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L'Assommoir
de Émile Zola
Catégorie(s) : Littérature => Francophone
, Littérature => Les classiques critiqué par Jules, le 4 février 2001
(Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 67 ans)
La note:
Moyenne des notes :  (basée sur 22 avis)
Cote pondérée :  (29ème position).
Discussion(s) : 3 ( Voir »)
Visites : 8 561 (depuis Novembre 2007)
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Un grand livre
Oubliez quelques minutes que vous avez peut-être dû plancher sur ce livre au Lycée… Aujourd'hui, plus de professeur, plus d'interrogation, plus d'angoisse à devoir lire un bouquin rasoir, parce qu’exigé.
Plus rien que Zola, vous et " L’Assommoir ". C'est-à-dire, enfin le vrai plaisir de lire un très grand livre sans arrière-pensée ! Car Zola est vraiment un très grand écrivain et " L'Assommoir " un excellent livre.
Nous sommes au Second Empire, les campagnes se vident et Paris se remplit. Gervaise n’a que vingt-deux ans, elle a deux enfants avec Lantier, boîte un peu de la jambe droite, mais est quand même toujours assez jolie et fraîche. Ils habitent dans une seule pièce pour eux quatre. Lantier est un paresseux qui rêve de fortune mais n'envisage pas de travailler beaucoup. Alors, il envoie sa femme mettre ses vêtements au Mont de Piété. Un matin, alors qu’elle est partie au lavoir, il en profite, après une scène, pour faire sa malle et se tirer.
La bagarre au lavoir entre Gervaise et la sÏur de la maîtresse de Lantier !. Un grand morceau d'écriture !… Et voilà Gervaise seule, abandonnée avec ses deux enfants et pas un sou. Heureusement, il y a Coupeau qui l'avait déjà remarquée et tourne autour d'elle. Il est ouvrier zingueur et pas flemmard comme Lantier. Il a un logement décent et des économies. Ils ne tardent pas à s'installer ensemble et Coupeau ne manque pas de travail dans ce Paris qu'Haussmann reconstruit de partout. Sa mère à lui vit aussi avec eux. Tout va enfin bien pour Gervaise et ils se marient. Elle sera vite enceinte et accouchera d'une petite fille qu'on appellera Nana. Vingt ans plus tard, ce sera elle l’héroïne du livre qui porte son nom. Pour l'instant, la petite grandit et, un jour que Gervaise porte le casse-croûte de Coupeau, distrait, il dégringole de la toiture sur laquelle il travaille. Il ne se tue pas, mais ne saura plus travailler comme avant. La lente descente dans l’alcool, dans l'enfer, va débuter pour lui et pour Gervaise.
Zola nous livre ici un portrait de la classe ouvrière d'un incroyable réalisme. Son but n'est vraiment pas de faire croire que les ouvriers sont des dégénérés ou des faibles. Les vrais responsables de la situation sont les conditions de vie qui leur sont imposées. Le problème est dans ces villes où l'homme perd son âme dans le travail et la misère, entassé dans des logements insalubres et minuscules. L'alcool est l’échappatoire facile et les entraîne vers un engrenage dont ils ne sont pas conscients. Mais une fois qu’il les tient !.
L'écriture de Zola est des plus vivantes, précise. Lorsqu'il décrit Coupeau, enfermé dans une cage et dansant comme un fou pour éviter les rats qu’il voit courir partout autour de lui, c’est hallucinant !… Cette crise de delirium tremens est rendue avec la même vivacité de langage que ne l’aurait fait mon ami Louis Ferdinand (Céline). On s'y voit, on le voit, sur grand écran, gesticulant, hurlant, possédé, totalement déglingué !
Un très grand écrivain, un très grand livre. Zola échappe au temps et aux modes.
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| Les éditions |
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L'Assommoir [Texte imprimé] Émile Zola [préface d'Armand Lanoux]
de Zola, Émile Lanoux, Armand (Autre)
le Livre de poche / Le Livre de poche
ISBN : 9782253002857 ; EUR 4,00 ; 1971-12-07 ; 5634 p. ; Poche
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L'Assommoir
de Zola, Émile Thérenty, Marie-Ève (Commentaires)
Hachette
ISBN : 9782012814134 ; EUR 2,90 ; 2009-03-04 ; 495 p. ; Poche
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L'assommoir [Texte imprimé] Émile Zola préf. de Jean-Louis Bory éd. établie et annotée par Henri Mitterand,...
de Zola, Émile Bory, Jean-Louis (Préfacier) Mitterand, Henri (Editeur scientifique)
Gallimard / Collection Folio.
