LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et nous nâĂ©chappons pas Ă lâidĂ©e dâajuster nos lectures en fonction de la situation du monde, de notre pays ou de notre propre vie. Donc, il nâest pas Ă©tonnant de lire des livres dâhistoire pour comprendre dâoĂč lâon vient, pour avoir des Ă©clairages spĂ©cifiques sur lâUkraine et la Russie, sur le Moyen-Orient, sur le Groenland et que sais-je encore⊠Mais, comme la politique semble un peu malade chez nous, on peut aussi rĂ©flĂ©chir Ă notre dĂ©mocratie et son avenir⊠Oui, je sais, sujet dĂ©licat mais donc bien incontournable !
Pour cela je propose dâinviter les philosophes Ă prendre un petit cafĂ© avec nous. Alors, jâaurais pu dĂ©ployer un tapis rouge Ă quelques penseurs grecs dont les livres ont posĂ© les jalons de cette grande rĂ©flexion sur lâorganisation de la citĂ© et la politique. Mais souvent ces ouvrages consĂ©quents nous semblent â peut-ĂȘtre Ă tort â trop Ă©loignĂ©s de nos rĂ©alitĂ©s quotidiennes. Alors, jâai invitĂ© deux femmes du vingtiĂšme siĂšcle, deux femmes fortes, reconnues et aux idĂ©es pointues pour ne pas dire innovantes⊠Ce sont deux philosophes que jâaime beaucoup, que je lis rĂ©guliĂšrement et qui ne sont pas si simples dâaccĂšs, reconnaissons le.
Mais jâai choisi, pour aller Ă leur rencontre deux petits ouvrages qui ne sont pas, Ă proprement parler, des livres aboutis et terminĂ©s. Ce sont des Ă©crits qui auraient pu devenir plus mais qui sont restĂ©s des Ă©bauches, des notes, des travaux en cours : « Note sur la suppression gĂ©nĂ©rale des partis » de Simone Weil et « La politique a-t-elle encore un sens » dâHannah Arendt.
Simone Weil est arrivĂ©e Ă Londres pour rejoindre la France Libre et on lui demande de travailler sur les mesures quâil faudrait prendre pour reconstruire la France une fois la guerre terminĂ©e. Elle Ă©crit alors ce texte, Note sur la suppression gĂ©nĂ©rale des partis politiques. Pour elle, les partis politiques sont dangereux dans la mesure oĂč ils pousseraient les acteurs politiques dans un sens en bridant leur rĂ©flexion propre. Le parti dĂ©ciderait pour lâindividu sans laisser le libre arbitre⊠Dâailleurs sâil fallait illustrer ce point, on pourrait prendre le vote rĂ©cent sur la loi concernant la fin de vie. Durant les dĂ©bats, des partis ont exprimĂ© des positions parfois radicales. Si on se basait sur les points de vue la loi pouvait passer mais dâextrĂȘme justesse. Mais les partis ont laissĂ© chaque dĂ©putĂ© voter en son Ăąme et conscience et la loi est passĂ©e⊠Câest pour cela que Simone Weil prĂ©conisait de se passer des partis politiquesâŠ
Hannah Arendt, elle, sâinterroge sur le sens de la politique. Il faut dire que cette recherche du sens est une dĂ©marche permanente dans ses recherches et ses Ă©crits. Pour la politique, elle commence par surprendre ses lecteurs en affirmant que contrairement Ă des idĂ©es reçues, cette interrogation initiale sur le sens de la politique est vieille comme le monde ou presque. On nâa pas attendu le vingtiĂšme siĂšcle pour sembler dĂ©sabusĂ© de la politique, avoir des doutes sur le personnel politique et craindre la mĂ©diocritĂ© des dirigeants⊠Rien de nouveau dans ce monde ! Quand elle parle de la violence internationale, du commerce des armes et des tensions entre les pays, on a presque lâimpression quâelle parle de lâannĂ©e 2025âŠ
Bon, deux regards de qualitĂ© sur notre monde et comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, mĂȘme si les philosophes nâont pas toujours raison, je ne peux que vous souhaiter une bonne double lecture !
Pour cela je propose dâinviter les philosophes Ă prendre un petit cafĂ© avec nous. Alors, jâaurais pu dĂ©ployer un tapis rouge Ă quelques penseurs grecs dont les livres ont posĂ© les jalons de cette grande rĂ©flexion sur lâorganisation de la citĂ© et la politique. Mais souvent ces ouvrages consĂ©quents nous semblent â peut-ĂȘtre Ă tort â trop Ă©loignĂ©s de nos rĂ©alitĂ©s quotidiennes. Alors, jâai invitĂ© deux femmes du vingtiĂšme siĂšcle, deux femmes fortes, reconnues et aux idĂ©es pointues pour ne pas dire innovantes⊠Ce sont deux philosophes que jâaime beaucoup, que je lis rĂ©guliĂšrement et qui ne sont pas si simples dâaccĂšs, reconnaissons le.
Mais jâai choisi, pour aller Ă leur rencontre deux petits ouvrages qui ne sont pas, Ă proprement parler, des livres aboutis et terminĂ©s. Ce sont des Ă©crits qui auraient pu devenir plus mais qui sont restĂ©s des Ă©bauches, des notes, des travaux en cours : « Note sur la suppression gĂ©nĂ©rale des partis » de Simone Weil et « La politique a-t-elle encore un sens » dâHannah Arendt.
Simone Weil est arrivĂ©e Ă Londres pour rejoindre la France Libre et on lui demande de travailler sur les mesures quâil faudrait prendre pour reconstruire la France une fois la guerre terminĂ©e. Elle Ă©crit alors ce texte, Note sur la suppression gĂ©nĂ©rale des partis politiques. Pour elle, les partis politiques sont dangereux dans la mesure oĂč ils pousseraient les acteurs politiques dans un sens en bridant leur rĂ©flexion propre. Le parti dĂ©ciderait pour lâindividu sans laisser le libre arbitre⊠Dâailleurs sâil fallait illustrer ce point, on pourrait prendre le vote rĂ©cent sur la loi concernant la fin de vie. Durant les dĂ©bats, des partis ont exprimĂ© des positions parfois radicales. Si on se basait sur les points de vue la loi pouvait passer mais dâextrĂȘme justesse. Mais les partis ont laissĂ© chaque dĂ©putĂ© voter en son Ăąme et conscience et la loi est passĂ©e⊠Câest pour cela que Simone Weil prĂ©conisait de se passer des partis politiquesâŠ
Hannah Arendt, elle, sâinterroge sur le sens de la politique. Il faut dire que cette recherche du sens est une dĂ©marche permanente dans ses recherches et ses Ă©crits. Pour la politique, elle commence par surprendre ses lecteurs en affirmant que contrairement Ă des idĂ©es reçues, cette interrogation initiale sur le sens de la politique est vieille comme le monde ou presque. On nâa pas attendu le vingtiĂšme siĂšcle pour sembler dĂ©sabusĂ© de la politique, avoir des doutes sur le personnel politique et craindre la mĂ©diocritĂ© des dirigeants⊠Rien de nouveau dans ce monde ! Quand elle parle de la violence internationale, du commerce des armes et des tensions entre les pays, on a presque lâimpression quâelle parle de lâannĂ©e 2025âŠ
Bon, deux regards de qualitĂ© sur notre monde et comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, mĂȘme si les philosophes nâont pas toujours raison, je ne peux que vous souhaiter une bonne double lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et, souvent, quand je prends un livre en mains, je suis assailli par une rafale de souvenirs et dâimages. La cause est multiple, nom de lâauteur, nature du thĂšme, circonstances de lecture⊠A chaque fois, une histoire, un reliquat du passĂ©, une tranche de vie, mĂȘme rĂ©duiteâŠ
Il y a peu de temps, en dĂ©ambulant chez EmmaĂŒs, jâai trouvĂ© un fac-simile des fables de La Fontaine illustrĂ©es par Benjamin Rabier. Il Ă©tait Ă lâĂ©tat neuf et vendu pour seulement 3 âŹ. Je nâai pas hĂ©sitĂ© dâautant plus queâŠ
CâĂ©tait il y a fort longtemps, une soixantaine dâannĂ©es. Nous habitions la rĂ©gion lyonnaise et nous avions une sorte de petit grenier oĂč nos parents laissaient quelques cartons de ce quâils nâavaient pas rĂ©ussi Ă ranger dans la maison. Pour nous, câĂ©tait un peu une caverne dâAli Baba pleine de trĂ©sors. Un jour, jâavais trouvĂ© et sorti de la poussiĂšre un fablier illustrĂ© par Benjamin Rabier. ImmĂ©diatement, je trouvais les dessins si beaux que jâen dĂ©coupais quelques-uns probablement pour remplacer les images que je ne recevais pas Ă lâĂ©cole⊠Certains frĂšres et sĆur, fascinĂ©s par ces belles illustrations firent de mĂȘme. Autant vous dire quâen deux heures, nous avions saccagĂ© le beau livre, Ă©dition originale de 1906 ! Bon, ce fut un drame familial, nous avons Ă©tĂ© grondĂ©s puis tout cela est tombĂ© dans lâoubli. Je ne peux mĂȘme pas vous dire si nous avions gardĂ© nos dĂ©coupages !
Mais si jâavais Ă©tĂ© fascinĂ© par le travail de Benjamin Rabier, je nâavais pas Ă©tĂ© le premier. HergĂ© raconte comment lui aussi avait Ă©tĂ© marquĂ© par ces dessins :
« Car ces dessins Ă©taient simples. TrĂšs simples, mais robustes, frais, joyeux et dâune lisibilitĂ© parfaite. En quelques traits bien charpentĂ©s, tout Ă©tait dit : le dĂ©cor Ă©tait indiquĂ©, les acteurs en place, la comĂ©die pouvait commencer. Les coloris, eux aussi, mâenchantaient. CâĂ©taient des aplats de couleurs, sans aucun dĂ©gradĂ©, des couleurs franches, lumineuses, nettement dĂ©limitĂ©es par un trait Ă©nergique et fermĂ©. Câest ainsi que Benjamin Rabier est devenu, Ă mes yeux, un maitre ! »
Tout est dit et on peut affirmer que lâillustration selon Rabier est un modĂšle prĂ©curseur du rĂ©cit en bande dessinĂ©e. Prenez le temps de regarder, par exemple, son travail sur La cigale et la fourmi et vous allez comprendre sans difficultĂ©. Sept dessins pour vingt-deux vers et vous allez mĂȘme finir par voir bouger la fourmi !
Je ne peux donc que vous encourager Ă rechercher ce fac-simile que lâon trouve encore et de profiter du talent fou de cet illustrateur dont on peut lire encore les albums des aventures du canard GĂ©dĂ©on. Jâaime beaucoup ce canard et je crois avoir rĂ©ussi Ă persuader deux de mes petits-enfants de les lire dont un parle mĂȘme de « Mon canard » tant il lâaime bien !
TrĂšs bonne lecture en compagnie de Jean de La Fontaine et de Benjamin Rabier !
Il y a peu de temps, en dĂ©ambulant chez EmmaĂŒs, jâai trouvĂ© un fac-simile des fables de La Fontaine illustrĂ©es par Benjamin Rabier. Il Ă©tait Ă lâĂ©tat neuf et vendu pour seulement 3 âŹ. Je nâai pas hĂ©sitĂ© dâautant plus queâŠ
CâĂ©tait il y a fort longtemps, une soixantaine dâannĂ©es. Nous habitions la rĂ©gion lyonnaise et nous avions une sorte de petit grenier oĂč nos parents laissaient quelques cartons de ce quâils nâavaient pas rĂ©ussi Ă ranger dans la maison. Pour nous, câĂ©tait un peu une caverne dâAli Baba pleine de trĂ©sors. Un jour, jâavais trouvĂ© et sorti de la poussiĂšre un fablier illustrĂ© par Benjamin Rabier. ImmĂ©diatement, je trouvais les dessins si beaux que jâen dĂ©coupais quelques-uns probablement pour remplacer les images que je ne recevais pas Ă lâĂ©cole⊠Certains frĂšres et sĆur, fascinĂ©s par ces belles illustrations firent de mĂȘme. Autant vous dire quâen deux heures, nous avions saccagĂ© le beau livre, Ă©dition originale de 1906 ! Bon, ce fut un drame familial, nous avons Ă©tĂ© grondĂ©s puis tout cela est tombĂ© dans lâoubli. Je ne peux mĂȘme pas vous dire si nous avions gardĂ© nos dĂ©coupages !
Mais si jâavais Ă©tĂ© fascinĂ© par le travail de Benjamin Rabier, je nâavais pas Ă©tĂ© le premier. HergĂ© raconte comment lui aussi avait Ă©tĂ© marquĂ© par ces dessins :
« Car ces dessins Ă©taient simples. TrĂšs simples, mais robustes, frais, joyeux et dâune lisibilitĂ© parfaite. En quelques traits bien charpentĂ©s, tout Ă©tait dit : le dĂ©cor Ă©tait indiquĂ©, les acteurs en place, la comĂ©die pouvait commencer. Les coloris, eux aussi, mâenchantaient. CâĂ©taient des aplats de couleurs, sans aucun dĂ©gradĂ©, des couleurs franches, lumineuses, nettement dĂ©limitĂ©es par un trait Ă©nergique et fermĂ©. Câest ainsi que Benjamin Rabier est devenu, Ă mes yeux, un maitre ! »
Tout est dit et on peut affirmer que lâillustration selon Rabier est un modĂšle prĂ©curseur du rĂ©cit en bande dessinĂ©e. Prenez le temps de regarder, par exemple, son travail sur La cigale et la fourmi et vous allez comprendre sans difficultĂ©. Sept dessins pour vingt-deux vers et vous allez mĂȘme finir par voir bouger la fourmi !
