SpaceCadet
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16/11/2020 @ 12:19:26
Je cite Fanou:

'Chapitre 5 Ă  10

Premier "chapitre sans numéro" assez intriguant. Rien que le libellé est curieux, pourquoi l'avoir appelé comme cela et ne l'avoir pas du tout nommé ?'


Libellé? Peux-tu préciser Fanou?

*
Si je réfÚre à l'édition que j'ai en main (Livre de Poche), voici la liste des passages 'inter-chapitres' que je relÚve:

Entre les chapitre 2 et 3 j'ai un passage sans titre et sans numĂ©ro de chapitre (imprimĂ© sur l'endos de la page oĂč le chapitre 2 se termine), qui commence par 'Nous ne nous orientons plus...'

Entre les chapitre 6 et 7 j'ai un passage sans titre et sans numéro de chapitre qui commence par 'Que pourrais-je écrire d'autre?'

Entre les chapitre 12 et 13 j'ai un passage sans titre et sans numĂ©ro de chapitre (imprimĂ© sur l'endos de la page oĂč le chapitre 12 se termine) qui commence par 'Les voitures s'approchaient de la pĂ©riphĂ©rie...'

Au début de la seconde partie, j'ai un passage sans titre et sans numéro de chapitre (imprimé en recto verso sur une seule page) qui commence par 'Le printemps revint, puis passa.'

Entre les chapitres 18 et 19, j'ai 2 passages à la file sans titre et sans numéro de chapitre (chacun imprimé en recto verso sur une page) l'un commence par 'Vous n'avez rien trouvé?' et l'autre commence par 'Il était une fois un général...'


SpaceCadet
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16/11/2020 @ 12:53:46


Maintenant savoir dans quelle mesure ces idées reflÚtent celles de l'auteur, c'est difficile de dire, mais quoi qu'il en soit, comme tu le soulignes, c'est bien là un procédé plutÎt ingénieux qui lui permet de s'exprimer tout en 'protégeant ses arriÚres'.


J'exprime ici mon propre ressenti bien sûr, étant à ma premiÚre lecture de l'auteur, je ne connais évidemment pas bien les idées qu'il véhicule à travers ses romans.

Septularisen
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16/11/2020 @ 13:03:55
Je pense aussi que malgré le blocus, il y avait sans doute de la contrebande, non?

Forcément!


Donc dans le livre, mĂšme si ce n'est pas explicitement dit, c'est peut-ĂȘtre tout simplement de cela qu'il s'agit, d'alcool de contrebande

Septularisen
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16/11/2020 @ 13:08:51
chapitre 5 Ă  10

J'aime toujours beaucoup. C'est un roman d'ambiance bien sûr mais Kadaré sait y mettre un peu de rythme en intégrant des éléments nouveaux: ici les "collÚgues" (des allemands je présume ?) qui viennent aussi chercher leur mort. Tout le monde creuse: le ton est à la fois tragique et ridicule.


Oui j'ai remarquĂ© aussi cet autre bizarerie, - en plus de celle de ne pas donner de noms aux personnages -, il n' ya pas de nationalitĂ©s non plus. On comprends aisĂ©ment que le GĂ©nĂ©ral et le PrĂȘtre sont italiens, mais a aucun moment on ne nous le dis spĂ©cifiquement.

Shelton
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16/11/2020 @ 13:33:18

Oui j'ai remarquĂ© aussi cet autre bizarerie, - en plus de celle de ne pas donner de noms aux personnages -, il n' ya pas de nationalitĂ©s non plus. On comprends aisĂ©ment que le GĂ©nĂ©ral et le PrĂȘtre sont italiens, mais a aucun moment on ne nous le dis spĂ©cifiquement.


Pour un Albanais (et sans ĂȘtre trop clichĂ©) il y a les Albanais et les Étrangers...

Saint Jean-Baptiste
16/11/2020 @ 19:02:56
Terminé du chapitre XV au XX.
Dans la deuxiĂšme partie il m’a semblĂ© que le rĂ©cit se ralentissait ; pourtant le contenu et toujours aussi dense. Je pense que l’auteur veut faire passer la durĂ©e de cette mission qui n’en finit pas et qui devient de plus en plus pĂ©nible.

