Ludmilla
avatar 29/10/2018 @ 19:54:09
Bonjour,

Il est temps à présent de commencer les étapes de sélection des titres qui concourront pour le prix CL cette année.
L’objectif de cette étape est de sélectionner 5 à 10 titres par catégorie parmi la liste des propositions, sans ordre de préférence.
J'espère ne pas avoir commis d'erreur en reprenant les listes...Si c'était le cas, n'hésitez pas à me le signaler

Pour contribuer, vous pouvez proposer votre sélection jusqu’au vendredi 23 novembre

Romans francophones
Eclipses japonaises, Eric Faye - Seuil/Points
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48874

Abraham et fils, Martin Winckler - P.O.L
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48207

Dans les prairies étoilées, Marie-Sabine Roger - Rouergue
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48171

Fils du feu, Guy Boley - Grasset/Folio
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48952

Et je serai toujours avec toi, Armel Job - R Laffont
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48108

Un paquebot dans les arbres, Valentine Goby - Actes Sud/ Babel
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48877

Histoire du lion Personne, Stéphane Audeguy - Seuil/Points
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/49016

Songe à la douceur, Clémentine Beauvais - Sarbacane
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/51586

Tropique de la violence, Nathacha Appanah - Gallimard/Folio
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/49091

Marguerite n'aime pas ses fesses, Erwan Larher - Quidam/ J'ai lu
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48287

Les contes défaits, Oscar Lalo - Belfond
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/49326

L'odeur de la forêt, Hélène Gestern - Arléa

Je suis en vie et tu ne m'entends pas, Daniel Arsand - Actes Sud/ Babel

Le gardien de nos frères, Ariane Bois - Belfond/ Charleston

Comment Baptiste est mort, Alain Blottière - Gallimard/ Folio

Des femmes qui dansent sous les bombes, Céline Lapertot - Viviane Hamy/ Points

Le bal mécanique, Yannick Grannec - A. Carrière/Pocket
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/49240

La danse des vivants, Antoine Rault - Albin Michel/ Le Livre de Poche

Monsieur Origami, Jean-Marc Ceci - Gallimard/ Folio
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48940

La grande arche, Laurence Cossé - Gallimard/ Folio
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48772

Ce qui nous sépare, Anne Collongues - Actes Sud/ Babel
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48165

Légende, Sylvain Prudhomme - L'arbalète Gallimard/ Folio

Robinson, Laurent Demoulin - Gallimard/ Folio
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/52417

Kannjawou, Lyonel Trouillot - Actes Sud/ Babel
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/47481

Les cosmonautes ne font que passer, Elitza Gueorguieva - Verticales/ Folio
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/50969

La si courte vie du Taro Maru, Michel Régnier - Philippe Picquier

De nos frères blessés, Joseph Andras - Actes Sud/ Babel
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48353

Giboulées de soleil, Lenka Horňáková - Alma/Folio
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/49982

L'enfant qui mesurait le monde, Metin Arditi - Grasset/ Points

Romans traduits

Un siècle américain, Tome 1 : Nos premiers jours, Jane Smiley (USA)Rivages Poche 592 pages
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/53731

Le dernier quartier de lune, Chi Zijian (Chine) éditions Philippe Picquier 366 pages
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/46342

Un fils en or, Shilpi Somaya Gowda (Canada) Mercure de France /poche Gallimard 544 pages
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/50140

Le chagrin des vivants, Anna Hope (Royaume Uni) Gallimard Du monde entier/Folio 400 pages

Les pêcheurs, Chigozie Obioma (Nigeria) Editions de l'Olivier/Points 298 pages
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/49556

Les dieux de la steppe, Andreï Guelassimov (Russie) Actes Sud 352 pages

Le naturaliste, Alissa York (Canada) Liana Levi 315 pages

Un travail comme un autre, Virginia Reeves (USA) Stock/Livre de poche 344 pages

Petits secrets, grands mensonges, Liane Moriarty (Australie) Albin Michel 480 pages
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/53234

On inventera bien quelque chose, Giorgio Scianna (Italie) Liana Levi 236 pages

La pièce, Jonas Karlsson (Suède) Actes Sud 188 pages
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/50081.

Morphine, Szczepan Twardoch (Pologne) Noir sur Blanc 560 pages
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/47464.

Les révolutions de Bella Casey, Mary Morrissy (Irlande) La Table Ronde 320 pages

Phalène fantôme, Michèle Forbes (Irlande) La Table Ronde 288 pages

De beaux jours à venir, Megan Kruse (USA) Denoël/10-18 384 pages
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/53381

Le dit du loriot, Su Tong (Chine) Seuil 355 pages

Le bleu entre le ciel et la mer, Susan Abulhawa (Palestine) – Denoël 432 pages
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48385

Une mort qui en vaut la peine, Donald Ray Pollock (USA) – Albin Michel 576 pages
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/49544

La jeune fille et la guerre, Sara Nović (USA) – Fayard 320 pages

Des hommes de peu de foi, Nickolas Butler (USA) – Autrement 540 pages
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48794

The girls, Emma Cline (USA) – Table ronde 336 pages
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/49089

Les maraudeurs, Tom Cooper (USA) – Albin Michel 416 pages
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48192

Yaak Valley, Montana, Smith Henderson (USA) – Belfond 500 pages
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/52105

Le dernier battement de coeur, Simona Sparaco (Italie) – Michel Lafon 256 pages

Sur cette terre comme au ciel, Davide Enia (Italie) – Albin Michel 416 pages
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/49592

La tentation d'être heureux, Lorenzo Marone (Italie) – Belfond 336 pages

Le jardin des brumes du soir, Tan Twan Eng (Malaisie) – Flammarion 448 pages
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/47934

Voici venir les rêveurs, Imbolo Mbue (Cameroun) – Belfond 300 pages
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/49386

Les étoiles s'éteignent à l'aube, Richard Wagamese (Canada) – Zoé 312 pages

Maintenant ou jamais, Joseph O'Connor (Irlande) – Phébus 390 pages

N'essuie jamais de larmes sans gants, Jonas Gardell (Suède) – Gaïa 592 pages

Les délices de Tokyo, Durian Sukegawa (Japon) – Albin Michel 240 pages
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/51580

La zone d'inondation, Roman Sentchine – (Russie) Noir sur Blanc 350 pages

En attendant Doggo, Mark Mills (Angleterre) Belfond 180 pages

La marque et le vide, Paul Murray – (Irlande) Belfond 576 pages

Borowitz broie du noir, Steven Boykey Sidley –(Afrique du Sud) Belfond 320 pages

Une nuit, Markovitch, Ayelet Gundar-Goshen- (Israël) Les presses de la cité 480 pages

Policiers/Romans Noirs/Thrillers

1-De force, Karine Giebel , mars 2016, Belfond
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/47979

2-En vrille, Deon Meyer, janvier 2016, Seuil

3-Une offrande à la tempête, Dolores Redondo, mars 2016, Mercure
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/49619

4-Le cri, Nicolas Beuglet, septembre 2016,XO éditions
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/50720

5-Les enfants du Cap, Michèle Rowe , mars 2016, Albin Michel
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/52931

6-Surtensions, Olivier Norek mars 2016, Michel Lafon
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48271

7-Aquarium, David Vann, octobre 2016, Gallmeister
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/49763

8-Hortense, Jacques Expert, 2016, Sonatine éditions
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48596

9- Le loup peint, Jacques Saussey, janvier 2016, Toucan éditions

10-La chimiste, Stéphanie Meyer, novembre 2016, éditions Lattès
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/49793

11-Tout ce qu'on ne s'est jamais dit, Celeste Ng , mars 2016, Sonatine éditions
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/47829

12-Là où les lumières se perdent, David Joy , août 2016,Sonatine éditions

13-Bull Mountain, Brian Panowich, mars 2016, Actes Sud
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/51004

14-Un cœur sombre, R.J. Ellory, octobre 2016, Sonatine éditions
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/51299

15-La carrière du mal, Robert Galbraith, mars 2016, Grasset
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48083

16-La dame de Zagreb, Philip Kerr, janvier 2016, Lattès

17-Cabossé, Benoît Philippon, 2016, Gallimard

18-Ce qu'il nous faut, c'est un mort, Hervé Commère, 2016, Fleuve noir

19-Baad, Cédric Bannel, mai 2016, Robert Laffont
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48796

20-Les petites filles, Julie Ewa, janvier 2016, Albin Michel
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/50380

21-Dedans ce sont des loups, Stéphane Jolibert, Lattès
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/47339

22-Il reste la poussière, Sandrine Collette, janvier 2016, Denoël
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48749

23- Les salauds devront payer, Emmanuel Grand, janvier 2016, Liana Levi

24- Une victime idéale, Val McDermid, mai 2016, Flammarion
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48317

25-Les fils d'Odin, Harald Gilbers, mars 2016, Kero

26-Sombre vallée, Thomas Willmann, mai 2016, Belfond

27-Austerlitz 10.5, Anne-Laure Beatrix et François-Xavier Dillard, mars 2016, Belfond

28-Bondrée, Andrée Michaud, 2016, Rivages

Ludmilla
avatar 29/10/2018 @ 19:54:59
Catégories pour lesquelles la première phase de sélection est inutile du fait du faible nombre de propositions

Science-fiction / Fantasy
Pas de nouvelle proposition depuis le 27 octobre
Rappel des 10 propositions
Le grand n'importe quoi, J.M. Erre
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/49231

Lumikko, Pasi Ilmari Jääskeläinen
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/52824

Water knife, Paolo Bacigalupi

Les enfermés, John Scalzi
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/49772

L'espace d'un an, Becky Chambers

De profundis, Emmanuelle Pirotte

L'homme qui mit fin à l'histoire, Ken Liu
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/49974

La reine du Tearling, Erika Johansen
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/50435

Les affinités, Robert Charles Wilson

Les Corps glorieux, Céline Maltère
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/53885


Bande dessinée
Seulement 9 propositions
Rappel des propositions

La loterie, Miles Hyman et Shirley Jackson
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/49175

La Différence invisible, Julie Dachez et Mademoiselle Caroline
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/49517

Stupor mundi, Néjib
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48611

Otto, l'homme réécrit, Marc-Antoine Mathieu

Mickey's Craziest adventures, Lewis Trondheim et Nicolas Keramidas

Nuit noire sur Brest, Kris, Bertrand Galic et Damien Cuvillier

La maison, Paco Roca
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48610

Un bruit étrange et beau – Zep
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/50136

Monsieur désire, Hubert et Virginie Augustin

Shan_Ze

avatar 29/10/2018 @ 21:53:58
Merci pour le récapitulatif complet Ludmilla ! j'ai refait les dernières pages, je n'ai pas trouvé d'autres propositions en SFF.

