LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et nouvelle escale dans la sĂ©rie des aventures dâAstĂ©rix avec Le combat des chefs. Ce nâĂ©tait pas prĂ©mĂ©ditĂ©, câest juste quâune personne de la famille mâa offert un carton de bandes dessinĂ©es quâelle avait dans sa cave (et que jâai acceptĂ© pour redistribuer Ă mes petits-enfants) et que cet aprĂšs-midi, aprĂšs presque deux heures de natation dans le lac de Saint-Pardoux et une bonne douche chaude, jâai dĂ©cidĂ© de prendre un album et de le relire. Jâen avais deux en main et câest le Combat des chefs qui a eu ma prĂ©fĂ©rence⊠Grand bien mâa pris car ce fut une relecture bien sympathique pour un Ă©pisode que je nâavais probablement pas relu depuis au moins cinq ou six ansâŠ
Resituons quelque peu cet album sorti en 1966 mais, et câest lĂ lâessentiel, qui est paru dans le journal Pilote (MĂątin quel journal !) entre octobre 1964 et aoĂ»t 1965 (Waouh, câĂ©tait pile il y a 60 ans !). Or, il y eut en dĂ©cembre 1965, des Ă©lections prĂ©sidentielles⊠Ce fut Ă lâĂ©poque un vĂ©ritable combat des chefs et avouons que les auteurs sâamusent grandement avec celaâŠ
Dans les explications précises et constitutionnelles, je vous conseille la rubrique sur le ballotage entre deux chefs⊠Je ne veux pas tout vous révéler mais le texte et le dessin sont à la hauteur du ballotage qui va suivre entre Abraracourcix et Aplusbégalix⊠Euh, non, De Gaulle et Mitterrand !
Pour ceux qui nâont pas relu depuis longtemps cet album ni vu la minisĂ©rie sur Netflix, quelques Ă©lĂ©ments factuels et prĂ©cis. Les Romains nâarrivent pas Ă venir Ă bout des irrĂ©ductibles Gaulois et lâaide de camp Perclus donne Ă son chef, le Centurion LangĂ©lus une bonne idĂ©e pour Ă©viter de se « faire sonner les cloches » par CĂ©sar, demander au chef Gallo-romain et fidĂšle AplusbĂ©galix de dĂ©fier en duel Abraracourcix ! Facile, si et seulement si les lĂ©gionnaires romains neutralisent le druide Panoramix, celui qui a le secret de la potion magique qui rend invincibleâŠ
Alors, bien sĂ»r, la fin est prĂ©visible, donc pas de suspense dĂ©mentiel, mais, pour arriver Ă la victoire finale, il y aura des situations Ă mourir de rire, des jeux de mots en trĂšs grand nombre, des allusions politiques, des dessins trĂšs drĂŽles et ce septiĂšme Ă©pisode de la sĂ©rie est trĂšs rĂ©ussi et mĂ©rite largement et sans aucun doute dâĂȘtre relu ! Il fait partie de ces albums mĂ©morables signĂ©s Goscinny pour le scĂ©nario et Uderzo pour le dessin⊠Il ne me reste plus quâĂ dĂ©cider qui de mes dix petits-enfants le rĂ©cupĂšrera !
En attendant, puisque lâĂ©tĂ© câest fait pour lire et que nous sommes toujours en Ă©tĂ© nâhĂ©sitez pas Ă lire ou relire cette sĂ©rie de bande dessinĂ©e !
TrĂšs bonne lecture !
Resituons quelque peu cet album sorti en 1966 mais, et câest lĂ lâessentiel, qui est paru dans le journal Pilote (MĂątin quel journal !) entre octobre 1964 et aoĂ»t 1965 (Waouh, câĂ©tait pile il y a 60 ans !). Or, il y eut en dĂ©cembre 1965, des Ă©lections prĂ©sidentielles⊠Ce fut Ă lâĂ©poque un vĂ©ritable combat des chefs et avouons que les auteurs sâamusent grandement avec celaâŠ
Dans les explications précises et constitutionnelles, je vous conseille la rubrique sur le ballotage entre deux chefs⊠Je ne veux pas tout vous révéler mais le texte et le dessin sont à la hauteur du ballotage qui va suivre entre Abraracourcix et Aplusbégalix⊠Euh, non, De Gaulle et Mitterrand !
Pour ceux qui nâont pas relu depuis longtemps cet album ni vu la minisĂ©rie sur Netflix, quelques Ă©lĂ©ments factuels et prĂ©cis. Les Romains nâarrivent pas Ă venir Ă bout des irrĂ©ductibles Gaulois et lâaide de camp Perclus donne Ă son chef, le Centurion LangĂ©lus une bonne idĂ©e pour Ă©viter de se « faire sonner les cloches » par CĂ©sar, demander au chef Gallo-romain et fidĂšle AplusbĂ©galix de dĂ©fier en duel Abraracourcix ! Facile, si et seulement si les lĂ©gionnaires romains neutralisent le druide Panoramix, celui qui a le secret de la potion magique qui rend invincibleâŠ
Alors, bien sĂ»r, la fin est prĂ©visible, donc pas de suspense dĂ©mentiel, mais, pour arriver Ă la victoire finale, il y aura des situations Ă mourir de rire, des jeux de mots en trĂšs grand nombre, des allusions politiques, des dessins trĂšs drĂŽles et ce septiĂšme Ă©pisode de la sĂ©rie est trĂšs rĂ©ussi et mĂ©rite largement et sans aucun doute dâĂȘtre relu ! Il fait partie de ces albums mĂ©morables signĂ©s Goscinny pour le scĂ©nario et Uderzo pour le dessin⊠Il ne me reste plus quâĂ dĂ©cider qui de mes dix petits-enfants le rĂ©cupĂšrera !
En attendant, puisque lâĂ©tĂ© câest fait pour lire et que nous sommes toujours en Ă©tĂ© nâhĂ©sitez pas Ă lire ou relire cette sĂ©rie de bande dessinĂ©e !
TrĂšs bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et une fois que lâon commence Ă relire un AstĂ©rix, on y prend goĂ»t, on y revient et, du coup, je viens de relire Le tour de Gaule ! LĂ encore, je vous lâavoue, une trĂšs belle relecture mĂȘme si on peut poser raisonnablement quelques limites par un jeu de rĂ©pĂ©tition (bagarre, fuite, barrage romain, rebagarreâŠ).
Comme Ă chaque fois, il y a un point de dĂ©part, du moins Ă mon avis. Il sâagit de la construction dâun mur pour sĂ©parer le village gaulois du reste de la Gaule envahie et vivant sous lâinfluence romaine. Un mur pour isoler, sĂ©parer, rendre les dĂ©placements impossibles⊠Cela fait penser Ă lâAllemagne de lâEst envahie par les Russes soviĂ©tique et le mur de Berlin, un mur construit en 1961⊠or cet album des aventures dâAstĂ©rix est paru dans le journal Pilote (MĂątin quel journal !) de fĂ©vrier 1963 Ă novembre 1963. Je ne suis pas certain que lâon puisse parler de « hasard » !
Ce cinquiĂšme Ă©pisode de la sĂ©rie AstĂ©rix est dâautant plus Ă lire en vacances estivales que AstĂ©rix et ObĂ©lix vont entreprendre, Ă la suite dâun dĂ©fi-pari fait avec lâinspecteur gĂ©nĂ©ral Lucius Fleurdelotus, un tour de Gaule en rapportant quelques victuailles spĂ©cialitĂ©s des villes traversĂ©es⊠La preuve serait faite que les deux Gaulois auraient rĂ©ussi Ă franchir le mur et revenir chez eux aprĂšs un long voyageâŠ
Avant de suivre le voyage dâAstĂ©rix et ObĂ©lix, laissez-vous sĂ©duire par ce lĂ©gionnaire romain qui se fait ami avec un hibou, un moment de poĂ©sie ornithologique peu courant dans cette sĂ©rie⊠Enfin, si on peut dire, un instant lĂ©ger et comique !
Pour ce qui est du voyage, câest une suite de bagarre, de potion magique, de dĂ©gustation de sangliers rĂŽtis, certains sont mĂȘmes empoisonnĂ©s, et de jeux de mots Ă rĂ©pĂ©tition en particulier avec ces pauvres Romains. Souvenez-vous, le prĂ©fet de Lugdunum, ce fameux Encorutilfalluquejelesus qui a dĂ» rester dans votre mĂ©moire de lecteur ! Et on peut citer aussi Faimoiducuscus, Tikedbus, Milexcus ou QuelquilfusâŠ
Dans cet album, on a les problĂšmes psychologiques dâObĂ©lix qui apparaissent et qui sont liĂ©s Ă son poids, on fait la connaissance dâun petit chien blanc qui suit ObĂ©lix et qui va devenir le fameux IdĂ©fix, personnage incontournable de la sĂ©rie⊠Enfin, le tour de Gaule est aussi (surtout diront certains) une allusion au Tour de France cycliste (et câest encore un Ă©lĂ©ment estival !). Dâailleurs, pour complĂ©ter le tableau de lâĂ©tĂ© gallo-romain, nâoublions pas les rĂ©fĂ©rences Ă la Nationale 7 et ses bouchons, Ă la plage de Nice hyper frĂ©quentĂ©e, et Ă toutes ces villes françaises rĂ©putĂ©es pour leurs spĂ©cialitĂ©s culinaires : Rouen, Paris, Cambrai, Reims, Lyon, Marseille, Nice, Toulouse, Agen, Bordeaux⊠Bon, le transport dâune bonne bouillabaisse laisse quelque peu rĂȘveur, je lâavoue !