Le gĂ©nĂ©ral se dĂ©sespĂšre, il comprend l’absurditĂ© de sa mission, et son inutilitĂ©. On lui tire dessus. AprĂšs tout il est en pays ennemi et rapatrier ses morts, c’est un peu continuer la guerre. Et puis il commence Ă  comprendre que dĂ©terrer des morts c’est une sorte de sacrilĂšge. Et la mort du contremaĂźtre vient comme une confirmation. Il finit pas se sentir coupable.

Mais je trouve que c’est quand mĂȘme un homme de devoir. Il a acceptĂ© une mission, mĂȘme s’il la trouve absurde, il doit l’exĂ©cuter, et il le fait de son mieux. Vraiment j’ai de la sympathie pour cet homme. Et, finalement, je trouve que le prĂȘtre est bien Ă  sa place. Ça doit ĂȘtre pĂ©nible de vivre tous les jours avec ce gĂ©nĂ©ral. Et mĂȘme avec n’importe qui. Ça doit ĂȘtre trĂšs difficile de vivre pendant deux ans en tĂȘte Ă  tĂȘte toujours avec le mĂȘme bonhomme
 surtout pour faire un job qui est dĂ©sespĂ©rant et auquel on ne croit plus.

Maintenant que la mission touche Ă  sa fin, la rigueur du climat et les descriptions des montagnes hostiles (chapitre XIX) participent Ă  la dramatisation du rĂ©cit ; et on dirait que ça vient accentuer encore la condamnation de cette maudite mission. C’est vraiment du grand art.
Jusqu’à prĂ©sent, on parle peu du style. A mon avis ça veut dire qu’il est excellent. Ne dit-on pas que le meilleur style est celui qui ne se voit pas.

La scĂšne du gĂ©nĂ©ral et du prĂȘtre qui vont Ă  la noce est un morceau d’anthologie.
Et le colonel Z refait surface
 Je crois qu’en mĂȘme temps l’auteur veut nous rĂ©concilier avec le peuple albanais. Un peuple accueillant s’il en est. Je pense que si, aprĂšs la guerre, des « Boches » s’étaient invitĂ©s Ă  une noce de village, ça ne se serait pas passĂ© comme ça, vous ne croyez pas ?

Saint Jean-Baptiste
16/11/2020 @ 19:18:56

Premier "chapitre sans numéro" assez intriguant.
@Space Cadet et Fanou
Je pense aussi que ces chapitres sans numéro ont été rajouté aprÚs les re-lectures du manuscrit.
Je crois qu’un auteur se demande toujours s’il s’est bien fait comprendre, s’il a bien tout dit. Et il est tentĂ© de faire des « rajoutes ».

A mon avis, ces chapitres sans numĂ©ro n’ajoute rien au roman. L’auteur parle, par exemple, d’un interview avec des journalistes. Je suppose que c’est pour nous dire que les journalistes sont assommants.
Ailleurs, il parle d’un conte qui doit toujours finir avec un ours. Probablement qu’il a regrettĂ© de ne pas avoir mis un ours dans son dĂ©cors de montagnes

Ça doit ĂȘtre un auteur inquiet, vous ne croyez pas
 (c’est pas un dĂ©faut, hein!). ;-))

Fanou03
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17/11/2020 @ 23:38:30


Libellé? Peux-tu préciser Fanou?

*
Si je réfÚre à l'édition que j'ai en main (Livre de Poche), voici la liste des passages 'inter-chapitres' que je relÚve:

Entre les chapitre 2 et 3 j'ai un passage sans titre et sans numĂ©ro de chapitre (imprimĂ© sur l'endos de la page oĂč le chapitre 2 se termine), qui commence par 'Nous ne nous orientons plus...'



Oui oui c'est bien les mĂȘmes ! Ce que je veux dire c'est que l'entĂȘte de ces chapitres est libellĂ© "chapitres sans numĂ©ro" et je trouve ça plutĂŽt Ă©trange. Pourquoi n'avoir rien mis du tout ? On dirait des annotations faites par l'auteur Ă  l'Ă©diteur qui ont Ă©tĂ© reprises telles quelles.

Fanou03
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17/11/2020 @ 23:52:18
Chapitre 11 Ă  16

Je suis bien pris dans le roman, par ce rythme lancinant.

Une chose m'a échappée au chapitre "sans numéro" suivant le chapitre 12: apparemment le magasinier refuse de prendre le soldat qui avait déserté chez le meunier car "c'est contraire au protocole". Pourquoi: parce qu'il n'était pas sur les listes du Général ? Je n'ai pas bien compris.

