LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et jâaime beaucoup lire en fonction de mes dĂ©placements, de mes visites, de mes rencontres. AprĂšs tout, lâĂ©tĂ© est une sĂ©rie de surprises, dâimprĂ©vus, de moments qui deviennent importants avec les discussions, les Ă©changes, les lectures⊠Par exemple, fin juin, jâai fait escale en Belgique, Ă Bruxelles, et jâai lu depuis plusieurs ouvrages sur lâhistoire de ce royaume que je ne connaissais pas assez. Durant ce mĂȘme sĂ©jour, en marchant dans le parc de la place du Petit Sablon, jâai vu quelques statues dont celle de Guillaume le Taciturne⊠Occasion de ressortir de ma bibliothĂšque lâouvrage de Bernard Quilliet. Une lecture vieille de plus de trente ans et qui avait Ă©tĂ© suivie dâune belle rencontre avec lâauteur Ă la radioâŠ
Câest vrai que lors de nos cours dâhistoire, en France, on ne parle guĂšre de Guillaume le Taciturne. Il faut dire quâau dĂ©part, cet Allemand ne nous concerne que peu. Il devient Guillaume 1er dâOrange et lĂ nos mĂ©moires se rĂ©veillent : Orange, Pays-Bas, une couleur qui est restĂ©e pour ce pays⊠Guillaume est nĂ© en 1533 et il a Ă©tĂ©, dans un premier temps, un proche de lâempereur Charles Quint. Mais lâhistoire retiendra quâil fut lâinstigateur de la rĂ©volte des Pays-Bas contre Philippe II, le fils et hĂ©ritier de Charles et donc, Ă ce titre, le crĂ©ateur des Pays-Bas. Les luttes contre lâEspagne seront trĂšs nombreuses et sa tĂȘte sera mise Ă prix, Philippe II promettant une belle somme Ă qui Ă©liminerait Guillaume. Ce dernier fut victime de plusieurs tentatives et attentats. En 1584, il sera assassinĂ© par Balthazar GĂ©rard, un Comtois de chez nous. On peut aussi prĂ©ciser que Philippe II mettra du temps Ă payer cet assassinat aux hĂ©ritiers de Balthazar car lui, lâassassin, sera rapidement arrĂȘtĂ© et horriblement exĂ©cutĂ©. Je vais vous faire grĂące des dĂ©tailsâŠ
Pour ĂȘtre complet, ou presque, sur cette pĂ©riode, rappelons que câest aussi le siĂšcle des Guerres de religions, de ces grandes tensions entre catholiques et rĂ©formĂ©s, que ces conflits ne concernaient pas que des choix privĂ©s car le grand principe dĂ©fendu par de nombreux princes Ă©tait que les peuples devaient avoir les mĂȘmes croyances que leurs princes⊠Ce qui explique aussi les conflits entre ces « Provinces du nord » et lâ « Espagne trĂšs catholique » âŠ
Bernard Quilliet est un historien assez rĂ©putĂ© pour ses connaissances sur le XVI° siĂšcle et jâavoue avoir lu plusieurs ouvrages de lui dont « Christine de SuĂšde, un roi exceptionnel » et « Louis XII, pĂšre du peuple ». Deux excellentes biographies. Il a aussi participĂ©, sous la direction de Georges Duby et Emmanuel Le Roy Ladurie Ă lâHistoire de la France urbaine.
VoilĂ , un voyage, une statue et une tranche dâhistoire Ă travers une bonne lecture et, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, bonne lecture !
Câest vrai que lors de nos cours dâhistoire, en France, on ne parle guĂšre de Guillaume le Taciturne. Il faut dire quâau dĂ©part, cet Allemand ne nous concerne que peu. Il devient Guillaume 1er dâOrange et lĂ nos mĂ©moires se rĂ©veillent : Orange, Pays-Bas, une couleur qui est restĂ©e pour ce pays⊠Guillaume est nĂ© en 1533 et il a Ă©tĂ©, dans un premier temps, un proche de lâempereur Charles Quint. Mais lâhistoire retiendra quâil fut lâinstigateur de la rĂ©volte des Pays-Bas contre Philippe II, le fils et hĂ©ritier de Charles et donc, Ă ce titre, le crĂ©ateur des Pays-Bas. Les luttes contre lâEspagne seront trĂšs nombreuses et sa tĂȘte sera mise Ă prix, Philippe II promettant une belle somme Ă qui Ă©liminerait Guillaume. Ce dernier fut victime de plusieurs tentatives et attentats. En 1584, il sera assassinĂ© par Balthazar GĂ©rard, un Comtois de chez nous. On peut aussi prĂ©ciser que Philippe II mettra du temps Ă payer cet assassinat aux hĂ©ritiers de Balthazar car lui, lâassassin, sera rapidement arrĂȘtĂ© et horriblement exĂ©cutĂ©. Je vais vous faire grĂące des dĂ©tailsâŠ
Pour ĂȘtre complet, ou presque, sur cette pĂ©riode, rappelons que câest aussi le siĂšcle des Guerres de religions, de ces grandes tensions entre catholiques et rĂ©formĂ©s, que ces conflits ne concernaient pas que des choix privĂ©s car le grand principe dĂ©fendu par de nombreux princes Ă©tait que les peuples devaient avoir les mĂȘmes croyances que leurs princes⊠Ce qui explique aussi les conflits entre ces « Provinces du nord » et lâ « Espagne trĂšs catholique » âŠ
Bernard Quilliet est un historien assez rĂ©putĂ© pour ses connaissances sur le XVI° siĂšcle et jâavoue avoir lu plusieurs ouvrages de lui dont « Christine de SuĂšde, un roi exceptionnel » et « Louis XII, pĂšre du peuple ». Deux excellentes biographies. Il a aussi participĂ©, sous la direction de Georges Duby et Emmanuel Le Roy Ladurie Ă lâHistoire de la France urbaine.
VoilĂ , un voyage, une statue et une tranche dâhistoire Ă travers une bonne lecture et, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et, mes Ă©tudiants doivent sâen souvenir, du moins je lâespĂšre, jâai toujours Ă©tĂ© curieux de lire les ouvrages dans lesquels un auteur reprend un fait divers pour nous raconter non pas lâhistoire de Paul, Jacques ou Bertine, mais une tranche de vie Ă travers un fait historique ou mĂ©diatique. Car gĂ©nĂ©ralement, Ă ce moment lĂ on parle de nous, de la sociĂ©tĂ©, de lâhumanitĂ© et cela nous fait rĂ©flĂ©chir⊠Dans les grands classiques, je pense Ă AndrĂ© Gide qui va suivre une cour dâassises mais on peut choisir de relire, aussi, Jean-Baptiste Harang et son Bordeaux-Vintimille, ce que jâai dĂ©cidĂ© de faireâŠ
Faut-il dâabord rappeler la rĂ©alitĂ© des faits criminels survenus dans la nuit du 13 au 14 octobre 1983 ? Oui, je sais, câest assez loin dans nos mĂ©moires mais ceux qui Ă©taient alors en Ăąge de comprendre doivent se souvenir⊠Trois jeunes gens, ivres, qui rejoignaient Aubagne pour sâengager dans la LĂ©gion Ă©trangĂšre dĂ©fenestrent du train un AlgĂ©rien qui aprĂšs trois jours passĂ©s Ă Bordeaux rentrait chez lui Ă Oran⊠Avant dâĂȘtre jetĂ© sur le ballast, il a Ă©tĂ© insultĂ©, frappĂ©, poignardĂ© et peut-ĂȘtre Ă©tait-il dĂ©jĂ mort au contact de cette terre qui nâĂ©tait pas la sienne. Le train Ă©tait entre Agen et MontaubanâŠ
Jean-Baptiste Harang, ancien journaliste de LibĂ©ration, dĂ©crit ces faits avec retenue, sans y mettre de lâaffect, sans porter de jugement comme sâil dĂ©crivait une scĂšne de façon scientifique. Pour un peu, on entendrait les sons des coups, les rĂ©flexions intĂ©rieures de chacun des acteurs, de la victime, du contrĂŽleur du train et mĂȘme, qui sait des presque cent personnes qui voyageaient dans le wagon incriminĂ© ou celui dâĂą cĂŽtĂ©âŠ
Jean-Baptiste Harang a suivi le procĂšs, il a vu comment ces trois jeunes gens se sont dĂ©fendus, certains voulant Ă©chapper Ă la justice en se donnant le moins mauvais rĂŽle et un autre rĂ©clamant une peine maximale pour un crime quâil savait horrible⊠Il parle aussi avec des mots qui font mal de ces parents, venus dâAlgĂ©rie, qui ne maitrisent pas la langue française, qui viennent de perdre leur fils dans un drame quâils ne comprennent pas⊠Victime de la bĂȘtise, du racisme, de lâalcoolâŠ
Ce jeune AlgĂ©rien qui venait en France pour la premiĂšre fois ; qui Ă©tait fascinĂ© par notre pays, qui trouvait les gens heureux et sympathiques, accueillants et curieux, sâĂ©tait rendu Ă Bordeaux pour rencontrer la correspondante quâil y avait depuis quelques annĂ©es, depuis quâune professeure avait pris lâinitiative de travailler au rapprochement des habitants de deux pays au lourd passifâŠ
Les noms sont changĂ©s, le texte est trĂšs bien Ă©crit loin de toutes Ă©motions pour que chacun sâinterroge sur lâessentiel : si jâavais Ă©tĂ© dans lâun des deux wagons incriminĂ©s, quâaurais-je eu comme attitude ? Courageux, faible, indiffĂ©rent ? Ce nâest pas Ă moi de rĂ©pondre pour chacun. Mais la lecture de ce petit livre, aprĂšs tout lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, devrait permettre une vĂ©ritable rĂ©flexion de fond, salutaire et indispensable⊠Bonne lecture !
Faut-il dâabord rappeler la rĂ©alitĂ© des faits criminels survenus dans la nuit du 13 au 14 octobre 1983 ? Oui, je sais, câest assez loin dans nos mĂ©moires mais ceux qui Ă©taient alors en Ăąge de comprendre doivent se souvenir⊠Trois jeunes gens, ivres, qui rejoignaient Aubagne pour sâengager dans la LĂ©gion Ă©trangĂšre dĂ©fenestrent du train un AlgĂ©rien qui aprĂšs trois jours passĂ©s Ă Bordeaux rentrait chez lui Ă Oran⊠Avant dâĂȘtre jetĂ© sur le ballast, il a Ă©tĂ© insultĂ©, frappĂ©, poignardĂ© et peut-ĂȘtre Ă©tait-il dĂ©jĂ mort au contact de cette terre qui nâĂ©tait pas la sienne. Le train Ă©tait entre Agen et MontaubanâŠ
Jean-Baptiste Harang, ancien journaliste de LibĂ©ration, dĂ©crit ces faits avec retenue, sans y mettre de lâaffect, sans porter de jugement comme sâil dĂ©crivait une scĂšne de façon scientifique. Pour un peu, on entendrait les sons des coups, les rĂ©flexions intĂ©rieures de chacun des acteurs, de la victime, du contrĂŽleur du train et mĂȘme, qui sait des presque cent personnes qui voyageaient dans le wagon incriminĂ© ou celui dâĂą cĂŽtĂ©âŠ
Jean-Baptiste Harang a suivi le procĂšs, il a vu comment ces trois jeunes gens se sont dĂ©fendus, certains voulant Ă©chapper Ă la justice en se donnant le moins mauvais rĂŽle et un autre rĂ©clamant une peine maximale pour un crime quâil savait horrible⊠Il parle aussi avec des mots qui font mal de ces parents, venus dâAlgĂ©rie, qui ne maitrisent pas la langue française, qui viennent de perdre leur fils dans un drame quâils ne comprennent pas⊠Victime de la bĂȘtise, du racisme, de lâalcoolâŠ
Ce jeune AlgĂ©rien qui venait en France pour la premiĂšre fois ; qui Ă©tait fascinĂ© par notre pays, qui trouvait les gens heureux et sympathiques, accueillants et curieux, sâĂ©tait rendu Ă Bordeaux pour rencontrer la correspondante quâil y avait depuis quelques annĂ©es, depuis quâune professeure avait pris lâinitiative de travailler au rapprochement des habitants de deux pays au lourd passifâŠ
Les noms sont changĂ©s, le texte est trĂšs bien Ă©crit loin de toutes Ă©motions pour que chacun sâinterroge sur lâessentiel : si jâavais Ă©tĂ© dans lâun des deux wagons incriminĂ©s, quâaurais-je eu comme attitude ? Courageux, faible, indiffĂ©rent ? Ce nâest pas Ă moi de rĂ©pondre pour chacun. Mais la lecture de ce petit livre, aprĂšs tout lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, devrait permettre une vĂ©ritable rĂ©flexion de fond, salutaire et indispensable⊠Bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et voici le nouvel Ă©pisode de « Assassins sans visages », le tome quatre, LâĂźle au rĂ©bus, de Peter May. Câest une lecture estivale, sans aucun doute, puisque ce roman se dĂ©roule essentiellement sur lâĂźle de Groix, en Bretagne, au large de Lorient. Un polar Ă lire donc les pieds dans lâeau ou presque, la tĂȘte Ă lâombre mĂȘme si cet Ă©tĂ© la mĂ©tĂ©o est complexe, imprĂ©visible et pas si favorable que cela. Enfin, câest ce que me dit mon fils qui campe en AuvergneâŠ
Revenons donc Ă Groix et Ă notre ami Enzo McLeod. Pour ceux qui nâont pas lu les chroniques prĂ©cĂ©dentes, je vous propose un trĂšs rapide rĂ©sumĂ© sachant que lâon peut quand mĂȘme lire ces sept romans de la sĂ©rie de façon individuelle. Enzo, un soir quâil avait trop bu, il est quand mĂȘme Ă©cossais et aime beaucoup le whisky, a fait le pari que, lui, ancien mĂ©decin lĂ©giste, arriverait avec lâaide scientifique dâaujourdâhui Ă rĂ©soudre sept Ă©nigmes criminelles qui avaient Ă©tĂ© laissĂ©es sans solution par la police française. Ces cold cases, en quelque sorte, avaient Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©s dans un ouvrage par le journaliste Raffin. Pour ĂȘtre complet, Enzo est assistĂ© par Nicole, une Ă©tudiante brillante, il a deux filles et un fils de trois femmes diffĂ©rentes, la commissaire de Cahors en pince pour lui mais il ne sâest jamais rien passĂ© entre eux⊠VoilĂ , vous en savez largement assez pour vous plonger dans ce roman qui va traiter de lâassassinat de dâAdam Killian sur lâĂźle de Groix !
