Shelton
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15/11/2020 @ 11:34:56
SpaceCadet, je ne vais pas répondre à toutes tes questions mais pour avoir été en URSS, en Bulgarie, en ex-Yougoslavie, le Cognac servi était du faux et on pouvait en boire pour pas trop cher presque dans tous les hÎtels, à fortiori s'il s'agissait d'un hÎtel pour touristes...

Le chocolat était considéré comme un produit de luxe et il était plutÎt rare...

SpaceCadet
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15/11/2020 @ 11:41:22
SpaceCadet, je ne vais pas répondre à toutes tes questions mais pour avoir été en URSS, en Bulgarie, en ex-Yougoslavie, le Cognac servi était du faux et on pouvait en boire pour pas trop cher presque dans tous les hÎtels, à fortiori s'il s'agissait d'un hÎtel pour touristes...

Le chocolat était considéré comme un produit de luxe et il était plutÎt rare...


Ah! Voilà qui m'éclaire. Ca a du sens. J'avais entrevu une telle possibilité mais mes recherches n'ont rien confirmé en ce sens.
Merci Shelton.

Ca revient Ă  dire que le prĂȘtre avec son chocolat profite autant que le gĂ©nĂ©ral avec son pseudo-cognac du confort qu'ils trouvent dans les hĂŽtels. ;-)

Shelton
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15/11/2020 @ 11:43:02
Je pense !

SpaceCadet
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15/11/2020 @ 17:13:37
CHAPITRES 11 Ă  16 (fin de la premiĂšre partie)

Divers dĂ©tails ont attirĂ© mon attention et soulevĂ© des interrogations si bien que d’une recherche Ă  l’autre, j’ai fait un long dĂ©tour, partant de la musique folklorique, passant par la composition ethnique du pays, puis l’histoire, m’attardant un petit moment sur les bunkers (sous le gouvernement d’Enver Hoxha, on en aurait construit plus de 600000 Ă  travers le pays ; du coup il n’est pas surprenant que nos deux compĂšres en croisent un ou deux en cours de route !), pour finalement reprendre ma lecture.

A force je me rends compte que l’auteur Ă©voque beaucoup de choses assez rapidement, c’est-Ă -dire sans pour autant les dĂ©velopper ou sans les mettre en relief si bien que s’agissant d’un lecteur non averti (en l’occurrence moi-mĂȘme), ça passe inaperçu. Par consĂ©quent, j’imagine que le roman s’adresse d’abord et avant tout au lecteur Albanien, ensuite Ă  un lecteur qui possĂšde une certaine familiaritĂ© avec le pays, deux types de lecteurs qui sans doute sont mieux placĂ©s pour saisir toutes les subtilitĂ©s et autres allusions qui traversent le rĂ©cit.

A cet effet, j’ai remarquĂ© que le journal du dĂ©serteur dont nous lisons un extrait au chapitre 11 (un chapitre qui a bien saisi mon attention) fait rĂ©fĂ©rence Ă  une ville se trouvant Ă  proximitĂ© de l’endroit oĂč ce soldat a trouvĂ© refuge, une ville ou du reste son bataillon ou rĂ©giment (je ne sais plus quel terme il faut employer) aurait fait halte (avant qu’il ne dĂ©serte) et oĂč les soldats, dont lui-mĂȘme, eurent droit Ă  une ‘brĂšve parenthĂšse de douceur’ ; or cette ville qui s’appelle GjirokastĂ«r est celle oĂč l’auteur est nĂ©. Je me suis dit que le rapprochement n’est peut-ĂȘtre pas anodin et que les faits relatĂ©s qui semblent si rĂ©alistes ont peut-ĂȘtre effectivement Ă©tĂ© inspirĂ©s par la rĂ©alitĂ©.