Le vol de cercueil dans le cimetiÚre en V est vraiment tragi-comique. Je trouve que cela illustre bien le ton général du roman.

Pour rebondir ce que vous avez dit sur le fait que ce sont des Ă©trangers qui sont les narrateurs: vos rĂ©flexions ont Ă©voquĂ©s pour moi le procĂ©dĂ© bien connu qu'on trouve dans les "Lettres Persanes" oĂč Montesquieu "se dĂ©guise" sous deux persans pour s'Ă©tonner du fonctionnement de la sociĂ©tĂ© de l'Ă©poque.

Mais je suis d'accord avec Space pour dire que chez KadarĂ© le dispositif est ambigu: d'un cotĂ© il met beaucoup de pommade au peuple albanais (fier, courageux, sens de l'honneur, dur Ă  la tĂąche, noble, etc...) mais cela peut-ĂȘtre aussi comme une critique (les vendettas en particulier), sans parler de cette phrase terrible du prĂȘtre ou du gĂ©nĂ©ral, je ne sais plus: "avec ou sans arme, ce peuple est vouĂ© Ă  disparaĂźtre".

Koudoux
(Je lis...)
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18/11/2020 @ 08:18:07
Chapitre 11 Ă  16

Une chose m'a échappée au chapitre "sans numéro" suivant le chapitre 12: apparemment le magasinier refuse de prendre le soldat qui avait déserté chez le meunier car "c'est contraire au protocole". Pourquoi: parce qu'il n'était pas sur les listes du Général ? Je n'ai pas bien compris

Pour moi le protocole c'est suivre les listes donc pas repris on laisse.
Car rien n'indique l'exclusion des déserteurs.
Mais c'est juste un avis...

Koudoux
(Je lis...)
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18/11/2020 @ 09:00:51
Chapitre 11 Ă  16

Mais je suis d'accord avec Space pour dire que chez KadarĂ© le dispositif est ambigu: d'un cotĂ© il met beaucoup de pommade au peuple albanais (fier, courageux, sens de l'honneur, dur Ă  la tĂąche, noble, etc...) mais cela peut-ĂȘtre aussi comme une critique (les vendettas en particulier), sans parler de cette phrase terrible du prĂȘtre ou du gĂ©nĂ©ral, je ne sais plus: "avec ou sans arme, ce peuple est vouĂ© Ă  disparaĂźtre".

Je retrouve la description des albanais fait par l'auteur dans "Avril brisé".
Dans ce livre, on y trouve une description d'une terrible coutume le « Kanun » qui a coûté la vie à des milliers de personnes et l'hospitalité légendaire d'autre part de l'albanais.
Jules l'explique trĂšs bien dans sa critique.
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/4928
Cela pourrait aider à mieux comprendre les différentes facettes albanaises reprises dans notre lecture.
Par contre concernant la phrase terrible "avec ou sans arme, ce peuple est voué à disparaßtre" , je me demande s'il ne parlait du peuple de "hier, du passé", qu'ils devront se "moderniser" pour continuer d'exister.

Septularisen
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18/11/2020 @ 14:14:27

Oui j'ai remarquĂ© aussi cet autre bizarerie, - en plus de celle de ne pas donner de noms aux personnages -, il n' ya pas de nationalitĂ©s non plus. On comprends aisĂ©ment que le GĂ©nĂ©ral et le PrĂȘtre sont italiens, mais a aucun moment on ne nous le dis spĂ©cifiquement.



Pour un Albanais (et sans ĂȘtre trop clichĂ©) il y a les Albanais et les Étrangers...


En fait je me demandais si ce n'était pas une technique voulu par le romancier, encore une fois pour créer une distance entre les personnages et le lectuers...

Par contre pour avoir été en Albanie en juin de l'année derniÚre (bien avant toute cette folie COVID-19), je peux t'assurer que les "étrangers", - surtout ceux qui payent en Euros -, ils n'y sont pas indifférents du tout!

Saint Jean-Baptiste
18/11/2020 @ 15:07:54
Livre terminé.
Beaucoup n’ont pas fini, semble-t-il, Ă©vitons donc les « spoilers ».