Il sâagit donc dâun assassinat ancien et Enzo va sur lâĂźle prendre contact avec les survivants de cette horrible affaire : la fille de la victime, le principal suspect, le mĂ©decin traitant, quelques voisins⊠Sur une Ăźle, tout le monde se connait ou presque et donc immĂ©diatement il engrange des informations⊠Mais comment sây retrouver, comment hiĂ©rarchiser, comme trouver la pertinence dans cette masse⊠Un gendarme, un tenancier de bar, un amiâŠ
Bon, nâen disons pas trop pour vous permettre une bonne lecture et je dois avouer, pour ma part, que ce roman est trĂšs bien construit. Peut-ĂȘtre mĂȘme un des meilleurs de la sĂ©rie, allez savoir ! Lâambiance de lâĂźle donne un petit cĂŽtĂ© huis-clos pas dĂ©sagrĂ©able alors-mĂȘme que certains Ă©lĂ©ments de ce drame proviennent de fort loin dans le passĂ©âŠ
Nous sommes-lĂ dans le quatriĂšme Ă©pisode de cette sĂ©rie et je rappelle que jâavais commencĂ©, un peu par hasard, par le cinquiĂšme. Je vous confirme donc, pour ceux qui sont intĂ©ressĂ©s et qui nâont pas encore commencĂ© la sĂ©rie, de bien prendre les romans dans lâordre, câest beaucoup plus clair⊠Enfin, aprĂšs avoir lu les cinq premiers romans, je valide deux Ă©lĂ©ments : Peter May est un excellent auteur de polar et cette sĂ©rie « Assassins sans visages » est tout simplement excellente et adaptĂ©e Ă lâĂ©tĂ© !
Alors, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, trĂšs bonne lecture !
Revenons donc Ă Groix et Ă notre ami Enzo McLeod. Pour ceux qui nâont pas lu les chroniques prĂ©cĂ©dentes, je vous propose un trĂšs rapide rĂ©sumĂ© sachant que lâon peut quand mĂȘme lire ces sept romans de la sĂ©rie de façon individuelle. Enzo, un soir quâil avait trop bu, il est quand mĂȘme Ă©cossais et aime beaucoup le whisky, a fait le pari que, lui, ancien mĂ©decin lĂ©giste, arriverait avec lâaide scientifique dâaujourdâhui Ă rĂ©soudre sept Ă©nigmes criminelles qui avaient Ă©tĂ© laissĂ©es sans solution par la police française. Ces cold cases, en quelque sorte, avaient Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©s dans un ouvrage par le journaliste Raffin. Pour ĂȘtre complet, Enzo est assistĂ© par Nicole, une Ă©tudiante brillante, il a deux filles et un fils de trois femmes diffĂ©rentes, la commissaire de Cahors en pince pour lui mais il ne sâest jamais rien passĂ© entre eux⊠VoilĂ , vous en savez largement assez pour vous plonger dans ce roman qui va traiter de lâassassinat de dâAdam Killian sur lâĂźle de Groix !
Il sâagit donc dâun assassinat ancien et Enzo va sur lâĂźle prendre contact avec les survivants de cette horrible affaire : la fille de la victime, le principal suspect, le mĂ©decin traitant, quelques voisins⊠Sur une Ăźle, tout le monde se connait ou presque et donc immĂ©diatement il engrange des informations⊠Mais comment sây retrouver, comment hiĂ©rarchiser, comme trouver la pertinence dans cette masse⊠Un gendarme, un tenancier de bar, un amiâŠ
Bon, nâen disons pas trop pour vous permettre une bonne lecture et je dois avouer, pour ma part, que ce roman est trĂšs bien construit. Peut-ĂȘtre mĂȘme un des meilleurs de la sĂ©rie, allez savoir ! Lâambiance de lâĂźle donne un petit cĂŽtĂ© huis-clos pas dĂ©sagrĂ©able alors-mĂȘme que certains Ă©lĂ©ments de ce drame proviennent de fort loin dans le passĂ©âŠ
Nous sommes-lĂ dans le quatriĂšme Ă©pisode de cette sĂ©rie et je rappelle que jâavais commencĂ©, un peu par hasard, par le cinquiĂšme. Je vous confirme donc, pour ceux qui sont intĂ©ressĂ©s et qui nâont pas encore commencĂ© la sĂ©rie, de bien prendre les romans dans lâordre, câest beaucoup plus clair⊠Enfin, aprĂšs avoir lu les cinq premiers romans, je valide deux Ă©lĂ©ments : Peter May est un excellent auteur de polar et cette sĂ©rie « Assassins sans visages » est tout simplement excellente et adaptĂ©e Ă lâĂ©tĂ© !
Alors, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, trĂšs bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et il est temps de glisser une bande dessinĂ©e dans notre pile Ă lire cet Ă©tĂ©. Jâai dĂ©cidĂ© de faire une place Ă Lewis Trondheim, Ă lâAssociation et un personnage atypique mais de bonne compagnie, Richard. Richard se livre Ă une activitĂ© qui nâest pas gĂ©nĂ©ralisĂ©e durant lâĂ©té⊠quoi que⊠Richard se rend dans un cimetiĂšre⊠et on va se permettre de rire un peu !
Je ne vais pas tout vous dire sur Lewis Trondheim car il est quand mĂȘme assez connu comme auteur de bande dessinĂ©e. Avant toute chose je prĂ©cise que lâon dit gĂ©nĂ©ralement que Lewis Trondheim nâaime pas les journalistes et dâune part jâai eu une Ă©tudiante qui en garde un souvenir catastrophique (elle a fini en pleurs et je dois dire que Trondheim avait Ă©tĂ© trĂšs dĂ©sagrĂ©able, pour ne pas dire plus) et, dâautre part, je lâai interviewĂ© deux fois sans aucun problĂšme et mĂȘme une fois devant mes Ă©tudiants et il avait Ă©tĂ© adorable⊠Donc, oublions ce point pour passer Ă lâauteur Trondheim !
Il est connu pour son travail peuplĂ© de personnages ayant des tĂȘtes dâanimaux, les savants parlent de zoomorphisme, et on peut citer la premiĂšre, Lapinot et les carottes de Patagonie. Je suis un lecteur assidu de lâunivers quâil a créé avec Johan Sfar, « Donjon » (avec pour moi une lĂ©gĂšre prĂ©fĂ©rence pour les « Donjon Parade »). Mais jâai aussi adorĂ© le travail pour la jeunesse rĂ©alisĂ© avec Fabrice Parme, « Le roi catastrophe ». Mais ce ne sont lĂ que quelques Ă©lĂ©ments dâune Ćuvre considĂ©rable qui lui permit en 2006 de recevoir Le grand prix de la ville dâAngoulĂȘme. LâannĂ©e suivante, prĂ©sident du jury du festival, il crĂ©e la mascotte du festival, un chat, surnommĂ© le Fauve. Ce « personnage » est toujours prĂ©sent depuis sa naissance et accompagne ce grand festival qui pourrait bien prochainement connaitre quelques grosses difficultĂ©s⊠Trondheim aurait annoncĂ© quâil boycotterait la prochaine Ă©dition mais câest une autre affaireâŠ
Enfin, Trondheim est aussi Ă©diteur depuis longtemps. Il a cocréé « LâAssociation » en 1990, devient Ă©diteur chez Delcourt en 2005 avec la collection Shampoing, crĂ©e la revue Papiers en 2013⊠et ce serait trop long dâĂȘtre exhaustif avec un auteur si prolifique !
Et Richard me direz-vous ? Les aventures de Richard sont des petits rĂ©cits dans la collection Patte de Mouche En quelques cases, quelques dessins, Lewis nous raconte une histoire, fait vivre ses personnages et on mesure la puissance narrative Ă cette capacitĂ© Ă nous plonger dans le trĂšs profond avec lĂ©gĂšreté⊠et jâadore ! Alors, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire nâhĂ©sitez pas Ă suivre Richard au cimetiĂšre !
TrĂšs bonne lecture !
Je ne vais pas tout vous dire sur Lewis Trondheim car il est quand mĂȘme assez connu comme auteur de bande dessinĂ©e. Avant toute chose je prĂ©cise que lâon dit gĂ©nĂ©ralement que Lewis Trondheim nâaime pas les journalistes et dâune part jâai eu une Ă©tudiante qui en garde un souvenir catastrophique (elle a fini en pleurs et je dois dire que Trondheim avait Ă©tĂ© trĂšs dĂ©sagrĂ©able, pour ne pas dire plus) et, dâautre part, je lâai interviewĂ© deux fois sans aucun problĂšme et mĂȘme une fois devant mes Ă©tudiants et il avait Ă©tĂ© adorable⊠Donc, oublions ce point pour passer Ă lâauteur Trondheim !
Il est connu pour son travail peuplĂ© de personnages ayant des tĂȘtes dâanimaux, les savants parlent de zoomorphisme, et on peut citer la premiĂšre, Lapinot et les carottes de Patagonie. Je suis un lecteur assidu de lâunivers quâil a créé avec Johan Sfar, « Donjon » (avec pour moi une lĂ©gĂšre prĂ©fĂ©rence pour les « Donjon Parade »). Mais jâai aussi adorĂ© le travail pour la jeunesse rĂ©alisĂ© avec Fabrice Parme, « Le roi catastrophe ». Mais ce ne sont lĂ que quelques Ă©lĂ©ments dâune Ćuvre considĂ©rable qui lui permit en 2006 de recevoir Le grand prix de la ville dâAngoulĂȘme. LâannĂ©e suivante, prĂ©sident du jury du festival, il crĂ©e la mascotte du festival, un chat, surnommĂ© le Fauve. Ce « personnage » est toujours prĂ©sent depuis sa naissance et accompagne ce grand festival qui pourrait bien prochainement connaitre quelques grosses difficultĂ©s⊠Trondheim aurait annoncĂ© quâil boycotterait la prochaine Ă©dition mais câest une autre affaireâŠ
Enfin, Trondheim est aussi Ă©diteur depuis longtemps. Il a cocréé « LâAssociation » en 1990, devient Ă©diteur chez Delcourt en 2005 avec la collection Shampoing, crĂ©e la revue Papiers en 2013⊠et ce serait trop long dâĂȘtre exhaustif avec un auteur si prolifique !
Et Richard me direz-vous ? Les aventures de Richard sont des petits rĂ©cits dans la collection Patte de Mouche En quelques cases, quelques dessins, Lewis nous raconte une histoire, fait vivre ses personnages et on mesure la puissance narrative Ă cette capacitĂ© Ă nous plonger dans le trĂšs profond avec lĂ©gĂšreté⊠et jâadore ! Alors, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire nâhĂ©sitez pas Ă suivre Richard au cimetiĂšre !
TrĂšs bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et jâavoue sans difficultĂ© avoir toujours eu du mal Ă comprendre lâalliance contre nature entre Hitler et Staline en 1939. Je sais que certains se contentent de dire que les dictateurs sont tous les mĂȘmes et que cela explique cette alliance. Dâautres, plus cyniques, pensent que la fin justifie les moyens et donc quâune alliance « gagnant-gagnant » est toujours bonne Ă prendre. Enfin, ceux qui sont historiens cherchent Ă comprendre et finissent par trouver des explications, plus ou moins fiables, avec les influences des uns et des autres, en particulier des chefs militaires, des diplomates, des chefs de partis⊠Voici deux ouvrages qui proposent quelques explicationsâŠ
Le premier est celui de Vladimir FĂ©dorovski. Il sâagit dâun acteur engagĂ© dans la vie russe durant un certain temps et qui a eu lâoccasion dâĂȘtre en contact avec deux sources dâinformation diffĂ©rentes mais solides : un, les sources en russes non traduites en français et, deux, le tĂ©moignage direct de certaines personnes tĂ©moins ou trĂšs proches des tĂ©moins. Son ouvrage, « Le fantĂŽme de Staline », est un livre passionnant qui ne traite pas essentiellement de lâalliance Staline-Hitler mĂȘme sâil lâaborde clairement. Pour cette question, la thĂšse soutenue et de façon convaincante et pertinente, câest que Staline savait quâil allait devoir lutter contre Hitler mais quâil nâĂ©tait pas prĂȘt. Il lui fallait gagner du temps pour monter en puissance. Cette alliance quâil savait temporaire et illusoire, câĂ©tait une source de temps⊠Il aurait prĂ©fĂ©rĂ© encore un peu plus de temps mais quand Hitler se retourne contre la Russie, il nâest pas surprisâŠ
Le livre contient beaucoup dâautres informations factuelles sur le « rĂšgne » de Staline et lâouvrage mĂ©rite une bonne lecture estivaleâŠ
Le second livre, La collaboration Staline-Hitler de Jean-Jacques Marie, est dâune nature diffĂ©rente mĂȘme si tout nâest pas si Ă©loignĂ©. Les calculs de Staline remontraient Ă plus tĂŽt soit dĂšs 1933. Il y aurait eu une sorte de double jeu de Staline vis-Ă -vis des dĂ©mocraties occidentales et de la dictature dâHitler. Hitler, trĂšs vite aurait fait comprendre Ă Staline quâune entente Ă©tait possible, le chef nazi voyant lĂ lâoccasion de jouer tranquille avec lâEurope centrale, la Pologne en tout premier lieu⊠Il faut dire que lorsque deux ours se partagent une proie rien ne semble les perturber ! Seulement, comme on sait, deux ours ne peuvent pas sâentendre trop longtemps, Ă un moment la faim les tiraille et ils tentent chacun de prendre la proie sans partager et la guerre devient inĂ©vitable !
Deux livres passionnants et une question qui nâest que partiellement rĂ©solue car il y a encore, du moins Ă mon humble avis, quelques points non Ă©claircis. Et dans tout cela, il y a comme une odeur dâun ours qui voudrait manger lâUkraine en sâalliant avec un autre ours qui voudrait bien en prendre toutes les richesses miniĂšresâŠ
Je ne peux donc que vous inciter Ă lire ces deux ouvrages Ă©clairants cet Ă©tĂ© et, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, bonne lecture !
Le premier est celui de Vladimir FĂ©dorovski. Il sâagit dâun acteur engagĂ© dans la vie russe durant un certain temps et qui a eu lâoccasion dâĂȘtre en contact avec deux sources dâinformation diffĂ©rentes mais solides : un, les sources en russes non traduites en français et, deux, le tĂ©moignage direct de certaines personnes tĂ©moins ou trĂšs proches des tĂ©moins. Son ouvrage, « Le fantĂŽme de Staline », est un livre passionnant qui ne traite pas essentiellement de lâalliance Staline-Hitler mĂȘme sâil lâaborde clairement. Pour cette question, la thĂšse soutenue et de façon convaincante et pertinente, câest que Staline savait quâil allait devoir lutter contre Hitler mais quâil nâĂ©tait pas prĂȘt. Il lui fallait gagner du temps pour monter en puissance. Cette alliance quâil savait temporaire et illusoire, câĂ©tait une source de temps⊠Il aurait prĂ©fĂ©rĂ© encore un peu plus de temps mais quand Hitler se retourne contre la Russie, il nâest pas surprisâŠ
Le livre contient beaucoup dâautres informations factuelles sur le « rĂšgne » de Staline et lâouvrage mĂ©rite une bonne lecture estivaleâŠ
Le second livre, La collaboration Staline-Hitler de Jean-Jacques Marie, est dâune nature diffĂ©rente mĂȘme si tout nâest pas si Ă©loignĂ©. Les calculs de Staline remontraient Ă plus tĂŽt soit dĂšs 1933. Il y aurait eu une sorte de double jeu de Staline vis-Ă -vis des dĂ©mocraties occidentales et de la dictature dâHitler. Hitler, trĂšs vite aurait fait comprendre Ă Staline quâune entente Ă©tait possible, le chef nazi voyant lĂ lâoccasion de jouer tranquille avec lâEurope centrale, la Pologne en tout premier lieu⊠Il faut dire que lorsque deux ours se partagent une proie rien ne semble les perturber ! Seulement, comme on sait, deux ours ne peuvent pas sâentendre trop longtemps, Ă un moment la faim les tiraille et ils tentent chacun de prendre la proie sans partager et la guerre devient inĂ©vitable !
