L'équilibre du monde de Rohinton Mistry

L'équilibre du monde de Rohinton Mistry
( A fine balance)

Catégorie(s) : LittĂ©rature => Asiatique , LittĂ©rature => Anglophone

Critiqué par Tita, le 25 mars 2005 (paris, Inscrite le 28 mai 2004, 43 ans)
Critiqué par Tita, le 25 mars 2005 (paris, Inscrite le 28 mai 2004, 43 ans)
La note : 10 étoiles
Moyenne des notes : 9 Ă©toiles (basée sur 40 avis)
Cote pondérée : 9 Ă©toiles (3ème position).
Visites : 60 907  (depuis Novembre 2007)

"La" saga de l'Inde des années 70

Ce livre est mon premier roman indien. c'est avec un plaisir particulier qu'on se laisse prendre aux tourments de la vie de nos quatre héros: Dina Dalal jeune veuve qui n'a pour seule ressource son petit appartement de Bombay qu'elle partage avec deux tailleurs issus de la caste des Chaamars, et un jeune étudiant Maneck qui étudie loin de ses parents. Comment ces quatre personnes au vécu si différent vont-elles cohabiter?
TantÎt triste, tantÎt violent, émouvant, cocasse, ce livre vous fera découvrir le visage complexe de l'Inde des années 70 .
Bouleversant.

Connectez vous pour ajouter ce livre dans une liste ou dans votre biblio.

Les éditions

L'équilibre du monde [Texte imprimé], roman Rohinton Mistry trad. de l'anglais par Françoise Adelstain
de Mistry, Rohinton Adelstain, Françoise (Traducteur)
Albin Michel
ISBN : 9782226104885 ; 25,40 € ; 03/09/1998 ; 694 p. BrochĂ©
Amazon FR
Amazon BE
BNF
L'équilibre du monde [Texte imprimé], roman Rohinton Mistry trad. de l'anglais par Françoise Adelstain
de Mistry, Rohinton Adelstain, Françoise (Traducteur)
le Livre de poche / Le Livre de poche
ISBN : 9782253150862 ; 9,90 € ; 14/05/2003 ; 896 p. Poche
Amazon FR
Amazon BE
BNF
» Enregistrez-vous pour ajouter une Ă©dition

Les livres liés

Pas de série ou de livres liés.   Enregistrez-vous pour créer ou modifier une série

Les critiques suivantes (39) » Enregistrez-vous pour publier une critique !

Sombre bilan

6 étoiles

Critique de SpaceCadet (Ici ou LĂ , Inscrit(e) le 16 novembre 2008, 0 ans) - 5 octobre 2016

Inde, 1975. Au moment oĂč le gouvernement d'Indira Gandhi tente de survivre aux accusations de fraude Ă©lectorale dont il fait l'objet, le jeune Rohinton Mistry, alors ĂągĂ© de 23 ans, quitte son pays natal pour aller s'Ă©tablir au Canada. LĂ -bas, tout en poursuivant ses Ă©tudes, il commence Ă  Ă©crire et publie des rĂ©cits qui remportent un vif succĂšs(1). Mais il faudra attendre une vingtaine d'annĂ©es avant que monsieur Mistry ne revienne sur cette Ă©poque trouble de l'histoire de l'Inde pour nous en livrer son point de vue.

Elaboré autour d'une rencontre, d'une relation qui se noue puis se dénoue, 'L'équilibre du monde' se déploie sur les ailes du hasard et de la nécessité au gré d'un enchaßnement de circonstances diverses qui voient les héros essuyer les revers à la chaßne. Libéralement tracé en toile de fond, le contexte historico-politique et socioculturel n'intéresse qu'accessoirement et ce sont bel et bien leurs retombées, l'impact qu'ont ces éléments contextuels sur les existences des personnages que le roman s'applique à explorer. D'ailleurs les descriptions en témoignent; imprécises en ce qui a trait au cadre, aux circonstances ainsi qu'à l'aspect des lieux, sommaires en ce qui a trait aux personnages, elles évoquent bien, voire de maniÚre graphique, les éléments suscitant l'horreur, l'empathie ou la révulsion.

Tissé autour d'un questionnement sur le sens de la vie, utilisant la misÚre et ses multiples conséquences comme principal levier, Rohinton Mistry dresse avec ce roman un portrait sombre et pessimiste de la condition humaine.

MalgrĂ© quelques longueurs et bĂ©nĂ©ficiant d'une Ă©criture compĂ©tente, le roman se lit plutĂŽt bien. Le portrait de sociĂ©tĂ©, quoique partiel et peu nuancĂ©, n'est pas dĂ©nuĂ© d'intĂ©rĂȘt. Mais j'avoue que sur le fond comme sur la forme, je n'ai pas pu me laisser convaincre et cela d'autant plus qu'entre dĂ©goĂ»t et attendrissement, je n'ai pu rĂ©primer le sentiment de me trouver dans la situation d'un de ces touristes auxquels on en met plein la vue, histoire de s'assurer qu'ils rentrent de voyage satisfaits, c'est-Ă -dire choquĂ©s, mais confortĂ©s dans leur privilĂšge. Bref, la recette est intĂ©ressante, mais en ce qui me concerne, elle n'a pas donnĂ© lieu au festin auquel je croyais avoir Ă©tĂ© conviĂ©.

Notes:

1. Rappelons que la publication de ce roman a été précédée par celle d'un recueil de nouvelles, 'Tales From Firozsha Baag (Les beaux jours de Firozsha Baag)', publié en 1987, ainsi que d'un roman 'Such a Long Journey (Un si long voyage)', publié en 1991.

2. Lu en version originale de langue anglaise.

Vous aviez RAISON

.

10 étoiles

Critique de Chtimi59 (, Inscrit(e) le 25 février 2016, 0 ans) - 16 mars 2016

Marquant / magnifique histoire / Une belle histoire indienne / Magnifique saga
Inoubliable / Bouleversant / L'équilibre fragile entre espoir et désespoir /
VoilĂ  les titres des derniĂšres critiques de ce livre sur CL. Difficile de ne pas vouloir vĂ©rifier toutes ces impressions de lectures. J’ai donc moi aussi lu ce (pavĂ©) Indien.

NĂ© en Inde, et y ayant vĂ©cu jusqu’à ses 23 ans, l’auteur nous emmĂšne donc au cƓur de cette frange de la population Indienne, les intouchables ou dalits

C’est dans cette plus grande « dĂ©mocratie » du monde, qu’il nous entraine, Ă  travers l’histoire des 4 personnages principaux, mais aussi avec une multitude d’autres au fil de cette saga, sans jamais s’y perdre grĂące au style, Ă  la construction, et la description mĂ©ticuleuse de Rohinton Mistry.

Toutes les petites histoires s’imbriquent parfaitement dans la grande, et quelle joie jubilatoire Ă  chaque chapitre de retrouver un ou plusieurs de nos personnages prĂ©fĂ©rĂ©s et si attachants.

