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Si c'est un homme
de Primo Levi
Catégorie(s) : Littérature => Biographies, chroniques et correspondances
critiqué par Jules, le 3 février 2001
(Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 67 ans)
La note:
Moyenne des notes :  (basée sur 73 avis)
Cote pondérée :  (38ème position).
Discussion(s) : 2 ( Voir »)
Visites : 20 079 (depuis Novembre 2007)
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Un monde absurde !
Primo Lévi a été fait prisonnier en 1943 et a été déporté à Auschwitz. Il était Italien et ingénieur chimiste de formation. Né en 1919 il s'est suicidé en 1987. Il a écrit plusieurs livres. Je ne vais pas ici vous décrire ce qu'étaient les horreurs de la vie quotidienne dans les camps de concentrations allemands et à Auschwitz en particulier. Il y fallait une solide volonté de vivre pour surmonter les épreuves que l'on y subissait. La moindre défaillance et les coups pleuvaient. Primo Levy y participera à des travaux de force, comme de construire des voies de chemins de fer, puis travaillera dans une usine à côté du camp. Un minimum d’entraide existait parfois entre prisonniers, mais la faim et le dénuement transformaient aussi bien des hommes en bêtes. Dans ce livre, l’auteur ne juge pas, il observe. C’est d’ailleurs à se demander comment il était possible de ne pas juger !.Mais juger aurait pu faire que l’on se révolte et cela c’était la mort immédiate. Il ne me reste qu'à me taire et à laisser Primo Levy raconter ce qu'il a vécu. A titre de renseignement, je vous conseille de regarder sur ce site la critique du livre écrit par des historiens et qui s'appelle « Le siècle des camps ». Ce livre est des plus édifiant !.
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| Se souvenir... |
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Ce livre, une fois refermé, m'a trouvé différent ce celui que j'étais en le commençant.
Et pourtant je ne le conseillerais pas ; chacun doit faire son chemin vers ce témoignage afin qu'il prenne tout son sens. Indispensable.
Stanhb (Paris, Inscrit le 17 juin 2010, 36 ans) - 11 mai 2012 |
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| Dommage |
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Bien que j'adore les livres qui parlent de la shoah et de la deuxième guerre mondiale en général, je n'ai pas accroché à ce livre.
Je trouve que le style n'était pas très bon, qu'il y avait certaines longueurs, que certains aspects traités étaient trop techniques et je n'ai pas réussi à me plonger dans l'histoire, à accrocher aux personnages.
Par contre la fin (quand le camp est abandonné) m'a plus plu. Peut-être parce que la fin était un peu plus humaine ?
Cependant je ne donne pas plus que 2.5 étoiles pour un livre qui m'a par moment ennuyé.
Lomegas (, Inscrit le 24 mars 2012, 22 ans) - 24 mars 2012 |
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| Nous sommes tous impliqués. |
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Que dire de " si c'est un homme " après tout ce qui a été écrit par tous ceux qui me précèdent sur cette critique éclair ?
J'ai ressenti un profond chagrin et un malaise poignant durant ce récit " vécu " , écrit d'une manière quasi dépassionnée , presque sans parti pris ni jugement , malgré l'horreur .
Je pense que cette attitude de l'auteur accentue l'impact des images effrayantes , de ce que l'humain peut faire subir à son semblable pour des idées .
En tant que soignant , je côtoie depuis de longues années la souffrance sous toutes ses formes , avec le combat quotidien pour la soulager ; ma révolte est d'autant plus forte en lisant Primo Levi .
La lutte contre la barbarie est une nécessité de tous les instants pour nous tous : nous sommes tous impliqués .
Boris52 (nice, Inscrit le 3 juillet 2010, 60 ans) - 4 mars 2012 |
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| J'ai bien aimé ce livre car dans le roman de Primo Levi "Si c'est un homme" l'auteur raconte sa vie dans un camp de concentration à Auschwitz. A l'intérieur de ce récit , l'auteur nous fait part de sa vision des "êtres humain" au camp et de leur moyen d |
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Dans un des chapitre du livre l'auteur écrit : "Les personnages de ce récit ne sont pas des hommes. Leur humanité est morte, ou eux même l'ont ensevelie sous l'offense subie ou infligée à autrui."Dans son livre il nous dit que au lager il n'y a plus de notion de temps , les hommes ne pensent plus et dans les premiers mois quand ils se faisaient taper à coup de matraques la douleur était présente et ils réagissaient aux coups donnés mais au bout d'un moment ils ne sentaient même plus les coups et ne réagissaient pas. Il n'y avait même plus la notion d'humanité ou il ne savait plus ce que cela voulait dire , l'homme ne pensait plus à rien et était complètement décalé du reste du monde. Cela peut paraître choquant mais une partie des hommes attendaient la mort ou bien tant que mal essayaient de survivre à cette horreur
Marvine35 (, Inscrit le 31 janvier 2012, 23 ans) - 31 janvier 2012 |
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| Savoir et ne pas oublier |
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Il est difficile de parler d'un tel livre. L'émotion est d'autant plus grande que l'auteur ne fait pas dans le larmoyant, dans un pathos malvenu mais dans la sobriété, la pudeur, la dignité, le récit brut, sans ornements inutile. Un témoignage sec et humaniste sur l'horreur absolue qui touche en plein coeur...
Scruggs (, Inscrit le 10 décembre 2011, 23 ans) - 10 décembre 2011 |
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| Si c'est pas chiant... |
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ATTENTION ! à ceux qui n'ont pas apprécié ce livre, attendez-vous à recevoir des mails de contestation...
alors voilà, Primo Levi, "si c'est un homme"...
Ce n'est pas un roman, ce n'est pas une biographie romancée, c'est ici un pur témoignage du calvaire qu'a dû être la vie dans le "Lager" et la perception "objective" (?) d'un prisonnier/esclave sur les camps de concentration et de travail durant la seconde guerre mondiale.
D'abord le style :
c'est mou, c'est lent, c'est fade et inintéressant ( je parle bien du style là !!); je n'ai pas été pris aux tripes et Primo Levi n'a pas réussi à me faire "vivre" la misère qu'il a vu et vécu (si tel était son but).
ensuite "l'histoire" :
et bien là pas véritablement "d'histoire"; c'est un document "technique" sur les différents mécanismes des différents niveaux hiérarchiques du microcosme d'un camps; pour ma part, j'ai vu ressortir le cliché du "juif avare" et "sournois", celui-là même que je trouvais stupide et infondé (le cliché bien-sûr !!!) mais ouf! comme c'est Primo Levi qui l'écrit inutile de polémiquer...
mais finalement :
déjà je commence le livre et voici ce que je lis :
"Vous qui vivez en toute quiétude,
bien au chaud dans vos maisons,
vous qui trouvez le soir en rentrant,
le table mise et les visages amis,
Considérez si c'est un homme,
Que celui qui peine dans la boue,
Qui ne connait point de repos,
Qui se bat pour un quignon de pain,
Qui meurt pour un oui ou pour un non,
Considérez si c'est une femme
Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux
Et jusqu'à la force de se souvenir,
Les yeux vides et le sein froid
Comme une grenouille en hiver.
N'oubliez pas que ce fut,
Non, ne l'oubliez pas:
Gravez ces mots dans votre coeur.
Pensez y chez vous, dans la rue,
En vous couchant ,en vous levant;
Répétez le à vos enfants.
Ou que votre maison s'écroule,
Que la maladie vous accable,
Que vos enfants se détournent de vous."
les trois dernières phrases me perturbent quelque-peu (à noter, comme on me l'a notifié dans un mail que ce "poème" faisait référence à un poème/texte juif; si l'on en croit wikipédia, se ne sont que les trois vers qui précèdent les trois dernières phrases du "poème" qui seraient tirés du "Shema Israël", la fin provenant bien de la plume et de l'invective de Primo Levi...mais contester la référence wikipédia sera facile donc bon, passons.)
ensuite il y a toutes ces maladresses textuelles comme l'emploi du terme "musulman" pour définir, je cite l'éditeur : "c'est ainsi que les ANCIENS DU CAMP surnommaient, j'ignore pourquoi, les faibles, les inadaptés, ceux qui étaient voués à la sélection" (j'ai mis en majuscule les "ANCIENS DU CAMP" car aucune précision vient conforter l'idée que ce serait un "surnom" généré par les nazis, mais bien par les "anciens du camp"...comprend qui veut...).
et que dire de ce passage :
"Celui qui tue est un homme, celui qui commet ou subit une injustice est un homme. Mais celui qui se laisse aller au point de partager son lit avec un cadavre, celui-là n'est pas un homme. Celui qui a attendu que son voisin finisse de mourir pour lui prendre un quart de pain, est, même s'il n'est pas fautif, plus éloigné du modèle de l'homme pensant que le plus FRUSTE DES PYGMEES et le plus abominable des sadiques."
alors quoi ? un homme soumis à une "hiérarchie" débile, trainé dans la boue, considéré comme moins que rien, poussé à devenir un animal et plus un homme ne retire aucune "sagesse" de tout ça ? lui même considérant qu'un "pygmée" est un animal en soit, avant d'être un homme ?
on en revient à la question de départ "si c'est un homme"...oui monsieur Levi, mais...qu'est-ce donc pour vous..un homme ?
