Lundi 21 août 2023
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et, trĂšs sensible Ă lâĂ©criture dâun certain Italo Calvino que je lis depuis longtemps, que je frĂ©quente depuis plus de trois dĂ©cennies, je souhaiterais aujourdâhui vous parler de cet Ă©crivain et de quelques-uns de ses ouvrages⊠AprĂšs tout, nous fĂȘtons le centenaire de sa naissance, alors, profitons-en !
Câest lors du premier confinement que jâai entendu parler de nombreux Français souhaitant retrouver la campagne, la nature⊠et jâai alors relu avec plaisir « Marcovaldo », un texte de circonstances⊠Oui, nos amis urbains voulaient dâun seul coup quitter la ville oĂč ils se sentaient enfermĂ©s, prisonniers, Ă©touffĂ©s⊠Seulement, voilĂ , le chemin du retour Ă la nature nâest pas si simple et Italo Calvino lâavait bien montrĂ©âŠ
Dans ce recueil de nouvelles, Marcovaldo, Italo Calvino nous parle dâun homme, Marcovaldo, dâorigine rurale mais qui par obligation doit travailler Ă la ville. Il est manutentionnaire dans un magasin, homme Ă tout faire, il est pauvre et couvert de dettes, semble limitĂ© dans ses raisonnements⊠Il a de trĂšs nombreux enfants, six si jâai bien comptĂ©, et une femme avec qui les heurts sont assez nombreux⊠Bref, la vie dâun pauvre bougre !
Mais cet homme a aussi un rapport atypique Ă la nature comme si la vie urbaine avait changĂ© sa perception du monde⊠Les fables ou nouvelles permettent Ă Italo Calvino dâaborder de nombreux sujet allant de la faim au logement en passant par la pollution (oui, en 1963 câĂ©tait dĂ©jĂ un sujet et on nâa pas attendu ni les Verts ni Greta Thunberg pour considĂ©rer cette question comme essentielle !) ou la santĂ©, lâĂ©ducation, le travail, le mariage, les enfants⊠donc toutes les questions qui nous taraudent durant notre vie entiĂšreâŠ
Comme il y a bien un lien entre les saisons et son raisonnement, lâouvrage suit les saisons, du moins en ce quâelles apparaissent en ville car on est bien conscient quâil nâest pas aussi simple quâĂ la campagne de voir les saisons dĂ©filerâŠ
Attention, pour ceux qui ont lu les grands classiques dâItalo Calvino, c'est-Ă -dire cette fameuse trilogie gĂ©niale composĂ©e du Baron perchĂ©, du Vicomte pourfendu et du Chevalier inexistant, il faut signaler que Marcovaldo est un ouvrage beaucoup plus triste et pessimiste ou, si vous prĂ©fĂ©rez, beaucoup plus rĂ©aliste et concret. Câest le livre du travail mal payĂ©, de la vie en grande ville et de la pauvretĂ©âŠ
Mais, soyons lucides, la dĂ©rision et le fatalisme de cet ouvrage entrainent quelques rires, sourires et moments de jubilation⊠Mais nos villes ne nous offrent pas lâoccasion de rire Ă gorge dĂ©ployĂ©e, de tendre la main Ă celui qui passe, dâaccueillir le migrant⊠Car nous manquons cruellement dâhumanitĂ© et câest bien ce quâItalo Calvino pointe de son crayon, lâair de rien⊠Il voudrait bien nous voir changer mais il ne se fait aucune illusion !
Alors, une lecture inutile ? Non, bien au contraire, un livre qui nous montre sans aucun doute que la ville de taille inhumaine a bien changĂ© la nature de lâĂȘtre rural qui y est venu contraint et forcĂ© pour travailler Ă une entreprise quâil ne comprenait mĂȘme pas ! Aussi, finalement, dĂšs la premiĂšre pandĂ©mie qui passe, il veut fuir Ă grande vitesse pour retrouver la vie, la nature, son humanité⊠Mais en aura-t-il les moyens ?
Alors si les certitudes manquent, laissons au moins les questions nous assaillir pour rĂ©flĂ©chir cet Ă©tĂ© aux chemins pour retrouver notre humanité⊠Et comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, bonne lecture Ă tous !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et, trĂšs sensible Ă lâĂ©criture dâun certain Italo Calvino que je lis depuis longtemps, que je frĂ©quente depuis plus de trois dĂ©cennies, je souhaiterais aujourdâhui vous parler de cet Ă©crivain et de quelques-uns de ses ouvrages⊠AprĂšs tout, nous fĂȘtons le centenaire de sa naissance, alors, profitons-en !
