LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et comme depuis quelques mois (pour ne pas dire annĂ©es) jâentends beaucoup parler de lâURSS, de LĂ©nine et Staline, de la chute de lâempire soviĂ©tique et de Poutine, le tout avec souvent beaucoup dâapproximations (je nâose parler dâerreurs mais parfois câest bien le mot quâil faudrait utiliser), il me semble important de vous donner envie dâouvrir quelques ouvrages rĂ©fĂ©rents sur cette pĂ©riode historique. Je ne vais pas, non plus, vous dire que tous ces livres sont parfaits car en fonction de ce quâils veulent dĂ©fendre, ils leur arrivent dâĂȘtre eux-mĂȘmes incomplets, parfois mĂȘme partiaux !
Je vais commencer par un ouvrage que certains qualifieront de clivant, Histoire de lâURSS de Nicolas Werth, dans la collection Que sais-je ? des Ă©ditions Humensis. Pourquoi ce livre ? Tout dâabord, parce quâil est un essai de synthĂšse gĂ©nĂ©rale de lâhistoire de lâURSS et non un focus sur un personnage ou un Ă©vĂšnement. En prĂšs de 350 pages, on va passer de la RĂ©volution Ă la dislocation de lâEmpire, de Nicolas II Ă la PerestroĂŻka. Câest aussi, contrairement Ă dâautres ouvrages, un rĂ©cit qui ne transforme pas lâURSS en « mĂ©chant absolu et criminel structurel ». Il ne nie pas tous les crimes commis mais tente de montrer comment on y est arrivĂ© et quels sont les coupables de cette aventure inhumaine dans de nombreux cas. Enfin, il est dĂ©nuĂ©, parti pris dâhistorien sĂ©rieux, de sentimentalitĂ© vis-Ă -vis des victimes de toute nature de lâURSS, de Nicolas II Ă nos jours, partant du principe que le fait dâĂȘtre victime ne donne pas le statut de juste, sur le fond ou sur la forme. On peut aussi prĂ©ciser que Nicolas Werth, russophone de naissance par sa mĂšre, utilise sans cesse des sources et travaux occidentaux et russes ce qui donne un document de grande classe⊠Pour moi, une rĂ©fĂ©rence pour comprendre lâURSS et une lecture accessible Ă tous !
Souvent, quand on parle des tsars et de cette Russie de lâancien rĂ©gime, on rĂ©alise un tableau sanguinolant, avec un bourreau qui ferait systĂ©matiquement souffrir de façon sadique son peuple. Cette situation aurait entrainĂ© la RĂ©volution et le peuple aurait acquis sa liberté⊠MĂȘme si tout cela contient certains Ă©lĂ©ments historiquement fiables, il me semble judicieux de lire ou relire le « Nicolas II, la transition interrompue » dâHĂ©lĂšne CarrĂšre dâEncausse car on comprendra beaucoup mieux la personnalitĂ© de Nicolas, lâimage quâil se faisait de son rĂŽle en Russie et la façon dont il sâest, lui-mĂȘme, mis en danger avec des dĂ©cisions inadaptĂ©es⊠Alors, bien sĂ»r, lâautrice est plutĂŽt sensible Ă la personnalitĂ© de Nicolas II digne hĂ©ritier dâAlexandre II le rĂ©formateur et cela peut agacer certains lecteurs. Il nâen demeure pas moins que nous avons lĂ une trĂšs bonne biographie !
Donc, deux livres pour approfondir lâhistoire complexe de notre grand voisin russe et, prochainement, nous reviendrons sur dâautres aspects de cette histoire avec Jean-Jacques Marie et Vladimir FĂ©dorovskiâŠ
Alors, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, bonne lecture !
Je vais commencer par un ouvrage que certains qualifieront de clivant, Histoire de lâURSS de Nicolas Werth, dans la collection Que sais-je ? des Ă©ditions Humensis. Pourquoi ce livre ? Tout dâabord, parce quâil est un essai de synthĂšse gĂ©nĂ©rale de lâhistoire de lâURSS et non un focus sur un personnage ou un Ă©vĂšnement. En prĂšs de 350 pages, on va passer de la RĂ©volution Ă la dislocation de lâEmpire, de Nicolas II Ă la PerestroĂŻka. Câest aussi, contrairement Ă dâautres ouvrages, un rĂ©cit qui ne transforme pas lâURSS en « mĂ©chant absolu et criminel structurel ». Il ne nie pas tous les crimes commis mais tente de montrer comment on y est arrivĂ© et quels sont les coupables de cette aventure inhumaine dans de nombreux cas. Enfin, il est dĂ©nuĂ©, parti pris dâhistorien sĂ©rieux, de sentimentalitĂ© vis-Ă -vis des victimes de toute nature de lâURSS, de Nicolas II Ă nos jours, partant du principe que le fait dâĂȘtre victime ne donne pas le statut de juste, sur le fond ou sur la forme. On peut aussi prĂ©ciser que Nicolas Werth, russophone de naissance par sa mĂšre, utilise sans cesse des sources et travaux occidentaux et russes ce qui donne un document de grande classe⊠Pour moi, une rĂ©fĂ©rence pour comprendre lâURSS et une lecture accessible Ă tous !
Souvent, quand on parle des tsars et de cette Russie de lâancien rĂ©gime, on rĂ©alise un tableau sanguinolant, avec un bourreau qui ferait systĂ©matiquement souffrir de façon sadique son peuple. Cette situation aurait entrainĂ© la RĂ©volution et le peuple aurait acquis sa liberté⊠MĂȘme si tout cela contient certains Ă©lĂ©ments historiquement fiables, il me semble judicieux de lire ou relire le « Nicolas II, la transition interrompue » dâHĂ©lĂšne CarrĂšre dâEncausse car on comprendra beaucoup mieux la personnalitĂ© de Nicolas, lâimage quâil se faisait de son rĂŽle en Russie et la façon dont il sâest, lui-mĂȘme, mis en danger avec des dĂ©cisions inadaptĂ©es⊠Alors, bien sĂ»r, lâautrice est plutĂŽt sensible Ă la personnalitĂ© de Nicolas II digne hĂ©ritier dâAlexandre II le rĂ©formateur et cela peut agacer certains lecteurs. Il nâen demeure pas moins que nous avons lĂ une trĂšs bonne biographie !
Donc, deux livres pour approfondir lâhistoire complexe de notre grand voisin russe et, prochainement, nous reviendrons sur dâautres aspects de cette histoire avec Jean-Jacques Marie et Vladimir FĂ©dorovskiâŠ
Alors, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, bonne lecture !
Pour cet été, j'ai entamé deux cycles, respectivement consacrés à Donna Leon et le Cambodge, outre des lectures diverses.
"On peut aussi se mettre Ă regretter que le Palais des Tuilerie ait brĂ»lĂ© et disparu. Les rĂ©volutions, sous toutes les latitudes et dans tous les pays, font disparaitre des richesses archĂ©ologiques et historiques alors que, pourtant, elles appartiennent bien, sans aucun doute, aux peuples mĂȘmes qui les dĂ©truisent !"
Merci pour ton feuilleton estival que je suis chaque année.
Le Palais des Tuileries n'a pas été complÚtement détruit
https://sortiraparis.com/arts-culture/balades/…
Je me souviens que Ardisson avait comparé la Commune à Daesh parce que Jules Bergeret et quelques Communeux avaient décidé d'incendier le Palais des Tuileries qui représentait l'Ancien Régime et son lot d'atrocités. Comparer la Commune à Daesh, c'était anachronique et provocateur. D'autant plus que ce n'est pas la Commune qui a décidé de raser le palais mais Antonin Proust et Charles Garnier (celui qui a construit l'opéra).
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et je souhaiterais aujourdâhui unir deux de mes passions, le roman policier et la dĂ©gustation des bons vins pour ne pas dire des grands crus. Pour cela, avouez que câest assez simple car il y a de trĂšs nombreux polars qui mettent Ă lâhonneur le vin, parfois mĂȘme ce sont des sĂ©ries entiĂšres comme Le sang de la vigne de Jean-Pierre Alaux et NoĂ«l Balen. Rappelons que Pierre Arditi a endossĂ© le rĂŽle de Benjamin Lebel dans lâadaptation des romans qui existaient dĂ©jĂ . Donc, jâavais le choix et jâai choisi deux romans : Le vin des sorciĂšres de Dominique Sylvain, le dernier titre paru de la sĂ©rie Ingrid et Lola enquĂȘtent, et Terreur dans les vignes de Peter May, le second volume de la sĂ©rie Assassins sans visages. Dans les deux cas, deux bons romans, agrĂ©ables Ă lire et totalement adaptĂ©s Ă la pĂ©riode estivale dâautant plus si vous posez votre sac dans le Bordelais ou du cĂŽtĂ© de GaillacâŠ
Quelques Ă©lĂ©ments pour ceux qui nâauraient jamais ouvert un Ingrid et Lola enquĂȘtent. Lola est une ancienne commissaire de police parisienne Ă la retraite, qui aime la nourriture française un peu grasse, le bon vin et les puzzles. Ingrid est une jeune femme amĂ©ricaine, vivant Ă Paris, ou elle a deux activitĂ©s pour vivre, stripteaseuse Ă Montmartre et masseuse de bien-ĂȘtre. Quant Ă ses passions, on peut y mettre sans hĂ©siter le dĂ©placement Ă moto auquel elle a initiĂ© son amie Lola. AprĂšs plusieurs romans ayant Paris pour cadre, la romanciĂšre Dominique Sylvain les a envoyĂ©es enquĂȘter en Bretagne puis au Pays-Basque. Cette fois-ci, ce sera le Bordelais. Il faut dire que les « sorciĂšres », Karine et NadĂšge, ont besoin dâaide, pas tant pour le domaine viticole quâelles semblent bien gĂ©rer et maitriser, mais plutĂŽt pour le spectacle de cabaret quâelles ont dĂ©cidĂ© de mettre en place pour attirer un peu plus les clientsâŠ
Ouvrons donc maintenant le second volume de cette sĂ©rie de Peter May. Enzo MacLeod, ancien mĂ©decin lĂ©giste Ă©cossais, attaque son deuxiĂšme meurtre non rĂ©solu. Un critique de vins, amĂ©ricains, a Ă©tĂ© retrouvĂ© en trĂšs mauvais Ă©tat aprĂšs avoir sĂ©journĂ© plusieurs mois dans du vin de Gaillac. Il dĂ©cide donc de sâinstaller sur place et de faire les vendanges, histoire de glaner des informations ici ou là ⊠Pour cela, il prend la direction de lâexploitation oĂč a disparu le fameux critique, Gill Petty.
