Il y a aussi, pour moi le plus important, ces grands hĂ©ros, ces sortes de super-hĂ©ros mĂȘmes, avec tout ce que cela a de beau, de grand, dâexagĂ©rĂ© aussi et avec un regard lucide sur le dopage dont certains se sont servi ou ont Ă©tĂ© victimes (et trĂšs souvent les deux Ă la fois !). On retrouvera donc Coppi, Bobet, Anquetil, Poulidor, ThĂ©venet, Ocana, Hinault, Fignon⊠et mĂȘme Alaphilippe !
Et Merx j'ose espérer. Et mon favori de tout les temps, Marco Pantani.
Oui, Saule, ils y sont tous mais je n'ai mis qu'un choix partial et assumĂ©, bien sĂ»r ! Les Français y ont plus de place car quand je faisais des "tours de France" sur la plage avec des billes (c'est loin quand mĂȘme !), Bobet, Anquetil, Poulidor Ă©taient lĂ ...
Samedi 1er juillet 2023Bouh bouh bouh, Shelton, câest rĂ©servĂ© aux jeunes de sept Ă septante sept ans !
... nâhĂ©sitez surtout pas Ă relire un album des aventures de Tintin cet Ă©tĂ© !
;-))
Tu as raison Saint Jean Baptiste, il faudrait changer le slogan ! Heureusement, il n'y a pas d'Ăąge pour faire ce que l'on aime !
Lundi 3 juillet 2023
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et je vais rester encore une journĂ©e de plus sur le tour de France. Je sais bien que pour certains, le sport nâest pas lâessentiel dans la vie mais, comme de nombreux journalistes et Ă©crivains, je pense Ă Antoine Blondin (et pas que !), il ne faut pas oublier que le sport a donnĂ© naissance Ă des hĂ©ros hors normes, le vĂ©lo et le Tour de France en particulier ! Quand jâĂ©tais plus jeune (enfin, beaucoup plus jeune !), on avait Ă la maison des livres dâaventures avec des cyclistes, des marins, des coureurs automobiles, des sportifs de toute nature⊠Les sportifs sont les chevaliers des temps modernes !
Alors, sans oublier le dopage et la tricherie car ces deux flĂ©aux existent bien dans le cyclisme, je pense que Le Tour de France et le VendĂ©e Globe sont aujourdâhui deux des lieux dâhĂ©roĂŻsme qui fascinent encore le grand public⊠Alors enfourchons notre bicyclette pour affronter la montagne, la trĂšs haute montagne, avec cet ouvrage « Etapes, le cyclisme en Haute Savoie ». Câest un travail collectif qui va plaire Ă tous les passionnĂ©s du vĂ©lo et de la montagne. Lâobjectif est de mettre en valeur un dĂ©partement qui compte beaucoup dans lâhistoire du tour de France, mais qui se veut aussi dans la perspective de 2027, Ă priori en septembre, pĂ©riode des championnats du monde cyclistes UCI qui auront lieu en Haute Savoie.
Cette annĂ©e encore, comme Ă chaque Ă©dition, le Tour de France va passer par la Haute Savoie et il sây dĂ©cidera trĂšs probablement le vainqueur du Tour⊠Les grands cols de ce dĂ©partement sont devenus autant de souvenirs de lâhistoire du Tour⊠PogaÄar au Grand-Bornand, Bernard Hinault Ă Morzine... Du lourd !
Mais cet ouvrage nâest pas seulement un recueil de victoires dans le tour, aux championnats du monde ou au DauphinĂ©, câest surtout une ode Ă la route qui sâĂ©lĂšve, aux paysages qui fascinent, Ă une montagne que lâon aime ! Ces cols mythiques sont aussi un bien collectif et quâimporte le temps que vous prendrez pour escalader ces lacets, ce qui compte avant tout câest bien votre aventure personnelle rĂ©veillĂ©e ou aiguisĂ©e par celle de Richard Virenque, Jacques Michaud, Greg Lemond, Laurent Fignon ou Romain Bardet !
Jâen connais encore un qui va me dire « et Eddy Merckx, il est oĂč ? ». DĂ©solĂ©, il nâest pas dans cet ouvrage et je nây suis pour rien⊠Mais comme je ne voudrais pas provoquer trop de tristesse, je dirai quand mĂȘme que, pour mĂ©moire, le 5 septembre 1964, Eddy Merckx devient champion du monde amateur sur route Ă Sallanches, en Haute Savoie et, le 7 juillet 1969, le coureur belge sera battu Ă Chamonix par Roger Pingeon mais gagnera quand mĂȘme le Tour, devant Roger Pingeon et Raymond PoulidorâŠ
Bref, cet album photo et textuel est magnifique, et comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire ce que je le fais beaucoup mieux que de franchir un col de Haute Savoie en vĂ©lo, je vais retourner dans ma bibliothĂšque ! Bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et je vais rester encore une journĂ©e de plus sur le tour de France. Je sais bien que pour certains, le sport nâest pas lâessentiel dans la vie mais, comme de nombreux journalistes et Ă©crivains, je pense Ă Antoine Blondin (et pas que !), il ne faut pas oublier que le sport a donnĂ© naissance Ă des hĂ©ros hors normes, le vĂ©lo et le Tour de France en particulier ! Quand jâĂ©tais plus jeune (enfin, beaucoup plus jeune !), on avait Ă la maison des livres dâaventures avec des cyclistes, des marins, des coureurs automobiles, des sportifs de toute nature⊠Les sportifs sont les chevaliers des temps modernes !
Alors, sans oublier le dopage et la tricherie car ces deux flĂ©aux existent bien dans le cyclisme, je pense que Le Tour de France et le VendĂ©e Globe sont aujourdâhui deux des lieux dâhĂ©roĂŻsme qui fascinent encore le grand public⊠Alors enfourchons notre bicyclette pour affronter la montagne, la trĂšs haute montagne, avec cet ouvrage « Etapes, le cyclisme en Haute Savoie ». Câest un travail collectif qui va plaire Ă tous les passionnĂ©s du vĂ©lo et de la montagne. Lâobjectif est de mettre en valeur un dĂ©partement qui compte beaucoup dans lâhistoire du tour de France, mais qui se veut aussi dans la perspective de 2027, Ă priori en septembre, pĂ©riode des championnats du monde cyclistes UCI qui auront lieu en Haute Savoie.
Cette annĂ©e encore, comme Ă chaque Ă©dition, le Tour de France va passer par la Haute Savoie et il sây dĂ©cidera trĂšs probablement le vainqueur du Tour⊠Les grands cols de ce dĂ©partement sont devenus autant de souvenirs de lâhistoire du Tour⊠PogaÄar au Grand-Bornand, Bernard Hinault Ă Morzine... Du lourd !
Mais cet ouvrage nâest pas seulement un recueil de victoires dans le tour, aux championnats du monde ou au DauphinĂ©, câest surtout une ode Ă la route qui sâĂ©lĂšve, aux paysages qui fascinent, Ă une montagne que lâon aime ! Ces cols mythiques sont aussi un bien collectif et quâimporte le temps que vous prendrez pour escalader ces lacets, ce qui compte avant tout câest bien votre aventure personnelle rĂ©veillĂ©e ou aiguisĂ©e par celle de Richard Virenque, Jacques Michaud, Greg Lemond, Laurent Fignon ou Romain Bardet !
Jâen connais encore un qui va me dire « et Eddy Merckx, il est oĂč ? ». DĂ©solĂ©, il nâest pas dans cet ouvrage et je nây suis pour rien⊠Mais comme je ne voudrais pas provoquer trop de tristesse, je dirai quand mĂȘme que, pour mĂ©moire, le 5 septembre 1964, Eddy Merckx devient champion du monde amateur sur route Ă Sallanches, en Haute Savoie et, le 7 juillet 1969, le coureur belge sera battu Ă Chamonix par Roger Pingeon mais gagnera quand mĂȘme le Tour, devant Roger Pingeon et Raymond PoulidorâŠ
Bref, cet album photo et textuel est magnifique, et comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire ce que je le fais beaucoup mieux que de franchir un col de Haute Savoie en vĂ©lo, je vais retourner dans ma bibliothĂšque ! Bonne lecture !
A voir aussi la série documentaire sur Netflix, des images à couper le souffle. Malgré le décalage je tenterai de suivre les exploits de Ben o'Connor, le coureur Australien ;-)
Mardi 4 juillet 2023
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et je voudrais prendre le temps dâouvrir ce que dâaucuns appellent un roman de plage. Bien sĂ»r, cette expression ne recouvre pas une rĂ©alitĂ© littĂ©raire mais donne une indication sur lâusage du livre : il nous occupe sur la plage ! Lâexpression est dâautant plus caduque ou obsolĂšte que, de nos jours, les mĂ©decins et autres dermatologues nous ont appris Ă ne pas restĂ©s allongĂ©s sur le sable chaud au soleil. Si on veut lire â et lâĂ©tĂ© câest bien fait pour lire â il faut le faire dans un fauteuil Ă lâombre dâun bel arbre, dans son lit ou dans son train en regagnant son lieu de villĂ©giature⊠Passons, imaginons que finalement nous lisions sur le sable, Ă lâombre créée par une belle falaise qui a oubliĂ© de sâĂ©croulerâŠ
Commençons par affirmer bien fort et sans hĂ©sitation que sur la plage, on a le droit de lire un livre qui nous fait plaisir et pas obligatoirement un roman lĂ©ger et superficiel. Dâautre part, un roman que lâon croit facile, lĂ©ger et superficiel peut sâavĂ©rer un ouvrage beaucoup plus profond que les apparences ne le laissaient supposer⊠Jâavais rĂ©alisĂ© cela il y a bien longtemps, le jour oĂč jâai lu un premier roman de Janine Boissard. Jâai tout de suite estimĂ© quâil sâagissait dâun roman profondĂ©ment humain et lâhumanisme Ă ce niveau-lĂ câest bien tout sauf lĂ©ger⊠Dans les annĂ©es quatre-vingt-dix, Janine devenait la marraine de mon Ă©mission en direct du Livre sur la place, une fois par an⊠Une trĂšs bonne personne que jâai lue et apprĂ©ciĂ©e !
Puis, le temps a passĂ©, et câest seulement depuis deux ou trois ans que jâai repris contact avec elle et ses romans. Cette annĂ©e, Elle parlait aux fleurs, est un roman grave quâil ne faudrait surtout pas prendre Ă la lĂ©gĂšreâŠ
Elisa, un peu moins de trente ans, veuve car son mari a Ă©tĂ© victime dâun accident, se retrouve avec deux enfants Ă Ă©lever. Moyens limitĂ©s, sur le point de devoir dĂ©mĂ©nager pour trouver un logement plus conforme Ă ses revenus, câest son beau-frĂšre qui va lui venir en aide, Thomas. Lâennemie qui cherche Ă lui nuire est tout simplement sa belle-mĂšre qui nâavait jamais apprĂ©ciĂ© ce mariageâŠ
Elisa ayant trouvĂ© une façon de vivre au niveau matĂ©riel nâest pas pour autant heureuse. Il lui manque lâamourâŠ
Dâaccord, vous dites que lâon est bien dans un roman estival de plage⊠et, pourtant, tout nâest pas si simple dans cette famille oĂč lâargent prend parfois le dessus sur les sentiments⊠Elisa nâest pas encore sortie de la sphĂšre nĂ©gativeâŠ
Janine Boissard nâest pas une romanciĂšre simpliste et son Ă©criture simple et directe nous pousse au contact de lâĂąme humaine pour le plus grand plaisir du lecteur⊠Ah, jâavais oubliĂ© de vous dire que cette Janine Boissard nâest pas une romanciĂšre pour femmes mais bien pour tous ! Donc, puisque lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, bonne lecture Ă toutes et Ă tous !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et je voudrais prendre le temps dâouvrir ce que dâaucuns appellent un roman de plage. Bien sĂ»r, cette expression ne recouvre pas une rĂ©alitĂ© littĂ©raire mais donne une indication sur lâusage du livre : il nous occupe sur la plage ! Lâexpression est dâautant plus caduque ou obsolĂšte que, de nos jours, les mĂ©decins et autres dermatologues nous ont appris Ă ne pas restĂ©s allongĂ©s sur le sable chaud au soleil. Si on veut lire â et lâĂ©tĂ© câest bien fait pour lire â il faut le faire dans un fauteuil Ă lâombre dâun bel arbre, dans son lit ou dans son train en regagnant son lieu de villĂ©giature⊠Passons, imaginons que finalement nous lisions sur le sable, Ă lâombre créée par une belle falaise qui a oubliĂ© de sâĂ©croulerâŠ
Commençons par affirmer bien fort et sans hĂ©sitation que sur la plage, on a le droit de lire un livre qui nous fait plaisir et pas obligatoirement un roman lĂ©ger et superficiel. Dâautre part, un roman que lâon croit facile, lĂ©ger et superficiel peut sâavĂ©rer un ouvrage beaucoup plus profond que les apparences ne le laissaient supposer⊠Jâavais rĂ©alisĂ© cela il y a bien longtemps, le jour oĂč jâai lu un premier roman de Janine Boissard. Jâai tout de suite estimĂ© quâil sâagissait dâun roman profondĂ©ment humain et lâhumanisme Ă ce niveau-lĂ câest bien tout sauf lĂ©ger⊠Dans les annĂ©es quatre-vingt-dix, Janine devenait la marraine de mon Ă©mission en direct du Livre sur la place, une fois par an⊠Une trĂšs bonne personne que jâai lue et apprĂ©ciĂ©e !
