Angoulême 2018 et l’impatience de rencontrer Fabcaro…

Il y a quelques années, comme beaucoup de lecteurs, j’ai été agréablement surpris par une « petite » bande dessinée qui ne payait pas de mine au premier abord, Zaï Zaï Zaï Zaï ! Je n’ai jamais rencontré l’auteur mais j’ai continué à le suivre dans mes lectures… C’est ainsi que j’ai lu il y a quelques semaines son nouvel opus, Et si l’amour c’était aimer ?, toujours édité dans cette petite maison de Montpellier, 6 pieds sous terre.

Fabcaro est un auteur de bandes dessinées difficile à cerner – il n’est d’ailleurs pas certain qu’il souhaite à tout prix être cerné – et pour résumer on pourrait dire qu’il développe dans ses récits un triptyque incroyable : absurde-humour-humain ! C’est probablement pour cela que je dirais sans trop d’hésitation que sa bande dessinée est profondément contemporaine et qu’elle est dans le digne prolongement d’un Beckett ! Oui, la bande dessinée peut être aussi forte qu’une pièce de théâtre !Son dernier livre est d’une humanité forte et profonde tout en nous plongeant dans l’absurde, un absurde qui touche à notre nature humaine… Il regarde cette humanité au révélateur de l’amour, du coup de foudre et de la séparation… Parfois, le lecteur éclate de rire, tandis que d’autres images ou textes le poussent à la réflexion, voire le plonge dans la mélancolie…

Je vais donc pouvoir rencontrer Fabcaro durant ce festival d’Angoulême 2018, ce sera une première et j’ai hâte d’y être !

Angoulême 2018 pour retrouver Rodolphe !

Rodolphe est un scénariste de bandes dessinées que je connais depuis très longtemps… Je cherchais à quand la première rencontre et j’ai retrouvé des éléments qui datent de 1994… Oui, c’est probablement la date d’une première interview pour la radio… Plus de 20 ans… C’était l’époque d’une série, Trent, que j’adorais… Après plusieurs années où nous nous sommes vus presque une fois par ans, je l’ai perdu de vue tout en continuant à le lire… Puis, depuis trois ou quatre ans, nos rencontres ont réapparu dans mon agenda… Centaurus, Robert Sax, Amazonie, TER…

Comme on le retrouve dans l’actualité BD avec deux ouvrages différents, A la vie à la mort et Je suis un autre, c’était bien l’occasion de lui proposer une nouvelle rencontre… Si A la vie à la mort est une série assez classique – dessin de Gaël Séjourné – qui retrace la vie de Pierre Loutrel dit Pierrot le fou – et le gang des tractions – il faut bien reconnaitre que Je suis un autre est un ouvrage complètement atypique… Un très beau roman graphique, en trois chapitres, dessiné par Laurent Gnoni que j’avais découvert avec son ouvrage sur Camus…Comment définir cet ouvrage ? Complexe mais on pourrait dire qu’il s’agit de l’histoire d’un garçon, Peppo. Nous sommes sur une île, l’été et tout semble paisible… Puis, un drame va se produire, un drame qui prend ses sources dans un passé lointain et enfoui… Et il ne faut pas que je vous en dise beaucoup plus si je ne veux pas vous détruire le suspense magnifiquement bien construit par le scénariste Rodolphe…Quant au dessin et aux couleurs de Laurent Gnoni, c’est tout simplement parfait, doux, artistique, narratif, efficace, bouleversant…

J’attends cette rencontre avec beaucoup d’impatience !

Angoulême 2018, un duo d’auteurs incontournables et un roman graphique à découvrir toute affaire cessante !

Dans le duo d’auteurs du roman graphique, L’homme gribouillé, qui vient de sortir aux éditions Delcourt, l’un est une connaissance amicale, Serge Lehman (L’œil de la nuit, Metropolis…) , l’autre est un auteur dont j’ai beaucoup apprécié le travail (Pilules bleues, Koma, Château de sable…) mais que je n’ai jamais rencontré. Il était donc normale que je propose à ce duo une rencontre à Angoulême, lors du festival international de la bande dessinée…

Depuis, l’envie est beaucoup plus forte car je viens de terminer L’homme gribouillé, un roman graphique étonnant et surprenant, génial et profond…

Plus de 300 pages en noir et blanc. Graphisme très soigné.
C’est l’histoire de trois femmes (et plus), la grand mère, sa fille et sa petite fille. La grand-mère est autrice de livres qui font peur… Sa fille est éditrice…

La grand-mère est victime d’un maitre chanteur – un certain Max – mais cet ouvrage s’avère beaucoup plus fantastique que policier… Un Golem serait-il en liberté ? Y aurait-il une malédiction au cœur de la montagne ou dans la vie de ces femmes ? Allez savoir !

