Les trois mousquetaires de Alexandre Dumas
Catégorie(s) : LittĂ©rature => Romans historiques , LittĂ©rature => Francophone
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Un merveilleux roman, une merveilleuse écriture
Je touche ici à un sommet du genre « roman historique » ! Raymond Barre a un jour confié qu'il relisait ce livre une fois par an depuis des années.
Il y a d'abord les personnages historiques : Louis XIII, Richelieu, Anne d'Autriche, Buckingham, une bonne partie de la noblesse de lâĂ©poque et⊠d'Artagnan ! Le Roi vit toujours au Louvre, dans sa bonne capitale.
Un jeune homme, dâArtagnan, bĂ©arnais au sang chaud, de petite noblesse dĂ©sargentĂ©e, descend sur Paris pour y briller dans la vie militaire. Il va commencer par rencontrer les mĂ©chants, Ă savoir : le vil homme de main du Cardinal, Rochefort, et son infĂąme espionne, Milady.
A peine arrivĂ© Ă Paris, il se retrouve avec trois duels sur les bras. Ses adversaires font partie du corps des mousquetaires du Roi, au sein duquel il rĂȘve d'entrer. On sert le Roi, pas le Cardinal ! Ils s'appellent Athos, Porthos et Aramis. Le duel Ă peine entamĂ©, les gardes du Cardinal interviennent pour faire respecter le nouvel Ă©dit qui interdit les duels. Aussi sec, les voilĂ quatre pour trucider tous ces manants au service de Richelieu. LâamitiĂ© est nĂ©e et ils ne savent pas encore quâils feront un trĂšs long et trĂšs mouvementĂ© chemin ensemble. « Un pour tous, tous pour un ! »
On fera alors la connaissance de leurs domestiques respectifs : Bazin au mental et aux rĂȘves de bedeau, Mousqueton qui ne pense qu'au confort et Ă la bonne chĂšre, Grimaud efficace et silencieux comme son maĂźtre, Planchet malin comme un singe, futur bourgeois de Paris.
Les voilĂ partis Ă la recherche de foutus ferrets qui devraient ĂȘtre portĂ©s par Anne dâAutriche un soir donnĂ© et qui ont quittĂ© le territoire. La rĂ©putation de la Reine dĂ©pend du retour, Ă temps, de ceux-ci.
Nombreux seront ceux qui tenteront de leur mettre des bùtons dans les roues, des épées dans le corps. La chevauchée sera « fantastique » comme la langue employée pour nous la raconter.
Jâavais dix ans et je lisais aprĂšs l'extinction paternelle des feux, avec une lampe de poche sous ma couverture, incapable d'arrĂȘter sans savoir qui allait triompher : mes amis, ou les sordides sbires du grand Cardinal ?âŠ
Heureusement, Dumas met de longs titres Ă ses chapitres et l'on sait oĂč lâon va et quand les choses vont arriver.
Il y a cinq ans, visitant le chĂąteau de Vaux -le- Vicomte (plus beau selon moi que Versailles) jâai vu le seul document historique de ma vie mentionnant le nom de dâArtagnan. A lâĂ©poque de ce document, il Ă©tait capitaine des mousquetaires du Roi et signait un reçu pour quelques milliers de livres destinĂ©es Ă lui permettre de transporter, sous bonne escorte, Fouquet Ă la forteresse de Pignerol, oĂč il devait ĂȘtre enfermĂ© sur ordre de Louis XIV.
Un merveilleux roman, une grande écriture.
Les éditions
Les trois mousquetaires [Texte imprimé] Alexandre Dumas introd. de Roger Nimier éd. établie et annotée par Gilbert Sigaux
de Dumas, Alexandre Sigaux, Gilbert (Editeur scientifique)Les trois mousquetaires
de Dumas, AlexandreLes livres liés
- Les trois mousquetaires
- Vingt ans aprĂšs
- Le Vicomte de Bragelonne
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De fameux ferrets
Critique de Koolasuchus (Laon, Inscrit le 10 décembre 2011, 36 ans) - 8 octobre 2024
Tout n'est cependant pas parfait non plus. En effet autant la premiĂšre partie concernant l'arrivĂ©e de D'Artagnan Ă Paris ainsi que l'affaire des ferrets de la Reine est vraiment trĂšs prenante, autant j'ai trouvĂ© que l'intrigue marquait un peu le pas par la suite. C'est toujours agrĂ©able Ă lire certes mais on a du mal Ă voir l'Ă©mergence d'un vĂ©ritable fil conducteur et il faut attendre un bon moment avant que le rĂ©cit reprenne vraiment du poil de la bĂȘte. Certains personnages ont Ă©galement bien moins d'importance que je ne l'aurais cru, Louis XIII est peu prĂ©sent, Anne d'Autriche est aux abonnĂ©es absentes aprĂšs la premiĂšre partie tandis que Richelieu n'est pas tant que cela sur le devant de la scĂšne. En contrepartie j'ai Ă©tĂ© ravi de voir le rĂŽle, trĂšs Ă©toffĂ© pour le coup, de Milady de Winter, qui, bien plus que Richelieu, est le vĂ©ritable antagoniste du roman et est mĂȘme le personnage le plus fascinant de l'histoire. Bien Ă©videmment j'ai Ă©galement beaucoup aimĂ© notre fameux quatuor malgrĂ© leurs dĂ©fauts car bien qu'ils soient tous des plus courageux et prĂȘt Ă braver mille dangers, ils sont aussi fanfarons, gourmands, portĂ©s sur la boisson et ont une morale bien Ă eux mais aux moins cela permet d'Ă©viter d'avoir des hĂ©ros trop parfaits.
Ce roman fut donc une fort sympathique dĂ©couverte. Il est vrai que je l'aurais peut-ĂȘtre un peu plus apprĂ©ciĂ© si je l'avais lu plus jeune car j'aurais probablement Ă©tĂ© plus coulant sur certaines grosses coĂŻncidences (notamment Ă celui du tuyau de poĂȘle) mais je suis bien content d'avoir enfin lu ce monument de la littĂ©rature française et c'est sans aucune rĂ©ticence que je lirai la suite des aventures de nos inĂ©narrables mousquetaires.
Un brillant roman d'histoire
Critique de Veneziano (Paris, Inscrit le 4 mai 2005, 48 ans) - 15 mai 2024
Avec Les Borgia, La Reine Margot et mĂȘme le Comte de Monte-Cristo, Dumas apprĂ©cie de mĂȘler Ă la grande Histoire d'autres plus privĂ©es, riches en rebondissements et un style trĂ©pidant. Ce grand classique du genre mĂ©rite sa rĂ©putation.
