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6.2.1 NOUVEAUTES LIVRES
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Au bonheur des dames de Émile Zola

Catégorie(s) : Littérature => Francophone , Littérature => Les classiques

critiqué par Pétoman, le 6 août 2001 (Tournai, Inscrit le 12 mars 2001, 37 ans)

La note: 9 etoiles
Moyenne des notes : 8 etoiles (basée sur 23 avis)
Cote pondérée : 8 etoiles (253ème position).
Discussion(s) : 1 (Voir »)
Visites : 8 061  (depuis Novembre 2007)

Waoh

Zola devait être un visionnaire pour ainsi deviner ce qu'allait devenir le monde de la grande consommation par le biais des grandes surfaces.
Il nous brosse un portrait remarquable des clients, des vendeurs, du patron Octave Mouret. Ce roman se veut être une description sociale du monde des magasins à travers le parcours initiatique de Denise Baudu qui découvrira les affres de cet "univers impitoyable"... Une critique cependant, pourquoi avoir introduit une histoire d'amour entre Denise et Octave???? Cela n'a pas grand intérêt et de plus je n'aime pas cette conception morale qui veut que la pauvre vierge tombe amoureuse du patron... pourquoi le milieu ouvrier est il obligé d'être fasciné par l'incarnation du patronat au point d'en tomber amoureux? Ce roman est une merveille sauf la conclusion qui personnellement m'énerve profondément.

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Les éditions
small Au Bonheur des Dames [Texte imprimé] Émile Zola préf. de Jeanne Gaillard éd. établie et annotée par Henri Mitterand,...
de Zola, Émile Gaillard, Jeanne (Préfacier) Mitterand, Henri (Editeur scientifique)
Gallimard / Classique
ISBN : 9782070409303 ; EUR 5,70 ; 1999-05-14 ; 525 p. ; Poche
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small Au bonheur des dames [Texte imprimé] Émile Zola
de Zola, Émile
le Livre de poche / Le Livre de poche
ISBN : 9782253002864 ; EUR 4,50 ; 1971-10-01 ; 542 p. ; Poche
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small Au Bonheur des Dames [Texte imprimé] Émile Zola chronologie, présentation, notes, dossier, bibliographie (mise à jour en 2009), lexique par Marie-Ange Fougère
de Zola, Émile Fougère, Marie-Ange (Editeur scientifique)
Flammarion / G.F.
ISBN : 9782081229198 ; EUR 4,40 ; 2009-08-24 ; 567 p. ; Broché
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small Au Bonheur des Dames
de Zola, Émile Sctrick, Robert (Préfacier)
Pocket
ISBN : 9782266205139 ; EUR 4,50 ; 2010-03-12 ; 487 p. ; Poche
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small Au bonheur des dames
de Zola, Émile
Larousse
ISBN : 9782035844422 ; EUR 4,45 ; 2009-01-28 ; 480 p. ; Poche
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small Au Bonheur des Dames [Texte imprimé] Émile Zola lecture accompagnée par Jean-Luc Vincent,...
de Zola, Émile Vincent, Jean-Luc (Editeur scientifique)
Gallimard / La Bibliothèque Gallimard.
ISBN : 9782070413782 ; EUR 7,00 ; 2000-06-15 ; 667 p. p. ; Poche
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Les critiques éclairs (22)

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L'amour aux temps du profit 10 etoiles

Tableau des grands magasins, temples de la consommation (nouvelle religion), symboles du capitalisme triomphant, sans scrupules (description des nouvelles techniques de ventes et des débuts de la publicité), monstres toujours plus avides de dévorer les petits commerces (" mécanique à écraser le monde ") , c'est un hymne optimiste, inhabituel chez Zola, au travail, à la réussite moderne, à travers le personnage ambigu d'Octave Mouret, beau et despotique, qui à la fois adule et méprise les femmes. Celles-ci sont les figures centrales du roman, comme vendeuses dont les conditions de travail sont très dures et comme clientes prises dans la frénésie du luxe. Zola jette un regard aussi bien indigné qu' ébloui par ce microcosme toujours plus obsédé par la rentabilité. Seul l'amour (un peu candide) viendra l'adoucir: Denise, aux charmes discrets, fera succomber Octave...