Un autre point qui a retenu mon attention et qui d’ailleurs me laisse perplexe concerne la discussion au chapitre 14, entre le gĂ©nĂ©ral et le prĂȘtre, discussion Ă  laquelle l’expert participe un peu, et qui dans le cadre des leçons de psychologie sociale dont le prĂȘtre nous bassine, aborde le sujet de la vendetta en Albanie. Ignorant la raison de cette allusion, j’ai dĂ» encore une fois avoir recours Ă  WikipĂ©dia (et lĂ  quelle ne fut pas ma surprise de dĂ©couvrir sous le chapitre dĂ©diĂ© Ă  la littĂ©rature abordant ce sujet, que l'on rĂ©fĂšre Ă  ‘Avril brisé’ d’IsmaĂŻl KadarĂ©), mais en dĂ©pit de mes efforts pour m’éduquer, j’avoue que sur ce point, je suis restĂ© dans le noir. Je n’ai pas compris oĂč l’auteur veut en venir, qu’est-ce qu’il essaie d’exprimer Ă  travers cette discussion et surtout Ă  travers ce fameux prĂȘtre. Mon sentiment Ă©tant que le prĂȘtre n'est en rien un expert en la matiĂšre, ne fait qu'exprimer une masse de prĂ©jugĂ©s sans plus.

Enfin, j’ai bien notĂ© Ă  travers ces chapitres une petite Ă©volution du cĂŽtĂ© du gĂ©nĂ©ral qui semble ĂȘtre un peu moins ‘motivé’ (est-ce lĂ  un effet secondaire dĂ» Ă  sa consommation du pseudo-cognac ?). Plaisanterie Ă  part, disons que, je ne le trouve pas convainquant.

SpaceCadet
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15/11/2020 @ 17:18:53


Il laisse Ă©chapper cette phrase surprenante dans la bouche d’un gĂ©nĂ©ral en mission : « A la guerre, il est malaisĂ© de faire le partage entre le tragique et le grotesque, l’hĂ©roĂŻque et le consternant
 »



Pas sĂ»r que ça soit le gĂ©nĂ©ral qui prononce ces mots... J'ai relu le passage Ă  quelques reprises et j'hĂ©site... Ca ne me paraĂźt pas Ă©vident; on peut penser que ça pourrait ĂȘtre le prĂȘtre autant que le gĂ©nĂ©ral qui s'exprime Ă  ce moment-lĂ .

SpaceCadet
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15/11/2020 @ 17:26:22


Il laisse Ă©chapper cette phrase surprenante dans la bouche d’un gĂ©nĂ©ral en mission : « A la guerre, il est malaisĂ© de faire le partage entre le tragique et le grotesque, l’hĂ©roĂŻque et le consternant
 »




Pas sĂ»r que ça soit le gĂ©nĂ©ral qui prononce ces mots... J'ai relu le passage Ă  quelques reprises et j'hĂ©site... Ca ne me paraĂźt pas Ă©vident; on peut penser que ça pourrait ĂȘtre le prĂȘtre autant que le gĂ©nĂ©ral qui s'exprime Ă  ce moment-lĂ .


Précisons que la citation à laquelle je réfÚre est tirée d'un commentaire déposé par Shelton à la page 3 de ce forum.

Shelton
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15/11/2020 @ 21:53:39
Pas sĂ»r que ça soit le gĂ©nĂ©ral qui prononce ces mots... J'ai relu le passage Ă  quelques reprises et j'hĂ©site... Ca ne me paraĂźt pas Ă©vident; on peut penser que ça pourrait ĂȘtre le prĂȘtre autant que le gĂ©nĂ©ral qui s'exprime Ă  ce moment-lĂ .


Du coup, j'ai relu aussi et mĂȘme si ce n'est pas Ă©vident, SpaceCadet a probablement raison, c'est le prĂȘtre qui parle...

Shelton
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16/11/2020 @ 08:47:59
Lecture terminée...