Puis, le temps a passĂ©, et câest seulement depuis deux ou trois ans que jâai repris contact avec elle et ses romans. Cette annĂ©e, Elle parlait aux fleurs, est un roman grave quâil ne faudrait surtout pas prendre Ă la lĂ©gĂšreâŠ
Elisa, un peu moins de trente ans, veuve car son mari a Ă©tĂ© victime dâun accident, se retrouve avec deux enfants Ă Ă©lever. Moyens limitĂ©s, sur le point de devoir dĂ©mĂ©nager pour trouver un logement plus conforme Ă ses revenus, câest son beau-frĂšre qui va lui venir en aide, Thomas. Lâennemie qui cherche Ă lui nuire est tout simplement sa belle-mĂšre qui nâavait jamais apprĂ©ciĂ© ce mariageâŠ
Elisa ayant trouvĂ© une façon de vivre au niveau matĂ©riel nâest pas pour autant heureuse. Il lui manque lâamourâŠ
Dâaccord, vous dites que lâon est bien dans un roman estival de plage⊠et, pourtant, tout nâest pas si simple dans cette famille oĂč lâargent prend parfois le dessus sur les sentiments⊠Elisa nâest pas encore sortie de la sphĂšre nĂ©gativeâŠ
Janine Boissard nâest pas une romanciĂšre simpliste et son Ă©criture simple et directe nous pousse au contact de lâĂąme humaine pour le plus grand plaisir du lecteur⊠Ah, jâavais oubliĂ© de vous dire que cette Janine Boissard nâest pas une romanciĂšre pour femmes mais bien pour tous ! Donc, puisque lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, bonne lecture Ă toutes et Ă tous !
Mercredi 5 juillet 2023
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et vous savez bien que, dans la littĂ©rature dite pour la jeunesse, jâaime bien trouver des livres qui me plaisent car jâaurais bien du mal Ă conseiller Ă un de mes petits-enfants un ouvrage que je nâaurais ni lu ni aimĂ©âŠ
Câest ainsi que jâai fait dĂ©couvrir Ă lâune de mes petites-filles, cinq ans, les ouvrages de Gabrielle Vincent, les fameux « Ernest et CĂ©lestine » ! De nos jours, les enfants ont contact avec ces deux hĂ©ros par le cinĂ©ma mais le livre permet de les garder en mĂ©moire plus longtemps avec des albums que jâadore. De lâhumanisme et de la poĂ©sie en concentrĂ© dans des ouvrages qui sont devenus pour moi et mes enfants « cultes ». Les titres ne sont pas que des mots mais bien des clefs magiques pour enclencher des souvenirs, des situations, des images⊠Ernest et CĂ©lestine ont perdu SimĂ©on, Ernest est malade, La chute dâErnest⊠On ne va pas tous les citer mais on les porte tous en nousâŠ
On peut Ă©voquer lâalbum le plus intense (du moins pour moi), Cet Ă©tĂ© lĂ . Cette annĂ©e-lĂ , alors que ma mĂšre est atteinte dâun cancer dont on connait lâissue sans surprise, Gabrielle Vincent aborde dans un ouvrage de qualitĂ© et volumineux pour de la littĂ©rature jeunesse (prĂšs de 170 pages), lâamitiĂ©, la maladie, la mort, lâabsence, la prĂ©sence⊠Encore aujourdâhui, je ne peux pas relire ce livre sans une Ă©motion forte ! Quel talent pour aborder ces sujets sans ĂȘtre larmoyant et en Ă©tant compris par les plus jeunes !
Alors, je sais que certains nâoseront peut-ĂȘtre pas se lancer dans une telle lecture avec un enfant cet Ă©tĂ©, sauf si les circonstances vous poussent Ă aborder un tel sujet avec un jeune plein dâinterrogations face Ă la maladie et la mort⊠Mais, je peux quand mĂȘme vous proposer un autre album de Gabrielle Vincent, qui nâappartient pas Ă la sĂ©rie Ernest et CĂ©lestine, mais qui pourra vous permettre dâaborder sereinement les questions de la frustration, du rapport avec les parents et adultes en gĂ©nĂ©ral, les envie de colĂšre, de fugue et le besoin dâamour dâun enfant. Câest trĂšs important que lâenfant comprenne que ce quâil ressent nâest finalement que trĂšs banal, trĂšs ordinaire, trĂšs simple⊠« Je voudrais quâon mâĂ©coute » est un trĂšs bel album qui devrait permettre aux parents et grands-parents dâouvrir de bien belles discussionsâŠ
Donc, puisque lâĂ©tĂ© câest fait pour lire et quâil est important de lire avec la jeunesse avant quâelle soit autonome, prenez le temps de lire et relire Gabrielle Vincent, sans aucune hĂ©sitation ! TrĂšs bonne lecture Ă toutes et Ă tous !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et vous savez bien que, dans la littĂ©rature dite pour la jeunesse, jâaime bien trouver des livres qui me plaisent car jâaurais bien du mal Ă conseiller Ă un de mes petits-enfants un ouvrage que je nâaurais ni lu ni aimĂ©âŠ
Câest ainsi que jâai fait dĂ©couvrir Ă lâune de mes petites-filles, cinq ans, les ouvrages de Gabrielle Vincent, les fameux « Ernest et CĂ©lestine » ! De nos jours, les enfants ont contact avec ces deux hĂ©ros par le cinĂ©ma mais le livre permet de les garder en mĂ©moire plus longtemps avec des albums que jâadore. De lâhumanisme et de la poĂ©sie en concentrĂ© dans des ouvrages qui sont devenus pour moi et mes enfants « cultes ». Les titres ne sont pas que des mots mais bien des clefs magiques pour enclencher des souvenirs, des situations, des images⊠Ernest et CĂ©lestine ont perdu SimĂ©on, Ernest est malade, La chute dâErnest⊠On ne va pas tous les citer mais on les porte tous en nousâŠ
On peut Ă©voquer lâalbum le plus intense (du moins pour moi), Cet Ă©tĂ© lĂ . Cette annĂ©e-lĂ , alors que ma mĂšre est atteinte dâun cancer dont on connait lâissue sans surprise, Gabrielle Vincent aborde dans un ouvrage de qualitĂ© et volumineux pour de la littĂ©rature jeunesse (prĂšs de 170 pages), lâamitiĂ©, la maladie, la mort, lâabsence, la prĂ©sence⊠Encore aujourdâhui, je ne peux pas relire ce livre sans une Ă©motion forte ! Quel talent pour aborder ces sujets sans ĂȘtre larmoyant et en Ă©tant compris par les plus jeunes !
Alors, je sais que certains nâoseront peut-ĂȘtre pas se lancer dans une telle lecture avec un enfant cet Ă©tĂ©, sauf si les circonstances vous poussent Ă aborder un tel sujet avec un jeune plein dâinterrogations face Ă la maladie et la mort⊠Mais, je peux quand mĂȘme vous proposer un autre album de Gabrielle Vincent, qui nâappartient pas Ă la sĂ©rie Ernest et CĂ©lestine, mais qui pourra vous permettre dâaborder sereinement les questions de la frustration, du rapport avec les parents et adultes en gĂ©nĂ©ral, les envie de colĂšre, de fugue et le besoin dâamour dâun enfant. Câest trĂšs important que lâenfant comprenne que ce quâil ressent nâest finalement que trĂšs banal, trĂšs ordinaire, trĂšs simple⊠« Je voudrais quâon mâĂ©coute » est un trĂšs bel album qui devrait permettre aux parents et grands-parents dâouvrir de bien belles discussionsâŠ
Donc, puisque lâĂ©tĂ© câest fait pour lire et quâil est important de lire avec la jeunesse avant quâelle soit autonome, prenez le temps de lire et relire Gabrielle Vincent, sans aucune hĂ©sitation ! TrĂšs bonne lecture Ă toutes et Ă tous !
Jeudi 6 juillet 2023
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et, parfois, malgrĂ© lâĂ©tĂ© et les beaux jours, il est bon de lire un livre grave qui donne Ă rĂ©flĂ©chir⊠Je lâai lu dans le cadre de mes recherches sur le champ autobiographique mais il touche Ă lâhumanitĂ©, tout simplementâŠ
Beaucoup parmi vous sâen souviennent car il ne sâagit pas dâun fait divers mais bien dâune tuerie qui a touchĂ© une Ă©cole, le collĂšge-lycĂ©e juif Otzar Hatorah. Il sâagit dâun Ă©tablissement scolaire confessionnel ayant pour but dâassurer aux enfants de la communautĂ© sĂ©farade une Ă©ducation juive orthodoxe. Cette Ă©cole est situĂ©e dans un quartier trĂšs rĂ©sidentiel de ToulouseâŠ
Le 19 mars 2012 vers 8 h, un homme casquĂ© gare un scooter devant lâĂ©cole. Il est armĂ©, il vient de tuer et il va continuer. Il ouvre le feu sur un groupe de personnes rassemblĂ©es devant l'Ă©tablissement. Il tue un enseignant et ses deux enfants.
Il ne sâarrĂȘtera pas lĂ et il pĂ©nĂštre dans la cour, met Ă terre la fille du directeur ĂągĂ©e de huit ans, et lui tire dans la tempe Ă bout portant. L'homme s'enfuit en scooter.
La suite fera lâobjet dâune couverture mĂ©diatique Ă©tonnante, qui pose question encore aujourdâhui. Ce qui est certain câest que le RAID montera Ă lâassaut de lâappartement de Mohammed Merah, le terroriste et assassin, qui dĂ©cĂšdera lors de lâassaut.
Je ne vous raconte pas tout cela juste pour le plaisir ou dans un but historique mais tout simplement parce que dans ma recherche dâouvrages autobiographiques, je me suis retrouvĂ© par hasard â encore une fois le hasard - avec un petit opus, « Souviens-toi de nos enfants », et câest Ă©crit par Samuel Sandler, le pĂšre de lâenseignant assassinĂ©, le grand-pĂšre de deux des enfants victimes dans cette Ă©cole. Ce jour-lĂ , cet homme a perdu de façon tragique et cruelle trois membres de sa famille ! 30 ans, 6 ans, 3 ans !