Scruggs (, Inscrit le 10 décembre 2011, 23 ans) - 16 décembre 2011


Mon Zola préféré, totalement bluffant de réalisme 10 etoiles

Ah ce livre ! Comme je l’ai aimé ! C’est même sans conteste mon préféré de Zola, sans conteste aussi son roman le moins « noir c’est noir il n’y a plus d’espoir ». Et pourtant le sujet principal du livre, l’étouffement des petits commerces par les grands magasins n’est pas un thème léger, il est même toujours très actuel, mais au final Au Bonheur des Dames est un livre résolument optimiste.
Zola est un véritable visionnaire : les grands magasins sont vraiment devenus les TEMPLES de la consommation et de la surconsommation. Tout y est fait pour nous tenter et nous pousser aux achats compulsifs. Son personnage principal, Octave Mouret, en fin psychologue et en fin connaisseur de la gente féminine, a parfaitement compris les rouages de la vente et a mis tout en œuvre dans son magasin pour tenter et faire succomber ses clientes. L’atmosphère générale et l’écriture de Zola m’ont tout simplement fascinée et passionnée.

Monde imaginaire (Bourg La Reine, Inscrite le 6 octobre 2011, 39 ans) - 23 novembre 2011


mon Zola préféré 10 etoiles

La première fois que j'ai ouvert le livre je n'ai pas réussi à entrer dans l'histoire. Ce n'est que quelques années plus tard que j'ai eu envie de m'y plonger et... j'ai adoré! L'écriture de Zola, par ces descriptions riches en précisions, m'ont permis d'imaginer sans mal ce premier grand magasin, et ces personnages. Je ne suis pas d'accord avec pétoman; je trouve que cette histoire est belle, fait rêver et fait du bien. Un livre sert à s'évader non? Pour une fois que Zola a écrit une histoire heureuse... .

Clacla44 (, Inscrite le 4 mars 2011, 23 ans) - 9 octobre 2011


Zola, écrit bien mais? 5 etoiles

Pour le résumé, voir la critique éclair de Azeddine Ouazir.

Que dire du livre, ci ce n'est que les professeurs font dégoûter les élèves des vieux auteurs. C'est à cause de ce roman que j'ai du mal à les lire. A part cela, je ne dirai rien d'autre que la note est plus une critique envers ma prof de vente que du livre.

Ps: je vais essayer de relire le livre et donc de changer ma critique.
Merci de votre compréhension.

Valou sans nom (, Inscrit le 6 septembre 2011, 31 ans) - 8 octobre 2011


Au bonheur des dames 9 etoiles

Le sujet de ce livre est toujours d'actualité même après 130 ans. L'histoire parle de la destruction des petits commerces au profit des magasins à grande surface. On peut voir comment les employés de ces grands magasins traitaient leurs employés. Le livre traite aussi du refus de certains propriétaires de petits commerces d'évoluer. Tout ça se passe comme toile de fond à l'histoire de Denise, qui, partant de rien, grimpera les échelles du Bonheur des Dames.

Exarkun1979 (Montréal, Inscrit le 8 septembre 2008, 32 ans) - 7 juin 2011


Un chef d'oeuvre 10 etoiles

Du grand Zola. Peut-être un des meilleurs romans de l'auteur. Nous est dépeint le monde de la grande consommation, tel que nous le connaissons aujourd'hui : Zola ne fut-il pas un visionnaire ? Une nouvelle galerie de personnages nous est offerte : une grande bourgeoise qui vient au Bonheur pour flirter avec le patron, une petite bourgeoise qui dépense l'argent durement gagné par son mari à tout va, etc. Tous les aspects de la société de consommation sont traités et analysés. Et toujours dans le cadre mythique d'un Paris merveilleux et naturel, qu'on redécouvre, encore et encore...

