L'homme chauve-souris de Jo Nesbø

L'homme chauve-souris de Jo Nesbø
( Flaggermusmannen)

Catégorie(s) : Littérature => Policiers et thrillers

Critiqué par Ilfolir, le 1 août 2005 (Inscrit le 30 juillet 2005, 67 ans)
La note : 10 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 12 avis)
Cote pondérée : 7 étoiles (2 703ème position).
Visites : 6 948  (depuis Novembre 2007)

Une guerre des cultures

J'ai dévoré ce livre du début à la fin. La décision de l’arrêter pour faire autre chose n’a pas toujours été facile à prendre. A chaque chapitre, chaque page, chaque mot le lecteur est tenu en haleine par un nouvel indice dans l’enquête policière menée de concert, par un inspecteur Norvégien ( mis un peu à l'écart par son administration à la suite d'une bavure politiquement incorrecte) et un policier aborigène, à propos du viol et du meurtre d’une jeune norvégienne de passage en Australie.
Se mélangent la modernité de ce pays très jeune (surf, drogue, liberté sexuelle) avec les coutumes aborigènes pleines de légendes qui tissent la toile de fond du livre. Le choc entre les deux est très violent et une cohabitation sereine y est loin d’être réglée, si elle l’est un jour.
Mais comme toujours, il faut apprendre à connaitre les autres avant d'espérer les aimer.

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  Une enquête de l'inspecteur Harry Hole

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Chauve qui peut

4 étoiles

Critique de Ravenbac (Reims, Inscrit le 12 novembre 2010, 53 ans) - 21 janvier 2018

Des dialogues longs et pénibles, des digressions stériles, un héros une fois de plus alcoolique, peu de suspense. Dommage car l'auteur avait entre les mains des ingrédients intéressants.
Le roman se perd dans une série de pensées philosophiques sans intérêts. Mais surtout il y manque un climat, une atmosphère, et un style.

outback

4 étoiles

Critique de Fanou03 (*, Inscrit le 13 mars 2011, 43 ans) - 8 juin 2013

L'intrigue est classique, avec son lot de rebondissements. Le personnage du policier est attachant, plein de tourments et de fêlures, comme on les aime. La description de la société australienne, et surtout de ses bas-fonds et de ses échecs, est plutôt bien réussie. Les légendes aborigènes, citées tout au long de l'histoire, donnent un ton mystique au récit.
J'ai trouvé cependant certains passages un peu longs et la poursuite finale du meurtrier pas à la hauteur du reste du livre. Je ne peux donc pas dire que j'ai été emballé par ce polar, même s'il reste d'une bonne facture.

1er "jo nesbo"

6 étoiles

Critique de Gardigor (callian, Inscrit le 27 avril 2011, 41 ans) - 7 septembre 2012

J'ai apprécié mon premier "Jo Nesbo" mais ce ne fut pas non plus un polar incroyable.
En effet j'ai trouvé le rythme général plutôt lent et certains passages longs, presque trop longs.
Néanmoins j'ai apprécié cette ambiance australienne et surtout le personnage d'Andrew et sa relation si particulière avec Harry Hole.
Une fin réussie qui apporte enfin du rythme.
J'espère être plus surpris sur mon prochain Jo Nesbo.

Découverte du polar nordique

9 étoiles

Critique de Amnezik (Noumea, Inscrit le 26 décembre 2006, 51 ans) - 26 décembre 2011

C'est ma première incursion dans l'univers du "polar nordique" et je dois avouer que j’ai été scotché, les personnages sont profonds, l’enquête est rondement menée avec son lot de surprises, le rythme est soutenu (surtout dans la dernière partie du récit)… Bref c’est du bon polar, pour ne pas dire du très bon polar ! Et puis le voyage en Australie, par le biais des légendes aborigènes (le titre du bouquin est d’ailleurs inspiré d’un de ces récits) apporte un petit plus non négligeable.
Sans être un spécialiste du genre (je n’aurai pas cette prétention étant en phase de découverte) il semble que les policiers nordiques (version littéraire en tout cas) sont atypiques du héros Made in Hollywood, plus humains, plus accessibles, avec certes leurs forces mais aussi leurs faiblesses et leurs démons. En l’occurrence le personnage d’Harry Hole ne déroge pas à la règle, bourru à tendance asocial c’est aussi un ancien alcoolique qui lutte (avec plus ou moins de succès) contre ce vieux démon qu’est le Jim Beam.

Un bon polar documenté ....