ISBN : 9782070411436 ; EUR 5,10 ; 1977-01-01 ; 561 p. ; Poche
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L'assommoir [Texte imprimé] Zola chronologie, présentation, notes, dossier, bibliographie, lexique par Chantal Pierre-Gnassounou
de Zola, Émile Pierre-Gnassounou, Chantal (Editeur scientifique)
Flammarion / G.F.
ISBN : 9782081217706 ; EUR 3,80 ; 1976-02-01 ; 576 p. ; Broché
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L'Assommoir
de Zola, Émile Gengembre, Gérard (Préfacier)
Pocket
ISBN : 9782266205146 ; EUR 3,90 ; 2010-04-01 ; 568 p. ; Poche
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L'assommoir [Texte imprimé], roman Zola éd. présentée, annotée et commentée par Gilles Guilleron,...
de Zola, Émile Guilleron, Gilles (Editeur scientifique)
Larousse / Petits classiques Larousse.
ISBN : 9782035881335 ; 36 F ; 2001-09-01 ; 575 p. ; Broché
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| Livres liés |
Les Rougon-Macquart
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| Les critiques éclairs (21)
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| Le premier grand classique des rougon Macquart |
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L'assommoir est le premier roman très connu des Rougon Macquart et réputé comme étant un chef d'oeuvre.
Dans ce roman, on se retrouvé plongé dans les faubourgs populaires d'un Paris qui se transforme et se reconstruit. Les ouvriers travaillent dur et vivent difficilement, dans d'assez mauvaises conditions : petits logements, pas de congés payés, de prise en charge des accidents du travail. Pourtant, le travail ne manque pas, et pour qui travaille, finalement, ils arrivent à s'en sortir. Pour beaucoup aussi, le vie est si difficile qu'ils essaient d'oublier en se noyant dans l'alcool.
Gervaise est une jeune femme travailleuse, qui ne demande pas grand chose de la vie. Elle finit difficilement à ouvrir sa petite boutique et à trouver un mari travailleur. Mais c'est sans compter sur le sort qui s'acharne. Son mari, suite à un accident, a perdu le goût du travail, et s'ensuit une lente déchéance.
Ce roman est plutôt triste et on est pris de sympathie pour Gervaise, qui est loin d'être mauvaise.
Un bon tome de la série des Rougon Macquart, le meilleur, je ne sais pas, car j'ai autant, voire plus apprécié d'autres tomes précédant celui-ci.
PA57 (, Inscrite le 25 octobre 2006, 29 ans) - 18 mars 2012 |
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| Si terriblement humain ! |
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C'est sans doute, pour moi, le livre de Zola, dont je suis inconditionnelle, le plus accompli !
Cette lente descente aux enfers ne peut que nous bouleverser !
Ce courageux petit bout de femme : 22 ans, abandonnée, qui repart dans la vie, atteint son objectif de dignité, de propreté (physique et morale), puis à partir de l'accident de travail de celui qui l'a enfin reconnue, lâche les amarres !
Le livre est cruel, l' injustice de ce destin, terrible !
La façon dont Gervaise se réfugie, d'abord dans la gloutonnerie (récits hallucinants !) puis dans l'alcool (récits affreusement déprimants !) décrit comme une vaine tentative de lutte contre le destin.
Une lutte perdue d'avance : malgré son coté "mère courage" Gervaise subit le trop plein d'une société impitoyable ! Les coups, reçus tout le long de son existence, sont trop violents. Qui pourrait se permettre de juger ? On accompagne cette terrible déchéance et ces conséquences : les 3 enfants de Gervaise feront l'objet de 3 superbes livres, de 3 destinées, de 3 douleurs !
J'aime le personnage de Gervaise : une femme droite, aimante, aimable, qui ne demande à la vie qu'un toit, un peu de dignité et de tendresse !
