Théâtre et Poésie => Poésie (1211 livres critiqués)

Théâtre, Poésie

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couverture

L'équinoxe des couleurs de Anca Eliès

critiqué par Eric Eliès - (46 ans)

Evocation onirique d'un pays de montagne et d'hiver et des métamorphoses du langage

10 etoiles
Il n’est pas aisé de présenter un ouvrage dont on connaît presque tous les secrets et qu’on a vu naître et grandir au fur et à mesure de l’accumulation des pages manuscrites, couvertes d’une écriture paradoxale perçant le blanc de la page : mots aux lettres serrées et nerveuses et grands intervalles entre les mots,...

couverture

Comment dire ce peu de Claude Kottelanne

critiqué par Eric Eliès - (46 ans)

Recueil d'une grande densité, méditatif et contemplatif, bruissant d'une vie secrète

9 etoiles
Les éditions de l’Arbre, que j’ai découvertes il y a quelques années en même temps que l’œuvre de Jean Le Mauve, publient peu et à peu d’exemplaires mais leur catalogue est riche de quelques textes merveilleux, notamment certains recueils d’Ilarie Voronca (poète roumain qui s’exila en France dans les années 30) qui étaient devenus introuvables...

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Le Singe et l'épouvantail de Pierre Senges, Albertine (Dessin)

critiqué par Jeanne60 - (22 ans)

Les fables de La Fontaine revisitées

8 etoiles
En 2021, on fête le 400e anniversaire de la naissance de La Fontaine dont un musée à Château-Thierry entretient la mémoire. Les aventures d’un singe et d’un épouvantail sont le prétexte pour introduire à espace régulier diverses fables dans un langage adapté à des enfants de moins de dix ans. Il s’agit donc d’une réécriture avec...

couverture

La boussole des rêves de Jean-Jacques Marimbert

critiqué par Débézed - (Besançon - 73 ans)

Paix et sérénité en mots et en images

8 etoiles
La première chose que j’ai vue en prenant ce recueil, après la qualité de l’édition, c’est la sérénité qui se dégage aussi bien des personnages des douze dessins, en noir et blanc, à la mine de plomb, qui l’illustrent que celle qui se dégage des textes. Sérénité, quiétude, irénisme, paix, calme et beauté sont les...

couverture

Trois clefs pour voir de Henri Corbin

critiqué par Eric Eliès - (46 ans)

Une poésie énigmatique et envoûtante

9 etoiles
Cette plaquette poétique d’Henri Corbin, poète martiniquais qui semble avoir publié une grande partie de son œuvre à compte d’auteur au Vénézuela chez La Ceiba, est aussi énigmatique que son titre, qui reprend le titre d’un des poèmes centraux du recueil sans livrer la moindre réponse. Trois clefs pour voir : quelles clefs ? Et...

couverture

Oh, et puis zut ! de Iocasta Huppen

critiqué par Débézed - (Besançon - 73 ans)

Une année en senryus

8 etoiles
Comme le souligne l’éditeur dans la quatrième de couverture, ces poèmes brefs ressemblent étrangement à des haïkus, ils en ont la forme mais pas le contenu. Les Japonais les nomment « senryu », ils ont pour sujet principal les faiblesses humaines avec ou sans une référence à la saison. Iocasta Huppen, grande spécialiste des poèmes...

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Antilles-Guyane : Anthologie de poésie antillaise et guyanaise de langue française de Jacques Rancourt

critiqué par Eric Eliès - (46 ans)

Une anthologie remarquable, permettant de découvrir une poésie exigeante et très engagée

9 etoiles
Le seul mot d’outre-mer (appellation que j’emploie malgré ses connotations déplaisantes de centralisation hexagonale) suscite immédiatement toute une imagerie mentale de plages immenses, de ciel bleu, de grandes fleurs odorantes, de couleurs chatoyantes, etc. Ces clichés de cartes postales sont des reflets, très superficiels et même assez trompeurs, de la réalité de ces territoires (petits...

couverture

L'écart qui existe de Olivier Vossot

critiqué par Débézed - (Besançon - 73 ans)

Nostalgie du grand-père

9 etoiles
Albane Gellé, rappelle dans sa jolie préface que « Ce deuxième livre prolonge le premier, il est de nouveau adressé au grand-père… ». Comme je n’ai pas eu le plaisir de lire ce premier opus, je me suis réfugié dans les vers, tout de légèreté, de ce second recueil où j’ai trouvé : la douceur...