Quand jâai commencĂ© le travail sur lâautobiographie, jâavais, comme tout le monde, quelques idĂ©es prĂ©conçues sur la question. Par exemple, je croyais que lâon Ă©crivait pour se faire connaitre, se justifier, convaincre, se soigner intĂ©rieurement, faire de lâargent⊠Or, ici, on est loin de cela car il sâagit de faire en sorte que lâon nâoublie pas ces enfants ! Et cette façon de concevoir lâautobiographie nâest pas spĂ©cifique Ă cet ouvrage, je lâai retrouvĂ©e dans de nombreux livres, en particulier, bien sĂ»r, dans de trĂšs nombreux ouvrages traitant de la Shoah, du gĂ©nocide armĂ©nien, du destin tragique du Cambodge⊠Ecrire pour que le nom des victimes demeure Ă jamais dans la mĂ©moire humaineâŠ
De plus, le livre de Samuel Sandler est trĂšs bien Ă©crit, mĂȘle Ă©motion et rĂ©cit factuel, souvenir familiaux et analyse religieuse, politique, historique, humaine⊠Je ne sais pas sâil est encore en vente dans les librairies mais si vous le trouvez nâhĂ©sitez pas⊠Je reviendrai sur ce thĂšme de la mĂ©moire mais je voulais dĂ©jĂ vous donner une idĂ©e de lecture sur ce thĂšme profondĂ©ment humainâŠ
Alors, mĂȘme si le livre ne rĂ©pond pas entiĂšrement Ă lâidĂ©e de ce que lâon peut se faire dâun livre estival, je ne peux que vous en conseiller la lecture ne serait-ce que pour les noms de Jonathan, Gabriel et AriĂ© ne tombent pas dans lâoubli !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et, parfois, malgrĂ© lâĂ©tĂ© et les beaux jours, il est bon de lire un livre grave qui donne Ă rĂ©flĂ©chir⊠Je lâai lu dans le cadre de mes recherches sur le champ autobiographique mais il touche Ă lâhumanitĂ©, tout simplementâŠ
Beaucoup parmi vous sâen souviennent car il ne sâagit pas dâun fait divers mais bien dâune tuerie qui a touchĂ© une Ă©cole, le collĂšge-lycĂ©e juif Otzar Hatorah. Il sâagit dâun Ă©tablissement scolaire confessionnel ayant pour but dâassurer aux enfants de la communautĂ© sĂ©farade une Ă©ducation juive orthodoxe. Cette Ă©cole est situĂ©e dans un quartier trĂšs rĂ©sidentiel de ToulouseâŠ
Le 19 mars 2012 vers 8 h, un homme casquĂ© gare un scooter devant lâĂ©cole. Il est armĂ©, il vient de tuer et il va continuer. Il ouvre le feu sur un groupe de personnes rassemblĂ©es devant l'Ă©tablissement. Il tue un enseignant et ses deux enfants.
Il ne sâarrĂȘtera pas lĂ et il pĂ©nĂštre dans la cour, met Ă terre la fille du directeur ĂągĂ©e de huit ans, et lui tire dans la tempe Ă bout portant. L'homme s'enfuit en scooter.
La suite fera lâobjet dâune couverture mĂ©diatique Ă©tonnante, qui pose question encore aujourdâhui. Ce qui est certain câest que le RAID montera Ă lâassaut de lâappartement de Mohammed Merah, le terroriste et assassin, qui dĂ©cĂšdera lors de lâassaut.
Je ne vous raconte pas tout cela juste pour le plaisir ou dans un but historique mais tout simplement parce que dans ma recherche dâouvrages autobiographiques, je me suis retrouvĂ© par hasard â encore une fois le hasard - avec un petit opus, « Souviens-toi de nos enfants », et câest Ă©crit par Samuel Sandler, le pĂšre de lâenseignant assassinĂ©, le grand-pĂšre de deux des enfants victimes dans cette Ă©cole. Ce jour-lĂ , cet homme a perdu de façon tragique et cruelle trois membres de sa famille ! 30 ans, 6 ans, 3 ans !
Quand jâai commencĂ© le travail sur lâautobiographie, jâavais, comme tout le monde, quelques idĂ©es prĂ©conçues sur la question. Par exemple, je croyais que lâon Ă©crivait pour se faire connaitre, se justifier, convaincre, se soigner intĂ©rieurement, faire de lâargent⊠Or, ici, on est loin de cela car il sâagit de faire en sorte que lâon nâoublie pas ces enfants ! Et cette façon de concevoir lâautobiographie nâest pas spĂ©cifique Ă cet ouvrage, je lâai retrouvĂ©e dans de nombreux livres, en particulier, bien sĂ»r, dans de trĂšs nombreux ouvrages traitant de la Shoah, du gĂ©nocide armĂ©nien, du destin tragique du Cambodge⊠Ecrire pour que le nom des victimes demeure Ă jamais dans la mĂ©moire humaineâŠ
De plus, le livre de Samuel Sandler est trĂšs bien Ă©crit, mĂȘle Ă©motion et rĂ©cit factuel, souvenir familiaux et analyse religieuse, politique, historique, humaine⊠Je ne sais pas sâil est encore en vente dans les librairies mais si vous le trouvez nâhĂ©sitez pas⊠Je reviendrai sur ce thĂšme de la mĂ©moire mais je voulais dĂ©jĂ vous donner une idĂ©e de lecture sur ce thĂšme profondĂ©ment humainâŠ
Alors, mĂȘme si le livre ne rĂ©pond pas entiĂšrement Ă lâidĂ©e de ce que lâon peut se faire dâun livre estival, je ne peux que vous en conseiller la lecture ne serait-ce que pour les noms de Jonathan, Gabriel et AriĂ© ne tombent pas dans lâoubli !
Vendredi 7 juillet 2023
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et nous allons profiter de cette chronique pour poursuivre notre incursion dans la collection « espionnage » des Ă©ditions Fleuve noir⊠Nous allons, si vous le voulez bien, pointer notre lunette « spĂ©ciale retour en arriĂšre » sur un auteur suisse, Marcel-Georges PrĂȘtre (1922-1995).
Cet homme a dâabord Ă©tĂ© lui-mĂȘme un homme dâaventures et dâaction. Il dâabord Ă©tĂ©, par exemple, guide de chasse en Afrique, mĂ©tier improbable aujourdâhui. Guider des riches blancs en quĂȘte dâĂ©motion en poursuivant qui un Ă©lĂ©phant, qui un lion⊠CâĂ©tait une autre Ă©poque ! On note aprĂšs, une Ă©volution quand il est allĂ© vivre durant plusieurs annĂ©es au sein dâune communautĂ© pygmĂ©e. Câest Ă ce moment-lĂ , probablement que va naitre chez lui un regard diffĂ©rent sur lâAfrique et une sympathie qui reviendra rĂ©guliĂšrement chaque fois quâil pointera les nĂ©o-nazis, les racistes et soutiens de lâapartheid⊠Mais nous en reparlerons !
On doit Ă Marcel-Georges PrĂȘtre environ cent cinquante romans dont de trĂšs nombreux dans les sĂ©ries Fleuve noir, Espionnage en particulier sous le nom de Frank Evans. Certains de ses romans ont Ă©tĂ© inspirĂ©s ou Ă©crits par son ami FrĂ©dĂ©ric Dard⊠Câest lui aussi que nous avons dĂ©jĂ croisĂ© ensemble sous le nom de François Chabrey⊠Mais revenons Ă cette signature de Frank Evans !
Dans ces romans dâespionnage, le hĂ©ros est Chris Holden, il travaille pour les services anglais, son supĂ©rieur est « C » et il est un peu taquin et insistant avec la secrĂ©taire de « C »⊠Bref, vous lâaurez bien compris, une sorte de parodie-copie dâun certain espion au service de sa majestĂ©âŠ
Dans cette sĂ©rie de plus de vingt titres, jâai gardĂ© le premier, « Terreur blanche en RhodĂ©sie », celui oĂč Chris Holden est chargĂ© dâinfiltrer et neutraliser une cellule de propriĂ©taires blancs qui veulent prendre le pouvoir en RhodĂ©sie pour installer un rĂ©gime raciste dur et promouvoir un apartheid strict. Dâailleurs, ce mouvement recherche lâappui du KKK amĂ©ricain ce qui va donner aux services britanniques lâidĂ©e dâune infiltration efficace⊠Bon, je ne vous en dit pas plus car tout rĂ©side pour ces ouvrages dans le suspense, bien sĂ»r !
TrĂšs classique, sans aucun doute, avec une Ă©criture habituelle pour ce type de littĂ©rature, sans oublier un peu de violence et de sexe, mais, honnĂȘtement, juste ce quâil faut⊠On sent trĂšs bien que lâauteur est trĂšs Ă©loignĂ© du racisme pourtant beaucoup plus ambiant Ă lâĂ©poque dans cette zone dâAfrique (1966) et on comprend aussi que lâauteur cherche Ă lutter contre lâextrĂȘme droite comme quand il Ă©crira avec le mĂȘme hĂ©ros « Le retour des vautours », roman oĂč Chris luttera contre des nĂ©o-nazis en AllemagneâŠ
Donc, puisque lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, recherchez, trouvez et lisez un ouvrage de Frank Evans pour replonger dans cette Ă©poque des annĂ©es soixante⊠Bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et nous allons profiter de cette chronique pour poursuivre notre incursion dans la collection « espionnage » des Ă©ditions Fleuve noir⊠Nous allons, si vous le voulez bien, pointer notre lunette « spĂ©ciale retour en arriĂšre » sur un auteur suisse, Marcel-Georges PrĂȘtre (1922-1995).
Cet homme a dâabord Ă©tĂ© lui-mĂȘme un homme dâaventures et dâaction. Il dâabord Ă©tĂ©, par exemple, guide de chasse en Afrique, mĂ©tier improbable aujourdâhui. Guider des riches blancs en quĂȘte dâĂ©motion en poursuivant qui un Ă©lĂ©phant, qui un lion⊠CâĂ©tait une autre Ă©poque ! On note aprĂšs, une Ă©volution quand il est allĂ© vivre durant plusieurs annĂ©es au sein dâune communautĂ© pygmĂ©e. Câest Ă ce moment-lĂ , probablement que va naitre chez lui un regard diffĂ©rent sur lâAfrique et une sympathie qui reviendra rĂ©guliĂšrement chaque fois quâil pointera les nĂ©o-nazis, les racistes et soutiens de lâapartheid⊠Mais nous en reparlerons !
On doit Ă Marcel-Georges PrĂȘtre environ cent cinquante romans dont de trĂšs nombreux dans les sĂ©ries Fleuve noir, Espionnage en particulier sous le nom de Frank Evans. Certains de ses romans ont Ă©tĂ© inspirĂ©s ou Ă©crits par son ami FrĂ©dĂ©ric Dard⊠Câest lui aussi que nous avons dĂ©jĂ croisĂ© ensemble sous le nom de François Chabrey⊠Mais revenons Ă cette signature de Frank Evans !
Dans ces romans dâespionnage, le hĂ©ros est Chris Holden, il travaille pour les services anglais, son supĂ©rieur est « C » et il est un peu taquin et insistant avec la secrĂ©taire de « C »⊠Bref, vous lâaurez bien compris, une sorte de parodie-copie dâun certain espion au service de sa majestĂ©âŠ
Dans cette sĂ©rie de plus de vingt titres, jâai gardĂ© le premier, « Terreur blanche en RhodĂ©sie », celui oĂč Chris Holden est chargĂ© dâinfiltrer et neutraliser une cellule de propriĂ©taires blancs qui veulent prendre le pouvoir en RhodĂ©sie pour installer un rĂ©gime raciste dur et promouvoir un apartheid strict. Dâailleurs, ce mouvement recherche lâappui du KKK amĂ©ricain ce qui va donner aux services britanniques lâidĂ©e dâune infiltration efficace⊠Bon, je ne vous en dit pas plus car tout rĂ©side pour ces ouvrages dans le suspense, bien sĂ»r !
TrĂšs classique, sans aucun doute, avec une Ă©criture habituelle pour ce type de littĂ©rature, sans oublier un peu de violence et de sexe, mais, honnĂȘtement, juste ce quâil faut⊠On sent trĂšs bien que lâauteur est trĂšs Ă©loignĂ© du racisme pourtant beaucoup plus ambiant Ă lâĂ©poque dans cette zone dâAfrique (1966) et on comprend aussi que lâauteur cherche Ă lutter contre lâextrĂȘme droite comme quand il Ă©crira avec le mĂȘme hĂ©ros « Le retour des vautours », roman oĂč Chris luttera contre des nĂ©o-nazis en AllemagneâŠ
Donc, puisque lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, recherchez, trouvez et lisez un ouvrage de Frank Evans pour replonger dans cette Ă©poque des annĂ©es soixante⊠Bonne lecture !
Samedi 8 juillet 2023
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et pourquoi ne pas allier deux genres que jâaime beaucoup, le polar et la bande dessinĂ©e ? Je sais, parfois on peut ĂȘtre lassĂ© des adaptations assez plates des grands romans policiers dâAgatha Christie, Conan Doyle, Gaston Leroux ou Maurice Leblanc⊠Attention, toutes ne sont pas mauvaises, mais parfois elles manquent de gĂ©nie⊠Cette fois-ci, avec « Ne lĂąche pas ma main », les choses seront trĂšs diffĂ©rentes⊠Je vous explique !