Deux livres passionnants et une question qui nâest que partiellement rĂ©solue car il y a encore, du moins Ă mon humble avis, quelques points non Ă©claircis. Et dans tout cela, il y a comme une odeur dâun ours qui voudrait manger lâUkraine en sâalliant avec un autre ours qui voudrait bien en prendre toutes les richesses miniĂšresâŠ
Je ne peux donc que vous inciter Ă lire ces deux ouvrages Ă©clairants cet Ă©tĂ© et, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et quel bonheur dâavoir vu sortir en librairie cette « Petite philosophie de la sieste » moi qui pratique cette activitĂ© depuis si longtemps⊠Enfin, un Ă©crivain osait me donner raison !
Tout dâabord, un petit mot sur cet Ă©crivain, SĂ©bastien Spitzer. Au dĂ©part, un journaliste qui a travaillĂ© avec Jeune Afrique, Canal +, Marianne, M6, TF1 ou Rolling Stone⊠Mais il est devenu Ă©crivain, essayiste, enseignant Ă Sciences Po⊠Il a mĂȘme Ă©tĂ© finaliste du Goncourt des lycĂ©ens avec son roman « Le cĆur battant du monde ». On peut ajouter, il ne sâen cache pas, quâil a Ă©tĂ© et est encore un pratiquant de la sieste et ça donne une vĂ©ritable crĂ©dibilitĂ© Ă son petit opus que jâai adorĂ© !
Souvent, en tous cas si je me souviens bien de tout ce que jâai entendu ici ou lĂ , la sieste est mal vue dans notre pays et dans notre culture. Un peu comme sâil sâagissait de temps perdu⊠Alors, la sieste est-elle du temps de perdu ?
Câest avec cette question en tĂȘte quâil faut aborder ce livre. TrĂšs rapidement on comprend le parti-pris de lâauteur mais on prend aussi en compte ses arguments (qui sont partagĂ©s avec de nombreuses personnes sur cette planĂšte). Il nous montre (et dĂ©montre) que la sieste est Ă lâorigine de bienfaits incroyables car elle soulage, elle rĂ©pare, elle aide le cerveau, accompagne le corps, dĂ©stresse⊠Parfois, elle est mĂȘme Ă la source du gĂ©nie, de la crĂ©ation, de la dĂ©couverte, de la poĂ©sie⊠Il ne faut quand mĂȘme pas oublier que si Newton nâavait pas fait une petite sieste au pied dâun pommier il nâaurait pas pris une pomme sur la tĂȘte et serait passĂ© Ă cĂŽtĂ© de la loi de la gravitationâŠ
Et câest lĂ que SĂ©bastien Spitzer explique les choses le mieux, dĂ©passant largement les anecdotes⊠Newton recherche avec assiduitĂ©, il engrange des milliers dâinformations et la sieste intervient non comme une baguette magique incroyable mais comme un instant de sĂ©rĂ©nitĂ© qui permet au cerveau de tout remettre en ordre : lĂ , la pomme tombe et la gravitĂ© parait Ă©vidente Ă Newton !
Cet ouvrage est un hymne Ă la sieste, une rĂ©flexion profonde en faveur de la sieste, une dĂ©fense Ă©vidente de tous ceux qui la pratiquent depuis longtemps (merci cher SĂ©bastien du fond du cĆur !) et un petit mode dâemploi pour ceux qui voudraient tenter leur chance !
Et quel dĂ©fi de pouvoir lire ce texte durant lâĂ©tĂ© et avoir la possibilitĂ© de travaux pratiques dĂšs vos vacances estivales. Attention, il y a un risque bien rĂ©el dâaddiction car une fois que lâon y a pris goĂ»t, il est bien difficile de sâen passer ! Enfin, je parle par expĂ©rience !
On a le droit, avant ou juste aprĂšs sa sieste, de lire quelque peu puisque lâĂ©tĂ© câest fait pour lire ! Donc, bonne sieste et bonne lecture !
Tout dâabord, un petit mot sur cet Ă©crivain, SĂ©bastien Spitzer. Au dĂ©part, un journaliste qui a travaillĂ© avec Jeune Afrique, Canal +, Marianne, M6, TF1 ou Rolling Stone⊠Mais il est devenu Ă©crivain, essayiste, enseignant Ă Sciences Po⊠Il a mĂȘme Ă©tĂ© finaliste du Goncourt des lycĂ©ens avec son roman « Le cĆur battant du monde ». On peut ajouter, il ne sâen cache pas, quâil a Ă©tĂ© et est encore un pratiquant de la sieste et ça donne une vĂ©ritable crĂ©dibilitĂ© Ă son petit opus que jâai adorĂ© !
Souvent, en tous cas si je me souviens bien de tout ce que jâai entendu ici ou lĂ , la sieste est mal vue dans notre pays et dans notre culture. Un peu comme sâil sâagissait de temps perdu⊠Alors, la sieste est-elle du temps de perdu ?
Câest avec cette question en tĂȘte quâil faut aborder ce livre. TrĂšs rapidement on comprend le parti-pris de lâauteur mais on prend aussi en compte ses arguments (qui sont partagĂ©s avec de nombreuses personnes sur cette planĂšte). Il nous montre (et dĂ©montre) que la sieste est Ă lâorigine de bienfaits incroyables car elle soulage, elle rĂ©pare, elle aide le cerveau, accompagne le corps, dĂ©stresse⊠Parfois, elle est mĂȘme Ă la source du gĂ©nie, de la crĂ©ation, de la dĂ©couverte, de la poĂ©sie⊠Il ne faut quand mĂȘme pas oublier que si Newton nâavait pas fait une petite sieste au pied dâun pommier il nâaurait pas pris une pomme sur la tĂȘte et serait passĂ© Ă cĂŽtĂ© de la loi de la gravitationâŠ
Et câest lĂ que SĂ©bastien Spitzer explique les choses le mieux, dĂ©passant largement les anecdotes⊠Newton recherche avec assiduitĂ©, il engrange des milliers dâinformations et la sieste intervient non comme une baguette magique incroyable mais comme un instant de sĂ©rĂ©nitĂ© qui permet au cerveau de tout remettre en ordre : lĂ , la pomme tombe et la gravitĂ© parait Ă©vidente Ă Newton !
Cet ouvrage est un hymne Ă la sieste, une rĂ©flexion profonde en faveur de la sieste, une dĂ©fense Ă©vidente de tous ceux qui la pratiquent depuis longtemps (merci cher SĂ©bastien du fond du cĆur !) et un petit mode dâemploi pour ceux qui voudraient tenter leur chance !
Et quel dĂ©fi de pouvoir lire ce texte durant lâĂ©tĂ© et avoir la possibilitĂ© de travaux pratiques dĂšs vos vacances estivales. Attention, il y a un risque bien rĂ©el dâaddiction car une fois que lâon y a pris goĂ»t, il est bien difficile de sâen passer ! Enfin, je parle par expĂ©rience !
On a le droit, avant ou juste aprĂšs sa sieste, de lire quelque peu puisque lâĂ©tĂ© câest fait pour lire ! Donc, bonne sieste et bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et il est temps de clore non pas la sĂ©rie « Assassins sans visages » de Peter May, car il me restera un volume Ă lire, mais lâaffaire de ce pari stupide lancĂ© par Enzo MacLeod Ă la fin dâun repas trop arrosĂ©, câest-Ă -dire cette aventure de rĂ©soudre sept crimes que la police française nâavait pas rĂ©solu et quâun journaliste avait regroupĂ© dans un ouvrage⊠Ce sixiĂšme volume sâintitule « Un alibi en bĂ©ton » et je vous dois immĂ©diatement quelques explicationsâŠ
En effet, on parle de sept crimes en suspend et seulement six volumes. Quid du septiĂšme assassinat⊠Pas de panique les amis, câest tout simplement que ce sixiĂšme volume permettra de rĂ©gler cette fois-ci deux affaires complexes mais possĂ©dant un lien, un lien certain mais que peu de lecteurs verront venir car Peter May nous manipule avec talent et nous plongerons abondamment dans les fausses pistes et autres chemins sans issue⊠Chapeau bas, monsieur le romancier !
Câest aussi un moment clef dans la vie de la famille McLeod car un certain nombre dâaffaires et secrets vont trouver leur issue pour le bien ou presque de tous les acteurs. Presque car certains sentiront ce coup final, bien sĂ»r, on est quand mĂȘme dans une affaire policiĂšre, ne lâoublions pas !
Je me dois de vous donner quelques Ă©lĂ©ments ne serait-ce que pour vous donner envie â ou pas â de lire ce roman. Tout part de la disparition dâune femme, Lucie Martin. Longtemps aprĂšs sa disparition, on retrouve son corps dans un Ă©tang dont le niveau de lâeau a baissĂ© drastiquement Ă cause de la canicule. On Ă©tait en 2003⊠LâenquĂȘte est reprise par Enzo McLeod en 2011 et 8 ans aprĂšs, il est toujours difficile de rafraichir les mĂ©moires et dâobtenir des informations fiablesâŠ
Un coupable prĂ©sumĂ©, un meurtrier rĂ©cidiviste enfermĂ© en prison, dâautres femmes disparues, une affaire complexe avec des intĂ©rĂȘts divers et parfois impĂ©ratifs, Enzo se trouve face Ă une sĂ©rie dâimpossibilitĂ©s car « un alibi en bĂ©ton » ⊠Mais comme un ami le suggĂšre Ă Enzo, un alibi nâest quâun aspect fragile des choses, on peut en donner un, en fabriquer un ou ne pas en avoir et ĂȘtre malgrĂ© tout innocent !
Tous les Ă©lĂ©ments sont rĂ©unis pour faire un bon roman policier, y compris lâamour qui va arriver dans la vie dâEnzo quand un personnage rencontrĂ© lors du premier roman que jâavais lu de la sĂ©rie fait son grand retour⊠Que du bonheur au milieu dâun drame effroyable !
Une fin de qualitĂ© pour ce dĂ©fi menĂ© Ă bout par Enzo et je suis trĂšs heureux de savoir quâil y a encore un roman pour prolonger la vie en compagnie de ces personnages agrĂ©ables et pour la plupart bien sympathiques⊠Alors, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, nâhĂ©sitez pas Ă plonger dans cette sĂ©rie policiĂšre et romanesque, Assassins sans visages de Peter May !
En effet, on parle de sept crimes en suspend et seulement six volumes. Quid du septiĂšme assassinat⊠Pas de panique les amis, câest tout simplement que ce sixiĂšme volume permettra de rĂ©gler cette fois-ci deux affaires complexes mais possĂ©dant un lien, un lien certain mais que peu de lecteurs verront venir car Peter May nous manipule avec talent et nous plongerons abondamment dans les fausses pistes et autres chemins sans issue⊠Chapeau bas, monsieur le romancier !
Câest aussi un moment clef dans la vie de la famille McLeod car un certain nombre dâaffaires et secrets vont trouver leur issue pour le bien ou presque de tous les acteurs. Presque car certains sentiront ce coup final, bien sĂ»r, on est quand mĂȘme dans une affaire policiĂšre, ne lâoublions pas !
Je me dois de vous donner quelques Ă©lĂ©ments ne serait-ce que pour vous donner envie â ou pas â de lire ce roman. Tout part de la disparition dâune femme, Lucie Martin. Longtemps aprĂšs sa disparition, on retrouve son corps dans un Ă©tang dont le niveau de lâeau a baissĂ© drastiquement Ă cause de la canicule. On Ă©tait en 2003⊠LâenquĂȘte est reprise par Enzo McLeod en 2011 et 8 ans aprĂšs, il est toujours difficile de rafraichir les mĂ©moires et dâobtenir des informations fiablesâŠ
Un coupable prĂ©sumĂ©, un meurtrier rĂ©cidiviste enfermĂ© en prison, dâautres femmes disparues, une affaire complexe avec des intĂ©rĂȘts divers et parfois impĂ©ratifs, Enzo se trouve face Ă une sĂ©rie dâimpossibilitĂ©s car « un alibi en bĂ©ton » ⊠Mais comme un ami le suggĂšre Ă Enzo, un alibi nâest quâun aspect fragile des choses, on peut en donner un, en fabriquer un ou ne pas en avoir et ĂȘtre malgrĂ© tout innocent !
Tous les Ă©lĂ©ments sont rĂ©unis pour faire un bon roman policier, y compris lâamour qui va arriver dans la vie dâEnzo quand un personnage rencontrĂ© lors du premier roman que jâavais lu de la sĂ©rie fait son grand retour⊠Que du bonheur au milieu dâun drame effroyable !
Une fin de qualitĂ© pour ce dĂ©fi menĂ© Ă bout par Enzo et je suis trĂšs heureux de savoir quâil y a encore un roman pour prolonger la vie en compagnie de ces personnages agrĂ©ables et pour la plupart bien sympathiques⊠Alors, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, nâhĂ©sitez pas Ă plonger dans cette sĂ©rie policiĂšre et romanesque, Assassins sans visages de Peter May !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et lire câest fait pour nous procurer du plaisir. Car, si ce nâĂ©tait pas le cas, on ne le ferait pas pendant lâĂ©tĂ©, les vacances, la sieste⊠Certes, on peut nous parler de lâinformation, de la rĂ©flexion, de la culture mais il faut absolument adjoindre ce mot de plaisir⊠Câest lĂ , probablement, que certains prescripteurs de la lecture ont quelque peu pĂ©ché⊠Je me souviens, durant une grande partie de ma jeunesse avoir eu des enseignants qui oubliaient cette notion du plaisir⊠Moi, cette rencontre a eu lieu quand jâĂ©tais en troisiĂšmeâŠ
Nous avions un professeur de français magicien. Il a rĂ©ussi en quelques mois Ă me lancer dans la littĂ©rature en me dĂ©montrant que, lĂ derriĂšre les pages, les mots, les phrases, il y avait Ă dĂ©couvrir un immense bonheur. Il ne lâa pas fait avec des rĂ©sumĂ©s dâĆuvres, des romans réécrits, des livres pour la jeunesse ou je ne sais quels pis-aller ! Non, avec lui ce fut Corneille, Edgar Poe, BalzacâŠ
Alors, me direz-vous, quelle Ă©tait sa solution, son remĂšde, sa formule magique ? Il oubliait, au moins au dĂ©part, tous les Ă©lĂ©ments universitaires dont sa tĂȘte Ă©tait probablement et mĂȘme certainement remplie, pour ne garder que les personnages, lâaventure humaine, le vivant⊠Il voulait quâil y ait un choc, une rencontre, une envie permanente de tourner la page⊠Provoquer cette sorte dâaddiction Ă garder le livre en main⊠Il oubliait les questionnaires Ă la gomme que jâai trop vu durant les Ă©tudes de mes enfants : dans le chapitre 5, quelle est la couleur de la robe de lâhĂ©roĂŻne ? Mais on sâen fiche et quelle importance par rapport Ă ce quâelle fait dans ce chapitre ! On a le droit dâoublier certains dĂ©tails quand on est dans une action si forte !