Mais plutĂŽt que de vous en parler plus longtemps, je vous conseille, puisque lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, de reprendre cet album en entier et dâen profiter au maximum ! TrĂšs bonne lecture !
Comme Ă chaque fois, il y a un point de dĂ©part, du moins Ă mon avis. Il sâagit de la construction dâun mur pour sĂ©parer le village gaulois du reste de la Gaule envahie et vivant sous lâinfluence romaine. Un mur pour isoler, sĂ©parer, rendre les dĂ©placements impossibles⊠Cela fait penser Ă lâAllemagne de lâEst envahie par les Russes soviĂ©tique et le mur de Berlin, un mur construit en 1961⊠or cet album des aventures dâAstĂ©rix est paru dans le journal Pilote (MĂątin quel journal !) de fĂ©vrier 1963 Ă novembre 1963. Je ne suis pas certain que lâon puisse parler de « hasard » !
Ce cinquiĂšme Ă©pisode de la sĂ©rie AstĂ©rix est dâautant plus Ă lire en vacances estivales que AstĂ©rix et ObĂ©lix vont entreprendre, Ă la suite dâun dĂ©fi-pari fait avec lâinspecteur gĂ©nĂ©ral Lucius Fleurdelotus, un tour de Gaule en rapportant quelques victuailles spĂ©cialitĂ©s des villes traversĂ©es⊠La preuve serait faite que les deux Gaulois auraient rĂ©ussi Ă franchir le mur et revenir chez eux aprĂšs un long voyageâŠ
Avant de suivre le voyage dâAstĂ©rix et ObĂ©lix, laissez-vous sĂ©duire par ce lĂ©gionnaire romain qui se fait ami avec un hibou, un moment de poĂ©sie ornithologique peu courant dans cette sĂ©rie⊠Enfin, si on peut dire, un instant lĂ©ger et comique !
Pour ce qui est du voyage, câest une suite de bagarre, de potion magique, de dĂ©gustation de sangliers rĂŽtis, certains sont mĂȘmes empoisonnĂ©s, et de jeux de mots Ă rĂ©pĂ©tition en particulier avec ces pauvres Romains. Souvenez-vous, le prĂ©fet de Lugdunum, ce fameux Encorutilfalluquejelesus qui a dĂ» rester dans votre mĂ©moire de lecteur ! Et on peut citer aussi Faimoiducuscus, Tikedbus, Milexcus ou QuelquilfusâŠ
Dans cet album, on a les problĂšmes psychologiques dâObĂ©lix qui apparaissent et qui sont liĂ©s Ă son poids, on fait la connaissance dâun petit chien blanc qui suit ObĂ©lix et qui va devenir le fameux IdĂ©fix, personnage incontournable de la sĂ©rie⊠Enfin, le tour de Gaule est aussi (surtout diront certains) une allusion au Tour de France cycliste (et câest encore un Ă©lĂ©ment estival !). Dâailleurs, pour complĂ©ter le tableau de lâĂ©tĂ© gallo-romain, nâoublions pas les rĂ©fĂ©rences Ă la Nationale 7 et ses bouchons, Ă la plage de Nice hyper frĂ©quentĂ©e, et Ă toutes ces villes françaises rĂ©putĂ©es pour leurs spĂ©cialitĂ©s culinaires : Rouen, Paris, Cambrai, Reims, Lyon, Marseille, Nice, Toulouse, Agen, Bordeaux⊠Bon, le transport dâune bonne bouillabaisse laisse quelque peu rĂȘveur, je lâavoue !
Mais plutĂŽt que de vous en parler plus longtemps, je vous conseille, puisque lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, de reprendre cet album en entier et dâen profiter au maximum ! TrĂšs bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et rien de tel quâun bon petit meurtre en famille pour passer quelques belles heures de lecture ! Bon, reconnaissons que pour la pauvre Ronnie le jour est mal choisi, un meurtre et une disparition pour le jour de son anniversaire, on peut faire mieuxâŠ
Mais comme Ronnie est membre du club des amateurs de romans policiers, reprenons depuis les origines pour que tout le monde puisse suivre un minimum. On est en Australie, et deux sĆurs ont créé un club dâamateurs de romans policiers (en fait ce sont surtout des fans dâAgatha Christie). Les membres choisissent un roman, le lisent ou le relisent avant de prendre le temps dâen parler une tasse de thĂ© Ă la main et une petite gourmandise dans lâautre⊠Alicia et Lynette, mais aussi Claire, Queenie, Missy, Perry, Ronnie sâentendent bien et dĂšs le premier roman de la sĂ©rie, Ils Ă©taient sept, le club sâest trouvĂ© associĂ© Ă la rĂ©solution dâun crime. Alicia est amoureuse dâun policier mais la police nâaime pas trop voir le club tourner autour dâune affaire, surtout quand la responsable sur place est la fameuse inspectrice Singh et non lâamoureux dâAlicia, Jackson.
Alors, que sâest-il passĂ© lors de cet anniversaire de Ronnie ? Il y avait beaucoup de membres de la famille, des invitĂ©s proches de Ronnie et les membres du club au grand complet. La propriĂ©tĂ© vibrait lors dâun magnifique feu dâartifice quand soudain le drame arriva⊠La propriĂ©tĂ© Ă©tait fermĂ©e, un gardien Ă lâentrĂ©e⊠Le criminel Ă©tait donc Ă la fĂȘte de Ronnie ! Les suspects sont donc finalement assez nombreux au dĂ©part et il faudra du temps pour que certains suspects soient enlevĂ©s de la listeâŠ
Je ne vais pas tout vous raconter en dĂ©tail mais cela donne un roman trĂšs classique, bien dans la lignĂ©e de ceux dâAgatha Christie et, surtout, des cinq romans prĂ©cĂ©dents de C. A. Larmer. Jâavoue aimer beaucoup cette sĂ©rie, jâĂ©prouve un attachement aux personnages membres de ce club atypique et les rĂ©fĂ©rences aux grands romans policiers classiques nâest pas pour me dĂ©plaire.
Dans cette propriĂ©tĂ© finalement assez malsaine sur le fond Ă cause des membres de la famille de Ronnie, on commence en tant que lecteurs Ă sâinterroger sur les mobiles possibles et les pistes sont nombreuses et complexes : jalousie, argent, adultĂšre, vengeance, paternitĂ© et maternitĂ© cachĂ©es et/ou secrĂšte⊠Tout ou presque est possible ! Sans compter que la fameuse Singh semble en vouloir beaucoup au club lui-mĂȘme et, bien sĂ»r, Ă Alicia lâamoureuse de Jackson⊠Une autre affaire de jalousie Ă©ventuelle ?
Une trĂšs bonne sĂ©rie, un excellent cosy mystery estival et comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, ce peut ĂȘtre une bonne idĂ©e que de sâattaquer Ă la sĂ©rie complĂšteâŠ
TrĂšs bonne lecture Ă toutes et Ă tous !
Mais comme Ronnie est membre du club des amateurs de romans policiers, reprenons depuis les origines pour que tout le monde puisse suivre un minimum. On est en Australie, et deux sĆurs ont créé un club dâamateurs de romans policiers (en fait ce sont surtout des fans dâAgatha Christie). Les membres choisissent un roman, le lisent ou le relisent avant de prendre le temps dâen parler une tasse de thĂ© Ă la main et une petite gourmandise dans lâautre⊠Alicia et Lynette, mais aussi Claire, Queenie, Missy, Perry, Ronnie sâentendent bien et dĂšs le premier roman de la sĂ©rie, Ils Ă©taient sept, le club sâest trouvĂ© associĂ© Ă la rĂ©solution dâun crime. Alicia est amoureuse dâun policier mais la police nâaime pas trop voir le club tourner autour dâune affaire, surtout quand la responsable sur place est la fameuse inspectrice Singh et non lâamoureux dâAlicia, Jackson.
Alors, que sâest-il passĂ© lors de cet anniversaire de Ronnie ? Il y avait beaucoup de membres de la famille, des invitĂ©s proches de Ronnie et les membres du club au grand complet. La propriĂ©tĂ© vibrait lors dâun magnifique feu dâartifice quand soudain le drame arriva⊠La propriĂ©tĂ© Ă©tait fermĂ©e, un gardien Ă lâentrĂ©e⊠Le criminel Ă©tait donc Ă la fĂȘte de Ronnie ! Les suspects sont donc finalement assez nombreux au dĂ©part et il faudra du temps pour que certains suspects soient enlevĂ©s de la listeâŠ
Je ne vais pas tout vous raconter en dĂ©tail mais cela donne un roman trĂšs classique, bien dans la lignĂ©e de ceux dâAgatha Christie et, surtout, des cinq romans prĂ©cĂ©dents de C. A. Larmer. Jâavoue aimer beaucoup cette sĂ©rie, jâĂ©prouve un attachement aux personnages membres de ce club atypique et les rĂ©fĂ©rences aux grands romans policiers classiques nâest pas pour me dĂ©plaire.
Dans cette propriĂ©tĂ© finalement assez malsaine sur le fond Ă cause des membres de la famille de Ronnie, on commence en tant que lecteurs Ă sâinterroger sur les mobiles possibles et les pistes sont nombreuses et complexes : jalousie, argent, adultĂšre, vengeance, paternitĂ© et maternitĂ© cachĂ©es et/ou secrĂšte⊠Tout ou presque est possible ! Sans compter que la fameuse Singh semble en vouloir beaucoup au club lui-mĂȘme et, bien sĂ»r, Ă Alicia lâamoureuse de Jackson⊠Une autre affaire de jalousie Ă©ventuelle ?
