L'Homme Ă  l'envers de Fred Vargas

L'Homme Ă  l'envers de Fred Vargas

Catégorie(s) : LittĂ©rature => Policiers et thrillers

Critiqué par ThĂ©mis, le 20 mai 2001 (Ligny, Inscrite le 17 avril 2001, 56 ans)
Critiqué par ThĂ©mis, le 20 mai 2001 (Ligny, Inscrite le 17 avril 2001, 56 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 7 Ă©toiles (basée sur 29 avis)
Cote pondérée : 7 Ă©toiles (1 134ème position).
Visites : 21 392  (depuis Novembre 2007)

Sur la piste du loup...

Des brebis sont retrouvées égorgées et du coup, le village est partagé entre deux hypothÚses : les loups d'un cÎté et, pour les plus superstitieux, c'est un loup-garou qui rÎde...
A partir de là s'enchaßne une véritable course poursuite contre la montre!
Mais il faut savoir Ă  tout moment oĂč peut bien aller le responsable et Ă  qui va-t-il s'attaquer la prochaine fois. Ce n'est pas chose aisĂ©e de pister un loup mĂȘme quand on croit tout connaĂźtre d'eux et de leur maniĂšre de vivre!
Les loups vivent en principe en meute, pourquoi celui-ci serait seul?
Est-ce bien un loup ou une crĂ©ature monstrueuse? Ils vont ĂȘtre plusieurs Ă  se mettre Ă  sa recherche et Ă  vouloir le devancer pour mieux le coincer.
Ce livre est vraiment superbe parce qu'en plus de l'intrigue gĂ©niale, il y a tout le cĂŽtĂ© "paysan" de l'histoire : les contrĂ©es que l'on visite d'une certaine maniĂšre, la mentalitĂ© des villageois que l'on dĂ©couvre avec leurs idĂ©es bien arrĂȘtĂ©es...
Il est Ă  l'opposĂ© de ces polars oĂč tout est dit en quelques pages; bien au contraire, plus on pense approcher la solution et plus on s'en Ă©loigne!!
Avis aux amateurs, ce livre en vaut vraiment la peine.

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Les éditions

L'homme à l'envers [Texte imprimé] Fred Vargas
de Vargas, Fred
V. Hamy / Chemins nocturnes (Paris).
ISBN : 9782878581072 ; EUR 16,00 ; 15/03/1999 ; 300 p. Broché
Amazon FR
Amazon BE
BNF
L'homme Ă  l'envers
de Vargas, Fred
J'ai lu
ISBN : 9782290349236 ; 7,40 € ; 02/07/2005 ; 317 p. BrochĂ©
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Les livres liés

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Histoire de loups

5 étoiles

Critique de Eoliah (, Inscrite le 27 septembre 2010, 75 ans) - 9 avril 2025

je n'ai pas trop aimé ce polar. Des typologies radicales (jeune artiste plombiÚre, agricultrice virago, bébé africain adopté, chasseurs revanchards, berger plein de sagesse etc...). D'autre part j'ai beaucoup de mal à lire la souffrance animale due à la folie des hommes.

Pause Adamsberg

7 étoiles

Critique de Ardeo (Flémalle, Inscrit le 29 juin 2012, 78 ans) - 28 avril 2024

Fred Vargas m’a dĂ©jĂ  donnĂ© de belles joies de lecture mais cela faisait quelques temps que je n’avais plus lu de ses romans. J’ai donc repris celui-ci : « L’homme Ă  l’envers » aprĂšs une pause de 3 ou 4 ans et je dois dire que la magie du petit commissaire a de nouveau fonctionnĂ© pendant au moins les 2/3 du roman.

En effet, le cĂŽtĂ© atypique du hĂ©ros est vraiment reconnaissable entre tous et c’est souvent avec bonheur qu’on « voit » ses rĂȘveries, ses Ă©tourdissements, ses distractions, sa procrastination, son humour involontaire ou pas, ses facĂ©ties etc. sauf que le cĂŽtĂ© rĂ©pĂ©titif de toutes ces facĂ©ties devient parfois lassant.

