La maison du silence
de Orhan Pamuk

critiqué par Bernard2, le 5 juin 2014
(ARAMITS - 68 ans)


La note:  étoiles
Déçu
Une vieille dame, une vieille maison, dans une station balnéaire en Turquie, au milieu des années 70. On y croise un nain, qui veille sur la vieille dame. Et cet été, comme chaque année, arrivent les petits-enfants.
Chaque personnage devient tour à tour narrateur au fil des différents chapitres. Les sujets sont divers : l'histoire de la Turquie , le conflit des générations, l'appel vers les pays occidentaux, le nationalisme. Mais aussi le repli sur le passé, ou les conflits familiaux.
Malheureusement, tout ceci est noyé sous des flots de palabres inutiles, sans véritable intérêt. Avec trop souvent des phrases interminables, qui n'apportent rien. Ce qui rend en définitive la lecture fastidieuse, et qui m'a plutôt déçu.
A LA RECHERCHE DE L’OCCIDENT PERDU 8 étoiles

Une famille, demeurant dans un petit port turc éloigné d’Istanbul, dans laquelle le grand-père a décidé de consacrer les années qui lui restent à vivre à écrire une encyclopédie dans l’espoir de sortir ses contemporains de l’obscurantisme.
Cet homme finira par se demander si la Turquie n’aurait pas dû carrément se convertir au christianisme pour devenir un pays moderne et occidental.
Livre au style ciselé. Écriture profonde, parfois ardue, mais puissante, Orhan Pamuk s’interroge sur l’échec de l’occidentalisation de la Turquie. Dans les années vingt, Mustafa Kemal Atatürk, le premier président de la Turquie en 1923, tenta par des réformes audacieuses de moderniser et d’occidentaliser la Turquie. Il fera adopter les codes vestimentaires européens, abandonnera l’alphabet arabe pour l’alphabet latin, rendra l’école obligatoire, mixte et laïque, obligera à la scolarisation des filles, réduira l’influence de l’islam sur la sphère publique, supprimera le califat, etc…
Un livre talentueux et prégnant..

Chene - Tours - 47 ans - 16 septembre 2015