Il faut faire la nuance entre 'touriste' et 'Ă©tranger'.... Ca n'est pas la mĂȘme chose. Du moins, de mon point de vue.
Euh... Oui. AprÚs a moins de faire du tourisme dans son propre pays, généralement les touristes sont des étrangers...
Mais, ce n'est pas ce pas mon propos. Ce que j'ai voulu dire ici, tenait plus de la remarque sur le temps qui passe, le monde et les gens qui changent et les moeurs qui évoluent...
Oui, et la question est vite réglée, à cette époque il n'y avait pas de touristes, croyez moi !
Et encore... Oui!
MĂȘme remarque que juste au-dessus.
Ah incroyable j'ai retrouvé sur mon PC le documentaire "La Rose de Tirana" que j'évoquais plus haut avec un début sur l'invasion italienne et l'ambiance en Albanie à la fin des années 1930. C'est gros par contre (1,5 Go) donc c'est long à mettre sur un espace de stockage et long à télécharger pour ceux qui n'ont pas la fibre je pense.
Si cela intéresse quelqu'un je peux essayer de voir pour couper le documentaire et ne mettre quelque part à disposition que le début qui porte sur l'invasion italienne et l'Albanie au temps roi Zog 1er (aprÚs c'est l'histoire de la famille royale en exil, c'est trÚs "people" quoique pas inintéressant si mes souvenirs sont bons).
Si cela intéresse quelqu'un je peux essayer de voir pour couper le documentaire et ne mettre quelque part à disposition que le début qui porte sur l'invasion italienne et l'Albanie au temps roi Zog 1er (aprÚs c'est l'histoire de la famille royale en exil, c'est trÚs "people" quoique pas inintéressant si mes souvenirs sont bons).
Il faut faire la nuance entre 'touriste' et 'Ă©tranger'.... Ca n'est pas la mĂȘme chose. Du moins, de mon point de vue.
Euh... Oui. AprÚs a moins de faire du tourisme dans son propre pays, généralement les touristes sont des étrangers...
Mais, ce n'est pas ce pas mon propos. Ce que j'ai voulu dire ici, tenait plus de la remarque sur le temps qui passe, le monde et les gens qui changent et les moeurs qui évoluent...
Généralement les touristes sont des étrangers, certes. Mais tous les étrangers ne sont pas touristes. Il y a ceux qui travaillent sur place (détachés par leurs sociétés, les fonctionnaires des Affaires EtrangÚres), les hommes d'affaires, ... Ceux-là ne sont pas des touristes et se retrouvent généralement dans la capitale et les quelques gros centres urbains.
Bon je suis arrivĂ©e au VĂ©me chapitre. Le moins qu'on puisse dire c'est qu'il s'agit d'une situation bien Ă©trange, tous ces morts Ă dĂ©senterer c'est bien macabre. Ce gĂ©nĂ©ral est particulier Ă©galement, ses reflexions sont comprĂ©hensibles compte tenu des circonstances et au dĂ©but on le pense assez froid et sans Ă©motion ; mais en fait il est plus complexe que ça. Plus on avance et on le sent plus touchĂ© . Tout se dĂ©clanche par le dialogue avec le prĂȘtre personnage antipathique et glacial,. Au debut de ce dialogue on a le sentiment d'assister Ă une piĂšce de théùtre conventionnelle voire assez fade avec des dialogues sans intĂ©rĂȘt , impression bien sĂ»r confortĂ©e par la reflexion mĂȘme du GĂ©nĂ©ral...
"savez-vous, dit-il, j'ai remarqué que les propos que nous échangeons depuis trois jours rappellent étrangement les dialogues de certaines piÚces de théùtre modernes, au reste bien ennuyeuses"
On comprend mieux alors les intentions de l'auteur...l'alcool aidant le GĂ©neral va pousser ce prĂȘtre dans ses retranchements. Bizarre par contre ce soupçon concernant le prĂȘtre et la jolie veuve... Mais il est clair que le gĂ©neral a besoin de se distancer de cette opĂ©ration macabre et je le trouve assez touchant dans ce dĂ©sir de se faire une carapace. Beaucoup de reflexions interessantes dans la poursuite de ce dialogue non dĂ©sirĂ© pourtant par le prĂȘtre qui, pour le moment, ne fait pas preuve de beaucoup d'humanitĂ©, et laisse mĂȘme voir sa haine et son rejet de ce peuple albanais...