Ceci Ă©tant dit, ici, le commissaire n’apparait vraiment qu’aprĂšs que nous ayons fait connaissance avec des personnages qui habitent ou passent du temps dans le parc du Mercantour : des bergers, des naturalistes, des villageois, 
des loups (car c’est lĂ -bas que le grand canidĂ© a dĂ©cidĂ© de revenir en ce XXIe siĂšcle aprĂšs avoir Ă©tĂ© dĂ©cimĂ© au siĂšcle prĂ©cĂ©dent). Un grand loup sĂ©vit et tue allĂšgrement moutons et brebis mais aussi des humains. Est-ce vraiment un loup ou un grand dogue allemand ou un humain, ou un loup-garou peut-ĂȘtre car il plante ses Ă©normes crocs dans le corps de ses victimes (animales ou humaines) ?
Et mine de rien donc, Adamsberg va de nouveau (avec maladresse et chance ?) Ă©lucider le mystĂšre et dĂ©nicher l’auteur de ces horreurs !

N’oublions pas la femme (les femmes) bien prĂ©sentes dans ce polar par le biais des rĂȘveries et des angoisses du hĂ©ros de Fred Vargas. A plus tard commissaire!

Un road movie montagnard au milieu de la paysannerie

9 étoiles

Critique de Mimi62 (Plaisance-du-Touch (31), Inscrit le 20 décembre 2013, 73 ans) - 15 octobre 2022

Une intrigue qui se tient mĂȘme si des soupçons se posent assez rapidement sur lune personne.
L'essentiel n'est pas dans la rĂ©solution de ces crimes mais bien dans les personnages. Les personnalitĂ©s sont trĂšs bien dĂ©finies, ont une consistance. Les confrontations de caractĂšres produisent des situations prĂȘtant Ă  sourire.
Les personnages sont attachants de par leur grande naïveté ou leur sincérité.
L'ouvrage mĂ©rite d'ĂȘtre classĂ© dans les romans policiers mais le lecteur accompagne un road movie avec trois puis quatre personnes qui n'ont rien Ă  voir ensemble mais que les hasards de la vie rassemble.
Les décors, tant celui grandiose de la montagne que celui évoquant une sorte d'univers clos au grand air, sont parfaitement suggérés.
Un réel plaisir de lecture en compagnie de personnages pour le moins orignaux.

Opus n°2 de la série Adamsberg

9 étoiles

Critique de Tistou (, Inscrit le 10 mai 2004, 69 ans) - 21 septembre 2020

Lire l’opus n°2 quand on a dĂ©jĂ  lu tous les autres, les postĂ©rieurs notamment, est un exercice intĂ©ressant, un peu comme de l’archĂ©ologie pratiquĂ©e dans les strates d’un empilement de romans consacrĂ©s au mĂȘme personnage ; le commissaire Adamsberg, Jean-Baptiste Adamsberg.
Encore que dans <i>L’homme Ă  l’envers</i>, le vĂ©ritable hĂ©ros est presque davantage Camille, l’amour d’Adamsberg, qui s’est Ă©loignĂ©e de lui et se retrouve mĂȘlĂ©e dans des circonstances forcĂ©ment curieuses Ă  des problĂšmes de loup – loup garou, dans le Mercantour, lĂ  oĂč elle s’est exilĂ©e.
Il est donc beaucoup question de loups – ces fameux loups remontĂ©s depuis l’Italie vers les Alpes Maritimes puis progressivement essaimant dans le reste de la France. Des loups qui dĂ©ciment des troupeaux, qui divisent la population entre anti (les Ă©leveurs d’ovins, agriculteurs principalement) et pro (les citadins beaucoup et ceux ayant une vision plus Ă©cologique de la nature.)
Justement, Camille vit dans ce magnifique Mercantour dans un village perdu, en compagnie d’un zoologiste canadien, Lawrence, spĂ©cialiste des grizzlis mais venu dans le Mercantour pour Ă©tudier la rĂ©implantation des loups en France (et qui s’incruste pour les beaux yeux de Camille accessoirement). Justement Camille Ă©tait l’amie de Suzanne Rosselin, Ă©leveuse locale d’ovins qu’on a retrouvĂ©e Ă©gorgĂ©e. Loup ? Loup garou ? Quoiqu’il en soit la psychose est lĂ  et, les voies d’Adamsberg Ă©tant impĂ©nĂ©trables, le commissaire Ă©choue dans ce village, aimantĂ© par cette situation Ă©trange (et certainement la prĂ©sence de Camille. En matiĂšre d’Adamsberg ne pas exclure le supranaturel !)
Les personnages qui Ă©maillent le roman sont « Varguiens », comme il se doit. Les habituels comparses, tel Danglard, ne sont qu’effleurĂ©s, mais les Lawrence, Le Veilleux et autres Soliman qui interviennent ici ne sont pas moins croquignolesques 

