Dans les troupes importantes de ce festival Chalon dans la rue, il y a TNS, tous simplement nous, un groupe de danseurs chalonnais que le public est heureux de retrouver régulièrement.
Heureux de les retrouver tout d’abord parce qu’ils donnent tout ce qu’ils peuvent au public, ils dansent sans retenue, ils dégagent une énergie incroyable, qui se transmet à chacun de ceux qui ont pris le temps de venir les voir, y compris en plein soleil…
Bonheur de les voir danser car ils ont travaillé, ils ont refusé de jouer sur la facilité, sur le simple naturel. Ici, c’est le travail qui prime et ça se voit tout de suite. La technique est là, le collectif, la maitrise des gestes, l’utilisation de la musique…
Mais il y a encore plus ! Dans cette danse on voit poindre des qualités humaines basées sur le collectif, la simplicité, la modestie. Tout en dansant le mieux possible pour être vu et admiré, pour transmettre de l’émotion et du plaisir, chaque danseur est capable de s’effacer pour laisser l’autre prendre le devant de la scène. Pas de complétion stérile, pas de supériorité individuelle, TNS est un groupe, un tout, une petite merveille chalonnaise que l’on est très heureux d’avoir vu encore cette année en si belle compagnie !
La danse urbaine a bien sa place à Chalon dans la rue, merci de l’avoir démontré encore une fois !!!
Archives de l’auteur : Shelton
La Collection de Chalon dans la rue et, pas en soldes !!!
Si je demande à un de mes fils ce qu’il pense de la danse, la réponse attendue arrive immédiatement : « c’est mon truc préféré »… Pourtant, certains formats de danse dans la rue peuvent parfaitement fonctionner et c’est le cas de La collection de Nathalie Pernette. La chorégraphe a conçu un ensemble de 6 courtes interventions in situ (de la piscine gonflable dans un parc à l’ère de jeu pour enfants) et le public qui, au départ, s’est laissé surprendre par hasard par l’une d’elles, finit pour tenter de toutes les voir pour avoir la collection complète…
Les thèmes sont tirés de la vie quotidienne : la gêne, le désir, la colère, la joie, la peur et la tristesse. Les musiques peuvent être classiques ou créées pour le spectacle, mais à chaque fois le temps est excessivement court, de l’ordre de cinq à dix minutes.
La sensation pour le public est forte car immédiatement on est pris par le sujet. Pas de chichi entre nous, on y va franco de port. Trois danseurs participent au spectacle mais pas tous les trois ensemble, seulement deux…
A peine le public est-il transporté que la petite forme est terminée et qu’il faut reprendre la vie laborieuse de festivalier. C’était donc un intermède dansé comme il y en avait au château de Versailles ! Classe, Chalon dans la rue ! Non ?
Pour ceux qui n’aiment pas trop la danse, même pas le temps de s’ennuyer, décidément tout est possible ici !
Chalon dans la rue, Compagnie Pernette, La collection, parc Georges Nouelle, Place du théâtre, place Saint Vincent, place de l’Hôtel de Ville, place du cloitre, collectionneur, à vous de jouer !
Un magnifique instant de danse aérienne et légère…
Certes, la danse est bien présente pour cette vingt-septième édition de Chalon dans la rue, mais je trouve que la qualité des 8 projets du IN est inégale. En particulier, je n’ai pas apprécié du tout le spectacle dit majeur de la soirée d’ouverture avec la compagnie Osmosis, Cathédrale d’acier. Un ensemble pas au point, une histoire qui reste de l’ordre du mystère, des danseurs qui ne semblaient pas à la hauteur, un public déçu qui s’est désagrégé au fur et à mesure. Les derniers furent surpris par un orage assez violent…
Il fallait donc se réconcilier avec la danse et ce fut chose faite avec ce magnifique spectacle du Studio Eclipse, Fallen Thoughts. Certes, il a fallu se déplacer, attendre, puis enfin, dans une nuit étoilée, deux fées sont tombées du ciel pour nous enchanter.
Un ballet défiant les lois de la pesanteur, tout en finesse et souplesse, en poésie et en sensualité. Deux belles artistes qui nous font oublier le temps, la dure journée, la chaleur… le tout accompagné par une musicienne qui réalise la musique en direct. 
