Pars vite et reviens tard de Fred Vargas
Catégorie(s) : LittĂ©rature => Policiers et thrillers
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Peste soit...
Je viens de lire le dernier Fred Vargas. Un auteur (ou une auteure ?) avec qui il faut compter désormais dans le monde du polar.
Evidemment, je ne peux pas vous raconter l'histoire, ce serait littĂ©rairement incorrect avec ce genre d'Ă©nigmes. Sachez toutefois que nous commençons dans un quartier populaire de Paris, sur une petite place au carrefour Edgar-Quinet, et que nous plongeons avec Joss Le Guern, crieur public de son Ă©tat et Breton d'origine, dans un petit monde de gens un peu paumĂ©s, un peu ou beaucoup blessĂ©s par la vie, et qui se sont recomposĂ© une sorte de famille bon enfant. Depuis quelques semaines, Joss dĂ©couvre dans sa boĂźte Ă nouvelles de mystĂ©rieux messages Ă crier. Le subtil Decambrais, l'intello de la place, a tĂŽt fait de repĂ©rer leur origine : l'annonceur anonyme copie des textes anciens, pour annoncer on ne sait quelle catastrophe. A l'autre bout de Paris, le commissaire Adamsberg a l'attention attirĂ©e par de mystĂ©rieux "4" peints sur des portes d'immeubles. Heureusement que ce policier atypique a vite la puce Ă l'oreille... Je n'en dis pas plus !!! Sinon qu'une fois de plus, Fred Vargas, ce dĂ©licieux bout de femme, nous emmĂšne encore une fois dans une intrigue complexe, captivante, dĂ©tournĂ©e. Qu'encore une fois, elle nous fait goĂ»ter aux mystĂšres de Paris et d'Adamsberg. Qu'on sent Ă quel point elle aime et connaĂźt Paris, et surtout ses habitants si populaires (sans connotation nĂ©gative Ă ce mot). Et qu'elle se fait mĂȘme des clins d'oeil personnels, car elle rĂ©ussit Ă mettre en prĂ©sence Adamsberg et Marc Vandoosler, hĂ©ros d'une autre sĂ©rie dont elle est aussi l'auteur ("Debout les morts", "Un peu plus loin sur la droite"...) Quel humour ! A quand le prochain, chĂšre Fred Vargas ???
Les éditions
Pars vite et reviens tard [Texte imprimé] Fred Vargas
de Vargas, FredISBN : 9782878581522 ; 15,00 ⏠; 15/10/2001 ; 300 p. Broché
Pars vite et reviens tard [Texte imprimé] Fred Vargas présentation, notes, questions et aprÚs-texte établis par MichÚle Sendre-Haïdar,...
de Vargas, Fred Sendre-Haïdar, MichÚle (Editeur scientifique)ISBN : 9782210754874 ; 5,20 ⏠; 03/06/2006 ; 398 p. Broché
Pars vite et reviens tard [Texte imprimé] Fred Vargas
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Un peu déçu
Critique de Catinus (LiÚge, Inscrit le 28 février 2003, 75 ans) - 25 février 2019
Commence alors une enquĂȘte pour trouver le ou les coupables. Elle est intĂ©ressante en soi, mais Ă mon goĂ»t, un peu trop longue dâun cĂŽtĂ©. Et puis jâaurais tant voulu quâil sâagisse rĂ©ellement de la peste (mais je suis un vicieux, je sais).
Extraits :
- Ils ont pu tirer fiertĂ© de ce qui leur Ă©tait reprochĂ©. Câest ce qui se fait gĂ©nĂ©ralement. Dites Ă quelquâun quâil est con, il vous rĂ©pondra quâil en est fier. RĂ©flexe de dĂ©fense ordinaire, quelle que soit lâaccusation.
- Ca sâappelle dĂ©corer un gars. Ils lui ont enfoncĂ© des punaises dans le corps et puis ils lui ont enfoncĂ© une matraque dans les, dans le, dans le cul.
les puces attaquent
Critique de Fanou03 (*, Inscrit le 13 mars 2011, 50 ans) - 2 juillet 2014
Ce que j'ai trouvé le plus intéressant c'est d'abord l'ambiance, construite autour de la peur, ancestrale pourrait-on dire, de la peste et de son retour. Le traitement des différents personnages liés à l'affaire, si ils n'échappent pas toujours à la caricature, sont assez réussis et étonnants, comme par exemple Joss le Guern et son étrange métier de crieur.
Enfin je tire mon chapeau à Fred Vargas pour le portrait dual qu'elle brosse ici de Adamsberg et de Danglard. Avec cette description fine de leurs deux caractÚres, à la fois opposés et complémentaires, l'auteure a écrit là me semble-t-il de fort belles pages sur les deux protagonistes récurrents de ses romans, leur donnant, sous sa plume inspirée, la chair, le sang et une attachante humanité.
Le jour oĂč la peste fera son retour, on fera moins les malins !
Critique de Nola Tagada (Paris, Inscrite le 22 octobre 2012, 41 ans) - 10 juillet 2013
Verdict : jâai vraiment bien aimĂ©.
Jâai tout de mĂȘme eu un peu de mal Ă rentrer dedans, disons que les 60 premiĂšres pages ont Ă©tĂ© un peu longues. Il faut dire que le premier meurtre arrive assez « tard » dans lâhistoire et que toute la mise en place de lâhistoire du pourquoi du comment Joss le Guern est devenu Crieur est lĂ©gĂšrement longuette. Vous vous demandez ce quâest cette histoire de Crieur hein ?!
