Kumulus, Nondedieu et mon plaisir de spectateur… à Chalon dans la rue 2019 !

La compagnie Kumulus, pour ceux qui suivent le festival Chalon dans la rue depuis quelques années, fait partie des grandes compagnies, celles qui offrent de grands spectacles, celles qui ne déçoivent pas le public… même si on n’est jamais obligé de tout aimer, les arts de la rue, c’est quand même la grande liberté des spectateurs !

Mais, disons-le clairement, si j’ai choisi jeudi matin de commencer par le spectacle Nondedieu de la compagnie Kumulus ce n’est pas en raison du passé. Les pendus et Silence encombrant sont bien installés dans ma mémoire et ils n’avaient pas besoin ni de compagnie ni de confirmation… Mais, quand un jour de canicule une compagnie joue à 9h30 du matin, avouons que c’est tentant de commencer avec elle cette première journée de festival…

D’accord, même entre 9h30 et 11h00, il a fait très chaud et si le public a chaud, on peut vous garantir que les acteurs, eux aussi, ont eu très chaud. Évacuons donc cette température et passons au spectacle !

Pour moi, cela n’engage que moi, il peut y avoir deux façons de voir ce spectacle étonnant et décapant ! Soi, on part de l’idée que nous allons assister à un spectacle de vieux artistes qui relèvent le défi de faire vivre un cirque alors que tous devraient être à la retraite… Ou, on peut aussi faire abstraction de l’âge des artistes et imaginer que ce spectacle va nous faire toucher l’envers du décor du cirque, l’humanité ancrée au fond de chaque artiste… Dans les deux cas, une forte imprégnation contemporaine qui rend le spectacle profond et finalement assez désespérant… L’artiste qui joue son rôle, c’est aussi chaque humain qui vit sa vie…

Oui, je sais, cela va vous sembler assez conceptuel et presque philosophique… mais c’est ainsi que j’ai vécu le spectacle…

Pour être plus léger, plus festif et proche du spectacle, on peut aussi vous dire que vous allez prendre place devant une scène particulière qui vous présentera au départ une face de la vie – que dis-je du spectacle – puis, sans que vous ayez à bouger l’autre face. En effet, c’est comme si le spectacle était composé de deux spectacles identiques, mais une fois vous voyez le spectacle, une fois la vie dans les coulisses, pile et face pour le même prix !

Je n’ai pas envie de vous en dire trop si ce n’est que c’est prenant, fascinant, triste parfois, burlesque bien souvent, drôle et fin, lourd et désespérant… bref, c’est comme la vie, quoi !

Je ne peux que vous conseiller ce spectacle hors normes, c’est au stade Garibaldi, demain jeudi soit à 9h30 soit à 19h00… Attention, la compagnie ne sera pas là samedi ni dimanche !

Ouverture populaire et officielle de Chalon dans la rue 2019 !

Porteurs d’eau, de l’eau au moulin, chaine humaine, de l’eau de la Saône jusqu’au square Chabas… Sur le papier, je n’étais pas convaincu par ce projet d’ouverture du 33ème festival Chalon dans la rue… Mais, comme toujours depuis plus de 20 ans, je n’allais pas ma laisser embarquer par des sentiments sans tester de façon factuelle ! Mercredi soir, comme de très nombreux Chalonnais, je suis allé au Port Villiers participer à cet évènement festif et participatif…

Parfois le concept peut être simple, pour ne pas dire simpliste, et la réalisation étonnante et pleine de richesses. Ce fut le cas ce soir d’ouverture du festival car le public a joué le jeu, a répondu présent avec ses gamelles, ses verres, ses bouteilles… L’eau est passée de l’un à l’autre et on a pu voir dans les participants des Chalonnais – commerçants, politiques, ambassadeurs du festival, citoyens ordinaires de tous les âges – avec à leurs côtés des artistes, des professionnels de la culture, des médias, des festivaliers extérieurs à la ville… La chaine allait de la Saône au square Chabas, Place des publics pour la durée du festival…

Tout le long de cette chaine humaine, des animations artistiques ont permis des pauses, des interludes, des respirations…

Franchement, c’était humain, participatif, festif, sympathique et bien agréable à suivre, à vivre… Quant à l’arrivée au square Chabas, il y avait là une dégustation de nouilles chinoises au bouillon pour tout le monde, de quoi dynamiser et inaugurer ces quatre jours de fête et de festival…

Longue et belle vie au 33ème festival Chalon dans la rue !