J'ai beaucoup aimé lorsque le général retourne dans sa chambre et se rappelle de tous ces pauvres gens venus lui demander de rechercher ou prendre soin de leurs morts ; quelle épreuve que cette mission !
"savez-vous, dit-il, j'ai remarqué que les propos que nous échangeons depuis trois jours rappellent étrangement les dialogues de certaines piÚces de théùtre modernes, au reste bien ennuyeuses"
On comprend mieux alors les intentions de l'auteur...l'alcool aidant le GĂ©neral va pousser ce prĂȘtre dans ses retranchements. Bizarre par contre ce soupçon concernant le prĂȘtre et la jolie veuve... Mais il est clair que le gĂ©neral a besoin de se distancer de cette opĂ©ration macabre et je le trouve assez touchant dans ce dĂ©sir de se faire une carapace. Beaucoup de reflexions interessantes dans la poursuite de ce dialogue non dĂ©sirĂ© pourtant par le prĂȘtre qui, pour le moment, ne fait pas preuve de beaucoup d'humanitĂ©, et laisse mĂȘme voir sa haine et son rejet de ce peuple albanais...
J'ai beaucoup aimé lorsque le général retourne dans sa chambre et se rappelle de tous ces pauvres gens venus lui demander de rechercher ou prendre soin de leurs morts ; quelle épreuve que cette mission !
Quelqu'un peut-il me dire ce qu'il comprend exactement dans la phrase :
"Parce que nous avons la mĂȘme patrie que ces malheureux"...Quelle patrie?
"Parce que nous avons la mĂȘme patrie que ces malheureux"...Quelle patrie?
Quelqu'un peut-il me dire ce qu'il comprend exactement dans la phrase :
"Parce que nous avons la mĂȘme patrie que ces malheureux"...Quelle patrie?
Le général parle de ses compatriotes, ceux qui sont morts en Albanie, ceux dont il a pour mission de retrouver les restes pour les ramener au pays (Italie).
...Quelle patrie?Il faudrait remettre cette phrase dans son contexte mais, Ă premiĂšre vue, ça pourrait ĂȘtre la patrie des victimes de la guerre ?
On a postĂ© en mĂȘme temps, Space. ;-))
Le général parle de ses compatriotes,
Alors si le « nous » câest ses compatriotes, la question ne se pose plus, Ă©videmment.
...Quelle patrie?
Il faudrait remettre cette phrase dans son contexte mais, Ă premiĂšre vue, ça pourrait ĂȘtre la patrie des victimes de la guerre ?
Je pensais la mĂȘme chose, plutĂŽt toutes les victimes de la guerre dont les albanais non ? Je n'avais pas le sentiment qu'il pensait uniquement Ă ses compatriotes d'oĂč une sorte de patrie commune. C'Ă©tait en rĂ©ponse Ă la phrase prĂ©cĂ©dente du prĂȘtre : "Pourquoi devrais-je oublier ce que je vois dans la journĂ©e? J'ai eu le sentiment que le gĂ©nĂ©ral pensait Ă©galement aux albanais ensevelis aussi sous la boue.
...Quelle patrie?Tel que remis dans son contexte ça doit ĂȘtre ça.
Il faudrait remettre cette phrase dans son contexte mais, Ă premiĂšre vue, ça pourrait ĂȘtre la patrie des victimes de la guerre ?
Je pensais la mĂȘme chose, plutĂŽt toutes les victimes de la guerre dont les albanais non ?
Je pense que, mine de rien, ce livre contient un plaidoyer contre les guerres. Câest peut-ĂȘtre pousser le bouchon un peu loin. Dâun cĂŽtĂ©, le gĂ©nĂ©ral aime les guerres, du moins il aime dây penser, on le voit, dans sa saoulerie, dessiner des plans de batailles avec Charlemagne contre NapolĂ©on⊠Mais, faire la guerre câest son mĂ©tier.
Et puis on dirait que, au cours de sa mission, il dĂ©couvre lâabsurditĂ© des guerres en dĂ©terrant tous ces soldats morts.