On lit ce roman graphique d’une seule traite… C’est le livre du passage, de la transmission, de la réflexion sur la vie, sur l’humanité…

Excellent, quoi ! Alors, à très bientôt pour la rencontre…

Angoulême 2018, du côté des Comics…

Il y a des bandes dessinées que l’on lit vite et que l’on oublie assez rapidement… Les cases se suivent et disparaissent sans laisser de trace dans nos mémoires… et il y a, de temps en temps, des lectures étonnantes qui viennent nous perturber. Dès que l’on a fermé l’ouvrage on sait bien que plus rien ne sera comme avant car cette fois-ci la mémoire restera marquée définitivement par cette histoire, ces personnages, ce graphisme, cette bande dessinée… C’est bien ce qui m’est arrivé avec Fondu au noir et cela m’a poussé a demandé une rencontre avec Sean Phillips, le dessinateur… Ce sera donc durant le prochain festival de la bande dessinée d’Angoulême !

Précisons tout de suite que cette bande dessinée n’a qu’un seul défaut… Elle est lourde et dans le lit cela rend la lecture un peu délicate. Il vaut donc mieux penser la lire assis dans son salon avec un petit fond musical américain, puisque l’histoire se déroule sur la côte ouest des Etats-Unis, du côté d’Hollywood…

Hollywood ? Cinéma ? Oui, c’est bien cela mais nous allons nous éloigner considérablement d’un Hollywood pur et sain pour plonger dans un Hollywood noir, très noir… Tout commence par une soirée qui finit en drame avec le décès d’une jeune actrice, Valeria Sommers… L’alcool a coulé à flots et celui qui se réveille dans sa baignoire, non loin de Val, ne se souvient de rien…

Celui qui se réveille dans sa baignoire est Charlie, un scénariste usé par Hollywood à moins que ce soit par la guerre, un homme faible qui a du mal à s’assumer, alcoolique et un peu amoureux de cette petite Val… Quand les studios maquillent ce décès en suicide d’une starlette, il a envie d’en savoir plus…

On va ainsi naviguer dans la face cachée et glauque d’un Hollywood marqué par la chasse aux sorcières – les communistes – et j’avoue que l’on ne voit pas le temps passer… A la fin, qui sait, on saura peut-être ce qui s’est réellement passé cette nuit-là…

La version proposée par les éditions Delcourt regroupe les 12 fascicules de l’histoire parue sous le titre de « The fade out ». C’est un très bel objet en plus d’être une excellente bande dessinée…

Cette bande dessinée – certains diront Comics – restera comme un essentiel, un incontournable ou un petit trésor… Chacun choisira son terme et pour moi ce sera une très belle surprise ! espérons que la rencontre avec Sean Phillips soit de même nature…

Angoulême 2018, en attendant de croiser François Boucq…

J’ai toujours aimé les westerns, depuis très longtemps, en films comme en bédés, en dessins animés comme en romans. Cette passion remonte, probablement, à mes lectures de Blueberry, une des grandes bandes dessinées de ma jeunesse marquée par un grand magazine, Pilote. Le seul problème quand on aime les westerns, c’est que la mode les a fait disparaître ou presque… C’est probablement pour cela que je viens de dévorer le tome 10 de Bouncer et que j’ai demandé un rendez-vous avec François Boucq lors de ce prochain festival international de la bande dessinée…

Ce fut une grande surprise quand j’ai appris, il y a quelques années, que deux géants de la bédé allaient créer une série western. Boucq et Jodorowsky ! Excusez du peu… Le premier est un dessinateur étonnant et on peut mettre à son actif Jérôme Moucherot, Lao Tseu et une série d’albums de très grande qualité comme La femme du magicien… Sur un scénario de Jodorowsky, déjà, il avait dessiné les aventures de Face de lune… Quant à Jodorowsky, lui-même, il était l’homme de L’Incal, de la Caste des Méta-barons, des Technopères, du Lama blanc, de Juan Solo… Un très grand duo pour un grand western ! Quel programme ! Quelle promesse ! Quelle réussite !