Quand la danse nous transporte au paradis…

La soirée d’hier soir, vendredi 15 février 2019, à l’Espace des arts de Chalon-sur-Saône, avait des relents de saveurs paradisiaques. Enfin, pour ceux qui croient qu’il existe bien un paradis… Pour les autres, parlez de vos rêves les plus fous, de vos fantasmes de bonheur, de vos espérances de sérénité et autre plénitude… Moi, j’ai toujours envie de croire que le paradis existe et je me demande parfois s’il ressemble à une magnifique bibliothèque, à un repas gastronomique, une symphonie tumultueuse ou un ballet magistral ! Hier soir, j’ai comme compris que ce pouvait être un ballet, s’il venait de Lorraine, bien sûr !

En effet, la venue du CCN-Ballet de Lorraine à l’Espace des arts restera dans la mémoire d’une grande partie du public car les chorégraphies étaient de qualité – Twyla Tharp et Merce Cunningham – et l’exécution sous la direction de Petter Jacobsson à la limite de la perfection. C’est d’ailleurs cette perfection – ou son approche – qui m’a fait penser au paradis…

La première pièce, Sounddance, a donné immédiatement le tempo de la soirée. Difficile de vous dire ce que j’ai ressenti mais je vais essayer quand même… J’avais le sentiment de voir des être vivants – peut-être des animaux – tous différents en pleine action. Chacun donnait le sentiment de mener sa vie sur une musique surprenante, très contemporaine, de David Tudor. Ce compositeur américain est connu pour sa musique expérimentale, voire industrielle. Je fais partie de ceux qui aiment et donc je n’ai pas été surpris ni gêné, j’ai pu apprécier ce que chorégraphe et danseurs allaient pouvoir en faire… C’est alors que ce qui pouvait sembler de la danse individualiste ou chaotique a pris son sens… C’est un peu comme dans la jungle… Chaque animal mène sa vie, peut être admiré en tant que tel puis, l’heure venue, tous se dirigent vers l’eau du fleuve pour boire et on admire le collectif… c’est un peu ce que j’ai ressenti dans un premier temps…Puis, j’ai mesuré le rythme, la performance, la technique dont faisaient état les danseurs… Une merveille, tout simplement… Rapidement, même les moins sensibles à la musique n’avaient plus que d’yeux pour les danseurs et ce qu’ils réalisaient devant nous… Et quand le rideau tombe, on est là en se disant que l’on vient de vivre un évènement, quelque chose de particulier et que cette expérience va rester dans nos mémoires définitivement… et comme quand on regarde la nature, on ne garde pas un danseur ou un autre, un animal ou un autre, mais bien tout un ensemble magique et paradisiaque…

La seconde pièce m’a moins touché et m’a permis de reprendre des forces pour le ballet In the upper room, un moment étonnant avec une musique de Philip Glass spécialement écrite pour ce ballet. Et là, plus de doute j’étais bien au paradis…

Comment vous dire ce qui se passe lors d’un tel ballet… Premières notes, premiers mouvements, premières énergies et on quitte notre siège – pourtant de qualité depuis la rénovation de l’Espace des arts – et on atteint en quelques instant un nirvana lointain, magique, sacré, divin, inconcevable quelques minutes avant le lever de rideau… Ce n’est pas artistique, ni technique, ni physique, ni dynamique, ni fou, ni endiablé – tiens, pour un paradis l’image est osée ! – mais c’est tout cela à la fois et pendant 45 minutes on ne sait plus où donner des yeux, des oreilles, de la tête et du cœur… Tout s’enchaine, tout se voit, tout se dit, tout se montre et on absorbe tout sans en laisser une miette…Vous allez me dire avec raison, certainement, que la danse ne dit rien, qu’elle n’est pas si porteuse de sens, surtout quand elle contemporaine et je vous répondrais avec certitude que vous ne deviez pas être là hier soir à l’Espace des arts ! Car, hier, elle était tout cela et même plus !

