La dame de Zagreb de Philip Kerr

La dame de Zagreb de Philip Kerr
(The lady of Zagreb)

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone

Critiqué par Pacmann, le 25 août 2019 (Tamise, Inscrit le 2 février 2012, 54 ans)
La note : 9 étoiles
Visites : 241 

Bernie, fleur bleue

Sans conteste un des meilleurs, si pas le meilleur des romans de Philip Kerr dans la foulée de sa trilogie berlinoise. On situe l'histoire vers début 1943 (première partie) et surtout début 1944, le temps de placer le roman " Les ombres de Katyn". Cela sent donc déjà clairement la fin des haricots pour Hitler.

Bernie Gunther donne ici sa pleine mesure, certainement au début du récit, en usant et abusant de son franc parlé et de son humour cynique qui laisse plusieurs fois ses interlocuteurs se demander comment il est toujours en vie. Le chapitre 14, qui évoque la rencontre entre Bernie et la dame de Zagreb est un régal. Je l'ai relu à la suite trois fois rien que pour le plaisir.

Suivant schéma habituel, Bernie navigue entre des nazis connus et des personnages de fiction mais le lecteur avisé pourra faire le tri entre la réalité et l’imagination de feu, l’auteur écossais.

Il nous conduit en Suisse, en Croatie et bien sûr sur les terres de prédilection du héros à Berlin. On découvre aussi un Bernie romantique et amoureux d’une superbe actrice, et l’évocation de certains épisodes moins connus de la seconde guerre mondiale. On évoque le sort de la Suisse et les projets d’invasion de la confédération helvétique par les troupes du troisième Reich en 1943. Autre évocation dans ce roman, l’auteur nous parle du rôle sombre des Oustachis, alliées (presqu’encombrants) des nazis dans les Balkans. Plus anecdotique, on apprend que l’ancêtre d’Interpol a continué à fonctionner malgré le conflit planétaire.

Mais c’est surtout la sublime de Dalia Dresner qui domine ce récit et lui donne son titre ; personnage qui est la synthèse de plusieurs actrices ayant réellement existé.

On ne comprend pas trop comment Bernie, 47 ans, pas trop au top de forme parvient à séduire une telle femme aussi belle qu’intelligente. Philip Kerr semble s’inspirer d’un James Bond, façon Sean Connery, tant dans sa manière de se comporter avec les femmes que de se sortir de situations compliquées.

Faut-il croire que seul le pouvoir d’amuser conduit à ce que les femmes puisse tomber dans vos bras ? Si vous faites un peu semblant d'y croire, alors pas de souci, vous apprécierez complètement ce coup gagnant.

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