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Forums  :  Musique & Cinéma  :  Chanson du jour

Fee carabine 07/03/2005 @ 04:59:11
Pardon my heart (Neil Young, de l'album "Zuma")

It's a fallen situation
when all eyes are turned in
and a love isn't flowing
the way it could have been

(you brought it all on)
Oh, but it feels so wrong
(you brought it all on)
no no no I don't believe this song
(you brought it all on)

It's a sad communication
with little reason to believe
when one isn't giving
and one pretends to receive

(you brought it all on)
Oh, but it feels so wrong
(you brought it all on)
no no no I don't believe this song
(you brought it all on)

(you brought it all on)         (you brought it all on)
        (you brought it all on)

Pardon my heart
if I showed that I cared
but I love you more than moments
we have or have not shared

(you brought it all on)
Oh, and it feels so good (you brought it all on)
when love flows the way that it should
(you brought it all on)

it feels so good
it feels good
you feel good



Tendrement mélancolique et l'air de ne pas y toucher...

Fee carabine 07/03/2005 @ 05:11:31


B/Tiens v'là, la pluie
Ah ! quel sal' temps
Où est-il l'été ? l'été où est-il ?
Oh ! là mais que vois-je apparaître
En regardant à ma fenêtre
La cette dame qui vole en voiles de nylon
Et qui tient un bâton tout plein rempli d'étoiles
Si cette dame est flic, l'est au moins générale
F/Non mon enfant je suis la fée
B/Ah bonjour, Madame la Fée
F/Mon dieu qu'il est bien élevé cet enfant
Je veux le récompenser
Que voudrais-tu, formule un souhait
J'ai le pouvoir de l'exaucer
Vrai


Ah, si j'avais le pouvoir de faire avancer l'été, ce serait bien...
C'est bien la 1ère fois qu'on me dédie une chanson, et une très belle chanson en plus (que je ne connaissais pas du tout, pas plus que Bobby Lapointe... j'ai de terribles lacunes en chanson française... pour tout dire la musique de Jean-Marie Leclair, Cassanéa de Mondonville et Henri Dumont m'est plus familière!)... J'en suis toute chose et ma baguette pleut des étoiles de tous les côtés (pour la carabine, je la garde sous clé dans un placard, et je ne la sors que lorsqu'un olibrius d'éditeur abuse de CL pour faire sa pub en catimini ;-)). Merci Eireann :-)... et pour tes conseils de lecture aussi, j'en ai pris bonne note :-).

Le petit K.V.Q. 07/03/2005 @ 21:50:27
Pour le plaisir des mots, des sens, je vous mets le début, le premier paragraphe du premier chant, des "Chants de Maldoror" de Lautréamont, sublime (bah quoi, c'est bien des chants ?) :

Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu momentanément féroce comme ce qu'il lit, trouve, sans se désorienter, son chemin abrupt et sauvage, à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison ; car, à moins qu'il n'apporte dans sa lecture une logique rigoureuse et une tension d'esprit égale au moins à sa défiance, les émanations mortelles de ce livres imbiberont son âme comme l'eau le sucre. Il n'est pas bon que tout le monde lise les pages qui vont suivre : quelques-un seuls savoureront ce fruit amer sans danger. Par conséquent, âme timide, avant de pénétrer plus loin dans de pareilles landes inexplorées, dirige tes talons en arrière et non en avant. Ecoute bien ce que je te dis : dirige tes talons en arrière et non en avant, comme les yeux d'un fils qui se détourne respectueusement de la contemplation auguste de la face maternelle ; ou, plutôt, comme un angle à perte de vue de grues frileuses méditant beaucoup, qui, pendant l'hiver, vole puissamment à travers le silence, toutes voiles tendues, vers un point déterminé de l'horizon, d'où tout à coup part un vent étrange et fort, précurseur de la tempête. La grue la plus vieille et qui forme à elle seule l'avant-garde, voyant cela, branle la tête comme une personne raisonnable, conséquemment son bec aussi qu'elle fait claquer, et n'est pas content (moi, non plus, je ne le serais pas à sa place), tandis que son vieux cou, dégarni de plumes et contemporain de trois générations de grues, se remue en ondulations irritées qui présagent l'orage qui s'approche de plus en plus. Après avoir de sang-froid regardé plusieurs fois de tous les côtés avec des yeux qui renferment l'expérience, prudemment, la première (car, c'est elle qui a le privilège de montrer les plumes de sa queue aux autres grues inférieures en intelligence), avec son cri vigilant de mélancolique sentinelle, pour repousser l'ennemi commun, elle vire avec flexibilité la pointe de la figure géométrique (c'est peut-être un triangle, mais on ne voit pas le troisième côté, que forment dans l'espace ces curieux oiseaux de passage), soit à bâbord, soit à tribord, comme un habile capitaine ; et, manoeuvrant avec des ailes qui ne paraissent pas plus grandes que celles d'un moineau, parce qu'elle n'est pas bête, elle prend ainsi un autre chemin philosophique et plus sûr.

------------------------

N'est-ce pas génialement sublime ? Lautréamont est un auteur de génie, trop méconnu.

A part ca, je suis en train de lire le Da Vinci Code ! ;-)

Eireann 32 08/03/2005 @ 18:40:04
Un des moins connue de Maître Jacques que je ne dédie à personne surtout pas à ma Grand-Mère.
Grand-Mère
Faut voir Grand-Mère
Grand-Mère et sa poitrine
Grand-Mère et ses usines
Et ses vingt secrétaires
Faut voir Mère-Grand
Diriger ses affaires
Elle vend des courants d'air
Déguisés en coup de vent
Faut voir Grand-Mère
Quand elle compte son magot
Ca fait des tas de zéros
Pointés comme son derrière.

Mais pendant ce temps, là Grand-Père court après la bonne
En lui disant que l'argent ne fait pas le bonheur
Comment voulez vous bonnes gens que nos bonnes bonnes
Et que nos petits épargnants aient le sens des valeurs.

Faut voir Grand-Mère
C'est une tramontane
Qui fume le havane
Et fait trembler la terre
Faut voir Grand-Mère
Cerclée de généraux
Etre culotte de peaux
Et gagner leurs guéguerres
Faut voir Grand-Mère
Dressée sous son chapeau
C'est Waterloo
Où ne serait pas venu Blucher

Mais pendant ce temps là Grand-Père court après la bonne
En lui disant que l'armée elle bat le beurre
Comment voulez vous bonnes gens que nos bonnes bonnes
Et que nos chers pioupious aient le sens des valeurs

Faut voir Grand-Mère
S'assurer sur la mort
Un p'tit coup de presbytère
Un p'tit coup de remords
Faut voir Grand-Mère
Et ses ligues de vertu
Ses anciens combattants
Ses anciens qui ont battu
Faut voir Grand-Mère
Quand elle se croit pécheresse
Un grand verre de grand-messe
Et un doigt de couvent

Mais pendant ce temps là Grand-Père court après la bonne
En lui disant que les curés sont farceurs
Comment voulez vous bonnes gens que nos bonnes bonnes
Et que nos petits incroyants aient le sens des valeurs

Mais faut voir Grand-Père
Dans les bistrots bavards
Où claquent les billards
Et les chopes de bière
Faut voir Grand-Père
Caresser les roseaux
Effeuiller les étangs
Et pleurer du Rimbaud
Faut voir Grand-Père
Dimanche finissant
Honteux et regrettant
D'avoir trompé Grand-Mère

Mais pendant ce temps là Grand-Mère se tape la bonne
En lui disant que les hommes sont menteurs
Comment voulez vous bonnes gens que nos bonnes bonnes
Et que notre belle jeunesse aient le sens des valeurs

Tistou 09/03/2005 @ 17:55:48
Un incident à Bois des Filions de BEAU DOMMAGE

J'suis en amour avec une fille
Qui s'est noyée entre deux îles.
Elle s'est perdue entre deux eaux
Avec des algues autour des chevilles,
La tête en l'air, comme un roseau.

