Deuxième jour de notre épopée… La Rochelle !

Ici l’équipage TAIS,

Après un réveil difficile pour certains, des douches très longues et des apprentis chanteurs, nous voilà aujourd’hui partis direction La Rochelle !

Pour les douches, il convient de préciser que le cumulus ne chauffe que pendant les heures creuses et donc il va falloir partager l’eau chaude sinon on risque de voir les auteurs nous fuir quelque peu…

Sur le trajet, escale à la plage pour un groupe qui a pu admirer dans le plus grand des calmes la mer, enfin l’Océan comme ils disent ici !Dessin d’Alexis

Arrivés au vieux port sous un ciel bleu, une petite balade pour découvrir ou redécouvrir cette belle ville nous a ouvert l’appétit. Au menu, produits de la mer obligent : huîtres, moules, poissons et…pizzas pour certains ventres.La pizza comme chacun le sait est un poison de haute mer qui ne possède pas d’iode ni arrête d’où un intérêt certain… enfin, justement pour certains et certains seulement !

Après un copieux repas, nous nous sommes rendus tant bien que mal à la Maison étudiante de l’Université de La Rochelle pour assister à la conférence de La Fédération Nationale des Arts de la Rue au sujet de leur Manifeste (voir article spécifique).Avant de repartir, quoi de mieux que d’admirer un beau coucher de soleil sur la mer et ainsi pouvoir exercer nos talents de photographe. Talents ? Pas toujours sûr, mais quand un groupe de reporters est en vadrouille, c’est toujours rigolo de les voir tous prendre les mêmes clichés… Non ?De retour au gîte, dérushages et synthèse de la journée, autour d’une bonne binouze et du pâté, pendant que Brice devient cuistot d’un soir…

Oriane, Cynthia, Alexis, Michel

 

Le jour J… Voyage vers Angoulême…

Ici l’équipage TAIS1Nous voici donc arrivés au gîte après 6 heures de route. A peine le temps de s’installer et d’essayer la balançoire, il faut déjà se mettre au travail pendant que les autres s’occupent de faire les courses. Préparation des prochains jours : la wifi chauffe et nos cerveaux aussi. Nous repartons à nos lectures et écritures pour les futures interviews.[Dessin d'Alexis]

Les énigmes de Yannis2 ont ponctué le repas en mêlant colère, mauvaise foi et camaraderie. On termine la soirée par un petit jeu au coin du feu avant de dormir pour profiter pleinement de La Rochelle demain.La Rochelle ? Huitres, Océan, Fortifications, Plages… Non !!! Conférence de presse de la fédération nationale des arts de la rue… Ben, oui, ici, on fait rien qu’à travailler, mais pas une pause au bord de l’Océan !!!

Oriane, Cynthia, Alexis, Yannis, Michel

1 Cette allusion à la fusée spéciale qui n’a jamais pu décoller n’est compréhensible que par ceux qui étaient là. On vous promet de ne pas le faire tous les jours, mais après 6 heures de route, on peut être pardonné… Non ? Mais, pour ceux qui ne connaissent pas encore, Techniques et Activités de l’Image et du Son…2 Justement, dans une des énigmes, il y avait un crayon magique pour dessiner une fusée et la faire décoller…

Les fêtes romaines d’Autun 2016…

Il arrive parfois que début août, on ne sache pas trop quoi faire de son week-end. On a déjà fait les Estivales de brou, les Musicaves de Givry, Chalon dans la rue, on est allé au lac de Laives mais on a aussi testé ceux de Nantua, Vouglans… et on est là hésitant ! Faut-il aller aux fêtes romaines d’Autun ?Nous avons décidé d’y aller pour la première fois dimanche, sans trop savoir ce que c’était, sans idée préconçue et nous avons passé une magnifique journée. D’abord parce qu’il a fait beau, deuxièmement parce que nous ne connaissions pas l’amphithéâtre romain d’Autun et que nous l’avons trouvé beau, bien mis en valeur, agréable à arpenter paisiblement. Enfin, les fêtes romaines elles-mêmes nous ont bluffés, c’était un évènement d’une grande qualité et qui dépassait de loin nos espérances…Ces Journées romaines d’Autun – pour utiliser leur nom – sont organisées par la Légion VIII Augusta, une association qui a pour but de mettre en valeur le patrimoine, de faire le lien entre savants et passionnés d’une part et grand public d’autre part. Pour ces grandes journées autunoises, l’association fait appel à plus de 80 intervenants de qualité pour offrir au public les moyens de découvrir la vie quotidienne au temps de l’Empire romain, quand Autun était une grande de cet empire…