J’ai Ă©tĂ© conquis par ce livre. Les derniers chapitres, oĂč on voit le gĂ©nĂ©ral Ă  la dĂ©rive aprĂšs sa lugubre prĂ©sence Ă  la noce, sont magnifiques.
La nuit de saoulerie avec le lieutenant-gĂ©nĂ©ral est impayable ! En quelques dialogues bien frappĂ©s, l’auteur a rĂ©ussi la psychologie parfaite du lieutenant-gĂ©nĂ©ral : un brave type, mais un Ă©gocentrique qui parle de lui sans jamais Ă©couter les autres. C’est un portait plus vrai que nature ! Et les rĂ©actions du gĂ©nĂ©ral : « bien fait pour toi ! » ou encore : « cessez, si vous voulez bien, de me parler de ce stade avec cette fille Ă  l’impermĂ©able bleu... », sont tapĂ©es juste.

Tous ces dialogues se passent avec beaucoup de dĂ©fĂ©rence, ce sont des ĂȘtres policĂ©s, perdus dans un pays de sauvages
 Le contraste est amusant. Un peuple de sauvages mais avec des traditions d’accueil et un respect de l’étranger vraiment Ă©tonnant.

Fanou03
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19/11/2020 @ 11:03:47
Chapitre 17 Ă  20

J'attaque le début de la deuxiÚme partie.

Cela m'a fait sourire: Kadaré ne veut décidément pas entendre parler de la joie que pourrait apporter la description du printemps: cette saison, et l'été dans la foulée, est expédiée rapidement ('le printemps revint, puis passa") et hop enfin on retrouve rapidement notre bonne vieille mauvaise saison albanaise, la pluie, la boue, le gris...On a vraiment une sensation d'éternel recommencement, trÚs net quand le Général revient en Albanie:
"Le dĂ©cor Ă©tait le mĂȘme; sur la piste dĂ©serte, toujours les mĂȘmes gens, avec les mĂȘmes mots profĂ©rĂ©s Ă  travers le mĂȘme sourire froid, assortis des mĂȘmes fautes de prononciations que l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente"

On voit des cette partie à nouveau un témoignage d'un soldat: la guerre prend vie de plus en plus à travers les échos de ces soldats. La mort du vieil ouvrier déclenche un mécanisme qui jusque là n'était pas apparu sauf erreur de ma part: on entend directement les albanais converser entre eux. D'étrangers inatteignables et mystérieux vu à travers le prisme du général, voilà qu'on a accÚs à eux en direct.

C'est toujours la joie en tout cas: "Vous ne trouverez dans ces tombes que le silence et les ténÚbres..."

Enfin bon la mission prend fin ouf ! Le GĂ©nĂ©ral va aller faire la fĂȘte en s’incrustant dans une noce. Franchement vu comme c'est prĂ©sentĂ© on voit tout de suite que ce n'est pas une bonne idĂ©e...Le chapitre 20 qui relate tout ça m'a Ă©prouvĂ©. Il est dĂ©jĂ  me semble-t-il beaucoup plus long que les autres. Quel moment terrible ! Mais quel maĂźtrise il a ce KadarĂ©, surtout pour un premier roman. Chapeau ! Et lĂ  aussi les albanais Ă  travers la vieille Nice prennent directement la parole.

SpaceCadet
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19/11/2020 @ 11:32:14


Libellé? Peux-tu préciser Fanou?

*
Si je réfÚre à l'édition que j'ai en main (Livre de Poche), voici la liste des passages 'inter-chapitres' que je relÚve:

Entre les chapitre 2 et 3 j'ai un passage sans titre et sans numĂ©ro de chapitre (imprimĂ© sur l'endos de la page oĂč le chapitre 2 se termine), qui commence par 'Nous ne nous orientons plus...'




Oui oui c'est bien les mĂȘmes ! Ce que je veux dire c'est que l'entĂȘte de ces chapitres est libellĂ© "chapitres sans numĂ©ro" et je trouve ça plutĂŽt Ă©trange. Pourquoi n'avoir rien mis du tout ? On dirait des annotations faites par l'auteur Ă  l'Ă©diteur qui ont Ă©tĂ© reprises telles quelles.


Merci Fanou, ta réponse confirme ce que mon petit doigt me disait: dans l'édition que je possÚde il n'y a pas de libellé 'chapitre sans numéro'.

Et je ne retrouve pas non plus le passage que tu cite 'Le dĂ©cor Ă©tait le mĂȘme...'

Je n'arrive pas non plus à retracer la phrase citée par SJB 'Cessez, si vous voulez bien, de me parler de ce stade...' .