Dès le premier album, Un diamant pour l’Au-delà, nous sommes plongés dans la violence de l’Ouest, celle qui a suivi la grande guerre civile des Etats-Unis… En effet, la guerre de Sécession est enfin terminée, c’est sûr, mais certains combattants sudistes jouent les prolongations. Le capitaine Ralton, sombre personnage qui ne voit plus que d’un œil, mène d’une main de fer quelques hommes n’hésitant pas à piller pour survivre…

« Ceux qui ont perdu la volonté de se battre ne sont pas le Sud. Le Sud c’est moi, c’est nous, nous ne nous rendrons jamais ! » Le capitaine serait-il le dernier des fidèles, le pur des durs, l’ultime rempart des états du Sud ? Aurait-il des raisons autres de continuer le combat ? Qu’est-ce qui le fait avancer ? C’est ce que l’on va, très rapidement, découvrir dans ce premier album…

Ce premier cycle est aussi l’histoire d’un diamant hors norme, d’une taille exceptionnelle qui est entré dans une famille un peu par hasard… Enfin, une famille, c’est vite dit… une femme, plus prostituée que mère, plus intéressée qu’aimante… Trois frères unis pour le pire, sans aucune pitié pour personne, pas même pour les membres de la famille…

L’histoire est connue par Bouncer qui la raconte à Seth, un de ses neveux, être triste animé par la haine depuis qu’il est devenu orphelin, ses parents ayant été assassinés sous ses yeux…

Du grand art, une narration graphique époustouflante, une histoire qui tient en haleine le lecteur de la première à la dernière page… Le travail combiné de Boucq et Jodorowsky montre que le western n’est pas mort et qu’il ne le sera certainement pas tant que des auteurs de ce niveau nous raconteront des histoires qui traitent de l’humanité profonde… Haine, amour, argent, mort, tout ce que la littérature nous donne depuis des siècles, y compris dans la bande dessinée, y compris dans le grand Ouest américain…

Bouncer, l’homme qui n’a plus qu’un bras et qui est videur d’un saloon du côté de Baro-City, est un personnage très attachant que l’on a envie de suivre durant de longues années… Comme Jodorowsky n’était pas assez disponible et comme Boucq voulait qu’un nouvel album sorte assez vite, le dessinateur de Bouncer a endossé le costume de scénariste durant une histoire – en deux tomes – et il s’est attelé au travail avec énergie, dynamisme et conviction…

J’ai adoré ce tome 10 qui nous replonge dans un grand classique du western, la recherche d’un trésor incroyable avec plusieurs chasseurs de fortune sur la piste… Que vient faire le Bouncer dans cette aventure ? Vous le saurez très vite et il reste bien le grand Bouncer !

Vivement la rencontre avec Boucq…

Angoulême 2018, en se préparant à rencontrer Philippe Jarbinet…

Toujours dans nos lectures pour préparer Angoulême et les rencontres avec les auteurs, voici la série Airborne de Philippe Jarbinet. Certes, on va plonger dans la guerre mais l’auteur le fait d’une façon profondément humaine, respectueuse de l’histoire et sans aucun parti pris vis-à-vis des combattants… Avec lui on oublie les nations pour ne plus porter attention qu’aux êtres humains…Cette série se compose de diptyques et d’une certaine façon on peut considérer qu’ils sont indépendants même si les Ardennes – la région de Jarbinet – est très présente et que l’on peut croiser quelques personnages d’une histoire à une autre… Néanmoins, ces diptyques sont bien indépendant… Actuellement trois histoires sont complètes et une a commencé, donc sept albums de parus…

Voici quelques éléments sur le premier diptyque pour vous donner envie de plonger dans cette magnifique série…

Tout commence avec deux jeunes qui sont dans la neige et le froid. Les Ardennes profondes, en pleine guerre, plus exactement en pleine bataille des Ardennes, en 1944. Les dernières forces allemandes s’accrochent et veulent empêcher la libération de la Belgique par les forces américaines.