Câest lors du premier confinement que jâai entendu parler de nombreux Français souhaitant retrouver la campagne, la nature⊠et jâai alors relu avec plaisir « Marcovaldo », un texte de circonstances⊠Oui, nos amis urbains voulaient dâun seul coup quitter la ville oĂč ils se sentaient enfermĂ©s, prisonniers, Ă©touffĂ©s⊠Seulement, voilĂ , le chemin du retour Ă la nature nâest pas si simple et Italo Calvino lâavait bien montrĂ©âŠ
Dans ce recueil de nouvelles, Marcovaldo, Italo Calvino nous parle dâun homme, Marcovaldo, dâorigine rurale mais qui par obligation doit travailler Ă la ville. Il est manutentionnaire dans un magasin, homme Ă tout faire, il est pauvre et couvert de dettes, semble limitĂ© dans ses raisonnements⊠Il a de trĂšs nombreux enfants, six si jâai bien comptĂ©, et une femme avec qui les heurts sont assez nombreux⊠Bref, la vie dâun pauvre bougre !
Mais cet homme a aussi un rapport atypique Ă la nature comme si la vie urbaine avait changĂ© sa perception du monde⊠Les fables ou nouvelles permettent Ă Italo Calvino dâaborder de nombreux sujet allant de la faim au logement en passant par la pollution (oui, en 1963 câĂ©tait dĂ©jĂ un sujet et on nâa pas attendu ni les Verts ni Greta Thunberg pour considĂ©rer cette question comme essentielle !) ou la santĂ©, lâĂ©ducation, le travail, le mariage, les enfants⊠donc toutes les questions qui nous taraudent durant notre vie entiĂšreâŠ
Comme il y a bien un lien entre les saisons et son raisonnement, lâouvrage suit les saisons, du moins en ce quâelles apparaissent en ville car on est bien conscient quâil nâest pas aussi simple quâĂ la campagne de voir les saisons dĂ©filerâŠ
Attention, pour ceux qui ont lu les grands classiques dâItalo Calvino, c'est-Ă -dire cette fameuse trilogie gĂ©niale composĂ©e du Baron perchĂ©, du Vicomte pourfendu et du Chevalier inexistant, il faut signaler que Marcovaldo est un ouvrage beaucoup plus triste et pessimiste ou, si vous prĂ©fĂ©rez, beaucoup plus rĂ©aliste et concret. Câest le livre du travail mal payĂ©, de la vie en grande ville et de la pauvretĂ©âŠ
Mais, soyons lucides, la dĂ©rision et le fatalisme de cet ouvrage entrainent quelques rires, sourires et moments de jubilation⊠Mais nos villes ne nous offrent pas lâoccasion de rire Ă gorge dĂ©ployĂ©e, de tendre la main Ă celui qui passe, dâaccueillir le migrant⊠Car nous manquons cruellement dâhumanitĂ© et câest bien ce quâItalo Calvino pointe de son crayon, lâair de rien⊠Il voudrait bien nous voir changer mais il ne se fait aucune illusion !
Alors, une lecture inutile ? Non, bien au contraire, un livre qui nous montre sans aucun doute que la ville de taille inhumaine a bien changĂ© la nature de lâĂȘtre rural qui y est venu contraint et forcĂ© pour travailler Ă une entreprise quâil ne comprenait mĂȘme pas ! Aussi, finalement, dĂšs la premiĂšre pandĂ©mie qui passe, il veut fuir Ă grande vitesse pour retrouver la vie, la nature, son humanité⊠Mais en aura-t-il les moyens ?
Alors si les certitudes manquent, laissons au moins les questions nous assaillir pour rĂ©flĂ©chir cet Ă©tĂ© aux chemins pour retrouver notre humanité⊠Et comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, bonne lecture Ă tous !
Mardi 22 août 2023
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et nos anciens professeurs de Français ou de littĂ©rature seraient les premiers Ă ajouter « et relire les grands classiques » ! Quelle erreur ! Oui, quelle magistrale erreur ! Car cela signifierait que si on nâa pas lu les Classiques on ne pourrait plus le faire car on nâaurait que le droit de les relire ! Et tout cela parce quâil y aurait comme un malentendu dĂšs le dĂ©part, une genĂšse de la littĂ©rature posĂ©e sur un fondement inconsistant⊠Il y aurait « les classiques », sorte de bible universelle de la littĂ©rature, reconnue par tous et jugĂ©e dĂ©finitivement bonne, essentielle et incomparable⊠et, Ă cĂŽtĂ©, en retrait, tous les autres livres qui attendraient dâĂȘtre oubliĂ©s, jetĂ©s et mĂȘme brĂ»lĂ©s !
Bien sĂ»r, tout cela est excessif et il est peut-ĂȘtre bon de sâinterroger sur ce que pourrait bien ĂȘtre, ou plutĂŽt devrait ĂȘtre, un classique ! Tout dâabord, un classique nâest pas un livre quâil faudrait faire lire Ă tous les enfants, Ă un Ăąge donnĂ©. Une telle chose nâa aucun sens et elle porterait en filigrane lâidĂ©e que nous serions tous identiques, avec les mĂȘmes goĂ»ts, le mĂȘme dĂ©veloppement intellectuel, sentimental, Ă©motif, artistique⊠La formation scolaire et universitaire est bien lĂ pour nous faire dĂ©couvrir, pas pour nous imposer des choix ! Par contre, dans les lectures imposĂ©es, je peux trouver ici ou lĂ des livres qui deviendront pour moi des classiques⊠Il nâest pas question ici de spĂ©cifier des livres dâun genre, dâune Ă©poque, dâune langue, dâun pays⊠A ce titre, je suis surpris dâavoir fait des Ă©tudes littĂ©raires en ayant eu que fort peu de contacts avec la littĂ©rature japonaise, chinoise, australienne⊠Et ces oublis ne sont pas exhaustifs !
