans un paysage désertique, magique, existant à peine : « Nous ne savions pas ce que nous désirions pour venir en ses terres arides sous ce ciel absent : Ayant des jambes nous marchions… de pas en pas, nous avancions… jusqu’où, nous l’ignorions Sans...

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Nuages de saison de Jean-Louis Massot

critiqué par Débézed - (Besançon - 70 ans)

Poème photo

7 etoiles
Mars secouait ses derniers flocons accrochés aux branches et réveillait le soleil un peu paresseux de la fin de l’hiver, alors le poète dériva la tête dans les nuages et se laissa bercer par la musique de ses vers, rêvassant à la belle photographe qu’il pourrait entraîner dans ses nuages. « Ce matin des nappes...

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Présence des fougères de Jigmé Thrinlé Gyatso

critiqué par Page - (Rennes - 29 ans)

Déchues de leur rôle de dominatrices, les Fougères se sont réfugiées à l'ombre des grands Phanérogames (Henry Correvon)

8 etoiles
Méditer à partir de poésies et images calligraphiées sur les fougères, voilà la gageure de cet ouvrage. L'auteur, dans un langage simple, approche nombre d'images plus ou moins insolites que lui inspirent ces plantes. "Ainsi les fougères nous enchantent-elles alors que leur héritage à la longue nous désenchante et nous tue à cause de notre humaine soif de...

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Entretiens de André Breton

critiqué par Eric Eliès - (43 ans)

Le surréalisme raconté par André Breton dans une suite d'entretiens avec différents journalistes (principalement André Parinaud) : une lecture passionnante et essentielle pour qui s'intéresse à la littérature du 20ème siècle

10 etoiles
Dans les années 50, les chaînes radio n’étaient pas pléthoriques mais la faiblesse de l’offre avait le mérité « d’imposer » aux auditeurs des émissions dont la qualité est aujourd’hui inimaginable… Ainsi, en répondant aux questions d’André Parinaud qui, avec une justesse remarquable, s’efforce de faire parler son interlocuteur sans chercher à lui voler la...

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Les Mots longs: Poèmes 1950-2003 de Pentti Holappa

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 50 ans)

Sur tous les continents il y a des camps de concentration et des crucifiés, toujours.

10 etoiles
Parole de ruine Je veux venir près de toi. Je ne trouve vrais ni la pierre, ni le monde ni les distances. Le coup d'aile d'un oiseau dans le ciel de grand gel dure aussi longtemps que la ville aux murs coulés de béton. Il m'a fallu me briser avant de perdre mes illusions. Aujourd'hui, je suis certain que tes cellules...

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L'ignare de Shuntarō Tanikawa

critiqué par Pjb33 - (65 ans)

un maître

10 etoiles
D’après l’éditeur de ce très beau livre (superbement imprimé à la façon traditionnelle, comme toujours chez Cheyne), et la traductrice et préfacière, Tanikawa (né en 1931) serait "le poète vivant le plus populaire et le plus aimé aujourd’hui dans l’archipel nippon". En tout cas, cette sorte d’anthologie publiée sous le titre d’un des poèmes, "L’ignare",...

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Le soir on se dit des poèmes de Thierry Radière, José Mangano (Dessin)

critiqué par Débézed - (Besançon - 70 ans)

Poèmes pour guérir

8 etoiles
Thierry Radière ne m’en voudra pas si j’évoque l’objet avant son contenu, en effet ce livre est très séduisant, son éditeur, une petite maison associative que j’ai découverte avec cette lecture, a réalisé un joli petit livre qui évoque les livres de comptines. Il en a confié l’illustration à José Mangano qui a inséré de...

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Rhizome de Christophe Stolowicki

critiqué par Débézed - (Besançon - 70 ans)

Que la littérture reste un art

8 etoiles
Rhizome, c’est le nom de la partie de certaines plantes, entre racines et tige(s), d’où poussent en général ces belles tiges, c’est du moins ce qu’on m’a enseigné quand j’étais jeune apprenti agriculteur. Christophe Stolowicki a adopté ce titre pour son recueil comme pour indiquer qu’à partir de ce rhizome, il fera pousser des...