LesieG

avatar 30/10/2018 @ 17:13:17
Le poids de la neige, Christian Guay-Poliquin
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/52095

Livre à enlever, j'ai raté le prix gouverneur Général du Canada 2017.

Merci beaucoup

Ludmilla
avatar 30/10/2018 @ 17:23:13
Le poids de la neige, Christian Guay-Poliquin
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/52095

Livre à enlever, j'ai raté le prix gouverneur Général du Canada 2017.

Merci beaucoup
J'ai supprimé ce roman du post initial de ce forum pour éviter toute erreur (grâce aux droits d'admin :-) )

Myrco

avatar 30/10/2018 @ 17:54:08
Alors, j'inaugure pour la catégorie ROMAN FRANCOPHONE;-)

9 titres sélectionnés:
- Metin ARDITI - L'enfant qui mesurait le monde
-Daniel ARSAND - Je suis en vie et tu ne m'entends pas
-Stéphane AUDEGUY - Histoire du lion Personne
- Alain BLOTTIERE- Comment Baptiste est mort
- Guy BOLEY - Fils du feu
- Eric FAYE - Eclipses japonaises
- Hélène GESTERN - L'odeur de la forêt
- Yannick GRANNEC - Le bal mécanique
- Lyonnel TROUILLOT - Kanjawou

Saule

avatar 30/10/2018 @ 20:25:12
Tu as oublié les maisons d'édition pour Franco, j'essaiera de les ajouter ce w-e. Je me base essentiellement sur la maison d'édition car je ne connais pas les livres. J'essaye aussi d'éviter des auteurs qu'on a déjà eu dans le prix.

Koudoux

avatar 30/10/2018 @ 21:59:00
Romans francophones
1.Eclipses japonaises, Eric Faye

2.Et je serai toujours avec toi, Armel Job

3.Tropique de la violence, Nathacha Appana

4.Je suis en vie et tu ne m'entends pas, Daniel Arsand

5.Robinson, Laurent Demoulin

6.Kannjawou, Lyonel Trouillot

7.La si courte vie du Taro Maru, Michel Régnier

8.De nos frères blessés, Joseph Andras

9.Giboulées de soleil, Lenka Horňáková

10.L'enfant qui mesurait le monde, Metin Arditi

Myrco

avatar 31/10/2018 @ 08:13:24
Tu as oublié les maisons d'édition pour Franco, j'essaiera de les ajouter ce w-e. Je me base essentiellement sur la maison d'édition car je ne connais pas les livres. J'essaye aussi d'éviter des auteurs qu'on a déjà eu dans le prix.

En survolant les critiques ici ou là, positives et négatives, on arrive à se faire une idée valable du genre de bouquin.

Myrco

avatar 31/10/2018 @ 08:52:36
Côté ROMAN TRADUIT, voici ma sélection (9 titres):

- Susan ABULHAWA - Le bleu entre le ciel et la mer (PALESTINE)
-Tom COOPER - Les maraudeurs (USA)
-Michèle FORBES - Phalènes fantômes (IRLANDE)
-Jonas GARDELL- N'essuie jamais de larmes sans gants (SUEDE)
-Andreï GUELASSIMOV - Les dieux de la steppe (RUSSIE)
-Chigozie OBIOMA - Les pêcheurs (NIGERIA)
-Virginia REEVES - Un travail comme un autre (USA)
-Richard WAGAMESE- Les étoiles s'éteignent à l'aube (CANADA)
-Alyssa YORK - Le naturaliste (CANADA)

Ludmilla
avatar 31/10/2018 @ 09:25:06
Ma sélection romans francophones:

Abraham et fils, Martin Winckler
Dans les prairies étoilées, Marie-Sabine Roger
Un paquebot dans les arbres, Valentine Goby
La grande arche, Laurence Cossé
Eclipses japonaises, Eric Faye
Ce qui nous sépare, Anne Collongues
Giboulées de soleil, Lenka Horňáková
Et je serai toujours avec toi, Armel Job
Marguerite n'aime pas ses fesses, Erwan Larher
L'enfant qui mesurait le monde, Metin Arditi

Ludmilla
avatar 31/10/2018 @ 15:08:03
Tu as oublié les maisons d'édition pour Franco, j'essaiera de les ajouter ce w-e. Je me base essentiellement sur la maison d'édition car je ne connais pas les livres. J'essaye aussi d'éviter des auteurs qu'on a déjà eu dans le prix.
Je n'ai pas oublié - parce que je n'avais pas prévu de le faire (ce n'est pas moi qui l'ai fait pour les romans traduits et les policiers)
Mais maintenant c'est fait, j'ai complété le post initial.

Saule

avatar 31/10/2018 @ 18:35:27
super, merci. Je vais un peu creuser dans la sélection franco avant de proposer ma pré-sélection.

Aaro-Benjamin G.

avatar 31/10/2018 @ 21:17:01
Ma sélection francophone :

De nos frères blessés, Joseph Andras
Tropique de la violence, Nathacha Appanah
Comment Baptiste est mort, Alain Blottière
Fils du feu, Guy Boley
Ce qui nous sépare, Anne Collongues
Eclipses japonaises, Eric Faye
Un paquebot dans les arbres, Valentine Goby
Et je serai toujours avec toi, Armel Job
Les contes défaits, Oscar Lalo
Kannjawou, Lyonel Trouillot


Ludmilla
avatar 01/11/2018 @ 08:13:08
Ma sélection en romans traduits:

Le dernier quartier de lune, Chi Zijian
Un fils en or, Shilpi Somaya Gowda
Un siècle américain, Tome 1 : Nos premiers jours, Jane Smiley
Petits secrets, grands mensonges, Liane Moriarty
Les pêcheurs, Chigozie Obioma
Des hommes de peu de foi, Nickolas Butler
Le dernier battement de coeur, Simona Sparaco
Les maraudeurs, Tom Cooper
Voici venir les rêveurs, Imbolo Mbue
La pièce, Jonas Karlsson

Koudoux

avatar 01/11/2018 @ 14:48:22
Ma sélection en romans traduits
1.Le dernier quartier de lune, Chi Zijian (Chine) éditions Philippe Picquier
2.Le chagrin des vivants, Anna Hope (Royaume Uni) Gallimard Du monde entier/Folio
3.Les pêcheurs, Chigozie Obioma (Nigeria) Editions de l'Olivier/Points
4.Les dieux de la steppe, Andreï Guelassimov (Russie) Actes Sud
5.Le naturaliste, Alissa York (Canada) Liana Levi
6. La zone d'inondation, Roman Sentchine – (Russie) Noir sur Blanc
7.Une nuit, Markovitch, Ayelet Gundar-Goshen- (Israël) Les presses de la cité
8. Les maraudeurs, Tom Cooper (USA) – Albin Michel
9. La pièce, Jonas Karlsson (Suède).
10. Les étoiles s'éteignent à l'aube, Richard Wagamese (Canada) – Zoé

LesieG

avatar 01/11/2018 @ 17:25:00
Voilà pour moi :

Romans francophones :

- Eclipses japonaises, Eric Faye - Seuil/Points
- Et je serai toujours avec toi, Armel Job - R Laffont
- Un paquebot dans les arbres, Valentine Goby - Actes Sud/ Babel
- Tropique de la violence, Nathacha Appanah - Gallimard/Folio
- Les contes défaits, Oscar Lalo - Belfond
- L'odeur de la forêt, Hélène Gestern - Arléa
- La danse des vivants, Antoine Rault - Albin Michel/ Le Livre de Poche
- La grande arche, Laurence Cossé - Gallimard/ Folio
- La si courte vie du Taro Maru, Michel Régnier - Philippe Picquier
- Giboulées de soleil, Lenka Horňáková - Alma/Folio

LesieG

avatar 01/11/2018 @ 18:12:10
Mon choix Policiers/Romans Noirs/Thrillers

Très difficile, beaucoup de livres très intéressants, du coup même si ce n'est pas très juste, car méritant, j'ai enlevé ce que j'ai lu pour faire de nouvelles lectures.

- Une offrande à la tempête, Dolores Redondo, mars 2016, Mercure
-Le cri, Nicolas Beuglet, septembre 2016,XO éditions
- Le loup peint, Jacques Saussey, janvier 2016, Toucan éditions
- Tout ce qu'on ne s'est jamais dit, Celeste Ng , mars 2016, Sonatine éditions
- Ce qu'il nous faut, c'est un mort, Hervé Commère, 2016, Fleuve noir
- Les petites filles, Julie Ewa, janvier 2016, Albin Michel
- Dedans ce sont des loups, Stéphane Jolibert, Lattès
- Il reste la poussière, Sandrine Collette, janvier 2016, Denoël
- Une victime idéale, Val McDermid, mai 2016, Flammarion
- Austerlitz 10.5, Anne-Laure Beatrix et François-Xavier Dillard, mars 2016, Belfond

Me restera le choix romans étrangers.

Ludmilla
avatar 02/11/2018 @ 12:52:41
Grâce au travail de LesieG, voici la liste de tous les romans francophones avec les résumés, extraits et liens .

Si ceux/celles qui ont déjà voté souhaitent modifier leur vote , c'est possible.