Entre nous, on aurait pu nous expliquer ce quâest un Crieur en quelques pages, pas besoin de chapitres entiers ! Du coup, je vais vous le dire en deux mots, ce qui mâĂ©vitera en plus de vous gĂącher lâhistoire du pourquoi du comment Joss Le Guern est devenu Crieur. Un crieur est une personne qui vient crier les nouvelles quâon lui demande de faire passer sur la place publique, en lâoccurrence ici, sur la place Edgar Quinet Ă Paris. Ce sont donc toutes sortes de nouvelles et qui nâont plutĂŽt rien Ă voir avec les actualitĂ©s, pour ça il y a les journaux ! Le mĂ©tier de Crieur avait disparu depuis bien longtemps mais Joss le Guern, un de nos hĂ©ros, a remis ça au goĂ»t du jour et cela plait beaucoup dans le quartier.
Le principe : vous Ă©crivez votre nouvelle sur un bout de papier que vous glissez avec une piĂšce de 5 francs dans la petite urne mise Ă disposition et hop le tour est jouĂ© ! Câest vrai que câest plutĂŽt sympa : Ă heure fixe, Joss monte sur sa petite estrade et crie les nouvelles que vous lui avez donnĂ©es.
La chose dont notre hĂ©ros ne se doutait pas, câest que son mĂ©tier allait le rendre cĂ©lĂšbre. En effet, lâhistoire dĂ©bute rĂ©ellement avec dâĂ©tranges nouvelles que Joss doit faire passer : des espĂšces de bouts de texte sans queue ni tĂȘte qui semblent ĂȘtre tirĂ©s dâun livre. Ces nouvelles sont spĂ©ciales, rĂ©guliĂšres et bien payĂ©es. MĂȘme si personne nây comprend rien, câest toujours bon pour les affaires de Joss Le Guern. Un jour, Decambrais, un conseiller en choses de la vie, qui vit Ă©galement sur cette place, trouve lâorigine des bouts de textes criĂ©s par Joss : un recueil sur la peste. Plus le temps passe, plus Decambrais se rend compte que ces nouvelles annoncent rien de moins que la peste, la mort noire⊠Flippant quand mĂȘme non ?! Decambrais embarque alors Joss Le Guern pour aller trouver Adamsberg, un flic tout Ă fait particulier qui vient dâĂȘtre promu commissaire de la brigade criminelle. Certes, il nây a pas de crimes mais mieux vaut prĂ©venir que guĂ©rir selon Decambrais !
Adamsberg, plutĂŽt du genre tĂȘte dans les nuages et son assistant Danglard se divertissent quant Ă eux avec des histoires de quatre taguĂ©s dans diffĂ©rents immeubles de la ville. Pas grand-chose Ă se mettre sous la dent. Jusquâau premier meurtre. Le cadavre est retrouvĂ© nu, couvert de charbon noir et de puces de rats dans un immeuble taguĂ©. CoĂŻncidence ou pas ?!! Ni une, ni deux, la presse sâempare de lâaffaire et sĂšme un vent de panique dans la capitale en annonçant la prochaine Ă©pidĂ©mie de Peste. Les cadavres sâenchainent et le Joss Le Guern continue de crier des nouvelles qui parlent de Peste, lâenquĂȘte est lancĂ©e !
Fred Vargas nous propose lĂ une intrigue tout Ă fait particuliĂšre, il fallait y penser. On est vite pris dans lâhistoire, les pages sâenchainent, le lecteur est mĂ» par une terrible curiositĂ© qui ne vous lĂąchera pas jusquâĂ la fin. Comment Adamsberg et Danglard vont-ils se dĂ©patouiller avec tout ça ?
Les personnages sont hyper attachants. Jâai presque eu envie de dĂ©mĂ©nager pour aller mâinstaller Place Edgar Quinet et entendre les nouvelles de Joss Le Guern, de mĂȘme que jâai eu fortement envie dâaller boire un cafĂ© avec Decambrais pour quâil mâexplique un peu la vie. Idem pour notre commissaire et son assistant, un duo de choc insolite non dĂ©nuĂ© dâhumour. On fini par avoir lâimpression de faire partie de la vie quartier et je trouve que câest trĂšs reprĂ©sentatif dâun bon bouquin, bien Ă©crit : on y est, on est dedans !
En plus et câest gratuit, vous apprendrez des choses sur la Peste, vous sortirez de votre lecture moins bĂȘte !
Petit hic : notre bon commissaire inculpe quand mĂȘme « le prĂ©sumĂ© coupable » sur la base dâune intuition, câest un peu tirĂ© par les cheveux ! Le reste se tient. Tu mâĂ©tonnes, le plus dur câest quand mĂȘme de trouver un gus Ă mettre en garde Ă vue pour le faire parler ! Tiens on va faire ça sur une intuition !
Pour conclure : style sympa, rythmĂ© et ponctuĂ© par lâhumour quâil faut, histoire originale, personnages attachants : un petit polar qui va bien ! Merci Fred Vargas pour ce 1er roman dĂ©couvert, je ne manquerai pas dâen lire dâautres !
Un super début pour une fin minable
Critique de Batman38 (, Inscrit le 14 octobre 2012, 35 ans) - 15 octobre 2012
Je fus donc dans la globalité déçu par Fred Vargas qui pourtant avait émoustillé ma curiosité quand je lus le résumé...