Je ne peux donc que vous encourager Ă rechercher ce fac-simile que lâon trouve encore et de profiter du talent fou de cet illustrateur dont on peut lire encore les albums des aventures du canard GĂ©dĂ©on. Jâaime beaucoup ce canard et je crois avoir rĂ©ussi Ă persuader deux de mes petits-enfants de les lire dont un parle mĂȘme de « Mon canard » tant il lâaime bien !
TrĂšs bonne lecture en compagnie de Jean de La Fontaine et de Benjamin Rabier !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et la lecture a de nombreuses missions ou fonctions allant de la simple information Ă lâesthĂ©tique pure en passant par lâoccupation du temps jusquâĂ la comprĂ©hension ultime et existentielle de notre monde, de notre vie⊠Lâalbum de bande dessinĂ©e que je vous propose aujourdâhui est Ă la fois une aventure humaine, que dis-je, une double aventure humaine, celle de deux victimes dâAVC, Elise et Louis, mais câest aussi la description trĂšs prĂ©cise de tous ceux qui Ćuvrent autour de ces malades, mĂ©decins, infirmiĂšres, ergothĂ©rapeutes, kinĂ©s et autres⊠sans oublier les aides-soignantes ; enfin, câest la vie quotidienne des familles, amis et proches des victimes car, eux aussi, ne les oublions pas, sont des victimes et des acteurs de la reconstruction, Ă commencer par les parents.
Une bande dessinĂ©e est avant tout un livre qui raconte une histoire avec du texte et du dessin. Ici câest le travail de CĂ©line ThĂ©raulaz et il faut la mettre en avant car elle a su, dans un premier temps, capter les forces du tĂ©moignage/rĂ©cit dâElise et Louis, comprendre comment les prĂ©senter sans tomber dans le pathos le plus lourd ou rester dans un descriptif anatomique sans Ă©motion, puis pour clore, trouver le moyen dâimbriquer les deux aventures humaines de façon pertinente et agrĂ©able Ă lire. Un trĂšs beau travail construit avec finesse et humanisme !
Ce rĂ©cit commence donc par deux AVC, accident vasculaire cĂ©rĂ©bral, lâun en 2017 pour Elise, lâautre en 2015 pour Louis. Mais dans les deux cas nous sommes en prĂ©sence de jeunes (27 ans et 24 ans), de jeunes actifs en fin dâĂ©tudes et en bonne santĂ© apparente⊠LâAVC vient foudroyer une vie en bonne voie et il va falloir se reconstruire car plus rien ne sera identique Ă la vie « dâavant ».
Si le sous-titre de lâalbum est « avancer et se reconstruire Ă deux aprĂšs un AVC », reconnaissons que la reconstruction est largement collaborative avec les diffĂ©rents soignants dont certains sont trĂšs attentifs, humains et dâune valeur mĂ©dicale au top. Tout cela nâen demeure pas moins une longue pĂ©riode dâefforts, lente, dĂ©licate, difficile, avec des rechutes⊠Câest lĂ quâĂȘtre deux vient consolider le travail entrepris seul.
Jâai dâabord lu une premiĂšre fois cet album comme une aventure humaine, comme la vie dâElise et Louis et jâai Ă©tĂ© sĂ©duit par la narration graphique de CĂ©line ThĂ©raulaz. Puis, jâai relu la bĂ©dĂ© pour prendre en compte tous les aspects informatifs que jâavais trop nĂ©gligĂ©s la premiĂšre fois. Câest rĂ©ellement passionnant, prĂ©cis, complet. On y traite de lâAVC, des soins intensifs, de la rééducation, de la convalescence, du retour Ă la vie « normale ». Dâailleurs, la bande dessinĂ©e traite de la normalitĂ©, une vĂ©ritable question souvent oubliĂ©e⊠Quâest-ce quâĂȘtre normal ? Suis-je assez normal pour ĂȘtre en couple ? Pour ĂȘtre parent ?
Que lâon soit victime, proche dâune victime, parent ou pas, ce livre parle Ă tous car il sâadresse Ă notre humanitĂ©. Câest pour cela que je ne peux que vous en conseiller la lecture et, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, bonne lecture !
Une bande dessinĂ©e est avant tout un livre qui raconte une histoire avec du texte et du dessin. Ici câest le travail de CĂ©line ThĂ©raulaz et il faut la mettre en avant car elle a su, dans un premier temps, capter les forces du tĂ©moignage/rĂ©cit dâElise et Louis, comprendre comment les prĂ©senter sans tomber dans le pathos le plus lourd ou rester dans un descriptif anatomique sans Ă©motion, puis pour clore, trouver le moyen dâimbriquer les deux aventures humaines de façon pertinente et agrĂ©able Ă lire. Un trĂšs beau travail construit avec finesse et humanisme !
Ce rĂ©cit commence donc par deux AVC, accident vasculaire cĂ©rĂ©bral, lâun en 2017 pour Elise, lâautre en 2015 pour Louis. Mais dans les deux cas nous sommes en prĂ©sence de jeunes (27 ans et 24 ans), de jeunes actifs en fin dâĂ©tudes et en bonne santĂ© apparente⊠LâAVC vient foudroyer une vie en bonne voie et il va falloir se reconstruire car plus rien ne sera identique Ă la vie « dâavant ».
Si le sous-titre de lâalbum est « avancer et se reconstruire Ă deux aprĂšs un AVC », reconnaissons que la reconstruction est largement collaborative avec les diffĂ©rents soignants dont certains sont trĂšs attentifs, humains et dâune valeur mĂ©dicale au top. Tout cela nâen demeure pas moins une longue pĂ©riode dâefforts, lente, dĂ©licate, difficile, avec des rechutes⊠Câest lĂ quâĂȘtre deux vient consolider le travail entrepris seul.
Jâai dâabord lu une premiĂšre fois cet album comme une aventure humaine, comme la vie dâElise et Louis et jâai Ă©tĂ© sĂ©duit par la narration graphique de CĂ©line ThĂ©raulaz. Puis, jâai relu la bĂ©dĂ© pour prendre en compte tous les aspects informatifs que jâavais trop nĂ©gligĂ©s la premiĂšre fois. Câest rĂ©ellement passionnant, prĂ©cis, complet. On y traite de lâAVC, des soins intensifs, de la rééducation, de la convalescence, du retour Ă la vie « normale ». Dâailleurs, la bande dessinĂ©e traite de la normalitĂ©, une vĂ©ritable question souvent oubliĂ©e⊠Quâest-ce quâĂȘtre normal ? Suis-je assez normal pour ĂȘtre en couple ? Pour ĂȘtre parent ?
Que lâon soit victime, proche dâune victime, parent ou pas, ce livre parle Ă tous car il sâadresse Ă notre humanitĂ©. Câest pour cela que je ne peux que vous en conseiller la lecture et, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, bonne lecture !
J'ai été surpris de recevoir plusieurs messages liés à la chronique sur cette bande dessinée AVC de personnes victimes d'AVC ou proches de victimes. Oui, comme je le disais, cette BD est indispensable pour que nous comprenions mieux cette maladie...
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et vous avez constatĂ© quâaprĂšs avoir visitĂ© la maison de Balzac Ă Paris jâai dĂ©cidĂ© de donner cette annĂ©e un peu de place Ă ce grand romancier. Jâai pris le temps de relire certains titres de la ComĂ©die humaine et je suis heureux de constater que depuis la premiĂšre chronique estivale balzacienne, vous ĂȘtes dĂ©jĂ trois Ă avoir annoncĂ© publiquement lâenvie et lâintention de lire un roman de Balzac. Cela me rend heureux, je vous lâavoue⊠Lâobjectif est atteint et je vais continuer Ă enfoncer le clou⊠Sait-on jamais !
La ComĂ©die humaine est un grand ensemble romanesque, avec certains personnages rĂ©currents, et on peut mĂȘme affirmer quâil sâagit dâune magnifique fresque de lâhumanitĂ©. On peut mĂȘme ĂȘtre parfois surpris dâune telle densitĂ© dâĂ©criture car cela fait au total environ quatre-vingt-dix livres en vingt et un an ! Certes, tous ne sont pas Ă©normes, mais quand mĂȘme⊠Dans la maison Balzac, il y a entre autres, une prĂ©sentation en gravure de nombreux personnages de ces romans et câest lĂ que lâon mesure quâil y a encore beaucoup Ă lire et dĂ©couvrir⊠Moi, quand jâeus terminĂ© la visite avec une excellente guide-confĂ©renciĂšre, je nâavais quâune seule hĂąte, passer par la librairie du musĂ©e.
Alors, comme la ComĂ©die humaine est dĂ©jĂ dans ma bibliothĂšque, je me suis concentrĂ© surtout sur les livres dâaccompagnement, dâexplications, sur les biographies⊠Et le choix Ă©tait immense ! Câest alors que, picorant ici et lĂ dans les quatriĂšmes de couverture, je suis tombĂ© sur ces mots : « Parce quâil a rĂ©ussi sa vie en passant son temps Ă la rater, Balzac est mon frĂšre ». Coup de foudre immĂ©diat, câest ce livre quâil me fallaitâŠ
Il sâagit dâun texte sans aucune prĂ©tention universitaire de Titiou Lecoq, fĂ©ministe, romanciĂšre et essayiste. A sa sortie, en 2019, je nâavais pas prĂȘtĂ© attention Ă cet ouvrage, mais maintenant je voulais absolument voir comment elle allait traiter son sujet, ce brave HonorĂ©. Le titre intriguait aussi : HonorĂ© et moi. Parlerait-elle plus de Balzac ou dâelle ? Donnerait-elle envie de se replonger dans certains romans ? Bref, un livre Ă©nigme que jâavais envie de dĂ©vorer⊠et grand bien mâen prit !
DĂšs le soir mĂȘme je plongeais sans retenue dans ce texte que je quittais quelques heures plus tard Ă la derniĂšre page. Passionnant, diffĂ©rent de ce que jâavais dĂ©jĂ lu sur ce romancier et un texte qui ne commettait pas lâerreur de transformer HonorĂ© en contemporain tout en montrant chez lui des aspects trĂšs modernes et mĂȘme parfois en avance sur son temps⊠Non, Balzac ne fut pas fĂ©ministe mais, par exemple, il parle sans hĂ©siter du viol au sein du couple, une notion bien peu partagĂ©e de son temps⊠Bien sĂ»r, elle ne parle pas que de cet aspectâŠ
Le plus important câest de suivre Titiou prendre plaisir Ă lire Balzac, Ă le suivre dans ses difficultĂ©s, dans ses excĂšs mais toujours en mesurant quâouvrir un texte de la ComĂ©die humaine câest entrer dans une histoire que Balzac prend plaisir Ă nous raconter⊠Et comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire profitons de ce bonheur !
La ComĂ©die humaine est un grand ensemble romanesque, avec certains personnages rĂ©currents, et on peut mĂȘme affirmer quâil sâagit dâune magnifique fresque de lâhumanitĂ©. On peut mĂȘme ĂȘtre parfois surpris dâune telle densitĂ© dâĂ©criture car cela fait au total environ quatre-vingt-dix livres en vingt et un an ! Certes, tous ne sont pas Ă©normes, mais quand mĂȘme⊠Dans la maison Balzac, il y a entre autres, une prĂ©sentation en gravure de nombreux personnages de ces romans et câest lĂ que lâon mesure quâil y a encore beaucoup Ă lire et dĂ©couvrir⊠Moi, quand jâeus terminĂ© la visite avec une excellente guide-confĂ©renciĂšre, je nâavais quâune seule hĂąte, passer par la librairie du musĂ©e.
Alors, comme la ComĂ©die humaine est dĂ©jĂ dans ma bibliothĂšque, je me suis concentrĂ© surtout sur les livres dâaccompagnement, dâexplications, sur les biographies⊠Et le choix Ă©tait immense ! Câest alors que, picorant ici et lĂ dans les quatriĂšmes de couverture, je suis tombĂ© sur ces mots : « Parce quâil a rĂ©ussi sa vie en passant son temps Ă la rater, Balzac est mon frĂšre ». Coup de foudre immĂ©diat, câest ce livre quâil me fallaitâŠ
Il sâagit dâun texte sans aucune prĂ©tention universitaire de Titiou Lecoq, fĂ©ministe, romanciĂšre et essayiste. A sa sortie, en 2019, je nâavais pas prĂȘtĂ© attention Ă cet ouvrage, mais maintenant je voulais absolument voir comment elle allait traiter son sujet, ce brave HonorĂ©. Le titre intriguait aussi : HonorĂ© et moi. Parlerait-elle plus de Balzac ou dâelle ? Donnerait-elle envie de se replonger dans certains romans ? Bref, un livre Ă©nigme que jâavais envie de dĂ©vorer⊠et grand bien mâen prit !
DĂšs le soir mĂȘme je plongeais sans retenue dans ce texte que je quittais quelques heures plus tard Ă la derniĂšre page. Passionnant, diffĂ©rent de ce que jâavais dĂ©jĂ lu sur ce romancier et un texte qui ne commettait pas lâerreur de transformer HonorĂ© en contemporain tout en montrant chez lui des aspects trĂšs modernes et mĂȘme parfois en avance sur son temps⊠Non, Balzac ne fut pas fĂ©ministe mais, par exemple, il parle sans hĂ©siter du viol au sein du couple, une notion bien peu partagĂ©e de son temps⊠Bien sĂ»r, elle ne parle pas que de cet aspectâŠ
Le plus important câest de suivre Titiou prendre plaisir Ă lire Balzac, Ă le suivre dans ses difficultĂ©s, dans ses excĂšs mais toujours en mesurant quâouvrir un texte de la ComĂ©die humaine câest entrer dans une histoire que Balzac prend plaisir Ă nous raconter⊠Et comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire profitons de ce bonheur !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et je classe dans la catĂ©gorie estivale de nombreux romans policiers dont certains, je le dis souvent, sont avant tout des romans. Donc, aujourdâhui, ce sera « Trois Ă©toiles et un meurtre » de Peter May.
