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Cyclo
avatar 24/03/2020 @ 18:07:30
Avec ma sœur, qui cohabite avec moi depuis l'an dernier, nous choisissons dans nos dvd des films pour se faire une sorte de ciné-club pendant le confinement.

nous avons ainsi vu :
deux bijoux de comédies :
"Fric-frac" avec Arletty, Fernandel et Michel Simon (France, 1939)
"Arsenic et vieilles dentelles", avec Cary Grant (USA, 1944)
un mélo sublime : "Tout ce que le ciel permet, avec Rock Hudson (USA, 1955)

Veneziano
avatar 04/04/2020 @ 09:49:09
Hier, j'ai revu Le Sauvage, de Jean-Paul Rappeneau. C'est aussi invraisemblable que charmant, les deux personnages principaux restant passablement caricaturaux. C'est un bon divertissement.

Veneziano
avatar 04/04/2020 @ 13:35:22
Et j’ai revu hier soir Trop belle pour toi, de Bertrand Blier.
Cette histoire d’adultère pour une femme ordinaire aux dépens d’une femme très belle mais fort peu joyeuse est une trouvaille, d’autant que la narration est non linéaire, avec des passages quasi-surréalistes.
Le quatuor de tête avec Gérard Depardieu, Josiane Balasko, CaroleBouquet et François Cluzet, est formidable.

Veneziano
avatar 05/04/2020 @ 08:01:54
J'ai revu hier deux films très différents, Jo, de Jean Girault, avec Louis de Funès, Claude Gensac, Bernard Blier et Michel Galabru, et Attache-moi, de Pedro Almodovar, avec Victoria Abril et Antonio Banderas.
Le premier constitue une comédie policière mineure, mais pleine de rebondissements et d'enthousiasme, tandis que le second met en scène ... une scène de confinement, mais forcé, constituant une déclaration d'amour brusquée, mais qui tourne bien.

Veneziano
avatar 06/04/2020 @ 08:23:31
Hier soir, j'ai découvert le film La Veuve Couderc, de Pierre Granier-Deferre, de 1971.

La veuve Couderc, paysanne besogneuse (Simone Signoret) vit avec son beau-père dans sa ferme, et recueille un beau jeune homme, Jean, s'apparentant à un urbain désoeuvré ou un vagabond (Alain Delon). Sa belle-famille habite en face, de l'autre côté de l'écluse, héberge Félicie, une jeune et jolie fille-mère, supposément à la cuisse légère, qui finit par tourner autour de Jean. La belle-famille veut récupérer la maison et la ferme de la veuve Couderc, l'y déloger, et voit d'un mauvais oeil tant que son beau-père reste vivre chez elle qu'elle reçoive ce vagabond, même s'il travaille pour elle. Or, la police se met à la trace de Jean Lavigne, et cela ne finit pas au mieux.

Ce drame rural se passant dans les années 1930, sur fond d'antisémitisme montant montre avec justesse et peu de dialogues, entre personnages taiseux, l'entraide entre marginaux et l'attirance entre la fermière et le vagabond, pour le meilleur et pour le pire. Dans ce quasi-mutisme de campagne, l'ambiance s'épaissit au fur et à mesure, au sein de cette intrigue policière.
Sombre, ce film vaut la peine.

Veneziano
avatar 07/04/2020 @ 16:52:43
Je viens de revoir Le Bossu, de Philippe de Broca, de 1997.

Le comte de Gonzague, perfide et calculateur (Fabrice Luchini), souhaite accroître son influence, alors qu'il s'avère déjà être proche du roi (Philippe Noiret). Aussi souhaite-t-il capter la fortune du jeune duc de Nevers, intrépide maniant fort bien l'épée (Vincent Perez). Ce dernier se marie avec Blanche de Caylus (Claire Debout), dont il apprend qu'il a un enfant, ce qui rend fou de jalousie Gonzague, désireux plus que jamais de capter son patrimoine. Il arrive à ses fins et le fait tuer.
Mais c'est compter sans Lagardère, son fidèle second, qui a appris de lui la botte de Nevers, et qui compte venger son maître (Daniel Auteuil), et c'est là qu'il lui lance la fameuse formule "Si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère viendra à toi". Il élève Aurore, la fille de Nevers, fort belle et agile (Marie Gillain), et, parallèlement, se déguise en bossu, pour se faire embaucher comme comptable chez Gonzague, qui convoite des terres en Louisiane. S'approcher de son ennemi lui permet de se venger de lui et de rendre sa fille à sa mère, prostrée chez l'impétrant.