Elle est tranquillement disparu.
Elle était là, elle n'y est plus.
Il est neuf heures, plage Idéale,
À vingt minutes de Montréal
Et les recherches continuent.

J'suis pas censé parler comme ça.
On fait pas de rimes quand la personne qu'on aime se noie.
J'sais plus quoi faire de mes dix doigts.
J'ai le goût de fesser à grands coups de poings
Dans l'eau tranquille de la rivière des Mille-Îles.
J'veux pas être là quand leur maudits grappins.

Je t'attendrai près des rapides,
En dessous du pont, près des piliers.
Fais attention aux roches humides.
Fais attention si tu es nu-pieds.
Fais attention aux roches humides.
Fais attention si tu es nu-pieds.

J'suis en amour avec une île,
Avec une vague qui vient de mourir
Et les enfants au bord de l'eau vont l'enterrer
Sans un sourire, avec leurs pelles et pis leurs seaux.
Je le sais maintenant : l'amour, la mort,
Ça prend son pli sur le même support.
Ça prend son temps, ça dure longtemps.
Ça prend ton âme et pas ton corps.
Toi, tu restes là, les bras pendants.

Ils avaient fait des prévisions :
Cinquante noyades pour la baignade de fin de saison,
Cinquante noyés pour le congé.
Grâce à ma blonde, ils ont gagné.
Demain matin, ils vont montrer
Au bas d'une page sa photo et la plage.

Je t'attendais près des rapides,
En dessous du pont, près des piliers.
Autour de moi, j'ai senti le vide.
En dix secondes, j'étais noyée.
Autour de moi, j'ai la rivière
Et mes poumons l'ont respirée.
On coule ensemble vers la mer.
Essayez pas de nous arrêter.
"L'eau, c'est la vie." disait ma mère
Quand je voulais pas aller me baigner.
Me voilà devenue l'eau d'une rivière.
On finit tous par se mouiller.

J'suis resté tout seul sur la plage,
La tête en l'air vers les nuages.
L'orage s'en vient, il va mouiller.
Les gens sont tous partis se cacher.
On n'a pas eu un bel été.

J'suis en amour avec une fille.
(J'suis pas censé parler comme ça.)
Qui s'est noyée entre deux îles.
(J'sais plus quoi faire de mes dix doigts.)
Je t'attendrai près des rapides,
En dessous du pont, près des piliers.
Fais attention aux roches humides.
Fais attention si t'es nu-pieds.
Fais attention si t'es nu-pieds.

Je t'attendrai, Plage Idéale,
Un soir d'été, quand il fera chaud.
On bâtira des châteaux de sable,
Toi sur la plage et moi dans l'eau.

Beau. Beau mais triste. Très triste!

Eireann 32 09/03/2005 @ 21:33:19
Très belle et très triste, cela me rappelle un peu "La fanette" de
Brel, la plage, la solitude et le chagrin. C'est une chanson nouvelle? J'ai perdu 'Beau Dommage' de vue depuis plusieurs années.

Tistou 10/03/2005 @ 09:18:42
1975 quand même, leur second album.

Lyra will 10/03/2005 @ 13:19:56
Parce qu'elle a le don de me mettre de bonne humeur :

J'irai où tu iras - Céline Dion et Jean-Jacques Goldman.