Je me souviens de ma premiĂšre rencontre avec ce romancier Ă©cossais, rĂ©sidant en France et devenu citoyen de notre pays il y a huit ans. CâĂ©tait au Salon du livre de Paris â du temps oĂč il y en avait un, bien sĂ»r â et il Ă©tait sur le stand du Rouergue pour prĂ©senter sa trilogie Ă©cossaise. Je ne le connaissais pas et aprĂšs avoir parlĂ© avec lui un quart dâheure je suis reparti avec son livre que jâavais adorĂ©. Du coup, trouvant ce roman un peu par hasard, jâai dĂ©cidĂ© de poursuivre lâexpĂ©rience.
InconvĂ©nient, mineur jâen conviens, ce roman est le cinquiĂšme dâune sĂ©rie, Assassins sans visages. Je dis mineur car les sept romans sont sept histoires criminelles diffĂ©rentes nâayant aucun lien entre elles. Câest quand mĂȘme mieux de les lire dans lâordre car la vie du personnage central, Enzo MacLeod, en devient plus cohĂ©rente. NĂ©anmoins, lâayant lue dans cet ordre-lĂ , je vous parlerai de cette sĂ©rie en commençant par ce volume et nous reviendrons au premier tome dĂšs que possible !
Le thĂšme gĂ©nĂ©ral est simple et il est bien rappelĂ© dĂšs le dĂ©but du roman : Enzo MacLeod, mĂ©decin lĂ©giste Ă©cossais venu sâinstaller en France pour une histoire dâamour, est devenu enseignant universitaire et, un soir, aprĂšs avoir un peu trop bu en bonne compagnie, fait le pari de trouver les sept assassins inconnus de sept crimes dĂ©crit par un journaliste français. LĂ oĂč gendarmerie et police avait Ă©chouĂ©, il rĂ©ussirait !
Dans ce roman, le chef Ă©toilĂ© Marc Fraysse, le mĂ©diatique grand chef de « Chez Fraysse » a Ă©tĂ© retrouvĂ© mort et on nâa jamais compris ce qui sâĂ©tait passĂ©. Sept ans aprĂšs les faits, Enzo se rend sur place et mĂšne lâenquĂȘte. Il est aidĂ© par une gendarme, celle qui a Ă©tĂ© sur place la premiĂšre, qui a menĂ© les premiers interrogatoires... Cette enquĂȘte Ă©tait un peu son Ă©chec personnel et elle souhaiterait autant que cela se termine par la rĂ©vĂ©lation de la vĂ©ritĂ©. Mais les diffĂ©rents protagonistes nâen ont peut-ĂȘtre pas trop envie⊠La femme de Marc, la maitresse de Marc, le frĂšre de MarcâŠ
Alors, vous ne serez pas Ă©tonnĂ©s dâapprendre que dans ce roman on mange bien, on y boit bien et pour le reste vous dĂ©couvrirez tout cela en le lisant. Jâaime beaucoup les constructions romanesques de Peter May, sa façon de dĂ©velopper ses personnages, de leur donner de lâimportance mĂȘme quand il sâagit objectivement dâacteurs secondaires mis en place pour une fausse piste⊠Pour moi, ce sont avant tout, ce « Trois Ă©toile et un meurtre » en particulier, des romans agrĂ©ables Ă lire, parfaitement adaptĂ©s Ă des lectures de vacances et jâai bien lâintention de lire la sĂ©rie entiĂšre cet Ă©tĂ©, en suivant lâordre de prĂ©fĂ©renceâŠ
NâhĂ©sitez pas Ă vous laissez tenter et bonne lecture !
Je me souviens de ma premiĂšre rencontre avec ce romancier Ă©cossais, rĂ©sidant en France et devenu citoyen de notre pays il y a huit ans. CâĂ©tait au Salon du livre de Paris â du temps oĂč il y en avait un, bien sĂ»r â et il Ă©tait sur le stand du Rouergue pour prĂ©senter sa trilogie Ă©cossaise. Je ne le connaissais pas et aprĂšs avoir parlĂ© avec lui un quart dâheure je suis reparti avec son livre que jâavais adorĂ©. Du coup, trouvant ce roman un peu par hasard, jâai dĂ©cidĂ© de poursuivre lâexpĂ©rience.
InconvĂ©nient, mineur jâen conviens, ce roman est le cinquiĂšme dâune sĂ©rie, Assassins sans visages. Je dis mineur car les sept romans sont sept histoires criminelles diffĂ©rentes nâayant aucun lien entre elles. Câest quand mĂȘme mieux de les lire dans lâordre car la vie du personnage central, Enzo MacLeod, en devient plus cohĂ©rente. NĂ©anmoins, lâayant lue dans cet ordre-lĂ , je vous parlerai de cette sĂ©rie en commençant par ce volume et nous reviendrons au premier tome dĂšs que possible !
Le thĂšme gĂ©nĂ©ral est simple et il est bien rappelĂ© dĂšs le dĂ©but du roman : Enzo MacLeod, mĂ©decin lĂ©giste Ă©cossais venu sâinstaller en France pour une histoire dâamour, est devenu enseignant universitaire et, un soir, aprĂšs avoir un peu trop bu en bonne compagnie, fait le pari de trouver les sept assassins inconnus de sept crimes dĂ©crit par un journaliste français. LĂ oĂč gendarmerie et police avait Ă©chouĂ©, il rĂ©ussirait !
Dans ce roman, le chef Ă©toilĂ© Marc Fraysse, le mĂ©diatique grand chef de « Chez Fraysse » a Ă©tĂ© retrouvĂ© mort et on nâa jamais compris ce qui sâĂ©tait passĂ©. Sept ans aprĂšs les faits, Enzo se rend sur place et mĂšne lâenquĂȘte. Il est aidĂ© par une gendarme, celle qui a Ă©tĂ© sur place la premiĂšre, qui a menĂ© les premiers interrogatoires... Cette enquĂȘte Ă©tait un peu son Ă©chec personnel et elle souhaiterait autant que cela se termine par la rĂ©vĂ©lation de la vĂ©ritĂ©. Mais les diffĂ©rents protagonistes nâen ont peut-ĂȘtre pas trop envie⊠La femme de Marc, la maitresse de Marc, le frĂšre de MarcâŠ
Alors, vous ne serez pas Ă©tonnĂ©s dâapprendre que dans ce roman on mange bien, on y boit bien et pour le reste vous dĂ©couvrirez tout cela en le lisant. Jâaime beaucoup les constructions romanesques de Peter May, sa façon de dĂ©velopper ses personnages, de leur donner de lâimportance mĂȘme quand il sâagit objectivement dâacteurs secondaires mis en place pour une fausse piste⊠Pour moi, ce sont avant tout, ce « Trois Ă©toile et un meurtre » en particulier, des romans agrĂ©ables Ă lire, parfaitement adaptĂ©s Ă des lectures de vacances et jâai bien lâintention de lire la sĂ©rie entiĂšre cet Ă©tĂ©, en suivant lâordre de prĂ©fĂ©renceâŠ
NâhĂ©sitez pas Ă vous laissez tenter et bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et dans lâactualitĂ© des livres â cela vous aura peut-ĂȘtre Ă©chappĂ© â il y a eu une sacrĂ©e nouveautĂ© courant mai 2025 : lâalbum La PlĂ©iade de lâannĂ©e a Ă©tĂ© consacrĂ© Ă un hĂ©ros, Sherlock Holmes. On pourrait mĂȘme complĂ©ter cette information en prĂ©cisant que cet Ă©vĂšnement a Ă©tĂ© accompagnĂ© par la parution des aventures (certains diront enquĂȘtes) complĂštes de Sherlock Holmes en deux volumes. Alors, reprenons cela tranquillement si vous le voulez bienâŠ
Depuis que cette collection La PlĂ©iade existe les romans policiers nâĂ©taient que fort peu nombreux Ă y avoir trouvĂ© une place. Il faut dire que lâon avait lâhabitude de trouver lĂ les grands classiques de la littĂ©rature â citons quelques titres comme Pascal, Zola, Balzac, Proust, Beauvoir, Sand ou Colette â et il nây avait eu que quelques exceptions comme des nouvelles dâAllan Edgar Poe. Cette fois-ci, place au premier des grands dĂ©tectives Sherlock Holmes. Quant aux albums qui sortent Ă la cadence dâun par an depuis mai 1962, ils se consacraient entiĂšrement Ă un auteur et le premier Ă©tait sur HonorĂ© de Balzac. Une premiĂšre exception Ă©tait survenue lâannĂ©e 2023 avec le premier auteur qui se voyait deux fois Ă lâhonneur, CĂ©line et câĂ©tait Ă lâoccasion de la publication de ses inĂ©dits⊠Cette fois-ci, câest un hĂ©ros qui fait son apparition dans cette illustre - pour ne pas dire plus â collection des albums !
Pour certains, câest inadmissible car il y avait encore de nombreux auteurs qui auraient pu ĂȘtre mis en avant, pour dâautres, câest la reconnaissance dâune littĂ©rature policiĂšre de qualitĂ© car les romans dâArthur Conan Doyle ne sont pas simplement des romans policiers mais bien des romans, tout simplement ! Je laisserai chacun se faire son opinion mais cet Ă©vĂšnement ouvre de nouvelles perspectives Ă©ditoriales et on peut imaginer, qui sait, un album Poirot ou ArsĂšne Lupin dans les prochaines annĂ©esâŠ
Quand on dit « album consacrĂ© Ă un hĂ©ros », prĂ©cisons bien que Baudouin Millet, lâauteur, trace le rĂ©cit complexe des relations entre un auteur et son hĂ©ros. Dâailleurs, il avait voulu le faire disparaitre mais il a Ă©chouĂ© devant la rĂ©sistance forte des lecteurs. Souvent, on sourit du fait que certains hĂ©ros Ă©chappent Ă leurs romanciers, rarement on mesure la force, le poids et la volontĂ© des lecteurs⊠Il y a encore de belles Ă©tudes et recherches Ă mener !
MĂȘme si le lecteur holmĂ©sien nâapprendra pas Ă chaque page, je pense quâil apprĂ©ciera lâiconographie exceptionnelle de cet album, la tendresse de Baudouin pour son personnage et son auteur, son humour et sa lĂ©gĂšretĂ© parfois car il ne sâagit bien que de littĂ©rature, enfin cela le replongera dans ses lectures dâadolescence comme ce fut le cas pour moiâŠ
Alors, bonne lecture Ă toutes et tous !
Depuis que cette collection La PlĂ©iade existe les romans policiers nâĂ©taient que fort peu nombreux Ă y avoir trouvĂ© une place. Il faut dire que lâon avait lâhabitude de trouver lĂ les grands classiques de la littĂ©rature â citons quelques titres comme Pascal, Zola, Balzac, Proust, Beauvoir, Sand ou Colette â et il nây avait eu que quelques exceptions comme des nouvelles dâAllan Edgar Poe. Cette fois-ci, place au premier des grands dĂ©tectives Sherlock Holmes. Quant aux albums qui sortent Ă la cadence dâun par an depuis mai 1962, ils se consacraient entiĂšrement Ă un auteur et le premier Ă©tait sur HonorĂ© de Balzac. Une premiĂšre exception Ă©tait survenue lâannĂ©e 2023 avec le premier auteur qui se voyait deux fois Ă lâhonneur, CĂ©line et câĂ©tait Ă lâoccasion de la publication de ses inĂ©dits⊠Cette fois-ci, câest un hĂ©ros qui fait son apparition dans cette illustre - pour ne pas dire plus â collection des albums !
Pour certains, câest inadmissible car il y avait encore de nombreux auteurs qui auraient pu ĂȘtre mis en avant, pour dâautres, câest la reconnaissance dâune littĂ©rature policiĂšre de qualitĂ© car les romans dâArthur Conan Doyle ne sont pas simplement des romans policiers mais bien des romans, tout simplement ! Je laisserai chacun se faire son opinion mais cet Ă©vĂšnement ouvre de nouvelles perspectives Ă©ditoriales et on peut imaginer, qui sait, un album Poirot ou ArsĂšne Lupin dans les prochaines annĂ©esâŠ
Quand on dit « album consacrĂ© Ă un hĂ©ros », prĂ©cisons bien que Baudouin Millet, lâauteur, trace le rĂ©cit complexe des relations entre un auteur et son hĂ©ros. Dâailleurs, il avait voulu le faire disparaitre mais il a Ă©chouĂ© devant la rĂ©sistance forte des lecteurs. Souvent, on sourit du fait que certains hĂ©ros Ă©chappent Ă leurs romanciers, rarement on mesure la force, le poids et la volontĂ© des lecteurs⊠Il y a encore de belles Ă©tudes et recherches Ă mener !
MĂȘme si le lecteur holmĂ©sien nâapprendra pas Ă chaque page, je pense quâil apprĂ©ciera lâiconographie exceptionnelle de cet album, la tendresse de Baudouin pour son personnage et son auteur, son humour et sa lĂ©gĂšretĂ© parfois car il ne sâagit bien que de littĂ©rature, enfin cela le replongera dans ses lectures dâadolescence comme ce fut le cas pour moiâŠ
Alors, bonne lecture Ă toutes et tous !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et câest aussi lâoccasion de revenir sur un Ă©vĂšnement vĂ©cu durant lâannĂ©e. En effet, souvent le temps nous manque et on ne peut pas mĂ©diter ou approfondir ce que lâon vit. Pourtant, câest essentiel pour apprendre, grandir, affermir nos idĂ©es, prendre des dĂ©cisions importantes⊠Par exemple, cette annĂ©e, je parle de lâannĂ©e scolaire (universitaire ou professionnelle, Ă votre choix), nous avons Ă©tĂ© beaucoup Ă assister Ă un spectacle hors normes Ă lâEspace des arts de Chalon-sur-SaĂŽne, un podcast sur scĂšne, avec en meneur de revue (en quelque sorte), un certain Philippe Collin. Il sâagissait en un aprĂšs-midi (et une soirĂ©e) de revivre en compagnie de LĂ©on Blum, une vie entiĂšre, que dis-je, « Une vie hĂ©roĂŻque ».
