Buffalo bide de San-Antonio

Buffalo bide de San-Antonio

Catégorie(s) : Littérature => Policiers et thrillers

Critiqué par Hexagone, le 14 mars 2013 (Inscrit le 22 juillet 2006, 46 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 2 avis)
Cote pondérée : 5 étoiles (31 450ème position).
Visites : 1 297 

A toi l'Amérique Sana.

Pensez, Béru a un frère jumeau aux USA !
De plus il est en train d'agoniser et sur son lit de mort il n'a prononcé qu'une phrase " Bérrurier police parisienne ".
Branle bas de combat à la CIA.
Nos Frenchies débarquent chez l'oncle Sam et vont y mener tambour battant une enquête aussi bien roulée que celles qui se passent ici.
Un Sana dans lequel Béru va mourir pour mieux revenir.
Des gauloiseries aux pays des mâcheurs de chewing-gum, du sexe made in France, avant le redressement productif.
Un Sana plus touchant que les autres car Dard y évoque l'amour avec beaucoup de tendresse, un vrai coeur d'artichaut sous le cuir du macho.
Comme d'hab c'est très bon et surtout ça fait du bien.
Aux prochaines élections je vote Béru, il la redressera lui la France.

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Les éditions

  • Buffalo bide [Texte imprimé] San-Antonio
    de San-Antonio,
    Fleuve noir / San-Antonio (Paris).
    ISBN : 9782265044715 ; EUR 5,34 ; 01/02/1991 ; 250 p. p. ; Broché
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Le gros chez les mâchouilleurs

7 étoiles

Critique de AmauryWatremez (Evreux, Inscrit le 3 novembre 2011, 48 ans) - 17 juin 2013

Ici Béru est en Amérique, et l'on croit à sa mort en France tué par des indiens vengeurs, alors que ce n'est qu'un sosie, Béru profite bien sûr de l'occasion, en toute immoralité, pour vivre le parfait amour, selon sa conception de l'amour bien sûr, avec une cow-girl car il n'est pas mort et la partie de son corps la plus sportive fonctionne encore...
Donner son avis sur une aventure de San Antonio, le commissaire imaginé par Frédéric Dard, son alter ego qui lui permit de compenser ses inhibitions ou son angoisse, est difficile. Ce n'est pas de la littérature expérimentale, de la poésie s'élevant vers les cimes, même si la langue y est très riche, c'est d'ailleurs mon plaisir principal quand je lis un San Antonio. Quand on lit du Dard, où l'histoire est somme toute accessoire, ce qui compte c'est le vocabulaire, les formules de Béru et les considérations pleines de philosophie du commissaire, c'est comme une discussion avec des amis autour d'une table, d'un bon vin et d'un repas ne satisfaisant pas du tout aux normes de hygiéniquement correct.Il y a trop de couenne autour de l'entrecôte la plupart du temps, mais c'est cela qui est bon avec le beurre à l'ail que rajoute l'auteur. Les comparaisons culinaires sont ici parfaitement adaptées car Dard, comme San Antonio, sont deux bons vivants. Il y a parfois quelques vulgarités, où ce que l'on identifie comme telles, aussi des idées qui s'envolent jusqu'aux étoiles, des rêves, des idioties et des fulgurances. Et l'argot y est toujours naturel. C'est tout ça, un roman de Frédéric Dard. On pense aussi aux cafés de Montmartre ou des grandes villes d'avant, où ouvriers et bourgeois se mêlaient, et dont les romans de gare, chez "Fleuve Noir" entre autres, comme ceux de "San Antonio, était une sorte de culture inavouable en commun, sans rien de comparable avec les "S.A.S". C'est chic maintenant bien sûr de parler de ces livres qui sont devenus à la mode. On peut trouver également que le ton de Dard père était moins amer que celui de Patrice, plus joyeux, d'une joie permettant de cacher la peur de se retrouver seul, sans personne à aimer ou avec qui faire la fête. A cette chronique, je joindrai une lettre du commissaire reçue ce matin dans mon courrier :
"Béru ne l'aurait pas cru que je me mette à l'internet, le ouèbe pour les lettrés et les autres, mais il faut bien que je parle de lui encore une fois. Mon Béru a toujours aimé la culture, les vignes du seigneur qui s'ennuie aux cieux, les dames et le vernaculaire, il jaspinait le bigorne mieux que moi qui ait mon diplôme de commissaire. Béru, mon gros préféré, est un vernaculé de première qui jacte argot sans que çà fasse affecté, comme le genre que se donne les gigolpinces qui jouent les amateurs d'art distingués pour plaire à des mémère à bagouzes. La culture n'est pas là où on s'y attend le moins. Sur les tas de fumier poussent des fleurs incomparables, des orchidées qui font chialer comme un poète, comme un Chateaubriand en Allemagne quand il se rappelle sa soeur, comme un condé qui vient de poser son premier PV, comme une aubergine qui arpente le trottoir pour la première fois de sa vie. Comme lui, l'argot, je l'ai jacté avec les fourlineurs et autres voyous.

Mais qui aurait cru que Béru allait souffrir et mourir pour la transe ? Qui aurait dit que le gros était un héros.
Cela fait longtemps que je parle de lui et de moi, de mes aventures aux quatre coins de l'hexagone, des boutanches qu'il vide tout seul, de ses amitiés et de mes amours. J'ai eu du mal à te raconter cette histoire, elle est moins marrante que les autres. C'est pas de ma faute, c'est la faute au tenancier de ce blogue, un petit gros comme toi d'ailleurs mon béru, comme ils disent, qui m'a demandé d'écrire ce texte.

Il a découvert l'histoire de France grâce au gros qui en avait publié une illustrée par Dubout dans les années 60, et plein de gros mots aussi. Cependant, j'ai l'impression que ma menteuse n'est plus à portée de louche pour que quelqu'un enterve quoique que ce soit à mon chagrin. Mon palpitant a du mal se réchauffer. Il va falloir que j'arrête là, je vais boire un godet à la santé du pauvre gros et de Frédéric, pas besoin de se mettre la bouche en cul de poule pour eux, de pontifier ou de jouer les œnologues pompeux. Je boirai pour voyager encore un peu avec eux. Signé, ton commissaire, San Antonio"

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