Nous sommes plongĂ©s dans l’Inde des castes, l’Inde de tous les excĂšs, du droit de vie ou de mort sur les plus faibles, des magouilles politique, de la corruption Ă  tous les niveaux (police, fonctionnaires, universitĂ©s, hĂŽpitaux, employeurs, etc 
.) toute la sociĂ©tĂ© est gangrenĂ©e par ce mal qui la ronge, de l’extrĂȘme pauvretĂ©, de la lutte non pas pour vivre, mais simplement survivre. Le paroxysme de cette sĂ©grĂ©gation, va juste qu’à non pas toucher l’humain, mais son ombre, l’ombre d’un intouchable ne doit pas souiller un temple, encore moins une personne de caste supĂ©rieure, d’oĂč la nĂ©cessitĂ© d’apprendre Ă  marcher du bon cĂŽtĂ© de la route. « Il faut se contenter de ce que dieu nous donne » dit Dina Ă  un moment dans ce roman, les dieux , qui sont des milliers en Inde malheureusement ne donnent guĂšre a ces gens lĂ . L’auteur met tous ses personnages en images dans ce monde si cruel pour les plus pauvres des pauvres, ce monde des villes, des campagnes, des montagnes, avec un grand soin du dĂ©tail dans la description des ambiances, des intĂ©rieurs, bidonvilles, chambres d’étudiants, petites boutiques, appartements minables, nous sommes Ă  cĂŽtĂ© d’eux, nous mangeons avec, nous vivons, nous cousons avec eux. Nous sommes dans cette Inde d’une violence inouĂŻe, qui pourtant a vu naitre Gandhi chantre de la non violence, quel paradoxe lĂ  encore. C’est un roman sur la vie humaine, le combat de chaque jour pour manger, dormir, Ă©chapper Ă  la violence de la rue, Ă  ces profiteurs de misĂšre, logeurs vĂ©reux, oĂč tout acquis est un combat souvent chĂšrement payĂ© .
Mais il y a aussi tous ces petits moments de bonheur tout simples et si anodins pour nous occidentaux, un robinet qui ne dĂ©livre sa prĂ©cieuse eau que l’aprĂšs-midi, se mettant subitement Ă  couler le matin dĂ©clenche une liesse gĂ©nĂ©rale, un petit haut, bustier diront certains, assemblĂ© avec des chutes de tissus, prend l’allure des plus beaux modĂšles de haute couture, une affiche de cinĂ©ma accentuant d’un seul coup tous les fantasmes des jeunes garçons.

Je me souviens d’une phrase qui disait « vous passez un mois en Inde vous Ă©crivez un livre, un an une feuille, dix ans rien », plus nous avons l’impression de comprendre la civilisation indienne plus elle s’éloigne de nous, de par la complexitĂ© des castes, sous castes, religions, ethnies, codes vestimentaires, maquillages, bijoux, langues qui rĂ©gissent ce sous-continent. Un indien identifiera de suite la caste, la religion, la situation sociale (mariĂ©e veuve cĂ©libataire) d’une belle indienne rien qu’en regardant le drapĂ© de son sari, son maquillage, et le port de ses bijoux, le talent de Rohinton Mistry est de soulever le voile sur cette Inde des dalits, en essayant tant faire se peut, de nous en expliquer le dĂ©but du commencement de tous ses mĂ©andres.

PassionnĂ© par ce pays, j’avais lu plusieurs ouvrages traitant de ce sujet, mais rien de comparable avec cette saga humaine qui suinte Ă  chaque page, ce livre est dur, trĂšs dur certes, mais passionnant, Ă©mouvant, drĂŽle par moment, et reflĂšte avec une fluiditĂ© souvent poĂ©tique la vie avec un grand V, de Dina, Maneck, Ishvar et Om .
On ne prononce que deux phrases en revenant d’un voyage en Inde me disait un guide
1 « plus jamais » trop de misĂšres, de saletĂ©s, trop de monde, trop de tout

..
et
2 « vivement que j’y retourne !... »
Pour moi c’est la deuxiùme

Conclusion
Ce fut pour moi un grand moment de lecture, un trÚs beau compagnon de soirée débordant souvent sur la nuit, tant ce roman est difficile à refermer.
L’explication de mon titre de « critique » (que je n’aime pas ce nom !..) impression de lecture plutĂŽt, et que OUI, VOUS AVIEZ RAISON, Merci Ă  vous de m’avoir donnĂ© cette envie.

Marquant

10 étoiles

Critique de GiLau (Annecy, Inscrite le 18 septembre 2010, 63 ans) - 9 mars 2016

J'ai acheté ce livre suite aux avis dithyrambiques trouvés sur le site. Et je me suis retrouvée KO en tournant la derniÚre page.
C'est la premiĂšre fois que je lis une oeuvre sur l'Inde, j'en avais les clichĂ©s en tĂȘte, d'ailleurs proches des situations dĂ©crites, mais j'ai Ă©tĂ© sonnĂ©e par autant de rĂ©alisme, bouleversĂ©e par cette condition humaine consciente et pragmatique.
C'est un monument !

Inde impitoyable

9 étoiles

Critique de ARL (Montréal, Inscrit le 6 septembre 2014, 40 ans) - 20 septembre 2015

J'ai achetĂ© ce roman de Rohinton Mistry, auteur canadien d'origine indienne, complĂštement Ă  l'aveugle. La journĂ©e mĂȘme, je me suis rendu compte qu'il Ă©tait classĂ© comme un chef-d’Ɠuvre et que tout le monde l'avait lu (façon de parler). Les raisons superficielles qui m'ont poussĂ© Ă  l'acheter (belle couverture, Ă©paisseur du livre) m'ont finalement bien servi puisqu'en effet, il s'agit d'une Ɠuvre magistrale. Un roman-fleuve, une somme, un livre "total", foisonnant. Un monde en soi.

À travers un duo de tailleurs, une femme indĂ©pendante, un Ă©tudiant en rĂ©frigĂ©ration et une galerie de personnages secondaires, Mistry brosse un portrait de l'Inde impitoyable des annĂ©es 70. Disons qu'on est loin de l'Inde merveilleuse des fantasmes occidentaux. Guerres de religions, meurtres barbares, vasectomies forcĂ©es, violence entre les castes, propriĂ©taires vĂ©reux, mendiants maltraitĂ©s, politique malhonnĂȘte, tout y est. Certains passages font mal au coeur, d'autres vous enragent littĂ©ralement.

Les talents de conteur de Mistry sont impressionnants. Je n'ai pas senti passer les 896 pages. Il n'y a aucune lourdeur dans le style (d'ailleurs trĂšs accessible), aucune stagnation dans le rĂ©cit. La relation particuliĂšre de ces quatre personnages issus de trois castes diffĂ©rentes est inspirante, mais l'auteur ne se gĂȘne pas de montrer que l'Inde de l'Ă©poque ne pouvait longtemps la tolĂ©rer et que leurs destins Ă©taient inĂ©vitablement tragiques.

Et c'est ici Ă  mon sens que ressort le seul point nĂ©gatif: Mistry en met peut-ĂȘtre juste un peu trop. Personne ne s'en sort, tout est au pire. On atteint un degrĂ© de tragĂ©die qui paraĂźt improbable, comme si l'auteur avait infligĂ© Ă  ses personnages tous les malheurs possibles pour prĂ©senter au lecteur le large Ă©ventail de calamitĂ©s qui pouvaient s'abattre sur la population indienne de l'Ă©poque. Ishvar et Om en particulier n'ont jamais le temps de souffler!