Eclipses Japonaises, Eric Faye (France)
Le Seuil 240 pages
Résumé: En 1966, un GI américain s'évapore lors d'une patrouille dans la zone démilitarisée, entre les deux Corées. A la fin des années 1970, sur les côtes japonaises, des hommes et des femmes, de tous âges et de tous milieux, se volatilisent. Parmi eux, une collégienne, un archéologue, une future infirmière... "Cachés par les dieux", ainsi qualifie-t-on en japonais ces disparus qui ne laissent aucune trace. En 1987, une terroriste descendue d'un avion de la Korean Air lors d'une escale est arrêtée. Elle parle un japonais parfait. Pourtant, la police finit par identifier une espionne venue tout droit de Corée du Nord. Longtemps plus tard, le lien entre ces affaires remontera à la surface, les résolvant du même coup. Par la grâce de la fiction, Eric Faye saisit l'imaginaire et la vie secrète de ces destins dévorés par un pays impénétrable et un régime diaboliquement autoritaire.
Fiche éditeur : http://seuil.com/ouvrage/…
Fiche CL : http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48874
Extrait :
«Cette fois, c'est une Libanaise qu'ils ont capturée. Voilà encore une femme, attirée en Asie par une promesse de travail de secrétariat bien rémunéré, qui est tombée dans leur piège. Elle et Ileana, prélevées si loin d'ici, arrachées à leur terre, me bouleversent. Un jour, il faudra que je raconte aux enfants tout ce qu'ils ignorent d'elles. De nous. Il faudra que je leur explique qu'une machine insatiable a ponctionné ici et là tout le cheptel humain dont elle a eu besoin. Je leur dirai, aussi, que les chants appris à l'école, dans lesquels il est question de militaires heureux, de peuple qui suit sa bonne étoile malgré les sacrifices, ces chants-là ne sont pas la réalité. C'est une pièce de théâtre, cruelle et tragique. Le monde qui commence au-delà des clôtures de ce pays [la Corée du Nord] n'a rien à voir avec ce que nous vivons..»


Abraham et fils, Martin Winckler (France)
P.O.L. 576 pages
Résumé: Un jour du printemps 1963, une Dauphine jaune se gare devant le monument aux morts, sur la Grand-Place de Tilliers, petite ville de la Beauce. Elle transporte Abraham Farkas, médecin rapatrié d'Algérie, proche de la cinquantaine et son fils Franz, âgé de neuf ans et demi. Abraham n’a qu’une seule préoccupation : son fils. Franz, lui, en a deux : son père et les livres. Leur vie a été brisée un an plus tôt par un « accident » qui a laissé Franz amnésique et dont Abraham ne lui parle jamais. Ils s’installent rue des Crocus, dans la grande maison où Abraham va se remettre à travailler. Ils vont devoir apprendre à vivre avec le reste du monde...
Fiche éditeur : http://pol-editeur.com/index.php/…
Fiche CL : http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48207
Extrait :
«On embarque dans une histoire comme on part en voyage.
Certains aiment les croisières en paquebot. Ils somnolent dans un transat sur le pont brûlant de soleil et se laissent porter tout le jour, un cocktail à la main, avant d’aller rêver dans leur cabine de luxe. D’autres embarquent dans un sous-marin vitré pour se coller le nez sur le grand hublot et découvrir des mondes inexplorés, suivre des bancs de poissons, longer des galères englouties, regarder des plongeurs combattre un requin ou remonter un coffre des abysses. D’autres encore préfèrent s’élancer dans l’espace –l’ultime frontière –à la recherche de nouvelles formes de vie, de civilisations inconnues, pour se rendre là où nul n’est jamais allé. D’autres enfin s’asseyent à la terrasse d’un bistro pour regarder les lève-tôt entrer à la boulangerie, les épiciers sortir leurs cageots, les couche-tard regagner leur antre, les mères emmener leurs enfants à l’école. Bref, les histoires sont faites pour nous mener en bateau et c’est pour naviguer qu’on embarque, sans toujours savoir où on va.
L’avantage d’une histoire c’est que, contrairement à un voyage en train ou en avion, si jamais elle se traîne, on peut sauter en marche ; quand elle va trop vite, on peut ralentir ; et si elle fait naufrage, on se sent irrité ou déçu, mais on en sort indemne.
En principe.»


Dans les prairies étoilées, Marie Sabine Roger (France)
Rouergue 256 pages
Résumé: Merlin, auteur d’une série BD à succès, perd son vieux copain Laurent, qui lui a inspiré son héros, Jim Oregon. Comment continuer à le faire vivre dans ses dessins, d’autant que dans son "testament", Laurent lui impose deux contraintes pour l’album à venir…. Marie-Sabine Roger s’amuse allègrement à jongler entre deux mondes, celui de la réalité et de la BD, et donne naissance comme toujours à une tribu de personnages tout en couleurs.
Fiche éditeur : https://lerouergue.com/catalogue/…
Fiche CL : http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48171
Extrait :
«C'est le problème de l'artiste avec sa création. Obscurs Frankensteins que nous sommes, attachés de façon névrotique à nos bulles, nos cases, nos créatures. Illégalement squattés par tout ce joyeux petit monde en cavale, échappé malgré nous de nos cerveaux malades, par une porte dérobée. Une porte entrouverte dans le mur de l'asile qui donnerait sur la cour du fond et, par-delà la palissade, sur le monde réel que je trouve parfois, moi, tellement peu crédible.
Les artistes sont poreux, ils n'ont pas de limites, leur imagination déborde sans arrêt. Leur univers transpire, puis se matérialise, devient réalité, se met à exister d'une existence propre. Il leur survit parfois.
parfois même, longtemps.»


Fils du feu, Guy Boley (France)
Grasset 160 pages
Résumé: Nés sous les feux de la forge où s’attèle leur père, ils étaient Fils du feu, donc fils de roi, destinés à briller. Mais l’un des deux frères décède précocement et laisse derrière lui des parents endeuillés et un frère orphelin. Face à la peine, chacun s’invente sa parade : si le père s’efface dans les vagues de l’ivresse, la mère choisit de faire comme si rien ne s’était passé. Et comment interdire à sa mère de dresser le couvert d’un fantôme rêvé ou de border chaque nuit un lit depuis longtemps vidé ? Pourquoi ne pas plutôt entrer dans cette danse où la gaité renait ? Une fois devenu adulte et peintre confirmé, le narrateur, fils du feu survivant, retrouvera la paix dans les tableaux qu’il crée et raconte à présent. Ainsi nous dévoile-t-il son enfance passée dans une France qu’on croirait de légende, où les hommes forgent encore, les grands-mères dépiautent les grenouilles comme les singes les bananes, et les mères en deuil, pour effacer la mort, prétendent que leurs fils perdus continuent d’exister.
Fiche éditeur : https://www.grasset.fr/fils-du-feu-9782246862116
Fiche CL : http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48952
Extrait :
«Quant aux barrières, balcons, balustres ou autres grilles de soupiraux qui enlaidissent les façades ou les intérieurs en faux marbre de ces maisons en fausses pierres, ils ne sont plus réalisés en vrai fer forgé, mais en fer torsadé à froid, avec des barres toutes faites que l'on achète au mètre et que l'on ne prend même plus la peine de souder, mais tout juste d'assembler ; n'importe quel béotien est désormais capable de jouer aux apprentis sorciers tant dans la ferronnerie , la serrurerie, la plomberie, la menuiserie, que dans le salut de son âme. On peut enfin, miracle du progrès, acheter sa vie en kit.
Papa s'adapte à ce nouvel âge de faire, il devient un peu moins forgeron, beaucoup plus commerçant : il se met à poser des portes de garage et des volets roulants qu'il achète à des grossistes comme on achète des pommes blettes pour donner aux cochons ; il se met à fabriquer à la chaîne des barrières en faux fer forgé ; des kilomètres et des kilomètres de barrières puisqu'il faut bien protéger les pavillons et leurs signes extérieurs de richesse : thuyas et nains de jardin. Bientôt, il n'aura même plus le cœur de faire semblant ; bientôt, il aura honte de ce qu'il est devenu, ne travaillera plus de ses mains, se contentera de vendre des choses sur catalogue, n'importe quelles choses, sur n'importe quel catalogue.»


Et je serai toujours avec toi, Armel Job (Belgique)
Robert Laffont 306 pages
Résumé: Roman à la mécanique implacable, conte à la morale subtile, Et je serai toujours avec toi impose Armel Job comme un maître du suspense. Automne 1995. Victime d'un incident mécanique, un homme vient demander de l'aide dans la maison la plus proche. Teresa, la jeune veuve et catholique fervente qui lui donne asile le temps de faire réparer son véhicule, se convainc très vite que cet homme lui est, en réalité, envoyé par Dieu en réponse à la promesse de son défunt mari. " Et je serai toujours avec toi " n'est-elle pas l'épitaphe que ce dernier a demandé que l'on grave sur sa tombe ? Tadeusz et André, les fils de Teresa, âgés tous deux d'une vingtaine d'années, voient pour leur part d'un mauvais œil l'irruption de cet inconnu qui vient troubler le deuil familial. Un fait divers tragique ne va pas tarder à révéler que celui qui se dit réfugié croate n'est pas tout à fait celui qu'il prétend être...
Fiche éditeur : http://laffont.ca/livre/…
Fiche CL : http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48108
Extrait :
«Je me demande comment s’en tirent les gens qui passent leur vie à mettre à nu les turpitudes des autres. Les juges, par exemple. La femme de l’assassin, assise au premier rang dans le public, lorsqu’ils condamnent l’homme qu’elle aime, est-ce qu’ils lui accordent un regard ? Et la mère, qui ne comprend pas comment son enfant est devenu un monstre ? Dommages collatéraux de la vérité, dira-t-on, mais ces dommages-là ne sont-ils pas les moins excusables ?
On devrait n’atteindre que le coupable. Et encore… Qui sommes-nous pour le juger ?»