Michel Bussi est bien un bon romancier de polars et thrillers. Mais câest aussi quelquâun qui aime la bande dessinĂ©e et qui a dĂ©couvert que ce genre narratif permet dâautres approches que le roman classique. Il ne hiĂ©rarchise pas, il a juste compris que raconter une histoire policiĂšre en roman, en bĂ©dĂ©, en feuilleton, en film, en sĂ©rie⊠Ce sont des histoires construites diffĂ©remment. Donc, si on veut adapter un roman policier en bĂ©dĂ©, il faut presque le réécrire ! Ce nâest donc pas anodin et il aurait pu rencontrer un scĂ©nariste BD qui ne veuille pas se lancer dans une telle aventure⊠Mais avec Fred Duval lâaventure pouvait avoir lieu pour le plus grand plaisir des lecteurs !
Jâavais rencontrĂ© ce trio dâauteurs, le romancier Michel Bussi, le scĂ©nariste Fred Duval et le dessinateur Didier Cassegrain, Ă lâoccasion de la sortie de leur premiĂšre collaboration, NymphĂ©as noir, et jâavais mesurĂ© lâimplication de chacun pour obtenir le meilleur. Jâai le sentiment que cette fois-ci on est encore allĂ© plus loin⊠MĂȘme les lecteurs du roman risquent dâĂȘtre embarquĂ©s malgrĂ© eux dans une nouvelle aventureâŠ
Il faut bien avouer que le mĂ©canisme pervers mis en place par Bussi relĂšve du diabolique et que Duval et Cassegrain ont su transformer cela en vĂ©ritable bande dessinĂ©e avec des indices cohĂ©rents avec ce genre narratif et visuelâŠ
Pour ceux qui ne connaissent pas encore ce roman ou cette bande dessinĂ©e, disons quâil sâagit dâun pĂšre/mari que tout accuse de la disparition de sa femme et qui se retrouve avec un enfant, Sofa, traquĂ© par la police sur lâĂźle de la RĂ©union⊠Pas de corps mais une forte prĂ©somption de culpabilité⊠CĂŽtĂ© des enquĂȘteurs, des tensions bien rĂ©elles entre les uns et les autres⊠Mais il y a aussi, les relations entre le pĂšre et la fille, une machination qui surprendra plus dâun lecteur et le poids du passĂ© qui pĂšsera sur certains personnagesâŠ
Câest poignant, haletant, cruel, un thriller bien rĂ©ussi, quoi ! Alors, puisque lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, aucune hĂ©sitation Ă avoir, partez en vacances avec le roman et la bĂ©dĂ© !
Bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et pourquoi ne pas allier deux genres que jâaime beaucoup, le polar et la bande dessinĂ©e ? Je sais, parfois on peut ĂȘtre lassĂ© des adaptations assez plates des grands romans policiers dâAgatha Christie, Conan Doyle, Gaston Leroux ou Maurice Leblanc⊠Attention, toutes ne sont pas mauvaises, mais parfois elles manquent de gĂ©nie⊠Cette fois-ci, avec « Ne lĂąche pas ma main », les choses seront trĂšs diffĂ©rentes⊠Je vous explique !
Michel Bussi est bien un bon romancier de polars et thrillers. Mais câest aussi quelquâun qui aime la bande dessinĂ©e et qui a dĂ©couvert que ce genre narratif permet dâautres approches que le roman classique. Il ne hiĂ©rarchise pas, il a juste compris que raconter une histoire policiĂšre en roman, en bĂ©dĂ©, en feuilleton, en film, en sĂ©rie⊠Ce sont des histoires construites diffĂ©remment. Donc, si on veut adapter un roman policier en bĂ©dĂ©, il faut presque le réécrire ! Ce nâest donc pas anodin et il aurait pu rencontrer un scĂ©nariste BD qui ne veuille pas se lancer dans une telle aventure⊠Mais avec Fred Duval lâaventure pouvait avoir lieu pour le plus grand plaisir des lecteurs !
Jâavais rencontrĂ© ce trio dâauteurs, le romancier Michel Bussi, le scĂ©nariste Fred Duval et le dessinateur Didier Cassegrain, Ă lâoccasion de la sortie de leur premiĂšre collaboration, NymphĂ©as noir, et jâavais mesurĂ© lâimplication de chacun pour obtenir le meilleur. Jâai le sentiment que cette fois-ci on est encore allĂ© plus loin⊠MĂȘme les lecteurs du roman risquent dâĂȘtre embarquĂ©s malgrĂ© eux dans une nouvelle aventureâŠ
Il faut bien avouer que le mĂ©canisme pervers mis en place par Bussi relĂšve du diabolique et que Duval et Cassegrain ont su transformer cela en vĂ©ritable bande dessinĂ©e avec des indices cohĂ©rents avec ce genre narratif et visuelâŠ
Pour ceux qui ne connaissent pas encore ce roman ou cette bande dessinĂ©e, disons quâil sâagit dâun pĂšre/mari que tout accuse de la disparition de sa femme et qui se retrouve avec un enfant, Sofa, traquĂ© par la police sur lâĂźle de la RĂ©union⊠Pas de corps mais une forte prĂ©somption de culpabilité⊠CĂŽtĂ© des enquĂȘteurs, des tensions bien rĂ©elles entre les uns et les autres⊠Mais il y a aussi, les relations entre le pĂšre et la fille, une machination qui surprendra plus dâun lecteur et le poids du passĂ© qui pĂšsera sur certains personnagesâŠ
Câest poignant, haletant, cruel, un thriller bien rĂ©ussi, quoi ! Alors, puisque lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, aucune hĂ©sitation Ă avoir, partez en vacances avec le roman et la bĂ©dĂ© !
Bonne lecture !
Dimanche 9 juillet 2023
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et comment passer durant lâĂ©tĂ© Ă cĂŽtĂ© de la question du sur-tourisme ? Car, de trĂšs nombreux lieux, en France, subissent, de façon indiscutable, un afflux non maitrisĂ© de touristes plus ou moins respectueux des lieux, de leurs habitants, du patrimoine existant (naturel, architectural, culturel et mĂȘme immatĂ©riel !). Un jour, je voulais montrer le ChĂąteau de Versailles Ă des amis colombiens et jâai dĂ©couvert, en plein mois dâaoĂ»t, ce quâĂ©tait lâaffluence Ă Versailles et les temps dâattente pour entrer voir la Galerie des glaces !!! Heureusement, je connaissais les lieux et immĂ©diatement jâai pris la dĂ©cision de ne pas insister, dâaller visiter le Petit Trianon, la bergerie, le parc⊠Certes, ils nâont point de souvenir de la fameuse Galerie mais ils ont pu entrer dans le Petit Trianon dans dâexcellentes conditions, arpenter les chemins utilisĂ©s par Marie-Antoinette et comprendre le romantisme Ă la Française en cette fin de XVIII° siĂšcleâŠ
Bon, je me suis Ă©loignĂ© de mon sujet initial, on reparlera de Marie-Antoinette sâil le faut dĂšs cet Ă©tĂ©, et je voudrais poursuivre sur ce sujet du tourisme aujourdâhui. Prendre des vacances, aller visiter des lieux que lâon ne connait pas, prendre un temps de villĂ©giature Ă la montagne ou aux bords dâun lac ou de la mer, tout cela est lĂ©gitime ! Mais respecter les lieux et leurs habitants, prendre en compte toutes les formes de pollution engendrĂ©es par nos dĂ©placements, nos sĂ©jours, nos visites, devrait ĂȘtre essentiel et capital pour que ces vacances ne soient pas un accĂ©lĂ©rateur de transition climatique⊠Le casse-tĂȘte, quoi !
Je ne vais pas, en une malheureuse petit chronique, prĂ©tendre rĂ©gler le problĂšme et donner, voire imposer, des solutions Ă tout le monde ! Je veux juste rappeler que prendre des vacances ne se rĂ©sume pas Ă sâallonger au soleil sur une plage avant dâaller manger au restaurant huppĂ© et cĂŽtĂ© du bord de plage⊠Changer dâair, de rythme, sortir du traintrain habituel, prendre du temps en famille⊠tout cela peut se faire presque partout et parfois avec des moyens trĂšs simples⊠Un vĂ©lo (enfin, une bicyclette par personne si vous ne souhaitez pas tester le tandem !), un sac minimaliste, un peu de prĂ©paration et dâorganisation, une rĂ©gion que lâon souhaite dĂ©couvrir, des campings, des gites, des chambres dâhĂŽtes Ă votre convenance, des pique-niques avec dĂ©gustation de produits locaux, de saison, achetĂ©s directement chez les producteurs⊠et un budget maitrisĂ© et adaptĂ© Ă chacun !
Câest pour cela que jâai choisi de mettre en lumiĂšre aujourdâhui le travail de Philippe Calas qui propose de dĂ©couvrir la Bretagne Ă vĂ©lo. Le volume 1 vient de sortir aux Ă©ditions GlĂ©nat (Ille-et-Vilaine, CĂŽtes dâArmor, FinistĂšre Nord). Tout ce quâil propose, il lâa fait, en vĂ©lo, et donc câest Ă la fois crĂ©dible, concret et trĂšs bien construit. Tout nâest pas Ă faire la mĂȘme annĂ©e, Ă chacun de choisir son parcours, ses Ă©tapes, ses dĂ©couvertes⊠Connaissant bien cette rĂ©gion, jâai trouvĂ© que câĂ©tait trĂšs complet et comment critiquer un guide qui vous fait passer par les villages des vacances de mon enfance entre Le Conquet et Portsall ? Bien sĂ»r, lâeau y est fraiche (encore fraiche car pour le futur, allez savoir !) mais la cĂŽte est si belle !
Bon, le but nâĂ©tait pas de vous pousser tous en Bretagne mais bien dâouvrir lâidĂ©e de vacances autres avec ce «Voyages Ă vĂ©lo & vĂ©lo Ă©lectrique, Bretagne, vol 1, Ille-et-Vilaine, CĂŽtes dâArmor et FinistĂšre Nord » de Philippe CalasâŠ
Alors, osez changer vos habitudes estivales et nâoubliez pas que lâĂ©tĂ© câest fait pour lire donc bonne lecture Ă chacune et chacun !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et comment passer durant lâĂ©tĂ© Ă cĂŽtĂ© de la question du sur-tourisme ? Car, de trĂšs nombreux lieux, en France, subissent, de façon indiscutable, un afflux non maitrisĂ© de touristes plus ou moins respectueux des lieux, de leurs habitants, du patrimoine existant (naturel, architectural, culturel et mĂȘme immatĂ©riel !). Un jour, je voulais montrer le ChĂąteau de Versailles Ă des amis colombiens et jâai dĂ©couvert, en plein mois dâaoĂ»t, ce quâĂ©tait lâaffluence Ă Versailles et les temps dâattente pour entrer voir la Galerie des glaces !!! Heureusement, je connaissais les lieux et immĂ©diatement jâai pris la dĂ©cision de ne pas insister, dâaller visiter le Petit Trianon, la bergerie, le parc⊠Certes, ils nâont point de souvenir de la fameuse Galerie mais ils ont pu entrer dans le Petit Trianon dans dâexcellentes conditions, arpenter les chemins utilisĂ©s par Marie-Antoinette et comprendre le romantisme Ă la Française en cette fin de XVIII° siĂšcleâŠ
Bon, je me suis Ă©loignĂ© de mon sujet initial, on reparlera de Marie-Antoinette sâil le faut dĂšs cet Ă©tĂ©, et je voudrais poursuivre sur ce sujet du tourisme aujourdâhui. Prendre des vacances, aller visiter des lieux que lâon ne connait pas, prendre un temps de villĂ©giature Ă la montagne ou aux bords dâun lac ou de la mer, tout cela est lĂ©gitime ! Mais respecter les lieux et leurs habitants, prendre en compte toutes les formes de pollution engendrĂ©es par nos dĂ©placements, nos sĂ©jours, nos visites, devrait ĂȘtre essentiel et capital pour que ces vacances ne soient pas un accĂ©lĂ©rateur de transition climatique⊠Le casse-tĂȘte, quoi !