L'Ćuvre d'un maĂźtre
Critique de Ajosse (, Inscrit le 7 août 2022, 59 ans) - 7 août 2022
De lâutilitĂ© des tuyaux de poĂȘle
Critique de Fanou03 (*, Inscrit le 13 mars 2011, 50 ans) - 16 juin 2019
Alexandre Dumas, avec ses Trois Mousquetaires, a peut-ĂȘtre bien créé le modĂšle ultime de roman populaire. Pour moi, avant dâĂȘtre un roman historique câest un roman dâaventure et dâaction, oĂč les femmes sont au cĆur des prĂ©occupations des hĂ©ros, oĂč les mĂ©chants sont tour Ă tour des figures ambiguĂ«s (le Cardinal) ou magnifiquement tragique (Milady de Winter), et oĂč lâauteur nâest pas Ă deux ou trois facilitĂ©s prĂšs (quâon pense Ă lâĂ©difiant chapitre 44 « de lâutilitĂ© des tuyaux de poĂȘle »).
Panache, action, goĂ»t du risque : nos trois mousquetaires et dâArtagnan sont comme des enfants plongĂ©s dans un grand jeu, oĂč les participants sont des chevaliers servants protĂ©geant leur Dame, qui sâavĂšre ĂȘtre ici rien que moins que la Reine de France ! Et au motif mĂ©diĂ©val se mĂȘlent avec malice les mĂ©canismes du Vaudeville. DâArtagnan et ses comparses sont en effet dans un fort curieux positionnement, auquel on ne prĂȘte pas attention au premier abord, tant nous sommes emportĂ©s Ă la fois par lâhistoire et par lâhabitude des ressorts narratifs des Trois Mousquetaires.
Quâon y songe : voilĂ des hommes au service de leur Roi mais qui couvrent, sans scrupule, lâadultĂšre de la Reine avec le premier ministre de la puissance ennemie ! Et pas seulement par peur du scandale : la connivence des mousquetaire avec Lord Buckingham est palpable. On se rit des maris trompĂ©s, on devient complice dans le libertinage. Les relations avec Richelieu sâavĂšrent elles aussi pour le moins atypiques : câest un adversaire, paradoxalement dĂ©testĂ© alors quâil incarne la France, au mĂȘme titre que le roi, voire plus dans son autoritĂ©. Oui mais voilĂ Â : il souhaite faire tomber la Reine (par jalousie autant que par stratĂ©gie diplomatique?). Et malgrĂ© tout les mousquetaires donneraient leur vie pour le Roi...
A ce triangle dâhomme (le Roi, Richelieu et Buckingham) rĂ©pond quasiment un triangle de femmes (la Reine, Milady, Constance). Le personnage de Milady, vĂ©nĂ©neux, sâavĂšre sans doute le plus intĂ©ressant de tous, pleins de tourments et de fĂȘlure, prenant une Ă©paisseur magnifique dans la derniĂšre partie du roman qui mâĂ©tait absolument mĂ©connue, faisant presque de dâArtagnan, qui semble se jouer des femmes, un vĂ©ritable mufle. Si Alexandre Dumas qui a rĂ©ussi Ă crĂ©er lĂ une vĂ©ritable mythologie littĂ©raire qui sera adaptĂ©e et reprise sans cesse, sâenracinant dans lâimaginaire collectif, câest ainsi par la force de ses personnages « secondaires » qui donneront de nombreuses grilles de lecture : quâon se souvienne des aventures comiques des valets des mousquetaires interprĂ©tĂ©s par la troupe des Charlots dans les annĂ©es 1970 ou bien du trĂšs rĂ©cent album de bande dessinĂ©e de Sylvain Venayre et FrĂ©dĂ©ric Bihel , « Milady ou le mystĂšre des mousquetaires ».
Un pour tous et tous pour un ! Toujours aussi moderne !
Critique de LaVillatte (, Inscrite le 11 juillet 2012, 50 ans) - 11 septembre 2016
Quelle surprise de dĂ©couvrir une langue moderne et vivante ! Nous sommes loin des descriptions de certains romans du XIXeme (Gauthier, Balzac ou Zola pour n'en citer que trois). Ici l'action commence rapidement et ne s'arrĂȘte jamais.
Seule déception, les combats de nos trois héros sont moins risqués qu'au cinéma car les gardes du cardinal y sont à chaque fois moins nombreux, mais cela apporte une touche de réalisme à l'oeuvre et surtout n'enlÚve rien à leur bravoure et leur panache !
La saveur des grands classiques
Critique de Romur (Viroflay, Inscrit le 9 février 2008, 52 ans) - 4 septembre 2016
Celui-ci a toute la saveur des romans du XIXĂšme, parfois un peu simple ou naĂŻf (mais beaucoup moins que bien des romans de gare contemporains !). La langue est recherchĂ©e et de qualitĂ© comme elle pouvait lâĂȘtre Ă lâĂ©poque mais sans longueur et archaĂŻsme. Les rebondissements qui alternent actions et intrigues sâenchaĂźnent avec bonheur, avec comme toile de fond un panorama historique qui nâest plus guĂšre enseignĂ© et comme moteur un systĂšme de valeurs fortes (honneur, bravoure, courtoisie, fidĂ©litĂ©...) qui permet aux ennemis de sâestimer et parfois de collaborer. Seule dĂ©pourvue de tout repĂšre moral et mue par un Ă©goĂŻsme absolu, Milady qui nâa dâĂ©quivalent malĂ©fique dans la littĂ©rature que Cathy dans A lâest dâEden. Mais comme on ne fait pas de bonne littĂ©rature avec de bons sentiments, câest elle qui dynamise le roman et permet Ă chaque hĂ©ros de de distinguer, avec sa personnalitĂ©, ses qualitĂ©s et ses ridicules.
Un bon moment de lecture, stimulant et divertissant.
TrÚs inégal et un peu vieillot
Critique de Antinea (anefera@laposte.net, Inscrite le 27 août 2005, 47 ans) - 17 mars 2016
Alors bon, critiquer un monument de la littĂ©rature française, câest un peu pĂ©dant peut-ĂȘtre, mais tant pis. Pour moi, les trois mousquetaires, ce fut un peu difficile Ă avaler, comme une cuillĂšre de farine enfoncĂ©e dans le gosier. Câest que cela nâen finit pas, lâauteur (ou les auteurs, tellement jâai senti que certains passages Ă©taient diffĂ©rents les uns des autres) sâĂ©gare dans des scĂšnes qui paraissent Ă part, voire carrĂ©ment inutiles : ainsi quand dâArtagnan va retrouver ses compagnons le long de la route vers lâAngleterre, chacun bloquĂ© pour une raison particuliĂšre dans une auberge, avec des Ă©tats dâĂąmes, des soucis qui nâapportent rien Ă lâintrigue mais tentent, avec un humour sentant la naphtaline, de donner de la substance aux personnages⊠De mĂȘme lors du siĂšge de La Rochelle, ce pique-nique dans un fort entre mousquetaires bravaches et nonchalants dure, dure que câen devient pĂ©nible. La fin cependant, dont on a lâimpression Ă©galement quâelle a Ă©tĂ© Ă©crite Ă part, se focalise sur Milady, les mousquetaires passant au second plan. Mais cette partie est intĂ©ressante. Elle pourrait presque constituer un roman Ă part entiĂšre tant elle est complĂšte et explique avec brio pourquoi cette femme est si mauvaise.