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Mémoire cash de Jean-Jacques Nuel

critiqué par Débézed - (Besançon - 73 ans)

La vie par les deux bouts

7 etoiles
« Après avoir sacrifié / près d’un demi-siècle /à la prose » - il semble bien que ce fut un véritable sacrifice – Jean-Jacques Nuel revient à la poésie pour s’immerger dans une cure de nostalgie en évoquant : son enfance à Lyon, sa gare, peut-être aussi la Gare de de Lyon à Paris, son...

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Dans les roues de Bruno Fern

critiqué par Débézed - (Besançon - 73 ans)

A bicyclette ...

7 etoiles
Bruno Fern fait partie de ces écrivains qui travaillent assidûment à la recherche de formes nouvelles d’expression afin de proposer des textes à entrées multiples, des textes qui permettent à chaque lecteur de trouver, en fonction de sa culture, de sa formation et de ses acquis divers, un sens personnel aux textes qu’il leur dédie....

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Brûler brûler brûler de Lisette Lombé

critiqué par Nathavh - (56 ans)

Magistral

10 etoiles
Envoûtée je suis Par ces textes puissants Qui touchent en plein coeur Par ces voix Par ces cris D'amour De résistance De rage De révolte D'appels au secours Une poétesse debout, Princesse du slam Qui revendique Qui témoigne Qui parle vrai Dénoncer Ecrire Ressentir Brûler Militer Brûler Ecouter Percuter Brûler Se vider de sa colère Se remplir Vibrer Jouir Féministe Réaliste Anti raciste Une poétesse debout, Princesse du slam Tes mots sont durs Tes mots sont doux Tu nous parles de la violence - sociétale - conjugale - sexiste - capitaliste - ethnique -...

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Là où s'étreignent les silences de Anne-Marielle Wilwerth

critiqué par Débézed - (Besançon - 73 ans)

La musique du silence

8 etoiles
En haut à gauche (en pensant à Erri de Luca) de chacune des pages de ce recueil : un quintil, deux ou trois mots par vers, rarement plus, une extraordinaire économie de mots pour évoquer la mer, les champs et les prés, les rivières, un monde presque vide, originel, peuplé seulement de quelques petits animaux...

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Ca, qui me poursuit de Sylvie Durbec

critiqué par Débézed - (Besançon - 73 ans)

fils de mon fils

8 etoiles
Dans ce recueil Sylvie Durbec propose une poésie très libre où les vers ne sont parfois qu’un seul et unique mot. Pendant ma lecture, j’ai eu l’impression, mais je peux me tromper, que sa plume suivait le cheminement de sa pensée qu’elle matérialisait par quelques mots, une phrase complète, quelques phrases très courtes, même un...

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Dans le refuge de la lumière de Martine Rouhart

critiqué par Débézed - (Besançon - 73 ans)

Dans la clarté du silence

7 etoiles
Après avoir lu ce recueil de poésie arachnéenne où quelques mots seulement posés délicatement, deux ou trois par vers … pas plus, disent la quiétude, le calme, la sérénité d’un monde irénique, un monde qui ne connaitrait ni le bruit, ni l’agitation, aucune des perturbations qui le transforment en une ruche affolée par des envahisseurs...