C'est incroyable de penser que de telles atrocitĂ©s ont pu ĂȘtre commises et cautionnĂ©es par un gouvernement hypocrite et sadique. J'ai cru comprendre que l'Inde d'aujourd'hui n'est plus du tout la mĂȘme, que cette Ă©poque est rĂ©volue. Si l'on se fie au roman de Mistry, l'Inde des annĂ©es 70 Ă©tait invivable pour les castes du bas qui se trouvaient constamment menacĂ©es et ciblĂ©es par les autoritĂ©s.

L'Équilibre du monde est un monument, rien de moins. Un livre qui marque profondĂ©ment, qui nous hante longtemps aprĂšs l'avoir refermĂ©. Une histoire d'une grande beautĂ©, tragique et oppressante mais qui inspire d'une Ă©trange façon.

magnifique histoire

9 étoiles

Critique de Crapaud42 (Saint-etienne, Inscrite le 22 juillet 2008, 47 ans) - 6 mai 2015

Une histoire triste mais colorée. Des personnages marquants tous dans leur subtilité. Un livre trÚs dur mais si beau. C'est une réalité qui heurte et on espÚre toujours avoir des rebondissements plus idéaux et positifs... c'est aussi pour cela que ce livre marque tant. Un livre si vrai qu'il est inoubliable.

Une belle histoire indienne

10 étoiles

Critique de Morphée (, Inscrite le 7 décembre 2005, 46 ans) - 21 avril 2015

L'Inde des années 70-80 vue à travers l'histoire de 4 personnages venus d'horizons trÚs différents.
Dina Dalal, jeune veuve cherchant par n'importe quel moyen à garder son indépendance. Elle se lance notamment dans la confection à domicile.
Maneck, fils d'une amie de Dina, quittant ses parents et sa montagne lointaine pour poursuivre ses études.
Et, les 2 tailleurs, Omprakash et Ishvar, respectivement neveu et oncle, venus chercher du travail en ville.
L'aventure touchante de ces 4 protagonistes, nous plonge au coeur de l'Inde, nous amenant à découvrir une grande misÚre, beaucoup de pauvreté, des conflits sociaux et un pouvoir politique tout puissant ne laissant aucune possibilité au peuple de s'en sortir.

Un roman magnifique, émouvant, triste et noir aussi. Les personnages sont attachants. A lire pour connaßtre et imaginer la dureté de la vie en Inde à cette époque. Une belle oeuvre pleine d'humanité mais d'inhumanités également.

Magnifique saga

10 étoiles

Critique de Fabs (, Inscrit le 17 novembre 2011, 42 ans) - 21 janvier 2015

Une magnifique saga à la Ken Follett dans l'Inde du début XXe! Sans concession, efficace, touchant! Un Grand Livre!

Inoubliable

8 étoiles

Critique de Psychééé (, Inscrite le 16 avril 2012, 38 ans) - 27 septembre 2014

Ce pavĂ© dresse un portrait rĂ©aliste de l’Inde, principalement pendant les annĂ©es 1970 et 1980. S’il est difficile Ă  dĂ©marrer, il faut faire un petit effort pour ne pas passer Ă  cĂŽtĂ© !
Les quatre individus principaux que sont Ishvar, Omprakash, Dina et Maneck sont issus de milieux diffĂ©rents ; le mĂ©lange des castes (Intouchables, Chamaar et Parsi) est alors impensable et trĂšs difficile Ă  accepter dans ce pays. Pourtant, par nĂ©cessitĂ©, ils vont cohabiter, devenir en quelque sorte une famille et y trouver lĂ  une forme de bonheur. Mais les malheurs vont s’abattre un Ă  un sur tous ces protagonistes de maniĂšre hallucinante.
L’Inde aussi souffre Ă  sa maniĂšre : mendiants, Ă©lections truquĂ©es, propriĂ©taires vĂ©reux, meurtres, kidnappings, gouvernement corrompu et Ă©goĂŻste qui dĂ©cide notamment de contrĂŽler les naissances en organisant des stĂ©rilisations forcĂ©es, de dĂ©truire des bidonvilles en chassant ses habitants ou encore de « raser » les mendiants pour converger avec une politique d’embellissement de la ville. Ce pays, dont j’ignorais la situation dĂ©sastreuse Ă  ce point, a vĂ©cu une Ă©poque catastrophique, une pauvretĂ© criante 
 DE QUEL DROIT ? C’est rĂ©voltant !!!
Les sentiments humains dĂ©crits sont forts et beaux ; le temps pourtant est capable de changer les gens. Les impitoyables le restent, tandis que les autres Ă©voluent. Solitude, reconnaissance, souffrance, aide, vengeance, injustice
 tout y est. D’autres personnages secondaires viennent complĂ©ter ce tableau : Shankai le cul-de-jatte, le maĂźtre des mendiants, Rajaram le ramasseur de cheveux, l’éleveur de singes
 et nous offrir Ă  leur tour une fresque riche et complĂšte de la nature et de la condition humaine. Enfin, la fin est bien triste pour la plupart des personnages et assez dure Ă  soutenir comme la majoritĂ© du livre car trĂšs noire. A lire vraiment, de par sa richesse sociologique et historique mais surtout pas en pleine dĂ©prime.

Bouleversant

10 étoiles

Critique de Guillaume35 (Argentre Du Plessis, Inscrit le 2 octobre 2013, 53 ans) - 4 mai 2014

une fois le livre refermé je suis resté bouleversé par ce récit et le destin de chacun de ces personnages.

AprÚs un début un peu long on s'attache trÚs vite à cette histoire dans cette Inde des années 70 qui réunit Om et ishvar les tailleurs, Maneck l'étudiant et Dina jeune veuve aux horizons différents.

Bref une fois commencé difficile de s'en défaire. Bouleversant

L'équilibre fragile entre espoir et désespoir

8 étoiles

Critique de Elko (Niort, Inscrit le 23 mars 2010, 50 ans) - 19 février 2014

La curiosité de voir ce roman inconnu pour ma part dans le haut du classement des CLiens m'a poussé à tenter l'aventure.

On est rapidement happé dans les destins croisés de Dina, Maneck, Ohm et Ishvar. TrÚs vite on s'attache à ces personnages malmenés par des traditions iniques et une politique arbitraire.

J'avais en tĂȘte, naĂŻvement je m'en rend compte, l'Inde de Gandhi, celle de la non violence et de la tolĂ©rance. Je dĂ©couvre ici l'injustice, la violence aveugle, l'absurditĂ© inacceptable d'un gouvernement autoritaire et corrompu. En voir les effets dĂ©lĂ©tĂšres (quel euphĂ©misme) sur ces personnages si humains, heurte profondĂ©ment, Ă  la limite de l’écƓurement.

Une belle histoire, de belles rencontres dans une Inde sans pitié. Bouleversant.

Inde sensible

10 étoiles

Critique de Ena (Le Gosier, Inscrit le 25 octobre 2004, 64 ans) - 3 août 2013

Comme la trĂšs grande majoritĂ© j'ai "kiffĂ© grave" ce roman qui m’occupe encore l'esprit plusieurs jours aprĂšs l'avoir terminĂ©.
Je ne suis pas d'accord avec NĂ©oliber sur l'absence de la dimension politique. Pour ne citer qu’une anecdote du livre qui met en scĂšne le premier ministre dans un meeting oĂč le public est constituĂ© de nĂ©cessiteux qui se font nourrir et rĂ©munĂ©rer pour assister Ă  une mise en scĂšne grandiose.
A ne pas manquer.