Comme il sâagit de romans policiers je ne peux pas vous en dire beaucoup plus mais dans les deux cas on est plutĂŽt dans le roman classique avec une pointe dâhumour plus marquĂ©e chez Dominique Sylvain. Dans les deux cas, il y a une multitude de petites informations sur le vin, sa fabrication, sa dĂ©gustation et les haines et jalousies quâil peut faire naitre entre ces viticulteurs qui ne sâapprĂ©cient pas toujours !
TrÚs bonne lecture et à votre santé !
Quelques Ă©lĂ©ments pour ceux qui nâauraient jamais ouvert un Ingrid et Lola enquĂȘtent. Lola est une ancienne commissaire de police parisienne Ă la retraite, qui aime la nourriture française un peu grasse, le bon vin et les puzzles. Ingrid est une jeune femme amĂ©ricaine, vivant Ă Paris, ou elle a deux activitĂ©s pour vivre, stripteaseuse Ă Montmartre et masseuse de bien-ĂȘtre. Quant Ă ses passions, on peut y mettre sans hĂ©siter le dĂ©placement Ă moto auquel elle a initiĂ© son amie Lola. AprĂšs plusieurs romans ayant Paris pour cadre, la romanciĂšre Dominique Sylvain les a envoyĂ©es enquĂȘter en Bretagne puis au Pays-Basque. Cette fois-ci, ce sera le Bordelais. Il faut dire que les « sorciĂšres », Karine et NadĂšge, ont besoin dâaide, pas tant pour le domaine viticole quâelles semblent bien gĂ©rer et maitriser, mais plutĂŽt pour le spectacle de cabaret quâelles ont dĂ©cidĂ© de mettre en place pour attirer un peu plus les clientsâŠ
Ouvrons donc maintenant le second volume de cette sĂ©rie de Peter May. Enzo MacLeod, ancien mĂ©decin lĂ©giste Ă©cossais, attaque son deuxiĂšme meurtre non rĂ©solu. Un critique de vins, amĂ©ricains, a Ă©tĂ© retrouvĂ© en trĂšs mauvais Ă©tat aprĂšs avoir sĂ©journĂ© plusieurs mois dans du vin de Gaillac. Il dĂ©cide donc de sâinstaller sur place et de faire les vendanges, histoire de glaner des informations ici ou là ⊠Pour cela, il prend la direction de lâexploitation oĂč a disparu le fameux critique, Gill Petty.
Comme il sâagit de romans policiers je ne peux pas vous en dire beaucoup plus mais dans les deux cas on est plutĂŽt dans le roman classique avec une pointe dâhumour plus marquĂ©e chez Dominique Sylvain. Dans les deux cas, il y a une multitude de petites informations sur le vin, sa fabrication, sa dĂ©gustation et les haines et jalousies quâil peut faire naitre entre ces viticulteurs qui ne sâapprĂ©cient pas toujours !
TrÚs bonne lecture et à votre santé !
J'amais beaucoup la série Le sang de la vigne avec Pierre Arditi
Ce sont de bons romans à lire, surtout en faisant une belle route des vins, des grands crûs...
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et, pour moi, câest aussi une pĂ©riode oĂč lâon peut essayer de prendre le temps de rĂ©flĂ©chir un peu. En effet, tout au long de lâannĂ©e on est pris par le temps avec des agendas contraints, des courses permanentes pour ĂȘtre Ă lâheure Ă des rendez-vous variĂ©s⊠On court, on court mais peu de temps pour faire fonctionner nos « petites cellules grises » comme dirait Hercule Poirot. Pourtant, prendre le temps de la rĂ©flexion permet souvent de sâĂ©conomiser, de mieux dĂ©cider, dâagir plus efficacementâŠ
Depuis un certain temps, on dit de plus en plus que lâon est dans une sociĂ©tĂ© de lâangoisse, de la peur. On craint tout et son contraire, on finit mĂȘme par avoir peur dâavoir peur⊠Aussi, en retrouvant un ouvrage de 1995, AN 1000 An 2000, sur les traces de nos peurs de Georges Duby, je me suis dis que câĂ©tait le moment de le relireâŠ
Le texte date de 1995, soit, disons-le clairement, de trente ans ! Câest important quand on va passer en revue les diffĂ©rentes peurs qui agitent les peuples en lâan 1000 ou en lâan 2000. Rien que le sommaire dĂ©gage une actualitĂ© fascinante :
La peur de la misĂšre
La peur de lâautre
La peur des épidémies
La peur de la violence
La peur de lâau-delĂ
Qui aurait fait pour aujourdâhui une liste fondamentalement diffĂ©rente ? Ces peurs sont celles de lâan 1000, de lâan 2000, de 2025 ou celles de lâhumanitĂ©, tout simplement ?
Une fois que lâon a fait ce premier constat, il ne sâagit pas de dire que rien a changĂ© sur cette planĂšte car lâhomme de lâan 1000 nâest pas lâidentique de celui de lâan 2025. Non, de nombreuses choses ont changĂ© ou Ă©voluĂ©. Le rapport Ă la religion nâest pas identique, les connaissances scientifiques ont ouvert de grands espaces, on vit plus longtemps et globalement en meilleure santĂ©, mieux nourri, mieux logé⊠Mais, les angoisses sont toujours là ⊠Peur de manquer, peur dâĂȘtre malade, peur de la violence, peur de la mort⊠RĂ©cemment, la crise du Covid, les guerres, lâinflation ont rĂ©veillĂ© ces peurs et cela aboutit parfois Ă des rĂ©actions dĂ©lirantes avec des nĂ©gations scientifiques et humaines que lâon nâavait pas imaginĂ©es⊠Et pourtant⊠elle tourne comme disait notre pauvre scientifique contredit par les religieux de son Ă©poque !
Cette lecture, en fait, mâa rĂ©confortĂ©. Nous ne vivons pas une pĂ©riode si diffĂ©rente des autres. An 1000, an 2000 ou an 2025, les fondamentales peurs de lâhumanitĂ© sont de mĂȘme nature et câest Ă nous, les peuples de 2025 de trouver les solutions, personnelles et collectives, pour franchir ces difficultĂ©s et aller plus loinâŠ
Câest un combat difficile mais lire permet de mieux comprendre, alors bonne lecture !
Depuis un certain temps, on dit de plus en plus que lâon est dans une sociĂ©tĂ© de lâangoisse, de la peur. On craint tout et son contraire, on finit mĂȘme par avoir peur dâavoir peur⊠Aussi, en retrouvant un ouvrage de 1995, AN 1000 An 2000, sur les traces de nos peurs de Georges Duby, je me suis dis que câĂ©tait le moment de le relireâŠ
Le texte date de 1995, soit, disons-le clairement, de trente ans ! Câest important quand on va passer en revue les diffĂ©rentes peurs qui agitent les peuples en lâan 1000 ou en lâan 2000. Rien que le sommaire dĂ©gage une actualitĂ© fascinante :
La peur de la misĂšre
La peur de lâautre
La peur des épidémies
La peur de la violence
La peur de lâau-delĂ
Qui aurait fait pour aujourdâhui une liste fondamentalement diffĂ©rente ? Ces peurs sont celles de lâan 1000, de lâan 2000, de 2025 ou celles de lâhumanitĂ©, tout simplement ?
Une fois que lâon a fait ce premier constat, il ne sâagit pas de dire que rien a changĂ© sur cette planĂšte car lâhomme de lâan 1000 nâest pas lâidentique de celui de lâan 2025. Non, de nombreuses choses ont changĂ© ou Ă©voluĂ©. Le rapport Ă la religion nâest pas identique, les connaissances scientifiques ont ouvert de grands espaces, on vit plus longtemps et globalement en meilleure santĂ©, mieux nourri, mieux logé⊠Mais, les angoisses sont toujours là ⊠Peur de manquer, peur dâĂȘtre malade, peur de la violence, peur de la mort⊠RĂ©cemment, la crise du Covid, les guerres, lâinflation ont rĂ©veillĂ© ces peurs et cela aboutit parfois Ă des rĂ©actions dĂ©lirantes avec des nĂ©gations scientifiques et humaines que lâon nâavait pas imaginĂ©es⊠Et pourtant⊠elle tourne comme disait notre pauvre scientifique contredit par les religieux de son Ă©poque !