Une trĂšs bonne sĂ©rie, un excellent cosy mystery estival et comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, ce peut ĂȘtre une bonne idĂ©e que de sâattaquer Ă la sĂ©rie complĂšteâŠ
TrĂšs bonne lecture Ă toutes et Ă tous !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et mĂȘme si certains ne supportent pas les aventures de Tintin et Milou, je dois vous parler dâune expĂ©rience de lecture dâun album de Tintin avec lâun de mes petits-fils. En effet, dâune voix douce et agrĂ©able, un petit garçon est venu me demander un soir : « Dis Papy, tu peux me lire ce Tintin ? ». Comme il ne sait pas lire (je parle du texte et non des images pour lesquelles il est plutĂŽt douĂ©), je ne pouvais que fondre, ouvrir Le crabe aux pinces dâor et entamer une soirĂ©e TintinâŠ
Lire une bande dessinĂ©e Ă un enfant nâest pas chose aisĂ©e et je pense que tous ceux qui ont essayĂ© de le faire ce sont rendu compte de la grande difficultĂ©. Il faut Ă la fois, lire le texte des dialogues, laisser du temps Ă lâenfant pour comprendre ce quâil voit, expliquer certains points qui semblent Ă©vidents au lecteur adulte et, enfin, trouver les bons mots pour expliquer certaines situations. Ici, par exemple, dans le Crabe aux pinces dâor, il y a des thĂšmes trĂšs lourds : trafique de drogue, alcoolisme, luttes entre diffĂ©rents partis avec intervention française coloniale⊠Avouez que ce ne nâest pas si simple Ă expliciter Ă un enfant de six ans et demi !
« Câest quoi une drogue ? »
« Papy, pourquoi le trafic de drogue ça rapporte de lâargent ? »
Si je tenais celui qui a fait croire que la bande dessinĂ©e nâĂ©tait quâune lecture pour enfant ? Et si je tenais celui qui offre Le crabe aux pinces dâor Ă un si jeune enfant ? Bon, lĂ , en lâoccurrence, câest moi et donc je ne peux mâen prendre quâĂ moi-mĂȘme ! Mais, en fait, je ne regrette rien car la suite fut merveilleuseâŠ
En effet, cet album de Tintin contient quelques merveilles visuelles et qui fonctionnent avec un enfant qui observe si bien. Il y a, par exemple, la premiĂšre planche avec Milou qui fouille une poubelle, trouve une boite de crabe, tente dâen extraire quelques aliments puis connait une mĂ©saventure⊠Il y a Haddock qui sâĂ©nerve contre des rebelles, qui croit les mettre fuite et qui termine par sâassommer avec son propre fusil⊠Certaines des vignettes sont pami les plus Ă©laborĂ©es et rĂ©ussies dâHergĂ©. On est dans le sublime ! Et avec un enfant tel que mon petit-fils, grand lecteur dâimages, on voit la puissance du dessin de ce bĂ©dĂ©aste exceptionnelâŠ
Parfois, je mâamusais Ă lui tendre des piĂšges, je lui demandais de mâexpliquer pourquoi la couleur de certains vĂȘtements changeait dâune page Ă lâautre⊠Et chaque fois, son regard perçant trouvait une solution, une explication, une rationalitĂ© que beaucoup dâadultes nâauraient pas pu deviner⊠RĂŽle du soleil, jeu de lumiĂšre dans le dĂ©sert, costumes pour passer inaperçu (ou presque !) âŠ
Alors, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, il est reparti avec plusieurs albums qui, je lâespĂšre, lui tiendront compagnie tout au long de cette annĂ©e scolaire qui va sâouvrir !
TrĂšs bonne lecture ! Si vous nâaimez pas Tintin, choisissez autre chose !
Lire une bande dessinĂ©e Ă un enfant nâest pas chose aisĂ©e et je pense que tous ceux qui ont essayĂ© de le faire ce sont rendu compte de la grande difficultĂ©. Il faut Ă la fois, lire le texte des dialogues, laisser du temps Ă lâenfant pour comprendre ce quâil voit, expliquer certains points qui semblent Ă©vidents au lecteur adulte et, enfin, trouver les bons mots pour expliquer certaines situations. Ici, par exemple, dans le Crabe aux pinces dâor, il y a des thĂšmes trĂšs lourds : trafique de drogue, alcoolisme, luttes entre diffĂ©rents partis avec intervention française coloniale⊠Avouez que ce ne nâest pas si simple Ă expliciter Ă un enfant de six ans et demi !
« Câest quoi une drogue ? »
« Papy, pourquoi le trafic de drogue ça rapporte de lâargent ? »
Si je tenais celui qui a fait croire que la bande dessinĂ©e nâĂ©tait quâune lecture pour enfant ? Et si je tenais celui qui offre Le crabe aux pinces dâor Ă un si jeune enfant ? Bon, lĂ , en lâoccurrence, câest moi et donc je ne peux mâen prendre quâĂ moi-mĂȘme ! Mais, en fait, je ne regrette rien car la suite fut merveilleuseâŠ
En effet, cet album de Tintin contient quelques merveilles visuelles et qui fonctionnent avec un enfant qui observe si bien. Il y a, par exemple, la premiĂšre planche avec Milou qui fouille une poubelle, trouve une boite de crabe, tente dâen extraire quelques aliments puis connait une mĂ©saventure⊠Il y a Haddock qui sâĂ©nerve contre des rebelles, qui croit les mettre fuite et qui termine par sâassommer avec son propre fusil⊠Certaines des vignettes sont pami les plus Ă©laborĂ©es et rĂ©ussies dâHergĂ©. On est dans le sublime ! Et avec un enfant tel que mon petit-fils, grand lecteur dâimages, on voit la puissance du dessin de ce bĂ©dĂ©aste exceptionnelâŠ
Parfois, je mâamusais Ă lui tendre des piĂšges, je lui demandais de mâexpliquer pourquoi la couleur de certains vĂȘtements changeait dâune page Ă lâautre⊠Et chaque fois, son regard perçant trouvait une solution, une explication, une rationalitĂ© que beaucoup dâadultes nâauraient pas pu deviner⊠RĂŽle du soleil, jeu de lumiĂšre dans le dĂ©sert, costumes pour passer inaperçu (ou presque !) âŠ
Alors, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, il est reparti avec plusieurs albums qui, je lâespĂšre, lui tiendront compagnie tout au long de cette annĂ©e scolaire qui va sâouvrir !
TrĂšs bonne lecture ! Si vous nâaimez pas Tintin, choisissez autre chose !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et lâĂ©tĂ© nâest pas terminĂ© mĂȘme si la rentrĂ©e scolaire est venue perturber lâordre estival. Câest ainsi, il faut bien rentrer Ă un moment, que ce soit Ă lâĂ©cole, Ă lâuniversitĂ©, dans lâentreprise ou chez soi⊠Pour autant, on nâest pas obligĂ© dâarrĂȘter de lire !
AprĂšs quelques jours de calme car jâĂ©tais Ă une magnifique fĂȘte de famille â ce nâest pas tous les jours que lâon participe Ă des noces de diamant â je viens de reprendre mes lectures. Il Ă©tait temps car ma pile de bandes dessinĂ©es en retard devenait monstrueuse. Par quel album commencer, ce fut simple, jâai pris lâun des derniers arrivĂ©s, Jekyll & Hyde, Le docteur et lâassassin, une adaptation du roman de Robert Louis Stevenson par Marco Cannavo (scĂ©nario) et Corrado Roi (dessin). Et ce fut un coup de cĆur fantastique (câest bien le cas de le dire !).
Corrado Roi est un dessinateur italien que je nâavais jamais lu. Pourtant, ce nâest pas un petit dĂ©butant. Il a commencĂ© par de la Science-Fiction, avec par exemple le personnage de "Rick ZĂ©ro" créé par Graziano Origa. On le retrouve dans de trĂšs nombreuses publications en Italie, en particulier la sĂ©rie Dylan Dog qui sera Ă©ditĂ©e en France par les Ă©ditions GlĂ©nat, oĂč on peut voir son travail dans le tome 3. Mais jâavoue avoir dĂ©couvert lĂ avec ce dernier album paru, un dessinateur dâune grande qualitĂ© (pour ne pas dire plus !).
Le dessinateur sâest attaquĂ© Ă cette trilogie gothique cĂ©lĂšbre, fruit du travail de trois romanciers diffĂ©rents, Dracula, Frankenstein, Jekyll & Hyde. Câest le mĂȘme scĂ©nariste, Marco Cannavo, qui a rĂ©alisĂ© les adaptations et comme Ă chaque fois dans ce genre de kidnapping littĂ©raire, certains seront heureux du rĂ©sultat tandis que dâautres crieront au scandale ! Câest tout Ă fait normal et câest bien le jeu de lâadaptation on sâapproprie le texte original et on en donne sa version personnelle. Ces romans ont ainsi connu de nombreuses versions au théùtre, au cinĂ©ma, en bande dessinĂ©e⊠Moi, je trouve que non seulement tout cela est bien normal mais que cela ouvre Ă dâautres interprĂ©tations : aprĂšs tout pourquoi ma vision des choses serait-elle meilleure que celle de Cannavo ?
Pour revenir Ă ce dernier Jekyll & Hyde, je trouve que lâadaptation est totalement rĂ©ussie et jây adhĂšre Ă 100%. Quant au dessin au lavis en noir et blanc de Corrado Roi, il frĂŽle le sublime et nous plonge entiĂšrement dans un univers noir et cruel, encore plus terrible que celui de Robert Louis Stevenson ! Jâai adorĂ© !