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Lire un jardin: (l'aube viendra-t-elle) de Jean-Claude Martin

critiqué par Débézed - (Besançon - 73 ans)

Irénisme horticole

8 etoiles
C’est le troisième recueil de Jean-Claude Martin que je lis cette année, c’est un auteur prolifique et talentueux qui a séduit différents éditeurs (Gros textes, Le Merle moqueur, Tarabuste éditeur, Les carnets du dessert de lune, pour les ouvrages que j’ai lus) et qui m’a séduit moi aussi comme lecteur. Après avoir écrit une encyclopédie...

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Noms prénom de Xavier Dandoy de Casabianca

critiqué par Eric Eliès - (46 ans)

Interrogation sur la vie et le rapport au temps

8 etoiles
Cette petite plaquette au format d'un carnet de notes, dont la jaquette présente une sorte d'intrigante et très belle nature morte (à la fois nocturne et marine), a été minutieusement composée et imprimée, avec une division à mi-volume marquée par l'usage de différentes polices de caractère. Il contient également un poème visuel, forme inventée par...

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Entre ici et là de Amir Or, Sylvie Deparis (Dessin)

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 53 ans)

«Et écris en moi un nouveau poème sur la table de ton cœur».

10 etoiles
«Ne demande pas» La surface sous la page, appelle-la table. Les mots, ne demande pas comment ils sont arrivés. Regarde le monde des feuilles. Nomme-le arbre. Sur la feuille du matin une goutte de rosée étincelle. Ne demande pas comment, demande d’où. La forme des choses est la forme de l’œil. La «Couronne d’or» 2020 de la ville de Struga (Macédoine du...

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Migraine de l'âme : Jeux de mots contre les maux du Je de Farrah Lee

critiqué par Farrah - (50 ans)

À fleur de peau-ésie...

8 etoiles
Déjouer les maux entêtants, en les détournant, que du bon sens ! Ce jeu console bien des âmes, surtout celles si sensibles à la musique des mots. Une dose de poésie et quelques traits d’esprit, c’est l’élixir rêvé pour soigner ces maudites céphalées. C’est tout le propos de cet ouvrage en prose, qui propose une...

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Partition noire et bleue : (Lémistè 2) de Monchoachi

critiqué par Eric Eliès - (46 ans)

Une poésie à la langue métissée extrêmement inventive, âpre et sauvage comme une expérience des limites

10 etoiles
Jusqu'à il y a peu, je ne connaissais Monchoachi, pseudonyme d'un poète martiniquais, que par quelques poèmes de "l'espère-geste" repris dans la riche (malgré sa petite taille au format poche) anthologie de la poésie caribéenne parue chez "Le temps des cerises". J'avais remarqué un ton, entendu une voix mais ce sont des mots très élogieux...

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Poésie et réalité de Roberto Juarroz

critiqué par Phil SMT - (60 ans)

Chercher le paradoxe

8 etoiles
Poesia y realidad est un recueil d'essais sur l'art poétique qui éclaire la lecture de la poésie de Roberto Juarroz et sa conception esthétique fortement influencée par Antonio Porchia, Nietzsche, Novalis et Héraclite : un art de l'impossible pour dépasser tous les simulacres. Ainsi, la poésie aphoristique de Juarroz vise l'absolu en écartant toute dérive...

couverture

La proximité de la mer: Une anthologie de 99 poèmes de Jorge Luis Borges

critiqué par Phil SMT - (60 ans)

Deviner ses rivages

10 etoiles
C'est par le poème que Borges entamera et finira son oeuvre. La proximité de la mer est un recueil d'une magie murmurée, une poésie coquillage où la proximité des mots se grave sur le sable. Une révélation en attente qui donne à l'esthétique de Borges élans vibratoires, plaisir palpable, méditative saveur, tigres et couteaux, quelques...

