Bientôt le salon de Montreuil, mais il est urgent de prendre notre temps !

Le salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil va vivre dans quelques semaines sa trente-cinquième expérience et ce n’est pas rien ! C’est devenu un monument, un incontournable, une référence dans le domaine de la lecture des jeunes (et même des moins jeunes !).

A titre personnel, sur les 34 épisodes déjà passés, j’ai bien dû en vivre 25 ou 26 et je ne m’en lasse pas. Depuis peu, je me fais même accompagner par une de mes petites-filles qui adore les livres et les salons du livre… Et, pourtant, elle n’a que trois ans ! C’est comme cela, il faut prendre les bonnes habitudes le plus tôt possible !

Ce qui est certain c’est que le mardi 8 octobre j’étais bien à Paris, au ministère de la culture dans le magnifique salon des maréchaux, pour le lancement officiel de cette édition de Montreuil. Oui, quand on dit tout simplement Montreuil tout le monde comprend bien qu’il s’agit de ce salon du livre et de la presse jeunesse…

Les professionnels et journalistes étaient bien là sous les ors de la République, il manquait quand même les principaux concernés, les enfants. On dit que déjà plus de 1500 enfants seraient inscrits pour venir avec leur classe, leur maison de quartier, leur association ou leur centre social ce qui démontre bien l’importance de ce rendez-vous culturel et littéraire de fin novembre-début décembre !

D’ailleurs, depuis quelques années, les acteurs politiques, sociaux, culturels, familiaux, éducatifs et mêmes sportifs sont de plus en plus nombreux à devenir partenaires ou participants. Ce salon n’est plus local, départemental, régional ni même national, il est tout simplement international !

Parmi les gros partenaires (il est tout simplement impossible de tous les nommer), les Caisses d’allocations familiales sont présentes car on sait bien que la lecture est un facteur d’épanouissement, de réussite, d’intégration et qu’elle va servir de support à de nombreuses actions. Quand le père Wresinski allait à la rencontre des plus démunis, il y allait avec des livres à la main ! Oui, le livre aide à grandir, à vivre…

Cette année, le thème doit nous interpeller profondément car il s’agit d’un appel à la lenteur, tout simplement ! Ralentir pour développer chez chacun des enfants (enfin, les adultes ont droit aussi de ralentir) la capacité à rêver, penser, comprendre, créer, écouter, partager, aider, construire ensemble… et ce n’est pas gagner dans un monde où tout est toujours à faire pour hier !

Et ce souci de la vitesse (avec son angoisse attenante) est transmis aux enfants, dès le plus jeune âge, sans aucune précaution… Presse-toi ! T’as pas encore fini ? Tu as fait tes devoirs ? On va être en retard ! Arrête de lambiner ! Dépêche-toi ! Finis de t’habiller ! Va prendre ta douche il ne reste plus que cinq minutes avant de partir ! Finis ton assiette pour qu’on puisse passer au dessert ! Et quand est-ce que l’on prend le temps de respirer ? de regarder ? d’écouter ? de lire ? de penser ?

La petite fille qui a tout compris dit avec ses mots : J’aime pas que je me presse !

Alors, à Montreuil cette année, non seulement tous les auteurs présents (plusieurs centaines) s’exprimeront sur cette lenteur et le salon vous invitera à faire une halte prolongée, au soleil, avec les auteurs de l’île de la Réunion, l’invitée d’honneur de ce 35ème salon du livre et de la presse jeunesse…

On vous reparlera des auteurs invités, des sélections pour la jeunesse, des Pépites 2019, mais vous comprendrez bien que l’on prenne un peu le temps de digérer tout cela… Non ? Ce qui est sûr, c’est qu’il faut déjà retenir les dates de ce salon, du mercredi 27 novembre au dimanche 1er décembre (le lundi est réservé aux professionnels) et sachez que l’on peut très bien y aller en train même sans trop se presser…

Disparition de philippe Tome…

Depuis quelques années, je vois ainsi disparaitre quelques-uns des auteurs que j’ai rencontrés, interviewés, appréciés, lus… Le temps passe, certes, mais Philippe Tome était bien jeune quand même…

Très vite, je reviendrai vous parler de lui et surtout de son travail de qualité… Spirou et Fantasio, Le petit Spirou, Soda, Berceuse assassine…