Un Vargas tout Ă  fait Ă  la hauteur de ses petits frĂšres et sƓurs. Et comme pour les autres on n’est déçu que d’une chose : que la lecture soit dĂ©jĂ  terminĂ©e !

Facile Ă  lire

5 étoiles

Critique de Flo29 (, Inscrite le 7 octobre 2009, 54 ans) - 8 octobre 2018

Une lecture facile à lire et qui détend malgré le sujet plutÎt sombre. J'ai trouvé la fin un peu tirée par les cheveux, et malheureusement j'avais deviné bien avant la fin qui était le coupable, dommage.

Entre chiens et loups

7 étoiles

Critique de Montecristo (, Inscrit le 31 août 2016, 72 ans) - 3 septembre 2016

"Entre chiens et loups", expression populaire : heure oĂč on n'y voit goutte, heure oĂč on n'y voit que du feu, heure du triomphe quotidien de l'ombre sur la lumiĂšre rassurante, heure de confondre un chien et un loup... Dans "L'homme Ă  l'envers", Soliman, un beau personnage du livre, trouverait dans son dico, dont il ne se sĂ©pare jamais, une dĂ©finition au mot "crĂ©puscule". Mais il ne s'intĂ©resse pas aux expressions populaires, uniquement au noms et aux verbes. Vargas ne l'a pas jugĂ© bon. C'est son droit le plus strict, en tant qu'Ă©crivain dĂ©miurge.
En tous cas, elle m'a bien baladĂ© dans son scĂ©nario tirĂ© par les cheveux. Je suis tombĂ© dans ses panneaux et j'ai aimĂ© ça, comme souvent. Elle sait poser une ambiance d'Ă©trangetĂ© vaguement inquiĂ©tante, dessiner des personnages hauts en couleurs, ciseler des dialogues dĂ©calĂ©s et nerveux qui accrochent, susciter le sourire Ă  force d'humour discret, autant que faire monter la pression. Et dans son polar oĂč bien sĂ»r l'homme est un loup pour l'homme, le coup de théùtre final est plutĂŽt bien amenĂ©, mĂȘme si le cher Adamsberg se sort un peu facilement des griffes de son lycanthrope. La derniĂšre petite ficelle est un peu fluo, disons.
Pas grave, j'aime bien Vargas...

Pour une histoire Ă  l'endroit.

8 étoiles

Critique de Pierrot (Villeurbanne, Inscrit le 14 décembre 2011, 74 ans) - 20 août 2015

