Une saison pour la peur de James Lee Burke
( A morning for flamingos)
Catégorie(s) : LittĂ©rature => Policiers et thrillers
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Le "meilleur ennemi" de l'homme ? lui-mĂȘme.
Dave Robicheau aurait une existence plus tranquille s'il avait l'ùme moins agitée. Chargé d'accompagner deux détenus, il ne peut s'opposer à leur évasion et se retrouve éclopé et traumatisé à l'hopital, avec des cauchemars qui lui rappellent le Vietnam.
L'un de ses amis lui propose une mission pour qu'il Ă©chappe Ă son vague Ă l'Ăąme : infiltrer un rĂ©seau de trafiquants de drogue pour mettre fin Ă leurs activitĂ©s. Robicheau accepte d'ĂȘtre "un judas de profession", auprĂšs du caĂŻd Tony Cardo, personnage plus complexe qu'il n'y paraĂźt, et qui curieusement lui ressemble. "Nous avons tous notre petit panier de serpents personnel", dit ce "caĂŻd", droguĂ© aux amphĂštes.
La violence chez Burke n'est plus le monopole des mĂ©chants, elle est dans l'histoire du pays, et dans les obsessions des personnages. L'adversaire est moins l'ennemi que soi-mĂȘme. Pas lieu d'ĂȘtre fier de soi : on fut peureux, alcoolique, infidĂšle, on ne sait mĂȘme plus sur quelle rive est la loyautĂ©.
Burke dépasse donc le cadre du thriller traditionnel, et son écriture témoigne de l'influence d'Hemingway, ici avouée, et encore plus visible dans
"Vers une aube radieuse".
Les éditions
Une saison pour la peur [Texte imprimé] James Lee Burke trad. de l'américain par Freddy Michalski
de Burke, James Lee Michalski, Freddy (Traducteur)Une saison pour la peur [Texte imprimé] James Lee Burke trad. de l'américain par Freddy Michalski
de Burke, James Lee Michalski, Freddy (Traducteur)Les livres liés
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Une amitié risquée
Critique de Bookivore (MENUCOURT, Inscrit le 25 juin 2006, 43 ans) - 14 août 2023
Pas trÚs étendu (430 pages en poche), ce quatriÚme cru est une vraie réussite, je ne vois rien à dire de négatif. Dialogues encore une fois parfaits, descriptions savoureuses, ambiance magnifique, James Lee Burke y brille de mille feux. Ca ferait un film remarquable.
J'aimerais cependant bien savoir qui est ce mec sur la couverture (une photo issue d'un film ? On dirait vaguement Dennis Hooper mais je ne pense pas que ça soit lui quand mĂȘme). J'ai eu du mal Ă ne pas mettre cette tĂȘte sur le personnage de Cardo, malgrĂ© qu'il ne soit pas dĂ©crit de cette maniĂšre dans le roman...
Vengeance aveugle !
Critique de Pakstones (saubens, Inscrit le 2 septembre 2010, 60 ans) - 10 mai 2014
C'est suite Ă un arrachage qui va mal tourner, que "belle mĂšche" va accepter un taf des plus dangereux.
Infiltrer la mafia de la New Orléans au coté de Tony Cardo, caïd de la dope, plombé aux amphét.
Une histoire de coeur va renaitre avec Bootsie Mouton, son premier A., mais son désir de vengeance prédomine dans cette foutue histoire, et va l'amener dans une spirale violente au risque de tout perdre.
Boggs, Boggs, Boggs, tu dynamites cet horizon mortuaire semé de déchirure indélébile.
Et c'est bien ça ce que l'on aime chez J.L. BURKE, ne pas savoir la limite du bien et du mal, ne pas savoir qui va se faire repasser, ne pas savoir le dénouement avant d'avoir fini le dernier chap.
Podna, je te le dis, tu as lĂ un putain de book, qui va te faire glisser quelques perles de sueurs froides dans le dos.
J't'aurai prévenu old men !!!