Les larmes noires sur la terre, Sandrine Colette (France)
Denoël 336 pages
Résumé: Il a suffi d'une fois. Une seule mauvaise décision, partir, suivre un homme à Paris. Moe n'avait que vingt ans. Six ans après , hagarde , épuisée , avec pour unique trésor un nourrisson qui l'accroche à la vie , elle est amenée de force dans un centre d'accueil pour déshérités , surnommé " la Casse "
La Casse , c'est une ville de miséreux logés dans des carcasses de voitures brisées et posées sur cales , dans des rues entières bordées d'automobiles embouties .
Chaque épave est attribuée à une personne. Pour Moe, ce sera une 306 grise. Plus de sièges arrière, deux couvertures et voilà leur logement, à elle et au petit. Un désespoir.
Et puis, au milieu de l'effondrement de sa vie, un coup de chance, enfin : dans sa ruelle, cinq femmes s'épaulent pour affronter ensemble la noirceur du quartier. Elles vont adopter Moe et son fils. Il y a là, Ada, la vieille, puissante parce qu'elle sait les secrets des herbes, Jaja la guerrière, Poule la survivante, Marie-Thé la douce, et Nini, celle qui veut quand même être jolie et danser.
Leur force, c'est la cohésion, leur entraide, leur lucidité. Si une seule y croit encore, alors il leur reste à toutes une chance de s'en sortir. Mais à quel prix ?
Fiche éditeur : http://denoel.fr/Catalogue/DENOEL/…
Fiche CL : http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/49943
Extrait :
«Moe ne sait pas encore qu’ici les habitants la haïssent. L’appellent la Chiasse, parce qu’ils racontent qu’un jour elle s’est tant mise en rage contre des nouveaux arrivants qu’elle s’en est fait dessus, rouge et violette et noire de fureur, avec cette méchanceté dans le sang, à ne pas croire, une teigne, une hargneuse, cette femme-là. En réalité, il est assez peu probable que cela soit arrivé comme on le dit; mais ainsi vont les rumeurs - et puis, vrai ou pas, elle le mérite bien, son surnom, cette saleté-là, car Dieu sait qu’elle en a humilié des gens, pour se convaincre qu’il y a pire qu’elle, de plus petites vies, de plus grandes misères..»


Un paquebot dans les arbres, Valentine Goby (France)
Acte Sud Editions 268 pages
Résumé:
Au milieu des années 1950, Mathilde sort à peine de l’enfance quand la tuberculose envoie son père et, plus tard, sa mère au sanatorium d’Aincourt. Cafetiers de La Roche-Guyon, ils ont été le cœur battant de ce village des boucles de la Seine, à une cinquantaine de kilomètres de Paris.
Doué pour le bonheur mais totalement imprévoyant, ce couple aimant est ruiné par les soins tandis que le placement des enfants fait voler la famille en éclats, l’entrainant dans la spirale de la dépossession.
En ce début des Trente Glorieuses au nom parfois trompeur, la Sécurité sociale protège presque exclusivement les salariés, et la pénicilline ne fait pas de miracle pour ceux qui par insouciance, méconnaissance ou dénuement tardent à solliciter la médecine.
À l’âge où les reflets changeants du fleuve, la conquête des bois et l’insatiable désir d’être aimée par son père auraient pu être ses seules obsessions, Mathilde lutte sans relâche pour réunir cette famille en détresse, et préserver la dignité de ses parents, retirés dans ce sanatorium, modèle architectural des années 1930, ce grand paquebot blanc niché au milieu des arbres.
Fiche éditeur : https://actes-sud.fr/catalogue/pochebabel/…
Fiche CL : http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48877
Extrait :
«Ils pourraient aller voir Mme Grives. Ils savent où la trouver, Sainte Germaine, comme on dit à La Roche, la vieille femme en tablier qui panse, soigne, fait les piqûres, reçoit les vêtements usagés de tout le village, les trie, reprise et distribue, garde un double des clés des résidents parisiens et ramasse dans leurs jardins les fruits et légumes en surplus pour les distribuer aux pauvres. Mathilde tremble qu'un jour elle frappe à leur porte. Qu'elle apporte un panier de fruits, un sac de vêtements. Porter la chemise, la veste d'un autre. Et l'autre qui reconnaît son vêtement sur ton dos. Mme Grives a la bonté de ne pas frapper chez eux, ce serait mortifiant, la charité.»


Histoire du lion Personne, Stéphane Audeguy (France)
Le Seuil 224 pages
Résumé:
Il est absolument impossible de raconter l’histoire d’un lion, parce qu’il y a une indignité à parler à la place de quiconque, surtout s’il s’agit d’un animal. Il est absolument impossible de raconter l’histoire du lion Personne, qui vécut entre 1786 et 1796 d’abord au Sénégal, puis en France. Cependant, rien ne nous empêche d’essayer. » Histoire du lion Personne entremêle, en une série de tableaux picaresques, la vie d’un lion à l’histoire de France de la fin de l’Ancien Régime au Directoire. Sur les rives du fleuve Sénégal, le long des routes de France, derrière les grilles de la ménagerie de Versailles, se dessine une odyssée animale peuplée de personnages humains.
Fiche éditeur : http://seuil.com/ouvrage/…
Fiche CL : http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/49016
Extrait :
Il n'était pas de tout repos de nourrir un lion et un chien. Personne n'avait jamais tué une bête de sa vie et le voyage en mer semblait l'avoir rendu plus délicat encore. Il avait toujours eu peu des lapins, et il ne pouvait voir une poule vivante sans témoigner la plus vive répugnance. D'ailleurs les plumes le faisaient éternuer. Hercule partageait cette phobie des oiseaux, qu'il poussait jusqu'à ne pouvoir en manger. Aussi Jean Dubois, qui avait grandi à Paris et s'était attiré pendant toute sa jeunesse, les quolibets de ses semblables, parce qu'il s'évanouissait à la seule vue du sang, et faisait de grands détours pour ne pas côtoyer les étals de boucherie, terrains de jeux de tous les enfants de son quartier, Jean Dubois, qui manquait également de défaillir à chaque dissection organisée au jardin royal, se mit en devoir, soir après soir, d'égorger, de dépouiller, de vider, de préparer la pitance de ses protégés. Hercule grignotait sa part, Personne engloutissait la sienne ; ils se couchaient dans la paille, et au matin ils partaient avant l'aube, pour éviter les questions indiscrètes, et pour ne pas susciter ces peurs volatiles qui, en ces temps de trouble, n'étaient jamais très loin des violences et du massacre.»


Songe à la douceur, Clémentine Beauvais (France)
Sarbacane 240 pages
Résumé:
Quand Tatiana rencontre Eugène, elle a 14 ans, il en a 17 ; c'est l'été, et il n'a rien d'autre à faire que de lui parler. Il est sûr de lui, charmant et plein d'ennui, et elle timide, idéaliste et romantique. Inévitablement, elle tombe amoureuse, et lui, semblerait-il, aussi. Alors elle lui écrit une lettre ; il la rejette, pour de mauvaises raisons peut-être. Et puis un drame les sépare pour de bon. Dix ans plus tard, ils se retrouvent par hasard. Tatiana s'est affirmée, elle est mûre et confiante ; Eugène s'aperçoit, maintenant, qu'il ne peut plus vivre loin d'elle. Mais est-ce qu'elle veut encore de lui ?
Songe à la douceur, c'est l'histoire de ces deux histoires d'amour absolu et déphasé - l'un adolescent, l'autre jeune adulte - et de ce que dix ans, à ce moment-là d'une vie, peuvent changer. Une double histoire d'amour inspirée des deux Eugène Onéguine de Pouchkine et de Tchaïkovski - et donc écrite en vers, pour en garder la poésie.
Fiche éditeur : http://editions-sarbacane.com/songe-a-la-douceur/
Fiche CL : http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/51586
Extrait :
«Je patiente,
mais quand on patiente, on ne fait que frôler la réalité.
Ça fait plusieurs semaines que je la frôle sans la toucher,
attendant que la porte du jardin m'y projette.
C'est bête
mais c'est seulement quand tu es là que j'ai l'impression
d'être là où je dois être.
Le reste du temps, je suis comme quelqu'un à la fenêtre
qui se regarderait vivre dehors
et qui aurait l'impression que ça arrive
à quelqu'un d'autre.»


Tropique de la violence, Nathacha Appanah (France)
Gallimard 192 pages
Résumé:
«Ne t’endors pas, ne te repose pas, ne ferme pas les yeux, ce n’est pas terminé. Ils te cherchent. Tu entends ce bruit, on dirait le roulement des barriques vides, on dirait le tonnerre en janvier mais tu te trompes si tu crois que c’est ça. Écoute mon pays qui gronde, écoute la colère qui rampe et qui rappe jusqu’à nous. Tu entends cette musique, tu sens la braise contre ton visage balafré ? Ils viennent pour toi.» Tropique de la violence est une plongée dans l’enfer d’une jeunesse livrée à elle-même sur l’île française de Mayotte, dans l’océan Indien. Dans ce pays magnifique, sauvage et au bord du chaos, cinq destins vont se croiser et nous révéler la violence de leur quotidien.
Fiche éditeur : http://gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/…
Fiche CL : http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/49091
Extrait :
«C'est Mayotte ici et toi tu dis c'est la France. Va chier ! La France c'est comme ça ? En France tu vois des enfants traîner du matin au soir comme ça, toi ? En France il y a des kwassas qui arrivent par dizaines comme ça avec des gens qui débarquent sur les plages et certains sont déjà à demi morts ? En France il y a des gens qui vivent toute leur vie dans les bois ? En France les gens mettent des grilles de fer à leurs fenêtres comme ça ? En France les gens chient et jettent leurs ordures dans les ravines comme ça ?»