-Ca ne te regarde pas, le Veilleux.
-Tu vas dormir oĂč, cette nuit ?
Adamsberg haussa les épaules.
-Sous ce prunier. Ou dans ma voiture. Il ne fait pas froid.
Le Veilleux acquiesça, remplit les deux verres, et se tut.
-Tu l’aimes ? demanda-t- il de sa voix sourde, aprùs plusieurs minutes de silence.
Adamsberg haussa de nouveau les épaules, sans répondre.
-Je m’en fous que tu te taises, dit le Veilleux, j’ai pas sommeil. J’ai toute la nuit pour te poser la question. Quand le soleil se lĂšvera, tu me trouvera lĂ , et je te la reposerai, jusqu’à ce que tu me rĂ©pondes, Ă  attendre Massart sous le prunier, je te demanderai encore. Je m’en fous. J’ai pas sommeil.
Adamsbeg sourit, avala une gorgée de vin.
-Tu m’emmerdes avec ta question.
-Ca prouve que c’est une bonne question.
-J’ai pas dit qu’elle Ă©tait mauvaise.
-Je m’en fous, j’ai toute la nuit. J’ai pas sommeil.
-Quand on pose une question, dit Adamsberg, c’est qu’on a dĂ©jĂ  la rĂ©ponse. Sinon on la boucle.
-C’est vrai, dit le Veilleux. J’ai dĂ©jĂ  la rĂ©ponse.
-Tu vois.
-Pourquoi tu la laisse aux autres ?
Adamsberg resta silencieux.
-Je m’en fous, dit le Veilleux. J’ai pas sommeil.
-Merde, le Veilleux. Elle n’est pas à moi. Personne n’est à personne.
-Finasse pas avec ta morale. Pourquoi tu la laisses aux autres ?
-Demande au vent pourquoi il ne reste pas sur l’arbre.
-Qui est le vent. Toi ? Ou elle ?
Adamsberg sourit.
-On se relaie.
-Ce n’est pas si mal mon gars.
-Mais le vent s’en va, dit Adamsberg.
-Et le vent revient, dit le Veilleux.
-C’est ça le problùme. Le vent revient toujours.
-Le dernier verre, avertit le Veilleux en examinant la bouteille dans l’obscuritĂ©.
Faut qu’on se rationne.
-Et toi, le Veilleux ? T’as aimĂ© quelqu’un ?
-Le Veilleux resta silencieux.
Je m’en fous, dit Adamsberg. J’ai pas sommeil.
-T’as la rĂ©ponse ?
-Suzanne, toute ta vie. C’est pour ça que j’ai vidĂ© ta cartouchiĂšre.
-Fumier de flic, dit le Villeux.

Une grappe de personnages humains, pour un récit dÚs plus étonnant. Superbe.

A un poil prĂšs

6 étoiles

Critique de El grillo (val d'oise, Inscrit le 4 mai 2008, 52 ans) - 11 juillet 2011

Un vrai style, des dialogues réalistes et bien sentis, comme j'aime, des personnages épais, mais une histoire malheureusement qui m'a complÚtement laissé de marbre.
J'attends vraiment le bouquin de Vargas qui va me transporter. On n'en est pas loin, l'auteure a vraiment sa patte (de loup), c'est parfois jouissif, mais j'aimerais de la consistance dans l'intrigue et un scénario béton.

Toujours excellent

10 étoiles

Critique de Patsy80 (, Inscrite le 20 août 2009, 50 ans) - 20 décembre 2010

Vargas ne m'a encore pas déçue sur ce volume absolument génial. Une lecture en deux degrés quasi permanente : l'histoire, le dialogue puis, une fraction de seconde le cerveau recalcule l'information et là, on comprend le deuxiÚme sens caricatural. J'adore ce style, on a l'impression de lire une BD.
MĂȘme le scĂ©nario (que je trouve d'habitude plus banal que la façon dont c'est racontĂ©) m'a vraiment plu.
Seul bémol : se lit trop vite !!!

Road movie

8 étoiles

Critique de Kalie (Sarthe, Inscrit le 4 juillet 2010, 56 ans) - 6 octobre 2010

C'est le quatriĂšme VARGAS que je lis. Les personnages sont toujours aussi intĂ©ressants (la relation Adamsberg/Camille, Lawrence le Canadien qui trouve les français sales...). Le lieu oĂč se dĂ©roule l'histoire est original (le parc du Mercantour). Bien sĂ»r, ce "road-movie" est un peu invraisemblable (l'itinĂ©raire de Massart). J'ai trouvĂ© la trame plus simple que celle des prĂ©cĂ©dents VARGAS. Mais on reconnaĂźt le style inimitable de l'auteur. Comme d'habitude, le suspense est bien prĂ©sent et la rĂ©vĂ©lation finale surprenante.