L’histoire ? Oui, on peut parler d’histoire, mais est-ce que celle que j’ai comprise est la bonne ? C’est la mienne, mais pas plus ! Moi, j’ai vu deux êtres – humains ou animaux, je ne sais pas encore – qui vont être poussés par la curiosité de découvrir l’extérieur de l’arbre, c’est à dire notre monde… Mais rapidement, ils retourneront sur l’arbre, ensemble, et trouveront l’un avec l’autre le bonheur auquel ils avaient le droit…
Ha ! Ha ! Ha ! Vous voyez partout des histoires avec « ils se marièrent et eurent de nombreux enfants… ». Non, en fait, je dis simplement que ce que l’on ne connaît pas fait toujours peur et que parfois c’est en compagnie de ceux que l’on connaît que l’on trouve le réconfort, la sécurité, la sérénité…
Un très beau spectacle de danse dans le IN qui montre bien la place que la danse a trouvé dans Chalon dans la rue en quelques années…
Chalon dans la rue, Pont des Chavannes, 23h00, tous les soir du festival
Le siffleur ? Un instant magique, tout simplement…
Dans la multitude des spectacles de Chalon dans la rue, il existe des petites perles, des moments privilégiés qui offrent aux spectateurs qui s’est approché – parfois bien renseigné par ses amis, ses proches ou les médias – des pics de béatitudes, de bonheur absolu, de jouissance intégrale…
C’est ainsi que sur les bons tuyaux de mon épouse je me suis installé face au siffleur ! Il ne s’agit pas d’un merle mais bien d’un homme de spectacle qui a décidé d’offrir une pause de sifflement en revisitant à sa façon le répertoire classique. Non, ce n’est pas du tout réservé aux mélomanes qui fréquenteraient toute l’année les salles de concert ou d’opéra… Ni même à ceux qui connaissent par cœur l’ensemble des musiques de la publicité pouvant citer ici Mozart, ici Schubert ou encore Satie… d’ailleurs, ces trois compositeurs sont au programme de la prestation de notre siffleur…
Malgré la chaleur qui le faisait transpirer à grosses gouttes, la qualité de la prestation fut parfaite, on aurait presque fini par oublier qu’il y avait une telle chaleur. Pourtant, il était 16h15, 14h15 à l’heure solaire, et nous avons dégusté cette pause, l’air de rien avec un bonheur infini…
Un disque vous permettra de garder un souvenir de cette rencontre, mais n’hésitez pas à venir l’écouter, faite en sa compagnie votre petite sieste musicale et reprenez de l’énergie pour le reste de votre festival…
Chalon dans la rue, 16h15 à la Maison des festivaliers, en face de l’Ecole de l’Est… tous les jours jusqu’à dimanche inclus !
A table !
Tout commence avec une partie de ping-pong. Oui, quatre personnes entament cette partie et invitent quelques personnes à venir se mêler au jeu. Rien de bien extraordinaire dans tout cela si ce n’est que les tenues des joueurs surprennent. Talons, pantalons, chemises tout cela nous éloigne du sport… Non ?
Soudain les envies naissent et se déchainent et on comprend qu’il va s’agir de danse contemporaine plus que de théâtre. Un cuisinier entre en jeu. Il propose au public quelques amuse-bouche avant de mettre au travail certains. Il faudra émincer des oignons et préparer des poireaux. Quels rapports entre sport, danse et nourriture ? Pourquoi faudrait-il qu’il y ait des rapports entre les différents éléments de ce spectacle décalé et déjanté ?
Chaque spectateur doit pouvoir construire son histoire. Pour l’un ce sera par exemple le besoin d’énergie du sportif qui passera par l’alimentation « utile » avant de dégénérer éventuellement dans le surplus, dans le rejet, dans le déchet. Pour d’autres, pourquoi pas, le danseur, le sportif est angoissé par son corps, par cette nourriture qui lui fait envie mais qu’il finit malgré tout par rejeter… Pour d’autres, enfin, l’incompréhension du passage entre activités et nourriture persistera jusqu’à la fin du spectacle…
Toutes les étapes du repas sont évoquées, de la conception à la digestion, et le spectateur en délicatesse avec le conceptuel sera guidé par les mots écrits sur un tableau. Oui, il en faut pour tout le monde…
Cela n’empêchera pas le questionnement angoissant du festivalier qui voudrait bien comprendre pourquoi le cuisinier finit par se livrer totalement aux actions des quatre danseurs…
La fin – du repas ou de la danse – laisse aussi dubitatif car on passe d’une expression poétique, sensuelle et mystique (presque) à une chorégraphie sur du standard international sans intérêt. Erreur inutile, provocation constructive ou action incomprise, allez savoir ?