Tistou
16/11/2020 @ 09:32:54
TroisiĂšme bloc : Du chapitre X au chapitre XVI.
L'Albanie encore et toujours bien sĂ»r, la dĂ©solation de ses paysages montagneux, la tristesse et solitude de villes balnĂ©aires dĂ©suĂštes et dĂ©sertes. Pour la psychologie des Albanais (et pas Albaniens, SpaceCadet !!), IsmaĂŻl KadarĂ© fonctionne sur le mode "un-qui-Ă©pluche-les-oignons-et-l'autre-qui-pleure". Le GĂ©nĂ©ral joue le rĂŽle du naĂŻf qui s'interroge Ă  haute voix ou qui interroge directement et le PrĂȘtre celui du sachant, qui donne les explications. FondĂ©es ou non ceci est une autre histoire mais dans le cadre de la surveillance totale et de la censure qui Ă©tait exercĂ©e fĂ©rocement Ă  l'Ă©poque dans le pays, c'est trĂšs habile de faire passer ses idĂ©es et considĂ©rations par le biais d'un Ă©tranger - ennemi, et de longue date. Je pense pour ma part que les dĂ©veloppements effectuĂ©s par le PrĂȘtre sont l'expression des sentiments d'IsmaĂŻl KadarĂ©, outrĂ©es Ă©ventuellement, sur son pays, ses habitants et les moeurs de ceux-ci.
Sinon, le GĂ©nĂ©ral se dĂ©lite peu Ă  peu. Il n'a jamais vraiment cru en l'intĂ©rĂȘt de sa mission et l'Ă©pisode des tombes volĂ©es montre d'autant plus l'inanitĂ© de la mission. On ramĂšne des squelettes, peu importe Ă  la limite si ce sont vraiment les bons.
Ca reste toujours aussi passionnant et j'aborde donc la Seconde partie.

SpaceCadet
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16/11/2020 @ 10:19:11
TroisiĂšme bloc : Du chapitre X au chapitre XVI.
L'Albanie encore et toujours bien sĂ»r, la dĂ©solation de ses paysages montagneux, la tristesse et solitude de villes balnĂ©aires dĂ©suĂštes et dĂ©sertes. Pour la psychologie des Albanais (et pas Albaniens, SpaceCadet !!), IsmaĂŻl KadarĂ© fonctionne sur le mode "un-qui-Ă©pluche-les-oignons-et-l'autre-qui-pleure". Le GĂ©nĂ©ral joue le rĂŽle du naĂŻf qui s'interroge Ă  haute voix ou qui interroge directement et le PrĂȘtre celui du sachant, qui donne les explications. FondĂ©es ou non ceci est une autre histoire mais dans le cadre de la surveillance totale et de la censure qui Ă©tait exercĂ©e fĂ©rocement Ă  l'Ă©poque dans le pays, c'est trĂšs habile de faire passer ses idĂ©es et considĂ©rations par le biais d'un Ă©tranger - ennemi, et de longue date. Je pense pour ma part que les dĂ©veloppements effectuĂ©s par le PrĂȘtre sont l'expression des sentiments d'IsmaĂŻl KadarĂ©, outrĂ©es Ă©ventuellement, sur son pays, ses habitants et les moeurs de ceux-ci.
Sinon, le GĂ©nĂ©ral se dĂ©lite peu Ă  peu. Il n'a jamais vraiment cru en l'intĂ©rĂȘt de sa mission et l'Ă©pisode des tombes volĂ©es montre d'autant plus l'inanitĂ© de la mission. On ramĂšne des squelettes, peu importe Ă  la limite si ce sont vraiment les bons.
Ca reste toujours aussi passionnant et j'aborde donc la Seconde partie.


Oh la belle faute!... Mettons ça sur le compte de la surdose de lecture que je suis en train de m'envoyer.

Au chapitre des leçons de psychologie et ayant trait aux intentions de l'auteur ('un qui Ă©pluche les oignons et l'autre qui pleure: comme c'est bien dit, Tistou!), j'ai bien retournĂ© ça dans tous les sens et finalement, j'en conclus qu'en fait KadarĂ© souhaite ici jeter un regard sur son pays par le biais des 'yeux de l'autre' et pas n'importe quel autre car il s'agit d'un ancien alliĂ© commercial qui en 1939, 'pas content d'avoir le beurre s'est mis Ă  reluquer l'argent du beurre' en cherchant Ă  s'approprier le contrĂŽle du pays. On voit Ă  cet effet que l'auteur n'a pas mis ce regard dans les yeux des soldats (dont les divers tĂ©moignages inclus au rĂ©cit ne reflĂštent pas l'esprit animant le prĂȘtre), mais bien dans les yeux de deux personnages reprĂ©sentant ceux qui en 1939-45, donnaient des ordres. Maintenant savoir dans quelle mesure ces idĂ©es reflĂštent celles de l'auteur, c'est difficile de dire, mais quoi qu'il en soit, comme tu le soulignes, c'est bien lĂ  un procĂ©dĂ© plutĂŽt ingĂ©nieux qui lui permet de s'exprimer tout en 'protĂ©geant ses arriĂšres'.