Oh, la peste...
Critique de POOKIES (MONTPELLIER, Inscrit le 16 août 2006, 49 ans) - 22 octobre 2011
- le mystĂšre de l'enquĂȘte
- des personnages atypiques et plus qu'attachants (et c'est sans parler de l'inspecteur)
- une enquĂȘte liĂ©e Ă des faits historiques
- une intrigue franco francaise (ca fait du bien de temps en temps de se retrouver en France, cocorico!)
Ce roman est trÚs agréable, addictif et lorsqu'il se termine, la place d'Edgar-Quinet et sa population nous manquent.
Je me laisserai bien retenter par un autre livre de cette Mme Vargas que je découvrais.
Un polar tout simplement...
Critique de Killing79 (Chamalieres, Inscrit le 28 octobre 2010, 46 ans) - 15 juin 2011
Reste un bon polar bien ficelé. Les personnages sont attachants, et à la fermeture du livre, on est pressé de vivre de nouvelles aventures du commissaire Adamsberg... N'est-ce pas là l'essentiel?
fred vargas
Critique de Scaphoide (, Inscrit le 9 décembre 2010, 60 ans) - 19 mai 2011
tout de suite Ă dix mĂštres de la librairie il y a une terrasse , on prend place , on commande son cafĂ©, il fait beau , les gens joyeux et mignons avec leurs tenues d'Ă©tĂ© bien qu'on est Ă mi MAI. une voix vient me chuchoter , monsieur on ferme. ah bon!!!!!je suis oĂč?????
jâĂ©tais encore emportĂ© avec tous mes sens oubliant le temps et l'espace.
Lecture Ă contre-coeur !
Critique de BBC1000 (, Inscrit le 13 novembre 2009, 34 ans) - 13 novembre 2009
Lorsque je lis je ressens ce besoin d'identification, pour moi c'est trĂšs important. Sans cela, je me lasse trĂšs vite. Mon style de livre est tout autre.
Je finirai par vous décrire l'apparence. Je sais qu'on ne juge pas un livre à sa couverture. Cependant, je ne vois pas en quoi l'image qui figure sur celle-ci reflÚte l'histoire du livre. Elle n'a pas attiré mon regard et ne m'a pas procuré cette envie que ressent le lecteur de dévorer un roman.
Un titre ne fait pas l'histoire
Critique de Sssaf08 (, Inscrit le 13 novembre 2009, 32 ans) - 13 novembre 2009
par contre, expliquant un des fléaux les plus dévastateurs d'Europe, le livre est intéressant. Ce roman nous présente la peste dans un autre contexte que celui du Moyen-Age.
L'histoire devient palpitante plus ou moins vers les pages cent-cinquante, oĂč l'on dĂ©couvre le premier cadavre. A ce moment, les policiers Ă©tablissent un profil physique et psychologique du meurtrier, c'est pourquoi on ne dĂ©croche plus. Cette ambiance nous propulse directement dans une sĂ©rie policiĂšre type.
un mystérieux argument
Critique de Turc 92 (, Inscrit le 13 novembre 2009, 34 ans) - 13 novembre 2009
A la lecture de ce livre, mes goĂ»ts pour la lecture n'ont pas vraiment changĂ© car je n'aime simplement pas cette activitĂ©. Le titre choisi n'est pas du tout adaptĂ© au roman et ne veut presque rien dire. Le langage est difficile mais nĂ©anmoins assez fluide. C'est l'histoire d'un homme mystĂ©rieux, c'est pourquoi deviner une suite est impossible. Les moments d'action sont frĂ©quents mais s'arrĂȘtent soudainement.
Pour conclure, je pense que ce rĂ©cit est bien rĂ©digĂ© et les personnages sont bien choisis. L'aventure et l'action peuvent ĂȘtre visibles car la scĂšne est reprĂ©sentĂ©e d'une telle maniĂšre que l'on peut l'imaginer et mĂȘme incarner un personnage.
Lire " Pars vite et reviens tard " cela en vaut-il la peine ?
Critique de Elicoyote 2 (, Inscrit le 13 novembre 2009, 33 ans) - 13 novembre 2009
Ensuite si l'on aime l'histoire, les Ă©nigmes Ă rĂ©soudre, les enquĂȘtes, ce roman est parfait. Du dĂ©but Ă la fin, on rĂ©flĂ©chit, on se questionne, on essaye de participer Ă la rĂ©solution de l'Ă©nigme. Cette histoire est captivante, quand on commence Ă la lire, on ne peut plus s'arrĂȘter, on veut aussi savoir la suite. Dans ce livre, on retrouve Ă©galement beaucoup de rebondissements inattendus, surprenants et trĂšs excitants.
Et enfin "Pars vite et reviens tard" nous donne facilement la possibilité de rentrer dans son contexte et de s'identifier aux personnages. Ils sont familiers avec des traits caractéristiques que l'on trouve souvent chez d'autres personnages. C'est aussi un récit trÚs réaliste
Approchez mesdames et messieurs !
Critique de Patsy80 (, Inscrite le 20 août 2009, 50 ans) - 21 août 2009
En voilĂ du polar!!
Critique de Rock30 (Nimes, Inscrit le 6 juillet 2008, 63 ans) - 31 juillet 2009
Les amateurs de polar ne peuvent qu'apprĂ©cier l'ambiance et l'intrigue bien ficelĂ©e. Je lirai d'autres livres de Vargas, mĂȘme si ce n'est pas mon genre favori, et mĂȘme si les personnages sont poussĂ©s Ă l'excĂšs dans le genre de ceux de Gavalda, paumĂ©s et dĂ©calĂ©s. Bonne lecture!