Alors, me direz-vous, pourquoi revenir sur le sujet ? Il y a Ă cette question, plusieurs rĂ©ponses et qui sont en lien avec cette chronique estivale. Tout dâabord, les deux premiĂšres concernent la lecture⊠En effet, Philippe Collin a Ă©crit un ouvrage trĂšs accessible, pĂ©dagogique et trĂšs vivant, qui retrace la vie de Blum en suivant le plan de son podcast, de son spectacle⊠Pour tous ceux qui Ă©taient lĂ dans la salle, ce sera une sorte de rĂ©vision, dâapprofondissement et de rĂ©veil des souvenirs, une façon de prolonger cette admirable journĂ©e⊠Avec cette phrase qui a rĂ©sonnĂ© plusieurs fois dans lâEspace des arts : « Il y a quelque chose qui ne me manquera jamais, câest la rĂ©solution, câest le courage, et câest la fidĂ©litĂ©. » On peut prĂ©ciser aussi que le texte est accompagnĂ© dâune illustration photographique de trĂšs grande qualitĂ© et dâune richesse incroyable !
Mais, comme certains semblent toujours inquiets devant un travail journalistique et mĂ©diatique, il est utile dâouvrir au prolongement de la rĂ©flexion par dâautres lectures, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire⊠Trois volumes sont venus, pour moi, complĂ©ter ma connaissance du personnage. Tout dâabord, la biographie de Serge Berstein, LĂ©on Blum. Il sâagit dâun ouvrage trĂšs complet, peut-ĂȘtre un peu volumineux pour certains (presque 800 pages au total) et dont lâaccĂšs est Ă mon avis rĂ©servĂ© aux passionnĂ©s dâhistoire (mais pas queâŠ).
Deux livres plus accessibles, par la taille et le fond, sont Ă mettre sur votre liste estivale si vous voulez approfondir vos connaissances sur Blum : « Les 40 jours de Blum » de Jean-Michel Gaillard, un bel ouvrage de synthĂšse sur la pĂ©riode qui va suivre le rĂ©sultat des Ă©lections de 1936 et le vote de la chambre comme prĂ©sident du conseil. Une pĂ©riode fascinante de discussion, nĂ©gociation, engagements⊠bref, ce qui aujourdâhui semble impossible en France ! Le second ouvrage est le portrait de Blum par FrĂ©dĂ©ric Salat-Baroux, Blum le magnifique, un ouvrage qui permet dâentrer en contact avec lâhomme quâil fut ! Un livre trĂšs bien Ă©crit et idĂ©al pour lâĂ©tĂ©âŠ
Enfin, il ne vous restera plus quâĂ visiter la derniĂšre maison de LĂ©on Blum, Ă Jouy-en-Josas, afin dâĂȘtre en contact avec sa vie humaine, sa bibliothĂšque, lâespace oĂč il a fini sa vie en compagnie de son Ă©pouse JeanneâŠ
TrĂšs bonne lecture !
Alors, me direz-vous, pourquoi revenir sur le sujet ? Il y a Ă cette question, plusieurs rĂ©ponses et qui sont en lien avec cette chronique estivale. Tout dâabord, les deux premiĂšres concernent la lecture⊠En effet, Philippe Collin a Ă©crit un ouvrage trĂšs accessible, pĂ©dagogique et trĂšs vivant, qui retrace la vie de Blum en suivant le plan de son podcast, de son spectacle⊠Pour tous ceux qui Ă©taient lĂ dans la salle, ce sera une sorte de rĂ©vision, dâapprofondissement et de rĂ©veil des souvenirs, une façon de prolonger cette admirable journĂ©e⊠Avec cette phrase qui a rĂ©sonnĂ© plusieurs fois dans lâEspace des arts : « Il y a quelque chose qui ne me manquera jamais, câest la rĂ©solution, câest le courage, et câest la fidĂ©litĂ©. » On peut prĂ©ciser aussi que le texte est accompagnĂ© dâune illustration photographique de trĂšs grande qualitĂ© et dâune richesse incroyable !
Mais, comme certains semblent toujours inquiets devant un travail journalistique et mĂ©diatique, il est utile dâouvrir au prolongement de la rĂ©flexion par dâautres lectures, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire⊠Trois volumes sont venus, pour moi, complĂ©ter ma connaissance du personnage. Tout dâabord, la biographie de Serge Berstein, LĂ©on Blum. Il sâagit dâun ouvrage trĂšs complet, peut-ĂȘtre un peu volumineux pour certains (presque 800 pages au total) et dont lâaccĂšs est Ă mon avis rĂ©servĂ© aux passionnĂ©s dâhistoire (mais pas queâŠ).
Deux livres plus accessibles, par la taille et le fond, sont Ă mettre sur votre liste estivale si vous voulez approfondir vos connaissances sur Blum : « Les 40 jours de Blum » de Jean-Michel Gaillard, un bel ouvrage de synthĂšse sur la pĂ©riode qui va suivre le rĂ©sultat des Ă©lections de 1936 et le vote de la chambre comme prĂ©sident du conseil. Une pĂ©riode fascinante de discussion, nĂ©gociation, engagements⊠bref, ce qui aujourdâhui semble impossible en France ! Le second ouvrage est le portrait de Blum par FrĂ©dĂ©ric Salat-Baroux, Blum le magnifique, un ouvrage qui permet dâentrer en contact avec lâhomme quâil fut ! Un livre trĂšs bien Ă©crit et idĂ©al pour lâĂ©tĂ©âŠ
Enfin, il ne vous restera plus quâĂ visiter la derniĂšre maison de LĂ©on Blum, Ă Jouy-en-Josas, afin dâĂȘtre en contact avec sa vie humaine, sa bibliothĂšque, lâespace oĂč il a fini sa vie en compagnie de son Ă©pouse JeanneâŠ
TrĂšs bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et jâavoue que lorsque jâai lu le titre de ce livre, 3 minutes pour comprendre les 50 plus grandes thĂ©ories scientifiques, je me suis dit ce livre est pour la chronique estivale Qui nâa jamais imaginĂ© comprendre ces grandes thĂ©ories dont on parle souvent sans bien comprendre lâobjet mĂȘme de la rĂ©flexion ? Qui nâa jamais pensĂ© que les mots scientifiques pourraient bien dĂ©finir la rĂ©alitĂ© de nos vies ? Seulement, voilĂ , il nous manque des clefsâŠ
DĂ©crivons donc les grands principes de base de cet ouvrage. Cinquante thĂ©ories scientifiques prĂ©sentĂ©es Ă chaque fois sur une double page. Temps de lecture estimĂ© Ă 3 minutes. Câest clairement une moyenne, on a le droit de lire Ă sa vitesse sans stress, on a la possibilitĂ© de chercher un mot dans le dictionnaire (oui, les dictionnaires existent encore et sont souvent trĂšs pratiques !) ⊠Disons que pour certaines thĂ©ories, il nâest pas inutile dâaller en lire une autre qui donne un bon Ă©clairage⊠Donc, parfois, on veut une thĂ©orie et il faut un bon quart dâheure de lecture pour percevoir le sens de la choseâŠ
Le plan est toujours le mĂȘme : la thĂ©orie expliquĂ©e, un condensĂ©, une rĂ©flexion, une bibliographie, les thĂ©ories associĂ©es et une illustration schĂ©matique. Autant vous dire que vous nâallez pas basculer instantanĂ©ment dans lâexpertise, non, vous allez juste comprendre lâobjectif avouĂ© de cette thĂ©orie et câest dĂ©jĂ bien ! Paul Parsons est un vĂ©ritable scientifique, spĂ©cialiste du cosmos, et il rĂ©alise ce qui nous manque beaucoup de nos jours, Ă savoir une belle synthĂšse claire et prĂ©cise. En dâautres termes, ce livre est une vulgarisation !
A ce stade, il ne me restait plus quâĂ tester et jâai choisi la thĂ©orie du rĂ©chauffement climatique. Il parait que câest dâactualitĂ©âŠ
Dâabord, le temps imparti est bien respectĂ© et on y apprend la rĂ©alitĂ© des variations de tempĂ©rature en 4.6 milliards dâannĂ©es. Plus surprenant, on dĂ©couvre que Svante Arrhenius (1859-1927) avait montrĂ© en son temps que lâaugmentation des rejets de carbone dans lâatmosphĂšre, liĂ©s aux activitĂ©s humaines, aboutissait Ă une hausse de tempĂ©rature. Si on doublait le CO2 rejetĂ©, on pourrait aller Ă une hausse de 4°C. Cette hausse pourrait devenir rĂ©alitĂ© en 2100 ! Mais il faut complĂ©ter les Ă©lĂ©ments thĂ©oriques Ă la lumiĂšre des faits qui se sont dĂ©roulĂ©s depuis quelques annĂ©es : fonte des glaces, Ă©lĂ©vation de la tempĂ©rature des mers et de leur niveau, augmentation des activitĂ©s gĂ©ologiques comme Ă©ruptions volcaniques, tremblements de terre et autres glissements de terrain sans oublier les sĂ©cheresses qui se multiplient.
On peut complĂ©ter cette thĂ©orie par deux autres : la Terre boule de neige et le Catastrophisme. Je prĂ©cise que lâon ne trouvera pas dans ce livre de taille modeste les solutions aux problĂšmes planĂ©taires (faut quand mĂȘme pas rĂȘver !) mais cela fait du bien de comprendre un peu mieux les enjeux scientifiques climatiques⊠mais il faudrait agir un peu plus, ce qui est une « thĂ©orie politique » si je ne mâabuse !
TrĂšs bonne lecture !
DĂ©crivons donc les grands principes de base de cet ouvrage. Cinquante thĂ©ories scientifiques prĂ©sentĂ©es Ă chaque fois sur une double page. Temps de lecture estimĂ© Ă 3 minutes. Câest clairement une moyenne, on a le droit de lire Ă sa vitesse sans stress, on a la possibilitĂ© de chercher un mot dans le dictionnaire (oui, les dictionnaires existent encore et sont souvent trĂšs pratiques !) ⊠Disons que pour certaines thĂ©ories, il nâest pas inutile dâaller en lire une autre qui donne un bon Ă©clairage⊠Donc, parfois, on veut une thĂ©orie et il faut un bon quart dâheure de lecture pour percevoir le sens de la choseâŠ
Le plan est toujours le mĂȘme : la thĂ©orie expliquĂ©e, un condensĂ©, une rĂ©flexion, une bibliographie, les thĂ©ories associĂ©es et une illustration schĂ©matique. Autant vous dire que vous nâallez pas basculer instantanĂ©ment dans lâexpertise, non, vous allez juste comprendre lâobjectif avouĂ© de cette thĂ©orie et câest dĂ©jĂ bien ! Paul Parsons est un vĂ©ritable scientifique, spĂ©cialiste du cosmos, et il rĂ©alise ce qui nous manque beaucoup de nos jours, Ă savoir une belle synthĂšse claire et prĂ©cise. En dâautres termes, ce livre est une vulgarisation !
A ce stade, il ne me restait plus quâĂ tester et jâai choisi la thĂ©orie du rĂ©chauffement climatique. Il parait que câest dâactualitĂ©âŠ
Dâabord, le temps imparti est bien respectĂ© et on y apprend la rĂ©alitĂ© des variations de tempĂ©rature en 4.6 milliards dâannĂ©es. Plus surprenant, on dĂ©couvre que Svante Arrhenius (1859-1927) avait montrĂ© en son temps que lâaugmentation des rejets de carbone dans lâatmosphĂšre, liĂ©s aux activitĂ©s humaines, aboutissait Ă une hausse de tempĂ©rature. Si on doublait le CO2 rejetĂ©, on pourrait aller Ă une hausse de 4°C. Cette hausse pourrait devenir rĂ©alitĂ© en 2100 ! Mais il faut complĂ©ter les Ă©lĂ©ments thĂ©oriques Ă la lumiĂšre des faits qui se sont dĂ©roulĂ©s depuis quelques annĂ©es : fonte des glaces, Ă©lĂ©vation de la tempĂ©rature des mers et de leur niveau, augmentation des activitĂ©s gĂ©ologiques comme Ă©ruptions volcaniques, tremblements de terre et autres glissements de terrain sans oublier les sĂ©cheresses qui se multiplient.
On peut complĂ©ter cette thĂ©orie par deux autres : la Terre boule de neige et le Catastrophisme. Je prĂ©cise que lâon ne trouvera pas dans ce livre de taille modeste les solutions aux problĂšmes planĂ©taires (faut quand mĂȘme pas rĂȘver !) mais cela fait du bien de comprendre un peu mieux les enjeux scientifiques climatiques⊠mais il faudrait agir un peu plus, ce qui est une « thĂ©orie politique » si je ne mâabuse !
TrĂšs bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et il est important, pour ne pas dire essentiel, de fournir aux plus jeunes de la lecture de qualitĂ©. Jâai entendu que deux ministres avaient dĂ©cidĂ© de crĂ©er une dynamique estivale Ă la lecture des enfants et adolescents, je ne peux que partager cette envie mais je sais, par expĂ©rience personnelle dâancien jeune, puis de pĂšre et de grand-pĂšre, que pour donner le bonheur de la lecture Ă un jeune lecteur, il faut lui offrir un ouvrage de qualitĂ©. Une traduction moyenne dâun roman Ă©tranger sans profondeur, ne peut quâĂ©chouer sous le lit sans avoir Ă©tĂ© terminĂ©e.