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Chant général de Pablo Neruda

critiqué par Phil SMT - (60 ans)

Un authentique chef d'oeuvre

10 etoiles
Ce vaste chant riche de 230 poèmes, texte majeur de Pablo Neruda, écrit dans la clandestinité et l'exil, imprime un souffle lyrique et épique aux conflits sociaux et politiques de l'Amérique Latine et à la prise de conscience du poète sur les sans voix de ce sous-continent. Chant général donne une remarquable dimension littéraire à...

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Capitaine d'Octobre de Sophie Chalandre

critiqué par Phil SMT - (60 ans)

Capitaine d'Octobre

10 etoiles
Recueil de poèmes SELECTION CONCOURS OCTOBRE ROSE 2015 L'octobre en rouille et les trous dans les feuilles et les filles qui portent leur trouille comme d'autres rouleraient leurs étés fanés. Des femmes, des hommes, un thème pour qui aime. Dans ce recueil, chacun a déposé soleils et coeurs de fleurs. Echappées nocturnes, sang d'églantine, regard jonchés, échardes...

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C'est une chose sérieuse que d'être parmi les hommes de Leslie Allan Murray

critiqué par Eric Eliès - (46 ans)

Une poésie très descriptive, mais profondément subjective, qui devient émouvante quand elle se confronte à la mort et à la religion

8 etoiles
Curieusement, le poète australien Les Murray, qui semble très connu et même célébré dans le monde anglo-saxon, n'avait jamais été traduit en français. Cette anthologie de poèmes choisis, présentés et traduits par Daniel Tammet, comble en partie cette lacune en offrant au lecteur une perspective sur quatre décennies d'écriture, de 1965 (The Ilex tree) à...

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Clairières du temps de Henri Corbin

critiqué par Eric Eliès - (46 ans)

Poèmes caraïbes d'une grande densité, pleins de jeux d'ombres pour évoquer l'éphémère beauté des choses et des êtres

9 etoiles
Dominée par les figures tutélaires d'Aimé Césaire (dont j'ai présenté sur CL le recueil "Moi laminaire") et d'Edouard Glissant, la poésie occupe une place éminente dans la littérature antillaise, et même au-delà quand on songe à l'importance des auteurs des Caraïbes qui ont marqué la poésie française en l'enrichissant d'un rapport au monde singulier, où...

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Comme un derviche emporté dans un ciel d'été de Montaha Gharib

critiqué par Débézed - (Besançon - 73 ans)

Prière pour un amour impossible

8 etoiles
Montaha Gharib est une auteure libanaise née à Baalbeck dans la plaine de la Bekaa plus connue aujourd’hui pour les conflits sanglants qui s’y déroulent encore au XXI° siècle que pour la riche histoire que la cité vit depuis plus de quatre millénaires. Une telle profondeur historique marque sans conteste les populations qui se succèdent...

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Les Médailles d'argile de Henri de Régnier

critiqué par Alceste - (Liège - 59 ans)

La ligne des médailles et la chair de l'argile

9 etoiles
Sonnets pour la plupart, écrits majoritairement en alexandrins, ces poèmes évoquent le pays des héros et des dieux, une Arcadie où les émois des hommes, leurs travaux et les dons de la nature sont ramenés à leur essence, ce qui constitue finalement la raison d’être de la poésie. Ce qui ...

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Le cristala des jours de Marcelle Pâques, Claude Donnay (Dessin)

critiqué par Débézed - (Besançon - 73 ans)

Le bonheur ça se mérite

7 etoiles
Le bonheur c’est la vie, c’est fragile, alors quand on aime la vie comme Marcelle Pâques on le chérit, on le bichonne, on le câline, on le déguste à petites gorgées doucement pour le faire durer le plus longtemps possible. Claude Donnay dans sa préface écrit que « Ce recueil est un hymne à la...

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L'âme à Deshusses de Patrick Boutin, Simon Deshusses (Dessin)

critiqué par Débézed - (Besançon - 73 ans)

En images et en vers

7 etoiles
« Aujourd’hui m’est venue une idée : devenir à mon tour illustrateur ! En effet, pourquoi ne pas tenter de saisir en poèmes certains dessins fulgurants de Simon, jeté sur le papier comme à la mer… ? ». Patrick a fait la connaissance de Simon sur la Toile, il a découvert ses dessins, les a...