Mouais

4 étoiles

Critique de Pat (PARIS, Inscrit le 21 mars 2010, 62 ans) - 22 mars 2010

Petite histoire simplette. On a du mal à croire a cette odyssée improbable entre ces trois personnages dans leurs engins agricoles, à la poursuite d'un loup-garou. Seuls les personnages du vieux et du jeune Africain, avec ses références perpétuelles au dictionnaire ont trouvé grùce à mes yeux. C'est le deuxiÚme Vargas que je lis, je reste mitigé quant à son succÚs populaire. Un livre pour ados.

pas mal

6 étoiles

Critique de Lem (, Inscrit le 1 septembre 2009, 41 ans) - 3 octobre 2009

C'était mon deuxiÚme Vargas. Adamsberg arrive tard c'est vrai mais l'histoire est intéressante. Et puis on retrouve l'univers et l'ambiance presque surnaturel des romans de Vargas. On est trÚs loin des polars US. Reste alors une lecture légÚre et agréable. Dur de comparer les romans de Vargas entre eux.

Camille au centre

8 étoiles

Critique de Saint-Germain-des-Prés (Liernu, Inscrite le 1 avril 2001, 58 ans) - 20 avril 2009

Une fois n’est pas coutume, c’est Camille, cette fois, qui est au centre du livre, Adamsberg intervenant relativement peu. Un Adamsberg en dĂ©placement dans le Mercantour, appelĂ© par Camille qui se trouve au milieu d’un imbroglio improbable : qui d’autre que ce bon vieux Adamsberg acceptera ne fut-ce que d’écouter l’histoire de ce soi-disant loup-garou qui Ă©gorge brebis et ĂȘtres humains ?

Que Camille et Adamsberg aient Ă©tĂ© auparavant fortement amoureux et que Camille soit actuellement impliquĂ©e dans une relation avec un Canadien de passage ne constitue apparemment pas un obstacle. J’ai besoin de lui, je l’appelle ; elle m’appelle, j’accours. Et je garde mon flegme, mĂȘme si le Canadien en question est beau et spĂ©cialiste en son pays des grizzlis, ici des loups.

Vargas fait la part belle au terroir dans cet opus. Les loups, plus que simplement Ă©voquĂ©s, sont ici des figures de cette nature que l’on aime et craint Ă  la fois. Tant que la cohabitation convient aux deux parties, tout va bien. Mais si l’équilibre est rompu (entendez l’égorgement de brebis), le respect fait place aux battues, la raison aux divagations superstitieuses (c’est forcĂ©ment un loup-garou). Ensuite, trois personnages secondaires « du cru » (natifs ou d’adoption) colorent le paysage avec une rudesse toute extĂ©rieure : le Veilleux et Soliman, ainsi que la fermiĂšre chez qui ils vivent (dont le nom m’échappe) et qui sera la premiĂšre victime humaine. Une ruralitĂ© qui sous des dehors rustres cache une bienveillance peu commune.

Quant Ă  l’intrigue qui, sans ĂȘtre du grand art est nĂ©anmoins de qualitĂ©, elle se dĂ©ploie avec lenteur, sans rebondissement aucun, jusqu’à la prĂ©cipitation finale qui surprend juste ce qu’il faut mais qui, selon moi, est un tout petit peu tirĂ©e par les cheveux


Excellent polar

9 étoiles

Critique de Bookivore (MENUCOURT, Inscrit le 25 juin 2006, 43 ans) - 9 avril 2008

Rien à dire, j'aime de plus en plus les romans de Fred Vargas. Si mon préféré restera à jamais "Sous les vents de Neptune" (et mon second préféré, "Dans les bois éternels"), cet "Homme à l'envers" est vraiment excellent.

TrĂšs bien

9 étoiles

Critique de Abujoy (Rennes, Inscrite le 18 mars 2008, 40 ans) - 23 mars 2008

Mon premier roman de Fred Vargas ! J'ai adorĂ© le style qui se prend pas la tĂȘte, les tics oraux du gendarme et l'intrigue est trĂšs bien, originale et documentĂ©e.

Mon premier Vargas

9 étoiles

Critique de Isismarie (, Inscrite le 22 janvier 2008, 65 ans) - 20 mars 2008

Tout comme Sparkling Nova, je suis ravie d'avoir découvert cet auteur !!!

L'histoire est bien racontée, les décors sont facilement imaginables car décrits simplement, les personnages sont attachants et originaux, l'humour présent et le dénouement assez inattendu...

J'attends avec impatience de lire d'autres romans de cet auteur.