Enfin un bon policier
Critique de Lxlie (, Inscrite le 25 mai 2008, 48 ans) - 8 février 2009
Lecture pestive
Critique de Bolcho (Bruxelles, Inscrit le 20 octobre 2001, 78 ans) - 10 janvier 2009
Cela me fait penser aux « journalistes » tĂ©lĂ©visuels d'aujourd'hui qui nous saoulent de « micro-trottoirs » en ouvrant le ventre de tous les pĂ©quins anonymes pris par surprise et ainsi offerts Ă nos appĂ©tits de voyeurs : « Qu'est-ce que vous pensez des soldes ? ». Le type, sur son trottoir, n'en pense rien sur le coup mais il rĂ©pond n'importe quoi en espĂ©rant ne pas avoir l'air trop con. Et il a quand mĂȘme l'air con forcĂ©ment. Et ça permet au journaleux de jouer les malins. Et Ă la tĂ©lĂ© de nous envoyer tous, l'air de rien, hanter les magasins Ă la recherche des bonnes occases. Eh oui, il faut ça pour que les affaires reprennent. Nous sommes les... poissons de la farce...
Aucun rapport avec le bouquin ? Si. C'était aussi pour dire que l'amie Vargas écrit avec goût et intelligence. Et je tiens à souligner qu'elle évoque Samuel Pepys, mon diariste préféré (à propos de la peste de 1665). Et ça, c'est trÚs bien.
Pour le reste, je me suis légÚrement et agréablement ennuyé.
Reviens bientĂŽt...
Critique de Paquerette01 (Chambly, Inscrite le 11 juillet 2008, 54 ans) - 24 décembre 2008
Objectif atteint par Fred VARGAS.
C'est bien écrit, l'intrigue est romancée, à la fois rythmée sans avoir une écriture speed ou vulgaire.
Oui, j'avoue, j'ai bien aimé...
(Juste un petit bémol sur la fin, qui, sans faire de jeu de mot facile, me laisse un peu sur ma faim....)
Un titre qui intrigue
Critique de Martell (, Inscrit le 27 février 2004, 62 ans) - 8 novembre 2008
Une histoire policiĂšre trĂšs au-dessus de la moyenne.
Encore !
Critique de Lindy (Toulouse, Inscrite le 28 mai 2006, 47 ans) - 21 octobre 2008
le meilleur de Fred Vargas
Critique de Velmoz (, Inscrite le 28 octobre 2006, 60 ans) - 23 juillet 2008
J'ai essayé de lire les autres romans notamment "sous les vents de Neptune" mais l'histoire ne m'a pas passionnée et pour tout dire je n'ai pas réussi à le terminer.
J'ai beaucoup aimĂ© "pars vite et reviens tard" l'intrigue est vraiment original mĂȘme si la fin m'a un peu déçue j'aurais aimĂ© quelque chose de plus.... fantastique....
Lu vite et reviendrai pas
Critique de Gooneur (TOULOUSE, Inscrit le 14 janvier 2008, 42 ans) - 30 mai 2008
La place au crieur.
Critique de Nana31 (toulouse, Inscrite le 29 janvier 2006, 57 ans) - 26 janvier 2008
Vive les puces
Critique de Bubulle (, Inscrit le 8 décembre 2007, 46 ans) - 8 décembre 2007
agréable lecture
Critique de Djémsy (Bruxelles, Inscrite le 7 août 2005, 39 ans) - 10 août 2007
Parfois on se demande oĂč l'auteur veut en arriver mais c'est pas pour autant que ça nous ennuie, en effet, ce livre est bourrĂ© d'humour, et on peut bien faire quelques petites pauses pour mieux continuer.
Le début est un petit peu surprenant et déconcertant de part le style de l'auteure.
La fin me semble un peu lisse.
Mais le tout ensemble fait un trÚs bon livre, agréable de lecture, et beaucoup d'imagination pour la personnalité des personnages, pas stéréotypé pour un sou, ce qui donne beaucoup de saveur à l'ouvrage.
Un excellent polar de Fred Vargas adapté au cinéma
Critique de BMR & MAM (Paris, Inscrit le 27 avril 2007, 66 ans) - 8 août 2007
Le style un peu appuyé de la dame et les effets parfois un peu forcés peuvent agacer mais à petite dose, un polar de temps en temps ne se refuse pas. Et celui-ci est sans doute l'un des meilleurs.
Le commissaire Adamsberg (qui sera incarnĂ© Ă l'Ă©cran par JosĂ© Garcia), personnage rĂ©current des polars de Fred Vargas, vaut assurĂ©ment le dĂ©tour par Paris puisque c'est dans ce grand village que se dĂ©roulent la plupart de ses enquĂȘtes. Pars vite et reviens tard se situe plus prĂ©cisĂ©ment au coeur de "notre" quartier et nous entraĂźne sur les traces des anciennes Ă©pidĂ©mies de peste.
[...]- Tu sais Camille, que le jour oĂč Dieu crĂ©a Adamsberg, Il avait passĂ© une fort mauvaise nuit.
- Ah non, dit Camille en levant les yeux, je ne savais pas.
- Si. Et non seulement Il avait mal dormi, mais Il se trouvait à court de matériel. Si bien que, comme un étourdi, Il alla frappé chez son CollÚgue pour lui emprunter quelque attirail.