Finalement, le plus difficile, ce fut de se retrouver dans son fauteuil et de se lever pour repartir dans le froid et dans la nuit… On était si bien au paradis !

Lanfeust, Didier Tarquin et Angoulême 2018

Il y a quelques années, sous la pression amicale, filiale et bien sympathique d’un de mes enfants, je plongeais dans la série Lanfeust de Troy. Le scénariste Christophe Arleston et le dessinateur Didier Tarquin étaient pour moi de grands inconnus et je n’avais pas beaucoup lu à cette époque d’Heroic fantasy !

Comme beaucoup de personnes de ma génération, j’avais lu quelques petites choses (je pense aux bandes dessinées Aria et Thorgal, au roman Le Seigneur des Anneaux…), j’avais joué à certains jeux de rôle (merci à la revue Jeux & stratégie) et je n’avais malgré tout aucune attente spécifique vis-à-vis de cette série dont trois tomes étaient déjà parus…

Ainsi donc j’entrais dans l’univers de Lanfeust de Troy ! Une série étonnante qui allait me convaincre, ainsi que toute la famille, probablement un peu comme la série des Aventures d’Astérix le Gaulois avait conquis toute la Gaule… Oui, une série avec de l’aventure, de l’humour, des références et des citations, des grands décors, des personnages extraordinaires, des situations époustouflantes… Et avec tout cela de la fantaisie c’est-à-dire une pointe de magie, des personnages mythiques, de l’imaginaire débridé… Bref tout et son contraire et, surtout, du bonheur pour le lecteur !Comme il existe probablement quelques personnes ignorant tout de cet univers, disons que Troy est un monde, un univers, une planète, où vivent des humains et de nombreuses créatures extraordinaires comme des trolls. Les humains ont des pouvoirs magiques très variés, ce qui fait la particularité de chacun, et les trolls sont des sauvages qui sont persuadés d’être très civilisés. Parmi les humains, il y a un certain Lanfeust, un apprenti forgeron, qui va découvrir qu’il a le don de faire fondre le métal… et je vais cesser de tout vous raconter car c’est à vous de découvrir tout cela si ce n’est pas encore fait !

Voilà, je connaissais la série Lanfeust, restait à interviewer un jour les auteurs… et ce ne fut pas simple du tout ! La première fois que je suis venu au festival international de la bande dessinée d’Angoulême, je souhaitais les rencontrer. Je n’imaginais pas du tout la difficulté de cet objectif. Dès mon arrivée sur le stand Soleil – à cette époque on ne pouvait pas le manquer car une grosse musique rock inondait nos oreilles empêchant d’ailleurs tout dialogue, à fortiori tout enregistrement radio – je découvrais stupéfait une file d’attente d’au moins 60/70 personnes… Je me renseignais et on m’indiquait que ces festivaliers attendaient Didier Tarquin – dessinateur de Lanfeust – mais que l’on ne savait pas du tout quand il serait là… L’attachée de presse me fit comprendre qu’elle pouvait me caler des rendez-vous avec beaucoup d’auteurs mais pas Tarquin et Arleston… Snif, snif ! Au moins ai-je pu ainsi découvrir des auteurs comme Paul Glaudel, Ange, Nolane, Roman, Croquet, Bonte…Heureusement, par la suite, j’ai pu rencontrer Christophe Arleston, surtout d’ailleurs pour parler d’autres séries comme Leo Loden ou ensuite Ekhö… Mais je ne désespérais pas, une fois, au moins une fois, de pouvoir m’entretenir avec Didier Tarquin… Les rendez-vous se prenaient mais jamais il ne venait, à tel point que je ne me faisais plus aucune illusion… C’est d’ailleurs pour moi l’illustration que les journalistes n’obtiennent pas toujours tout, immédiatement, du premier coup !