PrĂ©cisons que cette adaptation est rĂ©servĂ©e Ă des lecteurs avertis et non Ă de jeunes collĂ©giens, mais pour ceux qui connaissent cet univers câĂ©tait peut-ĂȘtre Ă©videntâŠ
Alors comme lâĂ©tĂ© câest encore fait pour lire, voici trois belles pistes de lecture !
AprĂšs quelques jours de calme car jâĂ©tais Ă une magnifique fĂȘte de famille â ce nâest pas tous les jours que lâon participe Ă des noces de diamant â je viens de reprendre mes lectures. Il Ă©tait temps car ma pile de bandes dessinĂ©es en retard devenait monstrueuse. Par quel album commencer, ce fut simple, jâai pris lâun des derniers arrivĂ©s, Jekyll & Hyde, Le docteur et lâassassin, une adaptation du roman de Robert Louis Stevenson par Marco Cannavo (scĂ©nario) et Corrado Roi (dessin). Et ce fut un coup de cĆur fantastique (câest bien le cas de le dire !).
Corrado Roi est un dessinateur italien que je nâavais jamais lu. Pourtant, ce nâest pas un petit dĂ©butant. Il a commencĂ© par de la Science-Fiction, avec par exemple le personnage de "Rick ZĂ©ro" créé par Graziano Origa. On le retrouve dans de trĂšs nombreuses publications en Italie, en particulier la sĂ©rie Dylan Dog qui sera Ă©ditĂ©e en France par les Ă©ditions GlĂ©nat, oĂč on peut voir son travail dans le tome 3. Mais jâavoue avoir dĂ©couvert lĂ avec ce dernier album paru, un dessinateur dâune grande qualitĂ© (pour ne pas dire plus !).
Le dessinateur sâest attaquĂ© Ă cette trilogie gothique cĂ©lĂšbre, fruit du travail de trois romanciers diffĂ©rents, Dracula, Frankenstein, Jekyll & Hyde. Câest le mĂȘme scĂ©nariste, Marco Cannavo, qui a rĂ©alisĂ© les adaptations et comme Ă chaque fois dans ce genre de kidnapping littĂ©raire, certains seront heureux du rĂ©sultat tandis que dâautres crieront au scandale ! Câest tout Ă fait normal et câest bien le jeu de lâadaptation on sâapproprie le texte original et on en donne sa version personnelle. Ces romans ont ainsi connu de nombreuses versions au théùtre, au cinĂ©ma, en bande dessinĂ©e⊠Moi, je trouve que non seulement tout cela est bien normal mais que cela ouvre Ă dâautres interprĂ©tations : aprĂšs tout pourquoi ma vision des choses serait-elle meilleure que celle de Cannavo ?
Pour revenir Ă ce dernier Jekyll & Hyde, je trouve que lâadaptation est totalement rĂ©ussie et jây adhĂšre Ă 100%. Quant au dessin au lavis en noir et blanc de Corrado Roi, il frĂŽle le sublime et nous plonge entiĂšrement dans un univers noir et cruel, encore plus terrible que celui de Robert Louis Stevenson ! Jâai adorĂ© !
PrĂ©cisons que cette adaptation est rĂ©servĂ©e Ă des lecteurs avertis et non Ă de jeunes collĂ©giens, mais pour ceux qui connaissent cet univers câĂ©tait peut-ĂȘtre Ă©videntâŠ
Alors comme lâĂ©tĂ© câest encore fait pour lire, voici trois belles pistes de lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et prolongeons nos lectures estivales avec le tome 14 dâaune sĂ©rie spĂ©ciale que jâaime beaucoup, Son espionne royale, de Rhys Bowen. Il est trĂšs difficile de classer cette sĂ©rie qui ne rĂ©pond jamais strictement Ă une dĂ©finition. Dans cet ensemble romanesque, il y a (un peu un inventaire Ă la PrĂ©vert) : du roman historique, de lâespionnage, du polar, de la romance, du cosy mystery⊠LâĂ©diteur français ose dire une sĂ©rie entre Downton Abbey et Miss Marple. Je ne peux pas confirmer car jâignore tout de Downton Abbey (hĂ© oui, on ne peut pas tout connaĂźtre !) mais je dirais, pour ma part, que cette histoire peut avoir les mĂȘme aspects espionnage et humour que certains romans dâExbrayat et effectivement des intrigues proches de certaines dâAgatha Christie ! Dans tous les cas, le rĂ©sultat est une lecture paisible, sereine, lĂ©gĂšre et totalement adaptĂ©e Ă lâĂ©tĂ©, Ă la plage, Ă la sieste ou aux transports en commun !
Pour ceux qui ne connaitraient absolument pas cette sĂ©rie et qui voudraient lâessayer, je conseille de commencer par le premier volume et de les prendre dans lâordre car si chaque Ă©pisode est bien entiĂšrement rĂ©solu dans le volume correspondant, il faut savoir que le personnage principal, Lady Georgiana de Rannoch, Georgie pour les intimes, a une vie des plus passionnante et quâelle Ă©volue tout au long de la sĂ©rie. Il faut la dĂ©couvrir dans le premier volume avec la galĂšre quâelle vit pour comprendre et apprĂ©cier toute la suite⊠Les personnages principaux sont le couple royal, le fils hĂ©ritier, le frĂšre de Georgie ainsi que sa belle-sĆur, Darcy, et la meilleure amie, Belinda dont il sera beaucoup question dans cet opus !
Que puis-je dire sans dĂ©florer le roman et sans casser les mĂ©caniques romanesques de la sĂ©rie pour ceux qui vont la dĂ©couvrir ? Belinda et Georgie vont aller en Cornouailles, car la premiĂšre vient dâhĂ©riter de sa grand-mĂšre une petite rĂ©sidence secondaire en bord de mer⊠Belinda ne sait rien sur ce lieu ni sa construction et elle cherche Ă savoir ce quâelle peut bien en faire⊠Tout ne va pas se passer comme les deux amies le souhaitaient et il faudra que Georgie mĂšne une petite enquĂȘte pour sortir son amie du pĂ©trin⊠Mais je nâen dis pas plus !
La sĂ©rie se passe dans lâAngleterre des annĂ©es trente avec en toile fond un hĂ©ritier de la couronne qui frĂ©quente une femme divorcĂ©e, la mĂšre de Georgie qui vit en Allemagne, Hitler qui devient de plus en plus fort dans son Reich, certains Anglais qui souhaiteraient sâallier avec les nazis⊠Bref, une toile de fond angoissante qui nâest pas sans rappeler lâĂ©poque que nous vivonsâŠ
Une belle sĂ©rie estivale Ă lire quand on ne cherche pas Ă se prendre la tĂȘte mais qui nâest pas du tout dĂ©nuĂ©e dâintĂ©rĂȘt. Alors, comme lâĂ©tĂ© câest encore fait pour lire, trĂšs bonne lecture Ă toutes et Ă tous !
Pour ceux qui ne connaitraient absolument pas cette sĂ©rie et qui voudraient lâessayer, je conseille de commencer par le premier volume et de les prendre dans lâordre car si chaque Ă©pisode est bien entiĂšrement rĂ©solu dans le volume correspondant, il faut savoir que le personnage principal, Lady Georgiana de Rannoch, Georgie pour les intimes, a une vie des plus passionnante et quâelle Ă©volue tout au long de la sĂ©rie. Il faut la dĂ©couvrir dans le premier volume avec la galĂšre quâelle vit pour comprendre et apprĂ©cier toute la suite⊠Les personnages principaux sont le couple royal, le fils hĂ©ritier, le frĂšre de Georgie ainsi que sa belle-sĆur, Darcy, et la meilleure amie, Belinda dont il sera beaucoup question dans cet opus !
Que puis-je dire sans dĂ©florer le roman et sans casser les mĂ©caniques romanesques de la sĂ©rie pour ceux qui vont la dĂ©couvrir ? Belinda et Georgie vont aller en Cornouailles, car la premiĂšre vient dâhĂ©riter de sa grand-mĂšre une petite rĂ©sidence secondaire en bord de mer⊠Belinda ne sait rien sur ce lieu ni sa construction et elle cherche Ă savoir ce quâelle peut bien en faire⊠Tout ne va pas se passer comme les deux amies le souhaitaient et il faudra que Georgie mĂšne une petite enquĂȘte pour sortir son amie du pĂ©trin⊠Mais je nâen dis pas plus !