8 étoiles

Critique de Frunny (PARIS, Inscrit le 28 décembre 2009, 53 ans) - 8 juin 2010

grand amateur d'Exbrayat , j'ai cru - l'espace de quelques pages - retrouver l'ambiance des romans où 2 policiers de cultures différentes enquêtent sur le même meurtre. Et bien non........ !
Même si l'auteur parsème son oeuvre d'extraits de la culture aborigène d'Australie ; c'est Harry Hole ( policier norvégien au lourd passé ) qui mène le bal .
L'enquête est passionnante et parvient à tenir en haleine.
J'ai dévoré ce roman de 450 pages mais avoue être un peu déçu par son dénouement ( j'aime quand ça finit bien !!!! )
Quoiqu'il en soit ; c'est un bon polar où l'on respire la ville de Sydney ( souvenirs , souvenirs.......... )

Trop de classicisme conduit à l'ennui

7 étoiles

Critique de CptNemo (Paris, Inscrit le 18 juin 2001, 45 ans) - 19 mai 2009

Ai je lu trop de policiers ? C'est la question que ce roman m'a amené à me poser.

Objectivement nous sommes face à un bon polar : Un policier norvégien un peu looser est envoyé en Australie pour enquêter sur le meurtre d'une jeune compatriote. Accompagné d'un collègue aborigène, il mène l'enquête et comprend rapidement qu'il est sur la trace d'un tueur en série. C'est le début du cauchemar pour Harry Hole.

L'intrigue est habilement construite et ne manque pas de rebondissements avec un joli bouleversement au bout du premier tiers. Le héros correspond au standard du roman noir (ancien alcoolique désabusé sur la nature humaine), humain sans être un super héros, plutôt drôle. Du moins au début du livre car il ne sera pas épargné par les drames.

L'auteur profite de son intrigue pour faire un portrait de la face obscure de l'Australie ("the beautiful country") et comme dans tout bon roman noir donnera la parole aux déclassés et à ceux qui vivent en marge. On aura bien sûr droit à quelques petits laïus sur les aborigènes.

Le tout est plutôt bien écrit.

On a donc tout les éléments du bon polar (héros attachant qui sera mis à rude épreuve , intrigue solide, critique sociale, style) comme je le disais en préambule et j'aime bien les bon polars. Alors pourquoi ce sentiment d'ennui persistant tout au long de la lecture ?

Surement à cause du trop grand classicisme de tous ces éléments et du côté un peu trop "construit" du livre : le héros est une banalité pour un roman noir (même si Harry est plutôt attachant), la course au sérial killer idem, l'utilisation et la dénonciation de la situation des aborigènes trop évidente et ainsi de suite. Tout le roman est un peu trop carré, voire carrément cousu de fil blanc et au final cela manque de vie et de surprise.

Ceci dit le héros est attachant et je lirai sans doute la suite des aventures d'Harry car il y a du potentiel.

Le polar norvégien

10 étoiles

Critique de Laurent63 (AMBERT, Inscrit le 15 avril 2005, 44 ans) - 12 août 2007

Quel plaisir de découvrir ce roman qui nous entraine pour une enquête dans les cultures aborigènes d'Australie. On découvre un personnage attachant venu de la Norvège à travers l'inspecteur Harry Hole, fin limier au passé chargé. L'humour est très présent tout au long de ce livre, le suspense est très fort et les rebondissements sont nombreux.
L'auteur sait captiver le lecteur en décrivant avec justesse les sentiments humains, nous fait découvrir avec beaucoup de détails la culture des aborigènes d'Australie, et nous passionne dans les méandres de l'intrigue policière.
Je n'ai pas pu m'empêcher de faire la comparaison avec Wallander, le personnage de Mankell, et c'est vrai qu'on a un personnage attachant, loin des clichés de polar habituel.
Ce roman est sublime, il est à lire absolument, début d'une longue épopée policière avec Harry Hole, à recommander...