Realsight (, Inscrit le 9 janvier 2010, 18 ans) - 6 juin 2011


Un roman qui sonne juste 8 etoiles

Voici un roman dont l'écriture a été extrêmement et merveilleusement bien préparée et documentée. Zola avait préalablement constitué un dossier préparatoire très fourni et cela se sent : on a l'impression d'un récit de l'intérieur par un professionnel du métier, on se sent parfaitement immergé dans ce monde inconnu au départ et dont on croit tout savoir à la fin, on apprend énormément de choses sur l'arrivée des grands magasins et leurs conséquences ainsi que la vie du Paris durant cette période.
Le revers de la médaille de cette grande précision du récit est que l'on est aussi un peu perdu dans la masse d'informations et de termes techniques et qu'il y a beaucoup voire trop de notes de bas de pages.
Sur le fonds, le roman est très bien construit, les personnages très intéressants et présentés dans toute leur complexité (même si l'on ne comprend pas toujours l'entêtement de Denise dans son refus). On dévore littéralement ce pavé afin d'en connaître l'avancement et l'aboutissement. L'écriture est tout à fait fluide et accessible.
Après avoir refermé ce livre et vibré pour l'amour qui semble impossible entre Mouret et Denise, on est littéralement stupéfait par la réalité contemporaine des pratiques des Grands Magasins décrites par Zola ; tout était déjà là en 1883 (livraison à domicile, pratiques commerciales de toutes sortes pour appâter le client et le faire acheter, la concurrence entre les enseignes, etc)

Maylany (, Inscrite le 11 novembre 2007, 31 ans) - 25 septembre 2009


Zola est une machine à remonter le temps... 10 etoiles

où comment visiter le Paris du XIXème sans sortir de chez vous. Ce roman est une merveille, et je m'étonne ne pas l'avoir croisé au cours de ma scolarité.
Les descriptions faites par l'auteur sur l'essor des grands magasins. A lire absolument!

Alexnoc (Carignan, Inscrite le 6 septembre 2005, 32 ans) - 17 avril 2009


Un auteur que je vénère... 10 etoiles

Le seul élément qui me désole lorsque je lis une oeuvre de Zola est d'en lire la dernière ligne...
Le génie descriptif de ce fabuleux auteur m'avait entièrement subjuguée dans Le ventre de Paris et sa débauche d'aliments; mon émerveillement est encore une fois ébahi par des descriptions cent fois renouvelées pour décrire le moindre bout de chiffon, l'article le plus insignifiant, offerts à la convoitise de ces dames.
Naturellement, Zola brosse aussi un tableau des plus fascinant de tous les éléments humains jouant un rôle dans ce nouveau contexte commercial, économique et social.
Un immense plaisir de lecture.