C'était trop demander dans le milieu ouvrier d'une période où prédomine le "chacun pour soi" faute d'autre horizon: elle va sombrer dans la pire décadence !
Le destin de Gervaise et celui qu'on impose aujourd'hui à tant de "sans papier" sont-ils si différents ??????
J'ai peur moi même de répondre à cette question ..............
DE GOUGE (Nantes, Inscrite le 30 septembre 2011, 55 ans) - 18 novembre 2011 |
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| L'Assommoir |
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Émile Zola est un de mes auteurs favoris. J'adore le côté sombre de ses livres qui décrit avec justesse le monde du 19e siècle. Son histoire des Rougon-Macquard se déroule durant le Second Empire en France.
Pour ce qui est de l'Assommoir, l'histoire raconte la vie de Gervaise, une femme qui après avoir eu deux enfants avec un homme est abandonnée. Elle se marie ensuite avec l'homme parfait. Cependant, sa vie tourne au cauchemar lorsque son homme se blesse en travaillant. Celui-ci tombe alors dans tous les vices des prolétaires de l'époque, c'est à dire la boisson et la paresse. C'est alors que tous ses rêves s'écroulent et qu'elle tombe plus bas que l'enfer.
Étant passionné d'histoire, j'ai adoré ce livre. J'aime la façon réaliste dont l'auteur décrit le monde du 19e siècle. Et que dire de l'histoire touchante de Gervaise. Tout le long de l'histoire, j'ai eu pitié d'elle. Elle tombe tellement bas et n'a aucun respect des gens qui l'entourent.
pour ceux qui ont l'intention de lire le livre, j'aimerais signaler que les livres Nana, Germinal et la bête humaine sont en lien avec l'Assommoir. C'est l’histoire des enfants de Gervaise
Exarkun1979 (Montréal, Inscrit le 8 septembre 2008, 32 ans) - 25 septembre 2011 |
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| Un chef d'oeuvre... |
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Roman naturaliste par excellence, L'Assommoir est certainement le roman le plus connu de Zola. Je ne vois donc plus l'intérêt d'en faire un pâle résumé qui ne pourra jamais refléter toute la qualité de l'oeuvre.
La précision époustouflante, le style presque parfait ( la perfection n'existe pas!) à un tel point que l'on pourrait analyser la place d'une virgule, le destin remarquable par sa simplicité de l'héroïne Gervaise sont autant d'ingrédients pour montrer le caractère unique d'une oeuvre comme on n'en trouve plus même si l'inclusion de la science dans la littérature et tous les risques qu'elle comprend paraissent aujourd'hui désuets...
A lire de toute urgence
Corentin (, Inscrit le 24 janvier 2011, 16 ans) - 14 mars 2011 |
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| La condition ouvrière au XIX ième |
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Gervaise se décide enfin à quitter Lantier ( indécrottable fainéant aux ambitions délirantes ) pour tomber dans les pattes de Coupeau qui ne lui offrira guère une vie plus reluisante ( le destin se chargera d'une lente descente aux enfers )
Zola décrit avec réalisme la dureté de la vie ouvrière à PARIS , la misère humaine ( physique mais surtout intellectuelle ) qui semble sans issue.
De l'union de Gervaise et Coupeau nait Nana qui fera l'objet d'un roman à venir tout aussi poignant .
Une oeuvre indispensable .
Frunny (Boulogne-Billancourt, Inscrit le 28 décembre 2009, 46 ans) - 17 juillet 2010 |
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| De l'importance d'être bien né |
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Si décrire le Paris populaire du second empire consiste à en faire une description juste, réaliste et dénuée des oripeaux du langage bourgeois, qui soit dit en passant n'a rien à faire dans ce Paris là, alors OUI Zola est le pornographe tant décrié au moment de la sortie de "L'assommoir".
A mon sens, la singularité de ce roman réside dans l'aspect inéluctable du destin de ces gens, et donc de Gervaise inévitablement.
Là où le romantisme s'arroge d'une certaine forme de crédibilité en se donnant des grands airs, du lyrisme et par là-même des héros qui s'arrachent à leur sort, ici point !! Dès l'entame, Gervaise est écrasée (et nous avec) par le poids de sa vie, de sa condition, bref de sa non existence.