Notre-Dame de Paris…

Parfois les mots manquent pour exprimer ce que l’on ressent… D’ailleurs, même la notion de patrimoine est difficile à expliquer… Là, il reste les souvenir de cette silhouette qui confirmait que l’on était bien à Paris, le long de la Seine…

Tout n’est pas parti en fumée mais il faudra attendre très longtemps avant de retrouver cette image…

Ouverture du festival de la BD de Cluny, par Harmony, étudiante

Ce jeudi 28 mars à Cluny s’est tenue une conférence-débat dans le cadre du Festival de la BD de Cluny. Animée en particulier par Hervé Loiselet dans le cloître de l’Abbaye, aujourd’hui occupé par l’ENSAM, son sujet était la bande-dessinée intitulée Le bruit de la machine à écrire. Cet ouvrage a été scénarisé par Hervé Loiselet lui-même et dessiné par Beboît Blary.Mais de quoi parle cette œuvre, au juste ? Il ne s’agit ni plus ni moins que de la reconstitution d’une « drôle » d’affaire remontant à la Seconde Guerre Mondiale…C’est l’histoire de Christa Winsloe et Simone Gentet. Fuyant la violence, elles s’installent à Cluny en février 1944, agissant pour la Résistance. Seulement, leur comportement attire l’attention, dans le sens péjoratif du terme. Une fois arrivées, elles visitent l’endroit, ses environs. Chose peu commune venant de deux parfaites inconnues, dans la ville de Cluny qui vient de subir le traumatisme d’une rafle de 200 personnes, évènement traumatisant compte tenu de la taille du bourg. Mais il n’y a pas que ça : ce sont deux fêtardes, formant un couple lesbien, ce qui est atypique à l’époque. De plus, les deux femmes, directes, disent ce qu’elles pensent souvent sans filtre…Par ailleurs, travaillant le soir avec une machine à écrire, et Christa recevant beaucoup de courrier, on les soupçonne rapidement de travailler pour la Gestapo. La rumeur se répand…

Elles seront enlevées et abattues le 10 juin 1944 par des résistants, sans aucune preuve de leur dévouement au régime nazi.Suivant un procédé narratif volontairement circulaire, l’œuvre retrace une affaire historique floue, s’intéressant à ses différents acteurs, entre retours en arrière, détails et moments clés. L’œuvre aborde la question de la place de la Femme dans la Résistance, les conséquences de l’arrivée de deux artistes dans un village fraîchement marqué par la cruauté humaine, ainsi que les côtés sombres de la Résistance.Pour cette conférence marquant le début du 21ème festival de la BD de Cluny, il y avait de nombreux étudiants de l’ENSAM, les organisateurs de cet évènement…

La TAIS à Saint-Malo, jour 4

Ce début de journée fut décidément bien difficile pour certains. Le lever fut délicat : réveil plus tôt et temps de mise en route plus long que les jours précédents. Après avoir tenté d’émerger grâce à une tasse de café ou bien une bonne douche, la TAIS est enfin prête à partir en direction de la cité corsaire.La journée débuta tôt et fort en enchaînant pas moins de 7 interviews le matin. Cette fois-ci c’est avec plus de confiance que certains commencèrent le travail mais d’autres gardaient quand même une petite boule au ventre. C’est Michel qui ouvrit le bal avec Emile Bravo. L’une des rencontres la plus attendue arriva enfin. Effectivement certains étudiants étaient impatients de rencontrer la scénariste de « Moi en double », Navi. Son interview fut donc menée avec beaucoup de plaisir par Sarah, Chloé et Nathan.Pour la pause méridienne, nous décidâmes de profiter de la vue que nous offraient les remparts pour manger face à la mer. Ce repas a été ponctué par le combat de Michel pour défendre son gâteau et les cris du cœur d’Anton aux mouettes.Une fois le ventre bien rempli nous nous concentrâmes à nouveaux sur nos artistes. L’après-midi nous réserva quelques moments mémorables comme le baptême du feu de Chloé avec son interview de Davy Mourier, lui aussi très attendu, la rencontre d’une Sarah surexcitée avec Zelba, et enfin « l’énorme cafouillage » de Roxane avec Bastien Quignon au grand dam de Nathan.Ce quatrième jour fut aussi synonyme de dédicaces et d’achats. Certains se sont battu jusqu’à la mort pour avoir un dessin de leurs artistes préférés. Bon, peut être pas jusque là mais le plaisir de la rencontre fut quand même au rendez-vous !Nous quittâmes donc Quai des bulles pleins de souvenirs et d’expériences. Et pour finir en beauté, nous célébrâmes cette fin de séjour autour d’une bonne raclette qui finit d’achever les plus fatigués d’entre nous. Pour les derniers survivants de la promo, il s’agit désormais de finir les articles et de pouvoir enfin sombrer dans un sommeil bien mérité…

Vous comprenez maintenant pourquoi ce compte-rendu quotidien n’est pas arrivé plus tôt… Non ?