Arold kiery (, Inscrit le 30 octobre 2011, 29 ans) - 31 octobre 2011 |
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| Un devoir de présent |
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Dépassant la littérature purement concentrationnaire, Levi a eu le génie ici et le malheur d’écrire un livre de la sorte. Génie car, sa parole est d’autant plus renforcée par une objectivité qu’il garde constamment, ainsi nul doute n'est permis sur la barbarie nazie et malheur également , d’avoir vécu ce qu’il a écrit.
Le larmoyant n’est donc jamais là, mais c’est bien plus que vos yeux qui sont pris à partie, ce sont vos tripes, racontée de la sorte, la captivité dans les camps met en relief la valeur du véritable homme, celui qui n’est plus alors rattaché à sa condition mais qui retourne à l’état d’animal. Cet état originel de non-culture dont chacun pensait qu'il n'existerait plus jamais s'est mis à refaire surface, les accidents sur l'homme lui ont volé son essence, sa véritable nature. L’auteur dresse bien plus qu’un témoignage, mais une mise en garde. Un avertissement qu’il veut à jamais fixer en chacun de nous.
C’est donc cela, on ressort de ce livre avec un sentiment étrange teinté d’horreur, de mépris et de lâcheté concernant l’Homme. Beaucoup disent sortir de ce livre changés, j’en fais évidemment partie, mais contrairement à la majorité je pense juger ce changement d’un découlement de ce que le monde représente réellement pour nous, sans son éducation, son respect et ses codes. Au-delà de la question historique on arrive à une question bien plus massive, celle de la vie, du comment et du pourquoi de celle-ci. Je n’ai pas changé en ce qui concerne l’Histoire, je la savais horrible, mais j’ai changé mon regard sur les gens, observé telle ou telle personne retrouvant en lui soit Ziegler, soit Alex soit le Pikolo. Comment nous hommes civilisés réagirions-nous face à ce que ces gens ont vécu ? Et si le devoir de mémoire résidait dans le fait de transposer cette expérience dans notre quotidien, nous faisant dépasser bien plus l’idée originelle du livre alors , sans doute, l’humanité se porterait mieux.
Tim (Limas, Inscrit le 3 août 2011, 17 ans) - 3 septembre 2011 |
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| Plus qu'un homme |
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Cela fait des années que j'hésitais à lire ce livre pour différentes raisons : j'avais déjà beaucoup lu sur cette période de l'histoire, j'avais tellement entendu parler de ce livre que j'avais presque l'impression de l'avoir lu et c'est une lecture que l'on recommande beaucoup aux collégiens.
Mais j'ai fini par tomber dessus par hasard, alors je me suis dit pourquoi pas. Et j'ai bien fait.
"Nous voudrions dès lors inviter le lecteur à s'interroger : que pouvaient bien justifier au Lager des mots comme "bien", "mal", "juste" et "injuste" ? A chacun de se prononcer d'après le tableau que vous avons tracé et les exemples fournis ; à chacun de nous de dire ce qui pouvait bien subsister de notre monde moral en deçà des barbelés."
Primo Levi a visé juste. Plus que le récit du quotidien affreux qu'il a subi comme des millions d'hommes, c'est les réflexions que soulève ce roman qui marquent. La réalité vécue est trop abjecte pour y penser, et l'on préfère se concentrer sur les capacités de défenses de l'homme : des capacités morales, intellectuelles, physiques ? Non, c'est autre chose de beaucoup plus fort, d'inconcevable qui a permis à ces hommes de survivre ou de mourir.
"Mais ici, au Lager, il n'y a pas plus de criminels qu'il n'y a de fous : pas de criminels puisqu'il n'y a pas de loi morale à enfreindre ; pas de fous puisque toutes nos actions sont déterminées et que chacune d'elles, en son temps et lieu, est sensiblement la seule."
"Les personnages de ce récit ne sont pas des hommes. Leur humanité est morte, ou eux-même l'ont ensevelie sous l'offense subie ou infligée à autrui. Les SS féroces et stupides, les Kapos, les politiques, les criminels, les prominents grands et petits, et jusqu'aux Häftlinge, masse asservie et indifférenciée, tous les échelons de la hiérarchie dénaturée instaurée par les Allemands sont paradoxalement unis par une même désolation intérieure."
C'est si bien dit. C'est exactement ce que l'on ressent à la lecture du livre et plus généralement lorsque l'on pense à cette période : ces hommes, ces nations ont été pris dans un engrenage terrible, et finalement, plus personne n'était directement maître de rien. Mais ce n'est pas pour autant une excuse, loin de là.
Un livre vraiment très fort et qui raconte si bien l'homme dans un territoire pourtant si déshumanisé.
Elya (, Inscrite le 22 février 2009, 22 ans) - 27 mars 2011 |
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| Effrayant et à la fois touchant! |
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Après un début plutôt long de ma part pour cette lecture, je me suis totalement rendu compte que ce livre était un témoignage dur, mais fidèlement retracé sous la plume de Primo Levi! Une preuve de ce que la cruauté de l'Homme peut faire à ses égaux! A lire!
Woody94 (, Inscrit le 17 mars 2011, 17 ans) - 17 mars 2011 |
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| A lire... |
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Et à conseiller !
Gael do rozario
Gaeldorozario (, Inscrit le 14 décembre 2010, 32 ans) - 14 décembre 2010 |
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| Une oeuvre d'une grande humanité dans un univers déshumanisé |
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On entre dans ce livre pensant connaitre les horreurs de la Shoah, car, oui, nous l'avons étudié au collège, nous pensons être informé... Ce récit, vécu de l'intérieur, nous plonge dans ce que l'Homme peut avoir de plus cruel. On le lit "comme une fiction" ne pouvant à peine prendre conscience de toute cette barbarie, puis on lève la tête et on se dit: "Mais c'est vrai, c'est arrivé...". C'est une lente descente aux enfers... Ecrit avec beaucoup de pudeur, ce livre reste pour moi une oeuvre majeure et incontournable dans notre devoir de mémoire.
Nina2010 (Bordeaux, Inscrite le 12 septembre 2010, 34 ans) - 12 septembre 2010 |
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| Un autre regard sur l'horreur |
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Grâce à un talent fait de naturel et de douleur, Primo Levi témoigne de l'horreur avec génie et originalité. On découvre une autre image d'Auschwitz, tout aussi intolérable mais beaucoup plus déshumanisante par ses logiques honteuses et sa barbarie silencieuse. L'essence même de l'Homme, une analyse sociale et biologique entre 4 murs de barbelés traduits par le regard intelligent de Primo Levi. On en a lu, vu, entendu beaucoup sur Auschwitz, mais après "Si c'est un homme", on se sent de nouveau ignorant et bouleversé. Sublime!
Antalarion (Thuillies, Inscrit le 20 août 2010, 21 ans) - 28 août 2010 |
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| Poignant |
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Un témoignage poignant même si le style n’est pas larmoyant.Très bien écrit et très dérangeant aussi ! Un livre dont la lecture ne peut laisser indifférent.
Nb23 (Bruxelles, Inscrite le 26 août 2010, 44 ans) - 26 août 2010 |
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| Temoignage et littérature |
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Je ne vais pas répéter l'importance de ce texte en tant que témoignage mais je souhaiterais appuyer sur la grande qualité littéraire. Primo Levi a commencé à écrire pour raconter les camps mais il est également l’auteur d'une dizaine de livres autobiographiques et d'un recueil de poésie.