Deux enfants seuls ? Très vite, on apprend que ce sont deux frère et sœur juifs qui se sont échappés, Rachel et Louis. Les parents ont dû être déportés et les voilà en train de chercher une liberté improbable, surtout s’ils meurent de froid dans cette forêt.

On va, bien sûr, croiser des soldats. Eux aussi, ils ont froid, sont fatigués et prêts à s’entretuer sans toujours bien comprendre pourquoi… La guerre est un mystère quand on ne cherche pas à s’anesthésier avec quelques slogans à bon marché… avant de libérer, sauver, délivrer, triompher… il faudra survivre, voir ses copains mourir, résister au froid et à la fin, être courageux mais en faisant attention à soi…

Au cœur de la forêt, il y a aussi d’autres habitants comme les lapins que certains aimeraient manger, ou comme une jeune femme que d’autres mangeraient bien à leur façon… Gabrielle, par exemple, une belle femme, courageuse aussi car elle n’hésite pas à aider François quand il cherche un lieu pour cacher les restes d’un des derniers parachutages alliés destinés à la résistance locale…

C’est chez Gabrielle que l’histoire va prendre consistance avec l’arrivée de soldats américains isolés qui ont, en plus, récupéré les deux enfants en partance… Ils vont tous ensemble fêter une fête de Noël, le 25 décembre 1944. Il y aura de la musique, des cadeaux et un repas de fête. La guerre est oubliée un court instant, l’espace de quelques jours…

Puis elle revient, avec son lot de violence, de souffrance, mais ici avec en plus une dose d’amour, de jalousie et d’incompréhension qui viennent noircir l’avenir. L’histoire pourrait s’enfermer dans des clichés et se refermer dans la banalité. C’est alors que dans la deuxième partie de l’histoire certaines évidences s’opacifient tandis que les doutes et interrogations s’éclaircissent. Rien n’était prévu ainsi et tout s’explique… reste une guerre à finir !

Il y a comme une « happy end » à cette belle histoire. Oh, certes, il ne s’agira pas d’oublier les atrocités vécues durant ce conflit, mais plutôt de sourire en voyant les survivants retrouver un sens à leur vie… Mais je ne vous en dis pas plus !

Il est à noter dans cette histoire le remarquable travail graphique de Philippe Jarbinet. Les costumes, les armes, les matériels des militaires sont représentés avec beaucoup de précision tandis qu’il fait vivre sa région avec à la fois de très nombreux aspects réalistes et une passion évidente et touchante. Il aime sa région et nous la rend attrayante même si on n’évitera d’y planter notre tente en plein hiver !

Ce sera donc un plaisir de discuter avec lui, je n’en doute même pas un seul instant !

Angoulême 2018 avant de dire au revoir à Cerise… et ses créateurs !

Dans les auteurs que nous avons demandé à rencontrer, il y a Joris Chamblain et Aurélie Neyret pour cette remarquable série Carnets de Cerise…

Malheureusement, pour tous les fans de cette série le coup sera dur car c’est bien la fin de la série de Joris Chamblain (scénariste) et Aurélie Neyret (dessinatrice) !

Bon, malgré tout on va survivre à cela au moins pour trois raisons particulières qui nous ont enchantés :

- ce cinquième album est au moins aussi bien dessiné que les autres, voire même mieux. En effet, certaines scènes en forêt, de nuit ou sous la pluie sont merveilleuses avec des jeux sur les lumières… Aurélie s’est visiblement donnée à fond pour ce dernier opus de la série.

- le scénario est parfait et on va enfin comprendre Cerise en partant faire une enquête – il faut quand même une enquête – sur ses origines, surtout sur le départ de son papa… On ne savait pas, maintenant on va savoir et attention aux petites larmes qui glisseront sur vos joues…

- on va rencontrer le scénariste et la dessinatrice pour une « dernière » interview sur cette série…

Donc, que du bonheur et occasion pour certains de redécouvrir toute la série entière, pour nous de discuter avec ce duo d’auteurs bien sympathiques !