Alors faut-il y aller ou pas ? Oui, si vous êtes inconditionnels de la danse contemporaine et que vous souhaitez vous faire votre propre idée ! Oui, si vous voulez voir les évolutions des danseurs ballotés par leurs envies et pulsions au milieu des aliments, parfaitement comestibles au départ ! Non si vous refusez envers et contre tout que l’on puisse jouer avec de la nourriture ! Non, si vous préférez les spectacles qui commencent par « il était une fois » et qui finissent par « ils se marièrent et cuisinèrent tous les jours » car, ici, vous ne trouverez peut-être pas l’histoire…
C’était Scène de la compagnie Pic la poule !
Embarquement immédiat !!!
Je vous avais dit que la cour des Kids était conçue pour les familles et dès mercredi après-midi, à l’occasion de plusieurs répétitions générales j’ai pu constater que c’était vrai. Ce fut le cas, en particulier, pour un très beau spectacle, Marchand de voyages de la compagnie La chose publique.
Imaginez, que vous découvriez en pleine nature, au pied d’un arbre, un vaisseau spatial. L’engin est-il capable de vous emmener au loin ? Vous doutez car depuis toujours on vous a appris à ne pas trop rêver. On vous distribue un ticket, gratuitement, ce qui ne fait que réveiller votre suspicion. Partir dans cet engin, vous étiez presque prêts à l’accepter, mais gratuitement, cela cache certainement quelque chose de grave… Soyons prudent…
Heureusement, ces divagations d’adultes ne touchent pas les enfants (à partir de cinq ans selon les organisateurs du voyage) de prendre le ticket en main et d’attendre avec impatience… Attendre quoi ? Mais ils ne le savent pas exactement car ils n’imaginent pas encore ce que peut être un voyage sonorique…
Un premier numéro est tiré au sort et voilà qu’un jeune homme se lève et nous quitte pour une expérience sans équivalent dans le monde. Après quelques préparations physiques et psychiques, le voilà dans la capsule… Bon voyage !
C’est la musique qui va servir de carburant. L’acteur de ce très beau spectacle va donc jouer avec les sons, les mélodies, les instruments de musique et son ordinateur pour composer la symphonie du voyage… et ça fonctionne !
Véritable poétique magique, ce spectacle a enchanté tous les spectateurs, pas seulement les enfants, tous les adultes qui les accompagnaient ont salué là un très bon spectacle qui respecte le jeune public et rend l’imaginaire musical accessible à tous…
N’oubliez pas de récupérer votre carte d’embarquement et bon voyage !
Attention, il n’y a pas qu’un enfant qui voyage mais deux. Parents, pas de panique, vos enfants reviendront du voyage et ceux qui ne sont pas tirés au sort voyagent tout autant que ceux qui sont obligés, sécurité oblige, de mettre casque et lunettes soniriques…
Cette compagnie lorraine qui s’est illustré avec son travail sur les lieux, sur l’identité, sur la mémoire et la transmission, c’est à dire sur tous les enjeux culturels, propose ici un travail sur la musique et ce qu’elle provoque chez celui qui l’écoute… Un seul mot : merci ! Une seule envie : que vous soyez nombreux à voyager !
Embarquement tous les jours à 14h et 16h, Parc Georges Nouelle, durée du voyage environ 35 minutes (s’il n’y a pas de problème technique lors du voyage)…
Inauguration sous le soleil…
Une inauguration officielle et populaire, une fête en plein soleil et en fanfare !
