Blake et Mortimer, tome 18: Le sanctuaire du Gondwana de Yves Sente (Scénario), André Juillard (Dessin)

Blake et Mortimer, tome 18: Le sanctuaire du Gondwana de Yves Sente (Scénario), André Juillard (Dessin)

Catégorie(s) : Bande dessinée => Aventures, policiers et thrillers

Critiqué par Ondatra, le 15 avril 2008 (Tours, Inscrite le 8 juillet 2002, 36 ans)
La note : 7 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 5 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (20 267ème position).
Visites : 3 249 

Un vrai B&M !

Ayant ramené une roche mystérieuse de son expédition au Pôle Sud, Mortimer est bientôt mis sur la piste d'une civilisation fantastique dont le berceau semble nicher dans les entrailles du cratère du Ngorongoro, non loin du lac Victoria. Commence alors une somptueuse aventure africaine qui conduira pour la première fois nos deux héros vers l'Afrique noire et le Tanganyka (Kenya et Tanzanie actuels).

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Aventures africaines

7 étoiles

Critique de Hervé28 (Chartres, Inscrit(e) le 4 septembre 2011, 49 ans) - 12 décembre 2016

Après un diptyque assez moyen, "les sarcophages du 6ème continent", Yves Sente et André Juillard nous présentent des nouvelles aventures de Blake et Mortimer qui se déroulent essentiellement sur le continent Africain.
Cet opus reposant essentiellement sur une confrontation entre Olrik et Mortimer, peut, une fois que l'on connait la fin, s'apparenter à une suite logique des "sarcophages du 6ème continent".
Yves Sente introduit , avec habileté, dans cette aventure des personnages que l'on avait déjà croisés dans les albums de Jacobs (le Benzedjas, et ce vieux gredin de Youssef) ou encore Nastasia (héroïne malgré elle de "la machination Voronov") et David Honeychurch, qui au fil des albums, finit par rejoindre la grande famille de "Blake et Mortimer". Sans compter cet hommage au mythique album "la Marque Jaune" avec la scène où le mystérieux Mister Bowler se glisse dans l'appartement du 99 bis Park Lane.

Même si le final de cet album peut paraitre complètement irréaliste (mais pas plus que celui du "piège diabolique" ou de de "l'énigme de l'Atlantide"), cette aventure est parfaitement mise en valeur par le dessin de Juillard, qui sur certaines scènes m'a fait songer à l'ambiance qui se dégage du film "Hatari!" de Howard Hawks qui se déroule aussi dans l'ex- Tanganyika.
D'ailleurs André Juillard avoue dans " les coulisses de Blake et Morimer' (ouvrage paru en 2008) qu'Olrik porte la même tenue de brousse que John Wayne... au bouton près!

Bref, un album de reprise plus que correct et qui a le mérite de nous faire retrouver une pléiade de personnages de l'univers de "Blake et Mortimer".

un bon moment d'aventure

8 étoiles

Critique de Tameine (Lyon, Inscrite le 9 juin 2008, 53 ans) - 30 décembre 2008

Pour les inconditionnels de la série. Blake et Mortimer ça ne se lit pas comme une BD ordinaire, c'est un vrai livre, avec.. de la lecture, pas question de sauter des bulles ;-) au risque de rater quelque chose d'important. Dans cet épisode je suis ravie d'avoir été bluffée. Lorsque le coup de théâtre arrive à la fin, je n'ai rien vu venir.. à ma décharge que je n'ai pas lu le livre précédant qui aurait pu me mettre sur la voie.. peut-être.
En tout un bon épisode agréable, qui nous emmène encore dans des aventures fantastiques chères à Mortimer, toutes enveloppées du flegme britannique si savoureux. Faites-vous plaisir, accordez-vous ce petit voyage.

Vraiment bien !

8 étoiles

Critique de Bookivore (MENUCOURT, Inscrit le 25 juin 2006, 35 ans) - 15 août 2008

C'est en quelque sorte la suite et fin des "Sarcophages", la conclusion ultime, en plus d'une aventure à part. En attendant le 19ème tome, ce 18ème n'a pas à rougir devant la comparaison des autres du tandem Sente/Julliard. C'est clairement un très bon tome !

A lire... pour ceux qui aiment...