Italo Calvino, nĂ© il y a un siĂšcle, est un auteur que jâapprĂ©cie beaucoup et que jâai eu la chance et le bonheur de dĂ©couvrir en prĂ©pa. Il a tentĂ© de parler des classiques dans un ouvrage « Pourquoi lire les classiques ». Dans la premiĂšre partie, la seule rĂ©ellement exceptionnelle de lâouvrage, il donne quelques Ă©lĂ©ments de fond sur la question. Je ne retiendrais que deux points, pour moi, essentiels :
- Un classique est un livre qui nâa jamais fini de dire ce quâil a dire.
- Les classiques sont des livres qui, quand ils nous parviennent, portent en eux la trace des lectures qui ont prĂ©cĂ©dĂ© la nĂŽtre et traĂźnent derriĂšre eux la trace quâils ont laissĂ©e dans la ou les cultures quâils ont traversĂ©es (ou plus simplement, dans le langage et les mĆurs).
Mais, me direz-vous, ce sont des dĂ©finitions universelles et non individuelles. Il y aurait donc des classiques communs Ă tous⊠Non ! Car le classique que jâai en main nâa pas fini de me dire⊠mais il ne dit peut-ĂȘtre rien Ă mon voisin, mon ami ou mon Ă©tudiant⊠Car pour entendre ce quâil a Ă me dire, faut-il encore que je sois capable de lâentendre ! Il faut aussi que je sois baignĂ© dans une culture compatible avec le classique que je suis entrain de lire⊠LâodyssĂ©e est-elle accessible Ă tous les humains ? Probablement mais Ă condition dâĂȘtre prĂ©parĂ© Ă sa lecture (certains diraient conditionnĂ©)âŠ
Certains dâentre nous ont Ă©tĂ© bercĂ©s ou du moins distraits par les « Lettres Mon Moulin » dâAlphonse Daudet, lettres lues et rendues vivantes par un acteur cĂ©lĂšbre, Fernandel. Un de mes enfants a eu cet ouvrage en lecture obligatoire en classe de sixiĂšme. Elle nâa jamais rĂ©ussi Ă lire, comprendre ou apprĂ©cier ces textes pourtant pas trĂšs longs⊠Pourtant, La chĂšvre de Monsieur Seguin ou Le curĂ© de Cucugnan, La mule du pape ou Le sous-prĂ©fet aux champs auraient pu sembler Ă certains comme classiques de façon dĂ©finitive⊠Mais ces textes ne parlent pas Ă tous les lecteurs et il faut lâaccepterâŠ
Le deuxiĂšme point relevĂ© chez Italo Calvino est aussi important. Quand on ouvre un classique, on est en contact, dâune certaine façon, avec les lecteurs qui nous ont prĂ©cĂ©dĂ©s, il y a comme une lecture collective et culturelle, une sorte de sens portĂ© par un groupe de lecteurs⊠Par exemple, pour rester dans mon exemple, si vous avez entendu Fernandel raconter les « Lettres de Mon Moulin », votre lecture est portĂ©e, mĂȘme inconsciemment, par lâacteur et mĂȘme par ceux qui lâont Ă©coutĂ© depuis des dĂ©cennies⊠Le tout devient « classique » mais par pour tout le monde, pour ceux qui entrent dans cette catĂ©gorie, pour ceux Ă qui cela parleâŠ
Donc, mĂȘme si le sujet mĂ©riterait encore de nombreux dĂ©veloppements, il y aura bien dans mes lectures des « classiques », les miens, mais je ne vous les imposerai pas comme tels, ce ne seront que des propositions de lectures et ce sera Ă vous, si le cĆur vous en dit, dâen faire des classiques, vos classiques ! A chacun de constituer sa bibliothĂšque de classiquesâŠ
Alors bonne lecture et Ă demain !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et nos anciens professeurs de Français ou de littĂ©rature seraient les premiers Ă ajouter « et relire les grands classiques » ! Quelle erreur ! Oui, quelle magistrale erreur ! Car cela signifierait que si on nâa pas lu les Classiques on ne pourrait plus le faire car on nâaurait que le droit de les relire ! Et tout cela parce quâil y aurait comme un malentendu dĂšs le dĂ©part, une genĂšse de la littĂ©rature posĂ©e sur un fondement inconsistant⊠Il y aurait « les classiques », sorte de bible universelle de la littĂ©rature, reconnue par tous et jugĂ©e dĂ©finitivement bonne, essentielle et incomparable⊠et, Ă cĂŽtĂ©, en retrait, tous les autres livres qui attendraient dâĂȘtre oubliĂ©s, jetĂ©s et mĂȘme brĂ»lĂ©s !