Yeaker (Dijon, Inscrit le 10 mars 2010, 38 ans) - 28 juillet 2010 |
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| si c'est un homme |
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Ce que Levi a bien mis en relief dans ce témoignage, et que l'on ne retrouve pas toujours dans d'autres, c'est les sensations de faim et de froid omniprésentes tout au long du livre. Il dépeint très bien le "marché noir" et les relations entre déportés et rappelle que dans les camps il y avait aussi des communistes, des homosexuels, des opposants politiques, des résistants, des tziganes,...
Clyne (, Inscrite le 3 juillet 2010, 26 ans) - 3 juillet 2010 |
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| L'horreur racontée |
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Tout a été dit dans les critiques précédentes. Je tenais juste à dire que je trouve toujours ces témoignages bouleversants. Impossible de rester insensible aux souffrances que ces personnes ont endurées. Quelle horreur! C'est bien qu'il y ait de tels livres pour ne jamais oublier.
Lalie2548 (, Inscrite le 7 avril 2010, 27 ans) - 6 mai 2010 |
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| SE QUESTO E UN UOMO |
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Encore une histoire sur les camps.
Tant mieux, car il n'y en aura jamais assez.
Une pierre de plus pour construire le monument de l'histoire, pour nous souvenir de ce que l'homme est capable de faire à un autre homme.
Pat (PARIS, Inscrit le 21 mars 2010, 48 ans) - 25 avril 2010 |
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| Bouleversant |
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Primo levi nous parle de son vécu dans les camps de concentration. C'est un livre très émouvant et il reste assez objectif ce qui est incroyable.J'ai eu du mal à le lire mais j'ai finalement réussi.
Mazal (, Inscrite le 15 avril 2008, 16 ans) - 17 avril 2010 |
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| Un témoignage précieux |
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Un livre qui atteste de l'horreur des camps de concentration et qui a comme particularité de ne pas présenter les événements trop chronologiquement, mais par thème : le travail, la sélection, la nuit etc.
Quel que soit le chapitre, on s'enfonce toujours plus dans l'horreur et la désolation. On a peine à croire que l'humanité ait pu tomber si bas.
Ce qui m'a également surpris à la lecture de ce libre, c'est la pudeur dont l'auteur fait part...la haine ne semble venir que d'un côté...
Boitahel (Paris, Inscrite le 27 janvier 2010, 27 ans) - 27 janvier 2010 |
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| Poignant ! |
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Un livre poignant .
Primo Levi prend soin de montrer l'étonnement des personnages enfermés et de (re)tracer l'impeccable organisation des nazis dans le camps . Une cruauté planifiée , construite et très bien élaborée.
"Si c'est un homme " est un témoignage hors pair . Très bien écrit et très bien raconté. Un des plus complets témoignages du génocide organisé lors de cette Seconde Guerre Mondiale. Un livre poignant et sans aucun doute très courageux . Il n'a pas dut être facile de se remémorer de tels évènements pendant l'écriture de cet ouvrage.
Bouiboui (, Inscrit le 14 décembre 2009, 21 ans) - 14 décembre 2009 |
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| Un livre pour ne pas oublier |
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Un énième roman sur les camps de concentration, pourrait-on croire au premier coup d'oeil. Mais ce livre n'est justement pas comme les autres. Il nous apporte quelque chose de plus. Comme il le dit lui-même, P.Levi ne juge pas, il constate. Son point de vue est on ne peut plus objectif et jamais il ne laisse la haine gouverner son roman. Chaque détail est retranscrit filèlement. P.Lévi brosse des portraits psychologiques poussés et essaie de comprendre en même temps que nous. C'est justement là que réside toute la force du récit. A travers les camps de concentrations, P.Lévi pose une réflexion sur le bien et le mal, mais il laisse au lecteur le soin d'interpréter et de juger par lui-même. Il raconte son histoire comme témoin et non comme accusateur, sans haine envers ses bourreaux.
L'écriture n'est pas spécialement belle, mais elle colle bien au récit. Tout le temps neutre, parfois teintée de philosophie, elle n'envoûte pas, mais informe. Pour ce genre de roman, cela suffit.
Primo Lévi rend un bel hommage aux victimes de l'holocauste. Un livre pour ne pas oublier l'un des événements les plus tragique de l'histoire.
Alexis92 (, Inscrit le 31 mai 2008, 19 ans) - 7 août 2009 |
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| un chef d'oeuvre |
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S'il n'y avait qu'un.
Un seul livre à lire sur la période de la deuxième guerre mondiale, je dirais que c'est celui-ci.
Pourquoi?
Tout a été dit dans les nombreux commentaires.
Ma raison principale est que jamais un livre ne m'a autant permis de comprendre la chance que l'on a de ne pas avoir vécu ce qu'a vécu Primo Levi et des millions de juifs exterminés ou survivants (les naufragés).
Sur le style de l'écriture, je voulais juste ajouter qu'il est merveilleux de simplicité.
Je ne l'ai lu qu'en français mais la traduction est vraiment formidable.
Lebowskijeff (paris, Inscrit le 19 mai 2009, 37 ans) - 22 mai 2009 |
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| Genre : Drame réel et autobiographique |
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Primo Levi était un homme, et une fois rentré à Auschwitz, n'est plus qu'un nombre. Primo Levi écrit un livre qui est un témoignage, pour que ce qui a été réel et nous paraît bien loin reste dans les mémoires. Un témoignage sobre, qui ne laisse paraître aucune rancune, aucun ressentiment face aux responsables de cet endroit. Nous retrouvons l'aspect du doute. Les détenus des camps hitlériens ne savaient pas forcément ce qui se passait sous leurs yeux. La solidarité n'existait pas forcément. Et la révolte n'était pas évidente, tant matériellement que moralement.
Un témoignage instructif, qui a sa place dans tout homme. Une sincérité offerte en même temps que le déchirement moral face à cette réalité historique et abominable.
Elouan.A (, Inscrit le 31 décembre 2008, 19 ans) - 3 janvier 2009 |
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| Une leçon |
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Un témoignage bouleversant et une souffrance morale presque insoutenable font de ce livre un chef d'oeuvre.
Kenzy Malone (, Inscrite le 28 décembre 2008, 31 ans) - 28 décembre 2008 |
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| Témoignage d’un passé pas si lointain |
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C’est un de ces livres qui marquent profondément. Sa force réside bien entendu dans le fait que c’est une histoire vraie qui est ici relatée. J’ai apprécié le style de l’auteur qui reste assez factuel et rend ainsi ce témoignage horrifiant accessible à tous.
Je le recommande à tous.
Ketchupy (Bourges, Inscrit le 29 avril 2006, 31 ans) - 27 décembre 2008 |
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| Oui mais |
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Oui c'est un incontournable de la littérature concentrationnaire.
Mais ( et oui il y a toujours un "mais"), ce n'est pas le plus véridique, le plus représentatif des camps de concentration.
Pourquoi? Et bien Levi était avant tout un humaniste, son récit sent l'humanisme à plein nez! Loin de moi l'idée de juger les protagonistes de l'histoire, mais il arrive souvent qu'on en veuille à ceux qui nous ont fait souffrir. L'auteur a trop de recul par rapport à ce qui c'est passé, il analyse trop, ce qui rend le récit moins vivant.
Cependant,on ne peut pas nier que c'est un des témoignage les plus important sur les camps (car probablement le plus souvent lu) et incontournable.
Smokey (Zone 51, Lille, Inscrite le 12 août 2008, 26 ans) - 5 septembre 2008 |
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| Choqué par les propos de Gooner et Vitalic |
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Ce livre est une bombre émotionnelle intense et remarquable.
Par contre, les critiques des deux internautes cités dans le titre de ma critique-éclair sont ahurissantes de stupidité.
Bookivore (MENUCOURT, Inscrit le 25 juin 2006, 29 ans) - 30 mai 2008 |
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| Me laisse un goût âcre dans la bouche... |
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Entièrement d'accord avec Vitalic. La référence aux pygmées est d'une confondante sottise, l'ensemble du couplet résonnant inéluctablement comme très, très maladroit. Difficile de mettre 0 à un témoignage par ailleurs assez instructif sur ce qu'a pu être la vie des camps ; mais ce dérapage saborde quand même beaucoup l'ensemble.