Quand bien même se présente une fois l'occasion de s'en extirper un peu, elle refuse l'amour de Goujet, et le refusera même au seuil du trépas, comme convaincue que sa place est dans la fange avec la misère comme seconde peau.
Que serait-il advenu si ce diable de Coupeau avait passé l'arme à gauche en chutant du toit ? On serait tenté de répondre que rien n'y aurait fait, que la mauvaise fortune n'aurait pas pour autant passé son chemin.
Zola a su voir Gervaise, Lantier, Coupeau et les autres tels qu'ils sont, dans tout leur aspect sociétal et sans faire de bons sentiments.
Alors oui, on comprend que cela ait pu choquer; on comprend aussi que cette hyper-réalité pu être assimilée à une oeuvre pornographique mais là était bien le but.
Zola a montré de façon crue et réaliste une vérité ordinaire que d'autres ne voulaient pas voir. Grand bien lui fasse !!
Oxymore (Nantes, Inscrit le 25 mars 2005, 40 ans) - 8 septembre 2009 |
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| Des "bas-fonds" poignants et attachants |
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Ce roman aurait tous les ingrédients pour être misérabiliste, et s'avère, au contraire, bourré de rebondissements, d'anecdotes croustillantes, soutenus par un style d'une verve rare. C'est un très grand livre.
Veneziano (Paris 16e (ex-village d'Auteuil), Inscrit le 4 mai 2005, 34 ans) - 20 décembre 2008 |
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| Pas pour les lycéens... |
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J'ai été obligée de lire ce livre pour le lycée, avec des délais de lecture plutôt faibles et des devoirs imposés aux sujets qui me passaient alors bien au-dessus de la tête...
Je ne comprends pas pourquoi on fait lire des livres aussi longs à des adolescents (plus de la moitié de ma classe ne l'a, du coup, tout simplement pas lu).
Si des années plus tard, j'ai bien envie de me plonger dans la série des Rougon-Macquart, ce n'est certainement pas grâce à ces livres imposés... Il m'aura fallu près de 10 ans pour ne pas mourir d'ennui en repensant aux heures de cours sur la scène de l'alambic...
Le café de... (Perpignan - Bordeaux, Inscrite le 17 août 2008, 28 ans) - 19 août 2008 |
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| Zola |
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quand on commence à lire Zola ,on a envie de voir plus loin ,j'ai lu tout les Zola! Je voulais tout savoir de cette vie d'autrefois ,la pauvreté la misère les conditions de vie des ouvriers ,des femmes et des enfants à cette époque.Et dire que dans certain pays c'est encore comme ça! J'aimerais que les jeunes réalisent les efforts qu'on du connaître nos ancêtres pour avoir reussi à avoir les congés payés la protections en cas de maladie ,d'accident de travail et de la sécurité social . Quelle évolution ,mes grands parents n'en reviendraient pas!
Medusa (, Inscrite le 19 août 2007, 50 ans) - 19 août 2007 |
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| Assommant ??? |
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Lorsque j'étais au lycée, une copine m'a dit que ce livre était "assommant". Je venais de l'acheter et du coup je n'ai pas pu me résoudre à le commencer. Il dormait dans mes étagères. Puis, en faisant un tour dans le rayon des livres en francais à la bibliothèque de Potsdam (où ils n'ont presque que des classiques), je suis tombée dessus, et je me suis dit: Pourquoi ne pas voir par moi-même. Résultat: j'ai adoré. J'ai mis à peine deux jours pour le lire, je n'ai pas pu décrocher. J'ai beaucoup de peine pour Gervaise, pauvre petite oie blanche, incapable de se révolter et dont tous profitent.
Dalania (Dijon, Inscrite le 25 octobre 2006, 25 ans) - 6 décembre 2006 |
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| Un assommoir assommant! |
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Ce livre est une pure merveille dans le monde littéraire. Un bouquin, qui culmine les hauteurs des rougon macquart, pourtant tous excellents, par des déscriptions d'une rigueur scientifique incomparable et tellement bien placées. En réalité, l'harmonie régnante dans ce bouquin entre les descriptions et les sentiments nous permet d'apprecier au mieux celle entre notre raison et nos passions. L'un remettant toujours l'autre en cause.