- Tu veux dire ... le CollĂšgue d'en-bas ?
- Evidemment. Ce dernier se jeta sur l'aubaine et s'empressa de lui procurer des fournitures. Et Dieu, hébété par sa nuit blanche, mélangea le tout inconsidérement. De cette pùte, Il tira Adamsberg. Ce fut vraiment un jour pas ordinaire.
- Je n'étais pas au courant.
- Ca traĂźne dans tous les bons livres, dit Danglard en souriant.
[...]
DĂšs son rĂ©veil et sans bouger de son lit, son premier regard fut pour sa fenĂȘtre. Il pleuvait. Adamsberg replia ses bras sur ses yeux et se conforta dans son intention de ne pas foutre un pied Ă la Brigade.
Excellent et original policier.
Critique de Domimag (, Inscrit le 6 juillet 2007, 69 ans) - 6 juillet 2007
Bien Ă©crit, plaisant, original = ce roman, le vĂ©ritable titre aurait dĂ» ĂȘtre "Fuis vite, longtemps et reviens tard"... cette phrase peut vous paraitre obscure mais vous comprendrez en lisant le livre, je ne voudrais pas vous dĂ©voiler l'enquĂȘte.
C'est le premier roman que je lis de cet auteur et sûrement pas le dernier. Les caractÚres décalés du commissaire Adamsberg et de son adjoint Danglard m'ont beaucoup plu. F.Vargas amÚne bien son sujet avec le crieur public, profession ressuscitée par Le Guern, un breton débarqué à Paris. Le développement de l'histoire est remarquable, le suspense présent et la fin compliquée à souhait nous surprend malgré tout. Le style de l'auteur, pudique et cool, convient parfaitement à l'histoire, ça se lit d'une traite !
Un policier original qui n'a rien à envier aux étrangers (Mankell etc...)
Quatre
Critique de Ketchupy (Bourges, Inscrit le 29 avril 2006, 46 ans) - 6 juillet 2007
Nous voilĂ donc au cĆur dâune enquĂȘte policiĂšre Ă la française oĂč lâon suit un commissaire Ă lâallure nonchalante et Ă lâesprit rĂ©flĂ©chi. Celui-ci dĂ©couvre avec nous le mysticisme liĂ© Ă la peste qui a notamment touchĂ© la France jusquâau dĂ©but du XXĂšme siĂšcle.
Un bon polar oĂč la clĂ© nâest ni lâaction ni les rebondissements mais plutĂŽt lâatmosphĂšre mystĂ©rieuse entretenue par lâauteure.
la peste
Critique de Chrisair (Yvelines, Inscrite le 13 septembre 2005, 48 ans) - 7 avril 2007
LâintĂ©rĂȘt part vite et revient tard
Critique de Jean Meurtrier (Tilff, Inscrit le 19 janvier 2005, 51 ans) - 29 janvier 2007
Les personnages sont inĂ©gaux. Comme dans beaucoup de romans « grand public », certains protagonistes ont trop de particularitĂ©s, bien quâon ne puisse pas vraiment parler de caricatures, sauf concernant Le Guern. Avec ses dĂ©fauts grossiĂšrement collĂ©s Ă la super-glue, Adamsberg mâa semblĂ© artificiel ainsi que son histoire avec Camille. Jâai trouvĂ© Decambrais bien plus crĂ©dible par exemple.
La discussion avec Ferez est confondante de simplisme. Parmi les hypothĂšses dĂ©veloppĂ©es, une seule trouve grĂące auprĂšs de la pseudo-logique du psychologue. Elle devient alors la base pour Ă©chafauder dâautres hypothĂšses dâoĂč il ne sortira Ă nouveau quâune certitude et ainsi de suite jusquâĂ ce que le profil psychologique et les motivations du tueur soient Ă©tablis. Nous sommes prĂ©venus au dĂ©but du livre : lâenquĂȘteur carbure Ă lâintuition !
La justice est Ă gĂ©omĂ©trie variable dans ce polar. Parce que les apparences sont contre lui, un homme est condamnĂ© pour tentative de viol sur mineure Ă la place des vrais agresseurs. Mais personne ne semble avoir pensĂ© Ă recueillir le tĂ©moignage de la victime qui aurait disculpĂ© son sauveur. Grotesque ! Par contre deux personnes coupables dâavoir prĂ©mĂ©ditĂ© le meurtre dâune petite dizaine dâindividus sont relĂąchĂ©es en raison dâun passage Ă lâacte dĂ©ficient. Câest digne du commissariat de « Plus belle la vie ». Et je pourrais continuer.
Je dois tout de mĂȘme reconnaĂźtre que jâai pris du plaisir avec ce roman. Lâauteur Ă©crit bien et nâen fait pas de trop. Le petit monde de la place Quinet est vivant. Ca sent un peu le tĂ©lĂ©film policier de TF1 et son lot de bons sentiments. Je suis peut-ĂȘtre un peu rat en nâattribuant quâun 3. Mais ça ne vaut pas un quatre, mĂȘme doublement barrĂ© sur le retour.
Je suis conquise!
Critique de Lilie-de-rennes (Rennes, Inscrite le 22 novembre 2005, 43 ans) - 15 janvier 2007
Je n'ai pas du tout été déçue! Ce polar est superbe, je ne me suis pas ennuyée une seconde, l'intrigue est bien ficelée et mélange habilement l'histoire policiÚre avec un épisode historique passionnant, que j'avais auparavant eu l'occasion d'étudier de maniÚre approfondie.