Bien sĂ»r, tout cela est excessif et il est peut-ĂȘtre bon de sâinterroger sur ce que pourrait bien ĂȘtre, ou plutĂŽt devrait ĂȘtre, un classique ! Tout dâabord, un classique nâest pas un livre quâil faudrait faire lire Ă tous les enfants, Ă un Ăąge donnĂ©. Une telle chose nâa aucun sens et elle porterait en filigrane lâidĂ©e que nous serions tous identiques, avec les mĂȘmes goĂ»ts, le mĂȘme dĂ©veloppement intellectuel, sentimental, Ă©motif, artistique⊠La formation scolaire et universitaire est bien lĂ pour nous faire dĂ©couvrir, pas pour nous imposer des choix ! Par contre, dans les lectures imposĂ©es, je peux trouver ici ou lĂ des livres qui deviendront pour moi des classiques⊠Il nâest pas question ici de spĂ©cifier des livres dâun genre, dâune Ă©poque, dâune langue, dâun pays⊠A ce titre, je suis surpris dâavoir fait des Ă©tudes littĂ©raires en ayant eu que fort peu de contacts avec la littĂ©rature japonaise, chinoise, australienne⊠Et ces oublis ne sont pas exhaustifs !
Italo Calvino, nĂ© il y a un siĂšcle, est un auteur que jâapprĂ©cie beaucoup et que jâai eu la chance et le bonheur de dĂ©couvrir en prĂ©pa. Il a tentĂ© de parler des classiques dans un ouvrage « Pourquoi lire les classiques ». Dans la premiĂšre partie, la seule rĂ©ellement exceptionnelle de lâouvrage, il donne quelques Ă©lĂ©ments de fond sur la question. Je ne retiendrais que deux points, pour moi, essentiels :
- Un classique est un livre qui nâa jamais fini de dire ce quâil a dire.
- Les classiques sont des livres qui, quand ils nous parviennent, portent en eux la trace des lectures qui ont prĂ©cĂ©dĂ© la nĂŽtre et traĂźnent derriĂšre eux la trace quâils ont laissĂ©e dans la ou les cultures quâils ont traversĂ©es (ou plus simplement, dans le langage et les mĆurs).
Mais, me direz-vous, ce sont des dĂ©finitions universelles et non individuelles. Il y aurait donc des classiques communs Ă tous⊠Non ! Car le classique que jâai en main nâa pas fini de me dire⊠mais il ne dit peut-ĂȘtre rien Ă mon voisin, mon ami ou mon Ă©tudiant⊠Car pour entendre ce quâil a Ă me dire, faut-il encore que je sois capable de lâentendre ! Il faut aussi que je sois baignĂ© dans une culture compatible avec le classique que je suis entrain de lire⊠LâodyssĂ©e est-elle accessible Ă tous les humains ? Probablement mais Ă condition dâĂȘtre prĂ©parĂ© Ă sa lecture (certains diraient conditionnĂ©)âŠ
Certains dâentre nous ont Ă©tĂ© bercĂ©s ou du moins distraits par les « Lettres Mon Moulin » dâAlphonse Daudet, lettres lues et rendues vivantes par un acteur cĂ©lĂšbre, Fernandel. Un de mes enfants a eu cet ouvrage en lecture obligatoire en classe de sixiĂšme. Elle nâa jamais rĂ©ussi Ă lire, comprendre ou apprĂ©cier ces textes pourtant pas trĂšs longs⊠Pourtant, La chĂšvre de Monsieur Seguin ou Le curĂ© de Cucugnan, La mule du pape ou Le sous-prĂ©fet aux champs auraient pu sembler Ă certains comme classiques de façon dĂ©finitive⊠Mais ces textes ne parlent pas Ă tous les lecteurs et il faut lâaccepterâŠ
Le deuxiĂšme point relevĂ© chez Italo Calvino est aussi important. Quand on ouvre un classique, on est en contact, dâune certaine façon, avec les lecteurs qui nous ont prĂ©cĂ©dĂ©s, il y a comme une lecture collective et culturelle, une sorte de sens portĂ© par un groupe de lecteurs⊠Par exemple, pour rester dans mon exemple, si vous avez entendu Fernandel raconter les « Lettres de Mon Moulin », votre lecture est portĂ©e, mĂȘme inconsciemment, par lâacteur et mĂȘme par ceux qui lâont Ă©coutĂ© depuis des dĂ©cennies⊠Le tout devient « classique » mais par pour tout le monde, pour ceux qui entrent dans cette catĂ©gorie, pour ceux Ă qui cela parleâŠ
Donc, mĂȘme si le sujet mĂ©riterait encore de nombreux dĂ©veloppements, il y aura bien dans mes lectures des « classiques », les miens, mais je ne vous les imposerai pas comme tels, ce ne seront que des propositions de lectures et ce sera Ă vous, si le cĆur vous en dit, dâen faire des classiques, vos classiques ! A chacun de constituer sa bibliothĂšque de classiquesâŠ
Alors bonne lecture et Ă demain !