Un chef-d'oeuvre que j'ai lu sans la moindre contrainte scolaire en tres peu de temps.Je me dirige logiquement maintenant vers nana et vais de ce pas lire les critiques.
GerMi (, Inscrit le 19 mai 2006, 23 ans) - 19 mai 2006 |
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| Pour découvrir (et aimer Zola) |
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J'ai lu l'assommoir à l'âge de 14 ans, en 3ème, en livre imposé en cours de français. La moitié de ma classe l'a détesté, l'autre moitié l'a adoré.
J'ai fait partie des 2ème : j'ai dévoré le roman en quelques jours.
Gervaise, le personnage principal, est si attachante : elle travaille, elle est honnête, gentille et le destin s'acharne contre elle : son mari alcoolique, sa fille (Nana) qui tourne mal, la boutique en faillite, et la déchéance, si magnifiquement décrite par Zola, si criante de vérité.
Par la suite, j'ai lu toute la série des Rougon-Macquart mais l'assommoir reste mon préféré.
Margarita29 (, Inscrite le 6 avril 2006, 42 ans) - 7 avril 2006 |
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| le chef-d'oeuvre de Zola |
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Cet ouvrage est remarquablement bien construit et l'écriture y est percutante et riche. C'est effectivement un livre de Zola, mais il s'agit là certainement d'un des meilleurs (si ce n'est le meilleur) des Rougon-Macquart.
On reste accroché par la vie, les joies, et puis surtout les drames de ces petites gens de la banlieue parisienne à la deuxime moitié du XIXème. Ce livre réconforte dans un premier temps, puis effraie dans un second, les sentiments positifs du lecteur pour ses personnages sont en forme de courbe de Gauss.
Donc ce livre est un incontournable pour qui veut s'initier aux Rougon-Macquart...et les autres aussi d'ailleurs.
Fred236 (Nantes, Inscrit le 13 janvier 2006, 25 ans) - 13 janvier 2006 |
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| Misérabilisme urbain... |
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Je poursuis ma lecture de la saga des Rougon-Macquart de Zola et je lis les titres dans l'ordre chronologique de publication. Le septième tome publié fut l'Assommoir, d'abord en feuilleton en 1876, et enfin en volume, fin janvier 1877.
Presque cent vingt ans plus tard, je termine la lecture de ce chef-d'œuvre, en larmes…!
J'ai glorifié le génie de ce grand écrivain qu'est Zola à la fin de chacun des tomes précédents, mais je sais que cette fois, en plus, je n'oublierai jamais les personnages de cette histoire pathétique, mais oh combien bouleversante et poignante de réalisme.
Comme le dit si justement Jules à la fin de son brillant commentaire, Zola échappe au temps et aux modes.
Je suis également très émue par la lecture de commentaires fort élogieux apportés par de très jeunes gens…, dix-sept, dix-neuf et vingt ans, sur ce livre!
FranBlan (Montréal, Inscrite le 28 août 2004, 69 ans) - 9 août 2005 |
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| le meilleur de Zola! |
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La série des Rougon-macquart est déjà magnifique, mais selon moi le meilleur reste l'assommoir...
Quel chef-d'oeuvre!
l'histoire est déchirante, tragique, et en même temps si réaliste...
Azerty61 (normandie, Inscrite le 3 août 2005, 24 ans) - 3 août 2005 |
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| poignant |
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L'écriture de l'auteur représente une vision pessimiste de l'existence, et retranscrit de la plus belle manière la réalité du monde ouvrier. On a l'impression de vivre cette histoire, de ressentir les personnages avec leurs mots doux, leurs disputes,…
Gervaise est une femme brave, sympathique et généreuse mais tenaillée par un mari alcoolique, des fréquentations étouffantes, et surtout une pauvreté qui la transformera et la ravagera peu à peu….