Gooneur (TOULOUSE, Inscrit le 14 janvier 2008, 28 ans) - 10 avril 2008 |
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| Il faut faire entendre Primo Levi ! |
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Les Nazis auront eu finalement la peau de Primo Levi qui n'admettra jamais d'avoir pu échapper à ce qui fut fatal à des millions d'autres internés comme lui dans des camps de concentration en se suicidant après avoir longuement témoigné et n'avoir pas forcément toujours été cru.
Le témoignage fait la force de ce livre mais ce qui lui donne toute sa dimension c'est la froideur avec laquelle les faits sont rapportés. Primo a tu toutes ses émotions, a voilé sa haine, a masqué son désir de vangeance - s'il en avait un - il a décrit sans passion, sans émotion pour être simplement entendu et peut-être écouté. Et tous n'ont pas écouté et certains n'ont même pas entendu !
Un livre qu'il faut faire lire !
Débézed (Besançon, Inscrit le 10 février 2008, 64 ans) - 4 mars 2008 |
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| rien à rajouter |
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Je suis comme tous les lecteurs bouleversés par ce témoignage, simple mais très efficace sur la vie des déportés. A transmettre à nos générations pour éviter que l'horreur ne se renouvelle, pourtant bien des génocides depuis !
Dudule (, Inscrite le 11 mars 2005, 47 ans) - 12 février 2008 |
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| Entrée dans les camps |
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En entrant dans ce livre il m'a semblé entrer dans les camps avec l'auteur et ses "camarades" de misére. On ressent l'enfer de ce lieu et les démons qui le gouvernent.Lors de ma lecture, je ressentais l'envie de vite refermer ce livre afin de fuire ces atrocites, insupportable à lire mais surtout à vivre....
Il y'a peut être mieux à lire sur les camps de concentrations, des livres plus choquants et plus violents...Mais dans ces lieux la violence et la haine étaient sans bornes.
Soleada (, Inscrite le 21 janvier 2007, 23 ans) - 6 novembre 2007 |
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| Bémol |
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Ayant entendu beaucoup d'éloges à propos de ce livre, je l'ai lu , il y a de cela quelques mois. J'ai plutot été déçu. Certains passages sont d'un ennui! Et le style de l'auteur n'est pas agréable. Certes on ne demande pas que ce soit un chef-d'oeuvre mais plutôt un témoignage mais même dans ce rôle ce livre est peu convaincant face à d'autres oeuvres tel qu' "une vie bouleversée" d'Etty Hillessum...
Witchboy (, Inscrit le 2 août 2007, 24 ans) - 2 août 2007 |
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| Ne pas oublier |
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Primo Lévi nous raconte son vécu par des mots simples, et sans aucune critique à l'égard des nazis. Il est très bien arrivé à faire le travail de l'historien, qui doit analyser les faits et rester objectif. Et je pense que c'est un exploit d'être si objectif, malgrè que ce soit lui la victime. Tout le monde devrait lire ce livre, pour ne pas oublier, pour ne pas reproduire cette horreur.
PA57 (, Inscrite le 25 octobre 2006, 29 ans) - 16 juillet 2007 |
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| et cependant |
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pour faire TRES GROS, Levi écrit "il faut tout de même vivre..."...... puis, il finit par se suicider, à cause de cela, de la déshumanisation qu'il a vue, parce qu'il a compris que les bourreaux ignobles étaient des gens ordinaires, et que ça lui était devenu insupportable.
Sans doute, intellectuellement, il faut vivre, mais le fait d'avoir vécu cette horreur indicible rend cette "survie" impossible... comme s'il n'y avait, peut-être, aucun espoir
Attentif (, Inscrit le 15 novembre 2006, 79 ans) - 28 novembre 2006 |
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| une claque en pleine figure! |
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Peu de choses à rajouter... livre exceptionnel, des détails impensables, une ignominie, un scandale.... Bref il faut le lire, il faut le relire, il faut absoluement en prendre connaissance! Un témoignage boulversant!
Bibou379 (, Inscrite le 26 mai 2005, 27 ans) - 30 octobre 2006 |
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| témoignage majeur |
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Que dire de plus sur ce livre témoignage,plus puissant pour moi que Jorge Semprun, plus sombre qu'Imre Kertesz, Primo Levi a retranscrit une partie de l'horreur des camps par son style épuré.
Voici un extrait de "la trêve" du même Primo Levi qui pour moi est très puissante : " Ici, ce n'est pas un hôpital. C'est un camp allemand, il s'appelle Auschwitz et on n'en sort que par la cheminée. C'est comme ça; si ça ne te plaît pas, tu n'as qu'à aller toucher les fils électriques"
Soili (, Inscrit le 28 mars 2005, 39 ans) - 8 septembre 2006 |
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| Autopsie du génocide |
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Comment survivre le moins mal possible à l'internement dans un camp de concentration et d'extermination ? Primo Levi s'y prend remarquablement par une description quasi-clinique truffée d'anecdotes, qui permet tout autant de prendre la mesure de ce qu'on n'ose même pas imaginer et d'adopter la distance que l'on désire quand cela devient trop dur.
Ce qui m'a frappé a été la répartition des détenus par "type" d'internement, par origine géographique et pour les raisons, les entr'aides au quotidien, bien sûr la dévitalisation des prisonniers et la manière de se raccrocher au moindre détail pour résister.
Primo Levi a eu la "chance" de pouvoir travailler au laboratoire de chimie du camp, ce qui lui a permis de se réchauffer un peu.
L'écrit en lui-même est suivi des réponses aux questions qu'on lui a le plus posées, épilogue que j'ai trouvé passionnant.
Indispensable pour son devoir de mémoire.
Veneziano (Paris 16e (ex-village d'Auteuil), Inscrit le 4 mai 2005, 34 ans) - 19 août 2006 |
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| Déresponsables |
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Dès les premières pages ce livre nous plonge dans un océan de réflexions. Je l’ai lu comme l’auteur l’a écrit, c’est-à-dire comme le compte-rendu d’une expérience de laboratoire sur l’âme humaine. La description méthodique des conditions extrêmes de vie à Auschwitz, l'énumération patiente des souffrances endurées par le narrateur ainsi que le fil de ses réflexions, la poignante froideur de son récit qui s'adresse directement à notre intelligence, tout cela force à s’interroger sur la notion même des conditions initiales de l'humanité, ce que le titre résume parfaitement : un homme, qu’est-ce que c’est ?
Un passage au début du livre m’a particulièrement frappé. La scène décrit l’arrivée à Auschwitz.
"Une dizaine de SS, plantés sur leurs jambes écartées, se tenaient à distance, l'air indifférent. A un moment donné ils s'approchèrent, et sans élever la voix, le visage impassible, ils se mirent à interroger certains d'entre nous en les prenant à part, rapidement : " Quel âge? En bonne santé ou malade ? " et selon la réponse, ils nous indiquaient deux directions différentes. "
Tout baignait dans un silence d'aquarium, de scène vue en rêve. Là où nous nous attendions à quelque chose de terrible, d'apocalyptique, nous trouvions, apparemment, de simples agents de police. C'était à la fois déconcertant et désarmant. Quelqu'un osa s'inquiéter des bagages. Ils lui dirent " bagages, après "; un autre ne voulait pas quitter sa femme ils lui dirent " après, de nouveau ensemble " ; beaucoup de mères refusaient de se séparer de leurs enfants : ils leur dirent " bon, bon, rester avec enfants ".
Sans jamais se départir de la tranquille assurance de qui ne fait qu'accomplir son travail de tous les jours; mais comme Renzo s'attardait un peu trop à dire adieu à Francesca, sa fiancée, d'un seul coup en pleine figure ils l'envoyèrent rouler à terre : c'était leur travail de tous les jours."
On ne peut pas mieux parler et plus sobrement de la déresponsabilisation. Aujourd’hui encore, sur un mode certes moins tragique, nous souffrons des maux qui nous sont infligés par nos frères déresponsables. Tous les jours nous croisons des individus, qui à l’instar de ces SS, se réfugient derrière un devoir, une mission (ou une démission), une règle du jeu ou que sais-je et s’abandonnent en toute innocence à l’opium de la déresponsabilisation.
Pablito (, Inscrit le 16 août 2005, 57 ans) - 5 juillet 2006 |
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| comment dire et lire l'indicible |
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Je ne suis pas certaine qu'Elyria et moi ayons lu le même livre, ou plutôt, j'en suis certaine, mais nous n'avons pas la même capacité d'empathie (en a-t-elle ?)
