Théâtre et Poésie => Poésie (1157 livres critiqués)

Théâtre, Poésie

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couverture

Tercets du dimanche de Thierry Radière

critiqué par Débézed - (Besançon - 72 ans)

La fête éphémère

7 etoiles
Les courtes poésies en vers libres exprimant souvent la vie quotidienne, les rites familiaux, la campagne de son enfance, la douceur familiale, la vie lente et paisible contrastant avec l’agitation citadine, sont vraiment le domaine de prédilection de Thierry Radière, il y excelle particulièrement. Après « Les samedis sont au marché », il évoque ici...

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Le violon pisse derechef sur son powète de Eric Dejaeger

critiqué par Débézed - (Besançon - 72 ans)

"Césure à l'hémistiche"

7 etoiles
« Ecrire de la powésie parce que l’on se proclame powète est profondément ridicule. » Dans un précédent recueil d’aphorismes, « Le violon pisse sur son powète », à coup de formules toutes plus aiguisées les unes que les autres, Eric Dejaeger dénonçait déjà les faux poètes, les « powètes » comme il les désigne, les...

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Vies patinées de Jean-Claude Martin

critiqué par Débézed - (Besançon - 72 ans)

Le temps qui file

8 etoiles
Elle est belle, fluide, imagée, dépouillée, élégante, la poésie de Jean-Claude Martin, elle respire la patine du poète qui a longtemps traîné sa plume sur le papier, remis cent fois sur le métier son œuvre et sa vie. Cette vie, on a l’impression qu’il l'avait imaginée autrement. « Notre vie tient de la flèche et...

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Le petit navigateur de Odysséas Elýtīs, Jan Voss (Dessin)

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 52 ans)

«Et la Poésie toujours est unique, comme unique est le ciel.»

8 etoiles
XXIII «Assurément, dans son enfance, le soleil devait être une goutte d’eau pure. De là, sa façon d’étinceler aux cils, et de garder la rosée sur les murs peints d’icônes, au mois de juillet, en plein midi. Je laisse la transparence. S’il arrive que tu sois amoureux d’une jeune fille, tu vois à travers elle : comme...

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Qui va avec ailes de Luce Guilbaud

critiqué par Débézed - (Besançon - 72 ans)

A tire d'ailes...

8 etoiles
C’est tout petit, c’est joli, c’est mignon et c’est en couleur. Est-ce de la poésie ? Est-ce un recueil de peintures aux couleurs pastel ? Peu importe les questions, les définitions, les cases où l’on cherche à ranger les œuvres d’art. C’est un tout petit – c’est le format de la collection – recueil de poésies illustrées...

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Le Bourdonnement de la Lumiere Entre les Chardons de Claude Donnay

critiqué par Débézed - (Besançon - 72 ans)

Dans la lumière des mots

7 etoiles
« Heures sombres de l’hiver quand la joie est perdue, il semble qu’à l’entame le recueil ne laisse place qu’à un deuil désespéré. Reste à « interroger la lumière » quand elle a cessé de briller aux yeux. L’effort des mots, la voix éteinte semble ne plus pouvoir le soutenir ». Jean Miche Aubevert, le poète...

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Limite de Antoine Émaz

critiqué par Eric Eliès - (45 ans)

vers le bleu, aux limites du corps et des mots

10 etoiles
J’ai découvert tardivement l’écriture poétique d’Antoine Emaz. Je le connaissais essentiellement de nom et de réputation mais ce sont, hélas, les hommages qui ont suivi son décès, survenu cette année, qui m’ont incité à me plonger dans une œuvre qui m’évoque irrésistiblement celle de Marcel Migozzi, par la densité d’une écriture dépouillée à l’extrême et...

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Poèmes à dire - la Francophonie - 38 poètes contemporains de Nicole Brossard

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 52 ans)

UNE ANTHOLOGIE DE LA FRANCOPHONIE… EN POÉSIE!