J'ai aimé le ton et l'ambiance du livre.
Bref je suis conquise!
J'attends un petit peu avant de lire un autre Vargas (il faut varier), mais ce n'est que pour mieux apprécier le suivant!
le-monde-de-lilie.over-blog.com
Mise en scĂšne
Critique de Ly (Echirolles, Inscrite le 8 septembre 2006, - ans) - 8 septembre 2006
Mais j'en parle plus longuement dans mon blog de lecture...
http://autourdulivre.over-blog.com
Bienvenue si vous y allez!
J'ai appris que "Pars vite et reviens tard" allait ĂȘtre portĂ© Ă l'Ă©cran ( JosĂ© Garcia dans le rĂŽle d'Adamsberg) et j'espĂšre que Madame Vargas veillera Ă ce que l'adaptation soit digne de la qualitĂ© de son roman...
En effet deux films tirés de romans célÚbres "Et si c'était vrai" et "Da vinci code" ont plutÎt été des flops...
Le fléau...
Critique de Gwenaelle (, Inscrite le 14 août 2005, 34 ans) - 15 juin 2006
Un trĂšs bon polar
Critique de Tyty2410 (paris, Inscrite le 1 août 2005, 39 ans) - 23 mai 2006
Je ne saurais dire précisément pourquoi j'ai aimé ? Parce que ce n'est pas un polar "classique " l'idée de la peste est originale et comme on l'a dit si souvent dans le livre , cette idée remonte à une peur historique .
Ensuite , je pense que ce sont les deux histoires parallÚles qui finissent par se rejoindre -les 4 avec CLT sur les appartements et les annonces bizarroïdes du crieur public. (entre parenthÚses une phrase m'a beaucoup fait rire ; lorsque Adamsberg fait un topo à ses lieutenants et parle de Decambrais qui est "conseiller en chose de la vie " et Joss qui est "crieur public ou qui vend des mots " un de ses lieutenants dit : Ils sont tous cinglés sur cette place? )
Les différents personnages de ce roman servent à créer une ambiance assez "glauque ", ainsi que les lieux .
On suit l'histoire ,c'est comme si on voulait ĂȘtre tout prĂšs du commissaire , on bute en mĂȘme temps que lui , on s'exaspĂšre avec lui , et on voudrait le suivre lorsqu'il a une idĂ©e on voudrait comprendre pourquoi il a cette intuition que le "semeur de peste " se trouve sur la place mais le fait que je ne comprenne pas tout m'a fait tourner les pages encore plus vite .
Quant Ă la fin , bien que assez complexe mais prĂ©dits par le psychiatre , elle est magistrale (on comprend pourquoi Damas est libre puisque les puces n'ont pas tuĂ© ) mais sa soeur aurait dĂ» ĂȘtre arrĂȘtĂ©e puisque c'est elle l'auteur principal et non son frĂšre qui sera considĂ©rĂ© simplement comme complice (principe de droit pĂ©nal )
La peste est de retour
Critique de Sahkti (GenĂšve, Inscrite le 17 avril 2004, 52 ans) - 18 avril 2006
D'entrée de jeu, c'est prenant, on a envie de connaßtre la suite, on tente de deviner la fin, on va de surprise en surprise.
Frad Vargas s'y entend pour distiller les informations qui relancent l'histoire. Elle dépeint les personnages avec beaucoup de force, n'hésitant pas, parfois, à aller jusqu'à la limite du cliché, ce qui n'est pas dérangeant car tout se fond en un ensemble harmonieux.
Mon seul regret, c'est que Fred Vargas n'ait pas donnĂ© autant de consistance Ă son commissaire Adamsberg que Mankell l'a fait avec Wallander ou Connelly avec Bosch. Celui-ci me paraĂźt un peu mou et tout se passe dans sa tĂȘte, sans que le lecteur puisse suivre son raisonnement en temps rĂ©el en mĂȘme temps que le policier. C'est dommage, parce que le reste est de bonne qualitĂ©, j'ai beaucoup apprĂ©ciĂ©.
mon premier Vargas
Critique de Ivy (Toulouse, Inscrite le 21 décembre 2005, 41 ans) - 28 janvier 2006
Les personnages sont assez bizarres et tous Ă problĂšmes, mais ils sont attachants. L'intrigue est trĂšs bien menĂ©e et on apprend en mĂȘme temps plein de choses sur la peste (quand j'ai lu la biographie de l'auteur je n'ai pas Ă©tĂ© surprise d'apprendre qu'elle s'Ă©tait spĂ©cialisĂ©e dans l'Ă©tude du Moyen Age).
Le duo entre les deux policiers est trÚs intéressant car malgré des différences profondes concernant leur façon de travailler (l'un se sert de son intuition alors que l'autre ne s'intéresse qu'aux faits), ils s'entendent vraiment bien.
J'ai été séduite par le style de cet auteur, je vais d'ailleurs me mettre à la lecture de ses autres romans.
Fasciné, Hypnotisé, bref conquis
Critique de Neverwher (, Inscrit le 14 novembre 2005, 66 ans) - 12 décembre 2005
On se demande pourquoi on est là pendant les 20 premiÚres pages et puis , plus rien à faire on est happé jusqu'à la fin du livre, surpris par la tournure des évÚnements et pour ma part conquis par l'écriture.