Septularisen
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16/11/2020 @ 10:59:03


J’ai tentĂ© de trouver comment concrĂštement ce blocus a pu se reflĂ©ter dans la vie des Albanais et par consĂ©quent j'ai tentĂ© de comprendre comment le Cognac, le chocolat et le cafĂ© auraient pu entrer dans le pays. Sachant que dans les annĂ©es 1960 le seul alliĂ© de l’Albanie Ă©tait la Chine, j’imagine mal ces produits arriver en Albanie depuis la Chine, qui, on le sait, n’y avait pas accĂšs. Bref, je n’ai pas trouvĂ© de prĂ©cisions Ă  ce sujet. Du coup je me suis demandĂ© si I.KadarĂ© ne fantasmait pas un peu en imaginant le prĂȘtre et le gĂ©nĂ©ral en train de consommer ces produits...



Je pense aussi que malgré le blocus, il y avait sans doute de la contrebande, non?

Fanou03
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16/11/2020 @ 10:59:18

Autre commentaire à propos de cette citation: j'ai été étonné de constater que le général ne semble pas connaßtre l'existence du blocus dont l'Albanie fait l'objet. Il me semble que c'est le genre d'information que l'on ne peut pas louper!?


Oui je me suis fais la mĂȘme rĂ©flexion ! Il s'agit quand mĂȘme d'un haut gradĂ© dont on peut imaginer qu'il suit un minimum la politique Ă©trangĂšre des pays voisins de l'Italie...Ă©tonnant dans un roman par ailleurs assez rĂ©aliste Ă  bien des points de vue.

Septularisen
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16/11/2020 @ 11:04:36
SpaceCadet, je ne vais pas répondre à toutes tes questions mais pour avoir été en URSS, en Bulgarie, en ex-Yougoslavie, le Cognac servi était du faux et on pouvait en boire pour pas trop cher presque dans tous les hÎtels, à fortiori s'il s'agissait d'un hÎtel pour touristes...

Le chocolat était considéré comme un produit de luxe et il était plutÎt rare...


Pour avoir été en ex-Yougoslavie en 1986, mais pas dans un hÎtel de luxe pour touristes, je peux témoigner que la seule chose que j'ai trouvé à manger pendant une semaine, c'étaient des... Biscuits!

Septularisen
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16/11/2020 @ 11:12:23

Un peu en retard sur la lecture, je viens juste de finir le chapitre X.
J'aime beaucoup l'athmosphÚre un peu lourde et un peu lugubre inventée par l'auteur.

Les déscriptions des exhumations des soldats, me rappellent celles que l'on voyait dans les années 80-90, quand les USA, aprÚs des accords avec le Vietnam ramenaient les corps de leurs soldats M.I.A. sur leur territoire, pour les ensevelir dans les cimetiÚres militaires.
Bon aprÚs les américains le fesait a grand renfort de drapeaux, de journalistes et de télévision...
Il est vrai que c'étai une autre époque que celle décrite dans le livre!


Septularisen
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16/11/2020 @ 11:15:52

Moment d'intense émotion pour moi, au tout début du chapitre IV (Pg. 46 de l'édition du Livre de Poche), le régiment dans lequel a servi mon Grand-PÚre Maternel est nommément cité par le général...

Comme quoi, le monde est petit!