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Ô toi qui le savais de Jean-Claude Martin

critiqué par Débézed - (Besançon - 73 ans)

Il reste la poésie

7 etoiles
« Les cuisses dans l’herbe appartiennent à deux jeunes filles… », « Il y a de jolies cuisses dans les automobiles… », « Il y a de fort girondes personnes sur la plage… », « Elle a de jolies jambe et je n’écoute pas… », et les poésies en prose de ce charmant recueil enchaînent...

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La Planche de vivre de Collectif

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 53 ans)

ANTHOLOGIE POÉTIQUE PERSONNELLE DE RENÉ CHAR.

6 etoiles
«UNE VISION» Il est une heure de la nuit où le monde se tait, Et durant cette heure de prodiges et d'offrandes Le char volcanien de l'univers Roule à découvert dans le sanctuaire des cieux. Alors, chaos sur les eaux, la nuit se fait plus compacte ; La conscience oblitérée, tel Atlas, presse la terre noire, Et seule l'âme virginale de...

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Les Vies de Bout d'Ficelle de Collectif

critiqué par Eric Eliès - (46 ans)

Poésie sociale et engagée, témoignant des souffrances d'une vie devenue lutte pour la survie

8 etoiles
Ce petit livre rassemble des textes écrits en 2008, dans le cadre d’un atelier d’écriture, par des personnes accueillies à la maison de solidarité de Gennevilliers (un des refuges de la fondation Abbé Pierre). Petits paragraphes en prose ou poèmes en vers libres, les 41 textes qui composent le recueil sont souvent si bien rédigés...

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La nuit, tous les éléphants sont gris ! de Dirk Diederich

critiqué par Débézed - (Besançon - 73 ans)

Déambulation ferroviaire à Bruxelles

7 etoiles
L’opus 85 de la collection Bruxelles se conte de Maelström a été confié à un auteur germano-belge grand voyageur qui a séjourné sous bien des latitudes avant de poser son sac à Bruxelles qu’il raconte comme un voyage en train. Son récit est comme un convoi ferroviaire, il visite des gares, il embarque des voyageurs,...

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Poèmes de Albertine Sarrazin

critiqué par Eric Eliès - (46 ans)

Une poésie vivante et rebelle, incandescente à l'éclat d'étoile filante

9 etoiles
Il est impossible de lire Albertine Sarrazin, morte en 1967 à 29 ans après une adolescence marquée par la fugue, la prostitution, la délinquance (allant jusqu'à tentative de braquage avec une arme volée à son père adoptif, médecin militaire) et la prison pour mineurs sans songer au livre (que j’avoue n’avoir pas lu mais le...

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Moi, laminaire... de Aimé Césaire

critiqué par Eric Eliès - (46 ans)

Le chef d'oeuvre de la maturité

10 etoiles
Dans les années 40, Aimé Césaire fit une entrée fracassante en littérature avec « Cahier d’un retour au pays natal », qui le consacra comme une voix majeure de la poésie (proche du surréalisme) et de la négritude dont il fut un porte-parole militant (de même que Léopold Sédar Senghor, avec lequel il partage la...