Intéressant, mais manque la dimension politique

6 étoiles

Critique de Neoliber (, Inscrit le 16 décembre 2011, 84 ans) - 22 mars 2013

Cette fresque ample avec des personnages attachants est en effet bien écrite, riche de péripéties et de notations intéressantes.

Il y a beaucoup à apprendre sur l'Inde et sur les hommes en général à lire ce livre.
Il est à mon avis bien trop long et comme "rempli" de faits, rebondissements et drames terribles, comme si l'auteur avait voulu à tout prix que l'effet soit "garanti", enrichi en détresse, en malheur, et en émotion, en quelque sorte. C'est une maniÚre d'utiliser la misÚre humaine et la douleur comme leviers pour attirer et conserver l'attention du lecteur. D'autres sont plus économes de moyens et font des livres aussi beaux.

Mais surtout, la dimension politique est presque absente, on se retrouve Ă  se demander comment et pourquoi un pays entier (et l'Inde n'est Ă©videmment pas le seul, y compris en Europe) se retrouve dans une situation aussi affreuse, ou corruption, argent-roi, mĂ©pris de l'ĂȘtre humain sont les rĂšgles qui conditionnent la domination des privilĂ©giĂ©s qui exploitent des centaines de millions de leur semblables.
Un peu plus de visibilité politique au lieu du supposé "fatalisme" de la (supposée) ùme indienne serait bienvenue.

je l'ai finalement lu

8 étoiles

Critique de The Nim (, Inscrit le 26 juin 2010, 50 ans) - 23 février 2013

je l'ai lu finalement ce bouquin... j'aurais pu donner 5 étoiles parce qu'il a atteint la majorité de mes critÚres pour que je le considÚre excellent... mais il y a trop de tristesses... beaucoup trop... au point de perdre de vue toute la beauté qui nous entoure et finir comme Maneck.

un poil moins enthousiaste

7 étoiles

Critique de Oreip75 (, Inscrit le 23 août 2011, 46 ans) - 18 novembre 2012

l’objectif ambitieux de l’auteur est atteint : nous plonger (nous noyer ?) dans cette sociĂ©tĂ© indienne de tous les superlatifs et de tous les contrastes : mĂ©galopoles surpeuplĂ©es et exode rural, archaĂŻsme des castes et ultra moderne solitude, nantis sans foi ni loi et mendiants sans droit ni toit 

Néanmoins , la mise en place du récit est un peu laborieuse avec un petit effet catalogue dans la présentation des personnages.
Le style, assez basique, permet certes de rentrer facilement dans le livre mais devient assez indigeste au bout de 900 pages.
L’histoire quant à elle: un foisonnement de vie et de rebondissements qui vous tiennent en haleine mais avec une surdose de Tragique.
Au final une vraie dĂ©couverte de l’Inde, un livre Ă©mouvant 
mais accablant (Ă  ne pas finir un dimanche soir pluvieux de novembre !)
(et j'en profite pour remercier critiques libres qui est un vrai guide de lectures )

Sans famille au pays des Intouchables ?

7 étoiles

Critique de Tistou (, Inscrit le 10 mai 2004, 69 ans) - 15 novembre 2012

Rohinton Mistry est indien, nĂ© Ă  Bombay (Mumbai maintenant), et il a Ă©crit cet ouvrage en 1995 mĂȘme s’il entame l’action juste aprĂšs la Partition puis principalement pendant les annĂ©es 1970 – 1980.
J’imagine qu’il a voulu dĂ©noncer la situation faite Ă  ce qu’on appelle « les Intouchables », les basses castes, celles qui sont traitĂ©es de maniĂšre abominable.
ProblĂšme : il situe l’action il y a 30 – 40 ans. Mais il l’a Ă©crit il y a 17 ans. Quand je constate comment les choses ont changĂ© en 2012 en Inde par rapport aux annĂ©es 70 – 80, je me dis qu’en 1995 ça avait dĂ» dĂ©jĂ  changer et que ça a encore plus changĂ© 
 Jusqu’à quel point ? Il faudrait que Rohinton Mistry nous refasse un « Ă©quilibre du monde » sauce actuelle.
Ce qu’il nous dĂ©crit est une abomination sans nom qui, si elle n’existe plus, a certainement existĂ© et qui heurte profondĂ©ment notre culture d’occidentaux. Nouveau problĂšme, nous n’avons pas les mĂȘmes bases de raisonnement que les Indiens. Beaucoup s’en faut. L’uniformisation des pensĂ©es via la mondialisation des mĂ©dias a certainement tendance Ă  rapprocher le schĂ©ma de pensĂ©e des Indiens vers l’Occidental, l’amĂ©ricain plutĂŽt puisque c’est le modĂšle dominant dans les MĂ©dias, mais de sacrĂ©es spĂ©cificitĂ©s indiennes sont encore bien ancrĂ©es. Quid de la perception des castes et de la notion d’intouchabilitĂ© ? Difficile pour un Occidental voyageant dans le pays de tout saisir et mesurer. Comprendre qu’une violence brutale peut ĂȘtre possible, ça, oui, mais plus via le support des antagonismes religieux. Maintenant 

Ce que je reprocherais Ă  Rohinton Mistry, c’est qu’il nous relate simplement une longue histoire, une trĂšs longue histoire qui par moments devient vraiment trĂšs trĂšs longue. Mais 
 la fin, dans un sursaut d’abomination encore plus abjecte rachĂšte les longueurs. J’aurais aimĂ© nĂ©anmoins qu’il y ait plus de recul, que ce ne soit pas simplement une histoire 

Deux tailleurs, initialement cordonniers (et donc de la plus basse des castes puisqu’en contact avec le cuir, la peau d’animaux morts) dans un village de campagne sont vouĂ©s Ă  rester leur vie durant comme les esclaves des castes plus Ă©levĂ©es. Par un concours de circonstances et une dĂ©cision courageuse ils sont amenĂ©s Ă  quitter leur condition pour apprendre, ailleurs, le mĂ©tier de tailleur. Ils vont migrer vers la trĂšs grande ville – probablement Bombay mais ce n’est pas dit – connaĂźtre moultes vicissitudes qui paraissent incroyables pour nos standards occidentaux mais qui Ă  l’échelle indienne 
 et finir par trouver une sorte d’équilibre instable dans leur prĂ©caritĂ©, une sorte de rĂ©pit en travaillant et logeant chez Dina, une veuve, elle-mĂȘme confrontĂ©e aux problĂšmes que peuvent rencontrer des femmes livrĂ©es Ă  elles-mĂȘmes dans un pays comme l’Inde. Il y aura aussi Maneck, l’étudiant descendu du Cachemire pour venir Ă©tudier et qui se loge chez Dina. Tout ce petit monde improbable finit par se trouver, au moins pour un temps. La suite 

Tous ces actes d’une brutalitĂ© inouĂŻe qui interviennent au fil de la relation ont Ă©tĂ© possibles, ou le sont encore, dans ce pays. Ca, je le conçois. Jusqu’à quel point ceci a-t-il Ă©tĂ© (est-il) gĂ©nĂ©ralisĂ©, that is the question ?
« L’équilibre du monde » est dur. TrĂšs dur. Mais il faut garder Ă  l’esprit qu’il parle d’un monde qui n’a pas les mĂȘmes repĂšres que nous et oĂč les tabous, les interdits, ne sont pas les mĂȘmes. Etant entendu que les stupĂ©fiants actes finaux sont bien entendus criminels lĂ -bas aussi 

Il faut que je retourne en Inde faire le point !

