L'étoile du diable de Jo Nesbø

L'étoile du diable de Jo Nesbø
( Marekors)

Catégorie(s) : Littérature => Policiers et thrillers

Critiqué par Laurent63, le 21 décembre 2006 (AMBERT, Inscrit le 15 avril 2005, 43 ans)
La note : 9 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 9 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (9 810ème position).
Visites : 8 597  (depuis Novembre 2007)

Un polar noir et sanglant.

Quatrième de couverture :

Eté caniculaire à Oslo. Depuis l'assassinat de sa coéquipière, Harry Hole, flic acharné et intuitif, a sombré dans l'alcool et le désespoir. Les deux inspecteurs menaient une enquête sur un trafic d'armes auquel certains éléments corrompus de la police seraient mêlés. Paranoïaque et à bout de nerfs, Hole entame une longue descente aux enfers que rien ne semble pouvoir arrêter. Alors que ses supérieurs pensent à le suspendre, un sanglante affaire va le remettre sur les rails.
Depuis quelques jours, des cadavres sont en effet retrouvés aux quatre coins de la capitale norvégienne. Le modus operandi est toujours le même : l'ablation de l'un des doigts des victimes et la présence à proximité des corps mutilés d'un diamant rouge taillé en forme d'étoile et d'un pentagramme, symbole occulte plus connu sous le nom d'"étoile du diable". La police doit se rendre à l'évidence : un serial killer opère dans les rues d'Oslo. Mais attention, le diable est rarement celui qu'on croit...

Ce livre retrace les aventures de l'inspecteur Harry Hole, personnage attachant, qui mène ses investigations en dehors des sentiers battus. Il n'est pas sans rappeler les personnages récurrents que l'on trouve dans d'autres romans policiers ( commissaire Wallander, inspecteur Rebus,...). L'atmosphère qui se dégage de ce roman est très particulière, très tendue et humoristique à la fois. Au début c'est un peu gênant, puis au fur et à mesure on s'habitue. C'est du bon polar, sanglant, vif, direct et plein de rebondissement, qui plaira aux amateurs du genre. A découvrir...

Message de la modération : Prix CL 2009 catégorie Roman Policier ou Thriller

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Les éditions

  • L'étoile du diable [Texte imprimé] Jo Nesbø traduit du norvégien par Alex Fouillet
    de Nesbø, Jo Fouillet, Alex (Traducteur)
    Gallimard / Collection Série noire
    ISBN : 9782070776665 ; EUR 21,00 ; 16/03/2006 ; 486 p. ; Broché
  • L'étoile du diable [Texte imprimé] Jo Nesbø traduit du norvégien par Alexis Fouillet
    de Nesbø, Jo Fouillet, Alex (Traducteur)
    Gallimard / Folio. Policier
    ISBN : 9782070358724 ; EUR 7,80 ; 30/10/2008 ; 586 p. ; Broché
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Les livres liés

  Une enquête de l'inspecteur Harry Hole

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Sacré Harry

9 étoiles

Critique de Marlène (Tours, Inscrite le 15 mars 2011, 40 ans) - 22 novembre 2011

Un Harry totalement alcoolisé au début du livre et qui réduit sa consommation par la suite , un Harry perdu qui met longtemps à émerger , un Harry auto-destructeur mais un Harry assez perspicace pour résoudre une affaire . Rackel l'a largué et il est au plus mal , j'ai parfois eu envie de le baffer mais le plus souvent envie de le prendre dans mes bras .
J'ai bien aimé l'idée du tueur en série et comment Harry a réussi à le démasquer . Certes l'histoire met un peu de temps à commencer mais j'ai dévoré le livre en 3 jours (en me forçant à m'arrêter) . Lire une histoire de Harry Hole c'est aussi lire sur le personnage , enfin il se confronte au ripoux de la police qu'il poursuit depuis un moment
De l'humour et du suspense , tout les fils au final qui se rejoignent . Il n'y a rien à dire , Jo Nesbo sait écrire , nous captiver et nous emmener là où il veut
Cinquième livre lu en une poignée de semaines et je n'en ai toujours pas assez de Harry Hole
D'ailleurs je m'en vais lire le sixième !