Chloé reçoit Davy Mourier…

16h50 : interview avec Davy Mourier dans 10 minutes, le stress monte.
[En fait, Chloé est liquéfiée]

16h55 : Davy arrive. Le matériel n’est pas tout à fait prêt, les caméramans ne sont pas là, mon binôme est toujours occupé avec une autre interview. Stress maximal.
[Pour être précis, c’est la paralysie totale]

17h : Nous finalisons l’installation du matériel avec l’aide de Davy pour le micro-cravate. Anton, mon compagnon d’interview n’est toujours pas là et je le maudis intérieurement de me laisser seule même si je sais que ce n’est en aucun cas sa faute.
[Heureusement, un médecin n’est pas là pour prendre la tension de Chloé, le résultat ne serait même pas répertorié dans le manuel du bon toubib]

17h04 : Je commence donc l’interview, seule. Je suis heureuse de rencontrer cet auteur que je connais depuis que j’ai 13 ans notamment grâce à la série Nerdz et aussi à ces vidéos. Mais je suis quelque peu mal à l’aise car rien ne semble se passer comme prévu.
[Certains diraient que Chloé est blanche, d’autres ne la voient même plus]

17h06 : Anton arrive finalement, ce qui me rassure et me redonne confiance. Nous poursuivons l’interview dans une ambiance détendue. Nous discutons avec lui de sa nouvelle BD « Cuba », mais aussi de « la Petite Mort », « Relation Cheap » et surtout de lui. Davy Mourier est très drôle et bienveillant dans ses réponses. Son attitude a réussit à me mettre à l’aise et m’a permis de mener l’interview de manière naturelle. Malgré un léger bafouillage sur une question, tout se passe bien et Anton et moi parvenons à lui poser pleins de questions et à rebondir sur les explications de l’auteur.
[La pulsation cardiaque est redevenue normale, juste un peu de bien-être l’habite]

17h28 : Fin de l’interview. Mon premier sentiment est la satisfaction : satisfaction d’avoir eu la chance de rencontrer une personne intéressante, amusante, humaine et qui a su répondre en tout point à mes attentes. Satisfaction aussi d’avoir réussi à dépasser mon angoisse et d’avoir pu passer un plaisant moment en compagnie de Davy Mourier.

Quel festival Quai des bulles pour la Tais !

Juste pour vous donner envie de venir écouter régulièrement ces entretiens avec des auteurs de bandes dessinées, voici les auteurs que nous avons rencontrés… Dans l’ordre chronologique d’apparition…

Boulet et Aseyn, Chapron, Lereculey, Jean-Louis Mourier,Carole Maurel, Anaïs Bernabé, Picaud, Franck Bonnet, Marwan Kahil,Jack Lemonnier et Eddy Simon, Benoît Cousin, Hamon et Zako, Émile Bravo, Fabien Toulmé, Joël Alessandra, Navie et Audrey Lainé, Stéphane Duval, Mathou, Richard Guérineau, Panaccione, Fab Caro, Marko, Jung,Geoffroy Monde, BEKA, Zelba, Raphaël B, Christophe Arleston, Annaïg, Etienne Wilhem, Frichet, Gomès, Fabien Velhmann et Gwenn de Bonneval, Loïc Clément, Davy Mourier, Jean-Michel Arroyo,Sébastien Grenier, Pascal Quignon, Zeina Abirached…

Soit trente huit interviews de 6 à 33 minutes… Sans compter deux rencontres sur stand… Ok, nous étions une équipe de neuf… mais quand même. Beau travail et des étudiants sérieux, concentrés, attentifs, respectueux des auteurs, des attachés de presse et des bénévoles du festival… Merci à tous !!!

La Team Quai des bulles 2018 : Antoni

Bonjour !

Je me prénomme Antoni, et oui, sans “h” ni “y”, un peu d’originalité ne fait pas de mal !