Il inventait toutes les activitĂ©s possibles pour que la lecture devienne une fĂȘte. Je me souviens en particulier dâune bibliothĂšque tournante quâil avait instaurĂ©e dans la classe. Chaque collĂ©gien devait apporter un livre de chez lui et les livres ont tourné⊠Câest ainsi que jâai lu pour la premiĂšre fois â et pas la derniĂšre â Les aventures dâArthur Gordon Pym dâEdgar Poe. Certes, ce nâĂ©tait pas au programme mais cela provoqua chez moi le dĂ©clic : un classique pouvait ĂȘtre passionnant ! Et quand jâaime, jâai tendance Ă devenir boulimique : jâai enchainĂ© avec les Histoire extraordinaires, les Nouvelles histoires extraordinaires⊠Puis, fascinĂ© par le théùtre de Pierre Corneille je lisais cette annĂ©e plus de trente piĂšces de théùtre avant dâaller en voir une « pour de vrai », nouveau choc Ă©motionnel qui fit naĂźtre mon goĂ»t du spectacle vivantâŠ
Ce nâest pas par nostalgie que je vous raconte cela mais tout simplement pour que nous trouvions le chemin de la transmission du plaisir de la lecture. Il y a peu, une de mes petites filles mâa demandĂ© pour ses dix ans un ouvrage de la collection La PlĂ©iade⊠Elle me laisse le choix entre les Contes dâAndersen, Robinson CrusoĂ© et une anthologie de la poĂ©sie française⊠Le plaisir serait-il en train de naitre ? Qui sait ?
N'oublions pas de donner aux jeunes de bonnes lectures, câest vital ! Et comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, bonne lecture !
Nous avions un professeur de français magicien. Il a rĂ©ussi en quelques mois Ă me lancer dans la littĂ©rature en me dĂ©montrant que, lĂ derriĂšre les pages, les mots, les phrases, il y avait Ă dĂ©couvrir un immense bonheur. Il ne lâa pas fait avec des rĂ©sumĂ©s dâĆuvres, des romans réécrits, des livres pour la jeunesse ou je ne sais quels pis-aller ! Non, avec lui ce fut Corneille, Edgar Poe, BalzacâŠ
Alors, me direz-vous, quelle Ă©tait sa solution, son remĂšde, sa formule magique ? Il oubliait, au moins au dĂ©part, tous les Ă©lĂ©ments universitaires dont sa tĂȘte Ă©tait probablement et mĂȘme certainement remplie, pour ne garder que les personnages, lâaventure humaine, le vivant⊠Il voulait quâil y ait un choc, une rencontre, une envie permanente de tourner la page⊠Provoquer cette sorte dâaddiction Ă garder le livre en main⊠Il oubliait les questionnaires Ă la gomme que jâai trop vu durant les Ă©tudes de mes enfants : dans le chapitre 5, quelle est la couleur de la robe de lâhĂ©roĂŻne ? Mais on sâen fiche et quelle importance par rapport Ă ce quâelle fait dans ce chapitre ! On a le droit dâoublier certains dĂ©tails quand on est dans une action si forte !
Il inventait toutes les activitĂ©s possibles pour que la lecture devienne une fĂȘte. Je me souviens en particulier dâune bibliothĂšque tournante quâil avait instaurĂ©e dans la classe. Chaque collĂ©gien devait apporter un livre de chez lui et les livres ont tourné⊠Câest ainsi que jâai lu pour la premiĂšre fois â et pas la derniĂšre â Les aventures dâArthur Gordon Pym dâEdgar Poe. Certes, ce nâĂ©tait pas au programme mais cela provoqua chez moi le dĂ©clic : un classique pouvait ĂȘtre passionnant ! Et quand jâaime, jâai tendance Ă devenir boulimique : jâai enchainĂ© avec les Histoire extraordinaires, les Nouvelles histoires extraordinaires⊠Puis, fascinĂ© par le théùtre de Pierre Corneille je lisais cette annĂ©e plus de trente piĂšces de théùtre avant dâaller en voir une « pour de vrai », nouveau choc Ă©motionnel qui fit naĂźtre mon goĂ»t du spectacle vivantâŠ
Ce nâest pas par nostalgie que je vous raconte cela mais tout simplement pour que nous trouvions le chemin de la transmission du plaisir de la lecture. Il y a peu, une de mes petites filles mâa demandĂ© pour ses dix ans un ouvrage de la collection La PlĂ©iade⊠Elle me laisse le choix entre les Contes dâAndersen, Robinson CrusoĂ© et une anthologie de la poĂ©sie française⊠Le plaisir serait-il en train de naitre ? Qui sait ?
N'oublions pas de donner aux jeunes de bonnes lectures, câest vital ! Et comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et câest avec plaisir que je voudrais aujourdâhui vous parler dâun ouvrage passionnant, « Le crĂ©puscule des rois, le dernier Ăąge dâor de la monarchie, 1901-1914 » de Philippe Erlanger. Alors, bien sĂ»r, vous lâavez bien compris, on ne traite pas ici de la monarchie française mais europĂ©enne car la France est dĂ©jĂ une rĂ©publique dans cette pĂ©riode⊠On va donc aborder la monarchie britannique, allemande, autrichienne, espagnole, belge et russe. La pertinence est dâautant plus Ă©vidente que de trĂšs nombreux monarques sont cousins, plus ou moins Ă©loignĂ©s, et quâils vont ensemble prĂ©cipiter lâEurope dans la plus terribles des guerresâŠ
Lâouvrage est tout dâabord trĂšs bien Ă©crit et construit avec finesse. En effet, tout en donnant lâimpression au lecteur dâaborder la question royaume par royaume, trĂšs rapidement, on comprend que lâon va vivre un rĂ©cit cohĂ©rent et presque chronologique. Alors, oui, Ă chaque chapitre on a bien un monarque spĂ©cifiquement au centre des dĂ©bats mais, de chapitre en chapitre, la guerre se met en place, sâaffine, devient presque inĂ©vitable⊠La derniĂšre partie du livre est un Ă©pisode Ă©poustouflant durant lequel ces monarques dĂ©clenchent lâirrĂ©versible avec, avouons-le, lâaide dâune rĂ©publique française qui nâest pas innocenteâŠ
Dans la partie des Ă©tudes royaume par royaume, Philippe Erlanger montre comment ces monarques Ă©taient persuadĂ©s, tous les uns plus que les autres, dâĂȘtre infaillibles, de tout comprendre, dâavoir la capacitĂ© de tout imposer Ă leurs cousins sans tenir compte de leurs conseillers politiques et diplomatiques. Certes, chacun avait bien son caractĂšre mais ils avaient en commun de ne plus rien maĂźtriser et dâĂȘtre dĂ©passĂ©s par leur propre peuple, les reprĂ©sentations parlementaires, les ministres. Ils nâĂ©taient que des monarques dâapparat et ils ne le savaient pas ! En revanche, trĂšs important pour le lecteur, ces chapitres permettent une rĂ©vision complĂšte de lâhistoire de ces pays avant la Grande guerre. Une monarchie anglaise qui doit apprendre Ă se passer de la grande Victoria, un empire allemand qui a tout Ă prouver, une Russie aux portes de sa rĂ©volution, un empire austro-hongrois vieillissant pour ne pas dire agonisant, une monarchie espagnole dont je ne connaissais presque rien et un roi Alphonse XIII qui est un monarque surprenant (il dĂ©cĂšdera en exil en 1941) et, ce qui nous place dans le prolongement de deux autres de mes chroniques estivales, une monarchie belge qui cherche le chemin de sa neutralitĂ© avec en premier lieu LĂ©opold II pas trĂšs apprĂ©ciĂ© dans le monde puis Albert 1er qui aura Ă vivre la PremiĂšre Guerre mondialeâŠ
Puis, et câest le chapitre Ă lire Ă tout prix, on finira par ces quelques jours avant le dĂ©clenchement de la guerre, celui qui permet de voir ces Ă©changes de messages parfois dĂ©connectĂ©s de la rĂ©alitĂ©, transmis tronquĂ©s avec des rĂ©ponses ignorĂ©es, bref, celui qui fait dire Ă Philippe Erlanger que ces monarques Ă©taient surtout incompĂ©tents⊠Ils ont entrainĂ© dans la guerre lâEurope, une guerre meurtriĂšre mais on peut douter de la compĂ©tence de ceux qui dirigent le monde et nous entrainent Ă leur tour dans la guerre⊠Tout recommencerait-il ? A vous de vous faire votre idĂ©e⊠bonne lecture puisque lâĂ©tĂ© câest fait pour lire !
Lâouvrage est tout dâabord trĂšs bien Ă©crit et construit avec finesse. En effet, tout en donnant lâimpression au lecteur dâaborder la question royaume par royaume, trĂšs rapidement, on comprend que lâon va vivre un rĂ©cit cohĂ©rent et presque chronologique. Alors, oui, Ă chaque chapitre on a bien un monarque spĂ©cifiquement au centre des dĂ©bats mais, de chapitre en chapitre, la guerre se met en place, sâaffine, devient presque inĂ©vitable⊠La derniĂšre partie du livre est un Ă©pisode Ă©poustouflant durant lequel ces monarques dĂ©clenchent lâirrĂ©versible avec, avouons-le, lâaide dâune rĂ©publique française qui nâest pas innocenteâŠ
Dans la partie des Ă©tudes royaume par royaume, Philippe Erlanger montre comment ces monarques Ă©taient persuadĂ©s, tous les uns plus que les autres, dâĂȘtre infaillibles, de tout comprendre, dâavoir la capacitĂ© de tout imposer Ă leurs cousins sans tenir compte de leurs conseillers politiques et diplomatiques. Certes, chacun avait bien son caractĂšre mais ils avaient en commun de ne plus rien maĂźtriser et dâĂȘtre dĂ©passĂ©s par leur propre peuple, les reprĂ©sentations parlementaires, les ministres. Ils nâĂ©taient que des monarques dâapparat et ils ne le savaient pas ! En revanche, trĂšs important pour le lecteur, ces chapitres permettent une rĂ©vision complĂšte de lâhistoire de ces pays avant la Grande guerre. Une monarchie anglaise qui doit apprendre Ă se passer de la grande Victoria, un empire allemand qui a tout Ă prouver, une Russie aux portes de sa rĂ©volution, un empire austro-hongrois vieillissant pour ne pas dire agonisant, une monarchie espagnole dont je ne connaissais presque rien et un roi Alphonse XIII qui est un monarque surprenant (il dĂ©cĂšdera en exil en 1941) et, ce qui nous place dans le prolongement de deux autres de mes chroniques estivales, une monarchie belge qui cherche le chemin de sa neutralitĂ© avec en premier lieu LĂ©opold II pas trĂšs apprĂ©ciĂ© dans le monde puis Albert 1er qui aura Ă vivre la PremiĂšre Guerre mondialeâŠ
Puis, et câest le chapitre Ă lire Ă tout prix, on finira par ces quelques jours avant le dĂ©clenchement de la guerre, celui qui permet de voir ces Ă©changes de messages parfois dĂ©connectĂ©s de la rĂ©alitĂ©, transmis tronquĂ©s avec des rĂ©ponses ignorĂ©es, bref, celui qui fait dire Ă Philippe Erlanger que ces monarques Ă©taient surtout incompĂ©tents⊠Ils ont entrainĂ© dans la guerre lâEurope, une guerre meurtriĂšre mais on peut douter de la compĂ©tence de ceux qui dirigent le monde et nous entrainent Ă leur tour dans la guerre⊠Tout recommencerait-il ? A vous de vous faire votre idĂ©e⊠bonne lecture puisque lâĂ©tĂ© câest fait pour lire !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et, mĂȘme si vous aimez la bande dessinĂ©e, il est possible que vous ne lisiez pas de façon rĂ©guliĂšre la Revue dessinĂ©e⊠On ne peut quand mĂȘme pas tout lire ! Lâouvrage que je vous propose aujourdâhui est un recueil de cette revue sur le thĂšme de la crise Ă©cologique et climatique. Avec certains incendies de cet Ă©tĂ© et la sĂ©cheresse enregistrĂ©e dans certains lieux, cette lecture semble sâimposer⊠Non ?
Commençons par une information factuelle, cette revue propose des enquĂȘtes et des reportages menĂ©s par de vĂ©ritables journalistes et dessinĂ©s par des dessinateurs de bandes dessinĂ©es professionnels. Chaque partie, est donc Ă la fois une vĂ©ritable source dâinformation, un rĂ©cit dessinĂ© de qualitĂ© et une possibilitĂ© dâamĂ©liorer vos connaissances citoyennes car il y a bien urgence pour les citoyens de pousser, enfin, les politiques dans le sens de la responsabilitĂ© devant lâhumanitĂ© et lâHistoire !
Alors, je sais bien que certains sont encore lĂ Ă Ăąnonner que « tout va bien Madame la Marquise » en attendant que tout sâĂ©croule, mais il va falloir quand mĂȘme comprendre que dâune part, il y a bien une pĂ©riode de dĂ©rĂšglement climatique, que lâactivitĂ© humaine est bien lâun des acteurs de cette pĂ©riode complexe et pĂ©rilleuse pour la planĂšte et que, mĂȘme si les chances de rĂ©ussite deviennent de plus en plus faibles, les ĂȘtres humains peuvent amĂ©liorer les choses⊠Ce dernier point est complexe mais il faut tenter de faire ce que lâon peut. Ne rien faire (ou pire, agir dans le sens contraire) câest la garantie dâun bouleversement encore plus fort avec des consĂ©quences considĂ©rablesâŠ
Lâouvrage que je vous propose dâouvrir vous parlera ainsi de Total et des Ă©nergies fossiles (ou comment cacher la vĂ©ritĂ© pour continuer Ă prospĂ©rer avec des actionnaires inconscients), des glaciers et de la neige, richesse en disparition (on ne va quand mĂȘme pas faire de la neige artificielle en accentuant la chaleur rejetĂ©e dans lâunivers et augmentant le rĂ©chauffement climatique !), du dĂ©gel de certaines terres du Grand nord qui provoquent des dĂ©placements massifs de populations, humaines et animales, des algues vertes en Bretagne et du chlordĂ©cone dans les Antilles ( les « doux » mĂ©faits de lâagriculture intensive qui fait des ravages !), on sâinformera, bien sĂ»r, sur les Ă©cosystĂšmes, la biodiversitĂ© et la façon de respecter durablement la nature⊠et, bien sĂ»r, ce ne sera pas tout, mais on ne peut pas en quelques lignes ou minutes de radio lister entiĂšrement toute la richesse dâinformation de cet ouvrage quâil faut lire (et jâai envie de dire avant quâil ne soit trop tard !).