Alors oui, lire Les trois mousquetaires, câest une bonne idĂ©e pour quoi veut se remettre dans le bain de cette histoire. Cependant, câest un ouvrage trĂšs inĂ©gal et sans doute pas le meilleur de Dumas et compagnie.
Du grand art
Critique de Flo29 (, Inscrite le 7 octobre 2009, 54 ans) - 23 décembre 2014
J'ai adoré aussi l'humour de l'auteur, ce n'est pas si courant au XIXÚme siÚcle de trouver de l'humour dans les romans. Je vais sûrement lire à un moment d'autres livres de Dumas.
Mieux vaut tard que jamais.
Critique de Loic3544 (Liffré (35), Inscrit le 1 décembre 2007, 48 ans) - 19 septembre 2014
Bon, Ă©videmment, sur 700 pages, on n'Ă©vite pas quelques longueurs et j'ai trouvĂ© le passage sur la captivitĂ© de Milady vraiment trop long. Mais bon, ça reste mineur au regard de l'Ćuvre, et mĂȘme dans ces moments-lĂ , le livre reste agrĂ©able Ă lire grĂące Ă un style Ă la fois magnifique et fluide, chose trĂšs rare malheureusement.
Evidemment, tout ça me donne envie de lire d'autres livres de l'auteur, ce qui ne tardera sûrement pas.
Epique !
Critique de Stitch (, Inscrit le 18 octobre 2013, 38 ans) - 25 août 2014
L'on y retrouve tous les thÚmes les plus ancrés dans l'histoire de l'homme, mélangés et rattachés dans une aventure unique en son genre : l'amour, l'amitié, l'honneur, la trahison, la peur et la guerre.
Le roman peut paraĂźtre consĂ©quent si l'on se limite Ă observer son nombre de pages, mais une fois plongĂ© Ă l'intĂ©rieur de l'intrĂ©pide mission de nos mousquetaires, l'on ne voit plus le temps passer, et l'on partage les Ă©motions de nos hĂ©ros : leurs peurs, leurs projets, leurs rĂȘves et leurs illusions.
S'il existe un roman issu de la littérature classique qu'il faut impérativement essayer, c'est bien celui-ci !
Bonne lecture !
Une belle aventure !
Critique de Ngc111 (, Inscrit le 9 mai 2008, 40 ans) - 12 mai 2014
Les ficelles utilisĂ©es par l'auteur sont toutes simples mais gĂ©niales, comme la plupart des bonnes idĂ©es, et l'on se prend au jeu des personnages Ă l'identitĂ© volontairement entourĂ©e de mystĂšre le temps d'une scĂšne (le Duc de Buckingham, Constance de Bonacieux, le bourreau de la fin...). L'Ă©criture de Dumas (et de son collĂšgue dont j'ai oubliĂ© le nom malgrĂ© le Ă©claircissements de la prĂ©face) est limpide, Ă©vidĂ©e de tout superflu, et l'on s'Ă©tonne mĂȘme de ne pas y trouver plus de descriptif, plus de travail stylistique, mais cela contribue grandement Ă donner un rythme, une allure Ă la narration, alors mĂȘme que les Ă©vĂšnements ne se bousculent pas toujours et donnent parfois l'impression de ne pas ĂȘtre fondamentaux (l'Ă©pisode de la recherche du financement des Ă©quipements).
Car loin de l'image que peut renvoyer lâĆuvre aujourd'hui, celle d'une Ă©popĂ©e de cape et d'Ă©pĂ©e oĂč les combats font rage entre mousquetaires du roi et hommes du cardinal, Les Trois Mousquetaires est un rĂ©cit finalement peu Ă©pique mais plus intĂ©ressant que cette fameuse image que l'on trouvera exploitĂ©e au cinĂ©ma ou dans les dessins animĂ©s. Beaucoup d'Ă©lĂ©ments sont ainsi rĂ©vĂ©lĂ©s au lecteur qui s'Ă©tait construit une image bridĂ©e et faussĂ©e, comme le passĂ© d'Athos, le fait que d'Artagnan ne soit que tardivement promu mousquetaire (et ne soit pas le chef) ou encore le personnage de Milady lui-mĂȘme, que l'on n'imaginait pas forcĂ©ment d'une grande beautĂ© et d'une telle ampleur. Celle-ci n'apparaĂźt en effet pas comme un simple pion du cardinal de Richelieu mais comme une dame d'abord mystĂ©rieuse Ă laquelle les rĂ©vĂ©lations de son passĂ© et de son caractĂšre ne cesseront de confĂ©rer une aura grandissante, parfois rĂ©ellement malĂ©fique mais parfois aussi Ă©tonnamment attachante (si si en cherchant bien !).
Au-delĂ de toutes ces considĂ©rations du rapport entre l'image que s'Ă©tait formĂ© le lecteur de ce qu'Ă©tait grossiĂšrement "Les Trois Mousquetaires" et ce qu'est rĂ©ellement lâĆuvre de Dumas, il convient de dire un mot de la qualitĂ© de ce livre, de la maĂźtrise du rythme, de la narration, des codes de l'aventure que propose son auteur. Certains passages voire chapitres touchent au sublime comme cet Ă©pilogue parfait qui fera naĂźtre un torrent d'images Ă l'esthĂ©tique et Ă la dramaturgie sublimes. Nul doute que l'on refermera le livre Ă chaque fois avec le mĂȘme regret que d'Artagnan Ă quitter ses compagnons de fortune et d'infortune.
Mais comme le dit Athos, lâamertume du souvenir se changera bien vite en douceur.
Il y a longtemps que j'aurais dĂ» le critiquer !
Critique de JEANLEBLEU (Orange, Inscrit le 6 mars 2005, 58 ans) - 27 juillet 2013
Bien sûr, avec Dumas, il y a toujours des coup de théùtre improbable mais ça fait partie du genre et on accepte ces situations invraisemblables sans problÚmes.
A poursuivre avec les 2 autres romans ("Vingt ans aprÚs" est plus sombre et "Le Vicomte de Bragelonne" est, à la fois, une description brillante et passionnante de la cour du Roi Soleil et une réflexion douce amÚre sur la vieillesse).
En fait chacun des romans représente un stade de la vie : "Les Trois Mousquetaires" c'est la jeunesse, "Vingt ans AprÚs" c'est l'ùge adulte et "Le Vicomte de Bragelonne" c'est la vieillesse.
Une autre époque
Critique de Salocin (, Inscrit le 12 décembre 2012, 45 ans) - 10 mars 2013
Câest un livre qui se savoure et se lit avec dĂ©lectation. Il se dĂ©gage de lâĂ©criture et de lâintrigue de ce roman dâaventure, de cape et dâĂ©pĂ©e, comme on nâen connaĂźt plus aujourdâhui, une forme de grandeur qui impose le respect. La fidĂ©litĂ©, la bravoure, la loyautĂ©, la courtoisie, lâhonneur, les rĂšgles de savoir vivre, de biensĂ©ance⊠bref autant de conventions et de valeurs qui imprĂšgnent la sociĂ©tĂ© de lâĂ©poque et qui ressortent de ce roman mais qui paraissent bien dâune autre Ă©poque (on dirait volontiers aujourdâhui que nos 3 mousquetaires sont des has been).