La sĂ©rie se passe dans lâAngleterre des annĂ©es trente avec en toile fond un hĂ©ritier de la couronne qui frĂ©quente une femme divorcĂ©e, la mĂšre de Georgie qui vit en Allemagne, Hitler qui devient de plus en plus fort dans son Reich, certains Anglais qui souhaiteraient sâallier avec les nazis⊠Bref, une toile de fond angoissante qui nâest pas sans rappeler lâĂ©poque que nous vivonsâŠ
Une belle sĂ©rie estivale Ă lire quand on ne cherche pas Ă se prendre la tĂȘte mais qui nâest pas du tout dĂ©nuĂ©e dâintĂ©rĂȘt. Alors, comme lâĂ©tĂ© câest encore fait pour lire, trĂšs bonne lecture Ă toutes et Ă tous !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et, aujourdâhui, je vous propose un ouvrage atypique qui ne correspondra, je lâavoue, quâĂ des amateurs Ă©clairĂ©s de bandes dessinĂ©es. En effet, François RiviĂšre nous raconte des rencontres avec des auteurs de bandes dessinĂ©es belges du temps oĂč il Ă©tait jeuneâŠ
François RiviĂšre est ce que lâon pourrait appeler un touche-Ă -tout du livre. Il est nĂ© en 1949, Ă Saintes, et il a Ă©tĂ© libraire, journaliste, critique, scĂ©nariste, biographe, bĂ©dĂ©iste, Ă©diteur, traducteur et expert en littĂ©rature policiĂšre et littĂ©rature jeunesse⊠Il est Ă©clectique, sans aucun doute, passionnĂ© et, au demeurant, fort sympathique si je me souviens bien des deux fois oĂč jâai pu lâinterviewer⊠Ici, câest un petit opus â par la taille â de souvenirs de jeunesse qui est savoureux car il raconte des rencontres avec des gens comme HergĂ©, Martin, Jacobs⊠Oui, lui, il a eu la chance de dialoguer avec ces gĂ©ants de la bande dessinĂ©e franco-belge, des auteurs que je nâaurais moi la chance de frĂ©quenter que par leurs albums, ce qui mâa procurĂ©, je le reconnais un grand bonheur⊠Câest pour cela que jâai plongĂ© dans son rĂ©cit sans aucune hĂ©sitation !
Il faut dire que pour ma gĂ©nĂ©ration, HergĂ©, Martin, Peyo et Jacobs reprĂ©sentent le cĆur indiscutable dâune bande dessinĂ©e de qualitĂ© qui a illuminĂ© notre jeunesse. Tintin, mĂȘme pour ceux qui nâapprĂ©cient pas certains de ses engagements, est la bande dessinĂ©e qui a formalisĂ© un grand nombre de codes du rĂ©cit en bande dessinĂ©e. Peyo et ses Schtroumpfs ont apportĂ© une touche dâhumour et de folie quâil fallait et il nây a quâĂ voir le succĂšs relatif du dernier film de ces petits hĂ©ros pour mesurer la place dans notre imaginaire collectif de ce Peyo. Blake et Mortimer, rien quâĂ©crire le nom de ces deux hĂ©ros est presque suffisant pour plonger les lecteurs que nous avons tous Ă©tĂ© dans ces Ă©pisodes merveilleux⊠Le secret de lâEspadon, Le secret de la Grande Pyramide, La marque jaune⊠Et depuis lâaventure continue avec dâautres grands auteurs⊠Enfin, pour clore ce regard en arriĂšre, finissons avec Alix et Lefranc, les hĂ©ros de Jacques Martin⊠Le dernier Spartiate (il faut bien citer un Alix) ou La grande menace furent deux de mes lectures dâadolescent, et je crois presque me souvenir de mes premiĂšres sensations en lisant ces chefs dâĆuvre !
Alors, mĂȘme si François RiviĂšre restera pour moi, avant tout, un expert et biographe dâAgatha Christie, jâai adorĂ© le « voir » rencontrer ces grands auteurs de la bande dessinĂ©e franco-belge et ce fut un grand plaisir de voir mes souvenirs de lectures revenir chaque fois quâil rencontrait ces gĂ©ants⊠CâĂ©tait aussi une Ă©poque oĂč les auteurs ne se prenaient pas trop la tĂȘte et acceptaient de rĂ©pondre Ă un jeune admirateur, le recevaient chez eux, lâinvitaient Ă manger Ă la table familiale⊠Une grande chance !
Quant Ă nous, il faut se replonger dans ces beaux albums puisque lâĂ©tĂ© câest encore fait pour lire⊠Alix, Tintin, les Schtroumpfs, Blake et Mortimer, Lefranc⊠Quel programme ! Donc, bonne lecture !
François RiviĂšre est ce que lâon pourrait appeler un touche-Ă -tout du livre. Il est nĂ© en 1949, Ă Saintes, et il a Ă©tĂ© libraire, journaliste, critique, scĂ©nariste, biographe, bĂ©dĂ©iste, Ă©diteur, traducteur et expert en littĂ©rature policiĂšre et littĂ©rature jeunesse⊠Il est Ă©clectique, sans aucun doute, passionnĂ© et, au demeurant, fort sympathique si je me souviens bien des deux fois oĂč jâai pu lâinterviewer⊠Ici, câest un petit opus â par la taille â de souvenirs de jeunesse qui est savoureux car il raconte des rencontres avec des gens comme HergĂ©, Martin, Jacobs⊠Oui, lui, il a eu la chance de dialoguer avec ces gĂ©ants de la bande dessinĂ©e franco-belge, des auteurs que je nâaurais moi la chance de frĂ©quenter que par leurs albums, ce qui mâa procurĂ©, je le reconnais un grand bonheur⊠Câest pour cela que jâai plongĂ© dans son rĂ©cit sans aucune hĂ©sitation !
Il faut dire que pour ma gĂ©nĂ©ration, HergĂ©, Martin, Peyo et Jacobs reprĂ©sentent le cĆur indiscutable dâune bande dessinĂ©e de qualitĂ© qui a illuminĂ© notre jeunesse. Tintin, mĂȘme pour ceux qui nâapprĂ©cient pas certains de ses engagements, est la bande dessinĂ©e qui a formalisĂ© un grand nombre de codes du rĂ©cit en bande dessinĂ©e. Peyo et ses Schtroumpfs ont apportĂ© une touche dâhumour et de folie quâil fallait et il nây a quâĂ voir le succĂšs relatif du dernier film de ces petits hĂ©ros pour mesurer la place dans notre imaginaire collectif de ce Peyo. Blake et Mortimer, rien quâĂ©crire le nom de ces deux hĂ©ros est presque suffisant pour plonger les lecteurs que nous avons tous Ă©tĂ© dans ces Ă©pisodes merveilleux⊠Le secret de lâEspadon, Le secret de la Grande Pyramide, La marque jaune⊠Et depuis lâaventure continue avec dâautres grands auteurs⊠Enfin, pour clore ce regard en arriĂšre, finissons avec Alix et Lefranc, les hĂ©ros de Jacques Martin⊠Le dernier Spartiate (il faut bien citer un Alix) ou La grande menace furent deux de mes lectures dâadolescent, et je crois presque me souvenir de mes premiĂšres sensations en lisant ces chefs dâĆuvre !
Alors, mĂȘme si François RiviĂšre restera pour moi, avant tout, un expert et biographe dâAgatha Christie, jâai adorĂ© le « voir » rencontrer ces grands auteurs de la bande dessinĂ©e franco-belge et ce fut un grand plaisir de voir mes souvenirs de lectures revenir chaque fois quâil rencontrait ces gĂ©ants⊠CâĂ©tait aussi une Ă©poque oĂč les auteurs ne se prenaient pas trop la tĂȘte et acceptaient de rĂ©pondre Ă un jeune admirateur, le recevaient chez eux, lâinvitaient Ă manger Ă la table familiale⊠Une grande chance !
Quant Ă nous, il faut se replonger dans ces beaux albums puisque lâĂ©tĂ© câest encore fait pour lire⊠Alix, Tintin, les Schtroumpfs, Blake et Mortimer, Lefranc⊠Quel programme ! Donc, bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et aprĂšs avoir parlĂ© des rencontres de François RiviĂšre avec les grands auteurs de bande dessinĂ©e belge, dont un certain HergĂ©, jâai voulu revenir sur un des albums de cette sĂ©rie des aventures de Tintin. Jâai choisi Lâaffaire Tournesol car il y a 70 ans cet Ă©pisode paraissait dans le Journal de Tintin toutes les semaines⊠rassurez-vous, Ă ce moment-lĂ je nâĂ©tais pas encore lecteur de la sĂ©rie et ce nâest quâun peu plus tard que je dĂ©couvrais cette histoire dâespionnage scientifique fascinante !
Mais, comment peut-on encore parler des aventures de Tintin du cĂ©lĂšbre HergĂ© alors que par principe il ne peut pas y avoir de nouveautĂ©s dans ce domaine ? Oui, dit comme cela, il nây a rien Ă dire⊠quoique⊠PrĂ©cisons, rappelons, que câest HergĂ© lui-mĂȘme qui a souhaitĂ© de son vivant que les aventures de Tintin sâarrĂȘtent avec lui. Dâautres nâont rien prĂ©cisĂ© de leur vivant mais ne sont peut-ĂȘtre pas plus heureux de voir ce que lâon a fait de leurs personnages⊠Mais revenons-en Ă TintinâŠ
Câest bien Lâaffaire Tournesol qui va reprendre sa place dans les bacs des libraires au titre dâune nouveautĂ© dans quelques semaines car les Ă©ditions Casterman vont nous proposer la version exacte qui Ă©tait parue dans le Journal de TintinâŠ
Ce quâil faut bien comprendre, câest que dans lâunivers Tintin, tintinologues, tintinophiles, tintinomaniaques et tintinolĂątres se bousculent, non par dizaines, ce serait trop beau, mais bien par milliers, millions probablement.
Les tintinologues recherchent les dĂ©tails de cette Ă©dition, soit parce quâils ne lâavaient pas eue en main, soit pour la contrĂŽler (il est Ă prĂ©ciser que chaque Ă©dition a ses particularitĂ©s, couleurs, anomalies, distorsionsâŠ). Les tintinophiles, collectionneurs dans lâĂąme, lâachĂšteront, la poseront dĂ©licatement Ă cĂŽtĂ© de la prĂ©cĂ©dente, tout ce qui vient du maĂźtre HergĂ© est digne dâamour et de vĂ©nĂ©ration⊠Les tintinomaniaques, encore assez nombreux, sont assez difficiles Ă comprendre. Ils ne peuvent pas supporter de voir un objet « Tintin » sans le possĂ©der. Restent les tintinolĂątres⊠Pour eux on ne peut pas faire grand-chose, la vĂ©nĂ©ration du grand maĂźtre relĂšve dâun culte, dâune adoration⊠Cette Ă©dition nâest quâanecdote, ce qui compte câest de prouver que HergĂ© est encore vivant parmi nous, quâil nâest pas mort, quâil nous raconte encore des histoires⊠MĂȘme si Lâaffaire Tournesol continue de raconter la mĂȘme histoire et quelle histoire !