Les septiques ne seront pas concernĂ©s, câest une Ă©vidence, mais pour les autres, câest aussi une façon de rĂ©flĂ©chir, dâouvrir le dĂ©bat en famille avec ses enfants ou petits-enfants car si les politiques nâosent pas travailler Ă changer le monde, câest peut-ĂȘtre Ă nous tous de le faire ! Alors, puisque lâĂ©tĂ© câest fait pour lire (et changer notre regard sur certains grands problĂšmes), je ne peux que vous dire : bonne lecture !
Commençons par une information factuelle, cette revue propose des enquĂȘtes et des reportages menĂ©s par de vĂ©ritables journalistes et dessinĂ©s par des dessinateurs de bandes dessinĂ©es professionnels. Chaque partie, est donc Ă la fois une vĂ©ritable source dâinformation, un rĂ©cit dessinĂ© de qualitĂ© et une possibilitĂ© dâamĂ©liorer vos connaissances citoyennes car il y a bien urgence pour les citoyens de pousser, enfin, les politiques dans le sens de la responsabilitĂ© devant lâhumanitĂ© et lâHistoire !
Alors, je sais bien que certains sont encore lĂ Ă Ăąnonner que « tout va bien Madame la Marquise » en attendant que tout sâĂ©croule, mais il va falloir quand mĂȘme comprendre que dâune part, il y a bien une pĂ©riode de dĂ©rĂšglement climatique, que lâactivitĂ© humaine est bien lâun des acteurs de cette pĂ©riode complexe et pĂ©rilleuse pour la planĂšte et que, mĂȘme si les chances de rĂ©ussite deviennent de plus en plus faibles, les ĂȘtres humains peuvent amĂ©liorer les choses⊠Ce dernier point est complexe mais il faut tenter de faire ce que lâon peut. Ne rien faire (ou pire, agir dans le sens contraire) câest la garantie dâun bouleversement encore plus fort avec des consĂ©quences considĂ©rablesâŠ
Lâouvrage que je vous propose dâouvrir vous parlera ainsi de Total et des Ă©nergies fossiles (ou comment cacher la vĂ©ritĂ© pour continuer Ă prospĂ©rer avec des actionnaires inconscients), des glaciers et de la neige, richesse en disparition (on ne va quand mĂȘme pas faire de la neige artificielle en accentuant la chaleur rejetĂ©e dans lâunivers et augmentant le rĂ©chauffement climatique !), du dĂ©gel de certaines terres du Grand nord qui provoquent des dĂ©placements massifs de populations, humaines et animales, des algues vertes en Bretagne et du chlordĂ©cone dans les Antilles ( les « doux » mĂ©faits de lâagriculture intensive qui fait des ravages !), on sâinformera, bien sĂ»r, sur les Ă©cosystĂšmes, la biodiversitĂ© et la façon de respecter durablement la nature⊠et, bien sĂ»r, ce ne sera pas tout, mais on ne peut pas en quelques lignes ou minutes de radio lister entiĂšrement toute la richesse dâinformation de cet ouvrage quâil faut lire (et jâai envie de dire avant quâil ne soit trop tard !).
Les septiques ne seront pas concernĂ©s, câest une Ă©vidence, mais pour les autres, câest aussi une façon de rĂ©flĂ©chir, dâouvrir le dĂ©bat en famille avec ses enfants ou petits-enfants car si les politiques nâosent pas travailler Ă changer le monde, câest peut-ĂȘtre Ă nous tous de le faire ! Alors, puisque lâĂ©tĂ© câest fait pour lire (et changer notre regard sur certains grands problĂšmes), je ne peux que vous dire : bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et câest aussi une pĂ©riode privilĂ©giĂ©e pour la rencontre intergĂ©nĂ©rationnelle, en particulier celle avec les petits-enfants⊠Il y a quelques jours, lors dâun diner paisible dans le jardin dâune de mes filles, voilĂ que je suis questionnĂ© par un petit bonhomme de huit ans :
- Papy, pourquoi tu as un téléphone du Moyen-ùge ?
Oups ! Que rĂ©pondre Ă cette interrogation existentielle ? Tout dâabord, bien cerner le problĂšme⊠Pourquoi cette question ? Ben, tu ne peux pas avoir les applications que Papa a ! Oui, Ă©videmment, alors prolongeons lâenquĂȘte initiale : tu crois quâils avaient le tĂ©lĂ©phone Ă cette Ă©poque-lĂ , au Moyen-Ăąge comme tu dis ? Heu⊠Ben, ils avaient des vieux tĂ©lĂ©phones comme toi ! Heureusement, il nâa pas dit que jâĂ©tais vieux, juste que mon tĂ©lĂ©phone Ă©tait vieuxâŠ
PassĂ© le fou rire collectif, vint un moment plus crucial : qui Ă©tait capable de dĂ©finir en dates le Moyen-Ăąge ? Quelle image avons-nous de ce fameux Moyen-Ăąge ? LĂ , avouons-le, peu sont capables de parler de cette pĂ©riode sans faire trop dâerreurs (et je ne parle pas des enfants bien sĂ»r !). Alors il me semble assez important, non pas de savoir dĂ©finir une pĂ©riode avec des dates prĂ©cises et des termes universitaires mais bien dâavoir quelques faits prĂ©cis dans chaque pĂ©riode, avec des dĂ©couvertes de lâĂ©poque⊠Quant aux enfants, pour les aider Ă comprendre que leurs grands-parents nâont ni vĂ©cu Ă la pĂ©riode des dinosaures ni en plein Moyen-Ăąge, il existe quelques ouvrages trĂšs pĂ©dagogiques pour cerner les diffĂ©rentes pĂ©riodes proches de nousâŠ
Jâai choisi « Quand jâĂ©tais petit » de Philippe Nessmann qui nâest pas exhaustif ni scientifique mais qui rafraichira quelques mĂ©moires tout en amusant les plus jeunes : la premiĂšre console de jeux dans le village, lâhorloge parlante pour avoir lâheure exacte, les cabines tĂ©lĂ©phoniques, lâesquimau glacĂ© au cinĂ©ma, lâarrĂȘt des programmes tĂ©lĂ© Ă minuit, lâĂ©criture dâune lettre, les soirĂ©es diapos entre amisâŠ
Mais, si on veut ĂȘtre encore plus prĂ©cis, la collection « nos annĂ©es » permet le mĂȘme jeu mais avec la dĂ©cennie de naissance. Les ouvrages sont plus prĂ©cis, avec des contenus historiques, mĂ©diatiques et sociologiques que les lecteurs devront expliquer aux plus jeunes mais qui devraient faire naitre des discussions et dĂ©bats passionnants. Jâaime beaucoup ceux de ma dĂ©cennie, bien sĂ»r, et il a fallu deux tomes pour en faire le tour !
Je nâai pas encore la certitude que mon petit-fils ait bien compris ce que fut le Moyen-Ăąge ni quâil cerne bien la pĂ©riode de ma naissance mais je pense que nous sommes en bonne voie et comme jâai entendu ce soir-lĂ : Papy pourrait quand mĂȘme faire un effort pour avoir un tĂ©lĂ©phone avec toutes les applis !
Alors, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, nâhĂ©sitez pas Ă voyager » dans le temps avec les plus jeunes autour de ces bons livres. Bonne lecture !
- Papy, pourquoi tu as un téléphone du Moyen-ùge ?
Oups ! Que rĂ©pondre Ă cette interrogation existentielle ? Tout dâabord, bien cerner le problĂšme⊠Pourquoi cette question ? Ben, tu ne peux pas avoir les applications que Papa a ! Oui, Ă©videmment, alors prolongeons lâenquĂȘte initiale : tu crois quâils avaient le tĂ©lĂ©phone Ă cette Ă©poque-lĂ , au Moyen-Ăąge comme tu dis ? Heu⊠Ben, ils avaient des vieux tĂ©lĂ©phones comme toi ! Heureusement, il nâa pas dit que jâĂ©tais vieux, juste que mon tĂ©lĂ©phone Ă©tait vieuxâŠ
PassĂ© le fou rire collectif, vint un moment plus crucial : qui Ă©tait capable de dĂ©finir en dates le Moyen-Ăąge ? Quelle image avons-nous de ce fameux Moyen-Ăąge ? LĂ , avouons-le, peu sont capables de parler de cette pĂ©riode sans faire trop dâerreurs (et je ne parle pas des enfants bien sĂ»r !). Alors il me semble assez important, non pas de savoir dĂ©finir une pĂ©riode avec des dates prĂ©cises et des termes universitaires mais bien dâavoir quelques faits prĂ©cis dans chaque pĂ©riode, avec des dĂ©couvertes de lâĂ©poque⊠Quant aux enfants, pour les aider Ă comprendre que leurs grands-parents nâont ni vĂ©cu Ă la pĂ©riode des dinosaures ni en plein Moyen-Ăąge, il existe quelques ouvrages trĂšs pĂ©dagogiques pour cerner les diffĂ©rentes pĂ©riodes proches de nousâŠ
Jâai choisi « Quand jâĂ©tais petit » de Philippe Nessmann qui nâest pas exhaustif ni scientifique mais qui rafraichira quelques mĂ©moires tout en amusant les plus jeunes : la premiĂšre console de jeux dans le village, lâhorloge parlante pour avoir lâheure exacte, les cabines tĂ©lĂ©phoniques, lâesquimau glacĂ© au cinĂ©ma, lâarrĂȘt des programmes tĂ©lĂ© Ă minuit, lâĂ©criture dâune lettre, les soirĂ©es diapos entre amisâŠ
Mais, si on veut ĂȘtre encore plus prĂ©cis, la collection « nos annĂ©es » permet le mĂȘme jeu mais avec la dĂ©cennie de naissance. Les ouvrages sont plus prĂ©cis, avec des contenus historiques, mĂ©diatiques et sociologiques que les lecteurs devront expliquer aux plus jeunes mais qui devraient faire naitre des discussions et dĂ©bats passionnants. Jâaime beaucoup ceux de ma dĂ©cennie, bien sĂ»r, et il a fallu deux tomes pour en faire le tour !
Je nâai pas encore la certitude que mon petit-fils ait bien compris ce que fut le Moyen-Ăąge ni quâil cerne bien la pĂ©riode de ma naissance mais je pense que nous sommes en bonne voie et comme jâai entendu ce soir-lĂ : Papy pourrait quand mĂȘme faire un effort pour avoir un tĂ©lĂ©phone avec toutes les applis !
Alors, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, nâhĂ©sitez pas Ă voyager » dans le temps avec les plus jeunes autour de ces bons livres. Bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et parfois on peut tomber sur un livre qui remue les entrailles du lecteur⊠Ce fut le cas pour moi avec ce « Tuer ou dĂ©sobĂ©ir » dâĂric Burgaud. Il faut bien avouer que cet ouvrage avait tout pour ne pas me laisser indiffĂ©rent : dâune part je connais personnellement Ăric depuis fort longtemps â je crois me souvenir que nous avons fait un stage ensemble de quatre mois en 1985 â et nous avons tous les deux Ă©tĂ© officiers de lâarmĂ©e française. Dâautre part, durant de nombreux Ă©tĂ©s, nous avons eu la chance de nous retrouver dans ce village de Saint-Jacut que nous apprĂ©cions tous les deux⊠Du coup, un livre quâil me fallait lire sans aucun problĂšme et dont je voudrais vous parler sans rien cacherâŠ
Câest un ouvrage tĂ©moignage, de rĂ©flexion aussi, qui prend sa source dans ce que lâon appellerait couramment un fait divers. Pour ceux qui suivent rĂ©guliĂšrement les informations concernant lâarmĂ©e française, il sâagit de lâaffaire MahĂ©. Je vous en donne lâessentiel tel que cela peut se trouver dans la presse du moment : nous sommes en CĂŽte dâIvoire et Firmin MahĂ© est ce que lâon appelle un coupeur de route. Il appartient Ă ses troupes rebelles qui agressaient les gens circulant sur les routes de CĂŽte dâIvoire, ce qui pouvait se rĂ©sumer par vol, viol, assassinat, prise dâotage selon le cas⊠Il y a des lourdes charges contre MahĂ© et il est arrĂȘtĂ© par les militaires français le 13 mai 2005.
LĂ commence lâaffaire judiciaire Ă proprement parler, câest-Ă -dire lâenchainement des faits qui vont mener Ă la mort de Firmin MahĂ©. La justice ayant Ă©tĂ© rendue, il ne me revient pas, Ă moi, de porter un jugement sur les faits, sur le courage de certains Ă assumer leurs actes ou dâautres de se dĂ©fausser avec plus ou moins de bonne foi. Tout cela appartient maintenant Ă lâHistoire et câest ainsi. Ăric a Ă©tĂ© condamnĂ© pour complicitĂ© du meurtre de Firmin MahĂ© en ayant donnĂ© lâordre de lâĂ©liminer, ordre quâil a donnĂ© car â câest ce quâil a toujours dit â il en avait reçu lâordre du gĂ©nĂ©ral Henri Poncet.
Mais ce qui me semble le plus important dans cette affaire câest de comprendre que nous envoyons dans le monde des soldats français, souvent sous mandat international, avec des ordres qui ne sont pas toujours prĂ©cis, peu assumĂ©s par ceux qui les donnent et souvent avec un manque de luciditĂ© des politiques et des grands chefs militaires. On peut discuter Ă lâinfini sur les faits, mais deux choses sont Ă noter et garder en mĂ©moire : dâune part, la disparition de Firmin MahĂ© a rĂ©ellement â plusieurs tĂ©moignages le confirment, civils et militaires â assaini la situation dans le pays avec moins de viols, dâassassinats, de prises dâotage ; dâautre part, un militaire est en devoir dâexĂ©cuter les ordres reçus et il nâa pas toujours la possibilitĂ© de prendre le temps de peser le pour et le contre avant dâexĂ©cuter lâordre. Le devoir de dĂ©sobĂ©issance existe bien mais pour prendre une telle dĂ©cision, il faut du temps et de lâĂ©clairage⊠Pas si simple en opĂ©ration ! DâoĂč ce titre « Tuer ou dĂ©sobĂ©ir, le dilemme dâun soldat » dâĂric Burgaud, un livre touchant, poignant et vrai que je vous conseille de lire si vous voulez comprendre la situation des militaires en opĂ©ration. Alors, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, bonne lecture !
Câest un ouvrage tĂ©moignage, de rĂ©flexion aussi, qui prend sa source dans ce que lâon appellerait couramment un fait divers. Pour ceux qui suivent rĂ©guliĂšrement les informations concernant lâarmĂ©e française, il sâagit de lâaffaire MahĂ©. Je vous en donne lâessentiel tel que cela peut se trouver dans la presse du moment : nous sommes en CĂŽte dâIvoire et Firmin MahĂ© est ce que lâon appelle un coupeur de route. Il appartient Ă ses troupes rebelles qui agressaient les gens circulant sur les routes de CĂŽte dâIvoire, ce qui pouvait se rĂ©sumer par vol, viol, assassinat, prise dâotage selon le cas⊠Il y a des lourdes charges contre MahĂ© et il est arrĂȘtĂ© par les militaires français le 13 mai 2005.