Le choix dâun album pour enfant est trĂšs dĂ©licat. Si lâadulte prescripteur â parent, professeur ou bibliothĂ©caire â ne prend en compte que ses propres goĂ»ts, il y a peu de chance que cela fonctionne. Il faut laisser lâenfant prendre le livre en main et rĂ©agir, et Ă partir de lĂ , cela peut fonctionner. Jâai longtemps accompagnĂ© des enfants de grande section dans la lecture dâalbums illustrĂ©s et jâai souvent Ă©tĂ© trĂšs surpris de la qualitĂ© de leur regard, de leur rĂ©action, de leur lecture⊠Je me souviens dâun album de Fred Bernard et François Roca, JĂ©sus Betz. CâĂ©tait un livre assez difficile dâaccĂšs et il faisait partie dâune sĂ©lection imposĂ©e. Ce sont les dessins de François qui ont poussĂ© les enfants dans lâhistoire et les mots de Fred sont devenus rapidement comme une Ă©vidence, comme incontournables dans cette histoire. Ce fut une belle rĂ©ussite mais il a fallu laisser un espace de libertĂ© aux jeunes lecteurs pour quâils rentrent en contact avec les personnages. On sâest aperçu alors que les enfants pouvaient intĂ©grer des histoires complexes, lourdes, difficiles⊠Bravo !
Du coup, pour complĂ©ter cette entrĂ©e en matiĂšre, jâai pensĂ© Ă ce magnifique album des mĂȘmes auteurs, Le pompier de Lilliputia. AprĂšs tout, les pompiers sont trop souvent les hĂ©ros malgrĂ© eux de cette pĂ©riode estivale et le hĂ©ros est bien un pompier de New York. Certes, un pompier de petite taille et qui souffre depuis sa jeunesse de cette diffĂ©rence⊠Mais le petit hĂ©ros saura un jour montrer ses qualitĂ©s humaines et de pompier, bien sĂ»r. Son pĂšre, le maire de la ville finira par le regarder autrement que comme un « petit » âŠ
Câest une trĂšs belle histoire, profondĂ©ment humaine et inspirĂ©e dâune rĂ©alitĂ©, lâexistence dâun quartier de New York rĂ©servĂ© aux gens de petite taille⊠Les mots de Fred Bernard, Ă©crivain originaire de Bourgogne, sont totalement adaptĂ©s Ă la lecture de chacun. Câest-Ă -dire que selon lâĂąge, y compris pour les adultes, chaque lecteur trouvera lĂ une histoire qui lui convient et cela permettra, jâen suis certain, dâouvrir de trĂšs belles discussions estivales en familles et entre amis⊠Lire câest bien, partager ses impressions de lectures, câest encore mieux !
Ce peut ĂȘtre aussi lâoccasion de lire ou relire de nombreux albums de ce duo dâauteurs de grande qualitĂ© et je pense Ă des albums comme La comĂ©die des Ogres, LâIndien de la tour Eiffel ou Soleil noir !
Alors, bonne lecture !
Le choix dâun album pour enfant est trĂšs dĂ©licat. Si lâadulte prescripteur â parent, professeur ou bibliothĂ©caire â ne prend en compte que ses propres goĂ»ts, il y a peu de chance que cela fonctionne. Il faut laisser lâenfant prendre le livre en main et rĂ©agir, et Ă partir de lĂ , cela peut fonctionner. Jâai longtemps accompagnĂ© des enfants de grande section dans la lecture dâalbums illustrĂ©s et jâai souvent Ă©tĂ© trĂšs surpris de la qualitĂ© de leur regard, de leur rĂ©action, de leur lecture⊠Je me souviens dâun album de Fred Bernard et François Roca, JĂ©sus Betz. CâĂ©tait un livre assez difficile dâaccĂšs et il faisait partie dâune sĂ©lection imposĂ©e. Ce sont les dessins de François qui ont poussĂ© les enfants dans lâhistoire et les mots de Fred sont devenus rapidement comme une Ă©vidence, comme incontournables dans cette histoire. Ce fut une belle rĂ©ussite mais il a fallu laisser un espace de libertĂ© aux jeunes lecteurs pour quâils rentrent en contact avec les personnages. On sâest aperçu alors que les enfants pouvaient intĂ©grer des histoires complexes, lourdes, difficiles⊠Bravo !
Du coup, pour complĂ©ter cette entrĂ©e en matiĂšre, jâai pensĂ© Ă ce magnifique album des mĂȘmes auteurs, Le pompier de Lilliputia. AprĂšs tout, les pompiers sont trop souvent les hĂ©ros malgrĂ© eux de cette pĂ©riode estivale et le hĂ©ros est bien un pompier de New York. Certes, un pompier de petite taille et qui souffre depuis sa jeunesse de cette diffĂ©rence⊠Mais le petit hĂ©ros saura un jour montrer ses qualitĂ©s humaines et de pompier, bien sĂ»r. Son pĂšre, le maire de la ville finira par le regarder autrement que comme un « petit » âŠ
Câest une trĂšs belle histoire, profondĂ©ment humaine et inspirĂ©e dâune rĂ©alitĂ©, lâexistence dâun quartier de New York rĂ©servĂ© aux gens de petite taille⊠Les mots de Fred Bernard, Ă©crivain originaire de Bourgogne, sont totalement adaptĂ©s Ă la lecture de chacun. Câest-Ă -dire que selon lâĂąge, y compris pour les adultes, chaque lecteur trouvera lĂ une histoire qui lui convient et cela permettra, jâen suis certain, dâouvrir de trĂšs belles discussions estivales en familles et entre amis⊠Lire câest bien, partager ses impressions de lectures, câest encore mieux !
Ce peut ĂȘtre aussi lâoccasion de lire ou relire de nombreux albums de ce duo dâauteurs de grande qualitĂ© et je pense Ă des albums comme La comĂ©die des Ogres, LâIndien de la tour Eiffel ou Soleil noir !
Alors, bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et la bande dessinĂ©e est mise rĂ©guliĂšrement Ă lâhonneur dans cette chronique car câest une lecture comme une autre, car câest une lecture finalement assez complexe car obligeant Ă une double lecture, texte et image, enfin, parce que jâaime passionnĂ©ment cet art narratif !
Une histoire en trois volumes de Jean-Charles Gaudin et Steven Lejeune a retenu mon attention car elle a le mĂ©rite de pouvoir ĂȘtre lue Ă plusieurs niveaux : une saga familiale qui englobe la Seconde Guerre mondiale ; une bande dessinĂ©e qui parle de la VendĂ©e et il nây en a pas tant que cela ; un album qui parle, parfois avec de nombreux dĂ©tails, de la boulangerie. Enfin, osons le dire, une excellente bande dessinĂ©e tant par le texte que par le dessin. La narration graphique est trĂšs bien construite, efficace, agrĂ©able Ă lire, mĂȘme quand elle se fait quelque peu bavardeâŠ
Jâavoue que je nâai pas citĂ© le point fort spĂ©cifique quâil ne faut pas oublier â dĂ©solĂ© si cela vous donne un peu faim et que le prochain repas est encore Ă©loignĂ© â la brioche ! En effet, il sera question de cette brioche vendĂ©enne, de son goĂ»t, de sa recette, du tour de main de celui qui lâĂ©labore⊠Bref, au prochain petit-dĂ©jeuner, il vous faudra peut-ĂȘtre en prĂ©voir⊠AprĂšs tout, il faut parfois se laisser aller avec raison et modĂ©ration, mais sans oublier un peu de plaisir gustatif !
Lâhistoire tient en peu de place : une famille vient sâinstaller dans un bourg, Saint-Jean, pour y installer une boulangerie. Bien sĂ»r, il y en avait dĂ©jĂ une et donc on est dans un premier temps dans la concurrence totale, sĂšche et presque violente. Qui fait le meilleur pain ? Qui a les bonnes viennoiseries ? Qui a le plus de clients ?
Cette compĂ©tition va connaĂźtre une autre face plus rude quand les Allemands occuperont la rĂ©gion pour construire leur mur de lâAtlantique. Il y aura alors de nouvelles lectures qui sâimposeront avec dĂ©part des hommes pour la guerre, femmes devant faire tourner les boulangeries, enfants devenant adultes trop vite, marchĂ© noir, relations avec lâennemi, premiĂšres amours, RĂ©sistance, LibĂ©rationâŠ
Puis, il faudra affronter une nouvelle pĂ©riode avec lâextension des entreprises (rachats, conquĂȘte des marchĂ©s, exportation hors de VendĂ©e de la fameuse briocheâŠ) et des familles (mariages, grossesses, divorces et maitresses et amants) sans oublier les incontournables enterrements qui viennent rythmer la vie humaine.
Cette bande dessinĂ©e est une bonne lecture de pĂ©riode estivale et elle est mĂȘme incontournable si vous allez visiter la VendĂ©e, si vous aimez les sagas familiales ou si vous avec prĂ©vu une bonne brioche vendĂ©enne demain matin !
TrÚs bonne lecture et bonne dégustation !
Une histoire en trois volumes de Jean-Charles Gaudin et Steven Lejeune a retenu mon attention car elle a le mĂ©rite de pouvoir ĂȘtre lue Ă plusieurs niveaux : une saga familiale qui englobe la Seconde Guerre mondiale ; une bande dessinĂ©e qui parle de la VendĂ©e et il nây en a pas tant que cela ; un album qui parle, parfois avec de nombreux dĂ©tails, de la boulangerie. Enfin, osons le dire, une excellente bande dessinĂ©e tant par le texte que par le dessin. La narration graphique est trĂšs bien construite, efficace, agrĂ©able Ă lire, mĂȘme quand elle se fait quelque peu bavardeâŠ
Jâavoue que je nâai pas citĂ© le point fort spĂ©cifique quâil ne faut pas oublier â dĂ©solĂ© si cela vous donne un peu faim et que le prochain repas est encore Ă©loignĂ© â la brioche ! En effet, il sera question de cette brioche vendĂ©enne, de son goĂ»t, de sa recette, du tour de main de celui qui lâĂ©labore⊠Bref, au prochain petit-dĂ©jeuner, il vous faudra peut-ĂȘtre en prĂ©voir⊠AprĂšs tout, il faut parfois se laisser aller avec raison et modĂ©ration, mais sans oublier un peu de plaisir gustatif !
Lâhistoire tient en peu de place : une famille vient sâinstaller dans un bourg, Saint-Jean, pour y installer une boulangerie. Bien sĂ»r, il y en avait dĂ©jĂ une et donc on est dans un premier temps dans la concurrence totale, sĂšche et presque violente. Qui fait le meilleur pain ? Qui a les bonnes viennoiseries ? Qui a le plus de clients ?
Cette compĂ©tition va connaĂźtre une autre face plus rude quand les Allemands occuperont la rĂ©gion pour construire leur mur de lâAtlantique. Il y aura alors de nouvelles lectures qui sâimposeront avec dĂ©part des hommes pour la guerre, femmes devant faire tourner les boulangeries, enfants devenant adultes trop vite, marchĂ© noir, relations avec lâennemi, premiĂšres amours, RĂ©sistance, LibĂ©rationâŠ
Puis, il faudra affronter une nouvelle pĂ©riode avec lâextension des entreprises (rachats, conquĂȘte des marchĂ©s, exportation hors de VendĂ©e de la fameuse briocheâŠ) et des familles (mariages, grossesses, divorces et maitresses et amants) sans oublier les incontournables enterrements qui viennent rythmer la vie humaine.
Cette bande dessinĂ©e est une bonne lecture de pĂ©riode estivale et elle est mĂȘme incontournable si vous allez visiter la VendĂ©e, si vous aimez les sagas familiales ou si vous avec prĂ©vu une bonne brioche vendĂ©enne demain matin !
TrÚs bonne lecture et bonne dégustation !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et je ne vais pas oublier mon fil conducteur estival et balzacien. On a ouvert cette ComĂ©die humaine, avec dĂ©lectation pour ma part, et je voulais aujourdâhui aller plus en avant dans la connaissance dâHonorĂ© de Balzac ! Pour cela, nous allons ouvrir ensemble quelques biographies consacrĂ©es au crĂ©ateur de la ComĂ©die humaineâŠ
La premiĂšre constatation est de dĂ©couvrir le nombre incroyable de livres qui ont Ă©tĂ© consacrĂ©s Ă Balzac. Je nâirai pas jusquâĂ affirmer que tous les agrĂ©gĂ©s de lettres et autres docteurs en littĂ©rature ont voulu signer un ouvrage sur Balzac mais on nâen est pas loin⊠Quand ils nâont pas trouvĂ© un Ă©diteur, ils se sont rabattus sur les introductions et autres appareils critiques des versions mises Ă la disposition des Ă©lĂšves et Ă©tudiants⊠Dâailleurs, jâai Ă©tĂ© surpris de dĂ©couvrir quâil existait des romans de Balzac prĂ©sentĂ©s et introduits par Maurice BardĂšche. Ce dernier est certes spĂ©cialiste de Balzac (thĂšse en 1940) mais il est aussi un dĂ©fenseur acharnĂ© du fascisme dont il sâest revendiquĂ© jusquâĂ sa mort (1998) et promoteur du nĂ©gationnisme. On aurait pu Ă©viter de le mettre Ă lâhonneur⊠Non ?