Cette lecture, en fait, mâa rĂ©confortĂ©. Nous ne vivons pas une pĂ©riode si diffĂ©rente des autres. An 1000, an 2000 ou an 2025, les fondamentales peurs de lâhumanitĂ© sont de mĂȘme nature et câest Ă nous, les peuples de 2025 de trouver les solutions, personnelles et collectives, pour franchir ces difficultĂ©s et aller plus loinâŠ
Câest un combat difficile mais lire permet de mieux comprendre, alors bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et jâai Ă©tĂ© surpris dâentendre de nombreuses personnes dire, de façon privĂ©e ou publique, quâelles suivaient le Tour de France uniquement pour dĂ©couvrir la France ou rĂ©viser leurs connaissances patrimoniales. Certes, jâentends bien que câest une solution pour ne pas avoir Ă donner leur avis sur le dopage de certains cyclistes mais je me suis surtout interrogĂ© sur les connaissances de tout un chacun sur le patrimoine de notre pays. Il nây aurait que le Tour de France pour sây intĂ©resser ? Nâexisterait-il pas quelques ouvrages pour y accĂ©der ? Alors, jâai cherchĂ© un peu et jâai trouvĂ©âŠ
Avec « Ces belles en leur demeure », Claude MossĂ©, journaliste, grand reporter, auteurs multiples, nous invite Ă dĂ©couvrir le lieu de vie de plusieurs femmes cĂ©lĂšbres : George Sand, Madame de SĂ©vignĂ©, JosĂ©phine de Beauharnais, Madame de StaĂ«l, AgnĂšs Sorel et Francine Weisweiller⊠A chaque fois, il ne contente pas de dĂ©crire un lieu, une demeure, un territoire, mais bien de visiter ce lieu en compagnie de cette « belle » cĂ©lĂšbre : Nohant, Grignan, Malmaison, Coppet, Loches et Santo-Sospir reprennent vie et en belle compagnie ! Jâaurais pu vous parler de tous ces lieux, de toutes ces femmes, mais jâai choisi de mettre en valeur celle que je connaissais le moins, le lieu que je nâavais jamais visitĂ©, celui que je dois inscrire dans les lieux Ă voir prochainement, enfin si lâoccasion se prĂ©sente !
Car la premiĂšre question est simple, qui est Francine Weisweiller ? Elle est nĂ©e sous le nom de Worms dans une famille aisĂ©e de juifs alsaciens. Elle a eu une vie assez mondaine, est devenue Weisweiller, et, en 1949, elle a fait connaissance dâun certain Jean Cocteau. On dit quâelle est devenue son amie et son inspiratrice (toujours difficile Ă prouver) mais avec son frĂšre, elle a Ă©tĂ© active aux Ă©ditions du Rocher, y a Ă©ditĂ© des auteurs rĂ©sistants et, dans les annĂ©es cinquante, Ă©dita de nombreux textes de Cocteau.
On retiendra quâelle est restĂ©e dans les mĂ©moires comme une femme animatrice de son salon littĂ©raire et mondain, Ă Paris comme Ă Saint-Jean-Cap-Ferrat. Câest dâailleurs lĂ quâen 1947, la famille Weisweiller avait acquis la villa Santo-Sospir, lâavait meublĂ©e richement et avec finesse. On y trouve des Ćuvres de Kisling, Soutine, Picasso, Matisse, Braque⊠Jean Cocteau a eu lâopportunitĂ© de couvrir certains murs de ses fresques. Aujourdâhui, cette villa est inscrite au catalogue des Monuments historiques françaisâŠ
La richesse, intellectuelle, financiĂšre, artistique ou culturelle, ne garantit en rien le bonheur. Francine est morte ruinĂ©e et dans la solitude en 2003. Elle sâĂ©tait fĂąchĂ©e avec Cocteau et sĂ©parĂ©e de son mari⊠La villa a Ă©tĂ© reprise par sa fille Carole avant dâĂȘtre vendue Ă un Russe avec comme conditions de continuer Ă lâouvrir au public⊠Cette villa est le symbole dâune gĂ©nĂ©ration artistique et un beau monument de notre patrimoineâŠ
On peut donc lire cet ouvrage de Claude MossĂ©, « Ces belles en leur demeure », ou le livre de souvenirs de Carole Weisweiller, « Ma famille de cĆur » ainsi que lâalbum photo, « Jean Cocteau, les annĂ©es Francine ». VoilĂ de quoi remplir vos heures de sieste et comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, bonne lecture !
Avec « Ces belles en leur demeure », Claude MossĂ©, journaliste, grand reporter, auteurs multiples, nous invite Ă dĂ©couvrir le lieu de vie de plusieurs femmes cĂ©lĂšbres : George Sand, Madame de SĂ©vignĂ©, JosĂ©phine de Beauharnais, Madame de StaĂ«l, AgnĂšs Sorel et Francine Weisweiller⊠A chaque fois, il ne contente pas de dĂ©crire un lieu, une demeure, un territoire, mais bien de visiter ce lieu en compagnie de cette « belle » cĂ©lĂšbre : Nohant, Grignan, Malmaison, Coppet, Loches et Santo-Sospir reprennent vie et en belle compagnie ! Jâaurais pu vous parler de tous ces lieux, de toutes ces femmes, mais jâai choisi de mettre en valeur celle que je connaissais le moins, le lieu que je nâavais jamais visitĂ©, celui que je dois inscrire dans les lieux Ă voir prochainement, enfin si lâoccasion se prĂ©sente !
Car la premiĂšre question est simple, qui est Francine Weisweiller ? Elle est nĂ©e sous le nom de Worms dans une famille aisĂ©e de juifs alsaciens. Elle a eu une vie assez mondaine, est devenue Weisweiller, et, en 1949, elle a fait connaissance dâun certain Jean Cocteau. On dit quâelle est devenue son amie et son inspiratrice (toujours difficile Ă prouver) mais avec son frĂšre, elle a Ă©tĂ© active aux Ă©ditions du Rocher, y a Ă©ditĂ© des auteurs rĂ©sistants et, dans les annĂ©es cinquante, Ă©dita de nombreux textes de Cocteau.
On retiendra quâelle est restĂ©e dans les mĂ©moires comme une femme animatrice de son salon littĂ©raire et mondain, Ă Paris comme Ă Saint-Jean-Cap-Ferrat. Câest dâailleurs lĂ quâen 1947, la famille Weisweiller avait acquis la villa Santo-Sospir, lâavait meublĂ©e richement et avec finesse. On y trouve des Ćuvres de Kisling, Soutine, Picasso, Matisse, Braque⊠Jean Cocteau a eu lâopportunitĂ© de couvrir certains murs de ses fresques. Aujourdâhui, cette villa est inscrite au catalogue des Monuments historiques françaisâŠ
La richesse, intellectuelle, financiĂšre, artistique ou culturelle, ne garantit en rien le bonheur. Francine est morte ruinĂ©e et dans la solitude en 2003. Elle sâĂ©tait fĂąchĂ©e avec Cocteau et sĂ©parĂ©e de son mari⊠La villa a Ă©tĂ© reprise par sa fille Carole avant dâĂȘtre vendue Ă un Russe avec comme conditions de continuer Ă lâouvrir au public⊠Cette villa est le symbole dâune gĂ©nĂ©ration artistique et un beau monument de notre patrimoineâŠ
On peut donc lire cet ouvrage de Claude MossĂ©, « Ces belles en leur demeure », ou le livre de souvenirs de Carole Weisweiller, « Ma famille de cĆur » ainsi que lâalbum photo, « Jean Cocteau, les annĂ©es Francine ». VoilĂ de quoi remplir vos heures de sieste et comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, bonne lecture !
Aujourd'hui, pas de chronique car lendemain du mariage d'un de mes enfants... Non mais...
Aujourd'hui, pas de chronique car lendemain du mariage d'un de mes enfants... Non mais...
Tu aurais pu faire une chronique sur Beaumarchais⊠il explicite ça trÚs bien.
Cela eut pu ĂȘtre une solution... Meilleur que le Mariage forcĂ© de MoliĂšre...
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et voici un bel album destinĂ© Ă la jeunesse qui pourrait bien faire le rĂ©gal des adultes⊠« Mao et Moi » de Chen Jiang Hong est Ă la fois un album illustrĂ©, un ouvrage avec en toile de fond la RĂ©volution culturelle de Mao et une Ćuvre narrative digne des meilleurs auteurs de bande dessinĂ©e⊠Bref, un excellent ouvrage Ă lire cet Ă©tĂ© !