L'équilibre du monde

10 étoiles

Critique de Exarkun1979 (Montréal, Inscrit le 8 septembre 2008, 46 ans) - 18 septembre 2012

Non mais quel livre! L'équilibre a été une véritable claque dans la figure. J'ai toujours su que les habitants de l'Inde étaient pauvres mais pas à ce point. L'auteur nous montre la vérité toute crue. J'ai appris à connaßtre mieux les castes que ce qui fait que les gens ne peuvent s'en sortir.

Il y a aussi tous les problĂšmes liĂ©s Ă  l'État d'urgence. Plusieurs crimes y ont Ă©tĂ© commis comme des stĂ©rilisations forcĂ©es, de la torture et des meurtres.

MalgrĂ© la duretĂ© du rĂ©cit, on rĂ©ussit Ă  s'attacher aux personnages du livre. On vit avec eux et on apprend Ă  mieux les aimer tout au long du livre en dĂ©couvrant leur passĂ©. Pour moi, l'Équilibre Du Monde est vraiment un grand roman. Il est dans les meilleurs que j'ai lu dans ma vie.

Un grand roman

9 étoiles

Critique de Saule (Sydney, Inscrit le 13 avril 2001, 60 ans) - 16 août 2012

Cette grande fresque indienne m'a procuré beaucoup de plaisir, mais surtout ça m'a remué et je pense encore aux personnages et à ce terrible pays aprÚs avoir fermé le livre.

Le procédé narratif est habituel, procédé par lequel l'auteur introduit quatre personnages qu'il nous révÚle un par un et dont il réunit la destinée. Sans oublier une foule de personnages secondaires, et l'Inde, un pays terrifiant, qui domine tout le roman.

Pour revenir sur la critique de Vigno, je ne suis pas d'accord avec son jugement sur le manque de combativitĂ© des personnages. C'est au contraire le fatalisme des personnages qui m'a impressionnĂ©, je pense que sans ce fatalisme qui permet de relativiser les vicissitudes et les alĂ©as de la vie (et parfois d'en rire), ces gens deviendraient fous. Ils ont au moins cette sagesse qui leur permet d'accepter leur sort. C'est d'ailleurs une des rares fois oĂč Om se rĂ©volte contre un puissant qu'il en paye un prix exorbitant.

Au-delà de l'aspect narratif, il y a une vraie réflexion sur condition humaine, cet équilibre précaire entre espoir et désespoir avec clairement une balance qui penche vers le désespoir. Un livre finalement pessimiste mais qui fait du bien malgré tout.

L'Inde d'Indira

9 étoiles

Critique de Vigno (, Inscrit le 30 mai 2001, 0 ans) - 29 avril 2012

D’accord pour dire que c’est un grand roman. En fait, une grande fresque sociale qui nous montre quatre personnages dĂ©classĂ©s, marginalisĂ©s. Quatre personnages dont l’enfance heureuse n’a pas tenu ses promesses Ă  l’ñge adulte. Quatre personnages qui ont choisi de ne pas suivre les voies toutes tracĂ©es que leur imposait la tradition et qui en paient le prix. Ce que je trouve insupportable (parce que c’est un roman qui frappe fort), c’est leur mentalitĂ©, leur faible esprit combatif. L’esprit de rĂ©volte ne semble pas les effleurer. Tous, tĂŽt ou tard, abdiquent, sans trop lutter. MĂȘme Olm. Il y a une forme de fatalisme qui me dĂ©sespĂšre, qui me fait rager. Qu’on ne retrouve pas dans les romans chinois qui prĂ©sentent aussi une sociĂ©tĂ© en crise Ă  la mĂȘme Ă©poque. Ceci dit, le roman est beaucoup plus fort dans la seconde partie, dans le dernier tiers. Au-delĂ  du portrait de l’époque, on lit une rĂ©flexion pĂ©nĂ©trante (trĂšs pessimiste) sur la destinĂ©e humaine.

une sensibilité à fleur de peau

10 étoiles

Critique de Kami (Lille, Inscrit le 16 novembre 2011, 50 ans) - 22 janvier 2012

Je termine ce magnifique roman Ă  l'instant.

Ce chef d'oeuvre est bouleversant de vérité. A travers la vie de quelques personnages au sein d'un pays en pleine évolution, l'auteur nous livre sa vision de la nature humaine.

Je suis totalement subjugué par ces personnages si héroïques par leurs simplicités. Paradoxalement, malgré la tristesse que procure la lecture de cette oeuvre, le message qu'il transmet est rempli d'espoir.
Par ailleurs, son aspect historique m'a permis de mieux situer l'Inde de l'aprĂšs ghandi.

Un petit bijou de la littérature contemporaine que je conseille vivement !

Superbe !

10 étoiles

Critique de Carrica (, Inscrite le 4 novembre 2011, 54 ans) - 4 novembre 2011

Un livre magnifique, émouvant, attachant.
"Ensemble, c'est tout" avec un supplément d'ùme indienne. Le plus beau roman de littérature indienne que j'ai lu jusqu'à présent.
Un bijou !

Belle découverte

9 étoiles

Critique de Mithrowen (La Chaux-de-Fonds, Inscrite le 23 août 2011, 37 ans) - 20 septembre 2011

J'ai découvert ce livre grùce à critiques libres et quelle belle trouvaille !

La quatriÚme de couverture n'est absolument pas mensongÚre ! Ce livre est effectivement un condensé des beautés, telles que les paysage, les personnages pittoresques, et des atrocités de l'Inde, telles que les violences envers les basses castes, le gouvernement corrompu et violent, les tragédies quotidiennes des protagonistes, sans pour autant tomber dans le misérabilisme.

De plus, ce livre est aussi un condensé de l'histoire tumultueuse de l'Inde.

Un vrai plaisir Ă  lire, les pages filent sans qu'on s'en rende compte.

Jolie trouvaille...

9 étoiles

Critique de Jonath.Qc (, Inscrit le 6 juillet 2011, 47 ans) - 20 septembre 2011

C'est encore une fois grùce à votre site que j'ai découvert L'équilibre du Monde. Un roman énorme.
L'auteur jongle habilement avec l'histoire de l'Inde, sa beauté, ses castes, la cruauté des uns et l'excÚs de bonté des autres.
Les personnages principaux nous font voyager à travers l'Inde, tant dans les tribus que les grandes villes, les bidonvilles, la rue...avec une légÚreté malgré tout. Portant à réflexion sans aucun doute. Ne vous laissez surtout pas impressionner par la taille du livre, il se laisse tout simplement lire.
À votre tour de dĂ©couvrir maintenant!

un régal...