7 etoiles
La liberté sans peine est une lubie les peuples l’apprennent à leurs dépens avec des aurores où des cernes collent à leurs yeux sans sel et sans eau minérale Extrait de «Le ventre» de Tchicaya U TAM’SI La poétesse Québécoise Nicole BROSSARD (*1943) nous propose ici une anthologie de « Poèmes à dire » représentant la francophonie. Elle nous présente...

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Élégie de Marienbad et autres poèmes de Johann Wolfgang von Goethe

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 52 ans)

«Et l’œil, laissant la route enténébrée Regarde et voit la porte refermée».

6 etoiles
Telle elle était, à sa porte attendant, Telle elle fut, par degrés m’exaltant, Et telle, après l’avant-dernier baiser, Vint sur ma bouche appuyer le dernier, Telle, vivante, elle entra dans cette âme Et dans ce cœur, écrite avec des flammes. «L'Élégie de Marienbad» est le grand poème d'amour de Johann Wolfgang Von GOETHE (1749 – 1832). En 1821, à soixante-douze ans,...

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Ma vie sans moi, suivi de Le monde d'une voix de Armand Robin

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 52 ans)

«Et les poèmes qui parfois tombent de moi Font à peine le bruit d’une feuille morte dans les sous-bois.»

8 etoiles
«LA RESTAURANTIÈRE» La restaurantière avait de belles arcades Sourcillières; ses cils parlaient sans ambassade. Elle m’a vu entrer, à pensé: «Il va manger!» Et même elle m’a dit: «Il faut manger! » Et moi, j’avais envie de la regarder. Elle osa me server un mets très abundant; Je devais manger, lentille par lentille lentillement Quelque chose qui s’appelait comme un escalopement. Ce manger c’était...

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Oeuvre Poétique Complète, Tome 2 - la Crèche, la Croix, le Christ de Claude-Henri Rocquet

critiqué par Eric Eliès - (45 ans)

Une poésie chrétienne polyphonique, enracinée dans la chair du monde, pour célébrer le mystère de la Nativité

10 etoiles
Décédé en 2016, Claude-Henri Rocquet, dont j’ai déjà présenté « Le village transparent » sur CL, fut l’auteur d’une œuvre poétique et théâtrale importante, encore trop méconnue, que les éditions Eoliennes ont entrepris de rassembler et publier. Le titre de ce recueil, qui constitue le tome 2 des œuvres poétiques complètes, ne laisse planer aucun...

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A poèmes ouverts. Anthologie proposée par Le Printemps des poètes de Collectif

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 52 ans)

50 POÈTES DE LANGUE FRANÇAISE!

5 etoiles
Je sais qu'il est interdit de ramasser des galets mais quand il en choisit un pour le déposer sur la tombe de son fils je détournai le visage et regardai la mer. Un peu de l'immense histoire du temps contre la brève histoire d'une vie est justice. Yvon Le MEN Pour Bernard CHAMBAZ Sillon de Talbert, Presqu'île sauvage Hiver Cette anthologie rassemblée dans le cadre de...

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Quatrains et autres poèmes brefs de Emily Dickinson

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 52 ans)

“Et le Temps est allé porter la nouvelle À l’Éternité –“

8 etoiles
La Surprise est comme un piment – fort – Dans un mets fade. Trop âcre – en soi – mais mélangé Régal consommable - Reconnue aujourd’hui comme l’une des plus grandes poétesse, figurez-vous qu’ Emily DICKINSON n’a quasiment rien publié de son vivant, et ne s’est même jamais proclamée poète. La plupart de ses poésie étant destinées à sa...

couverture

Qui sous le blanc se tait de Erwann Rougé

critiqué par Eric Eliès - (45 ans)

Poésie du souffle, comme une respiration de la présence du monde

8 etoiles
L’écriture poétique d’Erwann Rougé s’apparente à un exercice de respiration contrôlée. Fluide et maîtrisée, porteuse d’un souffle par lequel le poète communie avec le monde élémentaire, elle impose un rythme calqué sur un processus d’inspiration / expiration où les mots sont comme une buée déposée sur la page. La couverture et le titre de cette petite...