Ce qui mâa fait surtout penser Ă ce plaidoyer contre les guerres, câest le passage de lâarmĂ©e pendant la nuit pour faire la rĂ©pĂ©tition du dĂ©filĂ© du lendemain. Ce passage mâa fait une grosse impression, je ne saurais pas trĂšs bien expliquer pourquoi. Mais ce passage de lâarmĂ©e pendant la nuit, alors que le gĂ©nĂ©ral et son ami passent leur temps Ă boire, a un cĂŽtĂ© tellement grotesque, je trouveâŠ
Je retrouve la description des albanais fait par l'auteur dans "Avril brisé".
Dans ce livre, on y trouve une description d'une terrible coutume le « Kanun » qui a coûté la vie à des milliers de personnes
"Avril Brisé" un jour il faudra que je le lise celui-là ! Cette tradition de vendetta albanaise moi ça m'évoque tout de suite "Colomba" de Mérimée. Sauf que je vois que le Kanun c'est de la Vendetta mais "encadrée". Les vendettas corses l'étaient-elles pareillement ?
Et je ne retrouve pas non plus le passage que tu cite 'Le dĂ©cor Ă©tait le mĂȘme...'
Entre le chapitre 16 et le chapitre 17, il y a un court chapitre sans titre cette fois-ci dans mon Ă©dition. Le passage que je cite correspond Ă la fin de ce chapitre. Tiens, j'en ai profitĂ© pour voir Ă quelle Ă©dition correspondant mon "gĂ©nĂ©ral" en livre de poche. Sur la derniĂšre page il est notĂ© "Ădition 11 - janvier 2020". Ădition 11 ? Cela veut dire qu'on en est Ă la 11Ăšme Ă©dition (celle-lĂ toute rĂ©cente donc ?). Est-ce Ă dire alors que c'est un livre qui se vend bien - et continuellement - depuis ses premiĂšres publications ?
chapitre 17 Ă la fin
L'histoire de la noce finit dans la dĂ©bĂącle: c'est la fuite et la retraite vers Tirana, piteuse on peut le dire. Suite Ă l'affaire du sac sans doute, le personnage du prĂȘtre a disparu, le GĂ©nĂ©ral de le voit plus. Sans nouveau vis-Ă -vis est son "collĂšgue", le lieutenant-gĂ©nĂ©ral (allemand ?). La nuit de saoulerie des deux officiers est du plus haut tragi-comiques. C'est vrai que la scĂšne et les dialogues sont presque proche du théùtre de l'absurde !
Et puis c'est la fin, qui ressemble Ă©trangement au dĂ©but: la phrase qui ouvre le roman est (presque) la mĂȘme que celle qui ouvre ce "dernier chapitre": "Une pluie mĂȘlĂ©e de flocon de neige tombant sur la terre Ă©trangĂšre" / "Une pluie mĂȘlĂ©e de neige tombant sur la terre Ă©trangĂšre"
J'ai pris beaucoup de plaisir à relire "le Général". Le ton est trÚs particulier, je trouve qu'il faut voir du talent pour parvenir à garder l'équilibre entre le tragique, le comique, l'absurde...Bravo M.Kadaré !
L'histoire de la noce finit dans la dĂ©bĂącle: c'est la fuite et la retraite vers Tirana, piteuse on peut le dire. Suite Ă l'affaire du sac sans doute, le personnage du prĂȘtre a disparu, le GĂ©nĂ©ral de le voit plus. Sans nouveau vis-Ă -vis est son "collĂšgue", le lieutenant-gĂ©nĂ©ral (allemand ?). La nuit de saoulerie des deux officiers est du plus haut tragi-comiques. C'est vrai que la scĂšne et les dialogues sont presque proche du théùtre de l'absurde !
Et puis c'est la fin, qui ressemble Ă©trangement au dĂ©but: la phrase qui ouvre le roman est (presque) la mĂȘme que celle qui ouvre ce "dernier chapitre": "Une pluie mĂȘlĂ©e de flocon de neige tombant sur la terre Ă©trangĂšre" / "Une pluie mĂȘlĂ©e de neige tombant sur la terre Ă©trangĂšre"
J'ai pris beaucoup de plaisir à relire "le Général". Le ton est trÚs particulier, je trouve qu'il faut voir du talent pour parvenir à garder l'équilibre entre le tragique, le comique, l'absurde...Bravo M.Kadaré !
. Je pense que, mine de rien, ce livre contient un plaidoyer contre les guerres.