Marguerite n’aime pas ses fesses, Erwan Larher (France)
Quidam éditeur 260 pages
Résumé:
Marguerite a un mec mais pas de libido, une mère mais plus de père, et rêve d’une vie de famille. Lorsqu’on lui propose d’aider un ancien président de la République à rédiger ses mémoires, elle accepte, elle ne sait pas dire non. Alors, sa réalité et la réalité prennent leurs distances, peu aidées par l’irruption d’un flic qui enquête en secret sur les liens entre une trentaine d’assassinats politiques.
Rythmé et subtilement décousu, Marguerite n’aime pas ses fesses met en récit l’apathie politique d’une génération un brin nombriliste, questionne la puissance dévastatrice des pulsions sexuelles et s’aventure dans les méandres de la sénescence.
Un roman caustique et piquant.
Fiche éditeur : http://quidamediteur.com/catalogue/made-in-europe/…
Fiche CL : http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48287
Extrait :
«Marguerite n’aime pas ses fesses.
Elle fronce les sourcils. Ce que le français peut être imprécis, parfois ! Ces fesses que Marguerite n’aime pas pourraient être celles de n’importe qui. Si elle écrivait un roman, ce qui ne risque pas d’arriver (elle écrit mal et n’a rien d’intéressant à dire), il ne débuterait pas ainsi. Cette phrase-seuil sème la confusion. Elle choisirait plutôt un incipit in media res – croit-elle se souvenir, ses cours de construction narrative écaillés par l’inusage. Et puis le français n’incite-t-il pas au coulis narcissique de la première personne du singulier ? Je n’aime pas mes fesses, voilà qui est clair.
Marguerite n’aime pas ses propres fesses.
Bof… Outre d’étirer l’affirmation de penta- à heptasyllabes, et d’alourdir le propos, la phrase filigrane un « au contraire », une comparaison, esquisse des fesses que, par opposition aux siennes, Marguerite aimerait (celles de Jonas ?). Ou donne une nuance outrée à l’assertion : non mais tu te rends compte, elle n’aime même pas ses propres fesses !
Elle pouffe devant son reflet d’héroïne liminaire dans la psyché de la salle de bains, s’étonne du succès de son roman, commence à répondre à des interviews sur ses fesses – désormais, chacun sait que Marguerite Santa Lucia n’aime pas ses fesses. Les siennes. Ses fesses à elle. Son cul trop plat qui sépare à peine les cuisses du bas du dos. Un journaliste l’interroge : Et les fesses de Jonas, les aimez-vous ? Jonas, son mec depuis dix ans, est de taille moyenne, approche les trente-cinq ans (il s’en angoisse), perd ses cheveux (il s’en angoisse), dort en ce moment même, tandis qu’elle crème sa peau trop sèche, dans la chambre (ils vivent ensemble). Aime-t-elle les fesses de Jonas ? Elle n’en sait rien. C’est la première fois qu’elle se pose cette question. À cause du début hypothétique d’un roman qu’elle n’écrire jamais (elle est trop nulle).»


Les contes défaits, Oscar Lalo (France)
Belfond 224 pages
Résumé:
Peau d'âme, noire neige, le petit poussé... Il était zéro fois... c'est ainsi que commencent les contes défaits.
L'histoire est celle d'un enfant et de l'adulte qu'il ne pourra pas devenir.
Je suis sans fondations. Ils m'ont bâti sur du néant. Je suis un locataire du vide, insondable et sans nom, qui m'empêche de mettre le mien. La page reste blanche car tout ce qui s'y inscrit s'évapore.
Sans rien dire jamais de ce qui ne se montre pas, loin de la honte et de la négation, Oscar Lalo convoque avec ses propres mots, pourtant universels, la langue sublime du silence...
Et c'est en écrivant l'indicible avec ce premier roman qu'il est entré de façon magistrale en littérature.
Fiche éditeur : https://lisez.com/livre-grand-format/…
Fiche CL : http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/49326
Extrait :
«L'homme et la directrice étaient les roues d'un même carrosse. Celui qui nous emportait loin de notre mère quel que soit notre âge. Pire: qui nous détachait de nous-mêmes. Car loin de notre mère, c'eût pu être notre chance de gagner autonomie, indépendance et force. Mais cette famille intérimaire nous bousculait tellement que toute notre énergie passait à rétablir notre équilibre.»


L’odeur de la forêt, Hélène Gestern (France)
Arléa 704 pages
Résumé:
Un hasard professionnel met entre les mains d’Elisabeth Bathori, une historienne de la photographie, les lettres et l’album d’Alban de Willecot. Ce lieutenant, mort au front en 1917, a été l’ami d’un des plus grands poètes de son temps, Anatole Massis, et a entretenu avec lui une abondante correspondance.
D’abord aiguillonnée par l’espoir de retrouver les réponses de Massis, Élisabeth, qui reprend le travail après de longs mois de deuil, se prend peu à peu d’affection pour Willecot, que la guerre a arraché à ses études d’astronomie et qui vit jour après jour la violence des combats. Elle se lance à la recherche de Diane, la jeune femme dont le lieutenant était éperdument amoureux, et scrute chacune des photographies qu’il a prises au front, devinant que derrière ces visages souriants et ces régiments bien alignés se cache une autre tragédie, dont les descendants croiseront à leur tour la grande Histoire durant la Seconde guerre mondiale.
L’odeur de la forêt est une traversée de la perte, à la recherche des histoires de disparus, avalés par la guerre, le temps, le silence. Mais il célèbre aussi la force inattendue de l’amour et de la mémoire, lorsqu’il s’agit d’éclairer le devenir de leurs traces : celles qui éclairent, mais aussi dévorent les vivants.
Fiche éditeur : https://www.arlea.fr/L-Odeur-de-la-foret
Extrait :
«A peine avions -nous pris place que j'ai vu entrer une femme si vieille que j'ai été incapable de lui donner un âge. Malgré l'anachronisme de la chose, c’est le mot "duegne" qui m'est tout de suite venu à l'esprit en la voyant. La vieille femme, tout de noir vêtue, en dépit de la chaleur, se tenait si voûtée qu'on aurait pu la croire bossue. Elle marchait à pas comptés. Sa maigreur accablante était celle d'un corps tout entier desséché par la vieillesse. Son visage, qui n'avait pas subi la dissolution de ses contours, comme il arrive parfois avec le grand âge, était creusé de rides, tantôt des ravines, tantôt des lignes fines, qui quadrillaient le moindre centimètre de sa peau. Cet entrelacs avait inscrit sur ses traits, qui peut être autrefois avaient été beaux, l’impitoyable cartographie du temps. Sibylle avait des yeux bruns, voilés par une taie laiteuse, et de rares cheveux, qui ressemblaient à un duvet de bébé, s'accrochaient encore à son crâne déplumé»


Je suis en vie et tu ne m’entends pas, Daniel Arsand (France)
Actes Sud Editions 270 pages
Résumé:
Quand Klaus Hirschkuh débarque à la gare de Leipzig, ce jour de novembre 1945, c’est une ville détruite qu’il redécouvre pas à pas. Le jeune homme qui marche dans ces décombres est lui-même en morceaux. Il vient de passer quatre ans à Buchenwald. Parce qu’il est homosexuel. À bout de forces, il est une ombre, un fantôme. Scandaleusement vivant pourtant. Et il n’a pas fi ni d’expier.
Survivre : un miracle et une responsabilité dont la réalisation n’a pas à être spectaculaire mais qui relève d’un combat intime, tenace, insurmontable parfois, solitaire souvent, et toujours sans répit. Le roman de Daniel Arsand invente la langue digne de ce combat à poursuivre, mélange rigoureux et explosif de sécheresse, de rage et de lumière. Je suis en vie et tu ne m’entends pas est un texte crucial, qu’on voudrait confier personnellement à chacun de ses lecteurs, comme un viatique, un talisman.
Fiche éditeur : https://actes-sud.fr/catalogue/pochebabel/…
Extrait :
«La majorité des détenus l'abominait, parce que pédé, le détestait et le méprisait plus encore même que les nazis, parce qu'il s'arrangeait pour ne pas crever, pour bouffer à peu près bien, avoir une belle gueule et coucher avec des garçons, et voilà qu'on échappait à la mort. On apprenait que la tante de Bâle ou de Paris ou de Prague, cette traînée avec une queue entre les jambes, eh bien les médecins nazis la lui avaient coupée, sans anesthésie, et qu'est-ce que ça couine un pédé qu'on châtre.
Oui, les tantes s'en sortaient mieux que les gens normaux, pensaient les détenus.
Ça, ça devait être dit.»


Le gardien de nos frères, Ariane Bois (France)
Belfond 400 pages
Résumé:
Entre 1939 et 1967, de Paris à Toulouse et de New York à Tel Aviv, l'extraordinaire destin de deux êtres fracassés par la guerre.
Rien ne prédestinait Simon et Léna à se rencontrer. Lui appartient à la bourgeoisie juive parisienne, patriote, laïque et assimilée ; il a été maquisard et blessé au combat. Elle est issue d'un milieu de petits commerçants polonais et a réussi à survivre au Ghetto de Varsovie.
En 1945, la guerre leur a tout pris. Chacun de leur côté, ils vont accepter une mission très particulière : rechercher des enfants juifs cachés par leurs parents dans des familles, des orphelinats ou des couvents, quand il s'avère que ceux-ci ne rentreront pas des camps. Simon parce que son petit frère Elie a disparu dans des conditions mystérieuses ; Léna car elle espère ainsi redonner du sens à sa vie. Et cela va les entraîner bien au-delà de ce qu'ils auraient pu imaginer.
C'est l'histoire de deux jeunes révoltés qui, dans une France exsangue, vont se reconstruire grâce à la force de l'amour. De Paris à Toulouse, d'Israël à New-York, un roman d'aventure porté par le souffle de l'Histoire.
Fiche éditeur : https://lisez.com/livre-grand-format/…
Extrait :
« Quand il croise les yeux de Léna, deux petites mers, il n'entrevoit qu'un vortex de désespoir. Dans l'insomnie qui suit ses récits terrifiants, son cerveau semble se désintégrer. Alors, il fuit dans sa propre chambre, s'abat sur l'oreiller. S'ils s'endorment ensemble, il la trouve rarement près de lui au réveil. Elle marche sans but dans le bois, retrouve des sensations de là-bas, exténuant sa tristesse. Un voile de chagrin les sépare, des phrases suspendues, des mots qui flottent dans l'air. Il la sent si abîmée par ce qu'elle a vécu que cette douleur, en miroir de la sienne, l'effraie. Loin de se dissiper , le mystère grandit. »


Comment Baptiste est mort, Alain Blottière (France)
Gallimard 208 pages
Résumé:
Enlevé dans le désert par un groupe de djihadistes avec ses parents et ses frères, Baptiste, après plusieurs semaines de captivité, est le seul à être libéré. Ponctué d’hésitations, de silences, son débriefing laisse apparaître des zones d’ombre, des secrets qu’il tient à garder. Le garçon semble aussi avoir perdu la mémoire d’évènements importants. Peu à peu, néanmoins, se révèle l’histoire extraordinaire et cruelle de celui à qui ses ravisseurs ont donné le nom d’un renard du désert : Yumaï.
Fiche éditeur : http://gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/…
Extrait :
«je me demande si c'est vraiment utile de vous déballer des souvenirs horribles
ils font encore mal et ils ne vous aideront pas.
-celui qui doit être aidé, c'est toi
le secret tourmente
toutes ces choses dont on a honte
dont on a peur
et qu'on cache
toutes ces choses souvent sont douloureuses seulement
parce qu'on ne les dit pas.
-La parole soulage, je sais, c'est l'un des refrains de ma mère
mais je ne suis pas sûr que ça soit toujours vrai.»