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Une vie ordinaire de Georges Perros

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 52 ans)

“Et plus fragile qu’un roseau quoique pensant de temps en temps un peu plus qu’il ne serait bon car trop penser est un poison quand on se retrouve par terre”.

10 etoiles
J’ai force suffisante en moi pour me lever chaque matin le dur est de s’acclimater à nouveau après cette halte en luminosité lunaire où le rêve tisse une toile que l’on déchire dans la rue Pas à pas ramendons filet de notre vie imaginaire. Avant de commencer cette critique, je tiens tout d’abord à faire une remarque liminaire: Tout ce que je pourrais écrire,...

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Le soleil sait Une anthologie vagabonde de Odysséas Elýtīs

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 52 ans)

«Et tu te trouves funambulant d’une Galaxie à l’autre Alors que sous tes pieds grondent les précipices».

8 etoiles
Dans le voisinage des ancres -Lorsque passent les impétueuses carènes déchirant Un nouvel obstacle et l’emportant victorieuses Et que l’espoir brille de tous ses dauphins Privilège du soleil dans le cœur de l’homme- Les filets du doute ramènent Une effigie de sel Ciselée avec peine Blanche et indifférente Qui tourne vers la haute mer ses yeux vides Portant l’infini. Extrait «d’Orientations» (1940) Angélique IONATOS,...

couverture

Bordelique Alchimie de Marcelle Pâques

critiqué par Débézed - (Besançon - 72 ans)

Avec le temps tout ne part pas...

6 etoiles
« Et si la vie n’était qu’une bordélique alchimie… » ? Voilà bien le genre de question auquel Marcelle Pâques ne nous a pas habitué, elle qui aime tant raconter les fleurs, le soleil, les petits oiseaux, son jardin, … « Mais aujourd’hui…. Il y a le rire des fleurs dans la lumière Et le chœur des oiseaux… ». Elle écrit...

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Rûmî. La religion de l'amour de Ǧalāl al-Dīn Rūmī

critiqué par LOUIS DERITZ - (BIARRITZ - - ans)

Poésie amoureuse -philosophie Persane

8 etoiles
Petit et magnifique livre, Leith Anvar présente ici un éloge à ROUMI, ce grand mystique de l’amour, le prince de la poésie persane. Une apologie de la lumière terrible et puissante qui peut briller en chacun si tant est que l’on est prêt à la recevoir. ROUMI nous ouvre la voie, par ses...

couverture

La barque d'or de Rabindranath Tagore, Anne Buguet (Dessin)

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 52 ans)

«Et lorsqu’à l’aube, la lumière d’Asvin* glisse sur les bourgeons, hâte la fleuraison, c’est vêtue de voiles aux couleurs de tes heures fées».

7 etoiles
LE FERRY Le ferry-boat traverse et retraverse le fleuve, certains rentrent à la maison, d’autres quittent la maison. Deux villages sur deux rives opposées des liens ont tissé, de l’aube au crépuscule c’est un va-et-vient continuel. Ailleurs dans le monde, tant de conflits, tant de catastrophes, tant d’histoires qui se font et se défont, ne cessent de s’écrire. Et, bouillonnant sur des...

couverture

Vingt sonnets à Marie Stuart de Joseph Brodsky

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 52 ans)

«Et je t'aurais sculptée en verre transparent plutôt qu'en ce granit afin que tu témoignes d'un regard qui te perce en adieu déchirant».

6 etoiles
Voici donc, pour le moins, un livre de poésie tout à fait étonnant et inhabituel! Je dois même avouer n’en avoir jamais lu de semblable! Il s’agit en effet ici d’une édition trilingue (russe, anglais et français), mais avec trois traductions différentes faites à partir de l’original en langue russe. Concrètement, on trouvera donc dans ce...