Oh oui c'est sûr !
Pour rebondir sur ta remarque SJB je dirais que le GĂ©nĂ©ral fait partie peut-ĂȘtre de ces personnages littĂ©raires qui dĂ©couvrent l'absurditĂ© et la face sombre de la guerre. Tant qu'on est dans l'action Ă la limite tout va bien (d'ailleurs Ă un moment lui et son collĂšgue disent je crois qu'il prĂ©fĂšrerait la faire, la guerre, que d'ĂȘtre lĂ Ă rĂ©cupĂ©rer leur mort). Mais dĂšs qu'on se penche sur les consĂ©quences, alors lĂ ...plus rien de glorieux...
AprĂšs le chapitre 25, viennent les deux derniers chapitres (dans mon Ă©dition) qui sont marquĂ©s âAvant-dernier chapitreâ et âDernier chapitreâ ; je nâai pas compris pourquoi, pour quelle raison ils sont ainsi libellĂ©s.
oui ça reste trÚs bizarre...
Et je ne retrouve pas non plus le passage que tu cite 'Le dĂ©cor Ă©tait le mĂȘme...'
Entre le chapitre 16 et le chapitre 17, il y a un court chapitre sans titre cette fois-ci dans mon Ă©dition. Le passage que je cite correspond Ă la fin de ce chapitre. Tiens, j'en ai profitĂ© pour voir Ă quelle Ă©dition correspondant mon "gĂ©nĂ©ral" en livre de poche. Sur la derniĂšre page il est notĂ© "Ădition 11 - janvier 2020". Ădition 11 ? Cela veut dire qu'on en est Ă la 11Ăšme Ă©dition (celle-lĂ toute rĂ©cente donc ?). Est-ce Ă dire alors que c'est un livre qui se vend bien - et continuellement - depuis ses premiĂšres publications ?
J'ai eu le mĂȘme rĂ©flexe que toi... la mienne d'Ă©dition est marquĂ©e 4/1993. AprĂšs un Ă©niĂšme coup d'oeil chez Wikipedia et cette fois Ă la page anglaise dĂ©diĂ©e au livre, je comprends enfin que les Ă©ditions Fayard ont revu/rĂ©visĂ© le roman en 1998 et donc que l'Ă©dition que j'ai en main est sans doute un peu diffĂ©rente de celles qui sont parues aprĂšs 1998.
Bref, dans l'édition que je lis, le passage qui arrive entre les chapitres 16 et 17 a été modifié par la suite si bien que la phrase que tu cites Fanou, eh bien elle n'y est pas.
...Quelle patrie?
Il faudrait remettre cette phrase dans son contexte mais, Ă premiĂšre vue, ça pourrait ĂȘtre la patrie des victimes de la guerre ?
Je pensais la mĂȘme chose, plutĂŽt toutes les victimes de la guerre dont les albanais non ?
Tel que remis dans son contexte ça doit ĂȘtre ça.
Je pense que, mine de rien, ce livre contient un plaidoyer contre les guerres. Câest peut-ĂȘtre pousser le bouchon un peu loin. Dâun cĂŽtĂ©, le gĂ©nĂ©ral aime les guerres, du moins il aime dây penser, on le voit, dans sa saoulerie, dessiner des plans de batailles avec Charlemagne contre NapolĂ©on⊠Mais, faire la guerre câest son mĂ©tier.
Et puis on dirait que, au cours de sa mission, il dĂ©couvre lâabsurditĂ© des guerres en dĂ©terrant tous ces soldats morts.
Ce qui mâa fait surtout penser Ă ce plaidoyer contre les guerres, câest le passage de lâarmĂ©e pendant la nuit pour faire la rĂ©pĂ©tition du dĂ©filĂ© du lendemain. Ce passage mâa fait une grosse impression, je ne saurais pas trĂšs bien expliquer pourquoi. Mais ce passage de lâarmĂ©e pendant la nuit, alors que le gĂ©nĂ©ral et son ami passent leur temps Ă boire, a un cĂŽtĂ© tellement grotesque, je trouveâŠ
Je pense aussi qu'il n'est pas impossible que le terme 'patrie' ait pu ĂȘtre employĂ© dans un sens plus large. C'est vraiment une question d'interprĂ©tation du texte. Mais en mĂȘme temps, j'ai un gros doute Ă ce sujet, parce que la phrase Ă©tant dite par un militaire, un militaire qui soit dit en passant s'est engagĂ© Ă servir son pays, je ne vois pas trĂšs bien comment cet homme pourrait employer le terme 'patrie' autrement que pour parler de son pays (l'Italie). Puis constatant comment cette conversation se termine (Ă la fin du chapitre 3) avec le sentiment haineux qu'exprime le gĂ©nĂ©ral, il est difficile, je trouve, de penser que le bonhomme est disposĂ© Ă envisager une 'patrie' commune...