Mercredi 23 août 2023
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et continuons Ă rĂ©sorber mon retard abyssal de bandes dessinĂ©es qui sâempilent dans mon bureau comme autant de colonnes pour soutenir lâĂ©tage du dessus⊠Bon, je vous rassure, je nâhabite pas dans un taudis qui aurait besoin dâun tel soutient Ă©ventuel et si je lisais plus vite je pourrais Ă©vacuer rapidement ce surplus dâouvrages pourtant de trĂšs bonne qualitĂ© comme ce « Montana 1948 » qui aurait du retenir mon attention beaucoup plus tĂŽtâŠ
Nicolas Pitz, dessinateur belge, adapte lĂ un roman amĂ©ricain de Larry Watson et il le fait trĂšs bien. Lâhistoire, tout en Ă©tant trĂšs simple sur le fond â le silence nâest jamais bon quand il a pour objet de masquer une action criminelle â aborde de trĂšs nombreuses questions sans aucune superficialitĂ©. Le rĂ©sultat offre au lecteur une bande dessinĂ©e forte, profondĂ©ment humaine, riche, agrĂ©able Ă lire avec un brin de fantaisie et de poĂ©sie qui aide Ă faire passer le plus glauque de cette histoireâŠ
Tout commence dans une famille de shĂ©rif, oĂč travaille une jeune indienne, Marie, qui va tomber malade. Câest assez sĂ©rieux pour que le shĂ©rif appelle son grand frĂšre Ă la rescousse, il faut dire quâil est mĂ©decin⊠Mais, car il y a bien un « mais », Marie est prise de panique en apprenant la venue de ce mĂ©decin⊠On va dĂ©couvrir, page aprĂšs page, confidence aprĂšs confidence, que les femmes indiennes de Mercer County craignent les pratiques personnelles de ce mĂ©decin pourtant rĂ©putĂ© et hĂ©ros de la guerre mondialeâŠ
Notre shĂ©rif est pris au piĂšge : il va devoir prendre une dĂ©cision devant sa femme, son fils David, son ami Len⊠Faire arrĂȘter son frĂšre, que dis-je, arrĂȘter lui-mĂȘme son frĂšre, ou lâĂ©liminer, le faire Ă©chapper et disparaitre, se taire Ă tout jamais⊠Le cas de conscience est fort dâautant plus que certains savaient depuis longtemps, dâautres se taisaient comme si rien de tout cela nâĂ©tait importantâŠ
Je ne vous dis pas comment tout cela finira mais cette bande dessinĂ©e parlera de vĂ©ritĂ©, de justice, de la famille, du racisme, de lâabus des plus faibles (existe-t-il plus faible quâune femme indienne au Montana juste aprĂšs la deuxiĂšme guerre mondiale ?) et finalement posera des questions qui sont bien valables aujourdâhui dans notre sociĂ©tĂ©, sans aucun doute !
Un bel album Ă dĂ©couvrir et utiliser pour libĂ©rer la parole, libertĂ© dont on a bien besoin au quotidien⊠Et comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, trĂšs bonne lecture Ă toutes et Ă tous !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et continuons Ă rĂ©sorber mon retard abyssal de bandes dessinĂ©es qui sâempilent dans mon bureau comme autant de colonnes pour soutenir lâĂ©tage du dessus⊠Bon, je vous rassure, je nâhabite pas dans un taudis qui aurait besoin dâun tel soutient Ă©ventuel et si je lisais plus vite je pourrais Ă©vacuer rapidement ce surplus dâouvrages pourtant de trĂšs bonne qualitĂ© comme ce « Montana 1948 » qui aurait du retenir mon attention beaucoup plus tĂŽtâŠ
Nicolas Pitz, dessinateur belge, adapte lĂ un roman amĂ©ricain de Larry Watson et il le fait trĂšs bien. Lâhistoire, tout en Ă©tant trĂšs simple sur le fond â le silence nâest jamais bon quand il a pour objet de masquer une action criminelle â aborde de trĂšs nombreuses questions sans aucune superficialitĂ©. Le rĂ©sultat offre au lecteur une bande dessinĂ©e forte, profondĂ©ment humaine, riche, agrĂ©able Ă lire avec un brin de fantaisie et de poĂ©sie qui aide Ă faire passer le plus glauque de cette histoireâŠ
Tout commence dans une famille de shĂ©rif, oĂč travaille une jeune indienne, Marie, qui va tomber malade. Câest assez sĂ©rieux pour que le shĂ©rif appelle son grand frĂšre Ă la rescousse, il faut dire quâil est mĂ©decin⊠Mais, car il y a bien un « mais », Marie est prise de panique en apprenant la venue de ce mĂ©decin⊠On va dĂ©couvrir, page aprĂšs page, confidence aprĂšs confidence, que les femmes indiennes de Mercer County craignent les pratiques personnelles de ce mĂ©decin pourtant rĂ©putĂ© et hĂ©ros de la guerre mondialeâŠ
Notre shĂ©rif est pris au piĂšge : il va devoir prendre une dĂ©cision devant sa femme, son fils David, son ami Len⊠Faire arrĂȘter son frĂšre, que dis-je, arrĂȘter lui-mĂȘme son frĂšre, ou lâĂ©liminer, le faire Ă©chapper et disparaitre, se taire Ă tout jamais⊠Le cas de conscience est fort dâautant plus que certains savaient depuis longtemps, dâautres se taisaient comme si rien de tout cela nâĂ©tait importantâŠ
Je ne vous dis pas comment tout cela finira mais cette bande dessinĂ©e parlera de vĂ©ritĂ©, de justice, de la famille, du racisme, de lâabus des plus faibles (existe-t-il plus faible quâune femme indienne au Montana juste aprĂšs la deuxiĂšme guerre mondiale ?) et finalement posera des questions qui sont bien valables aujourdâhui dans notre sociĂ©tĂ©, sans aucun doute !