FranBlan (Montréal, Inscrite le 28 août 2004, 69 ans) - 7 avril 2009


Denise, une fille chétive 9 etoiles

Au Bonheur des Dames
Emile Zola


Denise, une fille chétive


Denise, une fille si chétive, misérable que Emile Zola a utilisé comme un personnage principal pour démontrer que le roman ne s’intéresse pas seulement aux faits du Bonheur des Dames à lequel il consacre son temps à la description naturaliste de Paris à ce temps, mais aussi à la condition humaine et surtout celle de la nature de la femme.
Du point de vue sociologique, la préoccupation de Zola était sans aucun doute l’incarnation de Bonheur des Dames avec l’état sociologique et politique de ce temps là. Cependant, pour la perfection de sa doctrine, Zola a mets Denise pour que la texture du roman soit adéquate à des principes à lesquels Zola y croit. Mais tout de même, on peut ajouter que le roman se consacre à la réalité des êtres et des choses pour une période assez sensible que la France vit.
Deux faits principales qui se déroulent presque machinalement par le sublime littéraire de Zola qui, à son tour, est très présent vis-à-vis les personnages et leurs rôle dans l’existence de leurs contribution qui a été faite par une finesse impensable de son genre ; sont : la machine financière de Mouret et la vie débile de Denise.
Zola affirme que l’introduction du capitalisme au France a relevé la vraie face de la situation sociale que le peuple y vit. Zola, encore, montre que Denise représente la classe du prolétariat, la partie affaiblie du peuple et Mouret la partie renforcé par des conséquences d’un système sociale et économique injuste. Mouret, donc, relève bien l’impression que le peuple français vit la véritable théorie de Hobbes et la loi de jungle.
Au bonheur des Dames, un titre bien choisi, car, ce monstre était là présent pour montrer avec vulgarité les points négatifs du Capitalisme et le system économique de ce temps. D’un autre coté et en même temps Zola montre comment la réaction a été faite d’un peuple assujetti à un system qui a été forcé sur eux en rendant compte bien clairement que la vie est bien injuste pour Denise et son aimable oncle.
Denise se transforme à un personnage victime souffrant d’un destin cruel et une société corruptrice ayant toujours la volonté d’encrer la sensation de la méfiance dans l’âme de l’être humain. Et pour cette raison que le Naturalisme donc joue son meilleur rôle en donnant une vérité claire à le fait que Denise souffre de trois pôles chacun a sa force et a sa manière de malice pour un seul objective c’est détruire la grande, inépuisable l’âme de Denise, et en même temps trouvant telle difficulté à faire annihiler la volonté d’une fille chétive se battant pour vaincre un monstre composé de maintes armes capables à rendre la vie de Denise et ses enfants à un véritable enfer. Toutefois, Denise est si forte que rien à oser lui fait pénétrer la sensation d’une créature qui croit sur le désespoir inutile. Cependant, Denise n’a pas seulement espéré mais davantage elle a accepté son destin en essayant de la rendre son sens d’acharnement bien moins douloureux, car, l’homme chez Zola tragique et nullement héroïque.
Paradoxalement et avec le développement du roman, on trouve que Zola commence à consacrer son temps à écrire ces pages en décrivant la condition humaine. Ce changement est si brutale, car, on comprend bien que Zola met une séparation fatale entre la condition humaine qui est, selon lui, une chose si abstrait et sensible à résoudre ; et d’un autre coté, la machine du travail que Mouret consacre cette brutalité pour détruire l’âme de l’être humain. Pour bien conserver la beauté du roman, on découvre que l’auteur mets Denise dans deux situations très différentes mais semblables dans leurs fins, c'est-à-dire, la vie machinale et la vie de la torture chronique causée par le chagrin inconnue que Denise souffre, et, pourtant leurs fins sont semblables par le fait que l’exagération du chagrin rend lui-même une machine en pleine froideur.
Zola comme D.H Lawrence décrit et déplore également ce qu’on appelle la machinalisation brutale de la nature chez l’être humain“ Ces sensations des premières semaines renaissent, il lui semblait être en grain de mil sous une meule puissante ; et c’était, en elle, un abandon découragé, à sentir si peu de chose, dans cette grande machine qui l’écrasé avec sa tranquille indifférence. [183] De même, cette cruelle attitude que l’homme a inventé c’est certainement à cause de son ignorance et sa faiblesse.
D’un autre part, le Naturalisme, je pense, est achevé au point de la perfection par le fait que son promoteur décrit au profond de l’âme de Denise les choses qui lui faisait un héros portant un fardeau qui n’est pas guère son possible porteur, “ Certains soirs, elle ( Denise) faisait dîner Pepé tout seule, d’une soupe, en lui disant qu’elle avait mangé dehors ; et elle se mettait au lit, la tête bourdonnante, mourrie par la fièvre qui lui brûlait les mains. Lorsque Jean tombait au milieu de cette pauvreté il se traitait de scélérat, avec une telle violence de désespoir, qu’elle était obligée de mentir, souvent, elle trouvait encore le moyen de lui glisser une pièce de quarante sous, pour lui prouver qu’elle avait des économies. Jamais elle ne pleurait devant ses enfants. Les dimanches où elle pouvait faire croire un morceau de veau dans la cheminée, à genoux sur le carreau, l’étroite pièce retentissait d’une gaieté de gamins, insoucieuse de l’existence. Puis, Jean retrouvé chez son patron, Pepé endormi, elle passait une nuit affreuse dans l’angoisse du lendemain“ [218]. Ici, une clarté se montre à travers le pessimisme de Zola que la vie telle qu’elle est, incompréhensible.
Au fond d’elle-même, Denise souffre de deux pôles qui lui inspirent d’être dans une situation qui permet à Zola de découvrir avec toute une perfection de la description de la nature humaine qu’il existe en elle un conflit inavouable de son genre et dans un temps qu’il est interdit à éprouver ce genre de torture de pouvoir définir ses tendances comme sa nature de femme lui inspire. Mais c’est tout de même difficile à dire que Denise a échoué de faire une modération entre sa nature de femme et l’amour brutal de Mouret :


A son tour, elle [Denise] souffrait. N’était ce point assez déjà d’avoir à se défendre contre lui ? Aurait elle encore à défendre contre, contre les souffles de tendresse qui lui ôtait par moments tout courage ? Quand il lui parlait ainsi, quand elle le voyait si ému, si bouleversé, elle ne savait plus pourquoi se refusait, et elle retrouvait qu’ensuite, au fond même de sa nature de fille bien portante, la fierté et la raison qui la tenait debout, dans son obstination de vierge. C’était par instinct du bonheur qu’elle s’entêtait, pour satisfaire son besoin d’une vie tranquille, et non pour obéir à l’idée de la vertu. Elle serait tombée aux bras de cet homme, la chaire prise, le cœur séduit, si elle n’avait éprouvé une révolte, presque une répulsion devant le don définitive de son être, jeté à l’inconnu du lendemain. L’amant lui faisait peur, cette peur folle qui blêmit la femme à l’approche du male. [409]