Je ne vais pas, en une malheureuse petit chronique, prĂ©tendre rĂ©gler le problĂšme et donner, voire imposer, des solutions Ă tout le monde ! Je veux juste rappeler que prendre des vacances ne se rĂ©sume pas Ă sâallonger au soleil sur une plage avant dâaller manger au restaurant huppĂ© et cĂŽtĂ© du bord de plage⊠Changer dâair, de rythme, sortir du traintrain habituel, prendre du temps en famille⊠tout cela peut se faire presque partout et parfois avec des moyens trĂšs simples⊠Un vĂ©lo (enfin, une bicyclette par personne si vous ne souhaitez pas tester le tandem !), un sac minimaliste, un peu de prĂ©paration et dâorganisation, une rĂ©gion que lâon souhaite dĂ©couvrir, des campings, des gites, des chambres dâhĂŽtes Ă votre convenance, des pique-niques avec dĂ©gustation de produits locaux, de saison, achetĂ©s directement chez les producteurs⊠et un budget maitrisĂ© et adaptĂ© Ă chacun !
Câest pour cela que jâai choisi de mettre en lumiĂšre aujourdâhui le travail de Philippe Calas qui propose de dĂ©couvrir la Bretagne Ă vĂ©lo. Le volume 1 vient de sortir aux Ă©ditions GlĂ©nat (Ille-et-Vilaine, CĂŽtes dâArmor, FinistĂšre Nord). Tout ce quâil propose, il lâa fait, en vĂ©lo, et donc câest Ă la fois crĂ©dible, concret et trĂšs bien construit. Tout nâest pas Ă faire la mĂȘme annĂ©e, Ă chacun de choisir son parcours, ses Ă©tapes, ses dĂ©couvertes⊠Connaissant bien cette rĂ©gion, jâai trouvĂ© que câĂ©tait trĂšs complet et comment critiquer un guide qui vous fait passer par les villages des vacances de mon enfance entre Le Conquet et Portsall ? Bien sĂ»r, lâeau y est fraiche (encore fraiche car pour le futur, allez savoir !) mais la cĂŽte est si belle !
Bon, le but nâĂ©tait pas de vous pousser tous en Bretagne mais bien dâouvrir lâidĂ©e de vacances autres avec ce «Voyages Ă vĂ©lo & vĂ©lo Ă©lectrique, Bretagne, vol 1, Ille-et-Vilaine, CĂŽtes dâArmor et FinistĂšre Nord » de Philippe CalasâŠ
Alors, osez changer vos habitudes estivales et nâoubliez pas que lâĂ©tĂ© câest fait pour lire donc bonne lecture Ă chacune et chacun !
Lundi 10 juillet 2023
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et parfois câest lâoccasion de rĂ©flĂ©chir un peu, de prendre de la distance par rapport Ă un Ă©vĂšnement, des idĂ©es reçues ou des clichĂ©s en tous genres⊠Câest ainsi que plusieurs mois aprĂšs les Ă©lections prĂ©sidentielles et lâĂ©chec cuisant dâAnne Hidalgo, jâai lu avec intĂ©rĂȘt et grande attention « Autopsie du cadavre, un texte dâOlivier PĂ©rou, journaliste Ă lâExpress et spĂ©cialiste de la Gauche. Ici, dans ce trĂšs bon livre, il sâinterroge sur la mort du PS et cherche lâassassinâŠ
Attention, ne cherchez pas lĂ de la politique grand spectacle ! En fait, il nous prĂ©sente les diffĂ©rents protagonistes de gauche, fait leur portraits, dĂ©crit les relations entre eux et montre comment les uns et les autres ont pu, ou pas, entrainer le PS dans sa chute⊠Il tente avec une certaine rĂ©ussite de ne pas tomber dans un parti pris mais bien de tenir une ligne journalistique Ă©quilibrĂ©e, ce qui nâest pas toujours simpleâŠ
Jâai particuliĂšrement apprĂ©ciĂ© les rencontres entre Lacroix et MĂ©lenchon car on voit lĂ les sources de discorde au sein de la NUPES aujourdâhui. Oui, il y a bien une impossibilitĂ© structurelle entre une Gauche europĂ©enne et sociale-dĂ©mocrate dâun cĂŽtĂ©, et une Gauche populiste et prolĂ©tarienne de lâautre⊠Dâailleurs en Ă©crivant ces mots je mesure bien la difficultĂ© Ă mettre des qualificatifs sur LFI et je suis certain que les membres du mouvement auraient eux-mĂȘmes beaucoup de mal Ă se dĂ©crire par des mots : rĂ©volutionnaire, extrĂȘme, radicale, populaire, prolĂ©tarienne, populiste, et la liste pourrait sâĂ©tendre encore beaucoup plusâŠ
Lâauteur de cette analyse prend aussi le temps de regarder François Hollande, ses attitudes, ses choix, ses dĂ©cisions⊠AprĂšs tout, câest peut-ĂȘtre bien lui qui aurait assassinĂ© le PS ?
Lâauteur fait comme sâil sâagissait dâun roman policier mais franchement ce nâest pas le cas. Par contre, il connait trĂšs bien le sujet, il est hyper bien renseignĂ© et câest passionnant que de le suivre dans cette pĂ©riode trouble dont lâissue en a surpris plus dâun⊠ou une !
Pour moi, il reste une question fondamentale. Certes, les rĂ©sultats Ă©lectoraux du PS et de LR, encore plus que celui des Verts, laissent penser que ces partis sont mort ou Ă lâagonie. Mais, sans vouloir blesser certains de mes amis, je serais plus attentif Ă ce qui va se passer dans les mois Ă venir. Pour le moment, seul le parti de Marine Le Pen engrange solidement des intentions de votes ce ne sont que des intentions Ă lâheure oĂč jâĂ©cris ce texte) et je pense que tout peut encore changer et trĂšs vite, pour le meilleur ou le pire⊠LR, le PS ou les Verts peuvent encore revenir sur le devant de la scĂšne⊠La mort dĂ©finitive en politique nâest pas certaineâŠ
En tous cas, puisque lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, nâhĂ©sitez pas Ă lire « Autopsie du cadavre » dâOlivier PĂ©rou et dĂ©couvrez certains aspects de la politique que vous ignorez jusquâĂ maintenant⊠Bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et parfois câest lâoccasion de rĂ©flĂ©chir un peu, de prendre de la distance par rapport Ă un Ă©vĂšnement, des idĂ©es reçues ou des clichĂ©s en tous genres⊠Câest ainsi que plusieurs mois aprĂšs les Ă©lections prĂ©sidentielles et lâĂ©chec cuisant dâAnne Hidalgo, jâai lu avec intĂ©rĂȘt et grande attention « Autopsie du cadavre, un texte dâOlivier PĂ©rou, journaliste Ă lâExpress et spĂ©cialiste de la Gauche. Ici, dans ce trĂšs bon livre, il sâinterroge sur la mort du PS et cherche lâassassinâŠ
Attention, ne cherchez pas lĂ de la politique grand spectacle ! En fait, il nous prĂ©sente les diffĂ©rents protagonistes de gauche, fait leur portraits, dĂ©crit les relations entre eux et montre comment les uns et les autres ont pu, ou pas, entrainer le PS dans sa chute⊠Il tente avec une certaine rĂ©ussite de ne pas tomber dans un parti pris mais bien de tenir une ligne journalistique Ă©quilibrĂ©e, ce qui nâest pas toujours simpleâŠ
Jâai particuliĂšrement apprĂ©ciĂ© les rencontres entre Lacroix et MĂ©lenchon car on voit lĂ les sources de discorde au sein de la NUPES aujourdâhui. Oui, il y a bien une impossibilitĂ© structurelle entre une Gauche europĂ©enne et sociale-dĂ©mocrate dâun cĂŽtĂ©, et une Gauche populiste et prolĂ©tarienne de lâautre⊠Dâailleurs en Ă©crivant ces mots je mesure bien la difficultĂ© Ă mettre des qualificatifs sur LFI et je suis certain que les membres du mouvement auraient eux-mĂȘmes beaucoup de mal Ă se dĂ©crire par des mots : rĂ©volutionnaire, extrĂȘme, radicale, populaire, prolĂ©tarienne, populiste, et la liste pourrait sâĂ©tendre encore beaucoup plusâŠ
Lâauteur de cette analyse prend aussi le temps de regarder François Hollande, ses attitudes, ses choix, ses dĂ©cisions⊠AprĂšs tout, câest peut-ĂȘtre bien lui qui aurait assassinĂ© le PS ?
Lâauteur fait comme sâil sâagissait dâun roman policier mais franchement ce nâest pas le cas. Par contre, il connait trĂšs bien le sujet, il est hyper bien renseignĂ© et câest passionnant que de le suivre dans cette pĂ©riode trouble dont lâissue en a surpris plus dâun⊠ou une !
Pour moi, il reste une question fondamentale. Certes, les rĂ©sultats Ă©lectoraux du PS et de LR, encore plus que celui des Verts, laissent penser que ces partis sont mort ou Ă lâagonie. Mais, sans vouloir blesser certains de mes amis, je serais plus attentif Ă ce qui va se passer dans les mois Ă venir. Pour le moment, seul le parti de Marine Le Pen engrange solidement des intentions de votes ce ne sont que des intentions Ă lâheure oĂč jâĂ©cris ce texte) et je pense que tout peut encore changer et trĂšs vite, pour le meilleur ou le pire⊠LR, le PS ou les Verts peuvent encore revenir sur le devant de la scĂšne⊠La mort dĂ©finitive en politique nâest pas certaineâŠ
En tous cas, puisque lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, nâhĂ©sitez pas Ă lire « Autopsie du cadavre » dâOlivier PĂ©rou et dĂ©couvrez certains aspects de la politique que vous ignorez jusquâĂ maintenant⊠Bonne lecture !
Mardi 11 juillet 2023
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et il y a des romans qui me touchent beaucoup, auxquels je ne rĂ©siste pas mĂȘme si parfois la surprise et la qualitĂ© ne sont pas totalement au rendez-vous⊠Jâaime tout particuliĂšrement les romans sur fond historique mais avec une pointe dâuchronie, de fiction imprĂ©visible ou de fantastique tout simplementâŠ
Câest ainsi que jâai dĂ©couvert il y a quelques annĂ©e Roland Portiche et La machine Ernetti. Il y aura finalement trois titres dans cette sĂ©rie romanesque, aujourdâhui tous les trois disponibles en livre de poche. Il sâagissait dâune histoire fondĂ©e sur une trace rĂ©elle dans lâhistoire du Vatican, dâune machine Ă voir dans le temps et donc avec un peu de fantastique, mais aussi dâune rĂ©flexion sur le temps, Dieu et lâavenir de lâhumanité⊠Les trois romans sont parfaits pour lâĂ©tĂ© et doivent permettre Ă de nombreux lecteurs de naviguer entre fiction (et elle est de qualitĂ© avec deux personnages crĂ©dibles et agrĂ©ables Ă suivre) et rĂ©flexion (je nâose pas dire thĂ©ologie mais pourtant on nâen est pas si Ă©loignĂ© que cela)⊠Jâavais bien compris que le cycle Ă©tait terminĂ© et quand jâai entendu parler de son nouveau roman «Lâhomme qui ressemblait au Christ » jâai eu quelques hĂ©sitations⊠Encore un roman sur le Linceul de Turin, nâĂ©tait-il pas temps de passer Ă autre chose ?
Je vais vous rassurer tout de suite : il ne sâagit pas dâun livre historique ou thĂ©ologique sur le Linceul de Turin. A la limite, oublions le Linceul de Turin et tout ce qui en avait Ă©tĂ© dit, ce que vous avez lu, pensĂ© ou mĂȘme ignoré⊠Par contre, prĂ©parez-vous au grand voyage car avec Roland Portiche, plus exactement avec Ulysse Cameron de Bath, Kostandin Aghaparoni et Sibylle Durward, vous allez partir pour les croisades Ă la recherche dâun certain Alister Durward, le frĂšre de SibylleâŠ
Je ne peux pas vous en dire trop car il sâagit bien dâun thriller historique, policier, politique et thĂ©ologique. Ce qui peut ĂȘtre avancĂ© sans dĂ©florer trop le suspense câest que nous sommes Ă la fin du treiziĂšme siĂšcle, en Orient, en terre Sainte, que les liens entre chrĂ©tiens dâOrient, chrĂ©tiens dâOccident, musulmans et bandits de grands chemins sont assez surprenants, chacun menant sa vie et poursuivant ses propres intĂ©rĂȘts⊠et que le pauvre Alister est visiblement en danger, en trĂšs grand danger !