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Là d'où elle vient de Patricia Ryckewaert

critiqué par Débézed - (Besançon - 72 ans)

Failles dns les origines

8 etoiles
Ce recueil de poésie ne comporte presque que des poèmes qui commencent par « Elle vient de… ». Tous ces poèmes, mis bout à bout, pourraient être la recension d’une quête de ses origines effectuées par celle dont l’auteure aurait mis en vers la recherche. Ce texte est un voyage, l’odyssée intime d’une fille dans...

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Portraits de Daniel Tammet

critiqué par Eric Eliès - (45 ans)

Une poésie pleine d'humanité

8 etoiles
Mondialement connu depuis la publication de « Je suis né un jour bleu » où il évoquait son enfance autiste et sa relation particulière aux nombres qu’il visualise comme des entités dotées de caractéristiques physiques (forme, consistance mais surtout couleur), Daniel Tammet présente la singulière particularité d’une évolution radicale de son rapport au monde, qui...

couverture

Poèmes bleus de Georges Perros

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 52 ans)

«Et que c'est tout à coup des plages de lumière noire, des ciels, des odeurs, de vieux saints, moississant dans un coin d'église, qui prennent possession de toi et déracinent un peu ta vie».

10 etoiles
On meurt de rire on meurt de faim On meurt pour blessure à la guerre On meurt au théâtre à la fin D’un drame où le ciel est par terre. Il est cent façons de mourir Pour vivre on est beaucoup plus sage. Il s’agit de savoir moisir Entre l’espoir et le fromage. S’il est surtout connu parmi un public d’«Happy Few», pour...

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Le Bruit Court Que Je Suis Mort de Xavier Dandoy de Casabianca

critiqué par Eric Eliès - (45 ans)

Manifeste BAa - ironique, iconoclaste et inclassable !!!

8 etoiles
Le bruit court que je suis mort… « Je » étant Xavier Dandoy de Casabianca, l’auteur et l’éditeur de cet ouvrage qui justifierait à lui tout seul la création d'une catégorie "inclassable" sur CL, il semble bien que la rumeur soit erronée... puisqu’en ce cas ce petit livre n’existerait pas ! CQFD. En fait, en...

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Transport Commun de Rim Battal

critiqué par Débézed - (Besançon - 72 ans)

"Tout est surmontable"

8 etoiles
Née au Maroc, Rim Battal vit entre son pays natal et la France, elle a « Le sentiment d’être un nouveau colosse de Rhodes, certains jours – un pied de chaque côté de la méditerranée – d’autres, la sensation d’avoir le cul qui s’érode entre deux chaises ». Elle cherche à transmettre ses origines, les...

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L'oeil soldat de Larry Tremblay

critiqué par Nathavh - (55 ans)

L'oeil soldat

10 etoiles
C'est l'auteur de "L'orangeraie" pour ne citer que son roman le plus connu, il est québecois et c'est avec joie que j'ai eu l'occasion de le rencontrer en mars chez Tulitu (la belle librairie bruxelloise où l'on peut s'approvisionner en littérature québécoise). C'est un récit poétique qu'il nous propose, un récit au rythme implacable. C'est...

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Très haut amour: Poèmes et autres textes de Catherine Pozzi

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 52 ans)

«Et d’avoir perdu ma vie sur les chemins à cueillir des petites fleurs d’érudition vaniteuse».

6 etoiles
«Sonnet moral sur les rimes d'un poème de mon amant impossible» J’aime les roses qui se meurent Les caprices inachevés Et le long regret qui demeure Au bout des refus énervés. J’aime aussi les promesses lentes De paradis ...

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Un gratte-ciel, des gratte-ciel de Guillaume Decourt

critiqué par Débézed - (Besançon - 72 ans)

Tableaux en prose

8 etoiles
J’ai traversé ce recueil de cent-dis-huit poèmes en prose, tous presque identiques dans la forme, quatre lignes en général trois parfois, seulement quelques phrases très dépouillées pour dépeindre un tableau, parfois une nature morte, parfois un paysage, parfois un scène avec personnages, …, comme on visite une galerie de peintures dans un musée. J’ai même...