L'action peut paraitre lente par rapport à du polar classique, mais les réflexions et déductions d'Adamsberg ainsi que la découverte des différents personnages font de Vargas un style à part;
Et mĂȘme si les flics "torturĂ©s"sont a la mode , celui lĂ est intĂ©ressant Ă dĂ©couvrir pour son originalitĂ©.
Enfin à lire si on est lassé du roman noir classique, pour découvrir autre chose.
Suite au prochain Vargas il m'en reste plein ..
Accoutumance
Critique de Sabyne (, Inscrite le 4 octobre 2005, 52 ans) - 23 novembre 2005
Voilà comment j'ai lu "tout Vargas". Maintenant, j'attends que la dame se décide à nous en faire un autre car, ne faisons pas la fine bouche, elle sait nous raconter des histoires et créer des personnages des plus attachants.
pas mal
Critique de Biby (, Inscrite le 3 septembre 2005, 39 ans) - 4 septembre 2005
03/09/2005 biby 18ans fleurus
Ca vous gratouille...
Critique de Saint-Germain-des-Prés (Liernu, Inscrite le 1 avril 2001, 58 ans) - 10 août 2005
Ce qui mâa plu dans ce roman policier, câest la multitude des personnages non conventionnels, quâon pourrait nĂ©anmoins croiser dans son quartier. Je reconnais que dâautres sont en demi-teinte et, Ă lâopposĂ© des premiers, prĂ©sentent trop de clichĂ©s. Mais je reste pourtant sur ma bonne impression.
Les enquĂȘteurs sont faits de chair et de sang, et les digressions concernant leur vie privĂ©e Ă©toffent leur caractĂšre. Jâai lâimpression que câest trĂšs Ă la mode de montrer les petits travers et la vie quotidienne des inspecteurs. Parfois, ça nâapporte rien. Ici, ça mâa semblĂ© Ă propos.
DĂ©cidĂ©ment, elle me plaĂźt, Vargas, ce nâest pas le dernier livre que je lirai dâelle...
Que la peste s'en mĂȘle!
Critique de Bluewitch (Charleroi, Inscrite le 20 février 2001, 47 ans) - 30 juillet 2005
Mais on ne se perd pas, on se plonge comme part de la foule, on suit l'intrigue, on a l'oeil ouvert et on se rend compte que l'ensemble n'est pas mal, vraiment pas mal du tout.
J'ai l'impression que ce roman ne cherche pas seulement Ă maintenir un suspense latent, mais peut-ĂȘtre d'explorer le sens de la peur chez le tout un chacun. Sans oublier les tergiversations intĂ©rieures des principaux protagonistes.
C'est un peu vrai aussi que certains personnages sont un peu "trop" caractéristiques, mais au fond, aucun qu'on ne puisse trouver dans la vie réelle, j'en suis sûre.
Un roman qui m'a plu, quand mĂȘme, simplement.
CLT
Critique de Tistou (, Inscrit le 10 mai 2004, 69 ans) - 9 mai 2005
Polar qui ne se prend pas au sĂ©rieux, personnages qu'on a du mal Ă prendre au sĂ©rieux et pourtant si attachants. Intrigue qui rĂ©ussit Ă mĂȘler l'histoire la plus ancienne Ă nos phobies ... vraisemblables. TrĂšs fort.
Bravo Fred Vargas. J'irai voir les autres pour retrouver Adamsberg, pour retrouver Danglard, et les autres.
J'ai bien aimé
Critique de Jules (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 81 ans) - 7 février 2005
Oui, je sais, je n'emprunte jamais ! C'est vrai pour tout ce qui est littérature, car je garde, mais pour les policiers ce ne l'est pas. Je ne les achÚte pas et je ne les garde pas.
D'accord que cette histoire a quelques longueurs mais elle ne manque pas non plus d'intelligence. Le style est bon mĂȘme si parfois on peut regretter l'une ou l'autre redondance.
Aaro-Benjamin trouve les personnages plutĂŽt froids et ternes. Je ne suis pas tellement d'accord.
J'aime bien l'atmosphĂšre de cette petite place avec tout son petit monde et son bistrot "Le Viking" Oui, j'aime bien Joss Leguern et son idĂ©e de faire le crieur en plein XXieme siĂšcle, Decambrais et ses dentelles, Lisbeth, ainsi que le patron du Viking. Adamsberg et Danglaert sont Ă©gaux Ă eux-mĂȘmes et on les suit avec plaisir mĂȘme quand c'est dans le brouillard le plus total.
Quant à Fred Vargas, elle ne fait pas dans la dentelle, elle, en ce qui concerne la finale de son histoire: ce n'est pas rien que d'avoir trouvé une fin comme celle-là !
J'ai donc bien aimé tout en avouant que j'avais trouvé encore plus de charme à son livre "Sous le charme de Neptune"
Il fait trop noir on voit rien
Critique de Aaro-Benjamin G. (Montréal, Inscrit le 11 décembre 2003, 57 ans) - 14 janvier 2004
Adamsberg
Critique de Tophiv (Reignier (Fr), Inscrit le 13 juillet 2001, 50 ans) - 20 mai 2003
AncrĂ© dans une ambiance trĂšs rĂ©ussie (petite place parisienne, le crieur, les anciens taulards, la peur ancestrale de "la" maladie, celle qui reste dans la mĂ©moire collective comme la plus terrible ...), ce roman dĂ©roule une intrigue passionnante dans laquelle Adamsberg fait Ă©talage de toute sa personnalitĂ© si particuliĂšre pour arrĂȘter le(s) coupable(s)...