Vous pourriez me dire que tout cela semble assez Ă©loignĂ© du Linceul de Turin, du moins sur ce que je vous ai dit⊠Sauf si on se souvient que ce Linceul daterait peut-ĂȘtre du treiziĂšme siĂšcle et que nos bandits de grand chemin se seraient spĂ©cialisĂ©s en vente de reliques de toute nature, les rĂ©elles et les fausses, celles volĂ©es lors du sac de Constantinople et celles dĂ©couvertes en Terre Sainte au moment des croisades, bref chez notre groupe mafieux (dĂ©solĂ© dâutiliser ce mot dâaujourdâhui) il y a comme une caverne dâAli BabaâŠ
Mais pour faire un beau et bon roman, il faut aussi des personnages de qualitĂ© avec de lâamitiĂ©, de lâamour, de la volontĂ©, de la traitrise, du courage et aussi une pincĂ©e de faiblesse, des vrais mĂ©chants (et il nâen manque pas !) et une issue crĂ©dible (je nâai pas dit un vĂ©ritable linceul, câest une autre histoire !)âŠ
Voici donc un bon roman estival que jâai beaucoup apprĂ©ciĂ© et que je ne peux que vous conseiller⊠Et comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, trĂšs bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et il y a des romans qui me touchent beaucoup, auxquels je ne rĂ©siste pas mĂȘme si parfois la surprise et la qualitĂ© ne sont pas totalement au rendez-vous⊠Jâaime tout particuliĂšrement les romans sur fond historique mais avec une pointe dâuchronie, de fiction imprĂ©visible ou de fantastique tout simplementâŠ
Câest ainsi que jâai dĂ©couvert il y a quelques annĂ©e Roland Portiche et La machine Ernetti. Il y aura finalement trois titres dans cette sĂ©rie romanesque, aujourdâhui tous les trois disponibles en livre de poche. Il sâagissait dâune histoire fondĂ©e sur une trace rĂ©elle dans lâhistoire du Vatican, dâune machine Ă voir dans le temps et donc avec un peu de fantastique, mais aussi dâune rĂ©flexion sur le temps, Dieu et lâavenir de lâhumanité⊠Les trois romans sont parfaits pour lâĂ©tĂ© et doivent permettre Ă de nombreux lecteurs de naviguer entre fiction (et elle est de qualitĂ© avec deux personnages crĂ©dibles et agrĂ©ables Ă suivre) et rĂ©flexion (je nâose pas dire thĂ©ologie mais pourtant on nâen est pas si Ă©loignĂ© que cela)⊠Jâavais bien compris que le cycle Ă©tait terminĂ© et quand jâai entendu parler de son nouveau roman «Lâhomme qui ressemblait au Christ » jâai eu quelques hĂ©sitations⊠Encore un roman sur le Linceul de Turin, nâĂ©tait-il pas temps de passer Ă autre chose ?
Je vais vous rassurer tout de suite : il ne sâagit pas dâun livre historique ou thĂ©ologique sur le Linceul de Turin. A la limite, oublions le Linceul de Turin et tout ce qui en avait Ă©tĂ© dit, ce que vous avez lu, pensĂ© ou mĂȘme ignoré⊠Par contre, prĂ©parez-vous au grand voyage car avec Roland Portiche, plus exactement avec Ulysse Cameron de Bath, Kostandin Aghaparoni et Sibylle Durward, vous allez partir pour les croisades Ă la recherche dâun certain Alister Durward, le frĂšre de SibylleâŠ
Je ne peux pas vous en dire trop car il sâagit bien dâun thriller historique, policier, politique et thĂ©ologique. Ce qui peut ĂȘtre avancĂ© sans dĂ©florer trop le suspense câest que nous sommes Ă la fin du treiziĂšme siĂšcle, en Orient, en terre Sainte, que les liens entre chrĂ©tiens dâOrient, chrĂ©tiens dâOccident, musulmans et bandits de grands chemins sont assez surprenants, chacun menant sa vie et poursuivant ses propres intĂ©rĂȘts⊠et que le pauvre Alister est visiblement en danger, en trĂšs grand danger !
Vous pourriez me dire que tout cela semble assez Ă©loignĂ© du Linceul de Turin, du moins sur ce que je vous ai dit⊠Sauf si on se souvient que ce Linceul daterait peut-ĂȘtre du treiziĂšme siĂšcle et que nos bandits de grand chemin se seraient spĂ©cialisĂ©s en vente de reliques de toute nature, les rĂ©elles et les fausses, celles volĂ©es lors du sac de Constantinople et celles dĂ©couvertes en Terre Sainte au moment des croisades, bref chez notre groupe mafieux (dĂ©solĂ© dâutiliser ce mot dâaujourdâhui) il y a comme une caverne dâAli BabaâŠ
Mais pour faire un beau et bon roman, il faut aussi des personnages de qualitĂ© avec de lâamitiĂ©, de lâamour, de la volontĂ©, de la traitrise, du courage et aussi une pincĂ©e de faiblesse, des vrais mĂ©chants (et il nâen manque pas !) et une issue crĂ©dible (je nâai pas dit un vĂ©ritable linceul, câest une autre histoire !)âŠ
Voici donc un bon roman estival que jâai beaucoup apprĂ©ciĂ© et que je ne peux que vous conseiller⊠Et comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, trĂšs bonne lecture !
Mercredi 12 juillet 2023
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et il est grand temps de ne pas oublier les plus jeunes lecteurs. Certes, je sais bien quâils ne mâĂ©coutent pas trop Ă la radio, quâils ne me lisent pas rĂ©ellement sur Internet, mais, qui sait, vous pourriez bien ĂȘtre un relais de qualitĂ© pour mettre un bon livre entre leurs mains avides de belles histoires⊠Non ?
Alors, commençons par prĂ©ciser quelques Ă©lĂ©ments importants. Je nâai pas vocation Ă mettre en avant de façon commerciale un produit en vente dans de grandes surfaces, chacun son mĂ©tier. Mais, quand un distributeur sâinvestit, certes pas de façon totalement dĂ©sintĂ©ressĂ©e, je sais bien, pour une cause nationale, la lutte contre lâillettrisme, jâai tendance Ă venir regarder de plus prĂšs⊠Quand cette opĂ©ration est menĂ©e avec « Rue des Ă©coles », une maison dâĂ©ditions qui propose des ouvrages parascolaires pour tous les Ăąges et dont la fibre pĂ©dagogique nâest plus Ă prouver, jâavoue ne pas avoir hĂ©sitĂ© et ĂȘtre allĂ© acheter certains de ces ouvrages mis en avant pour ce projet dâautant plus que les livres sont vendus Ă 1 euro piĂšce ce qui pour un album jeunesse est trĂšs accessible ! Les livres sont des albums avec de vĂ©ritables auteurs, publiĂ©s il y a quelques temps par les Ă©ditions Circonflexe et lâĂ©dition des 60 ans de Carrefour (il faut bien nommer ce distributeur !) est de bonne qualité⊠Jâen ai donc choisi un pour cet Ă©tĂ© mĂȘme si je lâavoue, jâai achetĂ© les vingt titres diffĂ©rents pour mes petits enfants⊠Faute avouĂ©e et donc Ă moitiĂ© pardonnĂ©e !
Jâai pris en premier « Lâogre et les sept frĂšres Biquet » car jâai dĂ©jĂ lu Ă certains de mes petits-enfants des variantes de qualitĂ© de ce conte. « Le loup et les sept chevreaux » est un conte populaire germanique qui est recueilli par les frĂšre Grimm dans leur premier recueil, Conte de lâenfance et du foyer. La premiĂšre publication date en allemand de 1812, 1956 pour la premiĂšre version en français⊠Je ne vais donc pas vous raconter lâhistoire, je pense que vous la connaissez tous, ni les variantes les plus classiques comme celle de la plus petite qui se cache dans la boite Ă pain, ni les proximitĂ©s avec « Les trois petits cochons » ou « Le chaperon rouge »⊠Non, allons directement dans la version de VĂ©ronique Cauchy et Fabien Ăckto LambertâŠ
Une maman seule Ă Ă©lever sept enfants, une ambiance contemporaine, un loup qui est devenu un ogre, des biquets qui sont des enfants, une fausse publicitĂ© au milieu du livre, une camĂ©ra de surveillance pour voir qui se prĂ©sente Ă la porte de la maison, une Ă©pidĂ©mie de gastro galopante qui touche la fratrie, un ogre qui tient une boutique Ă glaces itinĂ©rante⊠et je ne vais pas vous en dire plus⊠Enfin, si, lâogre va tenter de passer par la cheminĂ©e et câest dâautant plus Ă©vident que lâhistoire se dĂ©roule juste avant la fĂȘte de NoĂ«lâŠ
Une histoire plaisante Ă lire pour lâadulte car les variantes maintiennent le lecteur Ă©veillĂ©, bien construite pour lâenfant et trĂšs bien dessinĂ©e ce qui ne gĂąche rien pour tous ceux qui pensent comme moi que si lâhistoire est dessinĂ©e câest bien pour que lâon prenne le temps de vivre la narration graphique sans se limiter au texte⊠Enfin, câest bien mon point de vue et dans le cas contraire il faut arrĂȘter de demander Ă un artiste de faire vivre par ses traits ces belles histoires⊠Attention, lâhumour, la gravitĂ© et lâhumanitĂ© sont souvent portĂ©s encore plus et de façon plus intense par le dessinâŠ
Bon, il est certainement temps que vous preniez un livre pour aller lire Ă ces jeunes Ă qui nous devons transmettre le goĂ»t de la lecture, puisque lâĂ©tĂ© câest fait pour lire⊠Bonne lecture Ă toutes et Ă tous !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et il est grand temps de ne pas oublier les plus jeunes lecteurs. Certes, je sais bien quâils ne mâĂ©coutent pas trop Ă la radio, quâils ne me lisent pas rĂ©ellement sur Internet, mais, qui sait, vous pourriez bien ĂȘtre un relais de qualitĂ© pour mettre un bon livre entre leurs mains avides de belles histoires⊠Non ?
Alors, commençons par prĂ©ciser quelques Ă©lĂ©ments importants. Je nâai pas vocation Ă mettre en avant de façon commerciale un produit en vente dans de grandes surfaces, chacun son mĂ©tier. Mais, quand un distributeur sâinvestit, certes pas de façon totalement dĂ©sintĂ©ressĂ©e, je sais bien, pour une cause nationale, la lutte contre lâillettrisme, jâai tendance Ă venir regarder de plus prĂšs⊠Quand cette opĂ©ration est menĂ©e avec « Rue des Ă©coles », une maison dâĂ©ditions qui propose des ouvrages parascolaires pour tous les Ăąges et dont la fibre pĂ©dagogique nâest plus Ă prouver, jâavoue ne pas avoir hĂ©sitĂ© et ĂȘtre allĂ© acheter certains de ces ouvrages mis en avant pour ce projet dâautant plus que les livres sont vendus Ă 1 euro piĂšce ce qui pour un album jeunesse est trĂšs accessible ! Les livres sont des albums avec de vĂ©ritables auteurs, publiĂ©s il y a quelques temps par les Ă©ditions Circonflexe et lâĂ©dition des 60 ans de Carrefour (il faut bien nommer ce distributeur !) est de bonne qualité⊠Jâen ai donc choisi un pour cet Ă©tĂ© mĂȘme si je lâavoue, jâai achetĂ© les vingt titres diffĂ©rents pour mes petits enfants⊠Faute avouĂ©e et donc Ă moitiĂ© pardonnĂ©e !