Un début un peu lent mais un final explosif...

8 étoiles

Critique de Amnezik (Noumea, Inscrit le 26 décembre 2006, 49 ans) - 5 novembre 2011

Fin de la trêve donc pour Harry Hole qui replonge plus bas que jamais, et nous lecteur/spectateur de sa déchéance sommes partagé entre la compassion et la colère ; et oui on envie de lui mettre des claques à notre flic préféré quand on voit avec quel acharnement il détruit tout ce pour quoi il vivait ! Soit dit en passant toute la première partie du bouquin traîne quelques longueurs à force de s’étaler sur les états d’âme de Hole. Heureusement au fur et à mesure que les choses se mettent en place le roman retrouve son côté addictif jusqu’à un final explosif (on lit les 150 dernières pages d’une traite, presque sans respirer).
Certes pas la meilleure des enquêtes de Harry Hole (la partie de l’intrigue relative au tueur en série est sous exploitée, elle n’est que prétexte à la confrontation Hole/Waaler) mais on en ressort tout de même satisfait, la boucle est enfin bouclée ; reste à savoir ce qu’il va advenir de Harry…

Une excellente fin

8 étoiles

Critique de Marvic (Normandie, Inscrite le 23 novembre 2008, 59 ans) - 15 août 2010

Si le début du livre m'a paru long, voire très long, avec les états d'âme et l'alcoolisme de l'inspecteur Harry Hole, j'ai lu le dernier tiers en une seule fois.
Enfin, Harry montre ses qualités et ses capacités d'enquêteur, enfin , il se retrouve face à face avec son collègue haï, et surtout, enfin il y a du rythme, de l'action, des surprises; tout ce qui fait un polar réussi.

Procédural b-list

7 étoiles

Critique de Aaro-Benjamin G. (Montréal, Inscrit le 11 décembre 2003, 48 ans) - 22 juin 2009

On ne peut s’empêcher de comparer Nesbo aux autres écrivains de la clique du polar nordique. Il en est un digne représentant. Toutefois, j’ai trouvé que l’intrigue était lente à avancer, que l’atmosphère de la Norvège était évoquée avec plus ou moins de succès. Les personnages sont la force de l’auteur, notamment celui de l’inspecteur Harry Hole. En dépit de la quantité de pages, il reste une impression de manque de densité.

Harry a de l'humour

8 étoiles

Critique de Mallollo (Galera, Andalousie, Inscrite le 16 janvier 2006, 35 ans) - 29 mai 2009

Premier contact avec à la fois Nesbo, Harry Hole, et la littérature norvégienne (oserais-je dire la culture norvégienne, carrément?). Une prise de contact assez réussi en tous cas, qui donne envie de découvrir les autres tomes des aventures de Hole. Et oui, voilà ZE bon plan: l'inspecteur au centre de la série, suffisamment barré pour avoir affaire à un anti-héros intéressant, qu'on a envie de suivre.

L'intrigue de l'Etoile du diable n'est pas mal. Assez originale, surprenante, "double couche" (deux intrigues pour le prix d'une, youpie), pas de quoi crier au génie, mais assez bien pour de bons moments de lecture.
L'ambiance norvégienne, elle, donne du relief à tout ça. Rien que lire les noms dans les premières pages du livre, c'est un billet pour l'exotisme: GrünerlØkka, le Värmland, Vibeke Knudsen, le Ullevålsveien, Vår Frelsers Gravlund, Seilduksgate, Oleg, Beate, et je vous passe les autres... Le tout premier chapitre est d'ailleurs une perle pour les non-initiés: Nesbo y met en scène de façon aussi concise qu'intéressante des générations de savoir-faire norvégien traditionnel dans la construction!
Et enfin, le gros point fort de ce livre, et je l'espère de l'auteur: une vraie personnalité dans l'écriture, une vraie recherche stylistique qui rend la lecture captivante. Sans oublier un sens de l'humour un peu noir, comme je les aime...