Zola, d’une autre part, a voulu bien nous montrer comment la femme agit au fond de la souffrance et que l’amour lui attend d’un homme riche et aveugle jusqu’au fond de son être de son amour envers Denise. C’est une situation terrible que Zola mets Denise entre deus rivalités chacune ne sait guère les intentions de l’autre. En plus, Zola dans son travail du roman a mis une séparation entre ce que Denise et Mouret leurs arrivent et le Bonheur des Dames d’une autre part. Pour bien comprendre le vouloir de Zola, on doit concevoir qu’il mets une liaison en s’attardant à finir l’histoire par un événement qui ne surprend guère le lecteur, car, ce dernier est bien conscient que la réalité dans le Naturalisme est très semblable à leurs. Mais Mouret est bien vaincu par la hantise de l’amour de Denise, qui, elle-même, se méfie tristement d’avoir passé un temps qui fait tant de mal pour le moment ou elle sent que Mouret ne va jamais lui guérir de son mal et sa débilité.

Par Azeddine Ouazir


Le 08 03 2009

Azeddine6666 (tiaret, Inscrit le 24 janvier 2009, 26 ans) - 8 mars 2009


ZOLA autrement vu 2 etoiles

Vraiment je ne sais pas comment je vais commencer à commenter ce livre, ou dire une petite chose qui lui concerne.

Au bonheur des dames, un livre fascinant, un livre dont ZOLA s'est apparu avec splendeur, mais la chose qui avait attirée mon attention c'est que cet écrivain est toujours fidèle à ses idées à l'encontre des femmes bien sur, et peut être que vous avez aperçu ça quand ZOLA voulait mettre la lumière mais discrètement sur le désir de Denise, oui cette pauvre fille venue à Paris avec ses deux petits frères, et fascinée par le bonheur des dames où elle va être plus tard une simple employée. ZOLA, je l'ai senti dire que la femme peut résister un certain temps comme Denise l'avait fait mais instinctivement le désir s'impose et la femme succombe à la tentation.
Un autre coté qu'on l'avait pas vu peut être, la femme avait cédé mais l'homme aussi à son tour, Octave Mouret, directeur de cette boutique où travaille Denise, il est riche, intelligent, se caractérisant par son sang froid, ses idées folles, sa troupe d'amantes accostées près de sa porte, sa façon de voir la femme et de ne la considérer que comme une bête source d'argent valable pour un petit moment et rejetée après son échéance. Voilà comment Mouret voyait la femme et comment la traitait, cette femme apte à payer son désir, à l'assouvir, mais hélas Denise avait réussi à contraindre son directeur à prendre une nouvelle idée de la femme, mais là vraiment je n'étais pas trop persuadé de cette probité étrangère des femmes.
Il reste de dire que la fin ne me plaisait pas, ou peut être ce qui fait rire que je ne la crois pas, il m'était étrange de voir une pareille fin de ZOLA qui nous accoutumait à des fins vertigineuses comme par exemple "une page d'amour" où la fin était désastreuse et triste, c'est drôle cet écrivain qui nous avait fait comprendre que la tristesse est une fin satisfaisante et le contraire un mirage.

Baudelaire87 (tiaret, Inscrit le 13 mai 2008, 24 ans) - 13 mai 2008


Classique ! 9 etoiles

Franchement, ce livre, au premier abord, m'a fait très peur ! Un pavé, écrit par Zola en plus ! Mais j'ai été courageuse, et j'ai lu, jusqu'au bout.

Je vais commencer par le moins bien, parce que c'est plus court:
-Les descriptions horriblement longues, parfois plus de 4 pages, avec force de détails, d'adjectifs... Quel ennui !

Le BIEN:
-Tout ! L'histoire, les personnages, le style (Zola quand même !), la vraisemblance (du naturalisme...)

A la fin, j'ai vraiment adoré, et je le conseille aux littéraires.

Nouillade (, Inscrite le 13 mars 2008, 20 ans) - 15 mars 2008


Le bonheur de lire Zola 10 etoiles

Un des livres de Zola que je préfère. Lire Zola est une expérience qui ne peut laisser personne indifférent. Pour ma part, c'est l'écrivain que je préfère depuis longtemps et relire un de ses livres est un pur bonheur.