Des femmes qui dansent sous les bombes, Céline Lapertot (France)
Viviane Hamy 232 pages
Résumé:
« Savez-vous pourquoi l'on a accepté de nous livrer ainsi à vous, dans ce que nous avons de plus intime. C'est parce que vous avez marché avec nous. Vous avez couru à nos côtés, la caméra embarquée. Vous avez marché aux côtés de nos mères, lorsqu'elles vendaient nos haricots, nos œufs et notre lait. Vous avez partagé la sueur de nos mères. Vous les avez suivies tout le temps. Vous nous suivez partout, que nous nous battions, que nous vendions, que nous produisions. Vous avez constaté une chose : nous marchons. Nous marchons toujours. La marche est notre socle, le fondement de notre petite civilisation de femmes. Nous marchons pour vendre, nous courons pour fuir mais nous marchons encore pour tuer. »Dans ce pays d'Afrique, la guerre civile fait rage et nul destin n'est tracé. Celui de Séraphine s'annonce heureux ? Elle épousera bientôt l'homme qu'elle aime ?, mais il bascule lorsque des miliciens saccagent son village. Elle perd alors toute sa famille, et son innocence. Sauvée in extremis grâce à l'intervention d'une faction de l'armée régulière conduite par l'exceptionnelle Blandine, elle se joindra à sa troupe de « Lionnes impavides », qui luttent dans l'espoir fou d'un retour à la paix. Il est impossible de lâcher ce roman ? D’une pudeur et d'une justesse saisissantes ?, hymne à l'héroïsme des êtres qui transforment leurs silences en un cri de courage et de fureur. Céline Lapertot, 29 ans, est professeur de français. Des femmes qui dansent sous les bombes est son second livre aux éditions Viviane Hamy.
Fiche éditeur : http://viviane-hamy.fr/catalogue/collections/…
Extraits :
«La haine exige tellement moins de force que le pardon. »
« La marche est notre socle, le fondement de notre petite civilisation. Nous marchons pour vendre, nous courons pour fuir mais nous marchons encore pour tuer. »


Le bal mécanique, Yannick Grannec (France)
Anne Carrière 539 pages
Résumé:
Un soir de 1929, la prestigieuse école du Bauhaus, à Dessau, a donné un bal costumé. C’était avant que les nazis ne dévorent l’Europe, c’était un temps où l’on pouvait encore croire au progrès, à l’Art et au sens de l’Histoire.
Pendant ce bal, une jeune femme, Magda, a dansé, bu et aimé.
Quel rapport avec Josh Shors, animateur à Chicago d’une émission de téléréalité dont le succès tapageur mêle décoration d’intérieur et thérapie familiale ? Quel rapport avec son père, Carl, peintre oublié qui finit sa vie à Saint-Paul-de-Vence, hanté par les fantômes de la guerre de Corée et les mensonges d’une enfance déracinée ? Quel rapport avec Cornelius Gurlitt, cet homme discret chez qui on a découvert en 2012 la plus grande collection d’art spoliée par le IIIe Reich ? Quel rapport avec le marchand d’art Theodor Grenzberg, qui poursuit sa femme, Luise, dans la folle nuit berlinoise ? Quel rapport avec Gropius, Klee, Rothko, Marx, Scriabine, l’obsession de la résilience et Ikea ?
Un siècle, une famille, l’art et le temps.
Vous êtes invités au Bal mécanique.
Le deuxième roman de Yannick Grannec.
Fiche éditeur : http://anne-carriere.fr/ouvrage_le-bal-mecanique-y…
Fiche CL : http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/49240
Extrait :
«On me demande un certificat « d’aryanité » pour exposer ou enseigner, car j’ai été licencié au motif de mes origines de « juif galicien ». Je n’ai pas daigné produire l’acte de naissance qui m’aurait rendu à une filiation plus à la mode. Quand bien même je serais juif et natif de Galice, je ne vois pas en quoi je serais un être humain inférieur à un protestant de Basse-Saxe. Lécher les bottes sales des hommes de pouvoir n’a jamais été dans mes habitudes alimentaires.»


La danse des vivants, Antoine Rault (France)
Albin Michel 496 pages
Résumé:
Août 1918. Un jeune officier français amnésique est soumis à un violent traitement d’électrochocs.
Fils d’un banquier parisien, normalien, Charles Hirscheim parle aussi bien le français que l’allemand. Tout cela il l’ignore, jusqu’à son propre nom. Son père a choisi délibérément de renvoyer à l’anonymat cet enfant adultérin qu’il hait. Mais le jeune homme intéresse au plus haut point le Deuxième Bureau qui l’infiltre dans l’armée allemande en le faisant passer pour un autre. Prenant la fausse identité de Gustav, officier évadé revenu à Berlin pour continuer le combat, Charles finit par être démasqué et retourné par les services secrets allemands.
Dans une Allemagne déchirée, déshonorée, tiraillée par les extrêmes face à une Russie en pleine guerre civile et des Alliés arrogants ; Antoine Rault dresse le portrait d’un jeune homme pris dans l’étau d’une manipulation et d’une solitude sans nom, sans repères affectifs et en plein brouillard émotionnel. La Danse des vivants est une grande fresque romanesque, un puissant roman d’action et l’histoire bouleversante d’un destin brisé.
Fiche éditeur : https://albin-michel.fr/ouvrages/…
Extrait :
«Ce qu'il ressent soudain, c'est une infinie solitude. Il est moins qu'un enfant, moins qu'un nouveau-né. Quand il voit le jour, un nouveau-né entend la voix de sa mère, sent son odeur, on le couche sur sa peau et, bientôt, le doux laid fade de son sein coule en lui. Puis le nouveau-né entend la voix de son père qui le prend fièrement dans ses grandes mains et le brandit comme le trophée d'une victoire : mon fils ! Mais lui... ce sacrement d'amour, ce baptême... perdu sur un champ de bataille... effacé... Jusqu'à la vieillesse, jusqu'à la mort, on sait qu'on est le fils de quelqu'un... aussi sûr qu'une boussole indique le nord....»


Monsieur Origami, Jean-Marc Ceci (Belgique)
Gallimard 168 pages
Résumé:
À l’âge de vingt ans, le jeune Kurogiku tombe amoureux d’une femme qu’il n’a fait qu’entrevoir et quitte le Japon pour la retrouver. Arrivé en Toscane, il s’installe dans une ruine isolée où il mènera quarante ans durant une vie d’ermite, adonné à l’art du washi, papier artisanal japonais, dans lequel il plie des origamis. Un jour, Casparo, un jeune horloger, arrive chez Kurogiku, devenu Monsieur Origami. Il a le projet de fabriquer une montre complexe avec toutes les mesures du temps disponibles. Son arrivée bouscule l’apparente tranquillité de Monsieur Origami et le confronte à son passé. Les deux hommes sortiront transformés de cette rencontre.
Ce roman, d’un dépouillement extrême, allie profondeur et légèreté, philosophie et silence. Il fait voir ce qui n’est pas montré, entendre ce qui n’est pas prononcé. D’une précision documentaire parfaite, il a l’intensité d’un conte, la beauté d’un origami.
Fiche éditeur : http://gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/…
Fiche CL : http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48940
Extrait :
«L’homme ne comprend pas le temps. L’homme a inventé sa mesure. Il a enroulé le temps autour d’un cadran, puis il l’a plié.
- Plié ?
- Plié. L’homme a plié la ligne du temps. En secondes. En minutes. En heures. En jours. En semaines. En mois. En années. En siècles. En millénaires. En ères. En éternité. L’homme sait ce que sont la seconde et le millénaire. Une griffe dans le temps. Un pli sur la ligne du temps. Mais le temps, le temps lui-même, la ligne qui ne contient pas de pli, qui n’a ni début ni fin ni mesure ni épaisseur, cela l’homme ne le comprend pas.»


La grande arche, Laurence Cossé (France)
Gallimard 368 pages
Résumé:
Il existe à travers le monde une légende presque universelle, selon laquelle on ne peut pas construire un monument si un être humain n'est pas sacrifié. Sinon, le bâtiment s'écroule, et s'écroule toutes les fois qu'on essaye de le remonter. Pour conjurer cette malédiction, il faut emmurer quelqu'un de vivant dans les fondations. On recense plus de sept cents versions de cette histoire. Celle de la Grande Arche de la Défense est la plus récente.
Ce récit brosse l'épopée de la construction d'un des monuments les plus connus de Paris, dont on ignore qu'il fut l'enjeu de luttes politiques au couteau sous le règne de François Mitterrand. C'est surtout le portrait et l'histoire de son créateur, Johan Otto von Spreckelsen, un architecte danois très secret, professeur aux Beaux-Arts de Copenhague. Lauréat d'un prestigieux concours international en 1983, fêté pour son projet à son arrivée à Paris, cet homme du Nord découvre avec stupéfaction la désinvolture et les revirements à la française.
L'affaire finit tragiquement pour lui, alors que se construit ce portique de marbre qui paraît la sérénité même. Dans ce roman puissant, Laurence Cossé conjugue l'art de la narration romanesque et la précision d'une longue enquête pour évoquer un destin d'architecte parmi les plus beaux et les plus paradoxaux, les plus absolus et les plus violents du XXe siècle.
Fiche éditeur : http://gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/…
Fiche CL : http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48772
Extrait :
«Nous avons du mal à le croire, nous autres Français qui nous voyons rationalistes, organisés et pour tout dire très intelligents, mais aux yeux de beaucoup de nos voisins nous sommes des passionnels, des idéologues, des phraseurs, des agités, des individualistes, enfin des gens peu sûrs.»