RĂȘveur, doux, comprĂ©hensif et intuitif, il fait preuve de beaucoup de qualitĂ©s prĂȘtĂ©es le plus souvent aux femmes. C'est peut ĂȘtre la principale influence d'une Ă©criture fĂ©minine. D'ailleurs, Fred Vargas avoue avoir plus de mal Ă dĂ©finir les personnages de femmes et c'est vrai que j'avais moins aimĂ© "l'homme Ă l'envers" notamment Ă cause du personnage de Camille qui me semblait un peu caricatural.
Mais ici, les personnages sont solides et ils me semblent de plus en plus crédibles et intéressants au fur et à mesure des livres de Fred Vargas. En ajoutant l'ambiance forte et originale, les dialogues emplis de vérités et d'humour, on passe un trÚs bon moment de lecture.
En plus, on fait un peu plus connaissance avec Adamsberg qui est vraiment un commissaire trÚs spécial, à contre courant des autres flics du genre.
mon préféré
Critique de Catpat (Nieppe, Inscrite le 10 juin 2002, 60 ans) - 16 décembre 2002
Le retour de la peste
Critique de Darius (Bruxelles, Inscrite le 16 mars 2001, - ans) - 12 octobre 2002
L'idĂ©e est originale, rĂ©inventer la peste, la faire sĂ©vir Ă nouveau en France en semant des puces infestĂ©es par des rats dans des appartements judicieusement choisis, Ă savoir ceux sur lesquels aucun signe cabalistique (ici, le chiffre 4) nâa Ă©tĂ© peint. Mais leurs habitants ne meurent pas de la peste, mais bien de strangulation aprĂšs avoir auparavant Ă©tĂ© noircis pour donner lâillusion d'une vraie peste. La psychose sâempare des Français, surtout parmi les plus irrationnels, ceux qui dans dâautres circonstances voteraient bien pour les idĂ©es simplistes de qui vous savez..
Le commissaire Adamsberg, de la brigade criminelle, son hĂ©ros principal est un policier bien peu orthodoxe, les cheveux longs, style clown, amateur de jolies femmes, fĂąchĂ© depuis l'enfance avec les horaires, anti-physionomiste de talent, bref, une panoplie de "dĂ©fauts" qui devraient en faire un policier mĂ©diocreâŠ
Comme dans tous les policiers, le dĂ©nouement apparaĂźt en fin de roman et, je ne sais si vous le ressentez comme moi, mais les fins de polars sont souvent dĂ©cevantes, et ici, plus quâailleurs.
Autre Ă©lĂ©ment qui me met mal Ă lâaise dans les polars : les raisons qui poussent au meurtre. On peut se douter que dans un polar, on pĂ©nĂštre forcĂ©ment dans un univers glauque, pervers, peuplĂ© d'envieux, de jaloux, de gens avides de fric et de pouvoir, mais ici, cela me dĂ©range plus qu'ailleurs.
LâidĂ©e a quand mĂȘme germĂ© dans l'esprit torturĂ© de l'auteure. Peut-ĂȘtre sâest-elle inspirĂ© des faits divers qui pullulent dans des torchons comme "DĂ©tective" ? Moi, cet univers de dĂ©pravĂ©s ne mâintĂ©resse pas, j'Ă©vite tout voyeurisme malsain.
Notre semeur de puces fait 8 ans de taule pour un meurtre quâil n'a pas commis, puisquâil n'y avait pas de meurtre, mais bien suicide. Il se laisse faire sans un mot pour sa dĂ©fense, attendant sagement la fin de sa peine pour se venger de ses bourreaux "En prison, on s'obnubile facilement. Câest presque le seul recours qu'on a : sâobnubiler"
Le dénouement est assez peu protocolaire et notre auteure prend bien des libertés avec le systÚme judiciaire. Le meurtrier présumé est libre alors que 5 personnes sont mortes et que trois autres étaient répertoriées en plus sur sa liste. On estimera qu'il a eu l'intention de donner la mort mais que sa tactique a échoué... Par contre, on épinglera uniquement le demi-frÚre celui qui a terminé le travail en étranglant les victimes. Ses motivations seront toutes autres que celles qui animaient l'ex-taulard.
Le pauvre Ă©tait bĂątard, sans le sou, alors que le fils officiel jouissait dâune belle fortune. Quoi de plus ingĂ©nieux que de lui coller tous ces meurtres sur le dos ? De plus, câĂ©tait quand mĂȘme lui, le semeur de peste, le commanditaire et il en assumait les consĂ©quences.
Bon, c'est vrai que dans un polar, faut bien quâil y ait un coup de théùtre final, un retournement de situation qui dĂ©route le lecteur, mais de grĂące, pourquoi ne pas y mettre un brin de psychologie, au lieu de matraquer des faits brutaux sans aucune tentative d'explication plausible ?
Vous l'aurez compris, ce "Pars vite et reviens tard" de Fred Vargas mâa mise mal Ă l'aise et m'a laissĂ©e sur ma faim. Il n'atteint pas cet auteur de polars suĂ©dois, Hennning Mankell (la muraille invisible, la cinquiĂšme femme), qui Ă©maille tous ses rĂ©cits de considĂ©rations sociologiques sur les dĂ©rives de notre sociĂ©tĂ©.
Un simple clin d'oeil...
Critique de Thémis (Ligny, Inscrite le 17 avril 2001, 56 ans) - 1 février 2002
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