Un bel album Ă dĂ©couvrir et utiliser pour libĂ©rer la parole, libertĂ© dont on a bien besoin au quotidien⊠Et comme lâĂ©tĂ© câest fait pour lire, trĂšs bonne lecture Ă toutes et Ă tous !
Jeudi 24 août 2023
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et il est grand temps de faire fondre la pile des livres Ă lire, celle des lus Ă chroniquer et enfin celle des ouvrages Ă relire (car elle existe elle-aussi et ce nâest pas rien !). Quand je parle de livres ou ouvrages, jâinclus toutes les formes de bouquins, de la bande dessinĂ©e aux livres jeunesse en passant par les polars, donc le travail ne manque pasâŠ
On va donc commencer par parler de cette sĂ©rie Soda que jâaime beaucoup et que jâai Ă©tĂ© trĂšs heureux de revoir arriver en librairie avec un scĂ©nario dâOlivier Bocquet et le dessin de Bruno Gazzotti⊠Mais revenons un peu en arriĂšreâŠ
La sĂ©rie Soda est nĂ©e avec le scĂ©nariste Philippe Tome (dĂ©cĂ©dĂ© en 2019) en 1985 avec Luc Warnant au dessin. Ce dernier dessinera deux Ă©pisodes et câest Bruno Gazzotti qui reprendra le flambeau. Câest Ă ce moment-lĂ que je dĂ©couvrais la sĂ©rie, avec le tome 3, Tu ne butteras pas, en 1991. Bruno Gazzotti laissera le dessin Ă Dan Verlinden pour le tome 13, volume qui disparait « mystĂ©rieusement » de la liste des albums de la sĂ©rie. Oui, il arrive parfois que les scĂ©naristes et les dessinateurs puissent connaitre quelques diffĂ©rents dans leurs vies professionnelles⊠La nouveautĂ©, La pasteur sanglant, avec le retour de Gazzotti au dessin, est comme un nouveau n°13⊠La sĂ©rie est donc repartie !
Revenons-en maintenant au contenu de cette grande histoire, celle du pasteur-policier SOlomon DAvid (SODA). Pasteur-policier ? Oui, la pauvre mĂšre de Soda, malade du cĆur, croit que son fils est pasteur Ă New York. Il quitte donc chez lui, tous les matins, en tenue de pasteur, passe sa journĂ©e Ă chasser les truands et criminels de la ville, et rentre chez lui le soir en tenue de pasteur, tout cela pour protĂ©ger sa mĂšre⊠Il faut dire que le mari de cette femme Ă©tait shĂ©rif et quâil est mort de façon violente⊠Elle ne supporterait pas de savoir ce que fait rĂ©ellement Soda de ses journĂ©es.
On peut dire de cette sĂ©rie quâelle est policiĂšre, semi-rĂ©aliste avec une partie policiĂšre trĂšs solide, trĂšs bien construite et parfois cruelle. Mais, heureusement, câest aussi une sĂ©rie bĂ©dĂ© fortement teintĂ©e dâhumour, un humour parfois grinçant et noir qui donne une touche spĂ©cifique Ă cette histoire qui peut ĂȘtre lue dĂšs lâadolescenceâŠ
Avec cette reprise dâOlivier Bocquet au scĂ©nario, tout repart Ă 100 Ă lâheure et on a rĂ©ellement lâimpression de revenir Ă la sĂ©rie du dĂ©part, avec peut-ĂȘtre une touche plus adulte bien assumĂ©e qui nâexclut pas les plus jeunes lecteurs mais bien qui invite ceux qui ont connu la sĂ©rie dans Le journal de Spirou (dĂšs 1986 c'est-Ă -dire il y a 37 ans) Ă revenir Ă leur hĂ©ros dâantan ! A ce titre, câest plutĂŽt bien rĂ©ussi !
On attend donc maintenant une parution réguliÚre pour se familiariser de nouveau avec Soda⊠Pour ceux qui ne connaissent pas la série, vous avez le temps de lire les douze premiers titres⊠Alors, bonne lecture !