Une inauguration officielle est souvent synonyme de discours interminables, soporifiques et incompréhensibles. Ce ne fut pas le cas. Tout d’abord parce que Pedro Garcia a eu la finesse de fédérer : tous unis autour du festival qui en est à sa 27ème édition. Il put ainsi constater que les plus jeunes des festivaliers étaient les enfants des premiers festivaliers… Le temps passe et les festivaliers de reproduisent… Mais union aussi des habitants de Chalon dont un très grand nombre soutiennent ce festival parfois en tant que bénévoles, parfois en abritant des artistes du off, mais le plus souvent en assistant en masse à ces beaux spectacles qui sont entrés dans la mémoire collective de la ville… Enfin, union des professionnels, des techniciens, des personnels de la mairie, des politiques, de tous les festivaliers qui ne vont plus penser qu’à une chose, vivre chaque spectacle en se laissant surprendre, en acceptant ces voyages imaginaires avec ces artistes de rue…
Pedro Garcia, directeur du festival
Le représentant du ministère de la culture et le maire de Chalon furent brefs mais fiers d’être là aux côtés de Pedro et de toute son équipe qu’ils soutiennent pour le bien du festival, pour la vie de ces très nombreux artistes et pour notre plaisir à tous…
Officielle mais populaire aussi… populaire car c’est aussi une habitude de tous venir écouter ces discours et de partager ensuite un verre de l’amitié. Il n’y a plus ces invitations réservées aux peoples et tout le monde est là, tous les âges sont représentés, tous les quartiers de la ville, j’ai même vu le leader auto-déclaré de l’opposition locale…
Les fanfares étaient là elles aussi car c’est maintenant une tradition que de fêter le nouveau festival en musique, une musique qui sera bien présente dans ce festival international des arts de la rue. D’ailleurs, les arts seront nombreux à occuper tous les espaces publics de la ville : chant, danse, théâtre, installations et performances, pyrotechnie et mimes…
Dès le premier après-midi, plutôt consacré aux avant premières, aux générales et aux prises en compte des espaces disponibles, on a pu mesurer que cette année encore les spectacles seraient engagés car j’ai déjà entendu parler de mariage pour tous, de politiques malhonnêtes, d’évasion fiscale, de gens du voyage… Oui, le soleil brille et le tout sera chaud !
Mais quand le soleil tape les acteurs transpirent et eux, sûr, ils vont sentir ce soleil comme cela n’était pas arrivé depuis quelques années… Mais, maintenant, c’est fait, nous voilà dans ce vingt-septième festival Chalon dans la rue…
Chalon dans la rue, c’est maintenant !!!
Sortir en famille ? Mais c’est impossible ! Les petits sont intenables, les grands ne sont jamais contents, ce qui plait aux uns déplait toujours aux autres, c’est si complexe que les mamans et les papas préfèrent rester chez eux au calme…
Pourtant, il existe des lieux où tout est fait pour les familles… comme à Chalon dans la rue. Voici donc quelques bonnes raisons de profiter de ce festival qui n’est pas du tout comme les autres…
C’est toujours trop cher !
Presque tous les spectacles sont ouverts à tous sans droit d’entrée défini. Cela ne signifie pas que les spectacles sont gratuits, seulement que vous aurez la possibilité de donner ce que vous pourrez, ce que vous estimerez bien… Bref, pour Chalon dans la rue, le spectacle n’est pas réservé aux riches, tout le monde peut y venir ! D’autant plus que certains spectacles de la programmation in sont payés par le festival et ses partenaires. Si vous refusez de venir à Chalon dans la rue, ce ne sera donc pas pour des raisons financières.
Tous les spectacles sont nuls !
Il est possible que vous ayez un mauvais souvenir parce qu’un jour vous êtes venus et que vous avez assisté à un spectacle qui ne vous a pas plu. Soit ! Il est vrai que les spectacles sont différents et que certains peuvent nous plaire ou pas. Heureusement que nous n’aimons pas tous les mêmes choses. Non ? A Chalon dans la rue, il y en a pour tous les goûts. Il y a du théâtre, de la musique, du chant, de la danse, de la jonglerie, de l’acrobatie, des échasses, des machineries, des mimes, de la pyrotechnie et en plus toutes les combinaisons entre ces différentes spécialités sont possibles !
Il y a trop de monde !
J’entends bien que les agoraphobes puissent se sentir mal lors de certains grands rassemblements populaires mais il faut savoir que tous les spectacles ont des jauges et qu’il existe des représentations pour une, deux, trois, dix, quinze … et jusqu’à 6000 personnes !!! Chacun y trouvera de quoi protéger son intimité ou faire disparaître sa solitude. A vous de choisir !