C’est durant le dernier salon du livre de Paris, Livre Paris 2017, que j’ai pu interviewer Didier Tarquin pour la première fois ! Ce fut donc l’occasion de balayer une grande durée, de feuilleter ensemble près de 24 tomes, de tirer les leçons d’un tel succès… Un moment bien sympathique dont ont profité les auditeurs du Kiosque à BD, mon émission hebdomadaire sur la bande dessinée sur RCF en Bourgogne…

A la fin, alors que je faisais le rapprochement entre Astérix et Lanfeust, Didier m’avouait que cette similitude était très souvent faite par les lecteurs, les fans, les critiques, les journalistes… Oui, probablement les conséquences d’un humour puissant, de personnages forts (Lanfeust = Astérix, Hébus = Obélix), d’aventures plaisantes à lire et qui permettent aux différentes générations de trouver de quoi satisfaire les instincts de lecteurs…

Comme le dit très bien Tarquin, le succès ne s’explique pas et pour les auteurs, il faut juste en profiter sans se prendre la grosse tête !

En tout cas, je ne pouvais que le remercier de cette rencontre et j’espérais n’avoir pas à attendre aussi longtemps pour la prochaine rencontre !!! Ce sera normalement chose faite – attention ce n’est jamais acquis – lors de ce prochain festival d’Angoulême… Un rendez-vous avec Tarquin dès le premier jour et une rencontre avec Christophe Arleston un peu plus tard…

Que du bonheur !

Couleurs d’amour au théâtre municipal de Bourg-en-Bresse…

Le spectacle visuel sur la façade du théâtre dans le cadre de Couleurs d’amour 2017 à Bourg-en-Bresse nous raconte surtout que le monde est multiculturel ce qui est en soi une richesse incroyable. Toutes les cultures, toutes les musiques, toutes les histoires humaines nous racontent l’histoire unique, celle de l’humanité !Sur le fond, c’est sans aucun souci mais d’un point de vue narratif, reconnaissons que c’est certainement le moins puissant des trois spectacles proposés dans la soirée. Peut-être parce que les auteurs ont voulu trop nous en dire en trop peu de temps…Il n’en demeure pas moins que les tableaux proposés sont parfois très forts en évoquant ces cultures pillées par les colonisateurs et que tout cela aurait certainement mérité plus de développement…C’est l’occasion de dire que ces spectacles sont le fruit du travail de Gilbert Coudène. Cet homme a déjà un parcours colossal dans le domaine et son partenaire de production, Light Event Consulting, a une ampleur internationale. On leur doit, entre autres, un grand nombre de jeux de lumières à Lyon à l’occasion de la fête des lumières qu’ils ont participé à transfigurer… Aujourd’hui, les plus grands monuments se sont laissés séduire et présentent leurs façades et leurs histoires en couleurs et en musiques pour le plus grand bonheur des visiteurs… de Chartres à Lyon, du Puy à Bourg…

Couleurs d’amour au monastère royal de Brou !!!

Couleurs d’amour a commencé pour nous avec le spectacle de Brou qui raconte en une quinzaine de minutes l’histoire de Marguerite et Philibert ainsi que la construction du monastère royal…

Marguerite d’Autriche… Quelle femme, quelle vie et grâce à elle un monument exceptionnel. Avant d’aller plus loin, je dois vous avouer que je n’ai aucune biographie sur cette femme dans ma bibliothèque… Ce doit être l’exception – enfin presque – et je dois donc me contenter d’informations glanées ici ou là – heureusement de nombreux ouvrages parlent d’elle – et d’un spectacle tout en lumière et couleurs au monastère royal de Brou…