LâĂ©tĂ© câest fait pour lire et il est grand temps de faire fondre la pile des livres Ă lire, celle des lus Ă chroniquer et enfin celle des ouvrages Ă relire (car elle existe elle-aussi et ce nâest pas rien !). Quand je parle de livres ou ouvrages, jâinclus toutes les formes de bouquins, de la bande dessinĂ©e aux livres jeunesse en passant par les polars, donc le travail ne manque pasâŠ
On va donc commencer par parler de cette sĂ©rie Soda que jâaime beaucoup et que jâai Ă©tĂ© trĂšs heureux de revoir arriver en librairie avec un scĂ©nario dâOlivier Bocquet et le dessin de Bruno Gazzotti⊠Mais revenons un peu en arriĂšreâŠ
La sĂ©rie Soda est nĂ©e avec le scĂ©nariste Philippe Tome (dĂ©cĂ©dĂ© en 2019) en 1985 avec Luc Warnant au dessin. Ce dernier dessinera deux Ă©pisodes et câest Bruno Gazzotti qui reprendra le flambeau. Câest Ă ce moment-lĂ que je dĂ©couvrais la sĂ©rie, avec le tome 3, Tu ne butteras pas, en 1991. Bruno Gazzotti laissera le dessin Ă Dan Verlinden pour le tome 13, volume qui disparait « mystĂ©rieusement » de la liste des albums de la sĂ©rie. Oui, il arrive parfois que les scĂ©naristes et les dessinateurs puissent connaitre quelques diffĂ©rents dans leurs vies professionnelles⊠La nouveautĂ©, La pasteur sanglant, avec le retour de Gazzotti au dessin, est comme un nouveau n°13⊠La sĂ©rie est donc repartie !
Revenons-en maintenant au contenu de cette grande histoire, celle du pasteur-policier SOlomon DAvid (SODA). Pasteur-policier ? Oui, la pauvre mĂšre de Soda, malade du cĆur, croit que son fils est pasteur Ă New York. Il quitte donc chez lui, tous les matins, en tenue de pasteur, passe sa journĂ©e Ă chasser les truands et criminels de la ville, et rentre chez lui le soir en tenue de pasteur, tout cela pour protĂ©ger sa mĂšre⊠Il faut dire que le mari de cette femme Ă©tait shĂ©rif et quâil est mort de façon violente⊠Elle ne supporterait pas de savoir ce que fait rĂ©ellement Soda de ses journĂ©es.
On peut dire de cette sĂ©rie quâelle est policiĂšre, semi-rĂ©aliste avec une partie policiĂšre trĂšs solide, trĂšs bien construite et parfois cruelle. Mais, heureusement, câest aussi une sĂ©rie bĂ©dĂ© fortement teintĂ©e dâhumour, un humour parfois grinçant et noir qui donne une touche spĂ©cifique Ă cette histoire qui peut ĂȘtre lue dĂšs lâadolescenceâŠ
Avec cette reprise dâOlivier Bocquet au scĂ©nario, tout repart Ă 100 Ă lâheure et on a rĂ©ellement lâimpression de revenir Ă la sĂ©rie du dĂ©part, avec peut-ĂȘtre une touche plus adulte bien assumĂ©e qui nâexclut pas les plus jeunes lecteurs mais bien qui invite ceux qui ont connu la sĂ©rie dans Le journal de Spirou (dĂšs 1986 c'est-Ă -dire il y a 37 ans) Ă revenir Ă leur hĂ©ros dâantan ! A ce titre, câest plutĂŽt bien rĂ©ussi !
On attend donc maintenant une parution réguliÚre pour se familiariser de nouveau avec Soda⊠Pour ceux qui ne connaissent pas la série, vous avez le temps de lire les douze premiers titres⊠Alors, bonne lecture !
Comme vous avez pu le constater,surtout pour ceux qui me suivent depuis longtemps, cette annĂ©e je fus moins productif... En fait, je n'ai pas moins lu que les autres annĂ©es, mais j'ai eu quelques problĂšmes de santĂ©. D'ailleurs, j'Ă©cris ce message de l'hĂŽpital oĂč une Ă©quipe compĂ©tente et sympathique tente de trouver le traitement le plus adaptĂ© Ă mon insuffisance cardiaque pour que je puisse continuer Ă lire, Ă©crire et m'occuper de ma famille qui comme certains le savent est assez grande... Vieillir est toujours une histoire, Ă un moment ou un autre, de santĂ©, de traitement, de renoncement...
Il était normal que je vous donne ces quelques petites nouvelles... Et comme l'automne est aussi fait pour lire, bonne lecture à tous !
Il était normal que je vous donne ces quelques petites nouvelles... Et comme l'automne est aussi fait pour lire, bonne lecture à tous !
Comme vous avez pu le constater,surtout pour ceux qui me suivent depuis longtemps, cette annĂ©e je fus moins productif... En fait, je n'ai pas moins lu que les autres annĂ©es, mais j'ai eu quelques problĂšmes de santĂ©. D'ailleurs, j'Ă©cris ce message de l'hĂŽpital oĂč une Ă©quipe compĂ©tente et sympathique tente de trouver le traitement le plus adaptĂ© Ă mon insuffisance cardiaque pour que je puisse continuer Ă lire, Ă©crire et m'occuper de ma famille qui comme certains le savent est assez grande... Vieillir est toujours une histoire, Ă un moment ou un autre, de santĂ©, de traitement, de renoncement...