LĂ commence lâaffaire judiciaire Ă proprement parler, câest-Ă -dire lâenchainement des faits qui vont mener Ă la mort de Firmin MahĂ©. La justice ayant Ă©tĂ© rendue, il ne me revient pas, Ă moi, de porter un jugement sur les faits, sur le courage de certains Ă assumer leurs actes ou dâautres de se dĂ©fausser avec plus ou moins de bonne foi. Tout cela appartient maintenant Ă lâHistoire et câest ainsi. Ăric a Ă©tĂ© condamnĂ© pour complicitĂ© du meurtre de Firmin MahĂ© en ayant donnĂ© lâordre de lâĂ©liminer, ordre quâil a donnĂ© car â câest ce quâil a toujours dit â il en avait reçu lâordre du gĂ©nĂ©ral Henri Poncet.
Mais ce qui me semble le plus important dans cette affaire câest de comprendre que nous envoyons dans le monde des soldats français, souvent sous mandat international, avec des ordres qui ne sont pas toujours prĂ©cis, peu assumĂ©s par ceux qui les donnent et souvent avec un manque de luciditĂ© des politiques et des grands chefs militaires. On peut discuter Ă lâinfini sur les faits, mais deux choses sont Ă noter et garder en mĂ©moire : dâune part, la disparition de Firmin MahĂ© a rĂ©ellement â plusieurs tĂ©moignages le confirment, civils et militaires â assaini la situation dans le pays avec moins de viols, dâassassinats, de prises dâotage ; dâautre part, un militaire est en devoir dâexĂ©cuter les ordres reçus et il nâa pas toujours la possibilitĂ© de prendre le temps de peser le pour et le contre avant dâexĂ©cuter lâordre. Le devoir de dĂ©sobĂ©issance existe bien mais pour prendre une telle dĂ©cision, il faut du temps et de lâĂ©clairage⊠Pas si simple en opĂ©ration ! DâoĂč ce titre « Tuer ou dĂ©sobĂ©ir, le dilemme dâun soldat » dâĂric Burgaud, un livre touchant, poignant et vrai que je vous conseille de lire si vous voulez comprendre la situation des militaires en opĂ©ration. Alors, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et jâadore trouver des livres pour enfant qui soient Ă la hauteur de jeunes lecteurs, câest-Ă -dire qui ne soient ni des traductions Ă la va-vite, ni des histoires sans aucun sens et encore moins des ouvrages qui ne nĂ©cessitent aucune rĂ©flexion. Un bon livre jeunesse doit ĂȘtre beau, avoir du sens, ĂȘtre plaisant Ă lire (que dis-je, Ă dĂ©vorer) et, petit bonus non nĂ©gligeable, sa lecture doit pouvoir entrainer une petite discussion (je nâai pas dit « provoquer un cours de philosophie ! »).
Alors, il se trouve que lâune de mes petites-filles, ĂągĂ©e de trois ans, se prĂ©nomme Agatha et que cela est dĂ», câest ainsi, Ă la passion de sa maman pour la romanciĂšre Agatha Christie. Il y a quelques jours, en entrant dans une librairie jeunesse, une de mes passions estivales, jâai immĂ©diatement vu un album intitulĂ© « Agatha Christie », dans la collection Petite&grande, signĂ© Elisa Munso et Maria Isabel Sanchez Vegara. La tranche dâĂąge est un peu supĂ©rieure Ă 5 ans mais il ne sâagit surtout pas de donner Ă lâenfant des Ă©lĂ©ments sur le contenu des romans policiers, juste lui montrer quâune femme ordinaire, dans une situation donnĂ©e, peut devenir une des plus grandes romanciĂšres du monde !
Un texte trĂšs simple, qui part de lâhistoire lue par sa maman et qui va jusquâau moment oĂč ses tirages explosent. Comme tout est simplifiĂ© pour rester accessible aux plus jeunes lecteurs, on ne trouvera pas lĂ la dĂ©finition dâun roman policier, ni les pĂ©ripĂ©ties conjugales dâAgatha Christie, ni le fait que son second mari Ă©tait archĂ©ologue⊠On se limitera Ă lâĂ©criture, son engagement comme infirmiĂšre durant la PremiĂšre Guerre mondiale, sa connaissance des poisons et autres mĂ©dicaments Ă risques, au fait quâelle a beaucoup voyagĂ©, aux grands personnages quâelle a créés (Hercule Poirot et Miss Marple), Ă ses succĂšs au théùtre⊠Elle sera nommĂ©e dans cet ouvrage « reine du mystĂšre » et non reine du crime de façon Ă ne pas trop choquer les plus jeunesâŠ
Pour ce qui est du dessin dâElisa Munso, il est tout simplement parfait, adaptĂ©, expressif, en noir et blanc, bien sĂ»r, et câest lui qui mâa fait sans aucun doute plonger dans cet achat qui nâa pas, je vous lâavoue, mis en pĂ©ril mon budget familial⊠Quant Ă lâeffet sur ma fille et ma petite-fille, lĂ je ne peux rien vous dire car lâalbum ne sera offert que dans quelques jours⊠restez discrets, sâil vous plait !
Pour vous, si vous ne souhaitez pas vous limiter Ă un album jeunesse, nâhĂ©sitez pas Ă lire ou relire un bon roman dâAgatha Christie comme « Un meurtre sera commis le⊠» avec Miss Marple ou « Meurtre en MĂ©sopotamie » avec Hercule Poirot. Deux romans parmi ceux que jâaime le plus et qui sont adaptĂ©s Ă une belle lecture estivale⊠TrĂšs bonne lecture !
Alors, il se trouve que lâune de mes petites-filles, ĂągĂ©e de trois ans, se prĂ©nomme Agatha et que cela est dĂ», câest ainsi, Ă la passion de sa maman pour la romanciĂšre Agatha Christie. Il y a quelques jours, en entrant dans une librairie jeunesse, une de mes passions estivales, jâai immĂ©diatement vu un album intitulĂ© « Agatha Christie », dans la collection Petite&grande, signĂ© Elisa Munso et Maria Isabel Sanchez Vegara. La tranche dâĂąge est un peu supĂ©rieure Ă 5 ans mais il ne sâagit surtout pas de donner Ă lâenfant des Ă©lĂ©ments sur le contenu des romans policiers, juste lui montrer quâune femme ordinaire, dans une situation donnĂ©e, peut devenir une des plus grandes romanciĂšres du monde !
Un texte trĂšs simple, qui part de lâhistoire lue par sa maman et qui va jusquâau moment oĂč ses tirages explosent. Comme tout est simplifiĂ© pour rester accessible aux plus jeunes lecteurs, on ne trouvera pas lĂ la dĂ©finition dâun roman policier, ni les pĂ©ripĂ©ties conjugales dâAgatha Christie, ni le fait que son second mari Ă©tait archĂ©ologue⊠On se limitera Ă lâĂ©criture, son engagement comme infirmiĂšre durant la PremiĂšre Guerre mondiale, sa connaissance des poisons et autres mĂ©dicaments Ă risques, au fait quâelle a beaucoup voyagĂ©, aux grands personnages quâelle a créés (Hercule Poirot et Miss Marple), Ă ses succĂšs au théùtre⊠Elle sera nommĂ©e dans cet ouvrage « reine du mystĂšre » et non reine du crime de façon Ă ne pas trop choquer les plus jeunesâŠ
Pour ce qui est du dessin dâElisa Munso, il est tout simplement parfait, adaptĂ©, expressif, en noir et blanc, bien sĂ»r, et câest lui qui mâa fait sans aucun doute plonger dans cet achat qui nâa pas, je vous lâavoue, mis en pĂ©ril mon budget familial⊠Quant Ă lâeffet sur ma fille et ma petite-fille, lĂ je ne peux rien vous dire car lâalbum ne sera offert que dans quelques jours⊠restez discrets, sâil vous plait !
Pour vous, si vous ne souhaitez pas vous limiter Ă un album jeunesse, nâhĂ©sitez pas Ă lire ou relire un bon roman dâAgatha Christie comme « Un meurtre sera commis le⊠» avec Miss Marple ou « Meurtre en MĂ©sopotamie » avec Hercule Poirot. Deux romans parmi ceux que jâaime le plus et qui sont adaptĂ©s Ă une belle lecture estivale⊠TrĂšs bonne lecture !
Je reprends demain le travail. Mon rythme de lectures va donc un tantinet ralentir.
Outre les policiers à Venise de Donna Leon et les livres sur le Cambodge, comme je l'avais annoncé, j'ai profité de cet été littéraire pour continuer à découvrir les petites anthologies thématiques de la collection Le Goût de ..., aux éditions du Mercure de France. J'ai ainsi pu vous consacrer les opus consacrés à la poésie française, à l'archéologie, à la mémoire et à l'aventure.
Outre les policiers à Venise de Donna Leon et les livres sur le Cambodge, comme je l'avais annoncé, j'ai profité de cet été littéraire pour continuer à découvrir les petites anthologies thématiques de la collection Le Goût de ..., aux éditions du Mercure de France. J'ai ainsi pu vous consacrer les opus consacrés à la poésie française, à l'archéologie, à la mémoire et à l'aventure.
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et parfois on peut tomber sur un livre qui remue les entrailles du lecteur⊠Ce fut le cas pour moi avec ce « Tuer ou dĂ©sobĂ©ir » dâĂric Burgaud. Il faut bien avouer que cet ouvrage avait tout pour ne pas me laisser indiffĂ©rent : dâune part je connais personnellement Ăric depuis fort longtemps â je crois me souvenir que nous avons fait un stage ensemble de quatre mois en 1985 â et nous avons tous les deux Ă©tĂ© officiers de lâarmĂ©e française. Dâautre part, durant de nombreux Ă©tĂ©s, nous avons eu la chance de nous retrouver dans ce village de Saint-Jacut que nous apprĂ©cions tous les deux⊠Du coup, un livre quâil me fallait lire sans aucun problĂšme et dont je voudrais vous parler sans rien cacherâŠ
Câest un ouvrage tĂ©moignage, de rĂ©flexion aussi, qui prend sa source dans ce que lâon appellerait couramment un fait divers. Pour ceux qui suivent rĂ©guliĂšrement les informations concernant lâarmĂ©e française, il sâagit de lâaffaire MahĂ©. Je vous en donne lâessentiel tel que cela peut se trouver dans la presse du moment : nous sommes en CĂŽte dâIvoire et Firmin MahĂ© est ce que lâon appelle un coupeur de route. Il appartient Ă ses troupes rebelles qui agressaient les gens circulant sur les routes de CĂŽte dâIvoire, ce qui pouvait se rĂ©sumer par vol, viol, assassinat, prise dâotage selon le cas⊠Il y a des lourdes charges contre MahĂ© et il est arrĂȘtĂ© par les militaires français le 13 mai 2005.
LĂ commence lâaffaire judiciaire Ă proprement parler, câest-Ă -dire lâenchainement des faits qui vont mener Ă la mort de Firmin MahĂ©. La justice ayant Ă©tĂ© rendue, il ne me revient pas, Ă moi, de porter un jugement sur les faits, sur le courage de certains Ă assumer leurs actes ou dâautres de se dĂ©fausser avec plus ou moins de bonne foi. Tout cela appartient maintenant Ă lâHistoire et câest ainsi. Ăric a Ă©tĂ© condamnĂ© pour complicitĂ© du meurtre de Firmin MahĂ© en ayant donnĂ© lâordre de lâĂ©liminer, ordre quâil a donnĂ© car â câest ce quâil a toujours dit â il en avait reçu lâordre du gĂ©nĂ©ral Henri Poncet.
Mais ce qui me semble le plus important dans cette affaire câest de comprendre que nous envoyons dans le monde des soldats français, souvent sous mandat international, avec des ordres qui ne sont pas toujours prĂ©cis, peu assumĂ©s par ceux qui les donnent et souvent avec un manque de luciditĂ© des politiques et des grands chefs militaires. On peut discuter Ă lâinfini sur les faits, mais deux choses sont Ă noter et garder en mĂ©moire : dâune part, la disparition de Firmin MahĂ© a rĂ©ellement â plusieurs tĂ©moignages le confirment, civils et militaires â assaini la situation dans le pays avec moins de viols, dâassassinats, de prises dâotage ; dâautre part, un militaire est en devoir dâexĂ©cuter les ordres reçus et il nâa pas toujours la possibilitĂ© de prendre le temps de peser le pour et le contre avant dâexĂ©cuter lâordre. Le devoir de dĂ©sobĂ©issance existe bien mais pour prendre une telle dĂ©cision, il faut du temps et de lâĂ©clairage⊠Pas si simple en opĂ©ration ! DâoĂč ce titre « Tuer ou dĂ©sobĂ©ir, le dilemme dâun soldat » dâĂric Burgaud, un livre touchant, poignant et vrai que je vous conseille de lire si vous voulez comprendre la situation des militaires en opĂ©ration. Alors, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, bonne lecture !
"Tuer ou dĂ©sobĂ©ir" n'est pas prĂ©sentĂ© sur CL or c'est un livre qui, je pense, le mĂ©riterait. A moins que tu ne souhaites le faire, j'essayerai de trouver le temps dans les mois qui viennent de rĂ©diger une note de lecture, qui sera sans doute un peu critique, car la question posĂ©e par le titre me semble bancale. En effet, ce n'est pas tant la mort en elle-mĂȘme de Firmin MahĂ© que les conditions et circonstances de sa mort par Ă©touffement (dans des conditions s'apparentant Ă une exĂ©cution sommaire) qui ont posĂ© problĂšme. Il faut faire trĂšs attention au genre d'affirmation " la disparition de Firmin MahĂ© a rĂ©ellement â plusieurs tĂ©moignages le confirment, civils et militaires â assaini la situation dans le pays avec moins de viols, dâassassinats, de prises dâotage " car, Ă ce titre-lĂ , il y aurait beaucoup de personnes (trafiquants, assassins, violeurs rĂ©cidivistes, etc.) dont la disparition dĂ©finitive assainirait la situation dans le pays, et pas seulement en RCI !!! Par ailleurs,sur la forme, c'est un livre publiĂ© par L'Harmattan : je pense donc Ă la discussion que nous avions eue il y a quelques mois, notamment avec Feint. L'existence d'un Ă©diteur comme l'Harmattan me paraĂźt salutaire car elle permet aussi Ă de nombreuses personnes d'exposer et partager un point de vue contradictoire n'intĂ©ressant pas les grands Ă©diteurs. Que l'auteur ait dĂ» contribuer en s'engageant Ă acheter Ă ses frais plusieurs exemplaires d'auteur (une vingtaine, Ă ma connaissance) ne discrĂ©dite pas pour autant l'intĂ©rĂȘt ou la qualitĂ© de la thĂšse exposĂ©e.
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et comme je vous lâai dĂ©jĂ dit jâaime beaucoup lire en lien avec mes dĂ©placements. Câest ainsi que jâai dĂ©couvert certains personnages dont je nâavais jamais entendu parler comme ce Guillaume de La Marck, le sanglier des Ardennes. Mais, aujourdâhui, je voulais mettre en lumiĂšre la trĂšs belle collection des Ă©ditions Ouest-France. Jâen ai achetĂ© deux exemplaires, un Ă Fontevraud et un Ă Nantes, un qui raconte AliĂ©nor dâAquitaine et le second consacrĂ© Ă Anne de Bretagne.