Paroles et Musique: Jean-Jacques Goldman

Chez moi les forêts se balancent
Et les toits grattent le ciel
Les eaux des torrents sont violence
Et les neiges sont éternelles
Chez moi les loups sont à nos portes
Et tous les enfants les comprennent
On entend les cris de New York
Et les bateaux sur la Seine

Va pour tes forêts tes loups tes gratte-ciel
Va pour tes torrents tes neiges éternelles
J'habite où tes yeux brillent où ton sang coule
Où des bras me serrent

J'irai où tu iras, mon pays sera toi
J'irai où tu iras qu'importe la place
Qu'importe l'endroit

Je veux des cocotiers des plages
Et des palmiers sous le vent
Le feu du soleil au visage
Et le bleu des océans
Je veux des chameaux des mirages
Et des déserts envoûtants
Des caravanes et des voyages comme sur les dépliants

Va pour tes cocotiers tes rivages
Va pour tes lagons tout bleu balançant
J'habite où l'amour est un village
Là où l'on m'attend

J'irai où tu iras, mon pays sera toi
J'irai où tu iras qu'importe la place
Qu'importe l'endroit

Prends tes clic et tes clac et tes rêves et ta vie
Tes mots, tes tabernacles et ta langue d'ici
L'escampette et la poudre et la fille de l'air
Montre-moi tes édens montre-moi tes enfers
Tes nord et puis tes sud et tes zestes d'ouest

Chez moi les forêts se balancent
Et les toits grattent le ciel
Les eaux des torrents sont violence
Et les neiges sont éternelles
Chez moi les loups sont à nos portes
Et tous les enfants les comprennent
On entend les cris de New York
Et les bateaux sur la Seine

Qu'importe j'irai où bon te semble
J'aime tes envies j'aime ta lumière
Tous les paysages te ressemblent
Quand tu les éclaires

J'irai où tu iras, mon pays sera toi
J'irai où tu iras qu'importe la place
Qu'importe l'endroit

Bolcho
avatar 10/03/2005 @ 13:20:05
Mes goûts en matière de chanson se résument à Brassens et à Boby Lapointe pour le foisonnement de leur langue.
Dans un autre genre, mon mauvais goût légendaire me fait apprécier celle-ci, de Willemetz, chantée par Fernandel (1939):

C'est dans un coin du bois d'Boulogne
Que j'ai rencontré Félicie
Elle arrivait de la Bourgogne
Et moi j'arrivai en Taxi
Je trouvai vite une occasion
D'engager la conversation

Il faisait un temps superbe
Je me suis assis sur l'herbe
Félicie aussi
J'pensais les arbres bourgeonnent
Et les gueules de loup boutonnent
Félicie aussi
Près de nous sifflait un merle
La rosée faisait des perles
Félicie aussi
Un clocher sonnait tout proche
Il avait une drôle de cloche
Félicie aussi

Afin d'séduire la petite chatte
Je l'emmenai dîner chez Chartier
Comme elle est fine et délicate
Elle prit un pied d'cochon grillé
Et pendant qu'elle mangeait le sien
J'lui fit du pied avec le mien

J'pris un homard sauce tomates
Il avait du poil au pattes
Félicie aussi
Puis une sorte de plat aux nouilles
On aurait dit une andouille
Félicie aussi
Je m'offris une gibelotte
Elle embaumait l'échalotte
Félicie aussi
Puis une poire et des gaufrettes
Seulement la poire était blette
Félicie aussi

L'Aramon lui tournant la tête
Elle murmura " quand tu voudras "
Alors j'emmenai ma conquête
Dans un hôtel tout près de là
C'était l'hotêl d'Abyssinie
Et du Calvados réuni

J'trouvai la chambre ordinaire
Elle était pleine de poussière
Félicie aussi
Je m'lavai les mains bien vite
L'lavabo avait une fuite
Félicie aussi
Sous l'armoire y avait une cale
Car elle était toute bancale
Félice aussi
Y avait un fauteuil en plus
Mais il était rempli d'puce
Félicie aussi
Et des draps de toiles molles
Me chatouillaient les guiboles
Félicie aussi

Tistou 10/03/2005 @ 13:32:57
C'est un hommage aux femmes Bolcho?