C’est trop popu !
Oui, vous appartenez à cette catégorie de personnes qui recherchent la qualité, la grandeur d’esprit, la culture exigeante… Alors n’hésitez pas, ce type de spectacle existe et personne n’est obligé de se contenter de ce qui « semble » trop accessible à tous. Par contre, méfiez-vous des apparences, il existe certains petits spectacles qui sous des aspects légers vous en révèleront plus sur l’humanité que d’autres grands et fréquentés dont tout le monde parlera. A chacun de prendre le soin de découvrir ce qui lui plaira sans porter de jugements trop hâtifs sur les autres et leurs publics…
Mais comment s’y retrouver dans cette jungle ?
Facile ! Tout d’abord parce qu’il y a le site du festival qui regorge d’informations et qui est très bien fait (http://www.chalondanslarue.com/). Ensuite, certains médias font des efforts considérables pour aider les festivaliers et en particulier les sites de proximités (www.vivre-a-chalon.com).
Enfin, pour ceux qui cherchent à tout savoir en détail, le festival a mis en place une zone d’accueil, Rue des publics, juste à côté du Carmel, en face de la cour de l’école de l’Est. Là, vous serez reçus et guidés quelle que soit votre demande !
Si le matin, vous arrivez avec votre croissant, on vous offrira le café et vous pourrez échanger avec ceux qui ont découvert des petites merveilles de spectacles et qui vous donneront les idées qui ensoleilleront votre journée…
L’espace familial par excellence…
Oui pour vous faciliter la vie, à vous les familles avec enfants, il y a le jardin des enfants, le Jardin des Kids, http://www.chalondanslarue.com/compagnies/off-cote-cours/le-jardin-des-kids/, qui n’est pas du tout une garderie ou un espace pour bébés, mais bien un lieu où tous les jeunes vont trouver des spectacles à leurs goûts, des spectacles qui devraient plaire aussi à tous les parents et grands-parents…
Voilà donc un programme magnifique pour les familles. Tout commence aujourd’hui, mercredi 24 juillet, à 19h, au parking Lapray… Concerts en fanfares et apéro géant sans alcool, elle est pas belle la vie ?
TEK PAF, Ska engagé à la fête de la musique de Chalon-sur-Saône
Le 5 juillet 2010, je me souviens de Quentin, âme créatrice de Tek Paf, qui montait sur la scène de l’Europopcorn Festival. Il était pâle, sortait des toilettes, et durant trois minutes, on se demandait s’il allait tenir le choc. Il faut dire que, créer un groupe de Ska et faire de la scène, alors que l’on est habité par une timidité presque maladive, relève de la folie… Non ? Et soudain, le jeune chanteur et musicien se retrouvait transformé en professionnel habité par une énergie incroyable…
J’avais suivi ce groupe de Montceau lors du Tremplin de Mervans en mars 2010, j’avais apprécié leur talent et leur énergie, je les avais vus sur scène et cela avait confirmé que leur première place au tremplin était méritée, mais j’avoue que j’avais encore un doute… Quentin serait-il capable s’insuffler à cette bande de jeunes l’envie d’aller plus loin, de grandir, en quelques sortes. Lui-même, pourrait-il maitriser sa timidité et prendrait-il de la maturité pour ne plus être un jeune musicien, mais un musicien tout court ? Enfin, les cinq jeunes resteraient-ils unis dans ce groupe ?