Lâauteur et dessinateur, Chen Jiang Hong, est un artiste qui a quittĂ© la Chine en 1987 pour vivre Ă Paris. Etant nĂ© en 1963, il Ă©tait donc trĂšs jeune enfant au moment de cette RĂ©volution culturelle de Mao (1966) et il nous la raconte dans cet album comme un enfant pouvait la percevoir et non en politologue, sociologue ou historien. Vous ne trouverez donc dans ce rĂ©cit aucun Ă©lĂ©ment explicatif sur les Ă©vĂšnements, on ne pourra juste que mesurer les consĂ©quences sur une famille, celle de Chen Jiang Hong. Lâenfant vit dans une famille modeste, voit son pĂšre partir pour un camp spĂ©cial, voit la nourriture se faire rareâŠ
Une de mes petites-filles qui a lu le livre cet Ă©tĂ© : « Papy, pourquoi le petit garçon est-il fier de porter un uniforme de Petit garde rouge du Parti communiste ? Pourquoi est-il heureux de recevoir un exemplaire du petit livre rouge de Mao ? Quâest quâil y a dans ce livre ? Lâas-tu lu ? » Les questions affluent et il nâest pas si simple de rĂ©pondre clairement Ă un enfant de 9 ansâŠ
Mais, en tentant dâĂȘtre factuel, en sâaidant des scĂšnes de la vie quotidienne dĂ©crites dans cette histoire, on arrive Ă expliquer un grand nombre de choses et, surtout, Ă aborder les grands thĂšmes liĂ©s Ă la libertĂ©, la dĂ©mocratie, lâĂ©ducation et la crĂ©ation artistique car le jeune Chen Jiang Hong dessine depuis son plus jeune ĂągeâŠ
Ce qui est certainement un des moments les plus dĂ©licats Ă faire comprendre, ce sont ces sĂ©ances dâautocritique publique qui sont si Ă©loignĂ©es de notre culture occidentale et de nos pratiques (et pourvu quâelles le restent !). NĂ©anmoins, on y arrive et on peut ainsi parler de cette pĂ©riode de lâhistoire, dâun grand pays et de MaoâŠ
Il est temps de parler de la forme de cet ouvrage car, pour moi, câest lĂ que Chen Jiang Hong est tout simplement excellent ! En effet, si on regarde un peu rapidement, on se dit que câest un livre illustrĂ© classique. Si on prend le temps de regarder les rapports entre texte et dessins, on mesure que lâauteur complet chemine dĂ©licatement et avec talent entre livre illustrĂ© et bande dessinĂ©e, un peu comme si lâauteur nous offrait un format « GĂ©dĂ©on » rĂ©novĂ©, contemporain, actualisé⊠Et Chen Jiang Hong est talentueux Ă souhait !
Alors, mĂȘme si le livre est sorti en 2008, il est encore temps de le lire et le faire lire quitte Ă ĂȘtre obligĂ© de discuter longuement avec le jeune lecteur⊠TrĂšs bonne lecture et je ne peux que vous souhaiter des discussions et partages Ă la hauteur !
Lâauteur et dessinateur, Chen Jiang Hong, est un artiste qui a quittĂ© la Chine en 1987 pour vivre Ă Paris. Etant nĂ© en 1963, il Ă©tait donc trĂšs jeune enfant au moment de cette RĂ©volution culturelle de Mao (1966) et il nous la raconte dans cet album comme un enfant pouvait la percevoir et non en politologue, sociologue ou historien. Vous ne trouverez donc dans ce rĂ©cit aucun Ă©lĂ©ment explicatif sur les Ă©vĂšnements, on ne pourra juste que mesurer les consĂ©quences sur une famille, celle de Chen Jiang Hong. Lâenfant vit dans une famille modeste, voit son pĂšre partir pour un camp spĂ©cial, voit la nourriture se faire rareâŠ
Une de mes petites-filles qui a lu le livre cet Ă©tĂ© : « Papy, pourquoi le petit garçon est-il fier de porter un uniforme de Petit garde rouge du Parti communiste ? Pourquoi est-il heureux de recevoir un exemplaire du petit livre rouge de Mao ? Quâest quâil y a dans ce livre ? Lâas-tu lu ? » Les questions affluent et il nâest pas si simple de rĂ©pondre clairement Ă un enfant de 9 ansâŠ
Mais, en tentant dâĂȘtre factuel, en sâaidant des scĂšnes de la vie quotidienne dĂ©crites dans cette histoire, on arrive Ă expliquer un grand nombre de choses et, surtout, Ă aborder les grands thĂšmes liĂ©s Ă la libertĂ©, la dĂ©mocratie, lâĂ©ducation et la crĂ©ation artistique car le jeune Chen Jiang Hong dessine depuis son plus jeune ĂągeâŠ
Ce qui est certainement un des moments les plus dĂ©licats Ă faire comprendre, ce sont ces sĂ©ances dâautocritique publique qui sont si Ă©loignĂ©es de notre culture occidentale et de nos pratiques (et pourvu quâelles le restent !). NĂ©anmoins, on y arrive et on peut ainsi parler de cette pĂ©riode de lâhistoire, dâun grand pays et de MaoâŠ
Il est temps de parler de la forme de cet ouvrage car, pour moi, câest lĂ que Chen Jiang Hong est tout simplement excellent ! En effet, si on regarde un peu rapidement, on se dit que câest un livre illustrĂ© classique. Si on prend le temps de regarder les rapports entre texte et dessins, on mesure que lâauteur complet chemine dĂ©licatement et avec talent entre livre illustrĂ© et bande dessinĂ©e, un peu comme si lâauteur nous offrait un format « GĂ©dĂ©on » rĂ©novĂ©, contemporain, actualisé⊠Et Chen Jiang Hong est talentueux Ă souhait !
Alors, mĂȘme si le livre est sorti en 2008, il est encore temps de le lire et le faire lire quitte Ă ĂȘtre obligĂ© de discuter longuement avec le jeune lecteur⊠TrĂšs bonne lecture et je ne peux que vous souhaiter des discussions et partages Ă la hauteur !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et une partie de mes lectures provient de mes dĂ©placements, des rencontres, des spectacles vus, des interviews rĂ©alisĂ©es. Il y a quelques semaines, je suis allĂ© visiter le site de Bibracte et jâen suis revenu avec un ouvrage atypique, bien utile et qui attisĂ© ma curiositĂ© : La cuisine gauloise continue de Anne Flouest et Jean-Paul Romac. Ceux qui me connaissent bien ont instantanĂ©ment compris que livre, cuisine et histoire Ă©tait un combo qui ne pouvait que me convenir⊠Alors non seulement jâai achetĂ©, puis lu et, maintenant, je nâai plus quâĂ mettre en Ćuvre car il sâagit quand mĂȘme de 400 recettes !
Mais avant dâĂȘtre des recettes (car il ne sâagit pas seulement dâun livre de cuisine), les auteurs vont nous faire entrer dans un univers particulier. En effet, on a peu dâĂ©lĂ©ments concrets sur les recettes gauloises. Cependant, on connait les instruments Ă la disposition de celle ou celui qui cuisinait, les produits qui existaient Ă ce moment-lĂ , les animaux quâils Ă©levaient ou chassaient⊠et, donc, on peut ainsi reconstituer avec une petite marge dâerreur ce que les Gaulois mangeaient. Dâailleurs dire les Gaulois est un terme un peu abusif car il y avait des Gaulois dans des rĂ©gions trĂšs diffĂ©rentes, donc avec des variantes de fruits, de lĂ©gumes sauvages, dâanimaux chassĂ©s⊠Donc, cela Ă©tant posĂ©, entrons dans la cuisine gauloise !
Mais qui dit cuisine, dit instruments, moyen de chauffage, plats, assiettes, couverts⊠LĂ , on va apprendre tout sur les pots, sur les couteaux, les seaux cerclĂ©s, sur les meules, les chaudrons, les grills, les broches et les Ă©cuelles, bien sĂ»r ! Câest tout simplement passionnant et il ne reste plus quâĂ aller au puits chercher de lâeau pour se mettre au travail⊠Pour le coup, ce qui semblait au dĂ©part un livre de cuisine se transforme en livre dâarchĂ©ologie illustrĂ© et petit Ă petit on se prĂ©pare Ă cuisiner. Certes, vous allez le faire chez vous, avec vos Ă©quipements du vingt-et-uniĂšme siĂšcle mais Ă tout moment vous allez comprendre ce qui se passait vingt siĂšcles avantâŠ
Il en sera de mĂȘme pour les questions de la conservation, des habitudes alimentaires, du transport des produits, des cultures⊠Mais je vous sens bouillir dâimpatience : que mangeaient-ils rĂ©ellement ? Comment faire un repas gaulois ? Je pourrais vous dire quâil suffit dâaller Ă Bibracte et de manger Ă midi sur place un bon repas gaulois. Nous lâavons fait et ce fut une belle expĂ©rience. Il faudra quand mĂȘme avoir en tĂȘte que ce sont les cĂ©rĂ©ales qui constituent la base de lâalimentation beaucoup plus que la viande. Quant au fromage, il est bien là ⊠comme quoi les traditions nâapparaissent pas par hasard !
Quelques recettes qui tentent nos gosiers affamĂ©s : poireaux au miel, salades de fĂšves, petits pois au lard, truite fumĂ©e, poulet grillĂ©, soupes diverses⊠Franchement, de nombreux plats donnent envie et mon sentiment, validĂ© par le repas sur place, câest que câest une façon de redĂ©couvrir certains aliments avec des Ă©pices que lâon sous-estime trop⊠Câest aussi une cuisine qui utilise des baies comme les myrtilles, en salĂ© comme en sucrĂ© !
Alors, comment vous dire autre chose que « tous en cuisine, bonne lecture, bon appétit ! »
Mais avant dâĂȘtre des recettes (car il ne sâagit pas seulement dâun livre de cuisine), les auteurs vont nous faire entrer dans un univers particulier. En effet, on a peu dâĂ©lĂ©ments concrets sur les recettes gauloises. Cependant, on connait les instruments Ă la disposition de celle ou celui qui cuisinait, les produits qui existaient Ă ce moment-lĂ , les animaux quâils Ă©levaient ou chassaient⊠et, donc, on peut ainsi reconstituer avec une petite marge dâerreur ce que les Gaulois mangeaient. Dâailleurs dire les Gaulois est un terme un peu abusif car il y avait des Gaulois dans des rĂ©gions trĂšs diffĂ©rentes, donc avec des variantes de fruits, de lĂ©gumes sauvages, dâanimaux chassĂ©s⊠Donc, cela Ă©tant posĂ©, entrons dans la cuisine gauloise !