10 étoiles

Critique de Dulcinea (, Inscrite le 20 juin 2011, 43 ans) - 20 août 2011

j'ai adoré, vraiment... ma meilleure lecture de l'année

Passionnant

9 étoiles

Critique de Nb (Avion, Inscrit le 27 août 2009, 42 ans) - 8 avril 2011

Premier abord: en version poche, environ 900 pages... Cela a de quoi rebuter un petit moment. Quelle erreur! Si j'avais su, je n'aurais pas laissĂ© traĂźner ce livre aussi longtemps sur une Ă©tagĂšre, il est tout simplement passionnant. Je regrette mĂȘme qu'il n'ait pas Ă©tĂ© un peu plus long.
Les quatre personnages principaux, Dina, Maneck, Ishvar et Omprakash, sont plus qu'attachants. Chacun d'entre eux a une vie Ă  construire, ou Ă  reconstruire, avec un passĂ© parfois pesant. Au contact les uns des autres, ils vont apprendre Ă  se connaĂźtre, s'accepter, s'apprĂ©cier, mais aussi Ă  faire face, Ă  leur maniĂšre, aux injustices de l'Inde des annĂ©es 70, celle de "Madame le Premier Ministre", prĂȘte Ă  tout pour moderniser son pays, mĂȘme Ă  l'impensable.
Le livre se lit plutÎt facilement. Tour à tour drÎle, émouvant ou cruel. A travers ces destins croisés, c'est toute l'Inde que l'on vit: la pauvreté, le systÚme des castes, les intouchables, les religions, ... Un grand moment d'évasion.
Pourquoi pas cinq étoiles alors ? C'est la fin qui m'a quelque peu décontenancé... Je suis content que ce ne soit pas celle à laquelle je m'attendais (rien de pire que l'ultra-prévisible), mais je reste sur ma faim.
Cela dit, je conseille, plus que vivement, la lecture de ce chef-d'Ɠuvre.

éblouissant:simplement!

10 étoiles

Critique de Laventuriere (, Inscrite le 6 mars 2010, 0 ans) - 1 décembre 2010

J'ai lu ce livre à sa sortie, conseillé par mon "allumé-tintinesque" préféré et ce fut un véritable éblouissement..
Ce livre est un trésor, une merveille que je relirais volontiers.
Partez à sa découverte..

A l'unanimité, une merveille

10 étoiles

Critique de Elya (Savoie, Inscrite le 22 février 2009, 36 ans) - 6 novembre 2010

Les 14 critiques précédentes sont unanimes, je me joins à elles.

Je ne résumerai pas ce magnifique roman, car j'en serai incapable, et que ça ne me semble pas du tout indispensable pour l'entamer, tellement l'écriture du Rohinton Mistry est claire du début à la fin. Il est pourtant rare que je ne sois pas ne serait-ce qu'un peu perdue dans les romans indiens, perdue au milieu de l'exotisme et de la longueur des prénoms et des lieux notamment.

Que dire alors ?

Ce livre, c'est une fresque majestueuse, quasi-exhaustive, objective, de ce qu'Ă©tait la sociĂ©tĂ© indienne autour des annĂ©es 70-80. Ou comment relater la complexitĂ© de l'organisation en castes, de la mixitĂ© des religions et des ethnies, de la corruption, de façon simple, pertinente et passionnante. Ou comment s'insinuer au sein de n'importe quel lecteur pour provoquer chez lui une empathie singuliĂšre, ne lui permettant pas de prendre du recul sur l'histoire. Ou comment mĂȘler Ă  merveille tendresse et dĂ©sespoir, bonheur simple et vie luxuriante, chaleur et mĂ©chancetĂ© humaine, entraide et Ă©goĂŻsme....
Je n'ai pas d'explications à apporter sur la façon dont s'y prend Rohinton Mistry pour parvenir à susciter chez tout un chacun ce flot de ressentiments, cette envie de ne plus quitter non pas le livre mais les personnages qui y figurent, puisque nous voilà complÚtement plongés dans l'histoire.

Ces personnages qui nous ont accompagnĂ©s tout au long de ces 700 pages, tantĂŽt fragiles, tantĂŽt battants, mais toujours profondĂ©ment humains, mĂȘme dans leur mĂ©chancetĂ© et jamais caricaturaux, combien de temps vais-je mettre pour les oublier ? De longs mois voire des annĂ©es je pense, tellement j'ai Ă©tĂ© conquise par leur destin.

Un petit extrait qui ne vaut pas grand chose isolĂ© du roman, mais qui donne une idĂ©e de l'Ă©criture simple et persuasive de l'Ă©crivain : " "Le temps est le fil qui ligote nos vies en paquets d'annĂ©es et de mois. Ou un Ă©lastique qui s'Ă©tire selon le bon vouloir de notre imagination. Le temps peut ĂȘtre le joli ruban qui orne les cheveux d'une petite fille. Ou les rides sur un visage, ou celui qui vole le teint et les cheveux de votre jeunesse." Il soupira et sourit tristement. "Mais pour finir, le temps est un noeud coulant passĂ© autour du cou, qui vous Ă©trangle lentement." "

Quel chef-d'oeuvre

10 étoiles

Critique de Samba (, Inscrite le 3 mars 2010, 48 ans) - 28 octobre 2010

J'avais déjà lu des livres sur l'Inde il y a longtemps - J'ai trouvé celui-ci poignant, rempli de tendresse, d'humour, de violence, de tragédie.... L'auteur soulÚve bien l'horreur que les gens ont subi à travers l'état d'urgence, et la stérilisation forcée dans les années 70... honteux, scandaleux, malheureux... Il nous montre bien la compléxité de la situation dans ce pays.
J'ai fini ce livre ce matin, les larmes aux bords des yeux, je pense que je ne vais pas l'oublier de si tĂŽt... le destin de chaque personnage est si dramatique... trĂšs poignant, trĂšs touchant.
Lisez-le ! C'est un roman étranger magnifique.

Comment les petites histoires de quelques personnages dévoilent la "grande" histoire indienne contemporaine

10 étoiles

Critique de Bigoodi (, Inscrite le 8 février 2009, 58 ans) - 14 novembre 2009

Je suis allée en Inde l'an passé.
J'ai vu les bidonvilles, les mendiants, le manque d'infrastructures...mais aussi les sourires, la gentillesse, les petits métiers...
Difficile pour un occidental de se mettre dans la tĂȘte d'un indien : en lisant l'Equilibre du monde, j'ai mieux compris, tout en espĂ©rant secrĂštement que les vicissitudes des diffĂ©rents personnages ne soient qu'anecdotiques et pas reprĂ©sentatives d'une Ă©poque, mais n'y croyant guĂšre...
J'ai adoré ce roman : il nous permet de mieux comprendre l'Inde, retranscrit les ambiances, la vie quotidienne en suivant des personnages qu'on voudrait ne jamais quitter.
Mais pour moi, il donne avant tout à réfléchir sur l'Autre, vous savez, celui qui nous parait si éloigné, si difficile à comprendre... et pourtant si semblable lorsqu'on se donne la peine de regarder d'un peu plus prÚs.
Ce livre est un voyage au coeur de l'humanité, un chef d'oeuvre.

l'équilibre du monde

10 étoiles

Critique de Noelle (, Inscrite le 8 janvier 2009, 74 ans) - 23 avril 2009

C'est un trÚs grand roman inoubliable.C'est un Zola façon indienne,bouleversant,épais mais se dévorant d'une traite.Le destin de plusieurs personnages se croise et décrit la vie quotidienne dans une grande métropole du tiers-Monde.C'est un livre qui est plus fort encore que le film Slumdog millionaire.A lire absolument

Magnifique

10 étoiles

Critique de Persil (Sierre (Valais), Inscrite le 15 octobre 2007, 60 ans) - 29 février 2008

Chaque page est une merveille. Pas une seconde d'ennuis, pas de longueur, seulement amour, tendresse, couleurs, odeurs, fraĂźcheur, suspens, mais aussi tristesse et chagrin.... tout ce qui fait notre monde.