Le légionnaire romain

Il y eut, bien sûr, la présentation des troupes de légionnaires. Equipement complet, présentations statique et dynamique, mais surtout une multitude d’explications sur la vie quotidienne des soldats et de leurs familles, de l’alimentation au déplacement, de l’habitation à l’armement, de l’occupation quotidienne aux loisirs… J’ai retenu que le légionnaire marchait beaucoup, énormément. Il ne faisait pas beaucoup la guerre mais il construisait des routes, des aqueducs, des bâtiments administratifs…

Côté jeux – les romains étaient très joueurs – il n’y avait pas encore de Pokémon mais on jouait facilement aux dés, aux osselets, au morpion, au solitaire…

Le gladiateur

On a tellement d’idées reçues sur les combats de gladiateurs que je ne vais pas reprendre tout ici du début à la fin. Au moins l’année prochaine, vous serez motivés pour aller à Autun pour découvrir la vérité sur les gladiateurs…Le gladiateur a un statut spécifique, servile mais avec des libertés particulières, sous dépendance mais avec un contrat et un salaire, combattant avec de véritables armes mais avec moins de risques que ce qui est généralement dit : les mises à mort existent mais ne sont pas très nombreuses.

Bien sûr, à Autun, pas de mise à mort mais des combats de grande qualité avec des professionnels très entrainés qui nous montrent la violence des combats, les règles entre combattants, les armes utilisées… Super physique et spectaculaire tout cela !!!

Les métiers des romains

Pour moi, la très grande réussite de ces fêtes romaines d’Autun ce fut de présenter une multitude de métiers antiques avec des femmes et des hommes passionnés qui expliquent tout dans les moindres détails… On se serait cru dans une école mais une école où c’est l’expérience qui serait le vecteur de la transmission, pas seulement la parole !!!Je retiens tout particulièrement les explications sur la nourriture à Rome, les thermes, la construction des routes, la poterie, la coulée de bronze, le travail méticuleux de l’os pour faire des outils d’écriture, de couture, de décoration…. Tout était passionnant car porté par des passionnés, tout était précis car fruit d’études, de recherches, d’expérimentations… On y retournerait bien faire un petit tour…

Les Jeux Olympiques

Puisque nous étions dans la période olympique, il était normal d’avoir un focus sur ces jeux de l’Antiquité. Par le même groupe de sportifs professionnels que les combats de gladiateurs, une belle initiation aux jeux avec la participation très active des enfants toujours prêts à courir, sauter…. Non pas se battre car la lutte fut réservée aux pros !!!Une très belle journée et je ne peux que vous inviter ou pousser à y aller l’année prochaine car pour 2016, c’est terminé !!! Ite missa est !!!

 

 

Le doubleur Donald Reignoux (Toy Story, Titeuf…) était présent à L’Asian Expo ! (rencontre par Florian, journaliste stagiaire)

Voix notamment de Andy (propriétaire des jouets de Toy Story), ou encore celle de Titeuf dans le dessin animé du personnage né sous le crayon de ZEP, il était ce week-end dernier à la première édition de l’Asian Expo qui s’est déroulée au parc des expositions.

Ce fut une très belle rencontre et un moment de partage très apprécié qu’il a offert au public lors d’une Conférence très suivie dimanche dernier. Il a fait part de son expérience, son parcours, ses projets et bien plus encore devant des personnes admiratives très réceptives et curieuses.