Tout d’abord, précisons qu’il s’agit de la petite-fille du duc de Bourgogne, Charles le Téméraire. Elle est la fille de Maximilien 1er et de Marie de Bourgogne. Là, j’ai déjà plus de repères, les biographies de Charles le Téméraire sont assez nombreuses. Citons quand même le Marie de Bourgogne de Georges-Henri Dumont, un ouvrage de qualité pour découvrir la mère de Marguerite d’Autriche et, surtout, sa fin tragique puisqu’elle meurt à 25 ans après une chute de cheval… Ils étaient à la chasse et la chasse ne semble pas une bonne activité familiale…

En effet, sa fille Marguerite, d’abord promise au roi Charles VIII qui la répudie brusquement pour épouser Anne de Bretagne – répudiation strictement politique où les sentiments n’ont aucune place – elle va partir pour l’Espagne pour épouser l’Infant Jean d’Aragon. C’est le coup de foudre mais seulement durant quelques mois car Marguerite voit Jean mourir et se retrouve veuve à 17 ans passé… C’est alors qu’elle va épouser le duc de Savoie Philibert II.

Elle tombe sous son charme, vit une magnifique histoire d’amour et découvre les joies de la chasse, passion de son cher Philibert. Le duc laisse beaucoup de responsabilités politiques à sa jeune femme qui prend très à cœur ce métier de duchesse de Savoie. Malheureusement, Philibert va être victime d’un accident de chasse et Marguerite perd pour la deuxième fois celui qu’elle aime… Elle a 24 ans !

Elle décide de faire ériger à Bourg-en-Bresse – suivant en cela le vœu de sa belle-mère – là où elle réside, un monastère royal, à Brou très exactement, et ce sera un chef d’œuvre d’art gothique flamboyant… L’architecte principal est Louis van Bodeghem…

En fait, Marguerite va suivre le début des travaux mais partira de Bourg pour les Pays-Bas avant la fin des travaux et ne reviendra pas à Bourg de sa vie… Post mortem, elle revient à Brou et est enterrée à côté de Philibert. Les travaux, eux sont terminés deux ans plus tard…

Cette belle histoire d’amour nous est contée avec un spectacle tout en couleurs et sans aucune parole… mais parfois les mots sont presque en trop !

Ce fut un très beau moment, intense, coloré, musical et agréable…

Couleurs d’amour, spectacle en images à Bourg-en-Bresse !!!

Couleurs d’amour est l’ensemble des trois spectacles de lumière que vous pouvez découvrir à Bourg-en-Bresse, les jeudis, vendredis et samedi à la nuit tombante… jusqu’au 23 septembre !

Trois spectacles sur trois lieux différents : la façade de l’église de l’abbaye de Brou, la façade du théâtre et les façades de l’hôtel de ville…

Trois spectacles que l’on peut découvrir le même soir car chaque spectacle est joué six fois de suite, ne dure qu’un quart d’heure et, encore plus fort, il y a une navette gratuite pour rejoindre les lieux de spectacle. Du coup, vous pouvez vous garer au parking gratuit du champ de foire et vous récupérerez la voiture en fin de soirée…

Je reviendrai vous présenter ces trois spectacles très vite…

Quatrième jour de notre épopée et la visite de la ministre…

A l’occasion de la venue de la ministre de la culture, Audrey Azoulay, pour l’ouverture du festival international de la bande dessinée d’Angoulême, j’avais annoncé à mes étudiants qu’il y aurait un bonus de points pour ceux qui photographierait cette personnalité…

Un petit défi pour pimenter la journée… qui a été relevé par quatre d’entre eux !

Bravo, pour ce métier, il faut parfois un peu de toupet, de culot et une bonne dose d’insouciance !

La manifeste de la fédération nationale des arts de la rue… (La Rochelle)

La Fédération Nationale des Arts de la Rue, association professionnelle de 750 adhérents composée de techniciens, artistes, gestionnaires de structures et compagnies pose officiellement son Manifeste dans l’espace public.

En lien avec tous les autres acteurs – cette association a pour objectifs de favoriser les rencontres humaines autour de projets artistiques. Sa volonté est de prendre la parole et mettre la culture au premier plan, la valoriser pour changer les visions politiques et des politiques.