Rien ne peut égaler les descriptions du "Bonheur des dames" quand une grande vente se déroule. Zola est toujours extrêmement bien documenté sur le milieu dans lequel il fait évoluer ses personnages. Ses livres sont remarquablement bien construits. Ses descriptions sont de pures merveilles, des chefs-d'oeuvre d'écriture, des tableaux grandioses de ce que devaient être les grands magasins de l'époque. J'avais l'impression d'y être et d'évoluer parmi la foule des acheteuses fébriles et avides de nouveautés. Tout un monde est décrit dans ce livre : le monde des marchands, des boutiquiers et des directeurs de grands magasins. C'est la lutte pour la survie et le gros qui avale les petits sur son chemin. L'agonie des petits commerces face au géant qui engouffre tout sur son passage et auquel rien ni personne ne peut résister.

Bien sûr, il y a une belle histoire d'amour pour corser le tout. Une histoire qui se termine sur une note positive bien que ce ne soit pas toujours le cas avec Zola. Ce que je trouve remarquable de cet écrivain c'est son talent pour décrire les sentiments et les motivations qui poussent ses personnages à agir. Des personnages issus de milieux différents mais qui partagent la même soif de vivre et de se faire une place au soleil. La rivalité entre les vendeurs, les clientes huppées qui se laissent aller au vol à l'étalage, les tourments de Monsieur Mouret devant le refus de Denise, les médisances et les calomnies, les bassesses et les méchancetés, la jalousie morbide, tout s'imbriquent pour former une immense fresque du Paris de l'époque avec ses drames humains, ses gagnants et ses perdants. Zola est irremplaçable et inégalé dans son style puissant et d'un réalisme foudroyant. Un écrivain à lire et relire et relire... pour notre plus grand bonheur.

Dirlandaise (Québec, Inscrite le 28 août 2004, 56 ans) - 12 août 2006


Enfin un Zola un peu solaire 8 etoiles

Un Zola est toujours social, ce qui ne le rend pas forcément très lumineux : il se passe par définition plutôt dans les obscurs. Ici, le cadre est un peu plus scintillant, puisque le décor est celui d'un grand magasin parisien fraichement édifié.
Il y a des ingrédients classiques, des amours, des adultères, des faits divers, et, en somme, bien sûr, la suite de l'évolution de la famille Rougon-Macquart.
Le rythme est enjoué, l'intrigue prenante, on adhère bien, c'est mon Zola préféré ; mais probablement est-ce dû au fait qu'il est probablement le plus accessible, ou le plus "grand public".

Veneziano (Paris 16e (ex-village d'Auteuil), Inscrit le 4 mai 2005, 34 ans) - 13 janvier 2006


Merveilleux 10 etoiles

Ce roman est mon livre préféré, tous genres confondus (je l'ai déjà lu 5 fois). Zola nous dépeint l'univers des grands magasins et la mort des petits commerces avec une virtuosité de maître grâce à des descriptions exceptionnelles. De plus, l'histoire d'amour qu'il nous dépeint me captive chaque fois autant. Finalement c'est donc un livre saisissant de réalisme dans lequel on se plonge avec bonheur...

Oups (, Inscrite le 20 novembre 2005, 25 ans) - 20 novembre 2005


Eau de rose 5 etoiles

livre à l'eau-de-rose, le roman de Zola dépeint les activités d'un grand magasin en plein essor "Le Bonheur des Dames". Pour vous dire vrai, en tant qu'adolescente, je suivais attentivement l'idylle entre l'héroïne Denise et Mouret, au point de sauter des pages pour connaître la fin de leur histoire... je me fichais totalement de l'histoire du commerce et de la disparition du petit commerce. A déconseiller pour les fans de romans d'amour qui n'apprécieront pas la longueur des descriptions des tissus étalés dans les magasins entre deux baisers des personnages principaux, à conseiller aux fanas d'histoire terre à terre.