Bolcho
avatar 10/03/2005 @ 14:40:00
Ah ? Tu as remarqué ?
Moi je les trouve parfaites
Et Félicie aussi

Tistou 10/03/2005 @ 14:50:38
Ah ? Tu as remarqué ?
Moi je les trouve parfaites
Et Félicie aussi

Ben, à vrai dire, j'ai une autre vision de la femme.

Tistou 10/03/2005 @ 14:54:21
Vive ma liberté de ARNO

Quel bruit fait mon cerveau quand je pense à rien
Je n'suis pas malheureux mais je n'suis pas bien
Merci, bonjour, salut, ça va ?
Je suis jaune, vert, bleu, lilas
La vie des autres c'est pas une vie pour toi
Je chante une chanson de n'importe quoi

Vive ma liberté, yeh, yeh, yeh
Vive ma liberté, yoh, yoh, yoh
Vive ma liberté, yeh, yeh, yeh
Vive ma liberté

Aili ailo je ne suis pas méchant
Mais le pire de tout je suis content
Je suis des boules de pétanque
Qui se touchent en dansant le tour des romances
La vie des autres c'est pas une vie pour toi
Je chante une chanson de n'importe quoi

Vive ma liberté, yeh, yeh, yeh
Vive ma liberté, yoh, yoh, yoh
Vive ma liberté, yeh, yeh, yeh
Vive ma liberté

Je chante une bête chanson à la française
Avec des mots bêtes et artificiels
Avec des mots branchés et intellectuels
Je chante une bête chanson à la...

Vive ma liberté, yeh, yeh, yeh
Vive ma liberté, yoh, yoh, yoh
Vive ma liberté, yeh, yeh, yeh
Vive ma liberté

Pour toi et le monde entier
Pour toi et le monde entier.

A lire, pas spectaculaire, j'en conviens. A écouter, pour qui aime Arno évidemment, ça donne bien!

Le petit K.V.Q. 11/03/2005 @ 22:45:42
Une de mes préférées chansons de Brel, qui pour moi reste le Maître. C'est le plus grand chanteur du XXe siècle : La chanson de Jacky :

Même si un jour à Knocke-le-Zoute
Je deviens comme je le redoute
Chanteur pour femmes finissantes
Que je leur chante " Mi Corazon "
Avec la voix bandonéante
D'un Argentin de Carcassonne
Même si on m'appelle Antonio
Que je brûle mes derniers feux
En échange de quelques cadeaux
Madame je fais ce que je peux
Même si je me saoule à l'hydromel
Pour mieux parler de virilité
A des mémères décorées
Comme des arbres de Noël
Je sais qu' dans ma saoulographie
Chaque nuit pour des éléphants roses
Je chanterai la chanson morose
Celle du temps où je m'appelais Jacky

{Refrain:}
Etre une heure, une heure seulement
Etre une heure, une heure quelquefois
Etre une heure, rien qu'une heure durant
Beau, beau, beau et con à la fois

Même si un jour à Macao
Je deviens gouverneur de tripot
Cerclé de femmes languissantes
Même si lassé d'être chanteur
J'y sois devenu maître chanteur
Et que ce soit les autres qui chantent
Même si on m'appelle le beau Serge
Que je vende des bateaux d'opium
Du whisky de Clermont-Ferrand
De vrais pédés de fausses vierges
Que j'aie une banque à chaque doigt
Et un doigt dans chaque pays
Que chaque pays soit à moi
Je sais quand même que chaque nuit
Tout seul au fond de ma fumerie
Pour un public de vieux Chinois
Je rechanterai ma chanson à moi
Celle du temps où je m'appelais Jacky

{au Refrain}

Même si un jour au Paradis
Je deviens comme j'en serais surpris
Chanteur pour femmes à ailes blanches
Que je leur chante Alléluia
En regrettant le temps d'en bas
Où c'est pas tous les jours dimanche
Même si on m'appelle Dieu le Père
Celui qui est dans l'annuaire
Entre Dieulefit et Dieu vous garde
Même si je me laisse pousser la barbe
Même si toujours trop bonne pomme
Je me crève le cœur et le pur esprit
A vouloir consoler les hommes
Je sais quand même que chaque nuit
J'entendrai dans mon
Paradis Les anges, les Saints et Lucifer
Me chanter la chanson de naguère
Celle du temps où je m'appelais Jacky.