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Ecrits à la main de Michael Ondaatje

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 52 ans)

«Et dans notre Livre des Victoires quand on voyait un parasol sur le champ de bataille on pouvait identifier le roi à son ombre».

7 etoiles
SI le canadien Michael ONDAATJE (*1943) est mondialement connu pour son travail de romancier, [«L’Homme flambé» (très opportunément rebaptisé «Le Patient anglais» après la sortie du film) lui a valu le Booker Prize en 1992, puis le Golden Man Booker Prize en 2018], peu de gens savent qu’il poursuit parallèlement une œuvre poétique hors du...

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Le cycle du cheval suivi d'Accords de António Ramos Rosa

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 52 ans)

«Et ta langue s'enivre de saveurs aussi vertes que les pommes de l'enfance des tantes et des aïeux».

6 etoiles
«La lumière et la nuit» Ici la lumière élabore ses plans dans la tache du silence et la nuit se met à parler aux portes. Voici le temps du corps, le bois de l'ombre. De l'obscurité montent des cordes transparentes, des violons d'herbes, un tournoiement d'ailes à contre-jour. Quelqu'un expulse son image du miroir et l'oblige à se faire nuage. L'ignoré est devenu la...

couverture

Rythmes de Andrée Chedid

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 52 ans)

«Et de la souche de toute vie tu devins Toi unique au monde face à l’éphémère défi».

8 etoiles
«Nuages» Les nuages frôlent Falaises et crêtes Courtisent les vallées Tracent sur plan d'azur De brèves et blanches écritures Détissées par le temps Face aux montagnes Qui surplombent nos saisons passagères Nous sommes ces nuages Entre gouffres et sommet. Voici un bien étrange recueil de poésie, puisque composé à plus de 80 ans, il est également le dernier paru du vivant de son...

couverture

Louise de Isabelle Alentour

critiqué par Débézed - (Besançon - 72 ans)

L'innocence martyrisée

9 etoiles
Pur produit de la formation scientifique Isabelle Alentour s’est d’abord tout naturellement investi dans le monde de la recherche avant d’évoluer vers une application plus concrète de son savoir dans le domaine clinique. Elle aborde ensuite l’écriture et propose ce recueil de poésie qui est, pour moi, plus qu’un recueil de poèmes, c’est l’histoire d’une...

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Poèmes et antipoèmes de Nicanor Parra

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 52 ans)

«Et que je ne serais plus qu’un homme qui a aimé, un être qui s’est arrêté un instant face à tes lèvres».

10 etoiles
«Paysage» Vous voyez cette jambe humaine qui pend de la lune Comme un arbre poussant vers le bas Cette terrible jambe qui flotte dans le vide Éclairée à peine par le rayon De la lune et de l’oubli! Ce fut l’un des plus grands poètes de langue espagnole, et pourtant très peu le connaissent… Nous savons tous ce qu’est la poésie,...

couverture

Vision et Prière et autres poèmes de Dylan Thomas

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 52 ans)

«Et en silence je trais le sein du Démon».

6 etoiles
Considéré au Royaume-Uni comme le plus grand poète de la première moitié du XXe S., Dylan Marlais THOMAS (1914-1953) est relativement peu connu dans nos contrées. La faute sans doute à une poésie obscure et relativement hermétique [qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler celle de son illustre ainé William BLAKE (1757-1827)], et à la difficulté...

couverture

Écrits noirs... Encre rouge de Marcel Camill'

critiqué par Tapuscrits - (22 ans)

Un recueil de poésies poignant sur une réalité Africaine dense et sombre.