Comment Primo Levi aurait-il pu écrire un livre dans lequel il nous impliquerait ? cela aurait signifié pour lui revivre ce qu'a été cet épisode de sa vie, comment aurait-il pu survivre à cette plongée dans un cauchemar si réel pour lui, il en serait mort. D'ailleurs, il en est mort !
Un peu d'empathie, Elyria, moins de sécheresse de coeur, les camps de concentration sont une réalité, ils ne sont pas là pour qu'on s'y "implique" (quel terme odieux!)
Si tu as besoin de spectacle, de scénarisation pour être émue, il reste La liste de Schindler.
Ce n'est pas un roman mais un témoignage, Primo Levi ne cherche pas à distraire un lecteur, mais couche sur le papier ce qu'il a vécu, et cette atonalité est non seulement glaçante, mais selon moi, elle était le seul moyen pour lui de raconter son expérience des camps.
Vda (, Inscrite le 11 janvier 2006, 36 ans) - 22 juin 2006 |
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| un style qui n'est pas assez personnel |
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alors oui, bien sûr on n'en ressort pas comme quand on y est rentré mais le style empêche de s'impliquer dans l'histoire: c'est comme si l'auteur, tout en nous racontant son histoire nous laissait à part. Peut être est-ce un réflexe, je ne sais pas, mais j'ai vraiment pas réussi à rentrer dedans, je sais que c'est tragique ce qui s'est passé à Auschwitz mais ce livre a pour moi été bien moins choquant que de voir et de parler aux déportés. Peut-être est-ce une expérience que je comprend mieux à l'oral mais le style de Primo Levi est bien trop impersonnel à mon gout: en voulant se faire simple témoin de son passage au Lager, Primo Levi ne nous fait pas vivre cela correctement, à mon avis.
Elyria (, Inscrite le 25 mars 2006, 20 ans) - 22 juin 2006 |
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| se questo è un uomo |
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J'ai du lire ce livre en Terminale, et jamais je ne remercierai assez M.Tourrel (big dédicace mdr) de nous l'avoir imposé! En plus je suis tombée dessus au bac et j'ai tout déchiré! lol
C'est un livre tellement poignant, tellement réel et tellement tragique!!! Voilà enfin un livre qui parle des camps sans en faire trop, avec des mots simples, des gens vrais et qui relate pourtant une situation tellement atroce!
J'ai lu, j'ai pleuré, j'ai ri, j'ai repleuré...et je l'ai relu en italien cette fois, suivi de La Tregua, bien plus poignant encore en italien selon moi!
Merci Primo!!!
Prouprette (Bourg en bresse, Inscrite le 5 février 2006, 27 ans) - 8 mai 2006 |
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| mode d'emploi pour déshumaniser un homme... |
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Cette autobiographie de Primo Lévi se rapproche plus du témoignage que de la vraie autobiographie. Il raconte de loin ce qu'il a vu en essayant de ne pas faire transparaître ses sentiments... mais nous comprenons que cela est impossible. Être un homme, être au dessus de tous les animaux, est un bien grand mot... Dans ce récit, Primo Lévi nous apprend à quel point il est facile de rabattre un être humain à l'état animal tout simplement en le traitant comme un animal...
L'instinct de survie devient alors indispensable dans le camp et je n'ai rien d'autre à rajouter à part que ce récit est terriblement bouleversant et qu'il donne une description des camps de concentration aussi précise que possible grace au fait que l'auteur fait un témoignage sur les camps et la souffrance et non pas sur lui même...
Un témoignage terrible, une histoire bouleversante et une marque indélébile, cette autobiographie de Lévi est une véritable source d'informations et nous pourrions le considérer comme un chef-d'oeuvre révélant la véritable nature humaine et comment la détruire simplement par la haine envers une "race" autre que la sienne...
Estel (Briançon, Inscrite le 9 février 2006, 23 ans) - 17 mars 2006 |
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| ...... |
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Surement un des plus beaux livres que j'ai lu car c'était vraiment comme ça ... je pense qu'en tant qu'être humain c'est notre devoir de savoir. Il est important d'avoir lu ce livre si important à mes yeux ...
Valentina (, Inscrite le 10 février 2006, 20 ans) - 10 février 2006 |
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| Récit historique |
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voici un livre qui m'a tenu en haleine du début à la fin. Comment a t-il fait? pourquoi ? Mais l'auteur ne juge pas. Comment ne pas porter un jugement sur cette période!!
Un livre à lire à conseiller pour ne pas oublier
Francois jean (ROUBAIX, Inscrit le 23 mars 2005, 58 ans) - 3 février 2006 |
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| L'espoir |
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Oui, vous avez tous raison, ce livre est un sommet de la littérature mondiale, il n'y a rien à ajouter à vos propos, si ce n'est que je suis émerveillé de voir le nombre de jeunes critiqueurs de 16, 17 ou 20 ans qui ont été marqués par sa lecture, et qui le disent. Là, il y a de quoi espérer en un monde meilleur malgré les néo-nazis qui osent relever la tête. Bravo à vous, Vitalic, Teardrop, Lileene, Vanco, Banzaille, ABsolution, etc. Vous êtes l'espoir de ce monde.
Le rat des champs (, Inscrit le 12 juillet 2005, 61 ans) - 27 novembre 2005 |
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| N'oubliez pas que cela fut... |
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Voici une énième critique du témoignage de Primo Levi. Pourquoi me direz vous ? Parce qu'on ne parlera jamais assez des atrocités faites dans les camps par les nazis. Parce qu'on doit lutter contre l'oubli. Parce qu'il est s'agit d'un devoir de mémoire.
Levi a écrit un témoignage bouleversant, poignant qui raconte l'indicible avec des mots si justes.
A lire.
Manon (Paris, Inscrite le 31 juillet 2005, 23 ans) - 26 novembre 2005 |
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| Dur mais nécessaire |
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D'habitude je lis un livre plutôt rapidement. Ca n'a pas été le cas pour celui-ci. Tout d'abord parce que l'on entre dans l'intimité de l'horreur et ensuite parce qu'il faut, je pense, le lire lentement pour mieux comprendre ce qu'ont subit toutes ces personnes qui ont été forcés de regarder l'enfer dans les yeux et de vivre avec cette vision dégradante de l'Homme toute leur vie... s'ils survivaient.
Lileene (, Inscrite le 5 mai 2004, 27 ans) - 19 octobre 2005 |
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| Emotion |
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Ce livre m'a vraiment beaucoup ému car ce qu'il raconte, peu de personnes ont pu le faire en l'ayant vécu de l'intérieur.
Pour répondre à certains commentaires, je pense que s'il s'est suicidé après tout cela, c'est qu'il ne devait pas être facile de vivre en se souvenant de tout cela. Il a essayé, il y est arrivé, mais ce genre d'expérience marque à vie! (ce n'est que mon opinion)
Enfin, Vitalic trouve Primo Lévi arrogant.... je ne crois pas, qui n'a pas pensé que les nazis ont essayé de transformer les hommes en animaux?? N'oublions pas que certains nazis prenaient des hommes pour des chiens et eux étaient heureux car cela leur assurait un repas et un place au chaud pour dormir!!!
Et je ne pense absolument pas que le passage cité soit raciste... Pour pygmées, aller voir dans un dictionnaire!!
Clairesrc (, Inscrite le 5 avril 2005, 27 ans) - 7 septembre 2005 |
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| chef d'oeuvre |
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C'est en lisant des chef d'oeuvres tels que "si c'est un homme" qu'on ressent le besoin d'étudier l'histoire, à défaut de pouvoir la comprendre. Primo Lévi nous sauve, en racontant si bien son douloureux passé il peut, qui sait? , nous éviter des erreurs...
Azerty61 (normandie, Inscrite le 3 août 2005, 24 ans) - 5 août 2005 |
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| UN LIVRE QUI VOUS PREND AUX TRIPES |
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Que dire encore sur ce livre, qui n'ait déjà été dit dans les critiques précédentes... une seule chose peut-être il s'agit d'un livre qui vous prend aux tripes, un livre dont on ne ressort pas pareil après l'avoir lu... et que je conseille à tout le monde de lire...