Pas désagréable

8 étoiles

Critique de CC.RIDER (, Inscrit le 31 octobre 2005, 68 ans) - 10 mars 2008

Dans le Mercantour, des brebis sont Ă©gorgĂ©es en nombre et Ă  maintes reprises. Les bergers sont dĂ©chaĂźnĂ©s, le pays est en Ă©moi et organise des battues dans la montagne. En effet, tout accuse les troupeaux de loups passĂ©s d’Italie dans le parc naturel. Quand se produit le premier crime perpĂ©trĂ© de maniĂšre identique, l’idĂ©e de la culpabilitĂ© d’un loup-garou, crĂ©ature mi-homme mi-loup, commence Ă  faire son chemin dans les esprits. Heureusement, par des moyens aussi dĂ©tournĂ©s qu’imprĂ©vus, le commissaire Adamsberg parviendra Ă  dĂ©brouiller cette tĂ©nĂ©breuse affaire avec l’aide de quelques amis

Un polar un peu grand guignolesque, (monceaux de cadavres de moutons, accumulation de gens assassinĂ©s), reste basĂ© sur une intrigue assez simplette quoi qu’assortie d’une fin abrupte et un peu artificielle. Nous ne sommes pas vraiment dans le policier Ă  Ă©nigme genre Agatha Christie, mais plutĂŽt dans celui d’ambiance. Ce livre est fort bien Ă©crit dans un style vivant, agrĂ©able, facile Ă  lire, et rempli de dialogues. Son regard dĂ©sabusĂ© sur le monde paysan et plus gĂ©nĂ©ralement sur les sentiments amoureux et ses positions dĂ©calĂ©es font de Fred Vargas une auteure atypique du roman policier descriptif, catĂ©gorie noire voire « gore ». Pas dĂ©sagrĂ©able.

Ce qui change d'un Higgins Clark...

7 étoiles

Critique de Mallollo (, Inscrite le 16 janvier 2006, 44 ans) - 4 janvier 2008

Voilà mon premier Vargas refermé. A se demander comment j'ai pu attendre si longtemps avant de m'y mettre!
Le résultat est ma foi trÚs sympathique: un bon polar bien mis en scÚne, des rebondissements jusqu'au bout... et ce qui fait la différence avec, allez disons un Mary Higgins Clark (que j'ai toujours beaucoup aimé lire quand je n'avais rien d'autre sous la main), c'est la présence des personnages. Des personnages intéressants, typés, un Adamsberg un tantinet anti-héro, et une mise en évidence des personnalités à travers l'écriture.

Bref, un moment agréable, mais qui m'a rappelé que Dominique Sylvain aussi met en scÚne des personnages terribles. Je me relirais bien un petit Sylvain, moi...

Beaucoup aimé

8 étoiles

Critique de Jules (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 81 ans) - 19 janvier 2007

Vraiment, quand je veux me distraire, j'adore Fred Vargas. J'espÚre qu'elle va nous en donner encore beaucoup, que le héros soit Adamsberg ou Ludwig.

J'ai bien aimé celui-ci aussi avec les retrouvailles d'Adamsberg et Camille, toutes provisoires qu'elles soient.

Le Mercantour ou rien

9 étoiles

Critique de Sahkti (GenĂšve, Inscrite le 17 avril 2004, 52 ans) - 17 janvier 2007

"Debout les morts" reste jusqu'à présent mon préféré chez Vargas, talonné de prÚs par celui-ci. Un livre dans lequel Camille et les loups occupent toute la place, laissant le mot de la fin à Adamsberg, sans grands effets, de maniÚre calme, à l'image du placide commissaire.
J'ai trouvé que, cette fois, Fred Vargas avait fait un réel effort pour poser et dépeindre des ambiances extrardinaires. La grandeur des paysages, la dignité du loup, l'appel de la montagne... des éléments qu'elle fait passer avec beaucoup de justesse, n'hésitant pas à mettre ses personnages de cÎté au profit des éléments.
Un livre que je trouve plutĂŽt diffĂ©rent des autres Vargas que j'ai lus, moins "silencieux" dans la mesure oĂč, pour une fois, tout ne passe pas dans la tĂȘte d'un commissaire atteint de mutisme aigu mais Ă  travers un lieu, des animaux, un "roade-mouvie" (dixit Le Veilleux) quelque peu surrĂ©aliste. J'ai aimĂ©, beaucoup!