Angoulême et l’attente de la rencontre avec Filippi…

Voilà, à Angoulême, nous devrions rencontrer Denis-Pierre Filippi et je voudrais vous parler un peu de cette série Le voyage extraordinaire dont il est le scénariste…

Avant d’aller plus loin dans cette bande dessinée, plus exactement dans ce premier cycle de trois albums, il est important de préciser pour certains ce qu’est le steam-punk. C’est un mouvement artistique, plutôt littéraire, dont le cœur des histoires se déroule au XIX° siècle. On est donc en pleine révolution industrielle et scientifique. Le mot steam vient de la vapeur qui est à cette époque un des moyens essentiels de fabriquer de l’énergie…

Souvent, on va ainsi naviguer entre science-fiction et uchronie et le tout baigné dans une bonne dose de culture Jules Verne. Et c’est bien ce que l’on va vivre avec cette série, Le voyage extraordinaire dont le titre seul et la couverture rouge évoquent notre grand romancier français…

Denis-Pierre Filippi, le scénariste, nous emmène dans une très belle histoire avec deux enfants, des cousins, Noémie et Emilien. Nous sommes en 1927, en pleine Première Guerre mondiale (et ne cherchez pas à vous rallier à tout prix avec vos connaissances historiques si, toutefois, vous en avez gardées de votre passage à l’école…

Les deux enfants sont pris dans une histoire de défi Jules Verne, une conquête scientifique, une entreprise technologique… puis cela va devenir une guerre d’espionnage, un jeu de trahison multiple et une grande aventure digne de Jules Verne mais aussi d’Henri Vernes et de son Bob Morane…

J’ai adoré et je vous avoue que ce fut pour moi une grande aventure comme j’en ai lues et appréciées quand j’étais jeune… Un peu de nostalgie avec cette bande dessinée, du moins pour moi car, pour certains autres, ce sera plutôt de la découverte…

Angoulême 2018 avant de rencontrer Arleston et Barbucci…

Toujours quelques éléments sur les auteurs que nous allons probablement rencontrer durant le festival d’Angoulême 2018… Dans cette belle liste, nous trouvons Christophe Arleston et Alessandro Barbucci, les auteurs d’Ekho…

Cette série est scénarisée par Christophe Arleston (Lanfeust, Sangre, Troll…) et dessinée par Barbucci (Sky Doll). Il s’agit d’un monde parallèle au nôtre mais dans lequel l’électricité ne serait pas arrivée. C’est par erreur que Fourmille Gratule et Yuri Podrov y arrivent… et, pas moyen d’en repartir !

Chaque album est une histoire complète même s’il y a un sens à une lecture chronologique des épisodes. A chaque fois, il s’agit d’une petite enquête prétexte à des délires de toutes natures… Cette fois, dans le tome 7, l’histoire se passe à Londres, une ville bouleversée par un problème majeur : les réserves de thé baissent et les approvisionnements disparaissent !

Fourmille a la particularité d’être régulièrement habité par une sorte de fantôme du passé… Cette fois-ci, il va s’agir de Sherlock Holmes…

De très nombreuses allusions à la musique, au cinéma, des gags de toute nature… et comme nous sommes cette fois à Londres, il y aura de très nombreuses allusions ou citations liées aux Beatles…Précisons aussi que le monde d’Ekho est habité, entre autres, par des Preshauns et que ces derniers deviennent des monstres quand ils n’ont plus de thé à boire…

Nous aurons rendez-vous durant le festival avec Arleston et Barbucci, probablement de façon séparée pour aborder tout le travail de chacun car il n’y a pas que cette série Ekho !

 

Angoulême 2018, un siècle après la Révolution russe…

Connaissez-vous Mayalem Goust ? Pourtant, c’est une merveilleuse dessinatrice, du moins à mon avis… En tous cas, nous souhaitons la rencontrer pour vous la faire découvrir…

Kamarades est une série en trois albums que je viens de relire les uns derrière les autres. La lecture est assez rapide. Le dessin et les couleurs sont de Mayalem Goust, la personne avec qui nous aurons rendez-vous, du moins c’est notre souhait !Il s’agit d’une uchronie, c’est à dire d’un récit historique mais avec un changement dans un fait, tout le reste n’étant que la suite logique découlant de cette modification. Imaginons donc que les Romanov ne soient pas exécutés dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918…

A partir de là, les auteurs construisent une histoire trépidante qui va permettre à la famille du Tsar d’échapper aux leaders de la Révolution Rouge…

On lit cela d’une seule traite. Aventure, espionnage, politique, romance, voyage…

Le dessin est remarquable, fin, précis, poétique, efficace dans le récit… Bref du grand art !