Jâai pris en premier « Lâogre et les sept frĂšres Biquet » car jâai dĂ©jĂ lu Ă certains de mes petits-enfants des variantes de qualitĂ© de ce conte. « Le loup et les sept chevreaux » est un conte populaire germanique qui est recueilli par les frĂšre Grimm dans leur premier recueil, Conte de lâenfance et du foyer. La premiĂšre publication date en allemand de 1812, 1956 pour la premiĂšre version en français⊠Je ne vais donc pas vous raconter lâhistoire, je pense que vous la connaissez tous, ni les variantes les plus classiques comme celle de la plus petite qui se cache dans la boite Ă pain, ni les proximitĂ©s avec « Les trois petits cochons » ou « Le chaperon rouge »⊠Non, allons directement dans la version de VĂ©ronique Cauchy et Fabien Ăckto LambertâŠ
Une maman seule Ă Ă©lever sept enfants, une ambiance contemporaine, un loup qui est devenu un ogre, des biquets qui sont des enfants, une fausse publicitĂ© au milieu du livre, une camĂ©ra de surveillance pour voir qui se prĂ©sente Ă la porte de la maison, une Ă©pidĂ©mie de gastro galopante qui touche la fratrie, un ogre qui tient une boutique Ă glaces itinĂ©rante⊠et je ne vais pas vous en dire plus⊠Enfin, si, lâogre va tenter de passer par la cheminĂ©e et câest dâautant plus Ă©vident que lâhistoire se dĂ©roule juste avant la fĂȘte de NoĂ«lâŠ
Une histoire plaisante Ă lire pour lâadulte car les variantes maintiennent le lecteur Ă©veillĂ©, bien construite pour lâenfant et trĂšs bien dessinĂ©e ce qui ne gĂąche rien pour tous ceux qui pensent comme moi que si lâhistoire est dessinĂ©e câest bien pour que lâon prenne le temps de vivre la narration graphique sans se limiter au texte⊠Enfin, câest bien mon point de vue et dans le cas contraire il faut arrĂȘter de demander Ă un artiste de faire vivre par ses traits ces belles histoires⊠Attention, lâhumour, la gravitĂ© et lâhumanitĂ© sont souvent portĂ©s encore plus et de façon plus intense par le dessinâŠ
Bon, il est certainement temps que vous preniez un livre pour aller lire Ă ces jeunes Ă qui nous devons transmettre le goĂ»t de la lecture, puisque lâĂ©tĂ© câest fait pour lire⊠Bonne lecture Ă toutes et Ă tous !
Jeudi 13 juillet 2023
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et il est temps de tenir notre engagement, Ă savoir de parler rĂ©guliĂšrement dâune autobiographie⊠Attention, une Ćuvre autobiographique ne signifie pas le rĂ©cit dâune vie entiĂšre, cela peut se limiter Ă un Ă©pisode seulement, bien dĂ©limitĂ© dans le temps et lâespace⊠Et ce sera le cas de ce livre dâOlivier Barrot, « Vaisseau FantĂŽme ».
On propose un jour Ă Olivier Barrot dâembarquer sur un paquebot, le Zaandam, pour faire des confĂ©rences. LâidĂ©e lui convient et le voilĂ qui part pour un magnifique voyage⊠Car il sâagit dâune croisiĂšre de luxe en AmĂ©rique du Sud⊠Seulement, voilĂ , nous sommes en mars 2020, aux prĂ©mices de lâĂ©pidĂ©mie de Covid⊠Ce qui devait ĂȘtre un beau moment, une croisiĂšre en Ă©change de quelques interventions, se transforme en sĂ©jour sur une prison flottante errant sur les ocĂ©ans⊠La chronique de ce lieu de luxe flottant va traverser le monde car soudainement plus aucun pays, plus aucun port ne veut du ZaandamâŠ
Ce qui devait ĂȘtre une ouverture sur les grands espaces de libertĂ© ocĂ©aniques et terrestres du grand Sud se transforme pour les vacanciers â et leurs accompagnateurs â en sĂ©jour entre prison et huis clos⊠Lâintrospection, la rĂ©flexion sur le manque de communication, lâattente dâun pays qui veuille bien accueillir ce paradis en errance⊠de tout cela, Olivier Barrot dĂ©cide dâen faire un petit opus qui a de nombreuses qualitĂ©s dont il faut profiter !
Tout dâabord, il nous renvoie tous Ă une pĂ©riode que nous avons vĂ©cue et, mĂȘme si nous nâĂ©tions pas sur un vaisseau de croisiĂšre, nous avons-nous aussi Ă©prouvĂ© le manque dâinformation, le doute, la proximitĂ© de la maladie, de la mort, lâinquiĂ©tude des rumeurs contradictoires, la difficultĂ© de lâenfermement car il Ă©tait pour « notre bien » mais nâen demeurait pas moins un enfermement⊠Donc, quand Olivier Barrot met des mots sur ce ressenti, nous sommes en phase, nous comprenons, nous adhĂ©ronsâŠ
AprĂšs, il touche du doigt le rĂŽle du politique dans une affaire sanitaire : quel pays va accepter de voir ce paquebot dans un de ces ports ? Serait-il possible dâenvisager que lâon laisse ce vaisseau touristique Ă lâabandon sur mer sans aucun ravitaillement ?
Enfin, et on retrouve lĂ notre vĂ©cu du confinement, il dĂ©crit la vie quotidienne, quand il nây a plus dâobligation, plus de rencontre, plus de sociabilitĂ© et que, pourtant, la vie continue !
Jâai beaucoup aimĂ© ce petit livre sans prĂ©tention qui nous parle directement dâune Ă©poque que nous avons affrontĂ©e chacun avec ce que nous sommes, comme nous le pouvions, Olivier Barrot comme chacun dâentre nousâŠ
Un bel ouvrage estival â car il y est quand mĂȘme question de vacances â mais aussi une petite rĂ©flexion humaine sur nos vies, le lien avec les autres, la maladie, le doute, la mortâŠ
Alors, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, faites votre sac et embarquer avec Olivier Barrot pour le meilleur ou le pire⊠mais avec un livre, on revient toujours !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et il est temps de tenir notre engagement, Ă savoir de parler rĂ©guliĂšrement dâune autobiographie⊠Attention, une Ćuvre autobiographique ne signifie pas le rĂ©cit dâune vie entiĂšre, cela peut se limiter Ă un Ă©pisode seulement, bien dĂ©limitĂ© dans le temps et lâespace⊠Et ce sera le cas de ce livre dâOlivier Barrot, « Vaisseau FantĂŽme ».
On propose un jour Ă Olivier Barrot dâembarquer sur un paquebot, le Zaandam, pour faire des confĂ©rences. LâidĂ©e lui convient et le voilĂ qui part pour un magnifique voyage⊠Car il sâagit dâune croisiĂšre de luxe en AmĂ©rique du Sud⊠Seulement, voilĂ , nous sommes en mars 2020, aux prĂ©mices de lâĂ©pidĂ©mie de Covid⊠Ce qui devait ĂȘtre un beau moment, une croisiĂšre en Ă©change de quelques interventions, se transforme en sĂ©jour sur une prison flottante errant sur les ocĂ©ans⊠La chronique de ce lieu de luxe flottant va traverser le monde car soudainement plus aucun pays, plus aucun port ne veut du ZaandamâŠ
Ce qui devait ĂȘtre une ouverture sur les grands espaces de libertĂ© ocĂ©aniques et terrestres du grand Sud se transforme pour les vacanciers â et leurs accompagnateurs â en sĂ©jour entre prison et huis clos⊠Lâintrospection, la rĂ©flexion sur le manque de communication, lâattente dâun pays qui veuille bien accueillir ce paradis en errance⊠de tout cela, Olivier Barrot dĂ©cide dâen faire un petit opus qui a de nombreuses qualitĂ©s dont il faut profiter !
Tout dâabord, il nous renvoie tous Ă une pĂ©riode que nous avons vĂ©cue et, mĂȘme si nous nâĂ©tions pas sur un vaisseau de croisiĂšre, nous avons-nous aussi Ă©prouvĂ© le manque dâinformation, le doute, la proximitĂ© de la maladie, de la mort, lâinquiĂ©tude des rumeurs contradictoires, la difficultĂ© de lâenfermement car il Ă©tait pour « notre bien » mais nâen demeurait pas moins un enfermement⊠Donc, quand Olivier Barrot met des mots sur ce ressenti, nous sommes en phase, nous comprenons, nous adhĂ©ronsâŠ
AprĂšs, il touche du doigt le rĂŽle du politique dans une affaire sanitaire : quel pays va accepter de voir ce paquebot dans un de ces ports ? Serait-il possible dâenvisager que lâon laisse ce vaisseau touristique Ă lâabandon sur mer sans aucun ravitaillement ?
Enfin, et on retrouve lĂ notre vĂ©cu du confinement, il dĂ©crit la vie quotidienne, quand il nây a plus dâobligation, plus de rencontre, plus de sociabilitĂ© et que, pourtant, la vie continue !
Jâai beaucoup aimĂ© ce petit livre sans prĂ©tention qui nous parle directement dâune Ă©poque que nous avons affrontĂ©e chacun avec ce que nous sommes, comme nous le pouvions, Olivier Barrot comme chacun dâentre nousâŠ
Un bel ouvrage estival â car il y est quand mĂȘme question de vacances â mais aussi une petite rĂ©flexion humaine sur nos vies, le lien avec les autres, la maladie, le doute, la mortâŠ
Alors, comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, faites votre sac et embarquer avec Olivier Barrot pour le meilleur ou le pire⊠mais avec un livre, on revient toujours !
Vendredi 14 juillet 2023
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et il est temps de se laisser de nouveau enfermer dans la collection Fleuve noir, un de nos sujets rĂ©currents de cet Ă©té⊠Ce sera cette fois-ci, un roman policier de la collection « SpĂ©cial police »⊠Notre auteur sera Pierre NemoursâŠ
Pierre Nemours est un journaliste qui a vĂ©cu de 1920 Ă 1982. Tout au long de sa carriĂšre, il a rĂ©uni une importante documentation sur les relations internationales (origine de nombreux de ses romans dâespionnage) et sur les questions judiciaires (ce qui lui a permis dâenrichir ses romans policiers). A sa retraite, il sâinstalle Ă Nemours et prend ce pseudonyme de Pierre Nemours lui qui portait le nom de Pierre GuillemotâŠ
Jâai choisi « Treize tĂ©moins Ă dĂ©charge » car ce roman policier est avant tout une Ă©nigme Ă rĂ©soudre pour le lecteur : Didier Cardest meurt, le mĂ©decin qui est en premier sur les lieux dĂ©clare une mort naturelle mais un entrepreneur qui Ă©tait en lien avec Didier Cardest Ă©met des doutes Ă un ami trĂšs haut placĂ© dans la police⊠Ce dernier demande lâaide dâun commissionnaire divisionnaire nouvellement retraitĂ© pour mener une contre enquĂȘte rapide⊠Il est hors de question de passer Ă cĂŽtĂ© dâune mort suspecte⊠Câest ainsi que Marc Vieljeux rouvre le dossierâŠ
Un suspect, il y en a un mais, car il y a bien un « mais » de taille, il a treize tĂ©moins qui lui garantissent un alibi de qualitĂ© et parfait⊠Alors, soit la mort de Didier Cardest Ă©tait bien naturelle, soit Marc Vieljeux est en prĂ©sence dâun meurtre parfait ! A ce stade, il faudrait presque rappeler les fameuses rĂšgles du roman policier, celles Ă©noncĂ©es ou Ă©dictĂ©es par Van Dine⊠mais, je vais vous le faire en bref et en prĂ©cis : ne prenons pas le lecteur pour un imbĂ©cile ! Donc, lâauteur peut faire ce quâil veut, aprĂšs tout câest son roman, mais il doit respecter son lecteur. Donc, si lâalibi doit tomber, si le crime doit ĂȘtre prouvĂ©, alors ce doit ĂȘtre fait de façon propre, cohĂ©rente et Ă©tayĂ©e ! Et, bien sĂ»r, ce sera le casâŠ
Il sâagit donc dâun trĂšs bon roman policier, plutĂŽt bien Ă©crit, solide sur le fond, original dans son mĂ©canisme, un brin complexe dans son aboutissement mais en restant bien logiqueâŠ
Cette collection « SpĂ©cial police » est une bonne collection dâaffaires policiĂšres, gĂ©nĂ©ralement Ă la française, dans des villes françaises, Ă Paris, en Ile-de-France ou en province, et dont certains ont Ă©tĂ© adaptĂ©s en film⊠Malheureusement, souvent on parle de « sĂ©rie B » et je trouve que cela est un peu « limitant » et frustrant pour des intrigues qui valent mieux que cette imageâŠ
Alors, puisque lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, nâhĂ©sitez pas Ă retrouver certains titres policiers de Fleuve noir pour agrĂ©menter vos lectures estivalesâŠ
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et il est temps de se laisser de nouveau enfermer dans la collection Fleuve noir, un de nos sujets rĂ©currents de cet Ă©té⊠Ce sera cette fois-ci, un roman policier de la collection « SpĂ©cial police »⊠Notre auteur sera Pierre NemoursâŠ
Pierre Nemours est un journaliste qui a vĂ©cu de 1920 Ă 1982. Tout au long de sa carriĂšre, il a rĂ©uni une importante documentation sur les relations internationales (origine de nombreux de ses romans dâespionnage) et sur les questions judiciaires (ce qui lui a permis dâenrichir ses romans policiers). A sa retraite, il sâinstalle Ă Nemours et prend ce pseudonyme de Pierre Nemours lui qui portait le nom de Pierre GuillemotâŠ
Jâai choisi « Treize tĂ©moins Ă dĂ©charge » car ce roman policier est avant tout une Ă©nigme Ă rĂ©soudre pour le lecteur : Didier Cardest meurt, le mĂ©decin qui est en premier sur les lieux dĂ©clare une mort naturelle mais un entrepreneur qui Ă©tait en lien avec Didier Cardest Ă©met des doutes Ă un ami trĂšs haut placĂ© dans la police⊠Ce dernier demande lâaide dâun commissionnaire divisionnaire nouvellement retraitĂ© pour mener une contre enquĂȘte rapide⊠Il est hors de question de passer Ă cĂŽtĂ© dâune mort suspecte⊠Câest ainsi que Marc Vieljeux rouvre le dossierâŠ
Un suspect, il y en a un mais, car il y a bien un « mais » de taille, il a treize tĂ©moins qui lui garantissent un alibi de qualitĂ© et parfait⊠Alors, soit la mort de Didier Cardest Ă©tait bien naturelle, soit Marc Vieljeux est en prĂ©sence dâun meurtre parfait ! A ce stade, il faudrait presque rappeler les fameuses rĂšgles du roman policier, celles Ă©noncĂ©es ou Ă©dictĂ©es par Van Dine⊠mais, je vais vous le faire en bref et en prĂ©cis : ne prenons pas le lecteur pour un imbĂ©cile ! Donc, lâauteur peut faire ce quâil veut, aprĂšs tout câest son roman, mais il doit respecter son lecteur. Donc, si lâalibi doit tomber, si le crime doit ĂȘtre prouvĂ©, alors ce doit ĂȘtre fait de façon propre, cohĂ©rente et Ă©tayĂ©e ! Et, bien sĂ»r, ce sera le casâŠ
Il sâagit donc dâun trĂšs bon roman policier, plutĂŽt bien Ă©crit, solide sur le fond, original dans son mĂ©canisme, un brin complexe dans son aboutissement mais en restant bien logiqueâŠ
Cette collection « SpĂ©cial police » est une bonne collection dâaffaires policiĂšres, gĂ©nĂ©ralement Ă la française, dans des villes françaises, Ă Paris, en Ile-de-France ou en province, et dont certains ont Ă©tĂ© adaptĂ©s en film⊠Malheureusement, souvent on parle de « sĂ©rie B » et je trouve que cela est un peu « limitant » et frustrant pour des intrigues qui valent mieux que cette imageâŠ
Alors, puisque lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, nâhĂ©sitez pas Ă retrouver certains titres policiers de Fleuve noir pour agrĂ©menter vos lectures estivalesâŠ
Il est paru récemment un Dictionnaire amoureux de Flaubert, qui me tente bien.