Zou, dès que je peux mettre la main sur le tome 1, je suis prête à re-signer

Eté caniculaire à Oslo

6 étoiles

Critique de Tistou (, Inscrit le 10 mai 2004, 61 ans) - 28 février 2009

Jo Nesbo est norvégien. Il a semble-t-il lancé un héros récurrent, l’inspecteur Harry Hole, basé à Oslo, et cette « Etoile du diable » en serait le second épisode.
Ne pouvant m’empêcher de comparer, je me réfère au seul autre auteur de polar norvégien que je connaisse ; Gunnar Staalesen, et je dois reconnaître que Staalesen me parait meilleur. Plus dans l’épaisseur psychologique et moins dans la recherche à tout prix de l’idée qui va surprendre le lecteur et permettre les rebondissements. (Bon, c’est plutôt une critique « en creux » que du coup je réalise, mais cette comparaison m’est venue immédiatement à l’esprit.)
De quoi s’agit-il ? Oslo, lors d’un été caniculaire, l’inspecteur Harry Hole est dans un processus dépressif d’autodestruction. Il n’a pas fait le deuil de sa coéquipière assassinée au cours de l’enquête précédente, et surtout il est persuadé que des éléments haut placés sont impliqués dans le trafic d’armes sur lequel ils enquêtaient. Il a tenté de faire prendre conscience de ceci à ses supérieurs, il a échoué et le voilà du coup au bord de la sortie. La sortie de la police, la sortie d’une vie normale, la sortie de sa relation avec Rakel, … Bref, pas beau à voir le Harry Hole. Le genre à ramasser à la petite cuillère !
Et puis survient un premier crime, qui montre de curieux rituels, suivi rapidement d’un autre, tout aussi ritualisé, et puis tant qu’à faire un troisième et voilà notre Harry Hole démissionnaire récupéré par les cheveux par le chef de la police qui manque singulièrement de moyens humains, et notamment de moyens humains compétents, en cet été caniculaire on l’a dit.
Et donc l’enquête. Et donc les rebondissements. Et là, Jo Nesbo ne lésine pas, à la limite de la vraisemblance. Du coup le lecteur est accroché, certes, mais le plaisir de la lecture en est amoindri car en fait, Jo Nesbo ne nous laisse pas nous approprier l’histoire.
Jo Nesbo, avec ce livre, est à classer dans les raconteurs d’histoire plus que dans les écrivains. Au contraire du Gunnar Staalesen évoqué plus haut, dont le cadre n’est plus Oslo mais une ville de moindre importance ; Bergen, et où la « norvégitude » se fait davantage sentir, la vraisemblance aussi ainsi que la cohérence psychologique.

Sur la piste des étoiles

7 étoiles

Critique de Débézed (Besançon, Inscrit le 10 février 2008, 70 ans) - 25 février 2009

« Rien n’est plus long que de choper un tueur en série » et il faudra près de cinq cents pages à Nesbo pour nous livrer l’assassin de Camilla, Lisbeth et Barbara retrouvées toutes les trois dans des lieux différents, mais pas n’importe lesquels, avec une balle dans la tête, un doigt de la main gauche en moins et un diamant rouge en forme d’étoile déposé sur une partie de leur corps. L’inspecteur Waaler est chargé de cette enquête avec Hole pour le seconder mais Harry Hole n’aime guère son collègue qu’il soupçonne d’appartenir à une organisation responsable de la mort de la fille qui partageait son bureau quelque temps auparavant. Et, comme dans tout bon polar qui se respecte, Hole est un ivrogne invétéré qui a perdu la confiance de la femme qui essaie de partager sa vie et de sa hiérarchie qui fait de gros efforts pour ne pas le mettre directement à la porte. Il pourrait s’inscrire au club des policiers qui ont meublé avantageusement les rayons des librairies depuis un certain temps, les Pepe Carvalho, Montalbano, Rebus, Wallander et autres …. qui ont tous le même profil pochtron, grognon et franc tireur mais aussi flic de génie. A croire que le talent des policiers ne s’épanouit que dans l’alcool et à se demander comment la corporation n’a pas encore réagi à cette image récurrente.