Ce qui nous sépare, Anne Colongues (France)
Actes Sud éditions 176 pages
Résumé:
Un soir d’hiver, dans un RER qui traverse la capitale et file vers une lointaine banlieue au nord-ouest de Paris. Réunis dans une voiture, sept passagers sont plongés dans leurs rêveries, leurs souvenirs ou leurs préoccupations. Marie s’est jetée dans le train comme on fuit le chagrin ; Alain, qui vient de s’installer à Paris, va retrouver quelqu’un qui lui est cher ; Cigarette est revenue aider ses parents à la caisse du bar-PMU de son enfance ; Chérif rentre dans sa cité après sa journée de travail ; Laura se dirige comme tous les mardis vers une clinique ; Liad arrive d’Israël ; Frank rejoint son pavillon de banlieue.
Attentive et bienveillante, Anne Collongues fait tourner la lanterne magique de l’existence et livre un texte subtil, aussi juste dans l’analyse psychologique de ses personnages qu’émouvant dans la représentation de leur beauté banale. Ce qui les sépare, c’est finalement ce qui les rapproche : cette humanité qui fait de chacun d’eux un petit monde accomplissant sa modeste révolution, traçant une destinée minuscule qui, au fil de ce trajet dans la nuit des cités dortoirs, va connaître sa modification.
Fiche éditeur : https://actes-sud.fr/catalogue/pochebabel/…
Fiche CL : http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48165
Extrait :
«Cela n’arrivait qu’une fois l’an et Alain guettait dès avril le moment de l’éclosion. Le matin où il découvrait les champs devenus vermillon pendant la nuit, c’était chaque année la même agitation, les mêmes gestes devenus rituels avec le temps. Il s’approchait du lit, murmurait à l’oreille d’Hélène encore endormie, c’est le jour des coquelicots, ce qui faisait affleurer sur son visage un sourire qu’elle esquissait sans ouvrir les yeux. D’un pas rapide il sortait de la chambre, depuis le couloir ameutait les enfants, Aurore, Lucas, debout!, devançant la sonnerie du réveil de presque une heure. Sans leur laisser le temps de mettre leurs chaussons, il les pressait, vite, vite, allez, jusqu’à la chambre ou Hélène se levait en le regardant, amusée, glisser une chaise sous la fenêtre et y jucher les enfants, pour qu’ils voient, malgré leurs yeux encore gonflés, les coquelicots fleuris. Vous avez vu comme c’est beau !
Ensuite c’était la course, pas question de regarder les dessins animés, il se rappelle leurs plaintes, attends, papa, j’ai pas fini mon lait, qu’il n’écoutait pas, trop impatient de les emmener voir les champs avant de les déposer à l’école, dépêchez-vous, je vous achèterai un pain au chocolat sur la route. Dans la hâte, ils oubliaient le sac de sport pour l’après-midi ou un cahier sur le buffet du salon.»


Légende, Sylvain Prudhomme (France)
Gallimard 304 pages
Résumé:
La Crau, désert de pierres aux portes d'Arles. Pays ras, pays nu, abandonné au mistral et aux brebis. C'est là que vivent Nel et Matt, l'un, fils et petit-fils de bergers, aujourd'hui photographe, l'autre, constructeur de toilettes sèches publiques, réalisateur à ses heures perdues.
Entre eux une amitié forte, belle. Jusqu'au jour où, travaillant à un nouveau film, Matt s'intéresse à la vie de deux cousins de Nel aujourd'hui disparus. Deux frères maudits, qui ont traversé comme des comètes ces mêmes paysages, se consumant à toute allure, en pleines années 1980.
Allers-retours à Madagascar, adolescence sans parents, fêtes, violence, liberté, insouciance : la trajectoire des deux frères, aussi brève qu'intense, se recompose peu à peu. Échos et correspondances se tissent entre passé et présent, renvoyant Matt et Nel à leurs propres choix, nous interrogeant, à notre tour, sur notre place dans le monde.
Fiche éditeur : http://gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/…
Fiche CL : http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48940
Extrait :
"Et Fabien au milieu de tous comme la pierre angulaire. Fabien l'instigateur de tous les coups, avait dit Toussaint, celui qui introduisait, arbitrait, excluait, lançait des modes, rapportait d'Angleterre un imper cintré que personne n'aurait osé effleurer dans une penderie et qu'à la rentrée suivante un garçon sur deux portait. Fabien le plus imaginatif, le plus téméraire, le plus résolu à appliquer jusqu'au bout l'espèce de programme de vie qu'il était le seul sans doute à s'être consciemment forgé dès ce moment, un programme fait de liberté radicale, d'absolu refus des concessions, de haine des demi-choix, des demi-amitiés, des demi-coucheries. Un programme on ne peut plus sérieux au fond, avait dit Toussaint après un temps pendant lequel ses yeux étaient restés dans le vague, d'une exigence extrême avec lui-même comme avec ceux qui l'entouraient, tout à fait à rebours de l'image qu'on se fait souvent de ces année-là, se méprenant totalement, comme si elles n'avaient été que lâcher-prise, dynamitage des contraintes, abandon à l'instant, débauche.
La vérité est que nous étions beaucoup plus sérieux qu'à présent, avait dit Toussaint avec un sourire, beaucoup plus radicaux, soumis à un impératif d'audace qui ne tolérait aucun fléchissement, engagés à chaque instant dans l'exploration de nos limites, la lutte contre nos préjugés, le renversement de tout ce qui en nous pouvait s'apparenter à de l'appréhension, des idées préconçues, de la peur. Nous apprenions, avait-il dit. Plus jamais de ma vie ensuite je n'ai autant appris qu'à cette époque."


Robinson, Laurent Demoulin (Belgique)
Gallimard 240 pages
Résumé:
Robinson est une île sauvage. Robinson est un monde. Robinson est un Sisyphe heureux. Robinson est un enfant autiste. Son père, universitaire, évoque avec délicatesse et subtilité son expérience de la paternité hors norme, où le quotidien (faire les courses, prendre le bain, se promener) devient une poésie épique. Détonantes scènes décrites dans leur violence et leur scatologie les plus crues : Robinson ne parle pas, ne se contient pas, il s'exprime dans les mêmes gestes faits et refaits, avec cependant la même joie et le même intérêt, s'achevant dans les fèces le plus souvent. Ainsi Robinson est un adepte de Paul Valéry : «Le monde est menacé par deux choses : l'ordre et le désordre». À cette vie au présent, unique unité de temps comprise par l'enfant, le père répond par une attention de chaque instant et ses soins constants, un humour sans faille et une éponge toujours prête. Avec intelligence et pudeur, ce père nous décrit ces microscènes dans une langue précise et maîtrisée, que son fils, privé de parole, ne saura appréhender. Peut-être est-ce là la seule raison d'être de ce texte tissé entre eux : Robinson ne le lira jamais.
Fiche éditeur : http://gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/…
Fiche CL : http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/52417
Extrait :
«Qu’est ce qui nous tient à distance de l’autre sinon le langage? Sans langage, l’autre est partout, en nous, à travers nous. Le repli autistique est une réalité seconde: il est protection face à cette invitation infinie. Souvent, les parents d’enfants oui-autistes souffrent du regard des « gens » : moi, pas du tout. En compagnie de mon petit Robinson, je deviens un pur regard.»


Kannjawou, Lionnel Trouillot (France)
Actes Sud 192 pages
Résumé:
Cinq jeunes gens rêvent en vain d’avenir dans le misérable quartier de la rue de l’Enterrement, à Port-au-Prince. Confrontés à la violence des rapports sociaux et aux dégâts causés par des décennies d’occupation militaro-humanitaire, ils n’ont pour viatique que le fantasme d’improbables révolutions, les enseignements du “petit professeur” ou les injonctions de man Jeanne, farouche gardienne des règles d’humanité élémentaires – règles que les nantis et les représentants interchangeables des ONG planétaires qui viennent s’encanailler au “Kannjawou”, le bar local, bafouent allègrement, habitués qu’ils sont à détourner le regard de l’enfer ordinaire d’un peuple simplement occupé à ne pas mourir.
En convoquant avec éclat la dimension combative dont toute son œuvre porte la trace, Lyonel Trouillot met en scène la tragédie d’un pays en quête d’un projet collectif salvateur.
Fiche éditeur : https://actes-sud.fr/catalogue/pochebabel/…
Fiche CL : http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/47481
Extrait :
«Comme le répète man Jeanne, quand on habite une rue qui finit chez les morts, on est bien placé pour savoir qu'il est proche le jour qui se lèvera sans nous. Et notre absence ne changera rien au vaste cours des choses. Le tout est de meubler ce presque en cherchant la juste mesure. Aujourd'hui pour meubler ce rien, je ne pardonne pas aux malheurs. Aux employés de la fabrique du malheur. D'où qu'ils viennent. Qui qu'ils soient.»


Les cosmonautes ne font que passer, Elitza Gueorgieva (Bulgarie)
Verticales 184 pages
Résumé:
«Ton grand-père est communiste. Un vrai, te dit-on plusieurs fois et tu comprends qu’il y en a aussi des faux. C’est comme avec les Barbie et les baskets Nike, qu’on peut trouver en vrai uniquement si on possède des relations de très haut niveau. Les tiennes sont fausses…» Vous êtes invités au Bal mécanique.
Fiche éditeur : http://gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/…
Fiche CL : http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/50969


La si courte vie du Taro Maru, Michel Régnier (Canada)
Philippe Picquier 124 pages
Résumé:
Après le terrible tsunami de 2011, une jeune fille rêve de ressusciter le bateau de pêche de son père et de son frère disparus en mer. Pour ne pas oublier et pour affirmer la vie. Chacun va l'aider dans son entreprise, lui fournissant le bois de cyprès, l'argent, sa force de travail ou son savoir-faire - et quatre porte-bonheur. On découvre les traditions d'une communauté qui a toujours vécu au rythme de la mer, fortement soudée face aux épreuves : celle du petit port de Taro, dans le nord-est du Honshu. Là où l'océan est si redoutable et colérique qu'on appelle les hommes qui vivent là des graines de catastrophe, ou des fleurs de déluge.
Fiche éditeur : http://editions-picquier.com/ouvrage/…
Extrait :
«Mariko Nakashima avait dix-huit ans, avec dans les yeux toute la beauté sauvage du Sanriku, cette côte du nord-est de Honshu que la nature avait quasiment dotée de toutes les merveilles. Et d’une peur secrète et millénaire. Découpée à souhait, accueillante ou hostile, cette côte, à vrai dire, commençait bien plus au sud, au petit port baleinier d’Ayukawa à la pointe de la péninsule d’Oshika, pour nous conduire, après mille sites inoubliables, jusqu’aux tortueux, vertigineux sentiers de Tanesashi-Kaigan dominant l’océan à l’approche de Hachinohe. Légendaire panorama unissant les préfectures de Miyagi, Iwate et Aomori. Mais aussi : crainte historique des tsunamis, détruisant en quelques minutes les rêves et les efforts d’une ou deux générations.»