Revenons aux biographes de Balzac frĂ©quentables, et comment ne pas commencer par Roger Pierrot. Ce bibliothĂ©caire a consacrĂ© une partie de sa vie Ă la correspondance de Balzac dont il est devenu lâexpert et Ă©diteur. On nâest donc pas surpris que sa biographie magistrale soit basĂ©e sur les lettres avant tout et pas sur des interprĂ©tations plus ou moins douteuses ou subjectives des Ćuvres. Son ouvrage est donc devenu une rĂ©fĂ©rence absolue dans le domaine pour suivre Balzac jour aprĂšs jour et ainsi comprendre la genĂšse de ses romans, sa vie affectives et ses problĂšmes financiersâŠ
Le second grand biographe de Balzac est, pour moi, Pierre Sipriot. CâĂ©tait un journaliste et homme de radio et il est connu comme spĂ©cialiste dâHenri de Montherlant en tout premier lieu. NĂ©anmoins, son Balzac sans masque, paru en 1992, reste pour moi un ouvrage trĂšs intĂ©ressant et pertinent. Je serais tentĂ© dâaffirmer que câest une biographie qui se lit comme un roman et que la vie de Balzac a certains aspects romanesques. Il nâen demeure pas moins que Pierre Sipriot arrive Ă mĂȘler de façon assez agrĂ©able les faits biographiques, les Ă©lĂ©ments bibliographiques et des remarques sur le fond des Ćuvres de la ComĂ©die humaine. On pourrait clore cette chronique par cette citation de Sipriot :
« Au-delĂ dâune utilisation partisane, il incite lâhumanitĂ© Ă se dĂ©velopper par la toute puissance de sa force morale, par la somme du savoir et lâexpĂ©rience dont dispose lâĂ©poque oĂč nous vivons. En ce sens, Balzac est, comme il lâa dit, du parti de la RĂ©volution qui est celui de la vie ! »
Bonne lecture !
La premiĂšre constatation est de dĂ©couvrir le nombre incroyable de livres qui ont Ă©tĂ© consacrĂ©s Ă Balzac. Je nâirai pas jusquâĂ affirmer que tous les agrĂ©gĂ©s de lettres et autres docteurs en littĂ©rature ont voulu signer un ouvrage sur Balzac mais on nâen est pas loin⊠Quand ils nâont pas trouvĂ© un Ă©diteur, ils se sont rabattus sur les introductions et autres appareils critiques des versions mises Ă la disposition des Ă©lĂšves et Ă©tudiants⊠Dâailleurs, jâai Ă©tĂ© surpris de dĂ©couvrir quâil existait des romans de Balzac prĂ©sentĂ©s et introduits par Maurice BardĂšche. Ce dernier est certes spĂ©cialiste de Balzac (thĂšse en 1940) mais il est aussi un dĂ©fenseur acharnĂ© du fascisme dont il sâest revendiquĂ© jusquâĂ sa mort (1998) et promoteur du nĂ©gationnisme. On aurait pu Ă©viter de le mettre Ă lâhonneur⊠Non ?
Revenons aux biographes de Balzac frĂ©quentables, et comment ne pas commencer par Roger Pierrot. Ce bibliothĂ©caire a consacrĂ© une partie de sa vie Ă la correspondance de Balzac dont il est devenu lâexpert et Ă©diteur. On nâest donc pas surpris que sa biographie magistrale soit basĂ©e sur les lettres avant tout et pas sur des interprĂ©tations plus ou moins douteuses ou subjectives des Ćuvres. Son ouvrage est donc devenu une rĂ©fĂ©rence absolue dans le domaine pour suivre Balzac jour aprĂšs jour et ainsi comprendre la genĂšse de ses romans, sa vie affectives et ses problĂšmes financiersâŠ
Le second grand biographe de Balzac est, pour moi, Pierre Sipriot. CâĂ©tait un journaliste et homme de radio et il est connu comme spĂ©cialiste dâHenri de Montherlant en tout premier lieu. NĂ©anmoins, son Balzac sans masque, paru en 1992, reste pour moi un ouvrage trĂšs intĂ©ressant et pertinent. Je serais tentĂ© dâaffirmer que câest une biographie qui se lit comme un roman et que la vie de Balzac a certains aspects romanesques. Il nâen demeure pas moins que Pierre Sipriot arrive Ă mĂȘler de façon assez agrĂ©able les faits biographiques, les Ă©lĂ©ments bibliographiques et des remarques sur le fond des Ćuvres de la ComĂ©die humaine. On pourrait clore cette chronique par cette citation de Sipriot :
« Au-delĂ dâune utilisation partisane, il incite lâhumanitĂ© Ă se dĂ©velopper par la toute puissance de sa force morale, par la somme du savoir et lâexpĂ©rience dont dispose lâĂ©poque oĂč nous vivons. En ce sens, Balzac est, comme il lâa dit, du parti de la RĂ©volution qui est celui de la vie ! »
Bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et si, au dĂ©but de cette sĂ©rie de chroniques, je pensais lire uniquement un polar de Peter May, Trois Ă©toiles et un meurtre, me voilĂ dans une nouvelle situation, celle de lire une sĂ©rie de sept romans, Assassins sans visages. Je vais donc vous parler aujourdâhui du premier roman, celui par lequel jâaurais dĂ» commencer, Le mort aux quatre tombeaux.
On commence donc trĂšs rapidement par faire connaissance avec Enzo MacLeod, un mĂ©decin lĂ©giste Ă©cossais qui par amour est venu sâinstaller en France. Il a laissĂ© en Ecosse une premiĂšre Ă©pouse et une fille et comme ses diplĂŽmes dâEcosse ne peuvent pas ĂȘtre reconnus en France, il a aussi abandonnĂ© son mĂ©tier. Il est donc devenu un enseignant universitaire Ă Toulouse et il vit Ă Cahors. Pour ce qui est de sa « nouvelle vie » familiale, on pourrait rĂ©sumer en disant : une femme qui meurt en donnant naissance Ă une fille, un veuvage depuis une vingtaine dâannĂ©e, un papa trĂšs (trop) protecteur de sa fille qui a grandi sans quâil sâen rende complĂštement compteâŠ
Par ailleurs, un journaliste français a Ă©crit un ouvrage oĂč il parle de quelques meurtres dont on ne connait pas encore les coupables, parfois dâailleurs il sâagit aussi de disparition mystĂ©rieuse comme avec Jacques Gaillard, lâobjet mĂȘme de ce premier roman de la sĂ©rie. Car Enzo MacLeod, un soir dâabus de vin de qualitĂ©, sâest lancĂ© dans un pari-dĂ©fi : rĂ©soudre les sept cas prĂ©sentĂ©s dans le roman. Une façon de prouver que ses connaissances lĂ©gistes et criminelles Ă©taient de qualitĂ© et que lâon aurait bien dĂ» lui faire confiance dĂšs le dĂ©part au lieu de le laisser pourrir Ă faire quelques coursâŠ
Ce premier roman est un roman surprenant car on ne va pas partir avec une Ă©nigme classique, un mort, un ou deux mobiles, quelques suspects, une enquĂȘte qui progresse et quelques fausses pistes⊠Non, ici, on part dâune absence de corps, puis on a des progressions surprenantes, des Ă©nigmes qui apparaissent et qui poussent vers dâautres Ă©nigmes⊠Quant au corps, je ne vais pas vous en dire plus pour prĂ©server le suspens qui est excellemment bien construit !
Lâenvironnement dâEnzo est des plus complexes car on va parler de sa fille, enfin non, de ses filles et de leurs relations masculines, de certaines femmes qui pourraient bien tenter Enzo mais aussi de leurs ex, de leurs parents dans certains cas, sans oublier prĂ©fet, ministre et autres responsables de la police locale⊠Complexe, rĂ©sumĂ© ainsi, mais trĂšs agrĂ©able Ă lire car toutes les infos viennent au bon moment⊠Je prĂ©cise une descente dans les Catacombes de Paris Ă Ă©viter pour les claustrophobes et autres angoissĂ©s des souterrains !
Un premier roman qui sera suivi de six autres titres et nous en reparlerons donc cet été ! TrÚs bonne lecture !
On commence donc trĂšs rapidement par faire connaissance avec Enzo MacLeod, un mĂ©decin lĂ©giste Ă©cossais qui par amour est venu sâinstaller en France. Il a laissĂ© en Ecosse une premiĂšre Ă©pouse et une fille et comme ses diplĂŽmes dâEcosse ne peuvent pas ĂȘtre reconnus en France, il a aussi abandonnĂ© son mĂ©tier. Il est donc devenu un enseignant universitaire Ă Toulouse et il vit Ă Cahors. Pour ce qui est de sa « nouvelle vie » familiale, on pourrait rĂ©sumer en disant : une femme qui meurt en donnant naissance Ă une fille, un veuvage depuis une vingtaine dâannĂ©e, un papa trĂšs (trop) protecteur de sa fille qui a grandi sans quâil sâen rende complĂštement compteâŠ
Par ailleurs, un journaliste français a Ă©crit un ouvrage oĂč il parle de quelques meurtres dont on ne connait pas encore les coupables, parfois dâailleurs il sâagit aussi de disparition mystĂ©rieuse comme avec Jacques Gaillard, lâobjet mĂȘme de ce premier roman de la sĂ©rie. Car Enzo MacLeod, un soir dâabus de vin de qualitĂ©, sâest lancĂ© dans un pari-dĂ©fi : rĂ©soudre les sept cas prĂ©sentĂ©s dans le roman. Une façon de prouver que ses connaissances lĂ©gistes et criminelles Ă©taient de qualitĂ© et que lâon aurait bien dĂ» lui faire confiance dĂšs le dĂ©part au lieu de le laisser pourrir Ă faire quelques coursâŠ
Ce premier roman est un roman surprenant car on ne va pas partir avec une Ă©nigme classique, un mort, un ou deux mobiles, quelques suspects, une enquĂȘte qui progresse et quelques fausses pistes⊠Non, ici, on part dâune absence de corps, puis on a des progressions surprenantes, des Ă©nigmes qui apparaissent et qui poussent vers dâautres Ă©nigmes⊠Quant au corps, je ne vais pas vous en dire plus pour prĂ©server le suspens qui est excellemment bien construit !
Lâenvironnement dâEnzo est des plus complexes car on va parler de sa fille, enfin non, de ses filles et de leurs relations masculines, de certaines femmes qui pourraient bien tenter Enzo mais aussi de leurs ex, de leurs parents dans certains cas, sans oublier prĂ©fet, ministre et autres responsables de la police locale⊠Complexe, rĂ©sumĂ© ainsi, mais trĂšs agrĂ©able Ă lire car toutes les infos viennent au bon moment⊠Je prĂ©cise une descente dans les Catacombes de Paris Ă Ă©viter pour les claustrophobes et autres angoissĂ©s des souterrains !
Un premier roman qui sera suivi de six autres titres et nous en reparlerons donc cet été ! TrÚs bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et câest lâoccasion, aussi, de dĂ©couvrir des plumes que lâon ne connaissait pas et qui peuvent sans aucun doute nous surprendre. Par exemple, qui aurait pu imaginer quâun animateur dâune communautĂ© de 300000 personnes (dites followers si vous voulez paraĂźtre dans le coup) sur les rĂ©seaux sociaux puisse devenir un vĂ©ritable romancier ?
Alexandre Marcel, plus connu sous le nom de « Papa plume », a commencĂ© par parler de la naissance de sa fille, de ses premiers jours et de ses premiĂšres Ă©motions, lui le papa qui dĂ©couvrait jour aprĂšs jour tout ce que signifiait devenir papa. Il dĂ©cide de partager cette expĂ©rience et en fait une sorte de livre journal de qualitĂ©, « Je ne mâattendais pas à ça ! », ouvrage qui lui donne envie dâĂ©crire, de raconter, de vivre autrement⊠Un auteur est en train de naitre !
Alors, bien sĂ»r, certains le qualifieront trop vite, sans lâavoir lu, dâauteur de pacotilles, de romans de gare, de livres dâĂ©té⊠Bon, pour ce dernier qualificatif, disons que cela tombe bien puisque lâĂ©tĂ© câest fait pour lire. Pour le reste, cessons toutes remarques subjectives et inutiles, ouvrons ses livres et constatons les rĂ©alitĂ©s. Il Ă©crit bien, câest plutĂŽt poĂ©tique, agrĂ©able Ă lire et trĂšs pertinent au niveau humain. Ce nâest peut-ĂȘtre pas de la « grande littĂ©rature » - encore faudrait-il quâun expert mâexplique ce quâest rĂ©ellement la « grande littĂ©rature » - mais ce sont de trĂšs bons livres Ă lire cet Ă©tĂ©, le dernier en particulier, Le fil de nos vies.
Quelques Ă©lĂ©ments sans dĂ©truire le fil conducteur pour les futurs lecteurs⊠Câest un roman de la transmission. Un jeune homme, un de ces dessinateurs qui nâarrĂȘte jamais de frotter son crayon dans les carnets, retient lâattention dâun cĂ©lĂšbre couturier⊠Lâavenir sera peut-ĂȘtre Ă luiâŠ
LĂ©o aurait pu prendre la succession paternelle mais il veut tenter sa chance. Sa mĂšre lui voue un amour incroyable et elle a confiance en lui, mĂȘme si elle ne peut pas le dire franchement Ă son mari. Il y a aussi une amoureuse qui est prise dans un Ă©tau douloureux : elle pense que LĂ©o doit « monter » Ă Paris et quâil va rĂ©ussir⊠mais le risque est grand de perdre son chĂ©riâŠ
Pour le reste je vous laisserai dĂ©couvrir quel sera le prix Ă payer pour rĂ©ussir et si LĂ©o acceptera cette facture. Ce nâest peut-ĂȘtre pas un pacte avec le diable, nâexagĂ©rons rien, mais rĂ©ussir et garder ses valeurs et convictions nâest pas toujours si simple et câest ce qui permet dâobtenir un bon roman⊠AprĂšs tout câest aussi un roman de saison car de nombreux enfants sont sur le point de partir pour la grande ville, pour lâuniversitĂ©, pour une carriĂšre professionnelle⊠et les parents sont inquiets ! « Papa plume » vous raconte un de ces destinsâŠ
Alors comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, bonne lecture !
Alexandre Marcel, plus connu sous le nom de « Papa plume », a commencĂ© par parler de la naissance de sa fille, de ses premiers jours et de ses premiĂšres Ă©motions, lui le papa qui dĂ©couvrait jour aprĂšs jour tout ce que signifiait devenir papa. Il dĂ©cide de partager cette expĂ©rience et en fait une sorte de livre journal de qualitĂ©, « Je ne mâattendais pas à ça ! », ouvrage qui lui donne envie dâĂ©crire, de raconter, de vivre autrement⊠Un auteur est en train de naitre !