7 étoiles

Critique de Shelton (Chalon-sur-Saône, Inscrit le 15 février 2005, 62 ans) - 19 juin 2008

C’est en janvier 1944, que Edgar P Jacobs commence à participer à la mise en couleurs des premiers albums des aventures de Tintin, puis à dessiner certains décors de ces mêmes aventures en devenant un membre à part entière de ce qui va devenir les studios Hergé. Mais Jacobs, passionné du récit, veut devenir auteur à part entière car il a beaucoup à transmettre, à raconter… C’est ainsi qu’en 1946 commence dans le journal Tintin le récit des aventures de Blake et Mortimer. Il ne va réaliser que onze albums de cette série, puis la mort le surprendra lors de la mise en dessin du douzième qui sera terminé par Bob de Moor… Peu d’albums, immense succès, puisque Hergé lui-même était chagriné de l’ombre faite à sa série…
Après sa mort, conformément à ses souhaits, les aventures de Blake et Mortimer vont se prolonger, contrairement à celle de Tintin qui prennent fin avec la mort de Hergé. Mais le choix est délicat : le premier choisi, Ted Benoît, pour son dessin qui se fond parfaitement dans la ligne claire du maître, est beaucoup trop lent et perfectionniste pour re-dynamiser une série. On s’est donc tourné vers un système à deux équipes, d’un côté Van Hamme et Benoît, de l’autre Juillard et Sente. La lenteur de Ted Benoît a poussé les éditeurs à choisir un nouveau dessinateur, René Sterne. René Sterne que j’appréciais beaucoup à travers sa série Adler, est décédé brutalement avant de terminer son premier album et nous n’avons, actuellement, qu’une seule équipe qui poursuit son travail, celle qui nous présente son quatrième album, le dix-huitième de la série.
Cet épisode vient prendre place directement après Les sarcophages du 6e continent même si les références aux autres aventures sont très nombreuses, en particulier Le secret de l’Espadon, Le mystère de la Grande Pyramide et La marque jaune…
Cet album est très bien construit et balade le lecteur en lui offrant une multitude de fausses pistes toutes plus surprenantes les unes que les autres. Il faut vraiment attendre la dernière page pour que tout rentre dans l’ordre et que l’on puisse affirmer que l’épisode du sanctuaire du Gondwana est clos alors que personne ne se souviendra de rien… en dehors des lecteurs !
Le dessin est presque parfait, du moins devrait-on dire, totalement dans l’esprit de la ligne claire. Mais, qu’est-ce que cette fameuse ligne claire ? Réaliser une illustration dans l’esprit de la ligne claire, c’est faire en sorte que le dessin ne comprenne que le strict nécessaire pour la totale compréhension du récit par le lecteur. C’est ainsi que les effets volumes, les ombres et autres accessoires ne sont présents que s’ils participent au récit. Certains trouvent ce dessin de mauvaise qualité car ils oublient que la bédé est, avant toute chose, un art narratif et non un art plastique… Le dessin est parfaitement dans cet esprit et, du coup, le lecteur comprend parfaitement toute l’histoire et ses subtilités, qui ne manquent pas…
Le scénario d’Yves Sente est plutôt bien construit et arrive, comme le faisait admirablement bien Edgar Jacobs, à mêler réalisme, aventure, mystère et science-fiction. Je trouve, même, que le fait de faire passer, une fois encore, Mortimer dans un souterrain, aquatique cette fois, fait un lien avec les récits initiaux qui regorgeaient de souterrains.
Le lecteur, du moins durant une grande partie du récit, se demande si la série n’est pas devenue celle de Mortimer seul tant le personnage de Blake est absent… mais ce n’est là qu’une apparence… Chut ! Préservons le suspense…
Tout est d’une très grande qualité technique, tout est si parfait qu’on peut se demander, un instant, si la réalisation n’a pas oublié l’âme du créateur… Finalement, ce nouvel album appartient-il à la série Blake et Mortimer, n’est-il qu’un « à la manière de… » ou un album de Sente et Juillard ? La réponse est probablement une salade macédonienne avec tout cela ???? Je pense que Mortimer et Blake continuent de vivre et donc c’est bien la série qui prolonge sa vie et nous qui retournons, un instant, dans notre jeunesse… L’exercice de style n’en est pas moins réel puisque le dessin comme le scénario respecte l’esprit du grand maître Jacobs ! Enfin, c’est bien un album que peuvent revendiquer Sente et Juillard car les femmes y ont une place inimaginable par Jacobs et les auteurs de son époque, la profondeur des personnages les transforme progressivement, Mortimer, en particulier, qui deviendrait presque humain…
Enfin, que tous les fans de la série soient rassurés, le méchant est toujours là, je veux parler du colonel Olrik ! Que serait, en effet, une série sans son méchant traditionnel qui est capable de renaître systématiquement de ses cendres si gelées soient-elles…
Je ne regrette donc pas du tout cette lecture, le tout constituant un album d’une qualité certaine, dans une tradition que certains auront le bonheur de retrouver et que d’autres détesteront comme ils le faisaient avec les albums signés par Jacobs…
Qu’il me soit permis, ici, de rendre, encore une fois, un hommage profond à René Sterne dont j’aurais aimé découvrir l’appropriation du mythe Mortimer…

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