De nos frères blessés, Joseph Andras (France)
Actes Sud 144 pages
Résumé:
Alger, 1956. Jeune ouvrier communiste anticolonialiste rallié au FLN, Fernand Iveton a déposé dans son usine une bombe qui n'a jamais explosée. Pour cet acte symbolique sans victime, il est exécuté le 11 février 1957, et restera dans l'Histoire comme le seul Européen guillotiné de la guerre d'Algérie. Ce roman brûlant d'admiration, tendu par la nécessité de la justice et cinglant comme une sentence, lui rend hommage.
Goncourt du Premier Roman 2016
Fiche éditeur : https://actes-sud.fr/catalogue/pochebabel/…
Fiche CL : http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/48353
Extrait :
«Elle aima la chaux claire des maisons et la mer toujours comme évidence; elle aima les pâtisseries que le quartier lui offrait pendant le ramadan; elle aima les ruelles malaisées et bancroches de la Casbah et ses poivrons, ses poissons, ses agrumes et ses têtes de moutons tranchées; elle aima les arcades du centre d'Alger et l'allure blanche de la Grande Poste; elle aima son port pointu de mats et ses quais, goulées grises de Méditerranée; elle aima le palmier renversé, dans leur quartier, sur lequel les passants s'arrêtaient pour discuter ou se délasser; elle aima ce gamin dont elle ne sut jamais le prénom et qui lui demanda un midi sa main tandis qu'elle se rendait chez le cordonnier; elle aima entendre cette langue inconnue, arabe lancé des fenêtres, des marchés et des cafés, roulant d'amples tissus en bouches sombres; elle aima les interférences et les carambolages d'une ville entre deux mondes, immeubles haussmanniens et mosquées mauresques, étrange tête-à-tête de couleurs et de cultures.»


Giboulées de soleil, Lenka Hornakova (République tchèque)
Alma éditeur 296 pages
Résumé:
Dans un style ample et tendre et des dialogues presque naïfs, Lenka HORŇÁKOVÁ-CIVADE relate dans ce premier roman l’histoire d’une lignée de femmes bâtardes en Tchécoslovaquie de 1930 à 1980.
Elles s’appellent Magdalena, Libuse et Eva et partagent le même destin : de mère en fille elles grandissent sans père. Mais de cette malédiction, elles vont faire une distinction. Chacune a sa façon, selon sa personnalité, ses rêves, ses lubies, son parler et l’époque qu’elle traverse. Malgré elles, leur vie est une saga : Magdalena connaîtra l’annexion nazie, Libuse les années camarades et Eva la fin de l’hégémonie soviétique. Sans cesse des imprévus surgissent, des décisions s’imposent, des inconnus s’invitent. À chaque fois, Magdalena, Libuse et Eva défient tête haute l’opinion, s’adaptent et font corps. Au fond, nous disent-elles, rien n’est irrémédiablement tragique, même les plus sombres moments.
Ces héroïnes magnifiques, Lenka HORŇÁKOVÁ-CIVADE les magnifie encore par son écriture solide et douce, brodée, ourlée, chantante. Moqueuse aussi lorsque la kyrielle de personnages secondaires paysans, apparatchiks, commères le requiert.
Fiche éditeur : http://www.alma-editeur.fr/giboule_de_soleil.html
Fiche CL : http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/49982
Extrait :
«C’est ma mère qui l’a su la première.
Quelque part en moi je le soupçonnais, je crois, mais je ne voulais pas savoir. Un dimanche, elle m’a observée pendant que je préparais ma valise. J’ai dû faire un nouveau geste, me tenir autrement, me cambrer, je ne sais pas.
Elle a poussé un cri d’effroi. Elle m’a arraché la valise des mains. Comme un taureau avant de charger, elle s’est postée devant moi et m’a ordonné :
- Déshabille-toi.
J’ai obéi. Trop lentement à son goût.
Elle a déchiré ma jupe en la tirant, descendu mes collants. Ma culotte aussi.
Une main dans le bas de mon dos et l’autre posée sur mon ventre, elle a appuyé. Pas fort. Elle tâtait, la déplaçait doucement, comme une vague. Elle s’est concentrée un court instant.
- Couche-toi. Couche-toi, je te dis.
Comme je ne bougeais pas, elle a hurlé et m’a poussé en arrière, d’un coup sec dans la poitrine.
- Écarte les jambes.
Ce que j’ai fait.
Elle a essuyé ses mains sur le torchon qu’elle portait autour de la taille. L’une est entrée en moi, l’autre est restée sur mon ventre.
Elle avait envie de me faire mal. Et le faisait.
J’ai serré les dents. J’ai serré les cuisses, j’ai expulsé sa main, puis avec les miennes j’ai couvert mon ventre. Mon ventre à moi.
- Ce sera autour de mars, Saloperie.
Impossible de savoir si elle parlait de moi, de l’enfant à venir ou tout simplement de la vie..»


L’enfant qui mesurait le monde, Metin Arditi (Suisse)
Grasset 304 pages
Résumé:
À Kalamaki, île grecque dévastée par la crise, trois personnages vivent l'un près de l'autre, chacun perdu au fond de sa solitude.
Le petit Yannis, muré dans son silence, mesure mille choses, compare les chiffres à ceux de la veille et calcule l'ordre du monde. Maraki, sa mère, se lève aux aurores et gagne sa vie en pêchant à la palangre. Eliot, architecte retraité qui a perdu sa fille, poursuit l'étude qu'elle avait entreprise, parcourt la Grèce à la recherche du Nombre d'Or, raconte à Yannis les grands mythes de l'Antiquité, la vie des dieux, leurs passions et leurs forfaits...
Un projet d'hôtel va mettre la population en émoi. Ne vaudrait-il pas mieux construire une école, sorte de phalanstère qui réunirait de brillants sujets et les préparerait à diriger le monde ?
Alors que l'île s'interroge, d'autres rapports se dessinent entre ces trois personnages, grâce à l'amitié bouleversante qui s'installe entre l'enfant autiste et l'homme vieillissant.
Fiche éditeur : https://grasset.fr/lenfant-qui-mesurait-le-monde-9…
Extrait :
«— Si nous voulons offrir un enseignement aux meilleurs étudiants, choisissons des domaines où nous serons crédibles. Cours numéro un : La corruption en dix leçons. Cours numéro deux : Comment trahir son pays en éludant l’impôt. Avec en sous-titre : Du plombier au grand patron, en passant par le médecin. Cours numéro trois : Comment faire nommer ses amis à des postes d’où ils renverront l’ascenseur. Numéro quatre : Comment faire le beau dans la presse en trahissant ses électeurs. Numéro cinq : Comment se comporter avec vulgarité en pensant qu’on est un grand personnage… Là, nous serions légitimés. Champions du monde. Nous pourrions créer une école sur chaque île. Les gens viendraient du monde entier. Ils diraient : question corruption, excusez du peu, j’ai un diplôme grec. Et on les regarderait avec respect…»

Dixie39

avatar 02/11/2018 @ 16:04:02
Bonjour,
Un grand merci à toutes pour votre travail de sélection.
Je renouvelle ma participation pour ce nouveau prix CL.

Voici mes choix :
Romans francophones

Dans les prairies étoilées, Marie-Sabine Roger - Rouergue
Fils du feu, Guy Boley – Grasset/Folio
Un paquebot dans les arbres, Valentine Goby - Actes Sud/ Babel
L'odeur de la forêt, Hélène Gestern - Arléa
Des femmes qui dansent sous les bombes, Céline Lapertot - Viviane Hamy/ Points
Ce qui nous sépare, Anne Collongues - Actes Sud/ Babel
L'enfant qui mesurait le monde, Metin Arditi - Grasset/ Points
Je suis en vie et tu ne m'entends pas, Daniel Arsand - Actes Sud/ Babel
Le gardien de nos frères, Ariane Bois - Belfond/ Charleston
La danse des vivants, Antoine Rault - Albin Michel/ Le Livre de Poche

Romans traduits

Un fils en or, Shilpi Somaya Gowda (Canada) Mercure de France /poche Gallimard 544 pages
Les délices de Tokyo, Durian Sukegawa (Japon) – Albin Michel 240 pages
Le chagrin des vivants, Anna Hope (Royaume Uni) Gallimard Du monde entier/Folio 400 pages
Les révolutions de Bella Casey, Mary Morrissy (Irlande) La Table Ronde 320 pages
La pièce, Jonas Karlsson (Suède) Actes Sud 188 pages
Le bleu entre le ciel et la mer, Susan Abulhawa (Palestine) – Denoël 432 pages
Le jardin des brumes du soir, Tan Twan Eng (Malaisie) – Flammarion 448 pages
Voici venir les rêveurs, Imbolo Mbue (Cameroun) – Belfond 300 pages
Les dieux de la steppe, Andreï Guelassimov (Russie) Actes Sud 352 pages
La tentation d'être heureux, Lorenzo Marone (Italie) – Belfond 336 pages

Policiers/Romans Noirs/Thrillers

19-Baad, Cédric Bannel, mai 2016, Robert Laffont
25-Les fils d'Odin, Harald Gilbers, mars 2016, Kero
20-Les petites filles, Julie Ewa, janvier 2016, Albin Michel
8-Hortense, Jacques Expert, 2016, Sonatine éditions
1-De force, Karine Giebel , mars 2016, Belfond
4-Le cri, Nicolas Beuglet, septembre 2016,XO éditions
11-Tout ce qu'on ne s'est jamais dit, Celeste Ng , mars 2016, Sonatine éditions
9- Le loup peint, Jacques Saussey, janvier 2016, Toucan éditions
7-Aquarium, David Vann, octobre 2016, Gallmeister
2-En vrille, Deon Meyer, janvier 2016, Seuil

Bonne fin de journée à toutes et bon week end !

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