Celle-ci, malgré tous ses efforts et sa bonté, court finalement à sa perte pour mourir dans le dégoût le plus profond. En travaillant dans un vaste logis, Gervaise fit la connaissance de la réussite, mais ne s'est pas aperçue que celle-ci était bancale et boitillante… Car finalement, l'alcool, la source de son désespoir, l'emmènera peu à peu jusqu'à solder son corps, et se calfeutrer dans une niche qui l'aidera à attendre sa mort, devant une attitude amorphe de son voisinage.
Un grand auteur, un grand livre qui montre une vie parmi tant d'autres chez les plus petits, les plus faibles.
Elmejeco (, Inscrit le 5 juillet 2005, 24 ans) - 9 juillet 2005 |
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| 2 M |
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Bon, moi, ça m'énerve depuis un moment déjà, cet assomoir avec un seul M. Je sais que c'est la faute d'Amazon, mais comment expliquer que des lecteurs qui ont assez bien lu ce texte pour pouvoir en faire une critique n'aient pas remarqué qu'il y avait quelque chose qui clochait?
C'est rien, un détail, une broutille, mais ça m'énerve.
N'y a-t-il pas moyen de corriger?
Ceci dit, chef d'oeuvre, of course, mais quelle tristesse! On pleure, c'est obligé.
Sibylline (Normandie, Inscrite le 31 mai 2004, 61 ans) - 7 avril 2005 |
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| L'ouverture... |
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Au début, juste un autre bouquin du programme, un gros! Il m'a fallu m'y prendre à deux fois d'ailleurs: la première lecture n'a servi à rien, les mots dansaient devant mes yeux. Je me suis arrêté à la moitié.
Et j'ai recommencé depuis le début, au calme... Toute la série des Rougon-Macquart a suivi, avec une nouvelle lecture de l'Assommoir en prime. Et toujours le choc!
Voila un ouvrage qui pue le réel, qui sent la mort et le désespoir, qui reflète le temps et qui reste d'actualité. Impossible de ne pas vouloir y rentrer, impossible de ne pas rêver de devenir un personnage du livre et sauver ceux qui peuvent l'être: empêcher Coupeau de tomber de l'échafaudage et dans l'alcool, attendre Lantier au coin d'une rue, casser l'alambic donneur de mort.
Car, au-delà de l'histoire des personnages, il y a le projet de Zola de dresser un portrait d'une famille par et pour son milieu social, ses forces et ses faiblesses.
Industrieuse, travailleuse, la population française l'est mais également prête à se jeter tête baisser dans la boisson et la paresse. Coupeau n'y échappe pas, ni Lantier, ni Gervaise au final.
L'alcool est le véritable héros du roman. Zola stigmatise une réalité que le Second Empire préfère ne pas voir, tout empressé qu'il est de faire de Paris LA ville lumière de l'Europe. La politique ne s'embarrasse pas du sort des petites gens.
L' Assommoir est un livre dur, fort, intense, qui reste MA porte d'entrée vers la littérature.
Numanuma (Fontenay aux Roses, Inscrit le 21 mars 2005, 38 ans) - 7 avril 2005 |
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| facile et difficle |
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J'ai lu ce livre parce que j'étudiais "l'argent" de Zola. J'ai choisi l'assommoir parce qu'on m'avait dit qu'il était vraiment assommant!!! Je voulais m'en rendre compte par moi même et j'ai adoré. J'ai été surprise parce qu'on dit souvent que Zola est rébarbatif. Mais il faut comprendre, et l'assommoir en est un exemple, que Zola utilise ces longues descriptions pour nous informer sur les personnages et quand j'ai compris ça, j'ai admiré Zola, chaque mot est un jeu de piste, pourquoi ce mot, à cette place.
L'assommoir est un livre attachant. J'ai beaucoup aimé le personnage de Gervaise, il est vrai que la fatalité pèse sur elle. Sachant cela, le lecteur est témoin impuissant de sa lente chute et plus elle s'enfonce, plus on ressent les choses, plus on les partage. Zola nous fait partager son sort en écrivant les choses comme si elles coulaient de source, suivi le cours de la vie et nous empêchant de nous ennuyer. Tout est plus vrai que nature
L'assommoir, faisant partie de la "nouvelle comédie humaine", est également attachant parce que l'on rentre dans une sorte de relation privilégiée avec les personnages étant donné qu'ils reviennent au fur et à mesure des livres de Zola.
