Blake & Mortimer - tome 24 - Le testament de William S. de Yves Sente (Scénario), André Juillard (Dessin)

Blake & Mortimer - tome 24 - Le testament de William S. de Yves Sente (Scénario), André Juillard (Dessin)

Catégorie(s) : Bande dessinée => Aventures, policiers et thrillers

Critiqué par Hervé28, le 27 novembre 2016 (Chartres, Inscrit(e) le 4 septembre 2011, 48 ans)
La note : 6 étoiles
Moyenne des notes : 5 étoiles (basée sur 2 avis)
Cote pondérée : 3 étoiles (43 226ème position).
Visites : 838 

Des héros absents....

J'avais lu, comme beaucoup, la prépublication de ce 24ème volume dans le figaro magazine cet été.
J'avoue que la lecture de cet opus m'avait profondément déçue. Il faut dire que cet album succédait au "Bâton de Plutarque", superbe préquel du "secret de l'Espadon", signé des mêmes Juillard et Sente.
Pourtant, ici la magie n'opère pas.
Nous assistons à une énigme que l'on pourrait retrouver dans un roman d'Agatha Christie - à l'image du "serment des cinq lords"- mais ne convainc guère pour nos intrépides aventuriers. Avec le parti pris de développer un pan de la vie de William Shakespeare sous forme de flash-back, nos héros passent en arrière plan. Je n'ai pas compté les cases mais il me semble que jamais dans une de leurs aventures, Blake et Mortimer auront été aussi absents d'un album !
Et que dire du génial Olrik ? Relégué un rôle de chef de Maffia téléguidant des opérations douteuses du fonds de sa cellule! Mais que diable allait-il faire dans cette galère? On ne le reconnait pas, tout comme on ne reconnait pas Sharkey, qui semble avoir subi une cure d'amaigrissement.Même si on voyage pas mal entre Londres et Venise, entre Vérone et Ravenne, je n'ai pas réussi à m'embarquer complètement dans cette histoire.
Certes, contrairement aux albums de Jacobs, les femmes sont assez présentes dans cet opus, Yves Sente levant à peine le doute en fin d'album sur la filiation d'Elizabeth McKenzie.

Malgré toutes ces imperfections, j'ai cédé à mon côté collectionneur en achetant la version format à l'italienne (qui a l'avantage de souligner le dessin de Juillard qui, malgré de nombreuses critiques en ce moment, reste un bon repreneur de Blake et Mortimer, même si je lui préférais le regretté Ted Benoit et surtout Antoine Aubin) et le tirage "normal" de l'album, mais avec la couverture déclinée pour la Fnac, plus intéressante que la version tout commerces.

Bref, un sentiment plus que mitigé pour cette vingt-quatrième aventure d'une série que je suis depuis près de 40 ans.

Parallèlement à cette sortie, je voudrais vous signaler la parution d'un ouvrage intitulé "l'héritage Jacobs" de Jean Luc Cambier et Eric Verhoest qui avaient déjà signé en août 1996 un superbe livre d'entretiens avec Jean Van Hamme et Ted Benoit, "Blake et Mortimer [histoire d'un retour]".
Cet "Héritage Jacobs" bénéficie de riches illustrations (crayonnés,reproduction d'ex libris...) et en fait un livre indispensable pour ceux qui, comme moi, restent attachés aux aventures de Blake et Mortimer.

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Sur un faux rythme

4 étoiles

Critique de Vince92 (Zürich, Inscrit le 20 octobre 2008, 40 ans) - 25 février 2017

Si cet album n'est pas un total échec, le dessin en particulier est vraiment réussi je trouve, il est tout de même très décevant.

Avant tout, le scénario qui n'est pas dénué d'intérêt, est beaucoup trop lent pour susciter l'envie chez le lecteur de poursuivre sa lecture. Il m'aura fallu près de quatre séances pour parvenir à la fin de cette aventure en un tome de Blake et Mortimer. La faute donc à la multiplication de petites histoires dans l'histoire, de continuels flash-backs entre le XVIe siècle et l'époque dans laquelle se déroule l'aventure, la galerie de personnages peu intéressants. C'est donc un paradoxe mortel pour une aventure qui se veut un polar doublée d'une quête digne d'Indiana Jones que d'ennuyer son public... L'exercice est certes difficile mais on pouvait difficilement être moins inspiré que Sente lorsqu'il a pondu cette ersatz de Da Vinci Code au royaume de Shakespeare...

Cet album est donc à ranger au rayon des déceptions, une de plus de cette série dont les premières reprises comme l'Affaire Francis Blake ou La Machination Voronov (du même Sente) étaient magnifiques mais qui peinent désormais à emporter mon adhésion.

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