Mais pour tous ceux qui ne sont pas de cette gĂ©nĂ©ration â je ne vous en veux pas â je vous propose de dĂ©couvrir ou redĂ©couvrir la narration en images selon HergĂ©. Ne cherchons pas, ici, Ă savoir si HergĂ© Ă©tait de droite, du centre, catholique ou homosexuel, macho, misogyne ou profondĂ©ment perturbĂ© dans sa tĂȘte⊠Câest un auteur qui nous raconte des histoires, laissons-nous prendre par ses rĂ©cits⊠Ne boudons pas notre plaisir !
Tout commence Ă Moulinsart, le chĂąteau du capitaine Haddock, oĂč vivent nos trois amis, le capitaine, Tintin et Tournesol, quatre, mĂȘme, si nous intĂ©grons Milou. Le professeur Tournesol nây a pas quâune chambre, il y a aussi un laboratoire au cĆur de cette histoire. Lâaffaire Tournesol est en effet une histoire dâespionnage scientifique. Le professeur est lâun des plus grands physiciens de son temps, nâest-il pas celui qui a conçu et rĂ©alisĂ© la fameuse, que dis-je, lâillustre fusĂ©e lunaire rouge et blanche ? Mais que nous invente-t-il maintenant ? Pourquoi est-il si difficile de garder son verre en main sans voir le verre se pulvĂ©riser soudainement ?
Nous voilĂ partis dans lâenquĂȘte⊠heureusement que les cigarettes de la marque MacĂ©donia vont nous permettre de rester dans le droit chemin, enfin, câest que doivent penser Haddock et Tintin. Quant aux Syldaves et Bordures, ce sont bien des Slaves, câest Ă dire de braves gens toujours imprĂ©visibles, parfois violents et dangereux.
HergĂ© va sâamuser Ă convoquer la Castafiore que lâon va retrouver dans une de ses tournĂ©es comme cela avait Ă©tĂ© le cas dans Le Sceptre dâOttokar⊠Et elle sauve encore Tintin, quelle constance pour cette artiste !
Mais maintenant, vous allez lire cet album et faire attention au mouvement, Ă la dynamique du rĂ©cit en images⊠Pages 1, la course effrĂ©nĂ©e de Nestor qui va rĂ©pondre au tĂ©lĂ©phone ; page 2 le retournement du parapluie Ă cause du vent ; page 5, lâentrĂ©e fracassante de SĂ©raphin Lampion ; page 15, le coup de poing reçu par le capitaine dans le laboratoire de Tournesol ; page 19, les malheurs de Haddock dans le hall de lâhĂŽtel Cornavin⊠Et ainsi de suite⊠Dans cet album, le talent de HergĂ© arrive Ă maturitĂ©, il frĂŽle la perfection du rĂ©cit, il donne une leçon Ă tous ceux qui vont le suivre dans ce genre littĂ©raire. Oui, je dis bien littĂ©raire, il nây a pas dâautres adjectifs possibles pour un tel albumâŠ
BenoĂźt Peeters, expert en tintinologie, trouve que câest le meilleur des albums de la sĂ©rie des aventures de Tintin⊠personnellement, je prĂ©fĂšre Les bijoux de la Castafiore, mais câest trĂšs subjectifâŠ
Je voudrais que vous lisiez cette aventure avec des yeux nouveaux, oubliez un instant le scĂ©nario et observez de tout votre regard, de toute votre attention cette bande dessinĂ©e⊠Bref, devenez de vĂ©ritables lecteurs de bĂ©dĂ©s et comprenez pourquoi HergĂ© est et restera un des grands de ce mode narratifâŠ
Alors, comme lâĂ©tĂ© câest encore fait pour lire, bonne lecture !
Mais, comment peut-on encore parler des aventures de Tintin du cĂ©lĂšbre HergĂ© alors que par principe il ne peut pas y avoir de nouveautĂ©s dans ce domaine ? Oui, dit comme cela, il nây a rien Ă dire⊠quoique⊠PrĂ©cisons, rappelons, que câest HergĂ© lui-mĂȘme qui a souhaitĂ© de son vivant que les aventures de Tintin sâarrĂȘtent avec lui. Dâautres nâont rien prĂ©cisĂ© de leur vivant mais ne sont peut-ĂȘtre pas plus heureux de voir ce que lâon a fait de leurs personnages⊠Mais revenons-en Ă TintinâŠ
Câest bien Lâaffaire Tournesol qui va reprendre sa place dans les bacs des libraires au titre dâune nouveautĂ© dans quelques semaines car les Ă©ditions Casterman vont nous proposer la version exacte qui Ă©tait parue dans le Journal de TintinâŠ
Ce quâil faut bien comprendre, câest que dans lâunivers Tintin, tintinologues, tintinophiles, tintinomaniaques et tintinolĂątres se bousculent, non par dizaines, ce serait trop beau, mais bien par milliers, millions probablement.
Les tintinologues recherchent les dĂ©tails de cette Ă©dition, soit parce quâils ne lâavaient pas eue en main, soit pour la contrĂŽler (il est Ă prĂ©ciser que chaque Ă©dition a ses particularitĂ©s, couleurs, anomalies, distorsionsâŠ). Les tintinophiles, collectionneurs dans lâĂąme, lâachĂšteront, la poseront dĂ©licatement Ă cĂŽtĂ© de la prĂ©cĂ©dente, tout ce qui vient du maĂźtre HergĂ© est digne dâamour et de vĂ©nĂ©ration⊠Les tintinomaniaques, encore assez nombreux, sont assez difficiles Ă comprendre. Ils ne peuvent pas supporter de voir un objet « Tintin » sans le possĂ©der. Restent les tintinolĂątres⊠Pour eux on ne peut pas faire grand-chose, la vĂ©nĂ©ration du grand maĂźtre relĂšve dâun culte, dâune adoration⊠Cette Ă©dition nâest quâanecdote, ce qui compte câest de prouver que HergĂ© est encore vivant parmi nous, quâil nâest pas mort, quâil nous raconte encore des histoires⊠MĂȘme si Lâaffaire Tournesol continue de raconter la mĂȘme histoire et quelle histoire !
Mais pour tous ceux qui ne sont pas de cette gĂ©nĂ©ration â je ne vous en veux pas â je vous propose de dĂ©couvrir ou redĂ©couvrir la narration en images selon HergĂ©. Ne cherchons pas, ici, Ă savoir si HergĂ© Ă©tait de droite, du centre, catholique ou homosexuel, macho, misogyne ou profondĂ©ment perturbĂ© dans sa tĂȘte⊠Câest un auteur qui nous raconte des histoires, laissons-nous prendre par ses rĂ©cits⊠Ne boudons pas notre plaisir !
Tout commence Ă Moulinsart, le chĂąteau du capitaine Haddock, oĂč vivent nos trois amis, le capitaine, Tintin et Tournesol, quatre, mĂȘme, si nous intĂ©grons Milou. Le professeur Tournesol nây a pas quâune chambre, il y a aussi un laboratoire au cĆur de cette histoire. Lâaffaire Tournesol est en effet une histoire dâespionnage scientifique. Le professeur est lâun des plus grands physiciens de son temps, nâest-il pas celui qui a conçu et rĂ©alisĂ© la fameuse, que dis-je, lâillustre fusĂ©e lunaire rouge et blanche ? Mais que nous invente-t-il maintenant ? Pourquoi est-il si difficile de garder son verre en main sans voir le verre se pulvĂ©riser soudainement ?
Nous voilĂ partis dans lâenquĂȘte⊠heureusement que les cigarettes de la marque MacĂ©donia vont nous permettre de rester dans le droit chemin, enfin, câest que doivent penser Haddock et Tintin. Quant aux Syldaves et Bordures, ce sont bien des Slaves, câest Ă dire de braves gens toujours imprĂ©visibles, parfois violents et dangereux.
HergĂ© va sâamuser Ă convoquer la Castafiore que lâon va retrouver dans une de ses tournĂ©es comme cela avait Ă©tĂ© le cas dans Le Sceptre dâOttokar⊠Et elle sauve encore Tintin, quelle constance pour cette artiste !