Quand à VITALIC, cité plus bas, je suis scandalisé par ta critique...il est évident que tu N'A PAS lu lce livre... sinon comment oserais tu traiter LEVI de raciste, alors qu'après tout le mal (et le mot est faible) que les nazis lui ont fait, tu ne trouvera nulle part dans ce livre une remarque déplacée, un juron, un mot raciste, un reproche quelconque contre non seulement les nazis, mais même contre le peuple Allemand...
Tous ceux qui ONT LU ce livre peuvent te le dire...
Nous sommes en train de parler là d'un des plus grands livres jamais écrits sur l'holocauste, crois tu vraiment ne fut-ce-que qu'un instant que ce livre aurait une telle renommée, une telle réputation, plus de 50 ans après sa parution, s'il contenait des propos racistes...
LIS LE LIVRE et tu feras une idée par toi-même, ne juge pas le livre sur une simple citation sortie de son contexte...
Septularisen (Luxembourg, Inscrit le 7 août 2004, 44 ans) - 23 juin 2005 |
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| ferme les yeux |
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Ce qui frappe aussi, c'est qu'on puisse écrire ça après une telle épreuve :
"Pour rentrer à la Buda, il faut traverser un terrain vague encombré de poutres et de treillis métalliques empilés les uns sur les autres. Le câble d'acier d'un treuil nous barre le passage ; Alex l'empoigne pour l'enjamber, mais, Donnerwetter, le voilà qui jure en regardant sa main pleine de cambouis. Entre-temps je suis arrivé à sa hauteur : sans haine et sans sarcasme, Alex s'essuie la paume et le dos de la main sur mon épaule pour se nettoyer ; et il serait tout surpris, Alex, la brute innocente, si quelqu'un venait lui dire que c'est sur un tel acte qu'aujourd'hui je le juge, lui et Pannwitz, et tous ses nombreux semblables, grands et petits, à Auschwitz et partout ailleurs."
Julius (, Inscrit le 24 novembre 2004, 38 ans) - 17 juin 2005 |
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| Sous-traitance à Auschwitz |
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Ce qui frappe à cette lecture, quand on ne la connaissait que par ouï-dire, ce ne sont pas tant les brutalités nazies, mille fois répertoriés depuis. Peu d'Allemands dans le camp. Passé l'accueil aboyant du kommandant (sur fond de romance à la mode jouée par l'orchestre!), ils ont passé le relais aux prisonniers eux-mêmes, Polonais, Italiens, Français, pour se détruire à petit feu les uns les autres en échange d'un peu de pain, de soupe, d'un peu de survie.
Ce qui frappe, c'est l'organisation souterraine du camp, avec son marché noir vaguement toléré, les ruses pour échapper aux sélections, à la fatigue quand elle devient mortelle; le fait que les catégories qui ont survécu aient eu leur utilité : le cordonnier, l'homosexuel, le cuisinier, le fou marrant... (Primo Lévi était chimiste - d'où, peut-être, cette écriture efficace et concise, pas larmoyante)
Comme dans "Shoah" de Lanzmann, le plus éprouvant à soutenir, c'est ce quotidien plein de petits détails qui banalisent l'épouvantable. Pire qu'un carnage.
Julie D (Paris, Inscrite le 15 juin 2005, 51 ans) - 17 juin 2005 |
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| N'oublions pas ! |
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un livre terrifiant, bouleversant sur l'univers concentrationnaire . Les hommes avilis à l'état d'animalité, il ne sont plus que des "häflings"( numéro). Primo nous décrit l'univers des déportés, avec une telle objectivité en aucun cas il ne dit de méchanceté . Il a un tel recul lorsqu'il l'a écrit ! En revanche il nous met en garde dans le poème en exergue "shèma" ,"vous qui vivez en toute quiétude" "souvenez vous" Tel le livre de Dante il nous plonge en enfer ! Lentement dans chaque cercle le lecteur descend. C'est un livre qui nous laisse sans voix , et qui vous met face à l'horreur et à la bêtise humaine. pas de mots pour décrire cela!
Ice-like-eyes (nantes, Inscrite le 26 mars 2005, 27 ans) - 3 juin 2005 |
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| Quel témoignage!! |
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A lire absolument pour ceux qui ne l'ont pas encore fait, il fait partie des livres les plus émouvants que j'ai lu jusqu'à présent. C'est inexplicable
Nousikamibo (Bruxelles, Inscrite le 9 novembre 2004, 37 ans) - 31 mai 2005 |
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| Un témoignage captivant... |
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... et bouleversant.
Comment expliquer tant d'horreur, tant de souffrance dans un seul livre ?
Primo Levi s'y attelle quand même, et son témoignage est à ne pas manquer.
Pour celui ou celle qui a posé la question "pourquoi s'est-il suicidé", certaines horreurs ne s'oublient pas. Et je pense qu'il a été hanté par les horreurs de la guerre tout le reste de sa vie.
Teardrop (, Inscrite le 25 mai 2005, 24 ans) - 25 mai 2005 |
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| Qui peut m' aider...SVP |
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Qui a une idée du pourquoi Primo Levy a mis fin a ses jours? Je me suis toujours dit qu' après tant de souffrances (et le mot est bien faible...)un homme comme lui n' aurait pas pu se faire mourir....Alors maladie? chagrin d' amour ou d' amitié ?...( j' en douterais encore...)...Désespoir? Isolement?...
Martin Grey avait lui aussi été tenté par l' idée de se donner la mort....Mais on peut comprendre pourquoi...
Mais pour Primo LEVY...qelqu' un sait il???
MERCI!!!
Thierrychayo (, Inscrit le 7 mai 2005, 54 ans) - 7 mai 2005 |
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| oui, mais... |
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"Celui qui tue est un homme, celui qui commet ou subit une injustice est un homme. Mais celui qui se laisse aller au point de partager son lit avec un cadavre, celui-là n'est pas un homme. Celui qui a attendu que son voisin finisse de mourir pour lui prendre un quart de pain, est, même s'il n'est pas fautif, plus éloigné du modèle de l'homme pensant que le plus fruste des Pygmées et le plus abominable des sadiques."
Kreen78 - Massy - 26 ans - 10 avril 2005
Je pense que pour une victime du Nazisme, Primo Levy est bien arrogant.
C'est quoi des "Pygmées" ?.
Faut que quelqu'un m'explique, je ne comprends le sens de sa citation.
La communauté noire peut se prononcer, moi çà me choque que Kreen78 cite ce passage qui sent le racisme à plein nez.
Un blanc.
Vitalic (, Inscrit le 5 mai 2005, 32 ans) - 5 mai 2005 |
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| Quel témoignage ! |
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En cette année commémorative, voilà un livre à relire. Ce qui est incroyable dans ce bouquin, c'est que Primo Levi n'a aucune haine envers ses bourreaux. Il raconte ce qu'il a subi avec une pudeur exceptionnelle et ne semble même pas avoir de rancune et c'est ce qui fait la force de ce livre et montre à quel point le sentiment d'aliénation dans les Lager ôtait aux hommes toute forme de révolte. Poignant.
