Petits secrets, grands mensonges de Liane Moriarty

Petits secrets, grands mensonges de Liane Moriarty
(Big little lies)

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone

Critiqué par Monocle, le 8 avril 2018 (tournai, Inscrit le 19 février 2010, 59 ans)
La note : 9 étoiles
Moyenne des notes : 9 étoiles (basée sur 2 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (11 314ème position).
Visites : 1 251 

Jane, Madeline et Céleste contre le reste du monde.

Jane, Madeline et Céleste.
La vie de ces trois femmes croisées ayant en commun l’école où se côtoient leurs petits enfants ( plus ou moins 5 ans).
Et voilà l’univers des potins, des ragots. Nos trois amies sont confrontées à d’autres mères (les pères se font rares) qui toutes n’ont qu’un objectif : le bien être de leur chérubin-roi. Tout est prétexte à discussions, réunions, pétitions, création de groupes pour défendre des causes qui leur semblent vitales pour l’humanité mais qui en réalité ne sont que vétilles. Et ces petits riens gonflent, se nourrissant de chuchotements et de complots. Peu-à-peu certains s’évitent car ces petits riens deviennent des affaires où l’honneur et la sécurité de tous se sentent bafoués. Des clans se forment dans la communauté éducative.
Les événements montent en puissance. L’auteure nous distille le suspense avec parcimonie, l’histoire prend des tournures inattendues toujours pas petites touches. Chacun a son mot à dire, alors Liane Moriarty en fait écho.
Ce livre pourrait être une lecture féminine mais il n’en est rien, non seulement il est remarquablement construit mais il aborde des thèmes qui nous concernent tous.
Un extraordinaire moment de lecture, une belle surprise de la littérature australienne.

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Un roman qu'on dévore

9 étoiles

Critique de Papyrus (Montperreux, Inscrite le 13 octobre 2006, 59 ans) - 13 octobre 2018

Pirriwee, un quartier huppé de la banlieue de Sydney, une école, une classe enfantine, avec ses élèves, leurs parents et enseignants vont servir de toile de fond à cette histoire.
Madeline Mackensie, 40 ans (et sa fille Chloé), Jane, jeune mère célibataire de 24 ans nouvellement installée dans le quartier (et son fils Ziggy), Céleste, très belle jeune femme, plutôt bourgeoise (et ses deux jumeaux) sont les trois principales protagonistes, appelées par les circonstances à se côtoyer et à développer une belle amitié, à l’approche de la rentrée scolaire. Tour à tour drôle, léger, profond, tragique, le roman nous embarque assez rapidement dans les méandres des relations humaines des nombreuses personnes qui gravitent autour de l’école. Le tableau se précise à chaque chapitre. Les voix se croisent et se complètent pour nous dresser un tableau assez croustillant de cette petite société pétrie de ragots, de cruauté, d’amitié et de secrets.
Un incident entre deux des enfants le jour de la pré-rentrée sera le déclencheur d’une série de rebondissements dont on soupçonne rapidement qu’ils vont déboucher sur un drame. L’auteur nous livre avec habileté le commentaire des différents protagonistes de l’histoire, personnages plus secondaires qui semblent répondre à un interrogatoire à chaque fin de chapitre, créant ainsi un patchwork de voix qui chacune apporte un éclairage nouveau…
C’est délicieux et addictif. Je l’ai lu d’une traite en sacrifiant même quelques heures de sommeil tant j’avais envie de connaître la suite. De nombreux thèmes de société sont traités dans ce beau roman pas si léger qu'il en a l'air et qui pour moi est une belle découverte.

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