La disparition de Josef Mengele de Olivier Guez

La disparition de Josef Mengele de Olivier Guez

Catégorie(s) : Littérature => Romans historiques , Littérature => Biographies, chroniques et correspondances

Critiqué par Anna Rose, le 5 octobre 2017 (Inscrite le 3 octobre 2006, 45 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 5 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (12 626ème position).
Discussion(s) : 1 (Voir »)
Visites : 888 

Sinistre sujet

L'auteur nous raconte l'histoire effroyable de la fuite du docteur Mengele, médecin des camps de concentration dont les actions relevaient non pas du soin mais de la torture et actes de barbarie. A la fin de la guerre, il réussit à échapper aux alliés en se cachant dans une ferme avant de se réfugier en Argentine comme bien d'autres compatriotes. Il n'aura de cesse pendant plus de trente ans d'espérer revenir dans son pays natal.
Ce roman raconte le processus d'exfiltration des nazis vers l'Argentine et d'autres pays d'Amérique latine à l'issue de la seconde guerre mondiale. Il s'attache à décrire les conditions de vie de ces "réfugiés" qui bénéficieront de largesses et facilités de la part des gouvernements en place. Il faudra la prise de conscience mondiale de la Shoah pour bousculer cet exil doré et commencer à faire trembler ces nazis.
Romancé, cet épisode sinistre de l'Histoire est passionnant à lire, en plus d'être instructif.

Connectez vous pour ajouter ce livre dans une liste ou dans votre biblio.

Les éditions

  • La disparition de Josef Mengele [Texte imprimé], roman Olivier Guez
    de Guez, Olivier
    B. Grasset
    ISBN : 9782246855873 ; EUR 18,50 ; 16/08/2017 ; 240 p. ; Broché
»Enregistrez-vous pour ajouter une édition

Les livres liés

Pas de série ou de livres liés.   Enregistrez-vous pour créer ou modifier une série

Intéressant

6 étoiles

Critique de Badzu (versailles, Inscrite le 6 novembre 2005, 42 ans) - 13 février 2018

"La disparition de Josef Mengele" se lit très bien, d'une traite, et ne possède pas, pour ma part, de qualité littéraire particulière.

Je lis peu de choses concernant la Seconde Guerre mondiale et à ce titre, oui, j'ai appris des éléments de la vie de Mengele, même s'il est gênant de ne pas savoir toujours ce qui était purement historique et factuel, et ce qui provenait de l'imagination de l'auteur. (Donc on check Wikipedia de temps en temps, même si okeyyy ce n'est pas la meilleure source historique).

Je le conseille pour ceux qui souhaitent avoir une première approche de ce personnage et de l'organisation de l'exil des nazis en Amérique centrale/du Sud, car pour les autres, je pense que cela manquera d'épaisseur.

La force du destin

7 étoiles

Critique de Deashelle (Tervuren, Inscrite le 22 décembre 2009, 9 ans) - 18 janvier 2018

Très intéressante et très documentée cette première partie du livre, où l'on découvre l'implication de l'Argentine de Peron et des suppôts du nazisme.On comprend aussi que nombre de nazis se sont habilement reconvertis et fondus dans l’Allemagne d'Adenauer sans être poursuivis. Mais la biographie du médecin SS n'a rien de vraiment palpitant. Ce qui aurait intéressé c'aurait été les états d'âmes du personnage vus de l'intérieur. Mais comme son intérieur est totalement dénué de sentiments ou de la moindre trace d'humanité, c'est évidemment difficile! L'approche est donc factuelle et simplement descriptive, comme dans un reportage. Il est glaçant de se rendre compte que ce sinistre personnage , une sorte d'incarnation du mal absolu, ait pu s'abrité derrière un mur de solidarité et de silence grâce à la fortune de sa famille.

La seconde partie du livre, celle où l'on suit l'errance du pervers narcissique Joseph Mengele de traque en traque et comporte d'insoutenables flashbacks de sa vie de bourreau nazi devient par contre bien plus intéressante. Il est terrorisé par la perspective d'être exécuté comme Eichmann qu'il a croisé dans son exil. On s'aperçoit que les agents du Mossad on failli l'arrêter... mais que la destinée a choisi autrement: lui faisant subir à ciel ouvert un emprisonnement bien plus terrible que tout jugement et punitions infligées par une instance humaine. C'est cet élément qui rend à ce livre une valeur plus universelle.

Dans la peau d'un bourreau

9 étoiles

Critique de Ddh (Mouscron, Inscrit le 16 octobre 2005, 76 ans) - 6 janvier 2018

Joseph Mengele, médecin-bourreau à Auschwitz, a disparu ; il est en fuite.
Joseph Mengele est médecin à Auschwitz, il met en pratique les grands principes de la race pure allemande. A la chute du Reich, il s'enfuit, aidé par sa famille, de gros industriels à Günsburg. Il se retrouve en Argentine sous un faux nom, où se sont réfugiés bon nombre de nazis et où la dictature péroniste ferme les yeux sur ces étrangers au passé trouble. L'argent arrange bien des choses. Mais le Mossad israélien veille et donne des sueurs froides à ce « Grégor » ! Heureusement pour lui qu'il est protégé par des proches qui le font déménager au Paraguay, au Brésil.
Olivier Guez a réalisé un remarquable travail de recherche autour de ce personnage abject qu'est Joseph Mengele. Tout ce qu'a réalisé Josef Mengele a Auschwitz est horrible, mais selon une idéologie bien orchestrée par une propagande au service de l'Etat. Cela fait réfléchir le lecteur ; est-ce possible que pareille idéologie revienne en vainqueur ?

Une rencontre à faire

8 étoiles

Critique de DE GOUGE (Nantes, Inscrite le 30 septembre 2011, 61 ans) - 17 novembre 2017

C'est un étonnant voyage que l'on fait dans ce livre : la ligue de "solidarité " des pro-nazis qui se construit autour de la survie puis de l'installation, dans un monde qui doit leur être favorable.
Mengele y est décrit comme un véritable monstre d'égoïsme, incapable de la plus petite prise de recul, auto-centré, ignoble envers tous, même et surtout envers ceux qui jusqu'au bout, ont (pourquoi ?) tenté de l'accompagner
Le personnage a tout du méchant : sa vie de nazi, son déni du serment d’Hippocrate, son absence totale de réflexion sur ce qui fut son monde, ses ignobles expériences, et ensuite, sa pauvreté d'être et cette étonnante capacité à se sentir supérieur au reste du monde et à croire que tout lui est dû ... et je ne parle même pas de son rapport aux femmes !
Si on doit penser qu'un être incarne le mal absolu, alors oui, Mengele en est bien un des symboles.
Ce livre est, à ce niveau, de la belle ouvrage, triste, très triste ...
Sur un plan purement littéraire, je mets de gros bémol : des phrases lourdes qu'il faut parfois relire plusieurs fois pour comprendre, des fautes de syntaxe et d'orthographe gênantes...
Une belle découverte, un livre qui a sûrement nécessité beaucoup de recherches, mais , pour moi, pas un "Renaudot"

Forums: La disparition de Josef Mengele

  Sujets Messages Utilisateur Dernier message
  Le Renaudot 20 Patman 9 novembre 2017 @ 17:37

Autres discussion autour de La disparition de Josef Mengele »