Mais qui dit cuisine, dit instruments, moyen de chauffage, plats, assiettes, couverts⊠LĂ , on va apprendre tout sur les pots, sur les couteaux, les seaux cerclĂ©s, sur les meules, les chaudrons, les grills, les broches et les Ă©cuelles, bien sĂ»r ! Câest tout simplement passionnant et il ne reste plus quâĂ aller au puits chercher de lâeau pour se mettre au travail⊠Pour le coup, ce qui semblait au dĂ©part un livre de cuisine se transforme en livre dâarchĂ©ologie illustrĂ© et petit Ă petit on se prĂ©pare Ă cuisiner. Certes, vous allez le faire chez vous, avec vos Ă©quipements du vingt-et-uniĂšme siĂšcle mais Ă tout moment vous allez comprendre ce qui se passait vingt siĂšcles avantâŠ
Il en sera de mĂȘme pour les questions de la conservation, des habitudes alimentaires, du transport des produits, des cultures⊠Mais je vous sens bouillir dâimpatience : que mangeaient-ils rĂ©ellement ? Comment faire un repas gaulois ? Je pourrais vous dire quâil suffit dâaller Ă Bibracte et de manger Ă midi sur place un bon repas gaulois. Nous lâavons fait et ce fut une belle expĂ©rience. Il faudra quand mĂȘme avoir en tĂȘte que ce sont les cĂ©rĂ©ales qui constituent la base de lâalimentation beaucoup plus que la viande. Quant au fromage, il est bien là ⊠comme quoi les traditions nâapparaissent pas par hasard !
Quelques recettes qui tentent nos gosiers affamĂ©s : poireaux au miel, salades de fĂšves, petits pois au lard, truite fumĂ©e, poulet grillĂ©, soupes diverses⊠Franchement, de nombreux plats donnent envie et mon sentiment, validĂ© par le repas sur place, câest que câest une façon de redĂ©couvrir certains aliments avec des Ă©pices que lâon sous-estime trop⊠Câest aussi une cuisine qui utilise des baies comme les myrtilles, en salĂ© comme en sucrĂ© !
Alors, comment vous dire autre chose que « tous en cuisine, bonne lecture, bon appétit ! »
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et, comme hier nous parlions de cuisine gauloise, il mâa semblĂ© naturel de continuer Ă rester dans cette mĂȘme pĂ©riode en mangeant du sanglier⊠Certes, il se dit, cĂŽtĂ© scientifique, que nos amis gaulois ne mangeaient pas trop de cet animal qui Ă©tait pour le moins protĂ©gĂ© voire sacrĂ©, il nâen demeure pas moins vrai que AstĂ©rix, ObĂ©lix et tous les habitants du village dâirrĂ©ductibles Gaulois se rĂ©galaient lors de grands banquets de ce fameux sanglier rĂŽti !
Alors, vouloir parler des aventures dâAstĂ©rix et ObĂ©lix, câest choisir un album parmi lâensemble de la sĂ©rie. LĂ , les choses se compliquent considĂ©rablement. Jâaurais pu choisir AstĂ©rix et ClĂ©opĂątre mais câest un album que je vous ai dĂ©jĂ prĂ©sentĂ© en long et en dĂ©tail, donc jâai prĂ©fĂ©rĂ© prendre AstĂ©rix et les Goths ; une Ćuvre signĂ© RenĂ© Goscinny pour le scĂ©nario et Albert Uderzo pour le dessin, donc un album de la sĂ©rie initiale, le troisiĂšme, paru 1963 ! Oui, cela ne date pas dâhier et les planches sont paris dans le journal Pilote⊠Une autre Ă©poque !
Cet album des aventures de notre petit Gaulois teigneux et courageux trouve lĂ son premier grand chapitre. Nous sommes en 1963, et pour la premiĂšre fois le scĂ©nario de notre ami regrettĂ© Goscinny sâaffermit et prend de lâampleur avec un dessin dâUderzo qui sâanime, prend de la consistance et dĂ©gage de lâĂ©nergie ! Nous nâen sommes quâau troisiĂšme album de la sĂ©rie mais nous sommes dĂ©jĂ sur le chemin des grands Ă©pisodes, ceux qui vont marquer nos esprits Ă jamais : AstĂ©rix Gladiateur, Le tour de Gaule, AstĂ©rix et ClĂ©opĂątre, Le combat des chefsâŠ
Une des particularitĂ©s de cet album est de voir comment nos deux auteurs ont mis en place un systĂšme qui permet Ă chaque lecteur de prendre conscience des langues Ă©trangĂšres tout en ne lisant que le français⊠et, pourtant, les personnages parlent en gaulois, romain, goth⊠Câest un chef dâĆuvre pour ce qui est lâutilisation de la typographie pour faire naitre la bande son de lâĂ©pisodeâŠ
Câest aussi une fĂȘte permanente du jeu de mot, du calembour, de la parodie politique et diplomatique, de la bande dessinĂ©e humoristique. Il faut rĂ©aliser quâĂ lâĂ©poque les auteurs viennent bouleverser les habitudes des lecteurs et que lâon est en pleine pĂ©riode gaullienne, juste aprĂšs la Guerre dâAlgĂ©rie.
En fin dâouvrage, dâailleurs, il y a une explication sur la guerre psychologique avec une Ă©tude spĂ©cialisĂ©e et richement documentĂ©e sur les cĂ©lĂšbres guerres astĂ©rixiennes, celles qui donneront Ă deux grands chefs claniques la possibilitĂ© de sâaffronter dans un combat extraordinaire, jâai citĂ© les grands TĂ©lĂ©fĂ©ric et Cloridric. Cette Ă©tude sera reprise beaucoup plus tard par un certain Clausewitz ! Mais lâexpression « guerre psychologique » Ă©tait aussi dans le langage des officiers gĂ©nĂ©raux en Indochine et en AlgĂ©rieâŠ
Cet album est donc Ă lire, relire pour voir comment est nĂ©e la lĂ©gende dâAstĂ©rix⊠ou comment le gĂ©nie de RenĂ© Goscinny est arrivĂ© jusquâĂ nous ! Alors, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, vous devriez rouvrir cette magnifique sĂ©rie !
Alors, vouloir parler des aventures dâAstĂ©rix et ObĂ©lix, câest choisir un album parmi lâensemble de la sĂ©rie. LĂ , les choses se compliquent considĂ©rablement. Jâaurais pu choisir AstĂ©rix et ClĂ©opĂątre mais câest un album que je vous ai dĂ©jĂ prĂ©sentĂ© en long et en dĂ©tail, donc jâai prĂ©fĂ©rĂ© prendre AstĂ©rix et les Goths ; une Ćuvre signĂ© RenĂ© Goscinny pour le scĂ©nario et Albert Uderzo pour le dessin, donc un album de la sĂ©rie initiale, le troisiĂšme, paru 1963 ! Oui, cela ne date pas dâhier et les planches sont paris dans le journal Pilote⊠Une autre Ă©poque !
Cet album des aventures de notre petit Gaulois teigneux et courageux trouve lĂ son premier grand chapitre. Nous sommes en 1963, et pour la premiĂšre fois le scĂ©nario de notre ami regrettĂ© Goscinny sâaffermit et prend de lâampleur avec un dessin dâUderzo qui sâanime, prend de la consistance et dĂ©gage de lâĂ©nergie ! Nous nâen sommes quâau troisiĂšme album de la sĂ©rie mais nous sommes dĂ©jĂ sur le chemin des grands Ă©pisodes, ceux qui vont marquer nos esprits Ă jamais : AstĂ©rix Gladiateur, Le tour de Gaule, AstĂ©rix et ClĂ©opĂątre, Le combat des chefsâŠ
Une des particularitĂ©s de cet album est de voir comment nos deux auteurs ont mis en place un systĂšme qui permet Ă chaque lecteur de prendre conscience des langues Ă©trangĂšres tout en ne lisant que le français⊠et, pourtant, les personnages parlent en gaulois, romain, goth⊠Câest un chef dâĆuvre pour ce qui est lâutilisation de la typographie pour faire naitre la bande son de lâĂ©pisodeâŠ
Câest aussi une fĂȘte permanente du jeu de mot, du calembour, de la parodie politique et diplomatique, de la bande dessinĂ©e humoristique. Il faut rĂ©aliser quâĂ lâĂ©poque les auteurs viennent bouleverser les habitudes des lecteurs et que lâon est en pleine pĂ©riode gaullienne, juste aprĂšs la Guerre dâAlgĂ©rie.
En fin dâouvrage, dâailleurs, il y a une explication sur la guerre psychologique avec une Ă©tude spĂ©cialisĂ©e et richement documentĂ©e sur les cĂ©lĂšbres guerres astĂ©rixiennes, celles qui donneront Ă deux grands chefs claniques la possibilitĂ© de sâaffronter dans un combat extraordinaire, jâai citĂ© les grands TĂ©lĂ©fĂ©ric et Cloridric. Cette Ă©tude sera reprise beaucoup plus tard par un certain Clausewitz ! Mais lâexpression « guerre psychologique » Ă©tait aussi dans le langage des officiers gĂ©nĂ©raux en Indochine et en AlgĂ©rieâŠ
Cet album est donc Ă lire, relire pour voir comment est nĂ©e la lĂ©gende dâAstĂ©rix⊠ou comment le gĂ©nie de RenĂ© Goscinny est arrivĂ© jusquâĂ nous ! Alors, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, vous devriez rouvrir cette magnifique sĂ©rie !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et câest une pĂ©riode propice aux relectures, aux lectures en retard et aux dĂ©couvertes en tout genre⊠Seulement, vous entendez souvent cette petite musique en sourdine⊠il ne faut pas tout lire, il faut réécrire les Ćuvres car elles sont trop machistes, racistes, colonialistes, antisĂ©mites, violentes, antidĂ©mocratiques et que sais-je encore ! Alors, on le sait, certaines Ćuvres sont réécrites, avec des titres changĂ©s voire disparaissent des librairies, des bibliothĂšques, des cycles scolaires et universitaires⊠On parle alors dans la presse de wokisme, de dictature, de grandes purges⊠Mais est-il possible de voir cela dâune façon plus paisible pour comprendre ce qui se joue ?