10 etoiles
Contre les matraques et les insultes, il reste les mots. La poésie, si présente dans son Congo natal, reprend ici sa place de régulatrice de conflits, d’émouvante diplomate, et offre aux lecteurs le récit d’une vie, d’un parcours singulier et pourtant partagé par tant. Pamphlet contre l’invisibilisation et message réaliste porteur d’espoir, Marcel Camill’ signe...

couverture

Enfin le royaume - Quatrains de François Cheng

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 52 ans)

«Et nous veillons à ce que rien ne nous apaise».*

10 etoiles
Le premier poème de ce recueil est dédié «à ceux que la poésie habite»: «Tu ouvres les volets, toute la nuit vient à toi, Ses laves, ses geysers, et se mêlant à eux, Le tout de toi-même , tes chagrins, tes émois, Que fait résonner une très ancienne berceuse». François CHENG (*1929) véritable «sage des temps modernes», nous offre des...

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Du feu dans les brindilles de Aurélien Dony

critiqué par Débézed - (Besançon - 72 ans)

"Le coeur comme musique"

8 etoiles
Dans sa préface l’auteur rappelle tout ce qu’il ne faut pas oublier, notamment que « l’écriture est morte si rien ne chante en elle, que le poète est aussi est menacé de mort, que ses vers ont à craindre de l’immobile attente… ». Alors, il écrit pour que vive encore les mots, pour que vivent...

couverture

Au prochain arrêt je descends de Daniel Simon

critiqué par Débézed - (Besançon - 72 ans)

Que sont mes amis devenus ?

8 etoiles
Habituellement, je ne lis pas la quatrième de couverture pour ne pas risquer d’être trop influencé dans ma lecture, pour garder toute ma fraîcheur et mon innocence face à l’auteur et à son texte. Mais avant de lire ce recueil, apercevant la signature de Daniel Fano, j’ai souhaité voir ce qu’il pensait de cet opus...

couverture

Quai Tino Rossi de Xavier Dandoy-Marchal de Casabianca

critiqué par Eric Eliès - (45 ans)

Journal poétique d'une âme en interrogation sur son rapport au monde et à la création artistique

10 etoiles
Editeur exigeant (comme le montre le catalogue des éditions Eoliennes qu’il dirige) et artiste plasticien installé en Corse, Xavier Dandoy de Casabianca est également l’auteur de plusieurs livres et plaquettes. « Quai Tino Rossi » est une sorte de journal d’annotations et de réflexions au fil des jours, mais non datées, écrites dans une tournure...

couverture

L'homme que j'aime de Eva Kavian, Marie Campion (Dessin)

critiqué par Débézed - (Besançon - 72 ans)

Concentré d'amour

8 etoiles
J’ai découvert le talent d’Eva Kavian il y a tout juste un an après avoir acquis un de ces précédents recueils à la Foire du livre de Bruxelles. Dans ce texte datant de plusieurs années, elle parle d’amour, d’ « Amour en cours, amour qui court, amour au secours, amour discours, amour toujours, amour trop...

couverture

Ce qui écoute en nous / L'objet du poème de Alain Suied

critiqué par Eric Eliès - (45 ans)

En surplomb du gouffre

9 etoiles
Ce petit recueil, décomposé en sept sections de chacune quelques poèmes écrits en courts vers libres, évoque le poids d’absence et de silence qui pèse sur le langage. Notre rapport au monde est tissé d’une souffrance ontologique qui s’insinue en nous au sortir de l’enfance (seule période heureuse), après que nous avons pris conscience que...

couverture

Qui parle au nom du jasmin de Vénus Khoury-Ghata

critiqué par Eric Eliès - (45 ans)

Poésie fantaisiste et presque enfantine

6 etoiles
Le titre est trompeur : on pourrait s’attendre à une poésie qui cherche donner voix à la présence muette des plantes et des animaux, à tous les êtres humbles qui vivent à nos côtés et dont la parole silencieuse, inaudible et étouffée par le brouhaha du monde, deviendrait soudain perceptible dans la bouche du poète…...

couverture

Les poèmes de Sabine Sicaud de Sabine Sicaud

critiqué par Eric Eliès - (45 ans)

Poèmes d'enfance... et de douleur

8 etoiles
Sabine Sicaud fut célèbre en son temps en raison d’une précocité extraordinaire qui lui valut d’être surnommée le poète-enfant. Son unique recueil, publié en 1926 avec une préface d’Anna de Noailles qui l’avait découverte à l’occasion des Jeux Floraux, s’intitulait d’ailleurs « Poèmes d’enfant ». Elle mourut en 1928, alors qu’elle avait à peine 15...