Mais maintenant, vous allez lire cet album et faire attention au mouvement, Ă la dynamique du rĂ©cit en images⊠Pages 1, la course effrĂ©nĂ©e de Nestor qui va rĂ©pondre au tĂ©lĂ©phone ; page 2 le retournement du parapluie Ă cause du vent ; page 5, lâentrĂ©e fracassante de SĂ©raphin Lampion ; page 15, le coup de poing reçu par le capitaine dans le laboratoire de Tournesol ; page 19, les malheurs de Haddock dans le hall de lâhĂŽtel Cornavin⊠Et ainsi de suite⊠Dans cet album, le talent de HergĂ© arrive Ă maturitĂ©, il frĂŽle la perfection du rĂ©cit, il donne une leçon Ă tous ceux qui vont le suivre dans ce genre littĂ©raire. Oui, je dis bien littĂ©raire, il nây a pas dâautres adjectifs possibles pour un tel albumâŠ
BenoĂźt Peeters, expert en tintinologie, trouve que câest le meilleur des albums de la sĂ©rie des aventures de Tintin⊠personnellement, je prĂ©fĂšre Les bijoux de la Castafiore, mais câest trĂšs subjectifâŠ
Je voudrais que vous lisiez cette aventure avec des yeux nouveaux, oubliez un instant le scĂ©nario et observez de tout votre regard, de toute votre attention cette bande dessinĂ©e⊠Bref, devenez de vĂ©ritables lecteurs de bĂ©dĂ©s et comprenez pourquoi HergĂ© est et restera un des grands de ce mode narratifâŠ
Alors, comme lâĂ©tĂ© câest encore fait pour lire, bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et câest aussi un temps privilĂ©giĂ© pour voyager. Jâai bien dit voyager mais pas nĂ©cessairement traverser le monde et ses ocĂ©ans⊠On peut voyager prĂšs de chez soi, Ă pied ou Ă vĂ©lo⊠et mĂȘme voyager sans quitter sa chambre ! En prĂ©parant cette petite chronique je me suis souvenu de mon enfance qui a Ă©tĂ© marquĂ©e par plusieurs collections qui mâont Ă©normĂ©ment fait voyager⊠En effet, jâaimais les timbres, les cartes postales et les flammes postales. Je nâĂ©tais pas un vĂ©ritable collectionneur, juste un rĂȘveur qui avait lâimpression de voyager en regardant ces signes et objets⊠Plus tard, devant le pont ValentrĂ© de Cahors, le chĂąteau de Chenonceaux ou la cathĂ©drale de Chartres, jâavais le sentiment dâavoir dĂ©jĂ vu, dâĂȘtre venu visiter jadisâŠ
Aujourdâhui, la carte postale est presque en extinction, les timbres sont avant tout une taxe et non un objet dâart, quant aux flammes postales, elles sont rĂ©duites Ă leur plus simple expression⊠Tristesse et monotonie, il devient difficile de voyager avec un simple code postal ! Alors, il reste certains livres qui font revivre nos villages, bourgs, villes et rĂ©gions avec des cartes postales ou des timbres, façon aussi de transmettre aux plus jeunes lâexistence de ces habitudes dĂ©suĂštes et passĂ©es !
GĂ©rard Chappez, ancien dentiste dolois, a collectionnĂ© les cartes postales et il a ensuite Ă©crit plusieurs ouvrages sur sa rĂ©gion, La Franche-ComtĂ© (aujourdâhui Bourgogne-Franche-ComtĂ©). Dans son ouvrage « Balade insolite en Franche-ComtĂ© », il nous invite au voyage et Ă la dĂ©couverte de sa rĂ©gion avec un texte de qualitĂ©, passionnĂ© et documentĂ©, et une iconographie remarquable basĂ©e sur les cartes postales et les timbres (sans oublier quelques flammes postales, bien Ă©videmment !).
Attention, il ne sâagit pas simplement de passer dâun lieu Ă un autre, ici, GĂ©rard Chappez prend le soin de nous parler des cĂ©lĂ©britĂ©s locales, des habitants, des us et coutumes⊠Câest lĂ la richesse et lâoriginalitĂ© de cet opus. On croisera donc Rouget de Lisle (Lons le Saunier), Paul-Emile Victor (certes, nĂ© en Suisse mais ayant passĂ© son enfance Ă Saint-Claude), Louis Pasteur (Dole et Arbois), Jean de Vienne (Dole)⊠sans oublier un mĂ©decin dont le nom est connu, Xavier Bichat, mais dont on ne sait en fait rien surtout pas quâil est nĂ© Ă Thoirette⊠Question complĂ©mentaire : oĂč est Thoirette ? Câest une ancienne ville du Jura, sur les bords de lâAin, qui, aujourdâhui, a fusionnĂ© avec Coisia (2017). Le nom est devenu : Thoirette-CoisiaâŠ
Jâaurais pu parler aussi de la rĂ©sistante Simone Michel-LĂ©vy ou de lâĂ©crivain Marcel AymĂ©, de lâhorlogerie de Besançon ou de Pierre Fourier Ă Gray, une fois quâil eut quittĂ© ses Vosges natales⊠mais je me devais de vous laisser quelques surprises si vous dĂ©cidiez de vous plonger dans cet ouvrageâŠ
Et comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, trĂšs bonne lecture !
Aujourdâhui, la carte postale est presque en extinction, les timbres sont avant tout une taxe et non un objet dâart, quant aux flammes postales, elles sont rĂ©duites Ă leur plus simple expression⊠Tristesse et monotonie, il devient difficile de voyager avec un simple code postal ! Alors, il reste certains livres qui font revivre nos villages, bourgs, villes et rĂ©gions avec des cartes postales ou des timbres, façon aussi de transmettre aux plus jeunes lâexistence de ces habitudes dĂ©suĂštes et passĂ©es !
GĂ©rard Chappez, ancien dentiste dolois, a collectionnĂ© les cartes postales et il a ensuite Ă©crit plusieurs ouvrages sur sa rĂ©gion, La Franche-ComtĂ© (aujourdâhui Bourgogne-Franche-ComtĂ©). Dans son ouvrage « Balade insolite en Franche-ComtĂ© », il nous invite au voyage et Ă la dĂ©couverte de sa rĂ©gion avec un texte de qualitĂ©, passionnĂ© et documentĂ©, et une iconographie remarquable basĂ©e sur les cartes postales et les timbres (sans oublier quelques flammes postales, bien Ă©videmment !).
Attention, il ne sâagit pas simplement de passer dâun lieu Ă un autre, ici, GĂ©rard Chappez prend le soin de nous parler des cĂ©lĂ©britĂ©s locales, des habitants, des us et coutumes⊠Câest lĂ la richesse et lâoriginalitĂ© de cet opus. On croisera donc Rouget de Lisle (Lons le Saunier), Paul-Emile Victor (certes, nĂ© en Suisse mais ayant passĂ© son enfance Ă Saint-Claude), Louis Pasteur (Dole et Arbois), Jean de Vienne (Dole)⊠sans oublier un mĂ©decin dont le nom est connu, Xavier Bichat, mais dont on ne sait en fait rien surtout pas quâil est nĂ© Ă Thoirette⊠Question complĂ©mentaire : oĂč est Thoirette ? Câest une ancienne ville du Jura, sur les bords de lâAin, qui, aujourdâhui, a fusionnĂ© avec Coisia (2017). Le nom est devenu : Thoirette-CoisiaâŠ
Jâaurais pu parler aussi de la rĂ©sistante Simone Michel-LĂ©vy ou de lâĂ©crivain Marcel AymĂ©, de lâhorlogerie de Besançon ou de Pierre Fourier Ă Gray, une fois quâil eut quittĂ© ses Vosges natales⊠mais je me devais de vous laisser quelques surprises si vous dĂ©cidiez de vous plonger dans cet ouvrageâŠ
Et comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, trĂšs bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et comme durant lâĂ©tĂ© les guerres ne sâarrĂȘtent pas (ce fut encore le cas cet Ă©tĂ©), nous allons parler aujourdâhui de la guerre. Pas dâune en particulier, pas en cherchant Ă les classer entre guerres justes, injustes, illicites ou dĂ©fensives⊠juste en regardant avec une certaine luciditĂ© ce que peut bien ĂȘtre une guerre, une bataille dans lâhistoire de lâhumanitĂ©. Je ne me contenterai pas de dire « de toutes façons, il y a toujours eu des guerres, câest inĂ©vitable ! » car ces expressions ne sont pas trĂšs utiles Ă lâhumanitĂ© et son avenir, mais je vais plutĂŽt creuser du cĂŽtĂ© des victimes, des atrocitĂ©s, des massacres, des bilans financiers⊠Câest ainsi que je me suis retrouvĂ© avec lâouvrage de JoĂ«l LĂ©vy en mains, Les pires batailles de lâHistoireâŠ
Le titre ne dit quâune partie de la vĂ©ritĂ© car, en fait, toute bataille reprĂ©sente le pire pour lâhumanitĂ©. Il nâexiste pas de bataille belle ou radieuse ! On peut aussi complĂ©ter cette rĂ©flexion initiale par une autre : il nâexiste pas des victoires et des dĂ©faites car devant le nombre de morts de chaque bataille, il nây a pas de vainqueurs et de vaincus. Il y a dâabord des victimes. Nâoublions jamais la rĂ©flexion de Pyrrhus Ă la fin de la bataille dâAusculum quâil venait de « remporter », « encore une victoire comme celle-ci et nous sommes perdus ». DâoĂč cette expression qui est restĂ©e, une victoire Ă la Pyrrhus !
Enfin, pour clore avec mes rĂ©flexions prĂ©alables, on se doit de rappeler que les victoires des uns sont les dĂ©faites des autres. En lisant cet ouvrage qui prĂ©sente une cinquantaine des batailles, on rĂ©alise que bien souvent nous ne connaissons que notre petite histoire, les batailles qui nous concernent, de prĂ©fĂ©rence nos victoires, alors quâil faudrait avoir une vision beaucoup plus Ă©largie⊠Car ici, JoĂ«l LĂ©vy ne se limite pas du tout Ă notre histoire françaiseâŠ
Lâauteur, journaliste, auteur et rĂ©alisateur, a trouvĂ© une façon claire et prĂ©cise de prĂ©senter chaque bataille en suivant le mĂȘme plan, avec des donnĂ©es purement factuelles comme les pertes, les forces en prĂ©sence, les belligĂ©rants, une citation⊠et des Ă©lĂ©ments plus narratifs, des analyses gĂ©opolitiques et humaines, des rĂ©flexions presque philosophiques dans certains cas⊠En trois ou quatre pages, avec une iconographie de qualitĂ©, JoĂ«l LĂ©vy nous transformerait presque en experts de la bataille en question (bon, jâexagĂšre un peuâŠ).