Oxymore (Nantes, Inscrit le 25 mars 2005, 40 ans) - 1 mai 2005 |
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| Petit poème d'Aragon qui illustre bien le livre (enfin il s'agit de Dachau) |
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CHANSON POUR OUBLIER DACHAU
Nul ne réveillera cette nuit les dormeurs
Il n’y aura pas courir les pieds nus dans la neige
Il ne faudra pas se tenir les poings sur les hanches jusqu’au matin
Ni marquer le pas le genou plié devant un gymnasiarque dément
Les femmes de quatre-vingt-trois ans les cardiaques ceux qui justement
Ont la fièvre ou des douleurs articulaires ou
Je ne sais pas moi les tuberculeux
N’écouteront pas les pas dans l’ambre qui s’approchent
Regardant leurs doigts déjà qui s’en vont en fumée
Nul ne réveillera cette nuit les dormeurs
Ton corps n’est plus le chien qui rôde et qui ramasse
Dans l’ordure ce qui peut lui faire un repas
Ton corps n’est plus le chien qui saute sous le fouet
Ton corps n’est plus cette dérive aux eaux d’Europe
Ton corps n’est plus cette stagnation cette rancœur
Ton corps n’est plus la promiscuité des autres
N’est plus sa propre puanteur
Homme ou femme tu dors dans des linges lavés
Ton corps
Quand tes yeux sont fermés quelles sont les images qui repassent au fond de leur obscur écrin
Quelle chasse est ouverte et quel monstre marin
Fuit devant les harpons d’un souvenir sauvage
Quand tes yeux sont fermés revois-tu revoit-on
Mourir aurait été si doux à l’instant même
Dans l’épouvante où l’équilibre est stratagème
Le cadavre debout dans l’ombre du wagon
Quand tes yeux sont fermés quel charançon les ronge
Quand tes yeux sont fermés les loups font-ils le beau
Quand tes yeux sont fermés ainsi que les tombeaux
Tes yeux
Homme ou femme retour d’enfer familiers d’autres crépuscules
Le goût de souffre gâtant le pain frais
Les réflexes démeusurés à la quiétude villageoise de la vie
Comparant tout sans le vouloir à la torture
Déshabillés de tout
Hommes et femmes inhabiles à ce semblant de bonheur revenu
Les mains timides aux têtes d’enfants
Le cœur étonné de battre
Leurs yeux
Derrière leurs yeux pourtant cette histoire
Cette conscience de l’abîme
Et l’abîme
Ou c’est trop d’une fois pour l’homme d’être tombé
Il y a dans ce monde nouveau tant de gens
Pour qui plus jamais ne sera naturel la douceur
Il y a dans ce monde ancien tant et tant de gens
Pour qui douceur est désormais étrange
Il y a dans ce monde ancien et nouveau tant de gens
Que leur propre enfants ne pourront pas comprendre
Oh vous qui passez
Ne réveillez pas cette nuit les dormeurs
Louis Aragon
Absolution (Quiévy, Inscrite le 5 avril 2005, 23 ans) - 11 avril 2005 |
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| Traumatisante réalité |
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Ce témoignage fait vraiment parti des bouquins à lire pour comprendre ce passage que nous n'avons pas vécu, et qui, finalement, n'est pas si lointain que ça. C'est déchirant, j'ai eu plusieurs fois les larmes aux yeux, je me suis juste imaginé Primo Levi, imaginé la souffrance et les atrocités qu'il a vues et vécues. Il a écrit, lors d'une question ("A quels facteurs attribuez-vous le fait d'être encore en vie?) : "... ce qui a peut-être également joué, c'est la volonté que j'ai tenacement conservée, même aux heures les plus sombres, de toujours voir, en mes camarades et en moi-même, des hommes et non des choses, et d'éviter ainsi cette humiliation, cette démoralisation, totales qui pour beaucoup aboutissaient au naufrage spirituel." Rappelons que Primo Levi s'est donné la mort en 1987...
Je terminerai par ceci : "Celui qui tue est un homme, celui qui commet ou subit une injustice est un homme. Mais celui qui se laisse aller au point de partager son lit avec un cadavre, celui-là n'est pas un homme. Celui qui a attendu que son voisin finisse de mourir pour lui prendre un quart de pain, est, même s'il n'est pas fautif, plus éloigné du modèle de l'homme pensant que le plus fruste des Pygmées et le plus abominable des sadiques."
Kreen78 (Massy, Inscrite le 11 septembre 2004, 33 ans) - 10 avril 2005 |
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| Respect. |
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Ce n'est pas possible de commenter un témoignage comme celui-là, les mots sont impuissants à transcrire tout ce qu'on peut ressentir, la multitude d'émotions mais aussi l'abîme de réflexions qu'il entraîne, le profond changement qui s'impose après sa lecture, en soi, dans ses actes, tout ce qu'on voudrait pouvoir faire et changer de sa propre attitude....
Ou alors on emprunte ses mots à lui, on dit :
"Mais dans la haine nazie, il n'y a rien de rationnel : c'est une haine qui n'est pas en nous, qui est étrangère à l'homme, c'est un fruit vénéneux issu de la funeste souche du fascisme, et qui est en même temps au-dehors et au-delà du fascisme même. Nous ne pouvons pas la comprendre; mais nous pouvons et nous devons comprendre d'où elle est issue, et nous tenir sur nos gardes. Si la comprendre est impossible, la connaître est nécessaire, parce que ce qui est arrivé peut recommencer, les consciences peuvent à nouveau être déviées et obscurcies : les nôtres aussi."
L'univers concentrationnaire, au jour le jour, avec une analyse très poussée des comportements, avec des faits bruts et dépassionnés, tout, absolument tout est dans ce livre.
Il y a une vie avant et après avoir lu Primo Levi, il FAUT le lire.
Mais vous ne dormirez pas très bien pendant quelques temps, des phrases au fer rouge passeront sous vos pensées à tout moment de la journée, c'est le prix à payer.
Cuné (, Inscrite le 16 février 2004, 44 ans) - 1 mars 2005 |
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| L'Holocauste est toujours d'actualité |
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Comme tous les participants, je me souviens d'avoir été très touché par ce témoignage de Lévi Primo. Et ma lecture m'a amené à la conclusion de ce participant qui a écrit : "On doit réactiver cette mémoire du passé car on peut de nouveau être endormi par ces discours dithyrambiques et utopiques de ces thuriféraires philanthropes."
Hitler s'est présenté comme le sauveur de l'Allemagne à la suite du marasme économique de 1930. Le romancier Pierre Tourangeau complète très bien ma pensée : "Il faut toujours se méfier de ceux qui veulent vous sauver malgré vous, parce que la foi ne déplace pas que les montagnes, elle peut aussi vous crucifier dessus, ça s´est déjà vu. Elle peut même vous transformer en saint guerrier et vous lancer à l´assaut des mécréants jusqu´à leur extermination totale. C´est ce qui permettait de porter aux nues des ordures et des assassins de la trempe des Lénine, Staline, Mao et Pol Pot. Sur l´autel où ils rêvaient de convoler en justes noces avec l´histoire, qu´importaient donc quelques millions de morts si au bout de l´exercice l´homme et sa société s´en trouvaient transformés pour le mieux?"
Le sauveur moustachu s'appuyant sur une utopie heideggerienne continue encore aujourd'hui à faire des victimes. Des juifs se suicident encore à travers le monde comme le prouve le roman d'Alain Gagnon, Jakob fils de Jakob, commenté sur le site. Il s'agit de la vie romancé d'un rescapé de la Shoah qui s'est refugié au Canada et qui s'est enlevé la vie en se brûlant comme un bonze à Montréal.
Libris québécis (Montréal, Inscrit le 22 novembre 2002, 70 ans) - 8 février 2005 |
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| Auschwitz, commémoration douloureuse ! |
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On ne peut pas passer actuellement, en cette période de commémoration de la libération d’Auschwitz, à côté de livres ou magazines nouveaux et anciens sur la déportation et les camps de concentration.
Si c’est un homme de Primo Levi est un ouvrage important sur le génocide juif. Il est un des premiers à avoir témoigné sur ces atrocités. Aussi, il est très intéressant de lire une édition qui parle de la vie de ce livre. De voir qu’il fut tiré à peu d’exemplaire et est vite passé dans l’oubli pour ne reparaître que beaucoup d’années plus tard.
Pour ma part j’ai lu l’édition Pocket qui comporte un appendice, fait en 1976, d’une quarantaine de page ou Primo Levi parle de ce qu’il est depuis Auschwitz. Il mentionne aussi les nombreuses questions qui lui sont continuellement posées. Il parle de ces anciens compagnons qui ont tout comme lui pu échapper à cette extermination. Comment ils se sont reconstruits.
Sans haine ni vengeance, il rend responsable tous ces exécuteurs zélés d’ordre inhumain, qui étaient des hommes quelconques. Ce n’étaient pas des bourreaux-nés dit Primo Levi : « Les monstres existent, mais ils sont trop peu nombreux pour être vraiment dangereux ; ceux qui sont plus dangereux ce sont les hommes ordinaires, les fonctionnaires prêts à croire et à obéir sans discuter, comme Eichmann, comme Höss, le commandant d’Auschwitz, comme Stangl, le commandant de Treblinka, … »
Nous avons aussi eu en France nos zélés comme Papon et autres.
Hitler n’est pas le seul responsable. Il faut méditer sur ce qui c’est produit. Hitler et Mussolini étaient crus, applaudis, admirés, adorés comme des dieux.
On doit réactiver cette mémoire du passer car on peut de nouveau être endormi par ces discours dithyrambiques et utopiques de ces thuriféraires philanthropes.
C’est un livre sur le souvenir, une sorte de panthéon pour toutes ces victimes de l’extermination.