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Nos rêves sont priés de prendre une douche froide de Benoît Jeantet

critiqué par Nathafi - (SAINT-SOUPLET - 54 ans)

Lutte permanente

7 etoiles
Benoît Jeantet nous offre ce recueil dans la Collection "Paroles de Poètes", chez Jacques Flament Editions. La mélancolie et le lâcher prise semblent être les maîtres mots de cet ouvrage. Ces rêves et pensées, présentés en segments parfois ambigus, révèlent un esprit tourmenté, une âme désabusée, pleine de ressentiment, plongeant le lecteur dans l'intime et les blessures...

couverture

Bartolomeo in cristu de Stefanu Cesari

critiqué par Eric Eliès - (46 ans)

Des poèmes comme des pierres choisies pour bâtir une chapelle où la mémoire se recueille et s'interroge

10 etoiles
D’emblée, avant même la lecture, ce petit recueil de poèmes écrits dans une prose bilingue en corse et français, frappe par la singularité de sa mise en page, qui joue à la fois sur la disposition du texte et sur l’omniprésence d’une couleur mêlant le rouge du sang et l’ocre de la terre. Livre de petit...

couverture

Nuages et vestiges de Liliane Schraûwen

critiqué par Débézed - (Besançon - 73 ans)

Poèmes de deésespoir

7 etoiles
Dans des vers aussi libres que le vent, empreints d’un romantisme lyrique, Liliane Schraûwen chante sa ville, les arts, le patrimoine, la nature, …, tout ce qui l’entoure, tout ce qui pourrait faire de Bruxelles la plus belle des villes pour les touristes, la plus romantique pour les amoureux, la plus enchanteresse pour la poétesse...

couverture

Poème à la durée de Peter Handke

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 53 ans)

«Et que tu entends la porte de la maison qui s’ouvre, signe du retour, toi le plus sensible au bruit de tous ceux qui sont sensibles au bruit…».

6 etoiles
«et j’ai pu alors cerner ce sentiment de la durée – où dresser l’oreille devient événement, où comprendre devient événement, où être saisi devient événement, où être rattrapé devient événement. Rattrapé par quoi ? Par un soleil supplémentaire, par un vent rafraîchissant, par un seul accord sans bruit qui remet en place et unit les sons désaccordés.» Peter HANDKE poète? Et… Oui! Mais,...

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Po'aime-moi de Jasmine Nguyen

critiqué par Débézed - (Besançon - 73 ans)

Destruction de la nature

7 etoiles
J’ai reçu les premiers vers de ce recueil comme on ressent une légère brise vespérale un soir de canicule, comme on boit une menthe à l’eau sur une terrasse ombragée, … ces vers frais, légers, arachnéens, libres comme l’air dans le feuillage apaisaient mon cœur et mon corps. Et, puis quelque chose a attiré mon...

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Poésie brève d'influence japonaise: Atelier d'écriture et poèmes choisis de Iocasta Huppen

critiqué par Débézed - (Besançon - 73 ans)

Du haïkus au gogyoshi

6 etoiles
Iocasta Huppen est une « haïjin » confirmée (terme japonais qui désigne une personne qui écrit des haïkus), elle est même experte en la matière, constatant la confusion qui règne dans ce domaine, elle a rédigé ce livre pour définir clairement les différentes formes de poésie brève d’influence japonaise éditées partout dans le monde maintenant....

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Bryxxel de Ziesemer Katinka

critiqué par Débézed - (Besançon - 73 ans)

Jeu de langues

7 etoiles
Katinka, elle jongle en équilibre sur la corde tendue de son langage ancrée une extrémité à Stockholm et l’autre à Fribourg-en-Brisgau, avec ses deux langues, le suédois et l’allemand, avec le langage qu’elle essaie d’inventer, les mots qu’elle ajoute les uns aux autres à travers ses diverses langues car à ses langues maternelles et paternelles...

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Musset : Poésies complètes de Alfred de Musset

critiqué par Cédelor - (Paris - 49 ans)

Les oeuvres poétiques complètes d'Alfred de Musset, esthète romantique et plus encore

8 etoiles
J’avais déjà lu plusieurs des meilleurs poèmes d’Alfred de Musset, dont « La nuit de mai » faisait partie de ce qui m’avait le plus impressionné. Alors le jour où j’ai tenu dans mes mains l’édition de La Pléïade des œuvres complètes d’Alfred de Musset, je n’ai pas hésité, je l’ai emporté et je l’ai...