Le but de Zola est de montrer la misère humaine, il y parvient avec brio et réalisme. La description tient là aussi une place importante.
Le schéma narratif évoque quelque peu les tragédies. Tout va trop bien pour Gervaise et Coupeau, ils sont obligés d'en subir le revers de la médaille! Mais c'est le déterminisme des personnages. Selon notre milieu social, selon les objets que l'on possède, selon ce que l'on est, nous devons aller vers notre destin. Gervaise ne lutte pas vraiment pour se sortir de la misère dans laquelle elle se voit tomber.
Le seul point que je ne comprends pas trop dans ce livre, c'est qu'il ne se veut pas romanesque et pourtant l'histoire de Lanthier restant chez Gervaise puis chez virginie et en passe de continuer ses manigances avec une autre jeune fille sans que les maris ne disent rien me semble trop invraisemblable dans cette oeuvre.
Ce bouquin est plein d'enjeux que je n'aurais pas remarqués si je n'avais pas eu un professeur me les expliquant.
Par exemple, le fait que Zola peint sa société changeante qui s'industrialise, qui s'urbanise, qui se fait plus dure, plus corrompue... et donc les vices qui vont avec parce que les gens ne la supportent pas, plus d'alcoolisme, de femmes battues. Et peut-être aussi mais ce n'est pas un vice, l'émancipation des femmes. C'est Gervaise et Virginie qui s'établissent, c'est Nana qui se prend en charge seule...
L'assommoir fait donc partie d'un tout. En lisant ce livre comme il l'a été dit plaisant et facile, il faut voir les enjeux et il faut le voir dans la saga des rougon macquart... Ce livre est donc à la fois facile et difficile.
Il faut également faire le lien avec Balzac qui avait les mêmes ambitions que Zola, à ceci près qu'il décrivait tous les types de gens, et qui était le modèle de Zola.
Ce livre est à la fois historique, réaliste, romanesque, analytique,naturaliste. C'est une vraie perle et il y aurait tant de d'autres choses à dire et auxquelles je ne pense pas!!!
Litter@ire (, Inscrite le 9 février 2005, 25 ans) - 24 mars 2005 |
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| ce livre m'a rendu accro... |
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J'avais emprunté ce livre a la bibliothèque du lycee... histoire de lire un classique et d'augmenter ma culture littéraire... Pourquoi "L'assommoir"? La couverture était jolie et le format me convenait... Il n'avait pas l'air trop lourd!
Si léger que je l'ai trimballé absolument partout (RER, cours de récré, queue à La Poste et même à la boulangerie...)! Je n'ai pas pu le lâcher avant d'en avoir lu la dernière ligne!
Je suis entièrement d'accord avec Elahub : ce livre est très facile à lire, il vous envoûte : on voit le vieux Paris de La Goutte d'Or, on le sent, on le vit... L'histoire est triste, mais remarquable: Gervaise se bat contre son destin. Cela m'a beaucoup fait réfléchir... pas au point de me prendre pour une princesse; mais pour moi, ça a été une de mes révélations : la littérature avait le POUVOIR de nous faire réfléchir à des "tonnes de trucs"... et moi, pauvre lycéenne, je pressentais que j'étais dans la bonne voie et que j'allais découvrir quelque chose de formidable!
Artemis (, Inscrite le 30 novembre 2004, 26 ans) - 30 novembre 2004 |
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| ca fait réfléchir |
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.... ceux qui se plaignent toujours et partout de leur sort .... lisez ce petit bouquin et vous verrez que vous êtes des rois:)
Le livre est très bien écrit, facile à lire et je confirme tout ce que Jules a dit là-dessus. On apprend même beaucoup de choses comme faire des chaînes en or ...
Et il y a des grandes, vastes pensées comme quand M.Goujet, amoureux de Gervaise nous donne ses réflexions sur la machine qui fait son travail plus vite et plus exactement que lui et qu'il nous dit qu'un jour cette machine va nous remplacer!
Un grand petit livre, absolument à conseiller, mais qui rend très triste aussi ....
Elahub (Göttingen, Inscrite le 3 janvier 2004, 49 ans) - 30 mars 2004 |
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