Câest ce que tente de faire avec talent Laure Murat dans un petit essai, Toutes les Ă©poques sont dĂ©gueulasses, et je considĂšre que ce texte est totalement adaptĂ© Ă une bonne rĂ©flexion estivale mĂȘme si on nâest pas obligĂ© de partager toutes les idĂ©es de lâautrice.
Pour commencer, de façon Ă calmer les esprits, Laure Murat rappelle que la réécriture des Ćuvres nâest pas une spĂ©cificitĂ© dâaujourdâhui, du dĂ©but du vingt-et-uniĂšme siĂšcle. Il suffit de visiter la bibliothĂšque de certains collectionneurs et de dĂ©couvrir des « versions non expurgĂ©es » pour comprendre que la censure a fonctionnĂ© pendant des siĂšcles⊠Oui, je dis bien censure car câest une forme de censure que de réécrire un ouvrage, dâen enlever certaines parties, de changer des termes⊠Reste Ă savoir pourquoi on agit ainsi ? Câest lĂ que Laure Murat devient explicite et assez lumineuse.
Quand nous Ă©tions enfants, je parle de ma gĂ©nĂ©ration, dans les collections destinĂ©es Ă la jeunesse, il y avait dĂ©jĂ des versions réécrites avec suppression de certaines scĂšnes, usage dâun vocabulaire plus usuel, volume de pages plus restreint⊠On nâen faisait pas tout un plat et, Ă lâadolescence, on dĂ©couvrait les mĂȘmes Ćuvres plus volumineuses et sans coupures.
Reste alors maintenant la question dâune réécriture pour des raisons morales, politiques ou autres⊠Pour rĂ©pondre Ă cela, Laure Murat prend lâexemple dâAgatha Christie, de Ian Fleming, de Roald Dahl⊠Ces trois auteurs ont Ă©tĂ© réécrits et elle explique deux choses : dâune part, il y avait bien chez ces trois auteurs des Ă©lĂ©ments objectivement choquants pour un lecteur ou une lectrice dâaujourdâhui. En particulier, du racisme, du sexisme, de la grossophobie, de lâutilisation de stĂ©rĂ©otypes sur certains peuples⊠Mais, on a corrigĂ© certains de ces points sans pour autant tous les enlever. Si aprĂšs avoir fourni un effort sur la considĂ©ration et le respect envers les femmes, je laisse passer que les Nord-CorĂ©ens sont comme des singes, ai-je amĂ©liorĂ© rĂ©ellement lâĆuvre ?
Donc, Laure Murat est plutĂŽt contre la réécriture des Ćuvres pour des raisons de morale, elle pense quâil a deux autres solutions bien meilleures : ne pas les lire ou les proposer avec un appareil critique de qualitĂ©. Mais plutĂŽt que de vous contenter de ma lecture de ce petit opus, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, nâhĂ©sitez pas Ă vous plonger dans « Toutes les Ă©poques sont dĂ©gueulasses » !
Câest ce que tente de faire avec talent Laure Murat dans un petit essai, Toutes les Ă©poques sont dĂ©gueulasses, et je considĂšre que ce texte est totalement adaptĂ© Ă une bonne rĂ©flexion estivale mĂȘme si on nâest pas obligĂ© de partager toutes les idĂ©es de lâautrice.
Pour commencer, de façon Ă calmer les esprits, Laure Murat rappelle que la réécriture des Ćuvres nâest pas une spĂ©cificitĂ© dâaujourdâhui, du dĂ©but du vingt-et-uniĂšme siĂšcle. Il suffit de visiter la bibliothĂšque de certains collectionneurs et de dĂ©couvrir des « versions non expurgĂ©es » pour comprendre que la censure a fonctionnĂ© pendant des siĂšcles⊠Oui, je dis bien censure car câest une forme de censure que de réécrire un ouvrage, dâen enlever certaines parties, de changer des termes⊠Reste Ă savoir pourquoi on agit ainsi ? Câest lĂ que Laure Murat devient explicite et assez lumineuse.
Quand nous Ă©tions enfants, je parle de ma gĂ©nĂ©ration, dans les collections destinĂ©es Ă la jeunesse, il y avait dĂ©jĂ des versions réécrites avec suppression de certaines scĂšnes, usage dâun vocabulaire plus usuel, volume de pages plus restreint⊠On nâen faisait pas tout un plat et, Ă lâadolescence, on dĂ©couvrait les mĂȘmes Ćuvres plus volumineuses et sans coupures.
Reste alors maintenant la question dâune réécriture pour des raisons morales, politiques ou autres⊠Pour rĂ©pondre Ă cela, Laure Murat prend lâexemple dâAgatha Christie, de Ian Fleming, de Roald Dahl⊠Ces trois auteurs ont Ă©tĂ© réécrits et elle explique deux choses : dâune part, il y avait bien chez ces trois auteurs des Ă©lĂ©ments objectivement choquants pour un lecteur ou une lectrice dâaujourdâhui. En particulier, du racisme, du sexisme, de la grossophobie, de lâutilisation de stĂ©rĂ©otypes sur certains peuples⊠Mais, on a corrigĂ© certains de ces points sans pour autant tous les enlever. Si aprĂšs avoir fourni un effort sur la considĂ©ration et le respect envers les femmes, je laisse passer que les Nord-CorĂ©ens sont comme des singes, ai-je amĂ©liorĂ© rĂ©ellement lâĆuvre ?
Donc, Laure Murat est plutĂŽt contre la réécriture des Ćuvres pour des raisons de morale, elle pense quâil a deux autres solutions bien meilleures : ne pas les lire ou les proposer avec un appareil critique de qualitĂ©. Mais plutĂŽt que de vous contenter de ma lecture de ce petit opus, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, nâhĂ©sitez pas Ă vous plonger dans « Toutes les Ă©poques sont dĂ©gueulasses » !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et nous allons continuer aujourdâhui Ă parler de la sĂ©rie policiĂšre de Peter May que nous avons commencĂ© cet Ă©tĂ©, Assassins sans visages. Aujourdâhui, ce sera lâĂ©pisode trois, La trace de sang. Je redonne juste quelques Ă©lĂ©ments pour ceux qui nâauraient pas suivi cette aventure dĂšs le dĂ©part : Enzo McLeod est un ancien mĂ©decin lĂ©giste Ă©cossais qui sâest installĂ© en France et ne pouvant plus exercer son mĂ©tier dâorigine est devenu un expert universitaire du crime et de la mĂ©decine lĂ©gale. Un jour, il sâest lancĂ© dans la rĂ©solution de sept crimes que la police française nâavait pas rĂ©solus et quâun journaliste, Roger Raffin, avait prĂ©sentĂ© dans un livre Ă succĂšs⊠Au dĂ©part, un pari stupide lors dâune soirĂ©e bien arrosĂ©e puis un objectif de vie ou presqueâŠ
DeuxiĂšme Ă©lĂ©ment Ă avoir en tĂȘte pour les lecteurs : si chaque roman peut ĂȘtre lu de façon autonome, les aventures de la famille de McLeod mĂ©ritent quand mĂȘme une lecture suivie et dans lâordre. Câest une partie forte de la sĂ©rie romanesque. Oui, nous sommes dans un polar, mais câest avant tout un roman de qualitĂ© ! Je trouve ce troisiĂšme opus trĂšs bien construit : un problĂšme existentiel pour Enzo avec la perspective de sa propre mort, un problĂšme dâidentitĂ© rĂ©current avec plusieurs personnages qui sâinterrogent sur qui ils sont, lâexistence de secrets de famille en lien avec lâidentitĂ© et, enfin, quelques bonnes rĂ©flexions sur lâamour humainâŠ
Ah, jâoubliais, on est bien dans un roman policier avec diffĂ©rents crimes Ă©chelonnĂ©s dans le temps : un kidnapping, un meurtre dâun homosexuel avec une affaire de chantage probable, une Ă©limination violente Ă Strasbourg, des coups de feu intempestifs⊠bref, aucun doute, on est bien dans un roman policier qui est passionnant, trĂšs prenant, aux limites du thriller mĂȘme sâil nâest pas toujours si simple dâen dĂ©finir le contour. AprĂšs tout, on ne tremble pas tous dans les mĂȘmes lectures et câest ce qui permet Ă chacun de trouver le polar qui lui convient. Cette sĂ©rie me convient parfaitement pour une lecture estivale dâoĂč la lecture de cette sĂ©rie aprĂšs la dĂ©couverte par hasard du tome cinqâŠ
Depuis la lecture du cycle Trilogie de Lewis ou cycle Ă©cossais, du mĂȘme Peter May, je pense que ce romancier est bien lâun des grands auteurs contemporains du roman policier. Il a un style incisif, fort, maitrise la construction du suspense, nâhĂ©site pas Ă donner de lâĂ©paisseur Ă ses personnages quitte Ă nous offrir des romans assez volumineux. La taille ne doit dâailleurs pas vous effrayer car la lecture est fluide et la traduction est trĂšs bonneâŠ
Alors, puisque lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, trĂšs bonne lecture !