Une histoire de loups dans le Mercantour.

7 étoiles

Critique de Xerinata (Amiens, Inscrite le 5 avril 2006, 68 ans) - 15 août 2006

Camille (ex copine du commissaire Adamsberg), Soliman (jeune noir qui interprÚte la vie à travers des contes et des définitions) et le Veilleux (berger antique) sont lancés dans un "roade-mouvie" (une sorte de déplacement sur route) dans le Mercantour, pour retrouver un "loup garou".

"Tu veux parler de ce genre de gars qui se transforme la nuit, avec les griffes qui sortent, les crocs qui surgissent et les poils qui poussent ? De ce gars qui part ensuite manger tout le monde dans la campagne et qui au petit matin range les poils sous sa veste pour aller au boulot ?".
"C'est cela, d'un loup-garou, quoi. Il y a à peine 200 ans, on leur ouvrait le bide depuis la gorge jusqu'aux couilles pour voir si les poils étaient dedans. Ensuite, c'était trop tard pour pleurer son erreur."

Des dialogues drĂŽles, des personnages originaux et attachants. On retrouve le commissaire Adamsberg, son esprit rĂȘveur et ses mĂ©thodes d'enquĂȘte particuliĂšres.

Un livre que j'ai justement lu dans le Mercantour. La description des paysages et des mentalitĂ©s sonne juste. Peut ĂȘtre pas le meilleur de Vargas, mais un polar trĂšs agrĂ©able Ă  lire.

Des loups bien dociles

7 étoiles

Critique de Aaro-Benjamin G. (Montréal, Inscrit le 11 décembre 2003, 57 ans) - 24 mai 2006

Étrange polar oĂč le commissaire Adamsberg arrive au 2/3 de l’intrigue pour trouver un coupable plutĂŽt Ă©vident. C’est faible comme suspense, mais fort sympathique dans la description de la rĂ©gion et des personnages pittoresques.

SinguliÚre découverte

8 étoiles

Critique de Sparkling Nova (Paris, Inscrite le 6 juillet 2005, 42 ans) - 1 décembre 2005

Ce fut mon premier Vargas, snif (=larme de souvenir ému).
Je me souviens d'en avoir adoré le style, les personnages, les dialogues. Bref, tous les ingrédients de la "recette Vargas".

Par contre je me souviens aussi m'ĂȘtre dit, Ă  la fin du livre: "Ah bon, c'est tout?!". Une Ă©nigme qui vous tient en haleine ne peut pas s'expliquer si simplement, ĂȘtre d'une telle banalitĂ©? Et bien si. Et cette perversitĂ© du banal fait aussi fait parti de la recette.

Une pointe de déception une fois le livre refermé, donc.
Mais tout de mĂȘme, une sacrĂ© envie de dĂ©couvrir les suivants !

Moi j'ai bien aimé

7 étoiles

Critique de Irishg (, Inscrite le 19 novembre 2004, 50 ans) - 26 janvier 2005

Ce fut mon premier Fred VArgas et j'ai bien aimé.
Personnellement, je trouve que l'explication du "pourquoi du comment de la chose (les Ă©gorgements divers et variĂ©s)" arrive un peu miraculeusement (on n'a aucune chance de trouver avant que l'auteur ne le veuille) mais ça ne m'a pas empĂȘchĂ© de savourer tout ce qu'il y avait avant.
Et puis je ne voulais pas que le coupable soit celui qui l'est : je ne suis pas trop contente du comportement de ce personnage, j'attendais mieux de lui et j'aime bien qu'un livre me secoue un peu, ça change!

Bof.

6 étoiles

Critique de Olivier Michael Kim (Nantes, Inscrit le 24 août 2004, 50 ans) - 24 janvier 2005

Ma bibliothécaire m'avait conseillé ce polar. Je suis déçu.

L'intrigue est plate. La rĂ©solution de l'enquĂȘte est prĂ©cipitĂ©e Ă  la fin.

