Lumière du monde de James Lee Burke

Lumière du monde de James Lee Burke
(Light of the world)

Catégorie(s) : Littérature => Policiers et thrillers

Critiqué par Ayor, le 7 mars 2019 (Inscrit le 31 janvier 2005, 47 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 2 avis)
Cote pondérée : 5 étoiles (22 256ème position).
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Dave Robicheaux : vingtième acte

Le vingtième tome de la série ne présente guère d’originalité par rapport aux précédents, l’auteur utilisant toujours les mêmes éléments et le même type de personnages pour construire son histoire, à cela près qu’il met un peu plus sur le devant la scène Alafair et Gretchen, les filles respectives de Dave Robicheaux et Clete Purcel, les deux héros récurrents de cette série.

Ce qui reste le plus surprenant, ce sont les dialogues blindés systématiquement d’allusions, de non-dits, de métaphores et autres réflexions sur le bien et le mal.
À ce jour, je n’ai jamais lu ou entendu de tels dialogues, à croire que seul James Lee Burke les entend et les utilise quotidiennement, ceux-ci étant très particuliers et pouvant d’ailleurs en rebuter plus d’un.
Quant au récit, il est à l’image du reste avec de nombreuses ellipses et autres déductions peu évidentes que le lecteur doit réaliser par lui-même s’il veut y comprendre quelque chose et donc avancer.

Même si l’auteur a un talent indéniable, il faut reconnaître que ces romans se ressemblent trop, et qu’à titre personnel j’ai l’impression de lire quasi la même chose depuis « La pluie de néon », le premier épisode de la série.
Certes, j’ai jusqu’à présent apprécié la saga Robicheaux, mais l’overdose étant devenue bien présente, je ne sais si je vais la poursuivre.

N'étant ni meilleur ni moins bon qu'un autre, je mets le même nombre d'étoiles malgré tout.

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20ème opus de la série Robicheaux

8 étoiles

Critique de Tistou (, Inscrit le 10 mai 2004, 64 ans) - 14 décembre 2019

Ces derniers temps, James Lee Burke alterne les épisodes Hackberry Holland et Dave Robicheaux. Dave Robicheaux, l’enquêteur de New Iberia (Louisiane), le héros emblématique de James Lee Burke. Nous sommes donc sur le 20ème épisode de cette série mais, surprise, Dave Robicheaux, Molly sa femme, Alafair sa fille ainsi que Clete Purcel, son ex-collègue et indéfectible ami, avec Gretchen sa fille récemment redécouverte sont dans le … Montana, du côté de Missoula, dans le ranch d’Albert, l’ami de longue date également. Nous échangeons donc la moiteur et les bayous de Louisiane pour les espaces sauvages et inspirants du Montana (n’oublions pas que l’auteur alterne ses résidences entre Louisiane et Montana).
Comme dans les derniers épisodes de la série, je trouve que James Lee Burke fait monter d’un cran la violence. Désespérance de la vieillesse (Dave et Clete font maintenant bien leur âge) ? Vision plus pessimiste de la part de James Lee Burke ? L’Amérique qu’il nous donne à voir semble remplie de psychopathes tous plus dangereux les uns que les autres. Ici, c’est Ara Surette le psychopathe de service. Un cas désespéré, qui a eu à échanger sur ses actes avec Alafair (dans le cadre d’une recherche sociologique) lorsqu’il était en prison, condamné à perpétuité, et qui est censé avoir péri dans l’incendie du véhicule qui réalisait son transfert.
Lorsque contre toute attente, on en vient à considérer qu’il pourrait s’agir de lui, Alafair, Gretchen et la famille Robicheaux sont bien sûr en première ligne, d’autant que le shérif local s’avère plus formé pour gérer les vols de bétail que la recherche d’un psychopathe. Et que ledit shérif supporte mal la présence de Dave et Clete qui, potentiellement, marchent plutôt sur ses plates-bandes.
Bref c’est bien compliqué et la présence locale d’un milliardaire pas vraiment franc du collier brouille les pistes … La fin s’avère, à l’instar d’un basique feu d’artifice, un bouquet final de grande ampleur comme si James Lee Burke se sentait maintenant, après de si nombreux épisodes, obligé de surenchérir sur toutes les fins brutales qu’il avait pu écrire jusque là.
Le style, très descriptif, de l’auteur est toujours là – et un Etat comme celui du Montana ne peut que l’inspirer. Donc les grandes envolées lyriques sur cette magnifique nature sont toujours au rendez-vous.

»La réunion évangéliste se tenait dans une tente sur la réserve des Indiens Flathead, non loin des Mission Mountains. Elle comprenait ce que les gens dans le Sud appellent un dîner sur l’herbe, avec parfois le diable dans les buissons. Clete et moi, dans la Caddy, avons suivi une longue pente à travers des collines boisées que les pluies de printemps avaient rendues vert sombre, jusqu’à une vallée qui s’élevait de plus en plus haut au fur et à mesure que la route progressait en direction de Flathead Lake. Le ciel était d’un bleu pâle, et de la neige fraîche était tombée sur les sommets des Missions au cours de la nuit ; au soleil, on voyait fondre la glace sur les cascades. Les montagnes étaient si massives, et si ample la chaîne de rocs qu’elles formaient contre le ciel, qu’on perdait la perspective et que les forêts sur leurs flancs ressemblaient moins à des arbres qu’à du velours vert. C’était l’un de ces endroits qui semblent réduire les discussions théologiques à une sottise. »

Son habileté psychologique est toujours présente et ça reste un plaisir sans mélange – au moins pour moi – de lire ses intrigues et de retrouver la famille Robicheaux ainsi que Clete Purcel.
Juste que, vraiment, c’est violent !

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