Le langage aussi parait désuet, il appartient à une autre époque, les subjonctifs imparfaits par exemple foisonnent et sont utilisés avec une telle aisance par Dumas que l'on en viendrait presque à regretter ce temps de conjugaison qui parait aujourd'hui si difficile à employer.
Je comprends donc que notre ami David23, nâa pas aimĂ© aimĂ© la lecture du roman, mais peut ĂȘtre sâagit-il de son Ăąge encore trop jeune pour pouvoir lâapprĂ©cier comme il se doit.
Le lecteur est transportĂ© dans une Ă©poque, le 17Ăšme siĂšcle, et câest aussi lâimmense richesse de ce roman, fiction certes mais sâappuyant sur des personnages et faits historiques : quoi de mieux ainsi quâune telle lecture pour (re) dĂ©couvrir lâhistoire de France, qui enseignĂ©e Ă lâĂ©cole mâavait tant indiffĂ©ré ! (câest lâĂ©poque du tout puissant cardinal de Richelieu, du roi Louis 13 dit le Juste logeant encore au Louvre, du rival anglais symbolisĂ© par la personne du duc de Buckingham, courtisan de la Reine, de la bataille de la RochelleâŠ).
DerniÚre remarque : la célÚbre devise des mousquetaires n'apparaßt en fait qu'une seule fois dans le roman et de façon inversée ("tous pour un et un pour tous"). Etonnant donc que cette formule ait été consacrée au point de faire aujourd'hui partie de la mémoire collective française.
Passionnant Ă lire tant pour la qualitĂ© littĂ©raire de lâĆuvre que pour ses rĂ©fĂ©rences historiques !
Du gĂąchis de temps d'argent...
Critique de David23 (, Inscrit le 23 février 2013, 25 ans) - 23 février 2013
Il y a trop de descriptions, les lettres sont petites riquiqui et le papier est trĂšs fin. Si Alexandre Dumas existait encore je lui donnerais plein de baffes, ce serait mieux d'Ă©crire un livre passionnant avec de belles illustrations de 150 pages que de faire un bout de m**** de 700 pages comme ça, sĂ©rieusement! On dit que c'est un "Roman d'aventure" alors qu'il n'y a mĂȘme pas d'action ou d'intrigue. Je trouve que c'est un ouvrage trĂšs trĂšs ennuyant et je ne le recommande Ă personne!
Tagada tagada voilĂ lesâŠ
Critique de Kikiolf (Mulhouse, Inscrit le 4 septembre 2012, 44 ans) - 6 septembre 2012
Jâai dĂ©couvert ces quatre personnages avec surprise. En effet, ils sont bien plus complexes que je lâimaginais. Loin dâĂȘtre des saints ils ont tous leur particularitĂ© qui en font des hĂ©ros attachants.
De plus quelle éloquence dans les dialogues. On se surprend à relire certains passages rien que pour le plaisir.
On est un peu triste Ă la fin mais on reprend courage en apprenant que lâaventure continue « vingt ans aprĂšs ».
Encore une ...
Critique de Val4521 (, Inscrit le 5 septembre 2012, 29 ans) - 5 septembre 2012
Les personnages sont tous rĂ©alistes, avec leurs dĂ©fauts, leurs qualitĂ©s, leur histoire, et leur lien avec les personnages. Le racoleur Porthos, le lunatique Aramis et l'ivrogne Athos; sans oublier le jeune d'Artagnan, presque volage. Tous les personnages ont une utilitĂ© (mĂȘme Jussac, le premier que D'Artagnan affronte et bat en duel), et une raison d'ĂȘtre dans le " camp " choisis. J'ai Ă©galement aimĂ© le fait que le cardinal et le roi soient amis, et ne se dĂ©testent que publiquement.
Petit bĂ©mol : J'ai trouvĂ© que, des trois mousquetaires, l'on ne voyait plus Ă un moment qu'Athos, les deux autres relĂ©guĂ©s aux rangs d'accompagnants ( Bien que Porthos ait son moment de bravoure dans les chapitres oĂč il conquiert la duchesse, et Aramis au tout dĂ©but lorsque D'Artagnan observe sa maison.)
Bref, une oeuvre ...
Un classique
Critique de Fleur-de-lyss (, Inscrite le 12 juin 2011, 31 ans) - 20 décembre 2011
Je suis cependant heureuse, et plutĂŽt fiĂšre, de m'ĂȘtre lancĂ©e dans l'aventure de cette lecture. J'en ai apprĂ©ciĂ© toutes les pages. J'ai Ă©tĂ© agrĂ©ablement surprise de constater la profondeur psychologique des personnages ainsi que la frĂ©quence des dialogues. De mĂȘme, les relations entre les diffĂ©rents personnages, les secrets et les menaces en font un livre difficile Ă lĂącher.
Si j'ai pu, malgré mon jeune ùge, mon inexpérience et ma culture médiocre, savourer ce roman, je pense qu'il est accessible à bon nombre de lecteurs.
Les trois mousquetaires
Critique de Exarkun1979 (Montréal, Inscrit le 8 septembre 2008, 46 ans) - 25 septembre 2011
Aujourd'hui, c'est souvent le livre que je recommande aux gens qui veulent commencer à lire les grands classiques de la littérature. à ce jour, ça reste encore une des mes belles expériences de lectures.
Merci Monsieur Alexandre Davy de la Pailleterie !
Critique de Millepages (Bruxelles, Inscrit le 26 mai 2010, 66 ans) - 4 mars 2011
Si j'ai mis autant de temps à me plonger dans ce chef-d'oeuvre, c'est que je faisais une corrélation avec les films de capes et d'épées, pour lesquels je n'ai jamais eu la moindre attirance, et que j'évitais soigneusement. Au passage, cela m'a permis d'aborder le livre sans en connaßtre la trame trÚs précisément, ce qui est plutÎt un avantage.
Et j'ai dĂ©couvert un roman qui est beaucoup plus que de capes et d'Ă©pĂ©es ou mĂȘme d'aventure. L'Ă©criture est superbe, et il y a des phrases qui confinent au sublime.
Certaines sont profondes :
"pourquoi donc le ciel s'est-il ainsi, trompĂ©, en mettant cette Ăąme virile dans ce corps si frĂȘle et dĂ©licat ?" (Ă propos de Milady)
D'autres sont puissantes :
"l'orage qui grondait en elle doublait sa force, et elle eût fait éclater les murs de sa prison si son corps eût pu prendre un seul instant les proportions de son esprit" (toujours à propos de Milady)
D'autres encore, comico-chevaleresques :
"Monsieur, j'aime les hommes de votre trempe et je vois que si nous ne nous tuons pas l'un l'autre, j'aurai plus tard un vrai plaisir dans votre conversation" (Athos Ă d'Artagnan, avant d'entamer leur duel)
Ou tragico-poétiques :
"Un soupir s'échappa de la bouche de M...., effleurant celle de .....; ce soupir, c'était cette ùme si chaste et si aimante qui remontait au ciel."