DeuxiĂšme Ă©lĂ©ment Ă avoir en tĂȘte pour les lecteurs : si chaque roman peut ĂȘtre lu de façon autonome, les aventures de la famille de McLeod mĂ©ritent quand mĂȘme une lecture suivie et dans lâordre. Câest une partie forte de la sĂ©rie romanesque. Oui, nous sommes dans un polar, mais câest avant tout un roman de qualitĂ© ! Je trouve ce troisiĂšme opus trĂšs bien construit : un problĂšme existentiel pour Enzo avec la perspective de sa propre mort, un problĂšme dâidentitĂ© rĂ©current avec plusieurs personnages qui sâinterrogent sur qui ils sont, lâexistence de secrets de famille en lien avec lâidentitĂ© et, enfin, quelques bonnes rĂ©flexions sur lâamour humainâŠ
Ah, jâoubliais, on est bien dans un roman policier avec diffĂ©rents crimes Ă©chelonnĂ©s dans le temps : un kidnapping, un meurtre dâun homosexuel avec une affaire de chantage probable, une Ă©limination violente Ă Strasbourg, des coups de feu intempestifs⊠bref, aucun doute, on est bien dans un roman policier qui est passionnant, trĂšs prenant, aux limites du thriller mĂȘme sâil nâest pas toujours si simple dâen dĂ©finir le contour. AprĂšs tout, on ne tremble pas tous dans les mĂȘmes lectures et câest ce qui permet Ă chacun de trouver le polar qui lui convient. Cette sĂ©rie me convient parfaitement pour une lecture estivale dâoĂč la lecture de cette sĂ©rie aprĂšs la dĂ©couverte par hasard du tome cinqâŠ
Depuis la lecture du cycle Trilogie de Lewis ou cycle Ă©cossais, du mĂȘme Peter May, je pense que ce romancier est bien lâun des grands auteurs contemporains du roman policier. Il a un style incisif, fort, maitrise la construction du suspense, nâhĂ©site pas Ă donner de lâĂ©paisseur Ă ses personnages quitte Ă nous offrir des romans assez volumineux. La taille ne doit dâailleurs pas vous effrayer car la lecture est fluide et la traduction est trĂšs bonneâŠ
Alors, puisque lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, trĂšs bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et, aprĂšs avoir parlĂ© de cuisine gauloise puis dâAstĂ©rix créé par RenĂ© Goscinny et Albert Uderzo, jâai eu envire de poursuivre cette gauloiserie en traitant des aventures dâAstĂ©rix aprĂšs la disparition de Goscinny et Uderzo. Lorsque le scĂ©nariste Goscinny a disparu (1977), le dessinateur Uderzo a continuĂ© seul. Câest une pĂ©riode que jâai moins apprĂ©ciĂ©e car je trouve que la sĂ©rie a alors perdu de sa capacitĂ© Ă faire rire, ce fut une sĂ©rie dâalbums un peu fades. Puis, lorsque Uderzo nâa plus pu dessiner (2013) et surtout Ă sa mort (2020), la sĂ©rie a pris un autre envol avec Jean-Yves Ferri (scĂ©nario) et Didier Conrad (dessin). Et câest avec un de leurs albums que je vous propose de faire une petite halte estivale.
AstĂ©rix et ObĂ©lix font partie de notre patrimoine culturel, câest un fait indĂ©niable et je ne vais pas bouder mon plaisir quand on retrouve un vĂ©ritable scĂ©nariste Ă la construction des albums et un dessinateur remarquable qui propose de prolonger la vie de nos hĂ©ros. Jâentends bien ceux qui disent que rien nâarrive de bien passionnant Ă nos Gaulois, mais jâai envie de leur rĂ©pondre que je suis heureux quâils soient encore en vie ! Ce fut dâabord AstĂ©rix chez les Pictes â album dont jâavais dit le bien que je pensais aprĂšs les dĂ©sastres vĂ©cus â et voilĂ maintenant Le papyrus de CĂ©sar. Jean-Yves Ferri et Didier Conrad semblent vouloir entrer progressivement dans la tenue des auteurs dâAstĂ©rix et ObĂ©lix et les premiers lecteurs ont dit haut et fort leur satisfaction. Il faut dire que voir AstĂ©rix revenir en force est comme un bain de jouvence pour certains⊠Pourquoi pas ?
Tout dâabord, soyons clairs et honnĂȘtes, Le papyrus de CĂ©sar nâest pas un Ă©chec ni une daube sans saveur, câest bien un album des aventures dâAstĂ©rix et ObĂ©lix, il est dans la tradition des ouvrages des crĂ©ateurs et on peut imaginer que Goscinny nâa pas rĂ©alisĂ© un triple salto vrillĂ© dans sa tombe. Est-ce un objet digne dâadmiration et dâĂ©loge ? Câest ce qui reste Ă prouver !
Je nâinsisterai pas sur le dessin qui est trĂšs propre et conforme Ă celui dâUderzo et pour lequel Didier Conrad est plutĂŽt bon. Le scĂ©nario, ce qui pĂȘchait le plus depuis le dĂ©part de Goscinny, est cohĂ©rent dans ses grandes lignes, il y a des gags, et je lâavoue sans problĂšme, plusieurs fois jâai ri de bon cĆur. Cela suffit-il pour avoir un bon scĂ©nario dans la sĂ©rie ? Pas complĂštement car je trouve que si certains personnages sont bien trouvĂ©s â je pense Ă Promoplus et DoublepolĂ©mix â il faut reconnaĂźtre que le scĂ©nariste nâen tire pas tout le profit quâil pourrait. Câest un peu comme si Goscinny nâavait pas poussĂ© Goudurix ou DĂ©tritus au bout de leur rĂŽle, de leur trajectoire⊠Tous les personnages chez Goscinny Ă©taient usĂ©s jusquâĂ la corde avant dâĂȘtre abandonnĂ©s, ils rendaient lâĂąme, ils ne se contentaient pas de jouer un petit bout avant de disparaĂźtreâŠ
Pour ce qui est des gags, il faudrait rappeler aux auteurs que lâon nâimite pas Goscinny en semant quelques Ă©clats de rire mais en saturant lâalbum de plaisanteries, dâallusions, de parodies et autres jeux de mots jusquâĂ ce moment diabolique oĂč le lecteur ne sait plus sâil va pouvoir reprendre son souffle⊠Oui, je me souviens de mon pĂšre lisant Le tour de Gaule, AstĂ©rix et ClĂ©opĂątre ou Le combat des chefs⊠Nous en sommes encore loin⊠Mais, on est bien sur la route !
Ma conclusion est simple. Oui les auteurs ont rĂ©ussi Ă reprendre la sĂ©rie, Ă la faire revivre mais il y a encore du chemin Ă parcourir pour prĂ©tendre avoir mis ses pas dans ceux de Goscinny et Uderzo. On pourrait dire au duo dâartistes « peut mieux faire ».
Alors, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, la relecture des albums de Goscinny et Uderzo sâimpose (24 albums) puis, sans vouloir offenser Uderzo, passez directement Ă AstĂ©rix chez les Pictes⊠Bonne lecture !
AstĂ©rix et ObĂ©lix font partie de notre patrimoine culturel, câest un fait indĂ©niable et je ne vais pas bouder mon plaisir quand on retrouve un vĂ©ritable scĂ©nariste Ă la construction des albums et un dessinateur remarquable qui propose de prolonger la vie de nos hĂ©ros. Jâentends bien ceux qui disent que rien nâarrive de bien passionnant Ă nos Gaulois, mais jâai envie de leur rĂ©pondre que je suis heureux quâils soient encore en vie ! Ce fut dâabord AstĂ©rix chez les Pictes â album dont jâavais dit le bien que je pensais aprĂšs les dĂ©sastres vĂ©cus â et voilĂ maintenant Le papyrus de CĂ©sar. Jean-Yves Ferri et Didier Conrad semblent vouloir entrer progressivement dans la tenue des auteurs dâAstĂ©rix et ObĂ©lix et les premiers lecteurs ont dit haut et fort leur satisfaction. Il faut dire que voir AstĂ©rix revenir en force est comme un bain de jouvence pour certains⊠Pourquoi pas ?
Tout dâabord, soyons clairs et honnĂȘtes, Le papyrus de CĂ©sar nâest pas un Ă©chec ni une daube sans saveur, câest bien un album des aventures dâAstĂ©rix et ObĂ©lix, il est dans la tradition des ouvrages des crĂ©ateurs et on peut imaginer que Goscinny nâa pas rĂ©alisĂ© un triple salto vrillĂ© dans sa tombe. Est-ce un objet digne dâadmiration et dâĂ©loge ? Câest ce qui reste Ă prouver !