Ce qui m'a le plus plu, ce sont les personnages. Ils sont hauts en couleur et amusants.

C'est un polar tragi-comique.

bof

4 étoiles

Critique de Didierpascal (, Inscrit le 8 octobre 2004, 63 ans) - 8 octobre 2004

Pour ma part, j’ai trouvĂ© ce livre particuliĂšrement ennuyeux. Je voulais connaĂźtre Fred Vargas qui a une trĂšs bonne rĂ©putation de romanciĂšre, et j’ai Ă©tĂ© déçu.
Ce livre rassemble tous les clichĂ©s qui m’exaspĂšrent dans le roman policier : le flic solitaire et ingĂ©nieux, les personnages hauts en couleur, la grande gueule sympathique, le garçon manquĂ© vachement sympa
 les gentils sont politiquement corrects, le mĂ©chant est un vilain misanthrope.

Et puis ces dialogues
 pitiĂ© fred, essaye de rĂ©duire ces dialogues ineptes censĂ©s reflĂ©ter le caractĂšre profond de tes personnages. L’un d’entre eux, une caricature de berger montagnard, ne cesse de rĂ©pĂ©ter pendant tout un chapitre « on lui colle au cul » ( je prĂ©cise : en pensant au criminel) pendant que son acolyte rĂ©cite les dĂ©finitions du dictionnaire.

La fin est absurde. C’est encore une caractĂ©ristique de nombreux polars. Il faut que la fin surprenne le lecteur. Mais lorsque l’on a une imagination dĂ©faillante, on sombre rapidement dans le grotesque et on ne surprend personne. Oh surprise ! Le loup garou n’est ni un loup, ni un garou. C’est un homme. Mais pas n’importe qui, un individu insociable guidĂ© par des raisons ridicules sur la voie du crime. Il Ă©tait mĂ©chant et il a Ă©tĂ© puni.

TrĂšs bon polar

8 étoiles

Critique de Le petit K.V.Q. (Paris, Inscrit le 8 juillet 2004, 33 ans) - 5 septembre 2004

J'ai aimĂ© ce livre. Tout d'abord pour les personnages : Terence, le Canadien taciturne, Camille, la plombiĂšre musicienne, Adamsberg, le commissaire charmeur et bordĂ©lique, le Taiseux, Danglard, etc... Et ensuite pour l'histoire : Des brebis sont retrouvĂ©es Ă©gorgĂ©es. MystĂšre. Mais aprĂšs, ce seront les hommes qui seront tuĂ©s... Sont-ce les fameux loups du Mercantour ? Camille et la bande vont partir dans une vieille bĂ©taillĂšre qui pue pour faire l'enquĂȘte. Adamsberg enquĂȘte aussi, commissaire charmeur, amant de Camille, qui est en ce moment maquĂ©e avec Terence. Un polar, malgrĂ© tout, pas si noir que ça, grĂące Ă  l'humour de Fred Vargas et son style savoureux? Quand on le commence, on ne peut plus le lĂącher. Lu en 2 jours, intensivement.

Pour l'ambiance

6 étoiles

Critique de Tophiv (Reignier (Fr), Inscrit le 13 juillet 2001, 50 ans) - 21 juin 2002

Pour ma part, c'est le deuxiÚme Fred Vargas(aprÚs "debout les morts") et dans les 2, j'ai appécié l'ambiance qui est assez différente de celles des autres polars, un peu plus insouciante, plus légÚre, plus libre ... Mais dans les 2, je n'ai pas totalement accroché aux personnages.
Dans l'homme Ă  l'envers, je les ai trouvĂ© Ă  la limite de la caricature : c'est rare de trouver une jeune fille qui fait de la plomberie, un botaniste canadien, et un orphelin noir, et un commissaire rĂȘveur dans le mĂȘme cercle de personnes et de surcroit dans un petit village des alpes. En un sens, j'ai eu une impression ambigue : d'un cĂŽtĂ©, ce sont ces personnages qui crĂ©ent cette ambiance particuliĂšre et de l'autre ils me semblent parfois peu crĂ©dibles.
Bref, je ne regrette tout de mĂȘme pas ma lecture, j'ai retenu le cĂŽtĂ© positif au final !

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