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L'instant d'après de Max Alhau

critiqué par Eric Eliès - (46 ans)

Vers l'instant premier

9 etoiles
Ce recueil de courts poèmes en prose, très joliment imprimé sur un beau papier épais, impose une seconde lecture pour pénétrer l’étrangeté d’une marche en forme d’errance. Ce qui semblait être une promenade en bord de mer, à travers landes et falaises, dans l’éclat d’une lumière ambigüe, se transfigure peu à peu en paysage symbolique...

couverture

Journal des lisières de Alhama Garcia

critiqué par FROISSART - (St Paul - 73 ans)

La critique de Patryck Froissart

10 etoiles
Cet ouvrage original d’Alhama Garcia est l’occasion d’une triple découverte : celle d’un poète inspiré, celle d’un genre rarement pratiqué de façon globale en francophonie, et celle d’une maison d’édition, Unicité, qui a le mérite de publier de la poésie, acte méritoire hélas peu, insuffisamment, voire aucunement pratiqué par les grandes maisons d’édition. L’art exclusivement pratiqué...

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Telluries - 99 Tanka de Alhama Garcia

critiqué par FROISSART - (St Paul - 73 ans)

La critique de Patryck Froissart

10 etoiles
Le tanka est une forme poétique lyrique japonaise classique de 31 syllabes sur l'ensemble d'un tercet et d'un diptyque, avec alternance 5-7-5 7-7. Le tanka est donc construit en deux parties, la seconde venant conforter la première. Un tanka soucieux du respect des règles originelles doit marquer une légère pause entre les deux et ne traiter...

couverture

En Raison du Mauvais Temps, Dansons ! de Céline De Bo

critiqué par Débézed - (Besançon - 73 ans)

Faire le deuil

8 etoiles
Ils étaient jeunes, ils ne savaient pas la vie, la vie qu’on donne et qui peut s’enfuir. « On était bête avec ton père…. ». L’enfant est arrivé mais il n’est pas resté. « Tu n’avais que quelques jours. On n’a pas eu le cœur à surmonter l’épreuve ensemble ». « Quand tu tombes amoureuse...

couverture

Poésies complètes 1912-1924 : Du monde entier. Dix-neuf poèmes élastiques. La guerre au Luxembourg. Sonnets dénaturés. Poèmes nègres. Documentaires de Blaise Cendrars

critiqué par Tistou - (64 ans)

Avec une belle préface de Paul Morand

7 etoiles
Oui, une très belle préface de Paul Morand, éclairante sur le Paris des années 20, comparaison avec le Londres de la même époque, et la trajectoire du jeune Blaise Cendrars dans ce Paris là. Extrait : [i] »Picasso et Cendrars, tous deux sont partis du « Lapin agile » et du « Bateau lavoir » pour...

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Arbres d'hiver précédé de La Traversée de Sylvia Plath

critiqué par Septularisen - (Luxembourg - 53 ans)

«Et j'aime ta stupidité, Son miroir aveugle où je plonge mon regard, Pour n'y voir que moi, et ça te fait rire.»

8 etoiles
C'est toujours délicat de faire la recension de la poésie d'une icône, dont la renommée ne cesse de s’étendre, au point qu’elle est l’objet d’un véritable culte aux États-Unis. Disons simplement que «La Traversée» se compose de trente-quatre poèmes et «Arbres d’hiver», de dix-huit. Comme pour le recueil «Ariel», publié en 1965 (et ici sur...

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Un poil dans l'âme de Jean-Michel Robert

critiqué par Eric Eliès - (46 ans)

Eloge de la paresse

8 etoiles
Cette petite plaquette de 45 poèmes aux accents d’aphorismes, est un petit bijou finement ciselé de poésie et d’humour. Ces poèmes très courts (qui ne demandent pas un grand effort de lecture, comme si l’auteur avait eu le souci de respecter le poil dans l’âme du lecteur !) sont de petites variations sur la...