Vif, dynamique, avec probablement quelques longueurs, ce film renoue efficacement avec le genre de cape et d'épée, les rebondissements ne manquant, ni les répliques savoureuses, le talent des acteurs principaux servant cette oeuvre à maints moments jubilatoire. Il permet de passer un bon moment.

Veneziano
avatar 08/04/2020 @ 08:51:10
Hier soir, j'ai revu le Cercle rouge, de Jean-Pierre Melville, de 1970

A sa sortie de prison, Corey (Alain Delon) se voit proposer un projet de casse dans une bijouterie, et rencontre, à cette fin, un caïd du genre, Ricco (André Ekyan). Se mêle à la bande un malfrat évadé, Vogel (Gianmaria Volonté) qui a échappé à la surveillance de François Mattei (Bourvil), de Marseille, qui, par voie de conséquence, est amené à filer leur affaire. Le petit gang embauche Jansen, un ancien tireur d'élite de la police, retiré pour alcoolisme galopant (Yves Montand), victime d'une impressionnante crise de delirium tremens, à sa première apparition dans le film.
Le cambriolage, place Vendôme à Paris, se déroule à la perfection, mais Mattei fait arrêter tout le monde, en faisant flinguer à tout va, le Préfet de police ayant mis la pression.

Ce magistral policier à l'ancienne introduit de la tension dès le départ, avec la scène d'évasion de Vogel, prenant la fuite en brisant la fenêtre du train, où Mattei l'emmenait. La mise en situation dans le milieu de la pègre est lancée très vite, la constitution de la bande suivant fort vite. La méthode des gangsters est millimétrée est montrée avec précision, tout comme celle de la police, aux trousses de ces hommes déjà recherchés et connus d'elle.
Et la psychologie s'avère presque aussi rude que le coup en lui-même, et c'est en cela que ce film est resté un classique du genre.
Il est vivement recommandé.

C'est le dernier film de Bourvil, qui s'éteint la même année.

Veneziano
avatar 09/04/2020 @ 07:45:46
Hier après-midi, j'ai revu Cyrano de Bergerac, de 1990, de Jean-Paul Rappeneau, qui avait le Sauvage, que j'ai revu récemment.

Le texte est admirable, la mise en scène m'a semblé efficace, alors qu'il n'est pas facile de ne pas rendre trop statique une adaptation de pièce de théâtre, Gérard Depardieu s'épanouit pleinement dans ce rôle à la fois bravache, romantique et déclamatoire, Vincent Perez est parfait en amoureux transi, Francis Weber et Anne Brochet fort bons.
Par voie de conséquence, j'ai bien aimé.

Veneziano
avatar 09/04/2020 @ 07:48:54
Hier soir, j'ai revu Ma nuit chez Maud, d'Eric Rohmer, de 1969.

Les discussions sur la religion m'intéressent sans me passionner, généralement, et j'avais trouvé ce film passablement austère et un tantinet pédant, la première fois où je l'ai visionné.
Or, se familiariser avec le monde cinématographique d'Eric Rohmer et avoir lu les Pensées de Pascal permettent inévitablement de mieux s'intégrer dans l'oeuvre, que j'ai trouvé enrichissante. Ainsi relève-t-elle d'une sorte de philosophie appliquée.

Veneziano
avatar 10/04/2020 @ 07:50:29
Hier soir, j'ai revu La Fleur de mon secret ("La Flor de mi secrets"), de Pedro Almodovar.

J'apprécie ce mélange de burlesque et de tragique, dans l'histoire de cette auteure écrivant sous pseudonyme, dont la vie sentimentale va à vau-l'eau, et qui aspire un peu de l'eau de rose qu'elle distille dans ses romans. Attendant que son mari militaire revienne la voir, il passe en coup de vent lui annoncer qu'il la quitte. Fort heureusement, une rencontre professionnelle va tout arranger, tant pour ses publications que ses tracas sentimentaux.
Ce film m'est apparu comme assez beau.

Veneziano
avatar 10/04/2020 @ 15:52:29
Je viens de revoir L'Homme de Rio, de Philippe de Broca, de 1964.