Shelton
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16/11/2020 @ 11:26:06
Oui je me suis fais la mĂȘme rĂ©flexion ! Il s'agit quand mĂȘme d'un haut gradĂ© dont on peut imaginer qu'il suit un minimum la politique Ă©trangĂšre des pays voisins de l'Italie...Ă©tonnant dans un roman par ailleurs assez rĂ©aliste Ă  bien des points de vue.


Oui, cela est vrai et, en mĂȘme temps, rappelons qu'Ă  cette Ă©poque on ne parlait pas beaucoup de l'Albanie... MĂȘme les pays d'Europe de l'Est Ă©taient effacĂ©s par l'URSS... On connaissait Staline puis Khrouchtchev puis Brejnev... et Tito... L'Albanie et Enver Hoxha restaient bien dans l'ombre... Alors le blocus contre l'Albanie... dĂ©tail de l'histoire si on peut dire.

Fanou03
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16/11/2020 @ 11:30:04
chapitre 5 Ă  10

J'aime toujours beaucoup. C'est un roman d'ambiance bien sûr mais Kadaré sait y mettre un peu de rythme en intégrant des éléments nouveaux: ici les "collÚgues" (des allemands je présume ?) qui viennent aussi chercher leur mort. Tout le monde creuse: le ton est à la fois tragique et ridicule.

Premier "chapitre sans numéro" assez intriguant. Rien que le libellé est curieux, pourquoi l'avoir appelé comme cela et ne l'avoir pas du tout nommé ?

Il y a peu de personnages nommés dans le livre, on pourrait les compter sur les doigts d'une main: en voilà un, au chapitre 7, Ramiz Kurit, qui tue la prostituée. Et puis aussi Betty (c'est un prénom italien, ça ?), la veuve du colonel.

Comme pour faire Ă©cho aux sentiments amoureux que Betty semble gĂ©nĂ©rer chez le gĂ©nĂ©ral, le chapitre 10 Ă©voque ces mĂȘmes sentiments chez le soldat dĂ©serteur envers la fille du meunier, qui est nommĂ© elle aussi.

Le propos que KadarĂ© mĂšne sur son peuple est intĂ©ressant, comme vous le souligner: c'est un hommage Ă  l'Ăąme albanaise. A dĂ©faut d'ĂȘtre un peu stĂ©rĂ©otypĂ© cela est fort beau.

Marvic
(Je lis...)
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16/11/2020 @ 11:32:11
Lecture terminée.
Les chapitres 20 et 21 resteront pour moi les plus marquants. Cette réelle rencontre voire confrontation avec les albanais qui ont souffert. J'ai l'impression que la douleur de Nice a interpellé le Général.
Le comportement de la vieille femme va aussi le plonger dans un dilemme, une culpabilité qu'il va devoir essayer de gérer.
Je suis un peu déçue par la fin mais il faut dire que j'aime les fins "tranchées" (sans mauvais jeu de mots).
J'aurais aimĂ© en savoir plus sur le PrĂȘtre et sur le retour du GĂ©nĂ©ral.
Encore une lecture commune que je ne regrette pas.

Shelton
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16/11/2020 @ 11:38:22
Moi aussi, une lecture commune que je ne regrette pas du tout !

SpaceCadet
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16/11/2020 @ 11:54:04


J’ai tentĂ© de trouver comment concrĂštement ce blocus a pu se reflĂ©ter dans la vie des Albanais et par consĂ©quent j'ai tentĂ© de comprendre comment le Cognac, le chocolat et le cafĂ© auraient pu entrer dans le pays. Sachant que dans les annĂ©es 1960 le seul alliĂ© de l’Albanie Ă©tait la Chine, j’imagine mal ces produits arriver en Albanie depuis la Chine, qui, on le sait, n’y avait pas accĂšs. Bref, je n’ai pas trouvĂ© de prĂ©cisions Ă  ce sujet. Du coup je me suis demandĂ© si I.KadarĂ© ne fantasmait pas un peu en imaginant le prĂȘtre et le gĂ©nĂ©ral en train de consommer ces produits...




Je pense aussi que malgré le blocus, il y avait sans doute de la contrebande, non?


Forcément!

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