Je trouve que ces deux livres â il sâagit beaucoup plus de livres que de simples petits fascicules touristiques â sont trĂšs bien construits, magnifiquement illustrĂ©s, basĂ©s sur des fondements historiques sĂ©rieux et fiables, enfin, ils sont trĂšs pĂ©dagogiques ce qui mâa permis de les offrir Ă une de mes petites-filles sans aucune hĂ©sitation !
Câest aussi lâoccasion de mettre deux femmes en avant, deux femmes qui ont chacune beaucoup comptĂ© dans lâHistoire de France. AliĂ©nor Ă©tait une femme de caractĂšre, une grande amatrice dâart qui avait hĂ©ritĂ© de lâAquitaine de son pĂšre et qui en tant que femme ne pouvait pas exercer son rĂŽle de duchesse dâAquitaine. Elle sâest retrouvĂ©e dans un mariage arrangĂ© qui donnait Ă la France la possibilitĂ© de sâagrandir sĂ©rieusement⊠Mais le mariage avec Louis VII ne fut pas une rĂ©ussite et AliĂ©nor va divorcer et trouver un autre prince disponible, un certain Henri Plantagenet, qui de duc deviendra roi dâAngleterre⊠Câest ainsi quâAliĂ©nor sera deux fois reine, une fois de France, une fois dâAngleterre. Elle sera aussi la mĂšre dâun certain Richard CĆur de Lion !
Il y a donc bien un point commun avec Anne de Bretagne qui sera deux fois reine, deux fois reine de France, une fois en Ă©pouse de Charles VIII et une fois de Louis XII. Elle aussi Ă©tait hĂ©ritiĂšre dâun duc, celui de Bretagne. LĂ encore, impossible dâexercer le rĂŽle de duchesse seule, il lui fallait trouver un Ă©poux et certains se sont bien chargĂ© de lui en trouver un, le roi de France, lui aussi allĂ©chĂ© par un duchĂ© Ă rattacher Ă la FranceâŠ
Je ne vais pas tout vous raconter sur ces deux femmes hors normes mais les deux ouvrages sont passionnants et adaptĂ©s au tourisme et le titre le dit bien : « Sur les pas de⊠». VoilĂ donc un outil bien fait pour accompagner le visiteur Ă Fontevraud, Ă Nantes, Ă SuscinioâŠ
Donc, si vous allez dans cette rĂ©gion, il faut prendre le temps de pousser vos plus jeunes dans la connaissance de notre Histoire et ces deux femmes en font bien partie et mĂ©ritent dâĂȘtre plus connues. On cherche toujours des femmes cĂ©lĂšbres, en voici deux ! Alors, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, trĂšs bonne lecture !
Je trouve que ces deux livres â il sâagit beaucoup plus de livres que de simples petits fascicules touristiques â sont trĂšs bien construits, magnifiquement illustrĂ©s, basĂ©s sur des fondements historiques sĂ©rieux et fiables, enfin, ils sont trĂšs pĂ©dagogiques ce qui mâa permis de les offrir Ă une de mes petites-filles sans aucune hĂ©sitation !
Câest aussi lâoccasion de mettre deux femmes en avant, deux femmes qui ont chacune beaucoup comptĂ© dans lâHistoire de France. AliĂ©nor Ă©tait une femme de caractĂšre, une grande amatrice dâart qui avait hĂ©ritĂ© de lâAquitaine de son pĂšre et qui en tant que femme ne pouvait pas exercer son rĂŽle de duchesse dâAquitaine. Elle sâest retrouvĂ©e dans un mariage arrangĂ© qui donnait Ă la France la possibilitĂ© de sâagrandir sĂ©rieusement⊠Mais le mariage avec Louis VII ne fut pas une rĂ©ussite et AliĂ©nor va divorcer et trouver un autre prince disponible, un certain Henri Plantagenet, qui de duc deviendra roi dâAngleterre⊠Câest ainsi quâAliĂ©nor sera deux fois reine, une fois de France, une fois dâAngleterre. Elle sera aussi la mĂšre dâun certain Richard CĆur de Lion !
Il y a donc bien un point commun avec Anne de Bretagne qui sera deux fois reine, deux fois reine de France, une fois en Ă©pouse de Charles VIII et une fois de Louis XII. Elle aussi Ă©tait hĂ©ritiĂšre dâun duc, celui de Bretagne. LĂ encore, impossible dâexercer le rĂŽle de duchesse seule, il lui fallait trouver un Ă©poux et certains se sont bien chargĂ© de lui en trouver un, le roi de France, lui aussi allĂ©chĂ© par un duchĂ© Ă rattacher Ă la FranceâŠ
Je ne vais pas tout vous raconter sur ces deux femmes hors normes mais les deux ouvrages sont passionnants et adaptĂ©s au tourisme et le titre le dit bien : « Sur les pas de⊠». VoilĂ donc un outil bien fait pour accompagner le visiteur Ă Fontevraud, Ă Nantes, Ă SuscinioâŠ
Donc, si vous allez dans cette rĂ©gion, il faut prendre le temps de pousser vos plus jeunes dans la connaissance de notre Histoire et ces deux femmes en font bien partie et mĂ©ritent dâĂȘtre plus connues. On cherche toujours des femmes cĂ©lĂšbres, en voici deux ! Alors, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, trĂšs bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et, comme câest aussi la saison des conserves faites maison, il est normal de vous offrir un ouvrage pour vous guider dans cette rĂ©alisation dĂ©licate. DĂ©licate ? Oui, chaque annĂ©e, on entend parler dâaccidents ou mĂȘme de drames avec des conserves mal faites en termes de sĂ©curitĂ© alimentaire. Il ne faut pas prendre le sujet Ă la lĂ©gĂšre mĂȘme si le bon sens et quelques prĂ©cautions vous mettront Ă lâabri de ces problĂšmesâŠ
Je ne vais pas ici faire la liste exhaustive des mesures Ă prendre car lâouvrage « Miss conserves » vous donnera tous les comportements Ă avoir avec un remarquable chapitre sur lâABC des conserves rĂ©ussies. DeuxiĂšme Ă©lĂ©ment Ă bien avoir en tĂȘte câest que si vous voulez conserver des fruits ou des lĂ©gumes, il faudra dans tous les cas, que ce soit en confitures, au vinaigre ou en bocaux classiques, partir de produits propres et pas abimĂ©s ! Certes, dans une confiture ou une compote, on peut utiliser la partie saine dâun fruit mais il faut toujours faire attention et ne pas imaginer quâun fruit qui aurait tournĂ© et dont le goĂ»t est mauvais deviendrait bon parce quâil est dans une compote ou une confiture : plus les fruits sont bons, plus le travail sera valorisĂ© et le rĂ©sultat bon Ă dĂ©guster !
Une fois ces rĂšgles de base mises en place, Sabrina ThĂ©riault va vous donner des idĂ©es et des recettes. Je ne vais pas vous mentir, je nâai pas tout essayĂ© mais cela donne de belles perspectives, des envies, des projets. Dâailleurs, elle dit bien que faire des conserves implique un plan dâaction : avoir les rĂ©cipients, les prĂ©parer, faire ses rĂ©coltes ou ses achats, avoir tous les ingrĂ©dients dĂ©sirĂ©s, savoir Ă©liminer ce que lâon aime moins et savoir le remplacer par un produit plus dans nos goĂ»ts⊠et, surtout savoir libĂ©rer la crĂ©ativitĂ© qui est en nous et nous en avons tous !
Je voudrais aussi mettre ici une rĂ©flexion toute personnelle sur les conserves en gĂ©nĂ©ral. Nous ne sommes plus Ă lâĂ©poque oĂč mettre en conserve Ă©tait un acte de survie alimentaire. Aujourdâhui, on peut travailler les produits que lâon aime, ceux que lâon produit dans son jardin, ceux que lâon peut acheter Ă bas prix ou que lâon nous offre. Jâai toujours Ă©mis des doutes sur lâintĂ©rĂȘt dâacheter cher des produits de qualitĂ© moyenne ou venant de loin pour faire des produits que lâon trouve trĂšs facilement sans aucun problĂšme. Pourquoi irais-je acheter des prunes dâAgen pour les faire sĂ©cher moi-mĂȘme alors que lâon trouve des pruneaux tout lâannĂ©e, des bio, des trĂšs bons, Ă des prix raisonnables (chacun dâentre-nous mettant bien la barriĂšre oĂč il le souhaite !). A lâinverse, si vous avez un cerisier qui donne beaucoup, faire des cerises en bocal, des confitures, des coulis⊠prĂ©sentera un intĂ©rĂȘt certain plutĂŽt que de manger du clafoutis tous les jours, Ă tous les repas durant deux semaines !
VoilĂ , un trĂšs beau livre, de belles recettes (comme ce chutney de mangue Ă©picĂ© !) et donc, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, bonne lecture, bon travail en cuisine et belles dĂ©gustations !
Je ne vais pas ici faire la liste exhaustive des mesures Ă prendre car lâouvrage « Miss conserves » vous donnera tous les comportements Ă avoir avec un remarquable chapitre sur lâABC des conserves rĂ©ussies. DeuxiĂšme Ă©lĂ©ment Ă bien avoir en tĂȘte câest que si vous voulez conserver des fruits ou des lĂ©gumes, il faudra dans tous les cas, que ce soit en confitures, au vinaigre ou en bocaux classiques, partir de produits propres et pas abimĂ©s ! Certes, dans une confiture ou une compote, on peut utiliser la partie saine dâun fruit mais il faut toujours faire attention et ne pas imaginer quâun fruit qui aurait tournĂ© et dont le goĂ»t est mauvais deviendrait bon parce quâil est dans une compote ou une confiture : plus les fruits sont bons, plus le travail sera valorisĂ© et le rĂ©sultat bon Ă dĂ©guster !
Une fois ces rĂšgles de base mises en place, Sabrina ThĂ©riault va vous donner des idĂ©es et des recettes. Je ne vais pas vous mentir, je nâai pas tout essayĂ© mais cela donne de belles perspectives, des envies, des projets. Dâailleurs, elle dit bien que faire des conserves implique un plan dâaction : avoir les rĂ©cipients, les prĂ©parer, faire ses rĂ©coltes ou ses achats, avoir tous les ingrĂ©dients dĂ©sirĂ©s, savoir Ă©liminer ce que lâon aime moins et savoir le remplacer par un produit plus dans nos goĂ»ts⊠et, surtout savoir libĂ©rer la crĂ©ativitĂ© qui est en nous et nous en avons tous !
Je voudrais aussi mettre ici une rĂ©flexion toute personnelle sur les conserves en gĂ©nĂ©ral. Nous ne sommes plus Ă lâĂ©poque oĂč mettre en conserve Ă©tait un acte de survie alimentaire. Aujourdâhui, on peut travailler les produits que lâon aime, ceux que lâon produit dans son jardin, ceux que lâon peut acheter Ă bas prix ou que lâon nous offre. Jâai toujours Ă©mis des doutes sur lâintĂ©rĂȘt dâacheter cher des produits de qualitĂ© moyenne ou venant de loin pour faire des produits que lâon trouve trĂšs facilement sans aucun problĂšme. Pourquoi irais-je acheter des prunes dâAgen pour les faire sĂ©cher moi-mĂȘme alors que lâon trouve des pruneaux tout lâannĂ©e, des bio, des trĂšs bons, Ă des prix raisonnables (chacun dâentre-nous mettant bien la barriĂšre oĂč il le souhaite !). A lâinverse, si vous avez un cerisier qui donne beaucoup, faire des cerises en bocal, des confitures, des coulis⊠prĂ©sentera un intĂ©rĂȘt certain plutĂŽt que de manger du clafoutis tous les jours, Ă tous les repas durant deux semaines !
VoilĂ , un trĂšs beau livre, de belles recettes (comme ce chutney de mangue Ă©picĂ© !) et donc, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, bonne lecture, bon travail en cuisine et belles dĂ©gustations !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et, comme je vous le disais rĂ©cemment, jâaime bien lire en fonction de mes visites, rencontres et dĂ©placements. Aussi, câest avec beaucoup de plaisir que jâai vu mon beau-pĂšre mâoffrir le catalogue de lâexposition « Crosses Ă©piscopales » que nous avions visitĂ©e Ă Toul, dans la cathĂ©drale. Ce catalogue, plus quâune simple liste Ă la PrĂ©vert des crosses exposĂ©es, est un vĂ©ritable opus scientifique pour comprendre cet art et naviguer Ă travers plusieurs siĂšcles de lâhistoire religieuse de notre paysâŠ
A Toul, au lieu de simplement ouvrir durant lâĂ©tĂ© lâaccĂšs au trĂ©sor de la cathĂ©drale aux touristes, on a choisi chaque annĂ©e de mettre en place une belle exposition sur un thĂšme qui donne du sens au trĂ©sor et en faisant venir dâautres lieux quelques piĂšces pour complĂ©ter la collection. LâĂ©tĂ© dernier, il sâagissait des anneaux Ă©piscopaux, cette annĂ©e, complĂ©ment naturel, le visiteur va dĂ©couvrir les crosses Ă©piscopales !
Ici, il faut bien comprendre quâil ne sâagit pas uniquement des crosses des Ă©vĂȘques ou cardinaux mais celles aussi des abbĂ©s et abbesses de lâĂ©glise catholique. En effet, cette crosse est le prolongement du bĂąton de celui qui guide, du bĂąton qui soutien dans la difficultĂ© mais aussi du bĂąton qui incarne la force, le pouvoir. Difficile de dire quel fut le premier bĂąton du guide le plus ancien mais on peut se souvenir du bĂąton remis Ă MoĂŻse pour guider son peuple dans le dĂ©sert. Je vous rassure tout de suite, si celui de MoĂŻse est bien Ă©voquĂ© dans le catalogue de lâexposition, il nây a pas dans la salle dâexposition un pseudo bĂąton-relique qui aurait appartenu au patriarche hĂ©breu ! On a Ă©chappĂ© au pire du pire !
Lâintroduction du catalogue par Bernard Berthod, spĂ©cialiste de lâorfĂšvrerie religieuse est excellente et mĂ©rite Ă elle seule la lecture de ce catalogue. Câest Ă la fin du VĂšme siĂšcle quâapparaissent rĂ©ellement ces crosses et trĂšs rapidement on voit de vĂ©ritables artistes se dĂ©mener pour faire les plus belles piĂšces Ă la gloire de Dieu â enfin surtout Ă la gloire des princes de lâEglise qui oublient trop souvent les maximes Ă©vangĂ©liques (enfin, câest mon avis personnel).
Observer ces diffĂ©rentes crosses sans se poser de questions mĂ©taphysiques permet de voir lâĂ©volution de lâart, la maitrise des diffĂ©rentes matiĂšres et de voir lâĂ©volution des thĂšmes utilisĂ©s pour assoir le pouvoir (et la foi bien sĂ»r !).