SpaceCadet
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19/11/2020 @ 11:35:04
Chapitre 11 Ă  16

Une chose m'a échappée au chapitre "sans numéro" suivant le chapitre 12: apparemment le magasinier refuse de prendre le soldat qui avait déserté chez le meunier car "c'est contraire au protocole". Pourquoi: parce qu'il n'était pas sur les listes du Général ? Je n'ai pas bien compris


Pour moi le protocole c'est suivre les listes donc pas repris on laisse.
Car rien n'indique l'exclusion des déserteurs.
Mais c'est juste un avis...


Ton hypothÚse semble plausible Koudoux mais comme tu le soulignes, ça pause la question de savoir si et pour quelle raison les déserteurs auraient été exclus des listes.

SpaceCadet
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19/11/2020 @ 11:36:27

Oui j'ai remarquĂ© aussi cet autre bizarerie, - en plus de celle de ne pas donner de noms aux personnages -, il n' ya pas de nationalitĂ©s non plus. On comprends aisĂ©ment que le GĂ©nĂ©ral et le PrĂȘtre sont italiens, mais a aucun moment on ne nous le dis spĂ©cifiquement.



Pour un Albanais (et sans ĂȘtre trop clichĂ©) il y a les Albanais et les Étrangers...



En fait je me demandais si ce n'était pas une technique voulu par le romancier, encore une fois pour créer une distance entre les personnages et le lectuers...

Par contre pour avoir été en Albanie en juin de l'année derniÚre (bien avant toute cette folie COVID-19), je peux t'assurer que les "étrangers", - surtout ceux qui payent en Euros -, ils n'y sont pas indifférents du tout!


Il faut faire la nuance entre 'touriste' et 'Ă©tranger'.... Ca n'est pas la mĂȘme chose. Du moins, de mon point de vue.

Tistou
19/11/2020 @ 11:48:17

Oui j'ai remarquĂ© aussi cet autre bizarerie, - en plus de celle de ne pas donner de noms aux personnages -, il n' ya pas de nationalitĂ©s non plus. On comprends aisĂ©ment que le GĂ©nĂ©ral et le PrĂȘtre sont italiens, mais a aucun moment on ne nous le dis spĂ©cifiquement.



Pour un Albanais (et sans ĂȘtre trop clichĂ©) il y a les Albanais et les Étrangers...



En fait je me demandais si ce n'était pas une technique voulu par le romancier, encore une fois pour créer une distance entre les personnages et le lectuers...

Par contre pour avoir été en Albanie en juin de l'année derniÚre (bien avant toute cette folie COVID-19), je peux t'assurer que les "étrangers", - surtout ceux qui payent en Euros -, ils n'y sont pas indifférents du tout!



Il faut faire la nuance entre 'touriste' et 'Ă©tranger'.... Ca n'est pas la mĂȘme chose. Du moins, de mon point de vue.

Oui, et la question est vite réglée, à cette époque il n'y avait pas de touristes, croyez moi !

SpaceCadet
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19/11/2020 @ 11:53:16
J'ai terminé ma lecture. Voici quelques-uns des commentaires que ça soulÚve chez moi.
ATTENTION, mes commentaires comportent quelques SPOILERS.

CHAPITRES 17 Ă  20

La NOCE : plutĂŽt bien dĂ©crit, cela Ă©voque bien l’ambiance de la fĂȘte. Le personnage du gĂ©nĂ©ral a beau ĂȘtre caractĂ©risĂ© par son manque de discernement, lĂ  je trouve que compte tenu des circonstances oĂč ils se trouvent, l’envoyer se mĂȘler d’un mariage c’est un peu pousser le bouchon ; puis le faire danser, encore pire ! L’auteur s’amuse et cherche visiblement Ă  amuser ses lecteurs.

L’histoire du COLONEL Z qui nous est finalement rĂ©vĂ©lĂ©e n’a rien d’étonnant je trouve. Je m’attendais un peu Ă  quelque chose du genre. Cela dit, l’énigme qui traĂźne d’un chapitre Ă  l’autre autour de ce personnage ne m’a pas ‘accroché’. Je savais dĂšs le dĂ©but que cette histoire servait d’appĂąt (en mettant un peu de suspense dans le rĂ©cit), du coup, je m’en suis dĂ©sintĂ©ressĂ© si bien que lorsqu’elle rebondit au chapitre 20, l’effet voulu n’a pas fonctionnĂ© pour moi. En revanche je trouve que le cĂŽtĂ© dramatique et théùtral (limite burlesque) de la scĂšne est plutĂŽt bien rendu.