Alors, bien sĂ»r, certains le qualifieront trop vite, sans lâavoir lu, dâauteur de pacotilles, de romans de gare, de livres dâĂ©té⊠Bon, pour ce dernier qualificatif, disons que cela tombe bien puisque lâĂ©tĂ© câest fait pour lire. Pour le reste, cessons toutes remarques subjectives et inutiles, ouvrons ses livres et constatons les rĂ©alitĂ©s. Il Ă©crit bien, câest plutĂŽt poĂ©tique, agrĂ©able Ă lire et trĂšs pertinent au niveau humain. Ce nâest peut-ĂȘtre pas de la « grande littĂ©rature » - encore faudrait-il quâun expert mâexplique ce quâest rĂ©ellement la « grande littĂ©rature » - mais ce sont de trĂšs bons livres Ă lire cet Ă©tĂ©, le dernier en particulier, Le fil de nos vies.
Quelques Ă©lĂ©ments sans dĂ©truire le fil conducteur pour les futurs lecteurs⊠Câest un roman de la transmission. Un jeune homme, un de ces dessinateurs qui nâarrĂȘte jamais de frotter son crayon dans les carnets, retient lâattention dâun cĂ©lĂšbre couturier⊠Lâavenir sera peut-ĂȘtre Ă luiâŠ
LĂ©o aurait pu prendre la succession paternelle mais il veut tenter sa chance. Sa mĂšre lui voue un amour incroyable et elle a confiance en lui, mĂȘme si elle ne peut pas le dire franchement Ă son mari. Il y a aussi une amoureuse qui est prise dans un Ă©tau douloureux : elle pense que LĂ©o doit « monter » Ă Paris et quâil va rĂ©ussir⊠mais le risque est grand de perdre son chĂ©riâŠ
Pour le reste je vous laisserai dĂ©couvrir quel sera le prix Ă payer pour rĂ©ussir et si LĂ©o acceptera cette facture. Ce nâest peut-ĂȘtre pas un pacte avec le diable, nâexagĂ©rons rien, mais rĂ©ussir et garder ses valeurs et convictions nâest pas toujours si simple et câest ce qui permet dâobtenir un bon roman⊠AprĂšs tout câest aussi un roman de saison car de nombreux enfants sont sur le point de partir pour la grande ville, pour lâuniversitĂ©, pour une carriĂšre professionnelle⊠et les parents sont inquiets ! « Papa plume » vous raconte un de ces destinsâŠ
Alors comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et je recherche les livres qui pourraient mâapporter un peu de plaisir, de joie et de bonheur. Alors, comme je suis passionnĂ© dâhistoire, jâaime lâĂ©tĂ© trouver des livres qui sans me prendre la tĂȘte donnent la possibilitĂ© de survoler une pĂ©riode historique assez longue sous forme synthĂšse et câest le cas de ce livre de Thierry Ardisson, Les fantĂŽme des Tuileries, paru en 2016.
Alors, bien sĂ»r, il y a ceux qui aimaient et ceux qui dĂ©testaient Ardisson et, pour ceux-lĂ , la lecture de cet ouvrage sera dĂ©licate car marquĂ©e par des partis pris trĂšs forts, trop forts. Pour les autres, il sâagit dâun rĂ©cit accessible Ă tous qui nous raconte la vie de cinq dauphins qui nâatteindront jamais le trĂŽne⊠Des destins brisĂ©s qui parlent de notre Histoire, du XIX° siĂšcle et Ardisson est plutĂŽt bon dans ce rĂŽle de narrateur populaire⊠Ces cinq dauphins sont Louis XVII, NapolĂ©on II, Louis-Philippe II, Henri V et NapolĂ©on IV⊠Les derniers lĂ©gitimistes du pays seront Ă©nervĂ©s, dĂ©solĂ©s, car il ne sâagit pas que des Bourbons et de leurs descendants⊠Pour les autres, ce sera lâoccasion de rĂ©viser en quelques pages la RĂ©volution, lâEmpire, la Restauration, la Monarchie Bourgeoise, le Second Empire et dâarriver sur la III° RĂ©publique et la fin des illusions du duc de ChambordâŠ
Certes, je dois vous prĂ©ciser pour ĂȘtre totalement honnĂȘte avec les futurs lecteurs, que Thierry Ardisson fait preuve dâune certaine clĂ©mence envers ces jeunes « futurs » rois ou empereurs, câest un peu comme un attachement aux enfants plus quâaux rĂ©gimes quâils reprĂ©sentent. En revanche, dans les faits, il reste trĂšs factuel et prĂ©cis, ce qui permet dâoffrir aux lecteurs une synthĂšse de qualitĂ© et chacun mesurera que nous ne connaissons que finalement fort mal ce XIX° siĂšcle politique !
On peut aussi se mettre Ă regretter que le Palais des Tuilerie ait brĂ»lĂ© et disparu. Les rĂ©volutions, sous toutes les latitudes et dans tous les pays, font disparaitre des richesses archĂ©ologiques et historiques alors que, pourtant, elles appartiennent bien, sans aucun doute, aux peuples mĂȘmes qui les dĂ©truisent !
Il nous reste ce grand jardin des Tuileries pour se promener et se souvenir que Les Tuileries ont Ă©tĂ© le centre nĂ©vralgique de la France plus longtemps que le chĂąteau de Versailles⊠Les travaux avaient commencĂ© sous Catherine de MĂ©dicis et ce fut NapolĂ©on III qui en fut le dernier locataire. Quant Ă nous, il ne nous reste plus quâĂ arpenter les jardins des Tuileries, visiter le musĂ©e de lâOrangerie et ses expositions, ou prendre plaisir avec les statues en extĂ©rieur (citons le Baiser de Rodin, la statue Ă©questre de Louis XIV ou Diane dĂ©esse de la chasseâŠ).
Comme quoi un livre de Thierry Ardisson peut nous faire rĂ©viser notre Histoire, nous inviter Ă nous promener, nous souvenir de cet homme mĂ©diatique et nous faire passer du bon temps ! Alors, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, bonne lecture !
Alors, bien sĂ»r, il y a ceux qui aimaient et ceux qui dĂ©testaient Ardisson et, pour ceux-lĂ , la lecture de cet ouvrage sera dĂ©licate car marquĂ©e par des partis pris trĂšs forts, trop forts. Pour les autres, il sâagit dâun rĂ©cit accessible Ă tous qui nous raconte la vie de cinq dauphins qui nâatteindront jamais le trĂŽne⊠Des destins brisĂ©s qui parlent de notre Histoire, du XIX° siĂšcle et Ardisson est plutĂŽt bon dans ce rĂŽle de narrateur populaire⊠Ces cinq dauphins sont Louis XVII, NapolĂ©on II, Louis-Philippe II, Henri V et NapolĂ©on IV⊠Les derniers lĂ©gitimistes du pays seront Ă©nervĂ©s, dĂ©solĂ©s, car il ne sâagit pas que des Bourbons et de leurs descendants⊠Pour les autres, ce sera lâoccasion de rĂ©viser en quelques pages la RĂ©volution, lâEmpire, la Restauration, la Monarchie Bourgeoise, le Second Empire et dâarriver sur la III° RĂ©publique et la fin des illusions du duc de ChambordâŠ
Certes, je dois vous prĂ©ciser pour ĂȘtre totalement honnĂȘte avec les futurs lecteurs, que Thierry Ardisson fait preuve dâune certaine clĂ©mence envers ces jeunes « futurs » rois ou empereurs, câest un peu comme un attachement aux enfants plus quâaux rĂ©gimes quâils reprĂ©sentent. En revanche, dans les faits, il reste trĂšs factuel et prĂ©cis, ce qui permet dâoffrir aux lecteurs une synthĂšse de qualitĂ© et chacun mesurera que nous ne connaissons que finalement fort mal ce XIX° siĂšcle politique !
On peut aussi se mettre Ă regretter que le Palais des Tuilerie ait brĂ»lĂ© et disparu. Les rĂ©volutions, sous toutes les latitudes et dans tous les pays, font disparaitre des richesses archĂ©ologiques et historiques alors que, pourtant, elles appartiennent bien, sans aucun doute, aux peuples mĂȘmes qui les dĂ©truisent !
Il nous reste ce grand jardin des Tuileries pour se promener et se souvenir que Les Tuileries ont Ă©tĂ© le centre nĂ©vralgique de la France plus longtemps que le chĂąteau de Versailles⊠Les travaux avaient commencĂ© sous Catherine de MĂ©dicis et ce fut NapolĂ©on III qui en fut le dernier locataire. Quant Ă nous, il ne nous reste plus quâĂ arpenter les jardins des Tuileries, visiter le musĂ©e de lâOrangerie et ses expositions, ou prendre plaisir avec les statues en extĂ©rieur (citons le Baiser de Rodin, la statue Ă©questre de Louis XIV ou Diane dĂ©esse de la chasseâŠ).
Comme quoi un livre de Thierry Ardisson peut nous faire rĂ©viser notre Histoire, nous inviter Ă nous promener, nous souvenir de cet homme mĂ©diatique et nous faire passer du bon temps ! Alors, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et, comme jâapprĂ©cie beaucoup les enquĂȘtes de Sherlock Holmes, je ne vais pas me priver, surtout en plein Ă©té⊠Seulement si jâaime lire et relire les histoires de Conan Doyle, sans aucun doute, jâavoue que de temps en temps une bonne nouvelle enquĂȘte « Ă la maniĂšre de » nâest pas pour me dĂ©plaire. La collection « Cercle de Sherlock Holmes » des Ă©ditions La geste offre trĂšs rĂ©guliĂšrement des Ă©pisodes surprenants se dĂ©roulant en France avec toujours quelques explications pour justifier que Sherlock et Watson soient passĂ©s, un jour, Ă Poitiers, Nantes ou Paris⊠Cette fois-ci, ce sera Ă Nantes en compagnie de Jules Verne !
Jâavoue que ce roman de StĂ©phane Pajot est quand mĂȘme un peu particulier et avant de vous lancer dans la lecture il est bon de bien comprendre quâil ne sâagit pas essentiellement dâune nouvelle policiĂšre mais bien dâun petit roman contenant trois Ă©lĂ©ments diffĂ©rents et que lâon sera heureux de sa lecture seulement et seulement si les trois parties vous conviennent, sinon, il y aura certainement un peu de frustrationâŠ
En effet, il y a bien un mystĂšre policier, une enquĂȘte et, aux cĂŽtĂ©s des forces de lâordre classiques de la ville de Nantes, viennent en renfort notre ami Sherlock Holmes et le docteur Watson. Jusque-lĂ , tout va bienâŠ
Mais, dans ce rĂ©cit intervient un autre personnage, Jules Verne, qui, avouons-le ne joue pas un vĂ©ritable rĂŽle dans lâenquĂȘte. Par contre, lâauteur nous donne beaucoup dâĂ©lĂ©ments sur la vie de Jules Verne et ses liens avec la ville de Nantes. On aura ainsi la lecture dâun texte de jeunesse assez osé⊠mais je ne vous en dis pas plusâŠ
Enfin, autour de notre affaire policiĂšre, des informations historiques sur Nantes seront distillĂ©es et elles se rĂ©vĂšleront passionnantes, surtout si on aime lâHistoire⊠On parlera de la ville et du commerce dâesclaves, des massacres sous la RĂ©volution française, de lâaffaire Dreyfus⊠ainsi que de la gĂ©ographie de cette ville. Je pense que lâon peut citer dans ces repĂšres historiques les passages sur la biscuiterie Lu⊠On pourrait presque dire quâil sâagit dâune fresque gĂ©nĂ©rale ayant pour hĂ©roĂŻne principale la ville de Nantes !
Donc, vous lâaurez bien compris, câest le livre idĂ©al pour celui qui cet Ă©tĂ© fera escale Ă Nantes, qui aime lâHistoire et Sherlock Holmes⊠Ou alors, pour le lecteur fou de Sherlock qui a dĂ©cidĂ© de tout lire cet Ă©té⊠et comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, il a certainement bien raison !
On peut aussi dĂ©couvrir dans cette mĂȘme collection de trĂšs bons romans avec Sherlock qui arpente toute la France ou presqueâŠ
TrĂšs bonne lecture !
Jâavoue que ce roman de StĂ©phane Pajot est quand mĂȘme un peu particulier et avant de vous lancer dans la lecture il est bon de bien comprendre quâil ne sâagit pas essentiellement dâune nouvelle policiĂšre mais bien dâun petit roman contenant trois Ă©lĂ©ments diffĂ©rents et que lâon sera heureux de sa lecture seulement et seulement si les trois parties vous conviennent, sinon, il y aura certainement un peu de frustrationâŠ
En effet, il y a bien un mystĂšre policier, une enquĂȘte et, aux cĂŽtĂ©s des forces de lâordre classiques de la ville de Nantes, viennent en renfort notre ami Sherlock Holmes et le docteur Watson. Jusque-lĂ , tout va bienâŠ
Mais, dans ce rĂ©cit intervient un autre personnage, Jules Verne, qui, avouons-le ne joue pas un vĂ©ritable rĂŽle dans lâenquĂȘte. Par contre, lâauteur nous donne beaucoup dâĂ©lĂ©ments sur la vie de Jules Verne et ses liens avec la ville de Nantes. On aura ainsi la lecture dâun texte de jeunesse assez osé⊠mais je ne vous en dis pas plusâŠ
Enfin, autour de notre affaire policiĂšre, des informations historiques sur Nantes seront distillĂ©es et elles se rĂ©vĂšleront passionnantes, surtout si on aime lâHistoire⊠On parlera de la ville et du commerce dâesclaves, des massacres sous la RĂ©volution française, de lâaffaire Dreyfus⊠ainsi que de la gĂ©ographie de cette ville. Je pense que lâon peut citer dans ces repĂšres historiques les passages sur la biscuiterie Lu⊠On pourrait presque dire quâil sâagit dâune fresque gĂ©nĂ©rale ayant pour hĂ©roĂŻne principale la ville de Nantes !