A lire absolument!

Et la tendresse... !

10 étoiles

Critique de Débézed (Besançon, Inscrit le 10 février 2008, 79 ans) - 14 février 2008

Oui Gabri, du haut de tes 21 ans, tu as vu juste ce bouquin est un monument de la littĂ©rature. Je l'ai lu il y a plusieurs annĂ©es et il est toujours lĂ  dans mon esprit mais aussi prĂšs de mon coeur car il comporte certainement quelques unes des pus belles pages de tendresse de la littĂ©rature. Ces deux tisserands complĂštement dĂ©munis ont su garder la fraĂźcheur d'esprit et la sagesse qui permet de dĂ©busquer les petits bonheurs qui font les gens heureux au milieu d'un monde de rĂ©alisme, de cruautĂ© et d'indiffĂ©rence. MĂȘme Arhundati Roy, mĂȘme Salman Rushdie, mĂȘme Amithav Ghosh ne m'ont pas autant Ă©mu.

"Les raisins de la colÚre" façon indienne

10 étoiles

Critique de Romur (Viroflay, Inscrit le 9 février 2008, 52 ans) - 12 février 2008

On traverse quelques gĂ©nĂ©rations et quelques dizaines d'annĂ©es de l'histoire indienne, en partant des origines familiales et en suivant l'histoire de 4 personnages dont les destins se retrouvent mĂȘlĂ©s et nouĂ©s dans un petit appartement. Quelques dizaines d'annĂ©es pour dĂ©couvrir l'histoire agitĂ©e de ce grand pays (le livre est un fĂ©roce rĂ©quisitoire contre la pseudo-dĂ©mocratie corrompue d'Indhira Gandhi), sa sociĂ©tĂ©, ses diffĂ©rentes castes et couches sociales.

C'est prenant, bouleversant et on est déchiré entre :
- d'un cĂŽtĂ© un univers pesant et dĂ©sespĂ©rant de misĂšre et de corruption, un systĂšme social et politique dont certains personnages sont les instruments pleins de cruautĂ© et de mĂ©pris pour les ĂȘtres humains ;
- de l'autre, une acceptation sereine, une résilience fondée sur l'humour, la joie de vivre et le désir de goûter les plus petits bonheurs de la vie.
De malheur en injustice, les personnages principaux ont toujours la force de rebondir, toujours un peu moins haut, mais de rebondir tout de mĂȘme car ils vivent d'espoir et d'optimisme.
Cette attitude est totalement étrangÚre à nos mentalités occidentales, et ce n'est sans doute pas un hasard si celui qui "réussit" et part travailler à l'étranger, celui qui s'est coupé de cet univers, de ses racines et s'est occidentalisé, celui-ci ne supporte plus à son retour...

Un livre Ă  lire absolument mĂȘme si (ou plutĂŽt parce que) on n'en ressort pas indemne.

Indira, oui, et puis?

8 étoiles

Critique de Sahkti (GenÚve, Inscrite le 17 avril 2004, 52 ans) - 26 août 2007

Des destins touchants, attachants, qui permettent aux lecteurs de placer, tout comme ces millions d'ĂȘtre dĂ©favorisĂ©s, exclus, leurs espoirs dans un nouveau rĂ©gime politique, de croire qu'enfin les choses vont changer pour eux.
Cette implication du lecteur est due au talent de plume de Rohinton Mistry qui arrive à rendre chaque situation proche de nous, à nous faire partager le quotidien de ces laissés pour compte sans virer au misérabilisme à outrance. La dure réalité est là et il nous y emmÚne.
Je pense que le fait que Mistry ne rĂ©side plus en Inde et porte un regard lucide sur ce qui se passe dans son pays d'origine joue beaucoup dans cette façon de faire, l'auteur dispose du recul nĂ©cessaire pour Ă©viter de sombrer dans une passion dĂ©vastatrice ou un militantisme Ă  outrance. La pertinence de son propos et la modĂ©ration avec laquelle il aborde tout cela crĂ©ent ce mĂ©canisme qui veut qu'on plonge d'abord dans un bon roman avant de se laisser embarquer dans la vraie Histoire, celle de tout un pays, d'un peuple et d'ĂȘtres ĂŽ combien meurtris.
J'ai beaucoup apprécié cela.

Un monument

10 étoiles

Critique de Gabri (, Inscrite le 28 juillet 2006, 40 ans) - 24 août 2007

Ce grand roman est tout simplement inoubliable. Longtemps aprĂšs l’avoir terminĂ©, je suis restĂ©e songeuse et imprĂ©gnĂ©e de son ambiance Ă  la fois gaie et mĂ©lancolique. C’est d’ailleurs ce qui en fait, selon moi, un roman extrĂȘmement rĂ©aliste et touchant, oĂč se cĂŽtoient jour aprĂšs jour l’espoir et le dĂ©sespoir, la misĂšre et la bontĂ© humaine. Car malgrĂ© tout le cĂŽtĂ© obscur de cette histoire, il y a toujours un geste, un espoir, un ami qui rend le tout un peu plus acceptable pour les personnages, et tellement touchant pour les lecteurs!

L’histoire se dĂ©roule dans les temps qui ont prĂ©cĂ©dĂ© et suivi la prĂ©sence d’Indhira Gandhi au pouvoir du gouvernement indien. Une pĂ©riode assez noire pour l’Inde, mais encore plus pour les castes pauvres, qu’on ne tient absolument pas en compte dans les plans gouvernementaux. Ishvar et Omprakash, issus de la caste des Chamaars, seront donc les malheureuses victimes des Ă©normes injustices infligĂ©es aux pauvres durant cette pĂ©riode. Eux comme beaucoup d’autres se verront ainsi dĂ©truire maintes fois le peu de stabilitĂ© qu’ils Ă©taient parvenus Ă  se bĂątir au prix d’énormes efforts, et forcĂ©s de se reconstruire Ă  partir de rien ou presque rien.

ParallĂšlement Ă  ces sombres Ă©vĂšnements se dĂ©veloppe graduellement une touchante amitiĂ© entre ces deux Chamaars et deux autres personnages issus de castes plus aisĂ©es, Maneck et Dina Dalal. Bien que chacun d’entre eux ait ses propres malheurs Ă  supporter, leur amitiĂ© devient bientĂŽt leur bien commun le plus prĂ©cieux
 C’est une amitiĂ© touchante, marquĂ©e par les diffĂ©rences de castes et empreinte de tendresse et de moments forts, qui permettent Ă  chacun de continuer Ă  aller de l’avant malgrĂ© les obstacles et les difficultĂ©s. En quelque sorte, c’est l’équilibre entre l’espoir et le dĂ©sespoir de tous ces personnages


Les personnages sont extrĂȘmement vivants et attachants, tour Ă  tour drĂŽles et malheureux, forts et vulnĂ©rables, et parfois mĂȘmes pour certains, Ă  la fois bons et mĂ©chants. Pleins de contradictions, ils paraissent tous rĂ©ellement exister sous la plume de Rohinton Mistry qui dĂ©crit merveilleusement bien autant les personnages que leurs rapports entre eux.