Le passage oĂč les deux compĂšres s’égarent parmi les rues de la ville avec le SAC sur l’épaule m’a fait rire ; ici l’auteur semble encore une fois s'amuser, ici en soumettant ses personnages Ă  tous les supplices ! En mĂȘme temps, j’ai eu du mal Ă  croire qu’ils aient pu se perdre, mais bon, ça fait rire quand mĂȘme.


CHAPITRES 21 Ă  25 et Fin

La rĂ©action impulsive du gĂ©nĂ©ral lorsqu’il donne un coup de pied dans le SAC, mĂȘme s’il est exaspĂ©rĂ© par l’affront qu’il vient de subir, mĂȘme s’il est en colĂšre, etc., ne me semble pas correspondre au personnage ; je le perçois comme un homme au caractĂšre rigide, fidĂšle Ă  son Ă©tat (militaire), et non pas comme un impulsif. J’ai eu l’impression que ce mouvement, cette impulsion Ă©manait de l’auteur et non pas du personnage. Puis en mĂȘme temps, je trouve la faiblesse de la rĂ©action du prĂȘtre difficile Ă  comprendre.

La discussion au chapitre 23 entre les deux gĂ©nĂ©raux puis au chapitre 25, le ‘deal’ proposĂ© par l’Allemand, les tĂ©lĂ©grammes qui ne cessent d’arriver, tout cela m’a bien fait rire.

AprĂšs le chapitre 25, viennent les deux derniers chapitres (dans mon Ă©dition) qui sont marquĂ©s ‘Avant-dernier chapitre’ et ‘Dernier chapitre’ ; je n’ai pas compris pourquoi, pour quelle raison ils sont ainsi libellĂ©s.

La conclusion du rĂ©cit: pour moi ça n'est pas trĂšs clair, mais bon, disons qu’il fallait bien trouver une maniĂšre de clore l’histoire


Au sujet des PASSAGES NON NUMEROTES, alors qu’ils sont tous narrĂ©s Ă  la troisiĂšme personne, je trouve Ă©trange que l’un d’eux (celui entre les chapitres 6 et 7) le soit Ă  la premiĂšre. Qui est ce ‘je’ ? L’auteur ou le narrateur ?

Puis au final, tous ces passages entre les chapitres, mĂȘme s’ils s’intĂšgrent plutĂŽt bien au rĂ©cit, me donnent l’impression que n’étant pas satisfait de son travail, l’auteur y revient, fait des ajouts ici et lĂ  (tel que le confirment d'ailleurs vos commentaires Ă  ce propos), et au bout du compte ça donne un produit qui a l’air de ne pas ĂȘtre fini.

Tistou
19/11/2020 @ 12:00:24
Début de la seconde partie, jusqu'au chapitre 20.
On est clairement dans la continuité, plutÎt "nuit et brouillard" que "sex and sun" !!
Effectivement Ismaïl Kadaré expédie sans autre forme de procÚs la belle saison, comme si elle n'avait pas cours en Albanie. De fait, à l'époque au moins, elle n'avait pas cours, merci Enver Hojda !
Le Chapitre le plus marquant est le 20, celui de la noce, qui nous ramÚne le Général sur terre aprÚs une certaine euphorie liée à la fin de la mission enfin là. Sur terre, et la terre d'Albanie.

Je ne l'ai pas relevé mais c'est je crois entre Chapitres 10 à 15 (?), il est fait mention à Tirana d'une Avenue ... Marcel Cachin !!! Comme dans les villes communistes françaises d'antan, au moins.
J'ai cherché et j'ai trouvé ça :
(in Libération du 15 Novembre 1997)

<i>Tirana envoyé spécial

Les enseignes au nĂ©on des bars et des boutiques surgies par dizaines depuis 1990 le long de la riviĂšre Lana, au coeur de Tirana, clament les nouveaux rĂȘves albanais ­ bar Hollywood ou cafĂ© Berlusconi ­, mais la plaque de la rue Zhan Darc ­ Jeanne d'Arc ­, remplaçant celle dĂ©diĂ©e au dirigeant communiste français Marcel Cachin, rappelle une francophilie toujours vive.</i>

Article complet lĂ  : https://tinyurl.com/y2pkgshc

C'est quand mĂȘme trĂšs exotique de tomber sur une Avenue Marcel Cachin Ă  Tirana !!

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