{au Refrain}


C'est bien écrit non ?

Le petit K.V.Q. 11/03/2005 @ 22:46:03
Doux euphémisme, "bien écrit".

Fee carabine 11/03/2005 @ 23:02:29
M'est avis que ce "bien écrit" est plutôt une litote ;-).

Magnifique chanson en effet, et on ne s'en lasse pas!

Le petit K.V.Q. 11/03/2005 @ 23:13:25
C'est vrai que moi, je dis "euphémisme", mais ca fait tout de même bien moins élégant que ta magnifique "litote".

Toujours l'&élégance.

Good night...

Tistou 12/03/2005 @ 09:20:38
Le17/11, j'écrivais ceci :
Dominique A était à Grenoble hier. I WAS HERE!
Petit (moyen) Bonhomme, rablé, crâne chauve, pêchu, décontracté et à la voix vraiment top. Comme sur disque. Configuration musicale TRES originale. Lui au chant et guitare, le plus souvent électrique. Section rythmique hyper réduite ; une contrebasse électrique. Un Clavier-Synthé, omniprésent. Et 2 cuivres jouant de tout, Sax.; Hautbois, trompette, cor, ... et pour l'un d'entre eux, de temps en temps tambourin ou xylophone ou élément rythmique divers. Pas de batterie-basse classique donc. Musiciens de très haut niveau, Dominique A également Super qualité donc. On sort de là moins déprimé qu'à l'écoute d'un CD de lui, où là, bonjour la corde! En fait pas déprimé du tout. Public étudiant et 20% de "vieux" comme moi.
Il n'a pas chanté ça :
"Nos pères ont pris sur eux après notre arrivée
Même s’ils s’en défendaient, même s’ils acceptaient
Ils nous ont vu finir à leur place le repas
Certains savaient en rire, d’autres n’y arrivaient pas.



Leurs femmes nous trimballaient, nous crochetaient le bras
Clignaient des yeux d’amour pour qu’on ne les oublie pas
Comme si c’était possible d’oublier ces yeux là
Ces lèvres au bord du vide qui s’écrasaient sur nous



Et à tant s’effacer nos pères ont disparu
Et quand on a compris on a regardé la terre
Qui ne recracherait rien, on a regardé nos mères
Qu’on n’avait jamais vues si éloignées de nous
On les a regardées peinant à évoquer
Ces hommes tels qu’ils étaient avant notre arrivée
Avant qu’ils ne s’assoient pour mieux nous reconnaître
Pour bien nous regarder avant de disparaître.

Sniff! Mais il chanté ça :
"Je suis une ville dont beaucoup sont partis
Enfin pas tous encore mais ça se rétrécit
Il reste celui là qui ne se voit pas ailleurs
Celui là qui s’y voit mais à qui ça fait peur
Et celle là qui ne sait plus, qui est trop abrutie
Qui ne sait pas où elle est ou qui se croit partie

Je suis une ville où l’on ne voit même plus
Qu’un tel n’est pas au mieux lui qu’on a toujours vu
Avec les joues bien bleues, avec les yeux rougis
Ou avec le teint gris, mais bon, avec l’air d’être en vie
Un jour il est foutu et peu comprennent alors
Que la mort a frappé quelqu’un déja mort

Waouh!!

Et ça aussi :
"Oh comment certains vivent
Comment veux tu les suivre?