Bref, un grand moment de littérature qu'il serait dommage de ne pas s'offrir....
A fleuret moucheté.......
Critique de Frunny (, Inscrit(e) le 28 décembre 2009, 0 ans) - 20 juin 2010
Cette oeuvre prépare le terrain des grands romans ( et films ) de cape et d'épée qui seront écrits peu aprÚs .
A découvrir ou à relire .
Une Ćuvre intemporelle et universelle
Critique de Chene (Tours, Inscrit le 8 juillet 2009, 56 ans) - 1 mai 2010
Horriblement ch****
Critique de Adri3698 (, Inscrit le 28 mars 2010, 33 ans) - 10 avril 2010
Je ne comprends pas Alexandre Dumas qui aurait pu faire un livre de 100 pages passionnant au lieu d'un torchon de 700.
A la fin, j'étais exténué et quel soulagement de l'avoir enfin fini, pfffiou. Maintenant le pire est derriÚre moi et je peux informer les gens de ne surtout pas lire ce soi disant "livre".
AprĂšs, peut ĂȘtre que j'Ă©tais trop jeune pour lire ce "livre" mais je ne veux pas retenter cette mauvaise expĂ©rience.
Ce "livre" devrait ĂȘtre interdit Ă la vente aux -de 18 ans car il pourrait ĂȘtre une des premiĂšres causes de suicide des adolescents en France.
Je ne le recommande absolument pas aux moins de 65 ans!!!
Dumas, une grande histoire d'amour entre lui et son lecteur!
Critique de Rouchka1344 (, Inscrite le 31 août 2009, 35 ans) - 18 mars 2010
L'amitié qui est le thÚme liant de toute l'intrigue est trÚs belle et bourré d'humour!
Le dĂ©but est peut ĂȘtre un peu long, l'intrigue se dĂ©roule assez lentement par moment Ă cause du nombre des personnages secondaires!
Mais ses personnages sont extraordinaires! En particulier Porthos (mon préféré) et Milady, qui est un véritable démon!
Quand j'ai lu dans un article que Dumas pleurait chaque annĂ©e le jour oĂč il avait tuĂ© Porthos, je me suis rendue compte que tous ces personnages ont partagĂ© la vie de Dumas autant que celle de ses lecteurs, et qu'il avait mis en chacun d'eux un peu ou beaucoup de lui-mĂȘme. En tuant le personnage dont il Ă©tait le plus proche, sans doute Ă©tait-ce une partie de lui qui s'Ă©tait envolĂ©e!
Ce n'est pas un livre à découvrir et à lire mais un auteur! Lisez Dumas!
AncĂȘtres des Quatres Fantastiques?
Critique de Numanuma (Tours, Inscrit le 21 mars 2005, 53 ans) - 14 mars 2010
Câest le problĂšme avec les Ćuvres majeures, elles sont tellement connues que lâon sait tout avant mĂȘme de les avoir lues et les Trois mousquetaires nâĂ©chappent pas Ă la rĂšgle. Qui ignore la devise dâAthos, Portos, Aramis et dâArtagnan « Un pour tous et tous pour un » ? A priori, pas grand monde et pourtant, elle nâest citĂ©e quâune fois dans tout le roman qui fait pourtant 700 pages ! Qui nâa jamais entendu parler de lâaffaire des ferrets de la reine ? Les martiens et les ermites...
Bref, je connaissais tellement bien lâhistoire pour lâavoir vue dans tellement de films, pour en avoir entendu parler tant de fois, pour lâavoir retrouvĂ©e de tellement de maniĂšres dans les Ćuvres de ceux qui sâen rĂ©clament que je ne voyais pas bien lâintĂ©rĂȘt de lire ce roman. Jâai fais la mĂȘme erreur avec le Comte de Monte Cristo et suis arrivĂ© Ă la mĂȘme conclusion que je me suis stupidement privĂ© dâun grand plaisir.
Je ne vais donc pas rĂ©sumer lâintrigue ni mĂȘme Ă©voquer le style de lâauteur que je nâai que peu goĂ»tĂ© alors que jâai adorĂ© lâĂ©criture du Comte de Monte Cristo. Les aventures des mousquetaires sont Ă©crites dans un français qui colle Ă son sujet, Ă lâĂ©poque de son action et au caractĂšre de ces personnages : tout en finesse et en rodomontades, un mĂ©lange parfois indigeste de noblesse et de « jâme la pĂšte attitude », parlons djeuns !!
Ce qui frappe le plus dans le roman, câest lâextrĂȘme libertĂ© dont jouissent les mousquetaires du roi, tous protĂ©gĂ©s quâils sont Ă la fois par le monarque et par leur capitaine, monsieur de TrĂ©ville, qui les utilise dans sa guerre politique contre Richelieu.
Osons la comparaison, ce sont des super-hĂ©ros ! Ils en ont les caractĂ©ristiques : ils appartiennent Ă une Ă©lite, Athos, Portos et Aramis sont des noms dâemprunts, leurs vĂ©ritables identitĂ©s restent secrĂštes, lâon ne dĂ©couvre celle dâAthos que tard dans le roman, ils ont des costumes et des armes particuliers, ils nâont pas de supers pouvoirs mais sont des bretteurs hors pairs, en particulier dâArtagnan et surtout, ils se placent sans vraiment de considĂ©ration au-dessus des lois, ce qui est la caractĂ©ristique premiĂšre des super hĂ©ros.
En effet, le duel est interdit, ils sây livrent et sâen sortent en mettant tout sur le dos des gardes du cardinal qui faisaient, eux, respecter lâordre royal. Ils se permettent de vagabonder de nuit dans le palais du Louvre sans autorisation, se battent Ă la moindre occasion, etc. bref, ces quatre lascars sont difficiles Ă trouver sympathiques tant ils se sentent supĂ©rieurs. Leur noblesse, fut-elle couverte de poussiĂšre et dĂ©sargentĂ©e, leur monte Ă la tĂȘteâŠ
A cĂŽtĂ© dâeux, les quatre valets font figures de bons soldats totalement aux ordres de leurs maĂźtres, mĂȘme si ceux-ci les rudoient, voire leur interdisent la parole comme câest le cas de Bazin, valet dâAthos.