Cette traversée de deux tourtereaux au coeur du Brésil des années 1964 afin de déjouer les projets d'un conservateur véreux pour s'emparer de statuettes recherchées et d'un trésor auquel elles permettent d'accéder constitue un divertissement agréable, au prix de moult rebondissements, cascades, scènes loufoques, comme de personnages un tantinet caricaturaux.

Nance
avatar 11/04/2020 @ 04:06:07
Moi ces temps-ci le soir je me retape des films Columbo, ca a quelque chose de réconfortant, certains sont meilleurs que d'autres, même si on connaît souvent le meurtrier au début du film, plusieurs ont une twist intéressante.

J'ai été surprise d'avoir aimé la dernière adaptation de Les 4 filles du Dr. March, étant grande fan de la version 1994 qui a un côté plus d'époque nostalgique, facile à regarder, mais la dernière version est plus moderne et on peut plus se reconnaître dans les personnages me semble.

Plusieurs films bibliques à la télé en fin de semaine, je regarde Ben-Hur (la version avec Charlton Heston) ce soir.

Veneziano
avatar 11/04/2020 @ 07:51:31
Hier soir, j'ai revu A bout de souffle. Ce n'est pas inintéressant, mais cela reste assez superficiel et prétentieux, à mon sens.

Veneziano
avatar 12/04/2020 @ 07:43:25
Hier soir, j'ai revu Le Genou de Claire, d'Eric Rohmer, avec Jean-Claude Brialy, ainsi que Fabrice Luchini dans un petit rôle.
Ce jeu sentimental en forme de badinage reste séduisant, le décor lacustre et estival renforçant l'impression de vacances et d'aventures, d'amours passagères.

Frunny
avatar 12/04/2020 @ 16:40:23
Moi ces temps-ci le soir je me retape des films Columbo, ca a quelque chose de réconfortant, certains sont meilleurs que d'autres, même si on connaît souvent le meurtrier au début du film, plusieurs ont une twist intéressante.

J'ai été surprise d'avoir aimé la dernière adaptation de Les 4 filles du Dr. March, étant grande fan de la version 1994 qui a un côté plus d'époque nostalgique, facile à regarder, mais la dernière version est plus moderne et on peut plus se reconnaître dans les personnages me semble.

Plusieurs films bibliques à la télé en fin de semaine, je regarde Ben-Hur (la version avec Charlton Heston) ce soir.


Cultissime !!!!

Veneziano
avatar 12/04/2020 @ 17:02:53
Aujourd'hui, j'ai revu Talons aiguilles (Tacones lejanos), de Pedro Almodovar.

Je suis de parti pris, comme mon avatar en témoigne, mais j'apprécie surtout dans ce film, de mêler tragédie, comédie, enquête policière, chassés-croisés sentimentaux et une morale poétique en fin de parcours.

Blue Cat

avatar 12/04/2020 @ 17:22:21
Revu en streaming 'Vivre vite' de l'espagnol Carlos Saura. Je l'avais vu à sa sortie en 1980 et jamais oublié. La bande musicale est géniale (flamenco) !

Veneziano
avatar 13/04/2020 @ 07:45:29
Hier soir, j'ai revu la Folie des grandeurs, de Gérard Oury, de 1971.
Après ma relecture récente de Ruy Blas, de Victor Hugo, la coïncidence tombait plutôt bien.
Après Le Sauvage et Le Cercle rouge, cela me fait beaucoup de films avec Yves Montand ; après L'Aile ou la cuisse et Jo, c'en fait beaucoup également avec Louis de Funès. Des cycles involontaires se rajoutent à ceux que je concocte déjà sciemment.

Veneziano
avatar 14/04/2020 @ 07:38:13
Hier, j'ai revu Tout sur ma mère - Todo sobre mi madré - , de Pedro Almodovar, avec Cecilia Roth, Marisa Paredes et Penelope Cruz.
Cette histoire d'un amour maternel après la mort de son fils, avec tous les avatars tragi-comiques qu'il comporte, m'émeut à chaque fois.

Veneziano
avatar 15/04/2020 @ 08:12:35
Hier soir, j'ai revu L'Amour l'après-midi, d'Eric Rohmer, de 1972.
Ce nouveau badinage des Contes moraux appelle à une réflexion sur l'amour, sa durée, l'adultère, l'enfantement seul. Sur un ton sempiternellement léger, il est abordé des sujets lourds de portée.

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