Donc, vous lâaurez bien compris, câest le livre idĂ©al pour celui qui cet Ă©tĂ© fera escale Ă Nantes, qui aime lâHistoire et Sherlock Holmes⊠Ou alors, pour le lecteur fou de Sherlock qui a dĂ©cidĂ© de tout lire cet Ă©té⊠et comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, il a certainement bien raison !
On peut aussi dĂ©couvrir dans cette mĂȘme collection de trĂšs bons romans avec Sherlock qui arpente toute la France ou presqueâŠ
TrĂšs bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et jâapprĂ©cie lors de mes quelques dĂ©placements estivaux me plonger dans lâHistoire locale ou nationale quand je suis dans un pays Ă©tranger, ce qui ne mâarrive pas si souvent que cela. Cette annĂ©e, jâai commencĂ© mon Ă©tĂ© par aller passer trois jours en Belgique pour un dĂ©jeuner entre amis⊠Donc, petit plongeon dans lâHistoire belge que je ne connaissais que de fort loin⊠Je vais donc tenter, non pas de vous initier Ă cette Histoire nationale car il faudrait plus que deux chroniques pour y arriver, de vous donner envie de dĂ©couvrir les dessous de cette Belgique voisine⊠On parle souvent de ses voisins sans les connaitre, il est donc temps de changer de paradigme !
Je vais commencer par lâHistoire de la Belgique moderne et cela ne signifie pas que jâoublierai tous les siĂšcles prĂ©cĂ©dents, en particulier la pĂ©riode celte/gauloise dont nous aurons lâoccasion de parler, bien sĂ»r. Il fallait bien se lancer et la date que nous retiendrons est le 25 aoĂ»t 1830. A cette date, la Belgique est incluse dans un royaume, le Royaume uni des Pays-Bas et la famille royale est celle des Orange-Nassau. Cette situation est issue du congrĂšs de Vienne, Ă la chute de NapolĂ©on 1er. Mais, de toute Ă©vidence, le peuple de Belgique nâapprĂ©cie pas cette situation et presque toutes les tendances politiques souhaitent une union belge indĂ©pendante des Pays-Bas, un mouvement nommĂ© Unionisme. Ce mouvement est renforcĂ© par la RĂ©volution de 1830 en France et il est spĂ©cialement portĂ© par les Catholiques et les LibĂ©raux.
Câest le moment de revenir Ă cette date du 25 aoĂ»t 1830, premiĂšre de lâopĂ©ra La muette de Portici dâEsprit Auber Ă Bruxelles. Dans cette Ćuvre il est question de lâinsurrection des Napolitains contre les occupants espagnols. La réécriture de cette pĂ©riode nous dit que les spectateurs en sortant Ă©taient excitĂ©s contre les Pays-Bas et que cela a enflammĂ© la population et provoquĂ© une Ă©meute de quatre jours⊠ExagĂ©rĂ© ou pas, ce fut le dĂ©part indiscutable dâune revendication dâindĂ©pendance et de libĂ©ralisme !
Les Hollandais envahissent la ville avec des troupes fraiches qui nâarrivent pas Ă rĂ©tablir lâordre malgrĂ© de nouveaux renforts et ils sont obligĂ©s de constater la perte sĂšche de la Belgique, une zone plus grande que le pays dâaujourdâhui. Les Etats europĂ©ens dĂ©cident dâentĂ©riner cette situation Ă condition de trouver un roi qui satisfasse tous les Etats en particulier les voisinsâŠ
Finement, la France propose le premier candidat, le duc de Nemours, le fils de nouveau roi des Français Louis-Philippe mais immĂ©diatement le veto anglais ramĂšne les Français Ă plus de modestie et discrĂ©tion⊠Câest finalement LĂ©opold de Saxe-Cobourg-Gotha qui va recueillir lâaccord du concert europĂ©en mais nous verrons prochainement comment les dĂ©buts de cette dynastie ne furent pas si simplesâŠ
Si vous voulez lire des ouvrages sur lâhistoire de la Belgique â aprĂšs tout lâĂ©tĂ© câest fait pour lire â je vous conseille en tout premier lieu LâHistoire de la Belgique de Marie-ThĂ©rĂšse Bitsch, une excellente synthĂšse pour sâimmerger dans ce rĂ©cit nationalâŠ
TrĂšs bonne lecture !
Je vais commencer par lâHistoire de la Belgique moderne et cela ne signifie pas que jâoublierai tous les siĂšcles prĂ©cĂ©dents, en particulier la pĂ©riode celte/gauloise dont nous aurons lâoccasion de parler, bien sĂ»r. Il fallait bien se lancer et la date que nous retiendrons est le 25 aoĂ»t 1830. A cette date, la Belgique est incluse dans un royaume, le Royaume uni des Pays-Bas et la famille royale est celle des Orange-Nassau. Cette situation est issue du congrĂšs de Vienne, Ă la chute de NapolĂ©on 1er. Mais, de toute Ă©vidence, le peuple de Belgique nâapprĂ©cie pas cette situation et presque toutes les tendances politiques souhaitent une union belge indĂ©pendante des Pays-Bas, un mouvement nommĂ© Unionisme. Ce mouvement est renforcĂ© par la RĂ©volution de 1830 en France et il est spĂ©cialement portĂ© par les Catholiques et les LibĂ©raux.
Câest le moment de revenir Ă cette date du 25 aoĂ»t 1830, premiĂšre de lâopĂ©ra La muette de Portici dâEsprit Auber Ă Bruxelles. Dans cette Ćuvre il est question de lâinsurrection des Napolitains contre les occupants espagnols. La réécriture de cette pĂ©riode nous dit que les spectateurs en sortant Ă©taient excitĂ©s contre les Pays-Bas et que cela a enflammĂ© la population et provoquĂ© une Ă©meute de quatre jours⊠ExagĂ©rĂ© ou pas, ce fut le dĂ©part indiscutable dâune revendication dâindĂ©pendance et de libĂ©ralisme !
Les Hollandais envahissent la ville avec des troupes fraiches qui nâarrivent pas Ă rĂ©tablir lâordre malgrĂ© de nouveaux renforts et ils sont obligĂ©s de constater la perte sĂšche de la Belgique, une zone plus grande que le pays dâaujourdâhui. Les Etats europĂ©ens dĂ©cident dâentĂ©riner cette situation Ă condition de trouver un roi qui satisfasse tous les Etats en particulier les voisinsâŠ
Finement, la France propose le premier candidat, le duc de Nemours, le fils de nouveau roi des Français Louis-Philippe mais immĂ©diatement le veto anglais ramĂšne les Français Ă plus de modestie et discrĂ©tion⊠Câest finalement LĂ©opold de Saxe-Cobourg-Gotha qui va recueillir lâaccord du concert europĂ©en mais nous verrons prochainement comment les dĂ©buts de cette dynastie ne furent pas si simplesâŠ
Si vous voulez lire des ouvrages sur lâhistoire de la Belgique â aprĂšs tout lâĂ©tĂ© câest fait pour lire â je vous conseille en tout premier lieu LâHistoire de la Belgique de Marie-ThĂ©rĂšse Bitsch, une excellente synthĂšse pour sâimmerger dans ce rĂ©cit nationalâŠ
TrĂšs bonne lecture !
Une chronique de circonstance en ce 21 juillet...fĂȘte nationale belge !
Oui, j'avais entendu cela hier aprÚs-midi durant le tour de France... car je ne l'avais pas mémorisé avant !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et câest le moment de prendre le temps de lire et relire des contes, ce format qui a enchantĂ© nos jeunesses⊠Un conte est un texte assez mystĂ©rieux en fait, une histoire qui, souvent, vient du fond de notre mĂ©moire collective, qui a pris forme dans des rĂ©cits oraux avant que les mots se soient figĂ©s sur nos feuilles de papier⊠Pour nous, les versions des frĂšres Grimm, de Perrault ou dâAndersen habitent notre mĂ©moire mais on a rapidement compris quâil nous fallait nous approprier ces histoires pour nous construire, grandir, murir⊠Et il sâagit dâun mĂ©canisme qui ne cesse jamais, qui ne doit jamais sâarrĂȘter !
Charlotte Melly, autrice qui a vĂ©cu une grande partie de sa jeunesse Ă Chalon-sur-SaĂŽne, nous livre dans « Sortir du ventre du loup » sa troisiĂšme bande dessinĂ©e ou roman graphique. Au lieu de proposer une nouvelle version du Petit Chaperon Rouge, elle ouvre le champ du « aprĂšs », câest-Ă -dire la vie du personnage quand il revient dans la vie aprĂšs avoir rencontrĂ© le Loup, aprĂšs ĂȘtre passĂ© dans son ventreâŠ
Ce Loup, dâailleurs qui est-il, que reprĂ©sente-t-il ? Nous savons tous depuis longtemps que le Loup est la figure du mal, de la peur, de la perversion mais⊠à chaque Ăąge il prend la forme que nous voulons et câest bien quâil ne soit pas trop dĂ©fini car chacun peut y voir son Loup. Certes, un illustrateur comme Gustave DorĂ© nous a guidĂ© dans une dĂ©finition dâordre sexuel, le loup devenant un prĂ©dateur qui sâintĂ©resse plus au sexe du Chaperon Rouge quâau reste⊠Prenez le temps de regarder son illustration quand il se retrouvent tous les deux dans le lit⊠Au moins, câest clair !
Charlotte Melly ne prĂ©cisera jamais en quoi consiste la rencontre avec le Loup mais posera des images, des mots sur la vie du Petit Chaperon Rouge juste aprĂšs la rencontre. Et comme elle reste dans lâesprit des contes elle permettra Ă chacune, Ă chacun, de mettre les mots qui nous concernent. Le Loup sera la source de la peur, un tricheur, un voleur, un harceleur, un violeur avec toutes les nuances de gris ou de noir que vous souhaiterez glisser. Du coup, le livre est accessible Ă tous ceux qui ont Ă©tĂ© victimes de leur Loup, des plus petits aux plus grands ! Aucune des illustrations ne peut ĂȘtre classĂ©e hors de la comprĂ©hension des lecteurs mĂȘme les plus jeunes.
Un livre qui mettra aussi le doigt sur les rĂ©actions post traumatiques sans tomber dans le mĂ©dical mais en restant poĂ©tique, graphique et esthĂ©tique. Du coup, il pourra aider certains accompagnants â parents, Ă©ducateurs et enseignants â Ă dĂ©couvrir certains enfants victimes⊠Attention, une bande dessinĂ©e ne vous transformera pas en thĂ©rapeutes avertis et lâouvrage ne fera que mettre le doigt sur certaines souffrances que lâon avait laissĂ© sans mot, sans qualificatifâŠ
Une belle bande dessinĂ©e, destinĂ©e Ă un trĂšs large public et qui ne laissera personne indiffĂ©rent et qui devrait permettre dâouvrir de beaux dĂ©bats familiaux et estivaux.
Bonne lecture !
Charlotte Melly, autrice qui a vĂ©cu une grande partie de sa jeunesse Ă Chalon-sur-SaĂŽne, nous livre dans « Sortir du ventre du loup » sa troisiĂšme bande dessinĂ©e ou roman graphique. Au lieu de proposer une nouvelle version du Petit Chaperon Rouge, elle ouvre le champ du « aprĂšs », câest-Ă -dire la vie du personnage quand il revient dans la vie aprĂšs avoir rencontrĂ© le Loup, aprĂšs ĂȘtre passĂ© dans son ventreâŠ
Ce Loup, dâailleurs qui est-il, que reprĂ©sente-t-il ? Nous savons tous depuis longtemps que le Loup est la figure du mal, de la peur, de la perversion mais⊠à chaque Ăąge il prend la forme que nous voulons et câest bien quâil ne soit pas trop dĂ©fini car chacun peut y voir son Loup. Certes, un illustrateur comme Gustave DorĂ© nous a guidĂ© dans une dĂ©finition dâordre sexuel, le loup devenant un prĂ©dateur qui sâintĂ©resse plus au sexe du Chaperon Rouge quâau reste⊠Prenez le temps de regarder son illustration quand il se retrouvent tous les deux dans le lit⊠Au moins, câest clair !
Charlotte Melly ne prĂ©cisera jamais en quoi consiste la rencontre avec le Loup mais posera des images, des mots sur la vie du Petit Chaperon Rouge juste aprĂšs la rencontre. Et comme elle reste dans lâesprit des contes elle permettra Ă chacune, Ă chacun, de mettre les mots qui nous concernent. Le Loup sera la source de la peur, un tricheur, un voleur, un harceleur, un violeur avec toutes les nuances de gris ou de noir que vous souhaiterez glisser. Du coup, le livre est accessible Ă tous ceux qui ont Ă©tĂ© victimes de leur Loup, des plus petits aux plus grands ! Aucune des illustrations ne peut ĂȘtre classĂ©e hors de la comprĂ©hension des lecteurs mĂȘme les plus jeunes.
Un livre qui mettra aussi le doigt sur les rĂ©actions post traumatiques sans tomber dans le mĂ©dical mais en restant poĂ©tique, graphique et esthĂ©tique. Du coup, il pourra aider certains accompagnants â parents, Ă©ducateurs et enseignants â Ă dĂ©couvrir certains enfants victimes⊠Attention, une bande dessinĂ©e ne vous transformera pas en thĂ©rapeutes avertis et lâouvrage ne fera que mettre le doigt sur certaines souffrances que lâon avait laissĂ© sans mot, sans qualificatifâŠ
Une belle bande dessinĂ©e, destinĂ©e Ă un trĂšs large public et qui ne laissera personne indiffĂ©rent et qui devrait permettre dâouvrir de beaux dĂ©bats familiaux et estivaux.
Bonne lecture !
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