Je nâinsisterai pas sur le dessin qui est trĂšs propre et conforme Ă celui dâUderzo et pour lequel Didier Conrad est plutĂŽt bon. Le scĂ©nario, ce qui pĂȘchait le plus depuis le dĂ©part de Goscinny, est cohĂ©rent dans ses grandes lignes, il y a des gags, et je lâavoue sans problĂšme, plusieurs fois jâai ri de bon cĆur. Cela suffit-il pour avoir un bon scĂ©nario dans la sĂ©rie ? Pas complĂštement car je trouve que si certains personnages sont bien trouvĂ©s â je pense Ă Promoplus et DoublepolĂ©mix â il faut reconnaĂźtre que le scĂ©nariste nâen tire pas tout le profit quâil pourrait. Câest un peu comme si Goscinny nâavait pas poussĂ© Goudurix ou DĂ©tritus au bout de leur rĂŽle, de leur trajectoire⊠Tous les personnages chez Goscinny Ă©taient usĂ©s jusquâĂ la corde avant dâĂȘtre abandonnĂ©s, ils rendaient lâĂąme, ils ne se contentaient pas de jouer un petit bout avant de disparaĂźtreâŠ
Pour ce qui est des gags, il faudrait rappeler aux auteurs que lâon nâimite pas Goscinny en semant quelques Ă©clats de rire mais en saturant lâalbum de plaisanteries, dâallusions, de parodies et autres jeux de mots jusquâĂ ce moment diabolique oĂč le lecteur ne sait plus sâil va pouvoir reprendre son souffle⊠Oui, je me souviens de mon pĂšre lisant Le tour de Gaule, AstĂ©rix et ClĂ©opĂątre ou Le combat des chefs⊠Nous en sommes encore loin⊠Mais, on est bien sur la route !
Ma conclusion est simple. Oui les auteurs ont rĂ©ussi Ă reprendre la sĂ©rie, Ă la faire revivre mais il y a encore du chemin Ă parcourir pour prĂ©tendre avoir mis ses pas dans ceux de Goscinny et Uderzo. On pourrait dire au duo dâartistes « peut mieux faire ».
Alors, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, la relecture des albums de Goscinny et Uderzo sâimpose (24 albums) puis, sans vouloir offenser Uderzo, passez directement Ă AstĂ©rix chez les Pictes⊠Bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et je vous avais promis de revenir sur lâhistoire de la Belgique, donc prolongeons ce regard rapide sur lâhistoire de nos voisins⊠Nous avions vu le dĂ©clenchement de la rĂ©volte (ou rĂ©volution) contre les reprĂ©sentants des Pays-Bas, comment un roi avait Ă©tĂ© choisi et câest ainsi que LĂ©opold de Saxe-Cobourg-Githa a prĂȘtĂ© serment pour dĂ©fendre lâintĂ©gritĂ© de ce territoire belge⊠Peut-ĂȘtre imaginait-il que ce serait de tout reposâŠ
Tout dâabord, tous les pays europĂ©ens avaient pensĂ© un peu trop rapidement que lâaffaire Ă©tait entendue et que les Pays-Bas avaient dĂ©finitivement acceptĂ© lâindĂ©pendance belge⊠Erreur et trĂšs vite les soldats des Pays-Bas reviennent pour tenter de reprendre ce quâils considĂ©raient comme une simple rĂ©gion de chez eux⊠En 1831, les combats reprennent et la Belgique est trĂšs seule et trĂšs faible. Fragile aussi au niveau politique puisque la chambre des dĂ©putĂ©s nâexiste pas encore faute dâĂ©lections. Le roi se tourne vers la France et lâAngleterre. Le roi se montre courageux, intrĂ©pide, sa prĂ©sence rassure et finalement cela compense la faiblesse militaire belge.
Les Pays-Bas vont capituler en dĂ©cembre 1832 mais rien nâest encore dĂ©finitif et les troubles entre les deux voisins se prolongent⊠Ce nâest quâĂ partir de 1839 que la Belgique voit son indĂ©pendance dĂ©finitivement reconnue. Le roi profite de cette expĂ©rience pour construire la dĂ©fense de son royaume en se basant sur une armĂ©e de 80000 hommes. La Belgique initiale de 1830 perd quelques bouts de territoire mais voit quand mĂȘme rester le cĆur de ce qui devient la Belgique moderne.
LĂ©opold nâavait pas dâenfant et Ă©tait veuf. Se pose donc la question de sa descendance et succession. Câest ainsi quâil Ă©pouse en 1832 la fille Louise dâOrlĂ©ans, fille de Louis-Philippe 1er. Câest une forme de petit clin dâĆil alors que le premier candidat Ă la couronne Ă©tait le fils du mĂȘme roi, le duc de Nemours. Cette femme saura se faire aimer du roi et du peuple belge mais sera emportĂ©e trop tĂŽt aprĂšs avoir donnĂ© trois enfants vivants Ă LĂ©opold. Elle dĂ©cĂšde en 1850 Ă lâĂąge de 38 ans. On la nommait « Louise la bien aimĂ©e ».
Ses trois enfants auront des destins diffĂ©rents : LĂ©opold II sera roi des Belges, Philippe de Belgique sera le pĂšre dâAlbert 1er mais ne rĂ©gnera pas. Il sera le successeur de LĂ©opold II quand son fils dĂ©cĂšdera et il mourut en 1905, Ă 36 ans. LĂ©opold II, lui, mourut en 1909. Enfin, Charlotte sera impĂ©ratrice du Mexique de façon Ă©phĂ©mĂšre et perdra la tĂȘte aprĂšs lâexĂ©cution de son mari, Maximilien 1er. Elle dĂ©cĂšdera en 1929âŠ
Quant Ă notre cher LĂ©opold II, il pourrait faire lâobjet dâun prochain Ă©pisode sur lâHistoire de la Belgique. Vous pouvez lire avec bonheur « Histoire des Belges et de la Belgique », ouvrage dâYves ManhĂšs⊠alors, bonne lecture !
Tout dâabord, tous les pays europĂ©ens avaient pensĂ© un peu trop rapidement que lâaffaire Ă©tait entendue et que les Pays-Bas avaient dĂ©finitivement acceptĂ© lâindĂ©pendance belge⊠Erreur et trĂšs vite les soldats des Pays-Bas reviennent pour tenter de reprendre ce quâils considĂ©raient comme une simple rĂ©gion de chez eux⊠En 1831, les combats reprennent et la Belgique est trĂšs seule et trĂšs faible. Fragile aussi au niveau politique puisque la chambre des dĂ©putĂ©s nâexiste pas encore faute dâĂ©lections. Le roi se tourne vers la France et lâAngleterre. Le roi se montre courageux, intrĂ©pide, sa prĂ©sence rassure et finalement cela compense la faiblesse militaire belge.
Les Pays-Bas vont capituler en dĂ©cembre 1832 mais rien nâest encore dĂ©finitif et les troubles entre les deux voisins se prolongent⊠Ce nâest quâĂ partir de 1839 que la Belgique voit son indĂ©pendance dĂ©finitivement reconnue. Le roi profite de cette expĂ©rience pour construire la dĂ©fense de son royaume en se basant sur une armĂ©e de 80000 hommes. La Belgique initiale de 1830 perd quelques bouts de territoire mais voit quand mĂȘme rester le cĆur de ce qui devient la Belgique moderne.
LĂ©opold nâavait pas dâenfant et Ă©tait veuf. Se pose donc la question de sa descendance et succession. Câest ainsi quâil Ă©pouse en 1832 la fille Louise dâOrlĂ©ans, fille de Louis-Philippe 1er. Câest une forme de petit clin dâĆil alors que le premier candidat Ă la couronne Ă©tait le fils du mĂȘme roi, le duc de Nemours. Cette femme saura se faire aimer du roi et du peuple belge mais sera emportĂ©e trop tĂŽt aprĂšs avoir donnĂ© trois enfants vivants Ă LĂ©opold. Elle dĂ©cĂšde en 1850 Ă lâĂąge de 38 ans. On la nommait « Louise la bien aimĂ©e ».
Ses trois enfants auront des destins diffĂ©rents : LĂ©opold II sera roi des Belges, Philippe de Belgique sera le pĂšre dâAlbert 1er mais ne rĂ©gnera pas. Il sera le successeur de LĂ©opold II quand son fils dĂ©cĂšdera et il mourut en 1905, Ă 36 ans. LĂ©opold II, lui, mourut en 1909. Enfin, Charlotte sera impĂ©ratrice du Mexique de façon Ă©phĂ©mĂšre et perdra la tĂȘte aprĂšs lâexĂ©cution de son mari, Maximilien 1er. Elle dĂ©cĂšdera en 1929âŠ
Quant Ă notre cher LĂ©opold II, il pourrait faire lâobjet dâun prochain Ă©pisode sur lâHistoire de la Belgique. Vous pouvez lire avec bonheur « Histoire des Belges et de la Belgique », ouvrage dâYves ManhĂšs⊠alors, bonne lecture !
Je vais commencer par un ouvrage que certains qualifieront de clivant, Histoire de lâURSS de Nicolas Werth, dans la collection Que sais-je ? des Ă©ditions Humensis. Pourquoi ce livre ? Tout dâabord, parce quâil est un essai de synthĂšse gĂ©nĂ©rale de lâhistoire de lâURSS et non un focus sur un personnage ou un Ă©vĂšnement. En prĂšs de 350 pages, on va passer de la RĂ©volution Ă la dislocation de lâEmpire, de Nicolas II Ă la PerestroĂŻka.
Peut-ĂȘtre juste prĂ©ciser que cette"Histoire de lâURSS" de Nicolas WERTH, c'est en deux volumes:
- Histoire de l'Union soviétique de Lénine à Staline (1917-1953) &
- Histoire de l'Union soviétique de Khrouchtchev à Gorbatchev (1953-1991)
puisque, c'est connu de tous, un "Que sais-je?" c'est... 128 pages !
Mais, cher Septularisen, ma version est en un seul volume de 342 pages !
Vous devez ĂȘtre connectĂ© pour poster des messages : S'identifier ou Devenir membre