Certes, on peut trouver les quatre compagnons de joyeux lurons plein de courage et dâhabiletĂ© dans le mĂ©tier des armes mais ils sont tellement ambivalents quâil est difficile des les suivre. Athos est le plus secret, le plus ĂągĂ©, le plus Ă©coutĂ© mais on le dĂ©couvre surtout comme un sacrĂ© soiffard dĂšs quâune bouteille passe Ă proximitĂ©, Portos est un lourdaud qui nâhĂ©site pas Ă ne prendre femme que pour le magot qui va avec, Aramis dit nâĂȘtre mousquetaire que par intĂ©rim et vouloir entrer dans les ordres dĂšs que possible mais Ă©change des billets doux avec une mystĂ©rieuse dame⊠DâArtagnan nâest pas en reste puisquâil est un sanguin prĂȘt Ă en dĂ©coudre avec tous et tout le monde pour un rien, il sĂ©duit ouvertement Mme Bonacieux, la femme de son logeur (fieffĂ© coquin que ce logeur) et sâenvoie en lâair avec Milady, joue double jeu avec la servante dâicelle pour crier juste aprĂšs son amour pour Mme Bonacieux...
La coupe est pleine et mĂȘme sâil est toujours dangereux de juger des Ćuvres passĂ©es avec nos critĂšres modernes, les quatre compĂšres, sâils ne manquent pas de panache, manquent de constance et de sĂ©vĂ©ritĂ© avec eux-mĂȘmes. Ce sont des bons vivants Ă©goĂŻstes mais pas mĂ©chants, astucieux, vaillants, qui gagent Ă la fin, quitte Ă utiliser des moyens parfois limite, de parfaits personnages pour les sĂ©ries dâespionnages amĂ©ricaines.
Et le plus terrible dans tout ça, câest quâon envie tous leur libertĂ© dâagir, leur lĂ©gĂšretĂ© et leur façon totalement dĂ©tachĂ©e de voir la vie, orgueil suprĂȘme de celui qui a choisi la voie des armes, une voie qui mĂšne inĂ©vitablement Ă la mort.
Quel bouquin !
Critique de Dakilik (, Inscrit le 26 décembre 2009, 41 ans) - 26 décembre 2009
Un classique Ă la source de tant d'autres
Critique de Calepin (Québec, Inscrit le 11 décembre 2006, 45 ans) - 15 septembre 2009
Mon avis : Ouf ! Enfin, j'ai lu ce qui est Ă l'origine de nombreuses allusions dans la vie culturelle d'hier et aujourd'hui. J'ai vraiment eu l'impression de lire un grand incontournable de la littĂ©rature française. C'est d'ailleurs ce qui m'a permis d'apprĂ©cier certains dĂ©tails qui pourraient devenir la risĂ©e d'un Ă©crivain actuel. Juste Ă songer Ă la façon dont Dumas dĂ©peint Dartagnan : noble hĂ©ros au coeur pur pour qui mĂȘme l'intrĂ©piditĂ© aveugle (un vilain dĂ©faut par manque de maturitĂ©) devient un fier gascon. Ăgalement, sa maniĂšre de prendre les rĂȘnes des dĂ©cisions importantes alors qu'il est entourĂ© de trois mousquetaires chevronnĂ©s qui le connaissent Ă peine, tous plus ĂągĂ©s que lui. Aujourd'hui, on se moquerait du manque de crĂ©dibilitĂ©, mais si on tient compte du contexte (roman de cape et d'Ă©pĂ©e) et de l'Ă©poque, c'est le genre de dĂ©tail qui m'a charmĂ©.
Par contre, l'intĂ©rĂȘt pour le roman n'a pas toujours Ă©tĂ© aussi fort du dĂ©but Ă la fin. Au dĂ©part, les premiers chapitres donnent l'impression qu'ils sont indĂ©pendants des autres. Comme si l'histoire n'Ă©tait en fait qu'une succession d'Ă©pisodes plus ou moins reliĂ©s de façon Ă©vidente. J'ai vraiment accrochĂ© (littĂ©ralement) Ă partir du moment oĂč les mousquetaires partent pour La Rochelle. Moment oĂč l'intrigue semble se centraliser vers un point plus prĂ©cis et se met Ă tourner davantage autour de Milady qui a Ă©tĂ© pour moi la source du plus grand intĂ©rĂȘt. Je lĂšve d'ailleurs mon chapeau Ă Dumas pour la description de ses ruses et de ses sĂ©ductions alors qu'elle se retrouve captive. Tout Ă fait gĂ©nial !
En somme, c'est un roman qui me laisse un bon goĂ»t dans la bouche, mĂȘme si j'aurais aimĂ© qu'il ait plus de constance dans la trame narrative.
Pas de temps mort !
Critique de Patsy80 (, Inscrite le 20 août 2009, 50 ans) - 21 août 2009
Une bien longue aventure
Critique de Pourpre (, Inscrite le 13 janvier 2009, 45 ans) - 6 avril 2009
Je garde en mĂ©moire quelques bons moments cependant: un dĂ©but extraordinaire lorsque ce jeune gascon part enfin Ă la conquĂȘte du monde sur le dos de son canasson jaune et surtout la rencontre de d'Artagnan avec les 3 autres mousquetaires. Comment rĂ©sister en effet Ă la drĂŽlerie de ces tentatives de duels si ridicules, Ă la sauce ronds-de-jambe !
Non c'est un fait, il y a de trÚs bons passages et un Richelieu (malheureusement trop peu vu à mon goût) qui vaut quasiment à lui seul le bouquin, mais globalement je me suis ennuyée ferme.
Damned, j'ai sans doute vieilli !.
Aventure et complots
Critique de Lxlie (, Inscrite le 25 mai 2008, 48 ans) - 23 juin 2008
Inégalable!
Critique de -Moi- (, Inscrit le 13 mars 2008, 45 ans) - 21 avril 2008
Pas le meilleur Dumas, mais trĂšs bien quand mĂȘme!
Critique de FightingIntellectual (Montréal, Inscrit le 12 mars 2004, 43 ans) - 1 juin 2007
Ce 'Don Quichotte' dont nous parle Dumas vient, par sa bravoure à se tailler une place dans le coeur de tout le monde, y compris son lecteur. Son apprentissage de l'amitié occupe également une grande part du récit avec plusieurs apartés sur Athos, Porthos et Aramis, qui, chacun, viennent colorer D'Artagnan avec leurs maniÚre de voir la vie et de profiter de tout ce qui est bien en ce bas monde.
Ce que j'ai moins aimé c'est cette absence de ce sentiment que j'ai eu en lisant Monte Cristo, de passer au travers d'une vie. Cette proximité qu'il donne au lecteur de Edmond DantÚs , il ne la donne à personne ici. Malgré tout, je conseille fortement la lecture de ce roman.
Les quatres mousquetaires
Critique de Hexagone (, Inscrit le 22 juillet 2006, 55 ans) - 14 mars 2007
Il fait mouche Ă la moindre phrase et porte l'estocade grĂące Ă ses rebondissements fulminants.
Cependant, mĂȘme si les protagonistes incarnent Ă merveille les diffĂ©rents caractĂšres de l'espĂšce humaine, d'Artagnan la pugnacitĂ© et le panache, ses acolytes le dĂ©vouement et l'honneur dans le service. Milady la femme vĂ©nale, astucieuse, malicieuse, incarnant par la subtilitĂ© de ses charmes le serpent tentateur qui brise le salut des hommes, pensons au pauvre Felton.