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Ce qui fut sans lumière / Début et fin de la neige / Là où retombe la flèche de Yves Bonnefoy

critiqué par Eric Eliès - (43 ans)

Une poésie grave et sereine, d'une grande sobriété, illuminée par la beauté évanescente du monde et le souvenir des chemins de l'enfance...

10 etoiles
Ce volume reprend en édition de poche trois plaquettes parues à la fin des années 80 chez Mercure de France : « Ce qui fut sans lumière », « Début et fin de la neige » et « Là où retombe la flèche ». Par rapport aux recueils précédents, publiés dans le volume sobrement intitulé «...

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Nelson Mandela de Pabloemma Ngon

critiqué par Pabloemma - (yaoundé - 31 ans)

le livre qui revient sur la vie de Nelson Mandela

8 etoiles
Il est question de revenir sur la carrière politique de Nelson Mandela sous forme d’hommage poétique pour parler de son combat en faveur de son pays. Notamment rétablir la paix au milieu d’une guerre qui opposait les blancs aux noirs et pour laquelle il fut un acteur majeur grâce aux stratégies formidables qui permirent aujourd’hui...

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L'inespéré de Jean-Philippe Salabreuil

critiqué par Eric Eliès - (43 ans)

Poésie ambitieuse et fervente, aux accents mystiques, mais excessivement alambiquée et verbeuse

4 etoiles
Jean-Philippe Salabreuil, disparu en 1970 alors qu’il entrait à peine dans sa trentième année, est considéré comme l’un des poètes maudits du XXème siècle, dont l’œuvre, qui tient en trois recueils publiés à la nrf, résistera à l’usure du temps. A la lecture de ce recueil, j’avoue que j’ai bien du mal à comprendre ce...

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Clous - Poèmes hongrois et français de Agota Kristof

critiqué par Pjb33 - (65 ans)

vertiges de la mémoire

10 etoiles
Agota Kristof (1935-2011) est surtout connue pour son œuvre romanesque d’inspiration autobiographique ("Le grand cahier" et ses suites). Hongroise, elle fait partie de ces nombreux écrivains d’origine étrangère qui ont choisi une autre langue pour écrire, en l’occurrence le français. Mais elle avait commencé à écrire en Hongrie. Elle a réuni avant sa mort ses poèmes...

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L'Improbable et autres essais / Un Rêve fait à Mantoue de Yves Bonnefoy

critiqué par Eric Eliès - (43 ans)

Un recueil d'essais sur l'essence de la poésie et de l'art, comme exigence de la vérité de parole, qui est également une leçon de vie dans le miracle du monde

10 etoiles
Ce recueil d’essais et de courts textes en prose révèle la profondeur de la réflexion et des interrogations d’Yves Bonnefoy, qui tint pendant 12 ans une chaire au Collège de France et a collaboré avec de nombreuses universités, sur l’essence même de la poésie, conçue comme l’expression intime d’un rapport au monde intensément ressenti et...

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Stroboscope suivi de Stries de Arnaud Delcorte

critiqué par Kinbote - (Jumet - 58 ans)

À l’envers du monde, à l’endroit du rêve

8 etoiles
Des trois acceptions du terme données en préambule, on retient que le stroboscope donne l’illusion de mouvement ou d’immobilité. Arnaud Delcorte, lui-même saisi dans le mouvement de l’écriture, rapporte quantité de visions, de flashes pris dans les filets de son regard de passant ou son imagination de rêveur inquiet. " Il balaie de ses yeux-scanners le...

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Les ruelles montent vers la nuit de Philippe Leuckx

critiqué par Kinbote - (Jumet - 58 ans)

Poésie d'approche

9 etoiles
Philippe Leuckx pratique une poésie ténue, mais aux solidement attachée aux éléments, qui, plus elle est subtilement encrée, plus elle s'ancre dans l'humain. Il creuse le sillon de l’intime entre ombre et clarté, entre légèreté aérienne et gravité terrestre pour parler à chacun le langage du cœur. " Le cœur ignore souvent les berges de l’approche. " C’est...