Dave Robicheaux : quatriĂšme acte
Critique de Ayor (, Inscrit le 31 janvier 2005, 53 ans) - 23 janvier 2011
Et une fois de plus il sait y faire pour nous proposer une bonne histoire, mĂȘme si je l'ai trouvĂ©e peut-ĂȘtre un ton en dessous des trois premiĂšres. On commence Ă bien connaitre son hĂ©ros rĂ©current, Dave Robicheaux, qui ici se pose tout un tas de questions sur sa loyautĂ©, sur ce qu'il doit faire et bien Ă©videmment sur lui-mĂȘme. Le travail d'introspection et le suspense qui en dĂ©coule sont des plus intĂ©ressants, tout comme d'ailleurs la psychologie des personnages secondaires.
Et toujours en toile de fond, ces paysages fantastiques décrits avec précision et passion par un écrivain talentueux.
Ayant repris du service auprÚs du shérif pour rembourser des dettes contractées dans l'épisode précédent, Dave Robicheaux tombe dans une embuscade lors d'un transfert de prisonniers. Gravement blessé, il se remet doucement de ce traumatique évÚnement lorsqu'il est contacté par Minos P.Dautrieve, un ami faisant partie de la force présidentielle sur les stupéfiants, qui lui propose une infiltration au sein de la bande de Tony Cardo, un des boss de la pÚgre de La Nouvelle Orléans. D'abord hésitant, Dave accepte finalement le travail.
Et un plaisir de lecture
Critique de Tistou (, Inscrit le 10 mai 2004, 69 ans) - 7 novembre 2007
On est en Louisiane, lĂ , Ă la Nouvelle-OrlĂ©ans, puisque dans la sĂ©rie « Dave Robicheaux ». Qui pourra douter Ă la lecture de lâextrait ci-dessus, dâune part de lâamour de James Lee Burke pour sa Louisiane, dâautre part de lâimportance donnĂ©e dans son Ă©criture aux odeurs, aux images, aux goĂ»ts, mais Ă©galement aux sentiments, souvent violents et contradictoires des protagonistes. Câest que, manifestement la Louisiane nâest pas une contrĂ©e tendre pour les humains qui y rĂ©sident,
Dave Robicheaux, dans cet Ă©pisode, a repiquĂ© au travail chez le shĂ©riff (curieux pays quand mĂȘme !), pour de simples raisons alimentaires. Et il est dâentrĂ©e confrontĂ© Ă un sale boulot : convoyer deux condamnĂ©s Ă mort vers lâendroit ultime. Ca va mal se passer puisque son collĂšgue se fera tuer, que lui-mĂȘme se prendra une balle dans le ventre et que les deux condamnĂ©s sâĂ©chappent.
Dans le laps de temps qui suit ; no manâs land entre la vie normale et lâinactivitĂ©, celui de la convalescence, Dave sera confrontĂ©, comme souvent chez James Lee Burke, aux fantĂŽmes de sa vie passĂ©e, et notamment de son passage Ă la guerre au Viet-NĂąm. Il va, peut-ĂȘtre pour exorciser ces dĂ©mons, aller un peu plus loin et prendre des risques insensĂ©s en acceptant de jouer lâinfiltration, comme faux flic dĂ©froquĂ©, de la Mafia de la drogue Ă la Nouvelle-OrlĂ©ans. LĂ rien ne se passera comme il pouvait le prĂ©voir. Dâailleurs avec James Lee Burke, ça se passe rarement comment on pourrait le prĂ©voir ! Les sentiments les plus purs comme les plus obscurs vont prendre le pas sur sa mission et ⊠vogue la galĂšre.
Mais Clete Purcell est lĂ pour veiller sur son ami. Des forces plus obscures aussi peut-ĂȘtre ? Anecdotiquement, câest dans cet Ă©pisode que Dave Robicheaux retrouve Bootsie Mouton, son amour de jeunesse et que lâhistoire se renoue.
Câest violent, câest fort, bourrĂ© dâĂ©motions (et au pays de lâoncle Sam ce nâest peut-ĂȘtre pas toujours facile Ă mettre en exergue). Personnellement je vibre toujours autant sur James Lee Burke, au point dâavoir lâimpression dâavoir dĂ©jĂ voyagĂ© prĂšs de la Nouvelle-OrlĂ©ans !
Robicheaux joue copain-copain avec un caĂŻd
Critique de Saint-Germain-des-Prés (Liernu, Inscrite le 1 avril 2001, 58 ans) - 27 août 2007
Ce volume est trĂšs abouti et figure certainement parmi les points forts des aventures de Robicheaux.
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