Originaire de Franche-Comté, plus particulièrement de la ville de Belfort dans le 90, j’entame mon année de licence ici à Chalon-sur-Saône.

Passionné par la vidéo depuis le collège, j’ai suivi un cursus axé autour de ce domaine dans le but d’en faire mon activité professionnelle. Je suis diplômé d’un DUT Métiers du Multimédia et de l’Internet dans lequel j’ai réalisé de nombreux projets. J’ai réalisé des sites web, des logos, des vidéos promotionnelles ou encore des habillages graphiques. On peut dire que je suis un peu touche-à-tout, je l’accorde.

Je suis un amateur de sport depuis mon plus jeune âge. Je suis passé par plusieurs disciplines comme le handball, l’athlétisme, le tir à l’arc ou encore le football. Je ne pratique plus aujourd’hui aucun sport, mais cela ne m’empêche pas de suivre les compétitions retransmises en direct. Je profite aussi de cette passion pour m’intéresser aux droits sportifs télévisuels ainsi qu’aux habillages graphiques des compétitions.

On peut aussi dire que je suis un fana de cartes à collectionner, notamment les cartes Yu-Gi-Oh! J’ai notamment développé une activité vidéo sur internet autour de cette passion qui m’a notamment permis d’approcher la filiale française du jeu.

Je participe également à la conception de compétition e-sportive amateur sur un jeu mobile de la franchise. J’ai notamment réalisé les habillages graphiques et les éléments de communication.

Je suis donc quelqu’un qui aime avant tout prendre part à des projets. Je m’aventure, j’apprends et je tire les conclusions de mes réussites et échecs. C’est un peu ça mon mode de fonctionnement !

Le festival Quai des Bulles va me permettre de découvrir un univers qui m’est complètement inconnu. Je ne suis pas quelqu’un qui lit énormément, je préfère souvent écouter, voir. Cela va être l’occasion de croiser plusieurs univers et je suis persuadé  que cette expérience m’apportera un tout autre regard sur le monde de la Bande dessinée.

La Team Quai des bulles 2018 : Hugo

Bonjour,

Je m’appelle Hugo, j’ai 20 ans et je viens des alentours de Dijon.

J’ai beaucoup voyagé à travers le monde pendant 2 ans, d’abord en camping car sur le continent Américain, de Ushuaia jusqu’au Cercle polaire Arctique en Alaska. Pour ensuite partir en sac à dos en Asie en commençant par Singapour jusqu’en Inde en passant par le Myanmar et bien d’autres pays.

Ce voyage m’a beaucoup fait pratiquer la photographie ce qui m’a conduit à m’intéresser également à la vidéo. C’est ainsi que j’ai obtenu un DUT des Métiers du Multimédia et de l’Internet à Dijon pour ensuite terminer mes études cette année en Licence Professionnelle des Techniques du Son et de l’Image à Chalon-sur-Saône, ville de la photographie.

Passionné par la moto, j’aime découvrir de nouveaux endroits à photographier, réaliser de petits montages vidéo, bref sortir !

C’est donc avec hâte que je pars découvrir la ville de St Malo pour réaliser des interviews d’auteurs de BD que j’ai pu lire !

A bientôt donc pour de prochaines interviews !

La Team Quai des bulles : Roxane

A quelques jours du grand départ pour Saint-Malo et son Quai des bulles 2018, il est temps de parler des étudiants qui vont m’accompagner… Chacun va venir se présenter et voici Roxane…

« Bonjour,

On me croise… Est-ce une professionnelle ? Est-ce une surdouée ? Une extraterrestre ?

Pas tout ! Je suis juste moi, Roxane Pavard et c’est déjà pas mal !

Originaire du royaume loirétain, mes aventures m’ont menée jusqu’aux terres arides de Bourgogne, dans la cité de Chalon-sur-Saône. Venant tout juste de gagner le dur défi du BTS design graphique numérique, je plonge désormais dans celui de la licence professionnelle image et son. Pour ce combat, je serai armée de mes passions de la bande dessiné et des films, des super-héros et du hard rock, du manga et du cosplay.

Cela peut vous faire peur, mais vous ne risquez rien… Je suis là pour vous convoyer dans cet univers…

Désormais je fais route vers l’antique cité corsaire de Saint-Malo où m’attendent de nouvelles aventures au pays des bulles… Donc, à très vite ! »