Mais sans vouloir tout vous raconter, je voudrais prendre le temps de parler de certaines batailles de cet ouvrage et, donc, je reviendrai dĂšs demain, poursuivre cette lecture passionnante de cet ouvrage⊠Dâici lĂ , nâhĂ©sitez pas Ă rĂ©flĂ©chir Ă cette question : quelle seraient pour vous les pires des batailles⊠Oui, la liste pourrait bien ĂȘtre longue, voire trĂšs longueâŠ
TrÚs bonne lecture et réflexion !
Le titre ne dit quâune partie de la vĂ©ritĂ© car, en fait, toute bataille reprĂ©sente le pire pour lâhumanitĂ©. Il nâexiste pas de bataille belle ou radieuse ! On peut aussi complĂ©ter cette rĂ©flexion initiale par une autre : il nâexiste pas des victoires et des dĂ©faites car devant le nombre de morts de chaque bataille, il nây a pas de vainqueurs et de vaincus. Il y a dâabord des victimes. Nâoublions jamais la rĂ©flexion de Pyrrhus Ă la fin de la bataille dâAusculum quâil venait de « remporter », « encore une victoire comme celle-ci et nous sommes perdus ». DâoĂč cette expression qui est restĂ©e, une victoire Ă la Pyrrhus !
Enfin, pour clore avec mes rĂ©flexions prĂ©alables, on se doit de rappeler que les victoires des uns sont les dĂ©faites des autres. En lisant cet ouvrage qui prĂ©sente une cinquantaine des batailles, on rĂ©alise que bien souvent nous ne connaissons que notre petite histoire, les batailles qui nous concernent, de prĂ©fĂ©rence nos victoires, alors quâil faudrait avoir une vision beaucoup plus Ă©largie⊠Car ici, JoĂ«l LĂ©vy ne se limite pas du tout Ă notre histoire françaiseâŠ
Lâauteur, journaliste, auteur et rĂ©alisateur, a trouvĂ© une façon claire et prĂ©cise de prĂ©senter chaque bataille en suivant le mĂȘme plan, avec des donnĂ©es purement factuelles comme les pertes, les forces en prĂ©sence, les belligĂ©rants, une citation⊠et des Ă©lĂ©ments plus narratifs, des analyses gĂ©opolitiques et humaines, des rĂ©flexions presque philosophiques dans certains cas⊠En trois ou quatre pages, avec une iconographie de qualitĂ©, JoĂ«l LĂ©vy nous transformerait presque en experts de la bataille en question (bon, jâexagĂšre un peuâŠ).
Mais sans vouloir tout vous raconter, je voudrais prendre le temps de parler de certaines batailles de cet ouvrage et, donc, je reviendrai dĂšs demain, poursuivre cette lecture passionnante de cet ouvrage⊠Dâici lĂ , nâhĂ©sitez pas Ă rĂ©flĂ©chir Ă cette question : quelle seraient pour vous les pires des batailles⊠Oui, la liste pourrait bien ĂȘtre longue, voire trĂšs longueâŠ
TrÚs bonne lecture et réflexion !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et nous revenons aujourdâhui sur cette question des batailles de lâHistoire en nous basant sur ce livre de JoĂ«l LĂ©vy, Les pires batailles de lâHistoire. Je vous laissais hier avec cette question simple : pour vous quelles sont les batailles les pires de lâHistoire ? Je ne peux pas Ă©couter vos rĂ©ponses ni les lire, mais si on mâavait posĂ© la question, jâaurais probablement rĂ©pondu : Azincourt (le professeur dâhistoire mâavait presque traumatisĂ© en parlant de ces chevaliers français transpercĂ©s par les flĂšches des Anglais), la Campagne de Russie (deux ennemis Ă vaincre, les Russes et lâhiver !), Solferino (la bataille qui a secouĂ© Henri Dunant et lâa poussĂ© Ă crĂ©er la Croix Rouge) et probablement Gaza (car cette fois-ci on a les images en direct tous les jours)⊠Mais Ă peine ai-je Ă©crit cette liste que dâautres noms me viennent Ă lâesprit⊠La Somme, Verdun, Stalingrad, Bassora⊠Et avalanche de nouvelles images avec cette guerre en Ukraine ! Et je suis certain que la lecture de ces noms de batailles rĂ©veille en vous dâautres noms auxquels vous nâaviez pas pensĂ©s⊠Les batailles sont cruelles, câest entendu, mais prolongeons la lecture de cet ouvrageâŠ
Citons donc quelques batailles que lâon va retrouver lĂ et qui dans de nombreux cas rĂ©veilleront quelques souvenirs⊠La bataille de Cannes en 216 avant JĂ©sus Christ. Oui, cela nâa pas dĂ» marquer vos esprits⊠Rien ? Si je vous parle dâHannibal, des Carthaginois, des Ă©lĂ©phants, des Romains⊠Oui, souvent on imagine les Carthaginois dans les Alpes avec leurs Ă©lĂ©phants mais Ă Cannes, victoire carthaginoise, il y eut quand mĂȘme plus de 15 000 morts, rĂ©partis presque Ă©quitablement entre les deux camps. Enormissime !
Et la bataille de Malplaquet ? Rien encore ? Si, souvenez-vous dâun certain Malborough. On est en 1709 lors de la Guerre de succession dâEspagne. Le duc de Malborough et le prince EugĂšne de Savoie sâaffrontent, les alliĂ©s contre les Français, 25 000 morts pour les uns, 15 000 pour les autres⊠Un observateur allemand Ă©crit : « Ils taillĂšrent en piĂšces tout ce quâils trouvĂšrent devant eux⊠mĂȘme les morts lorsque leur fureur ne trouvait plus de vivant Ă massacrer ».
A partir des guerres napolĂ©oniennes, les batailles deviennent de vĂ©ritables boucheries et rien ne semble limiter les massacres, y compris des civils. La PremiĂšre Guerre mondiale a tentĂ© de se glisser Ă la premiĂšre place des batailles les pires de lâHistoire et la Somme et Verdun resteront indiscutablement dans la liste pour longtemps. Aller Ă Verdun, marcher dans certaines zones autour de la ville et de certains forts, est traumatisant, dĂ©sespĂ©rant, dĂ©primant. Jâai accompagnĂ© une classe Ă Verdun durant une petite semaine et je peux vous certifier que lâambiance au retour dans le bus Ă©tait calme, presque morose⊠et les enfants de quatriĂšme dâun Ă©tablissement chalonnais se souviendront longtemps de la Marseillaise quâils ont chantĂ©, a capella, devant les milliers de tombes de Verdun, un petit matin de 11 novembre, lors dâune cĂ©rĂ©monieâŠ
Oui, les batailles sont toutes les pires de lâHistoire et je ne peux que vous conseiller de lire cet ouvrage, de le faire lire et dâen parler autour de vous !
Citons donc quelques batailles que lâon va retrouver lĂ et qui dans de nombreux cas rĂ©veilleront quelques souvenirs⊠La bataille de Cannes en 216 avant JĂ©sus Christ. Oui, cela nâa pas dĂ» marquer vos esprits⊠Rien ? Si je vous parle dâHannibal, des Carthaginois, des Ă©lĂ©phants, des Romains⊠Oui, souvent on imagine les Carthaginois dans les Alpes avec leurs Ă©lĂ©phants mais Ă Cannes, victoire carthaginoise, il y eut quand mĂȘme plus de 15 000 morts, rĂ©partis presque Ă©quitablement entre les deux camps. Enormissime !
Et la bataille de Malplaquet ? Rien encore ? Si, souvenez-vous dâun certain Malborough. On est en 1709 lors de la Guerre de succession dâEspagne. Le duc de Malborough et le prince EugĂšne de Savoie sâaffrontent, les alliĂ©s contre les Français, 25 000 morts pour les uns, 15 000 pour les autres⊠Un observateur allemand Ă©crit : « Ils taillĂšrent en piĂšces tout ce quâils trouvĂšrent devant eux⊠mĂȘme les morts lorsque leur fureur ne trouvait plus de vivant Ă massacrer ».
A partir des guerres napolĂ©oniennes, les batailles deviennent de vĂ©ritables boucheries et rien ne semble limiter les massacres, y compris des civils. La PremiĂšre Guerre mondiale a tentĂ© de se glisser Ă la premiĂšre place des batailles les pires de lâHistoire et la Somme et Verdun resteront indiscutablement dans la liste pour longtemps. Aller Ă Verdun, marcher dans certaines zones autour de la ville et de certains forts, est traumatisant, dĂ©sespĂ©rant, dĂ©primant. Jâai accompagnĂ© une classe Ă Verdun durant une petite semaine et je peux vous certifier que lâambiance au retour dans le bus Ă©tait calme, presque morose⊠et les enfants de quatriĂšme dâun Ă©tablissement chalonnais se souviendront longtemps de la Marseillaise quâils ont chantĂ©, a capella, devant les milliers de tombes de Verdun, un petit matin de 11 novembre, lors dâune cĂ©rĂ©monieâŠ
Oui, les batailles sont toutes les pires de lâHistoire et je ne peux que vous conseiller de lire cet ouvrage, de le faire lire et dâen parler autour de vous !
Vous devez ĂȘtre connectĂ© pour poster des messages : S'identifier ou Devenir membre