couverture

Le musée de la girouette et du ventilateur de Eric Dejaeger

critiqué par Débézed - (Besançon - 72 ans)

Poésie cocasse

7 etoiles
« Au musée de la girouette et du ventilateur les visiteurs se voient offrir un cache-nez à l’entrée Le conservateur avait remarqué que de nombreuses personnes s’enrhumaient durant la visite. … » Le Barde du Pays noir qui hante les lieux, aurait-il, tel un M’Bappé des espaces d’exposition, enrhumé tous les visiteurs avec ses poèmes tous plus cocasses les uns que les...

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Dix poèmes + six de Ernest Hemingway

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 52 ans)

«Et le vers amoureux, ils doivent bien avoir fini quelque part».

5 etoiles
«L’INEXPRIMABLE» (mars 1917) Quand les insectes de juin faisaient des cercles Autour de l’arc électrique au coin de la rue Et faisaient des ombres régulières sur le sol ; Quand tu te promenais pieds nus Dans la lumière sombre et chaude de juin Là où la rosée de l’herbe fraîche baignait tes pieds – Quand tu as entendu un banjo sonnant Sous...

couverture

Le village transparent de Claude-Henri Rocquet

critiqué par Eric Eliès - (45 ans)

Etre dans la présence du monde

10 etoiles
La poésie française contemporaine est riche de trésors et d’auteurs injustement méconnus. Je viens de découvrir Claude-Henri Rocquet avec ce petit recueil qui fait entendre une voix discrète, dont les accents à la fois poignants et sublimes m'ont irrésistiblement fait songer à Jean Le Mauve et à Robert Momeux. L’amour envers le monde, qui irrigue...

couverture

Sornets de Eric Dejaeger, André Stas, Jean-Paul Verstraeten (Dessin)

critiqué par Débézed - (Besançon - 72 ans)

Pas de la roupie de sansonets

9 etoiles
Grand format, jaquette, papier glacé, sur les pages de gauche : cent sonnets, cent sonnets formant chacun un acrostiche, sur les pages de droite : cent superbes illustrations en noir et blanc de Jean-Paul Verstraeten, le tout constituant un très bel objet d’édition qui sera un jour un ouvrage de collection recherché par les bibliophiles....

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Label Ventriloquie de Samuel Rochery

critiqué par A_guessinot2 - (47 ans)

...

9 etoiles
Rochery utilise à plusieurs reprises, dans ses livres, le terme de vumètre pour qualifier les vers. Label Ventriloquie, 2018, propose des vumètres à colorier : des rectangles vierges en lieu et place de lignes d’écriture, p. 74. Ça me confirme sur un point : la musique qu’on trouve dans les livres de poèmes de Rochery...

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Hétéronymes de Pentcho Slaveikov

critiqué par Reginalda - (lyon - 52 ans)

Des poèmes entre histoire bulgare et thématique universelle

10 etoiles
À l'approche du Printemps des poètes, les éditions du Cygne ont publié le premier livre de Pentcho Slaveïkov (1866-1912) disponible en français. Il est traduit et préfacé par Denitza Bantcheva, ancienne lauréate du Prix Claude Sernet, qui est aussi la principale traductrice d'un autre grand poète bulgare, Nikolaï Kantchev (1936-2007). Hétéronymes est un recueil qui permet...

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Le Porche du mystère de la deuxième vertu de Charles Péguy

critiqué par Maranatha - (47 ans)

Péguy ce grand oublié.

10 etoiles
Péguy est à mon humble avis injustement oublié. C'est une grave erreur. Sa pensée est fulgurante, touchante, et serait bénéfique à notre société. En fait non je comprends pour quelle raison il n'est quasiment plus lu, notre société se fout du sacré, du devoir, du mysticisme et de la foi. Peut-être que le jour viendra...