Finalement, pour moi qui n’avait encore jamais lu de roman indien, l’Équilibre du monde s’est aussi avĂ©rĂ© une excellente introduction Ă  l’histoire politique agitĂ©e que connaĂźt ce pays.

Ishvar, Maneck, Dinabai, Omprakash, Sankar, et tous les autres, je ne vous oublierai pas !!!


Sublime!

10 étoiles

Critique de Ablette (, Inscrite le 9 juin 2006, 62 ans) - 9 juin 2006

Ce roman nous plonge au coeur de l'histoire indienne de ces trente derniÚres années : la vitrine démocratique officielle et la vie des indiens au jour le jour : celle des mendiants (dont nous n'avons pas idée), celle des étudiants, celle d'une femme de la classe moyenne. Tous ces personnages sont "entravés" ( voire empoisonnés)par le poids des relations entre castes qui déterminent dÚs la naissance la vie qu'aura un individu. Les personnages de M. Mistry sont terriblement attachants, les deux tailleurs sont d'une telle humanité, Dina qui se bat pour se faire une place dans une société machiste, l'étudiant, Manek, qui fait partie des privilégiés par son statut d'étudiant. C'est un roman bouleversant, bien écrit, qui comme toute excellente oeuvre vous réconcilie avec la Terre entiÚre.

déclaré d'utilité publique

10 étoiles

Critique de Lolr (, Inscrite le 22 mars 2006, 54 ans) - 10 avril 2006

un livre majeur pour nous petits occidentaux bien tranquilles dans nos baskets! il y a tout, c'est beau, c'est terrifiant, c'est plein de tendresse, de violence, d'amour, de luciditĂ©....... de bonheur et de terreur..... je ne sais que dire que NE PASSEZ PAS A COTE DE CE LIVRE!! et puis jetez-vous sur UNE SIMPLE AFFAIRE DE FAMILLE du mĂȘme auteur! NE PASSEZ PAS A COTE DE CET AUTEUR tout simplement, on en sort diffĂ©rent, bouleversĂ© dans ses certitudes!!
Si vous aimez ces livres qui nous parlent de l'Inde et de l'humanité il y a aussi NOCES INDIENNES de SHAROON MAAS
voilĂ , faites-vous du bien, allez Ă  la rencontre de omprakash, ishvar, maneck dina bai........

La lecture de Patryck Froissart

10 étoiles

Critique de FROISSART (St Paul, Inscrit le 20 février 2006, 79 ans) - 20 février 2006

Titre : L’équilibre du monde
Auteur : Rohinton Mistry
Editeur : Albin Michel, 1998
Titre original : A fine balance
Traduit de l’anglais par Françoise Adelstain

Ce long roman de 700 pages nous introduit dans l’Inde contemporaine pour nous y faire partager l’intimitĂ© de personnages croquĂ©s Ă  la façon d’EugĂšne SĂŒe ou de Charles Dickens.
Au centre d’un tourbillon rĂ©aliste qui va broyer cruellement la plupart des protagonistes se trouve Dina Dalal, une jeune et jolie veuve, anticonformiste, qui se voit contrainte, pour ne pas dĂ©pendre financiĂšrement de son frĂšre, d’accueillir chez elle un hĂŽte payant, jeune Ă©tudiant, et deux tailleurs qui fabriquent pour elle Ă  la piĂšce des robes qu’elle vend Ă  une entreprise de prĂȘt-Ă -porter locale.
L’auteur raconte successivement le passĂ© de ces 4 personnages principaux, puis ce qu’ils vivent ensemble durant une annĂ©e universitaire, et ce qu’ils deviennent aprĂšs leur sĂ©paration.
Les destins sont tragiques, sur contexte d’une Inde qui se modernise et se « dĂ©mocratise » de maniĂšre anarchique, dans la corruption, le non-droit, la cruautĂ©, l’implacable application des rĂšgles archaĂŻques qui rĂ©gissent les relations entre les castes, l’impitoyable loi du plus fort, et l’effondrement de tous les espoirs d’échapper Ă  la rigiditĂ© sociale.
Le Roi des Mendiants, exploiteur et protecteur cynique des mendiants de la ville, dont le cul-de-jatte Shankar, mutilĂ© peu aprĂšs sa naissance de façon Ă  susciter la pitiĂ© des passants, le collecteur de cheveux qui finit par tuer pour assurer sa moisson, le receveur des loyers, Ibrahim, qui se fait un honneur d’appliquer les menaces d’expulsion des locataires ne pouvant plus payer, le policier Kesar, qui conduit sans pitiĂ© les dĂ©molisseurs des bidonvilles installĂ©s, avec la complicitĂ© de responsables municipaux corrompus sur les lieux publics, tous sont Ă  la fois rĂ©pugnants et pitoyables, chacun montrant, Ă©tonnamment, en certaines circonstances des sentiments d’une beautĂ© dont on ne les aurait pas crus capables.
Les situations, les dialogues, les lieux sont d’un rĂ©alisme cru, trivial, rĂ©voltant, horrifiant parfois. Mais la vulgaritĂ©, l’obscĂ©nitĂ©, la pourriture humaine s’inscrivent de façon tellement naturelle dans cette immense cour des miracles que le lecteur s’y fait vite, d’autant que, dans cet univers nausĂ©eux, les quatre personnages centraux, ainsi que d’autres rencontrĂ©s au hasard de chacune de leurs destinĂ©es, apparaissent comme peu Ă  peu sanctifiĂ©s par leurs propres actes, dĂ©pouillĂ©s progressivement de leurs dĂ©fauts, et de leurs ambitions.
Les fumiers les plus puants nourrissent toujours des roses...

Patryck Froissart, le 29 janvier 2006






Un roman polyphonique

10 étoiles

Critique de Guermantes (Bruxelles, Inscrit le 18 mars 2005, 79 ans) - 28 mars 2005

Oui, c'est bien un livre majeur que celui-là. La multiplicité des personnages, des milieux décrits nous offre un panorama saisissant de l'Inde de ces années troublées, tantÎt dur et cruel, tantÎt drÎle et touchant mais tellement vrai pour qui s'est laissé immerger, ne fût-ce qu'au cours de trop brefs séjours, dans cet univers si différent du nÎtre.
Le fait que, à l'instar de Naipaul ou de Salaman Rushdie, Rohinton Mistry, profondément imprégné de sa culture d'origine, réside en dehors de l'Inde (au Canada en l'occurrence), contribue sans doute à exacerber le regard critique (mais tendre aussi à d'autres moments) qu'il pose sur celle-ci.
A recommander Ă©galement "un si long voyage" et "une simple affaire de famille" (paru l'an dernier) dans lesquels se retrouve le mĂȘme regard davantage focalisĂ© cette fois sur la communautĂ© parsie Ă  laquelle l'auteur appartient.

un livre marquant

10 étoiles

Critique de Mary.nana (, Inscrite le 24 mars 2005, 76 ans) - 27 mars 2005

je l'ai lu il y a déjà longtemps, mais ce livre m'a marquée comme une véritable histoire de l'Homme à travers les destins de ces personnages.J'ai lu depuis d'autres romans indiens, j'aime beaucoup, mais celui-ci reste une référence.

Forums: L'équilibre du monde

Il n'y a pas encore de discussion autour de "L'équilibre du monde".


En achetant chez nos partenaires, vous nous aidez.
Mais faire vivre les libraires indépendants est important aussi