Si les complots les plus vils ourdis dans les arcanes des palais nous incitent Ă prendre parti pour dĂ©mĂȘler l'Ă©cheveau des trahisons et les retournements de situations, et bien un certain endormissement s'empare de moi Ă certains chapitres du livre qui donnent le sentiment de remplir le texte inutilement, c'est le propre du feuilleton de l'Ă©poque.
Cependant entre l'arrivĂ©e de d'Artagnan Ă Paris, son ascension sociale qui ferait rĂȘver plus d'un contemporain, les duels au nom de l'honneur, toujours encadrĂ©s de fair play, les cavalcades au travers du pays, les amourettes et les grandes passions, parfois se fait sentir une baisse de rythme qui oblige Ă forcer la lecture pour pouvoir rebondir sur un autre chapitre.
Alors oui un grand livre, écrit en parallÚle du comte de Monte Cristo qui selon moi dépasse les trois mousquetaires.
Quatre étoiles pour les trois mousquetaires.
Déception
Critique de Zonzon42 (, Inscrit le 28 février 2007, 34 ans) - 28 février 2007
Indémodable ?
Critique de Mimac (, Inscrit le 3 mars 2006, 79 ans) - 4 septembre 2006
Dur...
Critique de Gwenaelle (, Inscrite le 14 août 2005, 34 ans) - 31 mai 2006
Fabuleux!
Critique de Poupi (Montpellier, Inscrit le 11 août 2005, 35 ans) - 14 mai 2006
L'intrigue a été trÚs bien résumée par Jules ; une base historique, sur laquelle on ajoute plein de petites aventures et beaucoup de mésaventures, liées entre elles : vous avez "les Trois Mousquetaires" de Dumas.
Un trÚs grand roman d'aventures (et trÚs gros puisqu'il pÚse bien ses 700 pages :D) qui vous entrainera de Paris en Angleterre, en passant par la Rochelle ; de l'épée, de la chevauchée, des scÚnes de cour, des machinations et des vengeances : ouvrir ce livre, c'est adhérer à Dumas.
Une palme spéciale pour Richelieu, et plus particuliÚrement pour Milady : j'ai rarement vu de méchants aussi méchants, de vicelardes aussi vicelardes que ceux-là ; Milady est la pire des pestes jamais écrites! Lire Dumas c'est aussi découvrir la sensation d'une envie d'homicide sur un objet de papier ; comme pour Emma Bovary, on désire sa mort plus qu'autre chose!!
le meilleur
Critique de Magicite (Sud-Est, Inscrit le 4 janvier 2006, 47 ans) - 8 mars 2006
Ceux qui n'ont pas lus les 3 mousquetaires passent à coté d'un monument épique et romanesque, d'une volupté littéraire.
A ceux qui ont aimé Dumas et épuisé les aventures de D'artagnan, Athos, Porthos, Aramis je recommande Walter Scott(traduit par Dumas d'ailleurs).
Un classique incontournable
Critique de Christof13 (, Inscrit le 28 juillet 2004, 47 ans) - 24 août 2005
Un pour tous et tous pour un...
Le meilleur roman de cape et d'épée
Critique de Manon (Paris, Inscrite le 31 juillet 2005, 37 ans) - 5 août 2005
Mais par contre j'ai un peu moins aimĂ© "20 ans aprĂšs" oĂč l'on retrouve des personnages amers, je l'ai trouvĂ© moins vivant, plus ennuyeux et lourd, mais quand mĂȘme pas mal avec de bons moments.
"Les trois mousquetaires" dégagent de la fougue, de la vie ! Bref, on entendrait presque claquer les épées ;-)
Dumas a vraiment mérité sa place au Panthéon !
Indigeste...
Critique de Manumanu55 (Bruxelles, Inscrit le 17 février 2005, 47 ans) - 20 juillet 2005
Les 50 derniĂšres pages sont les meilleures...
J'aurai du le lire il y a bien longtemps
Critique de Flyingcow (Paris, Inscrite le 11 février 2005, 51 ans) - 22 mars 2005
Bien sĂ»r je connaissais les mousquetaires et Dâartagnan⊠enfin câest ce que je croyais parce quâĂ vrai dire, jâavais des souvenirs lointains du dessin animĂ© qui passait pendant mon enfance⊠et une musique qui me trottait dans la tĂȘte : âun pour tous et tous pour un lorsque lâon est mousquetaire, un pour tous et tous pour un, on est comme des frĂšres"âŠ
En lisant le livre je me suis rendue compte que jâĂ©tais Ă cĂŽtĂ© de la plaque! Et oui On mâavait cachĂ© pleins de choses sur ces fameux mousquetaires ! Comme quoi ? Ben comme le fait quâils nâarrĂȘtent pas de guindailler en vidant une multitude de bouteilles de vin dĂšs que lâoccasion se prĂ©sente Ce qui dâailleurs mâa fait lever en pleine nuit pour boire une biĂšre parce quâils me donnaient soif ces zigotos finalement.
Bon et Ă part ça me direz vous ? Eh bien, câest une bouquin drĂŽlement bien pondu, vraiment drĂŽle, quâon lit avec plaisir et dâailleurs pourquoi mes profs de français nâont-ils pas eu lâidĂ©e de le mettre dans la liste des bouquins Ă lire quand jâĂ©tais en secondaire hein? Pourquoi ?
JâĂ©tais assez Ă©tonnĂ©e de dĂ©couvrir la personnalitĂ© des 4 hĂ©ros sur lesquels je vais coller une Ă©tiquette :p
Dâartagnan : coeur dâartichaut. Il est amoureux mais ça ne lâempĂȘche pas de batifoler avec Ketty et Mylady.
Portos : je le vois comme un gars qui se laisse vivre et qui nâhĂ©site pas Ă se faire entretenir par une femme plus vieille (gigolo? :p)
Aramis : grenouille de bénitier et mousquetaire en intérim
Athos : Misanthrope au coeur brisĂ© et Ă tendance alcoolo (je lâaime bien lui :p)
Mylady : la mante religieuse qui prend les hommes dans ses filets pour les utiliser pour ses vengeances personnelles.
Le cardinal richelieu : un peu machiavĂ©lique sur les bords quand mĂȘme :p
A part ça, ce sont des hommes au grand coeur, qui nâhĂ©sitent pas Ă croiser le fer dĂšs que leur honneur est en jeu (pour un oui et pour un non dâailleurs :p). Des serviteurs dĂ©vouĂ©s, sincĂšres et sur qui on peut compter.
Lâhistoire est pleine dâintrigues oĂč se mĂȘlent histoires dâamour de nos 4 amis, trahisons, guerres, alliances, lâhonneur de la reine, les piĂšges du cardinal, les vengeances de toute sorte, les duelsâŠ
Pas un moment dâennui en perspective!
Dommage, y a pas de suite ! ouiiiiiiiiiiiin
Il était temps....