Lectrice-en-herbe (, Inscrite le 11 novembre 2004, 21 ans) - 29 juin 2005


découvrir le Paris du XIXème... 7 etoiles

Sociologiquement et historiquement le roman est très intéressant et permet de découvrir le Paris du XIXème siècle s'ouvrant aux grands magasins tandis que le petit commerce périclite. C'est à travers le regard de Denise, petite provinciale venue trouver du travail à Paris avec ses petits frères dont elle s'occupe, que nous découvrons cette transformation de Paris en véritable capitale du commerce nouveau... Zola insiste beaucoup -trop à mon sens- sur la superficialité des femmes (boulimiques d'achats, de promotions... elles en deviennent presque hystériques!) mais le personnage de Denise, par sa grandeur morale, son courage et son humilité rattrape un peu la figure de la femme vue par Zola. Si le contexte est intéressant, l'intrigue amoureuse l'est moins... les personnages me paraissent moins profonds que ceux de l'Assomoir par exemple... la psychologie des personnages est moins fouillée... je suis restée un peu sur ma faim... mais rien que pour le plaisir de visiter ce Paris qui se modernise il faut lire ce livre...

Isaline (Tours, Inscrite le 16 avril 2005, 31 ans) - 23 mai 2005


La mort des petits commerces - le pouvoir de l'amour 10 etoiles

Le bonheur des dames est sans contexte pour moi le meilleur roman de Zola. Il décrit avec réalisme les conséquences de la politique du sous préfet de Paris de l'époque Haussmann qui encourageait la création de grands magasins au détriment des petits commerçants. Le capitalisme devient roi.

Et pourtant Zola montre dans son roman que l'argent ne peut pas tout acheter : les sentiments. Et c'est là que l'histoire d'amour entre Mouret et Denise est intéressante puisque Mouret, le big boss du bonheur, sera prêt à tout abandonner pour Denise, sa fortune, son empire pour cette petite provinciale sans arrière pensée.

Un livre à avoir sans conteste dans sa bibliothèque

Spiz (, Inscrite le 30 janvier 2004, 32 ans) - 29 mars 2005


Le consumérisme fou 8 etoiles

Ce roman vous entraine dans un tourbillon consumériste qui s'empare des clientes (et des clients). Zola montre bien le côté érotique de la chose (de la montée du désir jusqu'au paroxisme). Il y a plus d'un siècle, on avait déjà compris (et exploité) les filons conduisant à "booster" les ventes ...
Sinon ce roman présente (déjà) la disparition du petit commerce au profit de "grandes surfaces".
Pour le reste l'histoire d'amour n'a qu'un intérêt limité (je rejoins Pétoman).
L'intérêt principal de ce roman (pour moi) est sociologique.

JEANLEBLEU (Orange, Inscrit le 6 mars 2005, 44 ans) - 17 mars 2005


ne surtout pas le faire lire en cours 4 etoiles

Et oui, ... je n'ai pas vraiment apprécié ce livre, comme la plupart dans ma classe ! Ce n'est pas la faute de Zola, qui, je reconnais à beaucoup travaillé ( renseignement autour de l'organisation du magasin ... et les trèèès longues descriptions, avec pleeeeeiiiin de champs lexicaux !!!) , mais celle de la prof nous l'ayant fait travailler : analyse de descriptions ... ZZZ, repérage de champs lexicaux ... , ZZZ et autres trucs cons que peuvent nous demander un prof !! Bref, personne n'a accroché. Dommage!! faudrait que je le relise dans quelques années ... peut être que je l'apprécierai mieux !!

Lepôvreélève (, Inscrite le 4 mars 2005, 24 ans) - 16 mars 2005


ah la mode! 8 etoiles

alors que la plupart des livres parlent seulement des clients qui s'empressent à l'achat, ce livre dépeint avec justesse les procédés des vendeurs. un livre qui met en avant une femme qui réussit à tenir tête à un homme! l'homme qu'elle aime

Piper (, Inscrite le 3 novembre 2004, 21 ans) - 3 novembre 2004


Les grands magasins... 7 etoiles

Ce qui aujourd'hui fait partie de notre quotidien parisien ne faisait pas encore partie du décor des rues de la capitale quand Zola a écrit son roman décrivant la création du premier grand magasin qui devait faire le bonheur de toute la gent féminine de par son originalité, ses prix défiant toute concurrence.... Cependant autour de cette création se développe l'histoire d'une jeune provinciale, Denise et l'on va la voir progressivement changer.... Le naturel avec lequel Zola dépeint sa société est surprenant, on se voit encore arpentant les allées du "Bonheur des Dames" à la recherche du dernier chapeau à la mode!

Ondatra (Tours, Inscrite le 8 juillet 2002, 30 ans) - 10 décembre 2002


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  un critique sur une page d'amour d'amour d"EMILE ZOLA 2 Baudelaire87 21 mai 2008 @ 17:59

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