Entre aborigènes et scandinaves

7 étoiles

Critique de Sahkti (Genève, Inscrite le 17 avril 2004, 45 ans) - 6 novembre 2006

Première enquête "écrite" de l'inspecteur Harry Hole, inspecteur norvégien, ancien alcoolique, seul et sans personne, un brin désabusé, bref un anti-héros par excellence, un flic malin mais pas un superman. C'est comme ça que je les préfère, de la psychologie avant tout plutôt que des biscottos et l'intervention constante du ciel.
Un flic norvégien qui débarque chez les Pokens, histoire d'enquêter sur une compatriote tuée là-bas.
L'enquête suit son cours, ni trop vite ni trop lentement, chaque chose à sa place, tout se met minutieusement en place selon un scénario bien ficelé, préparant les surprises là où il faut et les états d'âme au bon moment. Un peu trop "bien propre bien rangé" peut-être, ça manque de gros bouleversement mais en même temps, tout cela est rondement mené par une écriture agréable, fluide et travaillée. Très vite, j'ai mordu à l'hameçon et avais envie de connaître la suite des événements, de vérifier si mes hypothèses étaient justes (ce que Nesbo avait certainement prévu aussi, il joue habilement avec son lecteur!) et d'apprécier une fin pas très happy end.
De beaux passages (intéressants) sur la culture aborigène, même si je reproche cependant un certain abus de clichés ou une simplicité par moments dommageable lorsqu'il s'agit d'aborder l'exclusion dont est victime ce peuple qui ne peut terminer sa vie que voyou et/ou alcolo (comme si c'était une évidence à tout prix, l'auteur insiste trop là-dessus).

Meurtre au pays des kangourous

7 étoiles

Critique de Ena (Le Gosier, Inscrit le 25 octobre 2004, 56 ans) - 28 septembre 2006

Hary Hole arrive en Australie tout frais débarqué de sa Norvège natale pour enquêter sur le décès sordide d’une jeune compatriote émigrée dans ce nouveau monde.
J’ai trouvé ce récit tout à fait intéressant concernant l’approche culturelle du pays ainsi que du point de vue de l’introspection à laquelle n’échappe pas « l’inspecteur Harry » qui comme on le découvre au fur et à mesure n’a pas eu une trajectoire lisse et rectiligne jusque là.
L’intrigue ne m’a par contre pas procuré de nuits blanches mais cela n’empêche pas qu’elle soit bien ficelée et qu’elle m’ait donné un plaisir de lecture que je n’ai pas boudé.

La vie plus que tout

8 étoiles

Critique de Xerinata (Amiens, Inscrite le 5 avril 2006, 61 ans) - 20 juillet 2006

Pourquoi "l'homme chauve souris" ? parce que le titre est tiré d'une vieille légende aborigène australienne.
Harry Hole est un policier norvégien qui débarque à Sidney pour aider la police locale à élucider le meurtre d'une de ses compatriotes.
Un antihéros attachant, ce Harry, qui se bat contre ses propres démons, mais que ses faiblesse finissent par rattraper.
Du suspense, oui, mais surtout des personnages, des situations et des dialogues savoureux. Et un prix du meilleur policier nordique 1998.
Pourquoi "la vie plus que tout" ? çà vous le saurez à la fin du livre.

De la privation de mémoire au crime…

10 étoiles

Critique de Channe01 (, Inscrite le 21 juin 2005, 65 ans) - 15 novembre 2005

C’est plus qu’un polar, cette première enquête de l’inspecteur Harry Hole. Bien plus. Comme souvent quand le polar est de qualité, il a un supplément d’âme. Et là, on est bien servi par Jo Nesbo.
De la Norvège à l’Australie, l’inspecteur Harry Hole conte sa propre vie, ses déchirures, tout en la tissant à l’enquête en cours.
Tandis que son compagnon d’enquête, l’inspecteur Andrew Kensington conte à demi mot, l’histoire de son peuple, les aborigènes, une multitude de peuples en fait que les occidentaux ont résumé en une entité d’ombres sans mémoire. C’est vrai que ces occidentaux, policiers, militaires, ou voleurs et assassins étaient là en exil, en prison, en solitude, en fracture de mémoire eux aussi quand ils se sont appropriés ce territoire, l’Australie, qui leur semblait vierge.
La terre semblait inhabitée parce que respectée dans son intégrité par ceux qui y vivaient jusqu’à présent en harmonie, en symbiose. Les étrangers se sont installés et n’ont pas pris en compte, les habitants d’origines. Et de là, les violences ont pris racine. Jusqu’aux assassinats et aux viols d’aujourd’hui … L’analyse est raccourcie, simpliste. Mais il semble bien que la criminalité trouve un terrain fertile pour s’enraciner là où tout à été arraché : mémoire, culture, respect, identité collective et individuelle.
Dans cette histoire, Jo Nesbo, à travers les personnages, évoque toutes les attitudes de colonisation, d’intégration, d’assimilation, utilisées à propos de ces peuples d’origine avec les dégâts qui en résultent.
Les personnages sont attachants. Chaque histoire serait presque un roman. Loin de ses territoires, Harry Hole, lui retrouve sa mémoire, celle qu’il a ensevelie sous une discipline de fer qui se fissure sur ce territoire où les rêves dans la réalité.
A lire absolument même si on déteste les polars. C’est de la littérature ! Une belle histoire d’humains qui se rencontrent.

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