J'aime beaucoup cette collection des "Dictionnaire amoureux..."
Samedi 15 juillet 2023
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et rien de telle quâune bonne bande dessinĂ©e pour passer la meilleure sieste estivale⊠Mais, la bande dessinĂ©e est un champ si vaste quâil nâest pas toujours facile de sây retrouver. Comme il sâagit dâun art narratif visuel et textuel, on peut y arriver par le genre, par le scĂ©nario ; par le dessin, par lâensembleâŠ
En plus, nous avons des lectures trĂšs diffĂ©rentes pour ces albums. Certains les regardent avant tout, dâautres les lisent, dâautres sâimmergent dans lâensemble comme sâil sâagissait dâun petit cinĂ©ma privĂ©âŠ
Parfois, on peut ĂȘtre surpris par certains lecteurs. Jâai un petit fils qui ne lit pas encore les textes mais qui regarde avec une immense attention et concentration chaque planche, chaque case, chaque expression⊠Il prend librement les albums dans ma bibliothĂšque et une fois il sâest saisi dâune bĂ©dĂ© policiĂšre⊠Au bout dâun moment, il me dit : « Papy, il y a un problĂšme⊠» Je mâattendais Ă devoir gĂ©rer une image policiĂšre trop dure, une scĂšne adulte ou quelque chose de ce genre⊠« Regarde, le monsieur a un pistolet dans la main mais ce nâest pas son arme ». Il venait de dĂ©couvrir que dans la mĂȘme scĂšne, la mĂȘme sĂ©quence, le hĂ©ros nâavait plus la mĂȘme arme dans la main⊠Quelques dessins plus loin, câĂ©tait redevenu la mĂȘme⊠Une erreur du dessinateur qui sâest mĂ©langĂ© dans sa documentation, le pistolet automatique devenant un instant un rĂ©volver⊠Les adultes avaient lu sans voir, il avait vu sans lire !
Il faut donc prendre le temps de lire ces albums avec attention⊠Prenons, par exemple, ce trĂšs bon diptyque « ArsĂšne Lupin contre Sherlock Holmes » de FĂ©lix, Janolle et Walter. Cette histoire est adaptĂ©e avec beaucoup de libertĂ© du roman de Maurice Leblanc, « La Barre-y-va ». Ce qui est remarquable, et câest bien de le prĂ©ciser dĂšs le dĂ©part, câest que trĂšs vite on peut oublier le roman. On est dans lâesprit de la sĂ©rie romanesque mais JĂ©rĂŽme FĂ©lix a Ă©crit pour la bande dessinĂ©e, pour mettre en scĂšne sur papier un bel affrontement entre le Lupin mythique et profondĂ©ment humain et Sherlock Holmes, le cerveau dĂ©sincarnĂ©. Il y a un vĂ©ritable parti pris quâAlain Janolle dessine avec talent et rĂ©ussite⊠Pour rester dans lâaspect visuel, come les deux personnages se dĂ©guisent, le dessinateur transforme les personnages ne se contentant pas de leur changer juste les vĂȘtements⊠RĂ©sultat fascinant et troublant pour le lecteur⊠Enfin, pour rester sur les deux hĂ©ros, on prĂ©cisera que le duel est arbitrĂ© par le trĂšs grand et cĂ©lĂ©brissime commissaire Ganimard⊠Bien sĂ»r, ArsĂšne Lupin, enfin, Raoul dâAvenac, se fait passer pour Sherlock Holmes qui lui-mĂȘme tente de suivre cette histoire de façon anonymeâŠ
Avec tout cela je ne vous ai pas dit grand-chose de lâhistoire⊠Une belle propriĂ©tĂ© en Normandie, un grand-pĂšre alchimiste, deux magnifiques hĂ©ritiĂšres, un trĂ©sor potentiel, un hĂ©ritage mystĂ©rieux⊠Bref, tous les Ă©lĂ©ments sont bien lĂ pour une belle histoire lupinesque !
Oui, restez clames, on peut parler de lupinologie, de lupinien, de lupinesque⊠Oui, câest ainsi, quand on veut parler dâArsĂšne Lupin, on entre dans une communautĂ© surprenante⊠Du coup, certains lecteurs, trĂšs attachĂ©s Ă la tradition du corpus lupinien nâapprĂ©cieront que moyennement cette histoire qui prend trop de libertĂ© tandis que dâautres trouveront ce scĂ©nario dâune grande qualitĂ© et ce fut mon cas !
On peut aussi, puisque lâĂ©tĂ© câest fait pour lire et relire aussi, prendre le temps de se plonger dans le roman « La Barre-y-va » de Maurice LeblancâŠ
TrĂšs bonne lecture Ă toutes et Ă tous !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et rien de telle quâune bonne bande dessinĂ©e pour passer la meilleure sieste estivale⊠Mais, la bande dessinĂ©e est un champ si vaste quâil nâest pas toujours facile de sây retrouver. Comme il sâagit dâun art narratif visuel et textuel, on peut y arriver par le genre, par le scĂ©nario ; par le dessin, par lâensembleâŠ
En plus, nous avons des lectures trĂšs diffĂ©rentes pour ces albums. Certains les regardent avant tout, dâautres les lisent, dâautres sâimmergent dans lâensemble comme sâil sâagissait dâun petit cinĂ©ma privĂ©âŠ
Parfois, on peut ĂȘtre surpris par certains lecteurs. Jâai un petit fils qui ne lit pas encore les textes mais qui regarde avec une immense attention et concentration chaque planche, chaque case, chaque expression⊠Il prend librement les albums dans ma bibliothĂšque et une fois il sâest saisi dâune bĂ©dĂ© policiĂšre⊠Au bout dâun moment, il me dit : « Papy, il y a un problĂšme⊠» Je mâattendais Ă devoir gĂ©rer une image policiĂšre trop dure, une scĂšne adulte ou quelque chose de ce genre⊠« Regarde, le monsieur a un pistolet dans la main mais ce nâest pas son arme ». Il venait de dĂ©couvrir que dans la mĂȘme scĂšne, la mĂȘme sĂ©quence, le hĂ©ros nâavait plus la mĂȘme arme dans la main⊠Quelques dessins plus loin, câĂ©tait redevenu la mĂȘme⊠Une erreur du dessinateur qui sâest mĂ©langĂ© dans sa documentation, le pistolet automatique devenant un instant un rĂ©volver⊠Les adultes avaient lu sans voir, il avait vu sans lire !
Il faut donc prendre le temps de lire ces albums avec attention⊠Prenons, par exemple, ce trĂšs bon diptyque « ArsĂšne Lupin contre Sherlock Holmes » de FĂ©lix, Janolle et Walter. Cette histoire est adaptĂ©e avec beaucoup de libertĂ© du roman de Maurice Leblanc, « La Barre-y-va ». Ce qui est remarquable, et câest bien de le prĂ©ciser dĂšs le dĂ©part, câest que trĂšs vite on peut oublier le roman. On est dans lâesprit de la sĂ©rie romanesque mais JĂ©rĂŽme FĂ©lix a Ă©crit pour la bande dessinĂ©e, pour mettre en scĂšne sur papier un bel affrontement entre le Lupin mythique et profondĂ©ment humain et Sherlock Holmes, le cerveau dĂ©sincarnĂ©. Il y a un vĂ©ritable parti pris quâAlain Janolle dessine avec talent et rĂ©ussite⊠Pour rester dans lâaspect visuel, come les deux personnages se dĂ©guisent, le dessinateur transforme les personnages ne se contentant pas de leur changer juste les vĂȘtements⊠RĂ©sultat fascinant et troublant pour le lecteur⊠Enfin, pour rester sur les deux hĂ©ros, on prĂ©cisera que le duel est arbitrĂ© par le trĂšs grand et cĂ©lĂ©brissime commissaire Ganimard⊠Bien sĂ»r, ArsĂšne Lupin, enfin, Raoul dâAvenac, se fait passer pour Sherlock Holmes qui lui-mĂȘme tente de suivre cette histoire de façon anonymeâŠ
Avec tout cela je ne vous ai pas dit grand-chose de lâhistoire⊠Une belle propriĂ©tĂ© en Normandie, un grand-pĂšre alchimiste, deux magnifiques hĂ©ritiĂšres, un trĂ©sor potentiel, un hĂ©ritage mystĂ©rieux⊠Bref, tous les Ă©lĂ©ments sont bien lĂ pour une belle histoire lupinesque !
Oui, restez clames, on peut parler de lupinologie, de lupinien, de lupinesque⊠Oui, câest ainsi, quand on veut parler dâArsĂšne Lupin, on entre dans une communautĂ© surprenante⊠Du coup, certains lecteurs, trĂšs attachĂ©s Ă la tradition du corpus lupinien nâapprĂ©cieront que moyennement cette histoire qui prend trop de libertĂ© tandis que dâautres trouveront ce scĂ©nario dâune grande qualitĂ© et ce fut mon cas !
On peut aussi, puisque lâĂ©tĂ© câest fait pour lire et relire aussi, prendre le temps de se plonger dans le roman « La Barre-y-va » de Maurice LeblancâŠ
TrĂšs bonne lecture Ă toutes et Ă tous !
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