chapitre 17 Ă la fin
Et puis c'est la fin, qui ressemble Ă©trangement au dĂ©but: la phrase qui ouvre le roman est (presque) la mĂȘme que celle qui ouvre ce "dernier chapitre": "Une pluie mĂȘlĂ©e de flocon de neige tombant sur la terre Ă©trangĂšre" / "Une pluie mĂȘlĂ©e de neige tombant sur la terre Ă©trangĂšre"
Oui! Oui! Moi aussi ça m'a frappé.
...Quelle patrie?
Il faudrait remettre cette phrase dans son contexte mais, Ă premiĂšre vue, ça pourrait ĂȘtre la patrie des victimes de la guerre ?
Je pensais la mĂȘme chose, plutĂŽt toutes les victimes de la guerre dont les albanais non ?
Tel que remis dans son contexte ça doit ĂȘtre ça.
Je pense que, mine de rien, ce livre contient un plaidoyer contre les guerres. Câest peut-ĂȘtre pousser le bouchon un peu loin. Dâun cĂŽtĂ©, le gĂ©nĂ©ral aime les guerres, du moins il aime dây penser, on le voit, dans sa saoulerie, dessiner des plans de batailles avec Charlemagne contre NapolĂ©on⊠Mais, faire la guerre câest son mĂ©tier.
Et puis on dirait que, au cours de sa mission, il dĂ©couvre lâabsurditĂ© des guerres en dĂ©terrant tous ces soldats morts.
Ce qui mâa fait surtout penser Ă ce plaidoyer contre les guerres, câest le passage de lâarmĂ©e pendant la nuit pour faire la rĂ©pĂ©tition du dĂ©filĂ© du lendemain. Ce passage mâa fait une grosse impression, je ne saurais pas trĂšs bien expliquer pourquoi. Mais ce passage de lâarmĂ©e pendant la nuit, alors que le gĂ©nĂ©ral et son ami passent leur temps Ă boire, a un cĂŽtĂ© tellement grotesque, je trouveâŠ
Je pense aussi qu'il n'est pas impossible que le terme 'patrie' ait pu ĂȘtre employĂ© dans un sens plus large. C'est vraiment une question d'interprĂ©tation du texte. Mais en mĂȘme temps, j'ai un gros doute Ă ce sujet, parce que la phrase Ă©tant dite par un militaire, un militaire qui soit dit en passant s'est engagĂ© Ă servir son pays, je ne vois pas trĂšs bien comment cet homme pourrait employer le terme 'patrie' autrement que pour parler de son pays (l'Italie). Puis constatant comment cette conversation se termine (Ă la fin du chapitre 3) avec le sentiment haineux qu'exprime le gĂ©nĂ©ral, il est difficile, je trouve, de penser que le bonhomme est disposĂ© Ă envisager une 'patrie' commune...
Oui mais il me semble que le gĂ©nĂ©ral est un homme partagĂ© entre sa mission et son humanitĂ©. Tous ces morts ne peuvent que questionner Ă mon avis, sur la barbarie de la guerre. Quand il dit au prĂȘtre : " vous n'avez pas pitiĂ© d'eux ?" j'ai un doute sur le fait qu'il ne pense qu'Ă leurs seuls soldats et c'est le prĂȘtre qui Ă©voque en premier sa haine. J'ai l'impression qu'ilpousse le prĂȘtre dans ses retranchements qui d'ailleurs, plus loin reconnait que "...il n'est pas de peuple qui, au long des siĂšcles , ait connu de plus triste sort...".
Je me trompe peut-ĂȘtre mais je sens chez le gĂ©nĂ©ral un grand questionnement sur le rĂŽle lĂ©gitime de cette guerre, surtout sur un sol Ă©tranger...
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