Malgré des outils pédagogiques déjà présents, les arts de rue ne sont pas encore considérés à leur juste valeur. La Fédération décide aujourd’hui de concrétiser une volonté pour faire changer les choses, mais aussi de marquer les esprits de ceux qui dirigent ce pays à tous les niveaux. C’est pourquoi, le Manifeste est aujourd’hui pour l’association, le meilleur moyen de communiquer vers ceux qui souhaitent diriger le pays et donc avoir à gérer les politiques culturelles.

Les élections présidentielles approchant, c’est le moment pour cette fédération nationale qui s’appuie sur des fédérations régionales d’affirmer la volonté que les lieux communs de nos villes et villages, zones urbaines et campagnes, très peuplés ou moins, soient des lieux d’expression démocratique, de déploiement des imaginaires, des lieux d’échanges festifs, des endroits où l’art n’est pas enfermé dans la poussière mais bien partagé et permet de construire ensemble l’avenir… La fédération a donc décidé avec ce manifeste d’interpeller les candidats aux présidentiels pour qu’ils puissent tous préciser leurs volontés culturelles.

Dans un deuxième temps, mais presque en même temps, la fédération interpellera de la même façon les candidats aux législatives.

Ne nous trompons, ce sont bien les politiques culturelles qui permettent de mettre en place cet espace public d’arts de la rue et la situation d’Etat d’urgence pose de nombreux problèmes démocratiques, politiques, sécuritaires, financiers et on finit par l’oublier l’aspect humain, social, artistique… Comme dit l’un des participants, on laisse les grandes actions commerciales et les marchés continuer sans contrôle ou presque et on suspend certains festivals, on enferme certains lieux artistiques, on fouille plusieurs fois dans la même journée des spectateurs (en tous cas beaucoup plus que des consommateurs !)…

Ce manifeste ne résout pas toutes les questions, il les pose, donne des éléments de réponse, aide chacun à se faire une idée sur la question, construit l’avenir en ouvrant les esprits que nos droits fondamentaux d’artiste, de spectateur, de citoyen !

Un travail à poursuivre et diffuser au plus grand nombre !

Cynthia, Alexis, Oriane, Michel

Deuxième jour de notre épopée… La Rochelle !

Ici l’équipage TAIS,

Après un réveil difficile pour certains, des douches très longues et des apprentis chanteurs, nous voilà aujourd’hui partis direction La Rochelle !

Pour les douches, il convient de préciser que le cumulus ne chauffe que pendant les heures creuses et donc il va falloir partager l’eau chaude sinon on risque de voir les auteurs nous fuir quelque peu…

Sur le trajet, escale à la plage pour un groupe qui a pu admirer dans le plus grand des calmes la mer, enfin l’Océan comme ils disent ici !Dessin d’Alexis

Arrivés au vieux port sous un ciel bleu, une petite balade pour découvrir ou redécouvrir cette belle ville nous a ouvert l’appétit. Au menu, produits de la mer obligent : huîtres, moules, poissons et…pizzas pour certains ventres.La pizza comme chacun le sait est un poison de haute mer qui ne possède pas d’iode ni arrête d’où un intérêt certain… enfin, justement pour certains et certains seulement !

Après un copieux repas, nous nous sommes rendus tant bien que mal à la Maison étudiante de l’Université de La Rochelle pour assister à la conférence de La Fédération Nationale des Arts de la Rue au sujet de leur Manifeste (voir article spécifique).Avant de repartir, quoi de mieux que d’admirer un beau coucher de soleil sur la mer et ainsi pouvoir exercer nos talents de photographe. Talents ? Pas toujours sûr, mais quand un groupe de reporters est en vadrouille, c’est toujours rigolo de les voir tous prendre les mêmes clichés… Non ?De retour au gîte, dérushages et synthèse de la journée, autour d’une bonne binouze et du pâté, pendant que Brice devient cuistot d’un soir…

Oriane, Cynthia, Alexis, Michel