Critique de Bluewitch (Charleroi, Inscrite le 20 février 2001, 47 ans) - 6 février 2005
Quel plaisir! Se rappeler que lire, c'est aussi fait pour s'amuser... Pour vivre de capes et d'épées, d'amours fantasques et romantiques, pour dénicher personnages au bagout irrésistible, chevaucher les contrées de France, dénouer les intrigues de la Cour, combattre les "méchants" (ben oui, un peu de manichéisme à l'occasion, c'est pas si mal) et sortir (presque) vainqueur.
Du drame à la passion, du terre à terre au fantaisiste, bohÚme, aventure, histoire et Histoire... Tout y est! Un régal!
Une critique de plus...
Critique de Bernard2 (DAX, Inscrit le 13 mai 2004, 77 ans) - 1 octobre 2004
Il faut peut-ĂȘtre rappeler que si le contexte historique est rĂ©el (Louis XIII, Anne d'Autriche, Richelieu et sa perfidie), l'histoire n'est qu'un roman. Les quatre mousquetaires (d'Artagnan accĂšdera Ă ce rang) ont existĂ©, mais on ne sait pratiquement rien des vĂ©ritables personnages. Tout ce qui est dit sur eux est le fruit de l'imagination de Dumas.
Bof
Critique de Norway (Entre le Rhin, la Méditerranée et les Alpes !, Inscrite le 7 septembre 2004, 50 ans) - 21 septembre 2004
cinquiĂšme fois
Critique de Sheena_hisashi (, Inscrite le 20 août 2004, 44 ans) - 20 août 2004
A lire absolument
Critique de Mademoiselle (, Inscrite le 29 mars 2004, 38 ans) - 22 avril 2004
Je viens de le lire une deuxiĂšme fois...
Critique de Killeur.extreme (GenÚve, Inscrit le 17 février 2003, 44 ans) - 7 juin 2003
On peut critiquer Dumas...
Critique de Killeur.extreme (GenÚve, Inscrit le 17 février 2003, 44 ans) - 24 mai 2003
Illustration...
Critique de Pendragon (Liernu, Inscrit le 26 janvier 2001, 55 ans) - 22 mai 2003
- Non, dit dâArtagnan, non, je l'avoue ; c'est le hasard qui m'a mis sur votre route ; j'ai vu une femme frapper Ă la fenĂȘtre dâun de mes amis. - Dâun de vos amis ? interrompit Mme Bonacieux. - Sans doute ; Aramis est un de mes meilleurs amis. - Aramis ! quâest-ce que cela ? - Allons donc ! allez-vous me dire que vous ne connaissez pas Aramis ? - C'est la premiĂšre fois que jâentends prononcer ce nom. - Câest donc la premiĂšre fois que vous venez Ă cette maison ? - Sans doute. - Et vous ne saviez pas qu'elle fĂ»t habitĂ©e par un jeune homme ? - Non. - Par un mousquetaire ? - Nullement. - Ce nâest donc pas lui que vous veniez chercher ? - Pas le moins du monde. D'ailleurs, vous lâavez bien vu, la personne Ă qui jâai parlĂ© est une femme. - Câest vrai ; mais cette femme est des amies dâAramis. - Je n'en sais rien. - Puisquâelle loge chez lui. - Cela ne me regarde pas. - Mais qui est-elle ? - Oh ! cela nâest point mon secret. - ChĂšre madame Bonacieux, vous ĂȘtes charmante ; mais en mĂȘme temps vous ĂȘtes la femme la plus mystĂ©rieuse⊠- Est-ce que je perds Ă cela ? - Non, vous ĂȘtes, au contraire, adorable. - Alors, donnez-moi le bras. - Bien volontiers. Et maintenant ? - Maintenant conduisez-moi. - OĂč cela ? - OĂč je vais. - Mais oĂč allez-vous ? - Vous le verrez, puisque vous me laisserez Ă la porte. - Faudra-t-il vous attendre ? - Ce sera inutile. - Vous reviendrez donc seule ? - Peut-ĂȘtre que oui, peut-ĂȘtre que non.
. et ça continue sur deux pages encore, mais mes doigts rendent lâĂąme tel le fourreau de CyranoâŠ
Alors que franchement, dire : « dâArtagnan avait un urgent besoin de voir son ami Aramis. ArrivĂ© devant chez celui-ci, il tomba sur une jeune femme inconnue. Dragueur dans lâĂąme, d'Artagnan ne put s'empĂȘcher de lui faire du gringue et c'est ainsi que naquit lâidylle entre d'Artagnan et Mme de Bonacieux. », câest quand mĂȘme plus simple. ;-)
deux écrivains populaires
Critique de Persée (La LouviÚre, Inscrit le 29 juin 2001, 75 ans) - 28 avril 2003
Une histoire de goût...
Critique de Folfaerie (, Inscrite le 4 novembre 2002, 57 ans) - 28 avril 2003
Réponse à Jules.
Critique de Killeur.extreme (GenÚve, Inscrit le 17 février 2003, 44 ans) - 28 avril 2003
RĂ©ponse Ă Killeur extrĂȘme
Critique de Jules (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 81 ans) - 28 avril 2003
Dumas se considĂ©rait comme le plus grand auteur des "petits". Par le roman historique il entendait d'abord faire lire les gens et les distraire. Accessoirement, il Ă©tait content de leur donner des notions de leur Histoire. Mais il ne se prĂ©tendait en rien ĂȘtre un auteur Ă message. Vous constaterez qu'il y en a bien peu dans ses livres, que le peuple n'y joue quasiment aucun rĂŽle, il est plutĂŽt une masse ayant un rĂŽle de figurant. Tout se passe pratiquement au niveau de la noblesse ou du grand clergĂ©. Ce n'est pas non plus du Saint-Simon ! Hugo est un auteur qui a des objectifs, des choses Ă dire, des messages Ă faire passer qu'ils soient sociaux, humains ou politiques. Il a menĂ© une carriĂšre politique (plutĂŽt Ă droite d'ailleurs) avant que de se rĂ©volter contre la dictature de NapolĂ©on III et d'ĂȘtre condamnĂ© Ă l'exil. Je vois mal Dumas se lancer dans de telles aventures !... Les comparer me semble trĂšs difficile, si pas impossible. Indiscutablement Hugo est un plus grand Ă©crivain et je suis bien convaincu que Dumas lui-mĂȘme devait le classer parmi les "grands" et mĂȘme les tout "grands".
Un nouveau débat?
Critique de Sorcius (Bruxelles, Inscrite le 16 novembre 2000, 56 ans) - 27 avril 2003
Dumas ou Hugo ???
Critique de Killeur.extreme (GenÚve, Inscrit le 17 février 2003, 44 ans) - 27 avril 2003
Merci Ă Patman, Ă Jules et Ă Dumas
Critique de Bolcho (Bruxelles, Inscrit le 20 octobre 2001, 78 ans) - 13 mai 2002
L'autre bicentenaire.
Critique de Patman (Paris, Inscrit le 5 septembre 2001, 63 ans) - 13 mai 2002
Aventure-Histoire
Critique de Neurone (LiĂšge, Inscrit le 1 juillet 2001, 56 ans) - 1 juillet 2001
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