La colline du mauvais conseil
de Amos Oz

critiqué par Aaro-Benjamin G., le 31 juillet 2012
(Montréal - 48 ans)


La note:  étoiles
L’acharnement patriotique
Ce livre n’est pas un roman mais un regroupement de trois textes portant sur le même thème, disons sur la même période. Celle du début de la jeune histoire d’Israël alors que les britanniques terminaient leur mandat en Palestine (1946-47) et la peur de l’isolement hantait le peuple hébreu. Ces textes sont aussi reliés de façon ténue par un personnage de jeune garçon. Le nationalisme prend toute la place et s’exprime à travers le quotidien d’une famille en premier lieu, puis par la résistance et enfin l’organisation collective pour expulser les occupants.

La séquence des textes suit une logique dans le temps, par contre c’est le premier qui est le plus intéressant, car il nous plonge au cœur des mœurs de l’époque. Le dernier, sous la forme de long monologue est aride et ennuyeux. L’ordre inverse aurait été préférable.

Si l’attachement à la terre est un sentiment louable, la manière dont Oz le présente dans ses nouvelles ne va pas au-delà de la paranoïa maladive. Les métaphores, les événements, le moindre détail tourne autour de l’activisme silencieux, la bataille contre l’envahisseur. Une touche d’humour vient parfois alléger le propos mais cela n’est pas suffisant. J’ai avancé péniblement dans cette mélasse politique répétitive pour en sortir affreusement déçu par le manque d’humanisme et de finesse.