Il était normal que je vous donne ces quelques petites nouvelles... Et comme l'automne est aussi fait pour lire, bonne lecture à tous !
Bonjour Shelton, dĂ©cidĂ©ment notre vieux CL ressemble de plus en plus Ă une assemblĂ©e d'Ă©clopĂ©s ! Prends du repos, fais toi dorloter (mĂȘme si Ă l'hosto c'est pas toujours la joie) et reviens nous bientĂŽt en pleine forme avec de bonnes bĂ©dĂ©s Ă nous conseiller.
Bon courage et bon rétablissement Shelton!
Merci les amis !
Il était normal que je vous donne ces quelques petites nouvelles... Et comme l'automne est aussi fait pour lire, bonne lecture à tous !
Comme on est un peu plus nombreux Ă ĂȘtre passĂ©s au travers de ce genre de situation Ă mesure que le temps passe, on se sent solidaire toujours davantage.
Bien Ă toi !
Je compatis, Shelton, bon courage, remets-toi vite.
Bon et prompt rétablissement Shelton ! Je te souhaite de rejoindre tes proches rapidement.
Merci et merci encore !!!
Oh Shelton ,je t'envoie plein de bonnes ondes pour ton rétablissement ! Et toujours un grand coup de chapeau pour ce que tu fais pour nous , nous avons beaucoup de chance ! Bon courage !
Merci Pieronnelle !
Mon cas ne doit pas ĂȘtre encore trop catastrophique car ces charmants professeurs me laissent sortir demain aprĂšs-midi pour aller rĂ©aliser quelques interviews Ă l'anniversaire des 25 ans de Bamboo... mais je reviens le soir Ă l'hĂŽpital, il ne faut quand mĂȘme pas exagĂ©rer...
GrĂące Ă lâĂ©quipe mĂ©dicale qui sâoccupe de moi depuis une semaine pour me permettre de bĂ©nĂ©ficier dâun traitement parfaitement adaptĂ© Ă mon cĆur un peu fatiguĂ© et mes activitĂ©s parfois peut-ĂȘtre trop nombreuses, jâai pu quitter lâhĂŽpital une journĂ©e et participer Ă la fĂȘte anniversaire des 25 ans de la maison dâĂ©ditions Bamboo⊠Que lâon se rassure dans les chaumiĂšres, quand je dis « participer », je veux juste dire rĂ©aliser cinq interviews dâauteurs et non « faire la fĂȘte comme un fou »âŠ
Lors de cet Ă©vĂšnement, mĂȘme sâil y avait plus de 150 participants, auteurs, dessinateurs et coloristes, beaucoup nâeurent dâattention que pour les auteurs de la sĂ©rie « Les sisters » et il fallut beaucoup de patience Ă certaines jeunes lectrices pour atteindre Cazenove et William et repartir avec la dĂ©dicace tant espĂ©rĂ©eâŠ
Enfin, puisque le magazine Fluide glacial a rejoint cette maison dâĂ©ditions, il y avait plusieurs auteurs prĂ©sents pour occuper les parents des lectrices de SistersâŠComme quoi, il est toujours possible de satisfaire tout le monde !!!
Quant Ă moi, jâai pu interviewer Alain Janolle, Jean et Simon LĂ©turgie, Philippe Charlot, Eric Stalner et Damien Geffroy⊠Mais on reparlera trĂšs vite de ces auteurs !
Il ne reste plus quâĂ souhaiter que cette maison SaĂŽne-et-loirienne vive encore de trĂšs nombreuses dĂ©cennies en proposant aux lecteurs les albums quâils attendent !
Lors de cet Ă©vĂšnement, mĂȘme sâil y avait plus de 150 participants, auteurs, dessinateurs et coloristes, beaucoup nâeurent dâattention que pour les auteurs de la sĂ©rie « Les sisters » et il fallut beaucoup de patience Ă certaines jeunes lectrices pour atteindre Cazenove et William et repartir avec la dĂ©dicace tant espĂ©rĂ©eâŠ
Enfin, puisque le magazine Fluide glacial a rejoint cette maison dâĂ©ditions, il y avait plusieurs auteurs prĂ©sents pour occuper les parents des lectrices de SistersâŠComme quoi, il est toujours possible de satisfaire tout le monde !!!
Quant Ă moi, jâai pu interviewer Alain Janolle, Jean et Simon LĂ©turgie, Philippe Charlot, Eric Stalner et Damien Geffroy⊠Mais on reparlera trĂšs vite de ces auteurs !
Il ne reste plus quâĂ souhaiter que cette maison SaĂŽne-et-loirienne vive encore de trĂšs nombreuses dĂ©cennies en proposant aux lecteurs les albums quâils attendent !
Félicitation Shelton et prompt rétablissement, j'ai toujours été impressionné par ton aptitude à toucher à tout et la diversité de tes intérets. Lache un peu la pédale et continue à nous faire profiter de tes passions à un rythme qui te convient
Vous devez ĂȘtre connectĂ© pour poster des messages : S'identifier ou Devenir membre