Le seul inconvĂ©nient, reconnaissons-le, câest que la salle est petite et quâil est difficile de prendre le temps dâobserver longuement chaque piĂšce exposĂ©e⊠Heureusement, les photos prises et le catalogue permettent de prolonger observation, mĂ©ditation et comprĂ©hension de ce catholicisme dâĂąge en Ăąge que nous ne comprenons pas toujours de nos joursâŠ
Mais, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, je vous souhaite un bon Ă©tĂ© et de trĂšs bonnes lectures !
A Toul, au lieu de simplement ouvrir durant lâĂ©tĂ© lâaccĂšs au trĂ©sor de la cathĂ©drale aux touristes, on a choisi chaque annĂ©e de mettre en place une belle exposition sur un thĂšme qui donne du sens au trĂ©sor et en faisant venir dâautres lieux quelques piĂšces pour complĂ©ter la collection. LâĂ©tĂ© dernier, il sâagissait des anneaux Ă©piscopaux, cette annĂ©e, complĂ©ment naturel, le visiteur va dĂ©couvrir les crosses Ă©piscopales !
Ici, il faut bien comprendre quâil ne sâagit pas uniquement des crosses des Ă©vĂȘques ou cardinaux mais celles aussi des abbĂ©s et abbesses de lâĂ©glise catholique. En effet, cette crosse est le prolongement du bĂąton de celui qui guide, du bĂąton qui soutien dans la difficultĂ© mais aussi du bĂąton qui incarne la force, le pouvoir. Difficile de dire quel fut le premier bĂąton du guide le plus ancien mais on peut se souvenir du bĂąton remis Ă MoĂŻse pour guider son peuple dans le dĂ©sert. Je vous rassure tout de suite, si celui de MoĂŻse est bien Ă©voquĂ© dans le catalogue de lâexposition, il nây a pas dans la salle dâexposition un pseudo bĂąton-relique qui aurait appartenu au patriarche hĂ©breu ! On a Ă©chappĂ© au pire du pire !
Lâintroduction du catalogue par Bernard Berthod, spĂ©cialiste de lâorfĂšvrerie religieuse est excellente et mĂ©rite Ă elle seule la lecture de ce catalogue. Câest Ă la fin du VĂšme siĂšcle quâapparaissent rĂ©ellement ces crosses et trĂšs rapidement on voit de vĂ©ritables artistes se dĂ©mener pour faire les plus belles piĂšces Ă la gloire de Dieu â enfin surtout Ă la gloire des princes de lâEglise qui oublient trop souvent les maximes Ă©vangĂ©liques (enfin, câest mon avis personnel).
Observer ces diffĂ©rentes crosses sans se poser de questions mĂ©taphysiques permet de voir lâĂ©volution de lâart, la maitrise des diffĂ©rentes matiĂšres et de voir lâĂ©volution des thĂšmes utilisĂ©s pour assoir le pouvoir (et la foi bien sĂ»r !).
Le seul inconvĂ©nient, reconnaissons-le, câest que la salle est petite et quâil est difficile de prendre le temps dâobserver longuement chaque piĂšce exposĂ©e⊠Heureusement, les photos prises et le catalogue permettent de prolonger observation, mĂ©ditation et comprĂ©hension de ce catholicisme dâĂąge en Ăąge que nous ne comprenons pas toujours de nos joursâŠ
Mais, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, je vous souhaite un bon Ă©tĂ© et de trĂšs bonnes lectures !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et câest aussi pour moi lâoccasion de frĂ©quenter un peu plus la forĂȘt en compagnie de mes petits-enfants. Or, ces petits posent une multitude de questions, en particulier une qui peut avoir une grande variĂ©tĂ© dâobjet : dis, câest quoi ? Dans mon cas, selon les itinĂ©raires, les lieux, les jours, ce peut ĂȘtre des fleurs, des champignons, des oiseaux, des traces, des arbres⊠Oui, ils sont curieux et ils attendent une rĂ©ponse prĂ©cise : un oiseau, un arbre, une fleur⊠ça ne suffit pas !
Pour les champignons, jâavoue que mon grand-pĂšre et mon pĂšre mâont donnĂ© les bases et que je ne sĂšche pas souvent devant la question. Pour les fleurs, je fais mon possible et chaque annĂ©e je tente dâen intĂ©grer quelques nouvelles Ă mes connaissances⊠Mais les oiseaux, câest beaucoup plus dĂ©licat car pendant de nombreuses annĂ©es jâĂ©tais limitĂ© Ă quelques noms : moineaux pour tous les petits, corbeaux, merles et dĂšs que lâon arrivait Ă plus pointu, je restais Ă©vasif⊠Depuis trois ans, jâavoue faire des efforts, poussĂ© par certains de mes petits-enfants. Pour cela, je passe par la lecture de certains ouvrages bien illustrĂ©s et simples car je ne vise pas non plus un diplĂŽme dâornithologie !
Câest donc ainsi que jâai trouvĂ© un nouvel opus bien rĂ©alisĂ©, « Apprendre Ă reconnaĂźtre les oiseaux qui nous entourent » de Yves ThonnĂ©rieux. Lâavantage principal est de parler dâoiseaux que lâon a la possibilitĂ© de contempler dans nos jardins, dans nos forĂȘts, dans nos parcs. Jâai bien les perruches et les perroquets mais chez nousâŠ
Câest ainsi que dans les individus prĂ©sentĂ©s dans cet ouvrage, jâai dĂ©jĂ eu la chance de voir un chardonneret Ă©lĂ©gant, une mĂ©sange charbonniĂšre, un rougegorge familier, une pie bavarde (et qui criait fort !), une hirondelle (probablement rustique), un milan royal, un hĂ©ron cendrĂ©, un martin-pĂȘcheur, un pic-vert et je ne liste pas les oiseaux marins car lĂ mon expĂ©rience est plus grande ! On voit aussi rĂ©guliĂšrement des cigognes sans mĂȘme aller en Alsace !
Pour chacun de ces oiseaux, lâauteur donne, en plus de trĂšs belles photographies, des Ă©lĂ©ments factuels pertinents : signes de reconnaissance visuels et sonores, Ă©poque de prĂ©sence, origines et destinations de la migration, comportement, habitat, nourritures⊠Câest simple et accessible Ă tous, donc en particulier Ă mes petits-enfants !
Il sâagit donc dâun trĂšs beau livre, dâun poids raisonnable pour ĂȘtre glissĂ© dans son sac de promenade, accessible aux plus jeunes comme aux autres, utile et concret pour accompagner lâobservation des oiseaux, un fidĂšle compagnon de lâĂ©tĂ© donc et, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, bonne lecture, belles promenades et fructueuses observations !
Pour les champignons, jâavoue que mon grand-pĂšre et mon pĂšre mâont donnĂ© les bases et que je ne sĂšche pas souvent devant la question. Pour les fleurs, je fais mon possible et chaque annĂ©e je tente dâen intĂ©grer quelques nouvelles Ă mes connaissances⊠Mais les oiseaux, câest beaucoup plus dĂ©licat car pendant de nombreuses annĂ©es jâĂ©tais limitĂ© Ă quelques noms : moineaux pour tous les petits, corbeaux, merles et dĂšs que lâon arrivait Ă plus pointu, je restais Ă©vasif⊠Depuis trois ans, jâavoue faire des efforts, poussĂ© par certains de mes petits-enfants. Pour cela, je passe par la lecture de certains ouvrages bien illustrĂ©s et simples car je ne vise pas non plus un diplĂŽme dâornithologie !
Câest donc ainsi que jâai trouvĂ© un nouvel opus bien rĂ©alisĂ©, « Apprendre Ă reconnaĂźtre les oiseaux qui nous entourent » de Yves ThonnĂ©rieux. Lâavantage principal est de parler dâoiseaux que lâon a la possibilitĂ© de contempler dans nos jardins, dans nos forĂȘts, dans nos parcs. Jâai bien les perruches et les perroquets mais chez nousâŠ
Câest ainsi que dans les individus prĂ©sentĂ©s dans cet ouvrage, jâai dĂ©jĂ eu la chance de voir un chardonneret Ă©lĂ©gant, une mĂ©sange charbonniĂšre, un rougegorge familier, une pie bavarde (et qui criait fort !), une hirondelle (probablement rustique), un milan royal, un hĂ©ron cendrĂ©, un martin-pĂȘcheur, un pic-vert et je ne liste pas les oiseaux marins car lĂ mon expĂ©rience est plus grande ! On voit aussi rĂ©guliĂšrement des cigognes sans mĂȘme aller en Alsace !
Pour chacun de ces oiseaux, lâauteur donne, en plus de trĂšs belles photographies, des Ă©lĂ©ments factuels pertinents : signes de reconnaissance visuels et sonores, Ă©poque de prĂ©sence, origines et destinations de la migration, comportement, habitat, nourritures⊠Câest simple et accessible Ă tous, donc en particulier Ă mes petits-enfants !
Il sâagit donc dâun trĂšs beau livre, dâun poids raisonnable pour ĂȘtre glissĂ© dans son sac de promenade, accessible aux plus jeunes comme aux autres, utile et concret pour accompagner lâobservation des oiseaux, un fidĂšle compagnon de lâĂ©tĂ© donc et, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, bonne lecture, belles promenades et fructueuses observations !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et câest aussi durant cette pĂ©riode estivale que de trĂšs nombreuses personnes osent marcher un peu plus, dĂ©couvrent des rĂ©gions Ă pied voire pour certains pratiquent la randonnĂ©e. Certes, dans les pĂ©riodes de canicule, il nâest pas toujours conseiller de trop marcher, surtout quand le soleil est au zĂ©nith et que le mercure atteint des sommets. Mais on peut marcher le matin de trĂšs bonne heure, il faut beaucoup sâhydrater et se protĂ©ger du soleil, et, Ă ces conditions, la promenade pĂ©destre est une excellente occupation !
Si on veut pratiquer cette activitĂ© avec des enfants, il faut prĂ©parer avec beaucoup de minutie son itinĂ©raire, sa tenue, son sac. Mes petits-enfants ont trĂšs bien compris les choses car dĂšs que je mets mon sac sur le dos jâentends : Papy, tu as bien pris les gĂąteaux ? Tu as bien la bouteille ? Les bonbons (oui, ce nâest pas essentiel mais cela fait partie de lâĂ©quipement familial !) ? Si les rĂ©ponses sont « oui », alors on peut y aller !
Plus sĂ©rieusement, il est essentiel de savoir oĂč lâon va, quelle sera la difficultĂ© de lâitinĂ©raire, la longueur du parcours (en temps plus quâen kilomĂštres) et les lieux oĂč les pauses seront possibles. En effet, il est hors de question de partir Ă lâaventure avec des enfants de moins de 12 ans sans un minimum de sĂ©curitĂ©. Dâailleurs câest aussi valable pour un groupe dâadultes surtout quand on prend des chemins escarpĂ©s et difficiles !
Reste Ă savoir comment choisir sa promenade. A titre personnel, je me mĂ©fie beaucoup des parcours proposĂ©s sur Internet, surtout sur des sites inconnus ou validĂ©s par quelques utilisateurs non professionnels. Câest pour cela que je suis non pas adepte mais trĂšs amateur de la sĂ©rie « Le petit crapahut » qui nâest pas un guide pour les grands randonneurs mais qui permet Ă tout un chacun de se faire de belles virĂ©es sans mauvaises surprises.
Jâai choisi pour cet Ă©tĂ© celui en Auvergne avec 52 balades pour les petits et les grands autour de Clermont-Ferrand de Jean-Michel Bernardon et Jean-Baptiste Pegeon. Je me suis dit que prendre un peu dâaltitude dans la chaine des Puys permettrait aux marcheurs de trouver une tempĂ©rature plus clĂ©mente. Chaque fois que je suis allĂ© en Auvergne avec mes enfants, Ă©tĂ© comme hiver, ce furent des vacances rĂ©ussies ! Câest une rĂ©gion trĂšs riche en patrimoine, trĂšs variĂ©e, avec une nature fascinante⊠Souvent, les chemins sont trĂšs adaptĂ©s aux enfants et les difficultĂ©s moyennes (attention quand mĂȘme Ă certaines randos plus dĂ©licates !).
Comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, ce peut ĂȘtre lâoccasion de lire le guide mais aussi de sâouvrir Ă une histoire spĂ©cifique et une culture trĂšs riche⊠Quant Ă la gastronomie auvergnate, rĂ©servez lĂ pour aprĂšs la promenade, pas avant !
Si on veut pratiquer cette activitĂ© avec des enfants, il faut prĂ©parer avec beaucoup de minutie son itinĂ©raire, sa tenue, son sac. Mes petits-enfants ont trĂšs bien compris les choses car dĂšs que je mets mon sac sur le dos jâentends : Papy, tu as bien pris les gĂąteaux ? Tu as bien la bouteille ? Les bonbons (oui, ce nâest pas essentiel mais cela fait partie de lâĂ©quipement familial !) ? Si les rĂ©ponses sont « oui », alors on peut y aller !
Plus sĂ©rieusement, il est essentiel de savoir oĂč lâon va, quelle sera la difficultĂ© de lâitinĂ©raire, la longueur du parcours (en temps plus quâen kilomĂštres) et les lieux oĂč les pauses seront possibles. En effet, il est hors de question de partir Ă lâaventure avec des enfants de moins de 12 ans sans un minimum de sĂ©curitĂ©. Dâailleurs câest aussi valable pour un groupe dâadultes surtout quand on prend des chemins escarpĂ©s et difficiles !
Reste Ă savoir comment choisir sa promenade. A titre personnel, je me mĂ©fie beaucoup des parcours proposĂ©s sur Internet, surtout sur des sites inconnus ou validĂ©s par quelques utilisateurs non professionnels. Câest pour cela que je suis non pas adepte mais trĂšs amateur de la sĂ©rie « Le petit crapahut » qui nâest pas un guide pour les grands randonneurs mais qui permet Ă tout un chacun de se faire de belles virĂ©es sans mauvaises surprises.
Jâai choisi pour cet Ă©tĂ© celui en Auvergne avec 52 balades pour les petits et les grands autour de Clermont-Ferrand de Jean-Michel Bernardon et Jean-Baptiste Pegeon. Je me suis dit que prendre un peu dâaltitude dans la chaine des Puys permettrait aux marcheurs de trouver une tempĂ©rature plus clĂ©mente. Chaque fois que je suis allĂ© en Auvergne avec mes enfants, Ă©tĂ© comme hiver, ce furent des vacances rĂ©ussies ! Câest une rĂ©gion trĂšs riche en patrimoine, trĂšs variĂ©e, avec une nature fascinante⊠Souvent, les chemins sont trĂšs adaptĂ©s aux enfants et les difficultĂ©s moyennes (attention quand mĂȘme Ă certaines randos plus dĂ©licates !).
Comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, ce peut ĂȘtre lâoccasion de lire le guide mais aussi de sâouvrir Ă une histoire spĂ©cifique et une culture trĂšs riche⊠Quant Ă la gastronomie auvergnate, rĂ©servez lĂ pour aprĂšs la promenade, pas avant !
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