Ils arrosent des plantes qui viennent de boire la pluie
Mangent dans la seule assiette qui n'était pas lavée
Se réveillent le matin, se lèvent l'après midi
Et s'abrutissent un peu et vont se recoucher
Ils misent sur des chevaux aux pattes ankylosées
Et au moment de perdre ils misent encore plus gros
Ils trouvent qu'on les oublie, qu'on ne les soigne pas assez
Et se font tout petits dès qu'ils peuvent en dire un mot

Oh comment certains vivent
Comment veux tu les suivre?

Ils voient des raccourcis là où il y a des impasses
Et s'étonnent après qu'il n'y ait personne au rendez vous
On les aime, ils trahissent, se trahissent et nient tout
Et voudraient bien "savoir enfin ce qui se passe"
Ils reviennent sur des lieux où ils ont mal vécu
Contents d'y retrouver des trucs mal digérés
Vautrés dans du regret, dans tout ce qui n'est plus
Ils aiment tant ces histoires dont on sort accablé

Oh comment certains vivent
Comment veux tu les suivre?"

Rewaouh!!!!!!

Beaucoup d'effets variés sur la guitare, essentiellement rythmique. Et une habitude curieuse de délaisser souvent le manche pour rythmer ses paroles de mouvements aériens de la main droite, comme un chef d'orchestre!
A voir s'il passe près de chez vous.

Eh bien le 12/03, je peux réécrire pareil, sauf à remplacer Grenoble par Chambéry. Sauf qu'il n'a pas chanté "Une ville" mais beaucoup de chansons de son CD sur le point de sortir, et c'est toujours aussi magique. Un grand bonhomme. Chaleureux et qui ne se prend pas la tête.
Pour les normands, il passe le 31/03 à ROUEN au Hangar 23.
Pour les nordistes, à DUNKERQUE le 01/04 au Bateau Feu.
Pour l'Est parisien, à Marne la Vallée le 02/04 à la Ferme du Buisson.

Bluewitch
avatar 12/03/2005 @ 11:46:50
En hommage au personnage, plus qu'au texte, voici le tube qui détrôna Elvis du Hit-Parade. J'aurais mieux fait de le poster le 29 Mars (date des 20 ans de la fin tragique de son existence) mais puisque SJB nous a tenu au courant de la fin du monde à cette date, mieux vaut être prévoyante!!!!

"Dominique" de Soeur Sourire

Dominique, nique, nique
S'en allait tout simplement,
Routier, pauvre et chantant
En tous chemins, en tous lieux,
Il ne parle que du Bon Dieu,
Il ne parle que du Bon Dieu


A l'époque où Jean Sans Terre, d'Angleterre était le roi
Dominique notre père, combattit les albigeois.
{Refrain}

Certains jours un hérétique, par des ronces le conduit
Mais notre Père Dominique, par sa joie le convertit
{Refrain}

Ni chameau, ni diligence, il parcourt l'Europe à pied
Scandinavie ou Provence, dans la sainte pauvreté
{Refrain}

Enflamma de toute école filles et garçons pleins d'ardeur
Et pour semer la parole, inventa les Frères-Prêcheurs
{Refrain}

Chez Dominique et ses frères, le pain s'en vint à manquer
Et deux anges se présentèrent, portant de grands pains dorés
{Refrain}

Dominique vit en rêve, les prêcheurs du monde entier
Sous le manteau de la Vierge, en grand nombre rassemblés.
{Refrain}

Dominique, mon bon Père, garde-nous simples et gais
Pour annoncer à nos frères, la vie et la vérité.
{Refrain}

Saule

avatar 12/03/2005 @ 12:59:54
Waouw, ça ne nous rajeunit pas ! C'est la seule artiste belge qui ait pris la première place du hit-parade américain, et ça pendant plusieurs mois.

J'ai trouver un mp3, c'est ravigorant comme tout !

Merci Bluewitch

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