THYSBE (, Inscrite le 10 avril 2004, 54 ans) - 8 février 2005 |
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| pour ne pas oublier.... |
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j'ai trouvé ce livre......bouleversant!je l'ai lu il y a maintenant 2ans et j'en garde un souvenir aussi frais que si c'était hier!son témoignage était pour moi en quelque sorte la porte d'entrée à la lecture des récits de la shoah.Il reste le livre le plus précis et le plus dur que j'ai lu sur la vie dans les camps nazis!un véritable chef-d'oeuvre!
Lalaith (, Inscrite le 18 juillet 2004, 26 ans) - 18 juillet 2004 |
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| que rajouter ? indispensable |
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juste un commentaire; une page de Levi est plus efficace pour le devoir de mémoire qu'une année de brouhaha médiatique.....
Karl glogauer (, Inscrit le 17 mai 2004, 37 ans) - 5 juin 2004 |
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| 4/5 mais c'est un chef-d'oeuvre ! 5/5 c'est un minimum |
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Un livre sur l'homme à travers la vie des camps.
Sociologues, psychologues et historiens seront ravis.
C'est plus qu'un témoignage, c'est une étude, un livre sur l'homme et son instinct.
Drclic (Paris, Inscrit le 13 mars 2004, 35 ans) - 13 avril 2004 |
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| Témoignage à Charge |
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C'est la première fois que je lis sur le sujet de l'holocauste, et j'éprouvais avant de commencer une sourde appréhension, comme celle que je ressens avant de regarder un film qui , je le sais , sera extrêment violent, ou avant tout autre chose qui risque de me heurter profondément. J'y suis entré un peu à reculons, en craignant d'y rencontrer le plus infâme des infâmes, et le plus profond voyage dans l'horreur. Et finalement , au fil des pages , on rencontre autre chose.....le témoignage d'un jeune italien juif de 24 ans , chimiste, qui explique avec une étonnante distance la (sur)vie au "Lager", les reglements contraires et complexes, la vie quotiodienne, le travail. Toujours , c'est l'homme de science qui explique, analysant l'âme humaine dans les conditions d'Auscwitz, tel un ethnologue , tel un sociologue, il décortique ,et dissèque la déshumanisation organisée de l'appareil concentrationnaire Nazi. Car , c'est la l'un des pires et plus grand enseignement du livre, les camps étaient bien entendu des immondes machines de mort(près de 20000 morts dans les pires journées!!), mais les hommes qu'on envoyait aux chambres à gaz, n'avaient plus grands choses des hommes qu'ils avaient été seulement quelques mois auparavant, en effet , tant toutes les structures de la vie en société, toute leurs écucations avaient été broyées. Ce livre est un témoignage, un témoignage à charge, devant le plus grand tribunal qui soit , celui de l'humanité. Voila pourquoi nous devons tous livre ce livre!
"Vous qui vivez en toute quiétude,
bien au chaud dans vos maisons,
vous qui trouvez le soir en rentrant,
le table mise et les visages amis,
Considérez si c'est un homme,
Que celui qui peine dans la boue,
Qui ne connait point de repos,
Qui se bat pour un quignon de pain,
Qui meurt pour un oui ou pour un non,
Considérez si c'est une femme
Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux
Et jusqu'à la force de se souvenir,
Les yeux vides et le sein froid
Comme une grenouille en hiver.
N'oubliez pas que ce fut,
Non, ne l'oubliez pas:
Gravez ces mots dans votre coeur.
Pensez y chez vous, dans la rue,
En vous couchant ,en vous levant;
Répétez le à vos enfants.
Ou que votre maison s'écroule,
Que la maladie vous accable,
Que vos enfants se détournent de vous."
Primo Levi
V4nco (Mouscron, Inscrit le 19 février 2004, 31 ans) - 17 mars 2004 |
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| Absurdité de l'homme |
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Jusqu'où l'homme peut-il aller dans l'art de l'annihilation de son prochain ? Chaque phrase est un electrochoc. On en a la nausée, mais c'est arrivé. Tout cela est arrivé, et on ne peut que s'en sentir encore plus mal.
Je n'arrive pas à comprendre...
Manu55 (João Pessoa, Inscrit le 21 janvier 2004, 38 ans) - 21 janvier 2004 |
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| Est-ce un homme?? |
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Au bac blanc, il y a 2ans,j'avais comme sujet d'expliquer la forme particulière du titre et ce que cela pouvait signifier à travers l'étude du livre et du poème de Levi...Le titre montre clairement l'interrogation de l'auteur et sa crainte de ne plus être un homme après son expérience du camp de concentration. Et l'on sent que l'écriture même est vécue comme un voyage initiatique afin de se prouver à lui-même son humanité: par exemple, avec le militaire qui continue à répéter les gestes de la vie quotidienne comme sa toilette, marque de sa vie d'homme! Mais Levi a aussi un réveil douloureux lorsqu'à la fin, il partage sa couchette avec un cadavre, perdant ainsi son humanité d'après lui!! Sans apitoiement, Levi a le courage de nous livrer sa souffrance à l'état pur: et si c'était cela, être un homme?...
Banzaille (Rennes, Inscrite le 14 janvier 2004, 28 ans) - 21 janvier 2004 |
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| Petite rectification de la rectification... |
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Pour autant que cela soit utile... Je ne conteste en rien, bien sûr, la première phrase de "Si c'est un homme" citée par Zoom. Il est vrai que Primo Lévy est arrivé à Auschwitz en 44. Il est cependant tout à fait vrai aussi qu'il a été fait prisonnier avec d'autres maquisards en Piemont en 1943. Peut-être ce petit délai lui a-t-il été salutaire ? En effet, la phrase de ma critique peut faire croire qu'il a été arrêté et immédiatement envoyé à Auschwitz, mais telle n'était pas mon intention. Comme quoi, à parfois vouloir faire trop court...
Jules (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 67 ans) - 3 septembre 2002 |
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| l'homme sans l'humain |
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Petite rectification de la critique de Jules
car la première phrase du livre commence par " j'ai eu la chance de n’être déporté à Auschwitz qu’en 1944, alors que etc... " Découvrant cet été, dans une librairie française, un présentoir des " livres au programme des lycéens français ", j'ai été attirée par ce nom , connu, " Primo Levi ", dont j'ignorais l’histoire, entre Stendhal et autres Barjavel, Perrec, etc. Je comprends qu’il soit au programme de la mémoire des lycéens. C’est un livre fort, choc, bouleversant. On aimerait que ce soit de la science fiction. Mais c'est la vie d’une année d’un homme, qui perd son âme. Comme tous les autres à ses côtés.
Et cet homme qui perd sa dimension humaine est surhumain, sous-humain, inhumain : que dire. C’est décrit comme un rapport scientifique, sans plainte, sans sensiblerie aucune.
La seule force qui fait mouvoir ces hommes est " ne pas mourir ", rien d'autre ne compte. Même pas l'espoir. Rien. La solidarité n'y est pas de mise, car elle peut entraîner la mort. Mais ne plus être solidaire c'est mourir aussi, à la vie d’homme. Il y a une partie intéressante à la fin du livre, résumant les principales questions -et réponses-, qu’au fil des années
et suite à ce qu’il a vécu, on a posées à l'auteur.
Zoom (Bruxelles, Inscrite le 18 juillet 2001, 58 ans) - 2 septembre 2002 |
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| Un témoignage bouleversant! |
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Un témoignage qui va bien au delà de la description de la vie quotidienne dans un camp de concentration, description présente tout de même. Primo Levi nous montre que l'objectif premier des Nazis était de déshumaniser les prisonniers, ce à quoi ils parvenaient très bien. Les déportés n'avaient en effet pas le temps de penser en homme : leur objectif premier était de satisfaire des besoins primaires :lutter contre le froid et la faim. Tout sentiment humain de générosité et de désintéressement disparaissait. Paradoxalement, la lutte pour la survie les empêchait de trop penser en hommes (privilège d'hommes bien nourris). Ainsi, malgré la situation désespérée, les suicides, actes humains par excellence, étaient rares dans les camps. L'auteur a dû lutter pour continuer à voir en lui et en ses camarades des hommes et c'est peut-être à cela qu'il doit sa survie.
Zazabir (La Garenne-Colombes, Inscrite le 7 août 2001, 43 ans) - 9 août 2001 |
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