Nesbo livre là un bon gros polar ligoté avec de la ficelle bien grosse, même un peu grosse, dont l’intrigue ne manque pas toutefois d’une certaine adresse bien que les thèmes utilisés soient un peu usés. On retrouve, évidemment, dans cette histoire des néo et des crypto nazis, des policiers corrompus, un complot international, des signes sataniques, etc… et le tout dans une ambiance un brin gothique. Et pour que la soupe soit complète et nourrisse bien le lecteur, Jo n’hésite pas à mettre en scène divers personnages appartenant aux milieux de la presse, du spectacle et de la marge. On doit reconnaître que l’auteur à un art consommé du suspens et qu’il sait utiliser tous les trucs du métier pour tenir le lecteur en haleine – gare aux nuits blanches – presque jusqu’au bout car hélas, comme dans de nombreux polars, la fin ne finit pas de finir, sans réel suspens d’ailleurs, mais avec l’éternel phénix qui renaît non pas de ses cendres mais de sa bouteille d’alcool.

Le seul point qui pourrait peut-être distinguer ce polar des autres, c’est qu’il n’est pas imprégné d’un quelconque misérabilisme générateur de névroses ou de motivations pécuniaires qui expliqueraient tous ces meurtres, mais au contraire il stigmatise la richesse brutale qui frappe la Norvège gavée de pétrodollars. « Malheureusement, nous vivons dans un pays qui est pour le moment si riche que les hommes politiques se battent pour être le plus généreux. Nous sommes devenus si bons, si gentils, que plus personne n’ose prendre la responsabilité de ce qui est désagréable. » Qui pensait que la misère engendrait l’insécurité ? Mais la richesse aussi peut-être mère de vices et de risques !

Hole (se) fatigue

6 étoiles

Critique de Sahkti (Genève, Inscrite le 17 avril 2004, 43 ans) - 27 novembre 2008

Harry Hole en a ras-le-bol de la police. Son alcoolisme incontrôlable, ses humeurs variables et ses pulsions destructrices lui ont valu de profondes inimitiés dans le milieu. Sa compagne Rakel l'a planté là, son supérieur ne sait plus quoi faire de lui et Hole est mis en congé forcé. Le temps de choisir.
Mais voilà que d'étranges meurtres ont lieu et comme la plupart des flics sont en vacances, été oblige, Hole est rappelé pour mener à bien les investigations.
Hole se voit obligé de travailler avec Tom Waaler, ce flic ripoux avec lequel il a un sérieux contentieux à régler depuis la mort de sa co-équipière Ellen.

A force d'enfoncer le clou à propos de l'alcoolisme de Hole et son passéisme total, Jo Nesbo rend par moments son personnage terriblement énervant. On a envie de lui coller des claques pour qu'il reprenne le dessus. De quoi agacer davantage le lecteur lorsque Hole a des sursauts de lucidité et fait de grands bonds en avant dans l'enquête, comme si de rien n'était. Non pas que cela ne soit pas crédible, mais j'ai eu le sentiment que Nesbo en tartinait parfois des couches, pour être sûr de faire de son inspecteur principal un anti-héros caricatural. Pas tout le temps plaisant.
L'enquête est intéressante, l'intrigue bien ficelée, mais l'histoire comporte malgré tout pas mal de longueurs, comme si Nesbo ne savait pas tout le temps où il allait, errait de ci de là, avant de retomber sur ses pattes.
Heureusement, son style permet quelque peu de compenser tout cela et de rattraper ces faiblesses, mais pas suffisamment pour me rendre cette lecture exceptionnelle. Dommage.

A signaler que cette histoire a été publiée récemment au format poche chez Folio Policier (ISBN 2070358720)

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