La fête de la musique de Chalon-sur-Saône fut pour moi le moment de trouver les réponses à mes questions. Oui, Tek Paf existe toujours, on les avait annoncés Quai de la Monnaie, j’étais là dès les réglages car je ne voulais pas rater l’événement…
Quentin était sur scène et je voyais tout suite qu’il était pâle, qu’il tournait en rond, qu’il devait être encore ravagé intérieurement par le trac… Je crois, pour ce chanteur, que ce sera un trait de caractère définitif, il devra faire avec…
Pour le reste du groupe, je reconnais instantanément Loïc, le joueur de trombone mais je vois bien que la trompettiste, Annie, est une nouvelle mais rapidement on voit que l’expérience et le talent de cette femme sont venus enrichir le groupe. Enfin, on découvre un bassiste qui a lui aussi une bien belle énergie, un talent étonnant… Mais les essais et les réglages ne sont que les prémices de ce concert de la fête de la musique…
Dès que les fauves sont lâchés, dès que Quentin donne le top départ, on comprend que le groupe a mûri, a travaillé, que l’on a dépassé le rendez-vous d’étudiants boutonneux… Tek Paf est un bon groupe de Ska engagé. On a eu raison de les faire venir à Chalon cette année et le public en a bien profité même si on peut regretter que ce quai de la Monnaie n’ait pas été aussi fréquenté que les autres lieux de musique. On a l’impression que traverser la Saône coûte encore à certains comme s’il s’agissait d’une trahison à sa ville…
Beau concert équilibré avec des moments forts, entre autres On combat les pauvres, Mai 68, La cigale… Occasion de préciser que depuis février 2013, il y a un troisième album Tek Paf…
Franchement, j’ai été bluffé par ce Quentin ! Quelle différence entre le jeune hésitant et blanc (trois minutes avant le début du concert) et le chanteur-musicien-leader en nage, presque torse nu qui nous lance un « à la prochaine fois » et que l’on aurait encore écouté toute la nuit ! On sent bien que la musique et le talent l’habitent, qu’il a toujours envie d’en faire plus, que la peur n’est qu’un stimulant, que Tek Paf doit encore aller plus loin et plus haut…
Mais ce n’était qu’un concert de la fête de la musique et maintenant il va falloir continuer à se faire connaître, à trouver des salles, des festivals… la cigale va devoir encore chanter tout l’été… merci d’avoir commencé cet été à Chalon et à bientôt les amis…
Vous pouvez retrouver le groupe dès le 28 juin à Tournus dans le cadre du Festiz et le 13 juillet à La Clayette…
Site du groupe : http://www.tekpaf.fr
Un beau printemps des poètes… par Nathafi
A l’occasion du Printemps des Poètes, ADELEA, Association pour la Découverte de l’Ecrit, de la Lecture et de l’Expression Artistique, sise dans le Nord, à Saint-Souplet, a organisé une lecture à la Bibliothèque de LE CATEAU-CAMBRESIS.
Orné de photographies des principaux poètes Français, un petit salon était mis à notre disposition, aux couleurs du Printemps qui tarde à arriver dans notre nord froid et pluvieux.
Les intervenants étaient Isabelle et Guy, peintres, Martine, peintre et écrivain, Mélanie, sa petite-fille de 15 ans, Claude, retraitée, passionnée de littérature et responsable au sein de l’Association des Amis du Musée de Matisse, et moi-même.
Le thème de cette année était « Les Voix », aussi chacune et chacun a déclamé les poèmes suggérés par « le Printemps des Poètes », comme « Mon rêve familier » de Paul Verlaine, « L’hirondelle » de Louise Michel, « Ma Bohême » d’Arthur Rimbaud, ou « Petites voix » de Francis Dannemark.
Mélanie nous a lu ses propres poèmes, très touchants, et a ému l’assemblée. Isabelle a fait la part belle aux auteurs locaux, ayant mis en avant une revue, « La Caudriole », auprès de laquelle chacun peut soumettre ses textes.
Guy nous a présenté des textes découlant de la réalisation de ses toiles, nous expliquant qu’il couchait sur le papier ses impressions suite à l’élaboration de ses peintures.
Claude nous a fait découvrir de la poésie Allemande, qu’elle affectionne particulièrement.
Martine a lu des extraits de ses ouvrages, et des poèmes de sa composition.
Le Poète Pablo Neruda étant mis à l’honneur cette année, j’ai proposé divers texte issus de « La solitude lumineuse »… et Guy a choisi quelques poèmes de « La Centaine d’Amour ».
Une table avec divers ouvrages était mise à disposition du public. Quelques spectateurs sont venus, à leur tour, nous proposer les poèmes qu’ils avaient envie de lire, certains leur rappelant des souvenirs. Jacques Prévert a eu un franc succès.
De véritables échanges ont eu lieu, notamment sur la place de la Poésie de nos jours. La présence de Mélanie, cette toute jeune fille, nous a confortés dans l’idée que « non, la Poésie n’est pas morte ».
Ces deux heures de lecture se sont terminées par « La complainte de Pablo Neruda », interprétée par Jean Ferrat.
Nathafi











