L'argent de Émile Zola

L'argent de Émile Zola

Catégorie(s) : Littérature => Francophone

Critiqué par Exarkun1979, le 24 décembre 2011 (Montréal, Inscrit le 8 septembre 2008, 39 ans)
La note : 9 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 3 avis)
Cote pondérée : 5 étoiles (21 265ème position).
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L'argent

Aristide Saccard, un des membres de la famille des Rougon-Macquart que l'on retrouve dans La Curée, a perdu tout son argent à la bourse. Il s'allie donc à Hamelin pour fonder une banque qui aura pour but ultime de mettre le pape sur le trône de Jérusalem. Cependant, Saccard est un assoiffé d'argent. Il est prêt à toute sorte de magouille pour faire monter artificiellement la valeur des actions de l'entreprise.

Dans ce roman, Zola s'attaque cette fois-ci au monde des spéculateurs boursiers qu'il compare à des gamblers. Pour lui, il n'y a aucune différence entre la bourse et le jeu. Il s'attaque aussi aux magouilleurs qui sont prêts à n'importe quelles manœuvres pour faire hausser la valeur des titres artificiellement et qui créent des bulles qui font perdre beaucoup d'argent aux investisseurs lorsqu'elles éclatent. Il parle aussi de ces journaux qui sont à la solde de ces entreprises et qui moussent les actions. C'est de la convergence avant le temps.

Ce roman de Zola est excellent, comme la plupart des autres. Ce qui est bien, c'est qu'avec l'économie vacillante des dernières années, ce roman est toujours d'actualité. C'est comme si l'être humain n'apprenait jamais de ses erreurs. C'est donc un bon livre en cette période d'instabilité économique.

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Une étude de la bourse

7 étoiles

Critique de ARL (Montréal, Inscrit le 6 septembre 2014, 33 ans) - 23 octobre 2018

Dix-huitième volume de la série des Rougon-Macquart, qui reprend le personnage d'Aristide Saccard de "La curée". On le retrouve ici se livrant à de nouvelles machinations financières, à la tête de la Banque Universelle, gonflant artificiellement le prix des actions et risquant de gros montants dans un irrépressible élan de mégalomanie. Fidèle à lui-même, Zola s'est livré à un travail de recherche colossal avant d'écrire son roman, dont les fruits nous sont recrachés avec une certaine lourdeur. Beaucoup de passages très techniques sur le fonctionnement de la bourse étourdissent le lecteur qui peine à s'y retrouver malgré la présence d'un appareil critique explicatif. Toutefois, lorsqu'il est question des personnages, du drame humain, Zola s'en tire aussi bien que d'habitude et sa plume est toujours aussi fluide. La lecture de "L'Argent" n'est donc pas déplaisante, mais ce n'est pas le meilleur volume de la série, et on y sent un Zola qui, de son propre aveu, avait hâte d'en finir avec ce projet.

Edifiant

7 étoiles

Critique de Warrel62 (, Inscrit le 30 mars 2013, 49 ans) - 5 avril 2013

Encore un roman intéressant, même si un lecteur ayant lu les tomes précédents des Rougon-Macquart, et désormais rompu aux effets de cet auteur, pourrait deviner au bout de 50 pages ce qu'en seront les grandes lignes. Celui-ci s'avère particulièrement instructif : vous découvrez qu'à une époque où il n'y avait pas d'ordinateur, la bourse fonctionnait déjà un peu comme aujourd'hui, ce qui casse la vision erronée que l'on peut se faire du XIXème siècle, à savoir une transition entre l'âge de pierre et notre époque.
A lire pour tous les jeunes traders en herbe, qui auront peut-être une autre vision de leurs arrière-arrière-grands parents.
Pas le meilleur de la série ni le moins bon. Je le situerais donc en milieu de tableau, tant pour l'émotion que l'intérêt.

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