C’est ensuite avec plaisir qu’il s’est prêté au jeu des dédicaces. Une chose est sûre, sa bonne humeur est communicative. Il nous a parlé de son métier certes de l’ombre a t-il expliqué aux personnes présentes devant lui mais néanmoins d’une importance capitale. Il est à lui seul l’idole de toute génération qui a grandi avec lui puisqu’il a commencé à seulement 19 ans.

Spiderman, Malcom et bien sûr Titeuf, il a dernièrement apporté sa voix à un personnage du film d’ouverture du festival de Cannes 2016 « Café Society » de Woody Allen. Mais ce qu’il préfère et de loin c’est les films d’animation et les dessins animés qu’il trouve plus légers et joviaux.

Et l’avenir ?

Actuellement en attente des retombées de l’audience de la dernière saison de Titeuf à la télévision, vous pouvez entendre sa voix quotidiennement à la radio lors de jingles ou publicités qu’il présente.

Une chose est sûr même si ça voix évolue ainsi que ses envies il reste confiant pour l’avenir, toujours prêt à relever les défis qui lui sont proposés.

La nuit des musées pour rendre vivant le musée Vivant Denon à Chalon…

Quelle belle surprise pour cette nuit des musées ! Oui, je parle bien d’une véritable joie de voir des visiteurs proactifs, regardant partout, visitant en cherchant où ils allaient bien pouvoir déposer leurs beau post-it, ceux qu’on leur avait remis en entrant…

Certains pourront, bien sûr, trouver cela superficiel, léger et sans intérêt, mais faisons taire un instant ces grognons et comprenons ce qui s’est passé au Musée Denon samedi soir dernier… Chaque année, la nuit des musées pousse les animateurs, médiateurs et autres conservateurs à faire preuve d’innovation pour conquérir des nouveaux amateurs que l’on devrait voir plus souvent, c’est-à-dire en dehors de la Nuit des musées… Même si ce sont toujours les mêmes têtes que l’on voit, ceux qui étaient là cette année regarderont peut-être les musées d’une autre façon, qui sait ?

En effet, à notre entrée, on se voyait remettre une palette, non pas de couleurs pour reproduire un quelconque tableau, mais de post-it pour laisser partout où bon nous semblerait des traces de notre passage. Des cœurs pour dire j’aime – internet et son like sont passés par là –, des bulles pour poser nos questions ou faire nos commentaires, des flèche pour poser des adjectifs définissant – du moins à notre avis – l’œuvre que nous étions en train de contempler… Système simple, facile à mettre en œuvre, ne nécessitant pas du visiteur un bac plus quarante-quatre… et, en plus, cerise sur le gâteau, on nous promettait des réponses à nos questions dans les jours suivants, sur le site du musée… Tout pour réveiller nos cellules grises et nos sentiments…

Ce qui surprenait le visiteur observateur et méticuleux, celui qui voulait mesurer l’impact de telles mesures, c’est l’enthousiasme de beaucoup pour rechercher, regarder, s’interroger et choisir le post-it à laisser… Je n’ai vu qu’une seule personne ne jouant pas à cela, mais c’était le maire de la ville qui, peut-être, se croyait dispensé de tout effort. D’autant plus regrettable que journalistes et enseignants, parents et enfants, passionnés et novices, Chalonnais et autres, tous se prêtaient au jeu…

Le plus spectaculaire fut de voir des enfants et des parents échanger, dialoguer, construire ensemble certaines réactions… Comme si, pour une fois, l’art permettait d’établir des relations… Allez savoir, ce serait peut-être un temps fort qui resterait dans les mémoires !

Je conclurai en affirmant que cela faisait bien longtemps que je n’avais pas vu un musée si vivant, cela m’a fait plaisir et je remercie tous ceux qui ont construit cette soirée. Parfois, ce ne sont pas les idées les plus coûteuses et les plus complexes qui sont les plus efficaces !

Un an à attendre pour la prochaine nuit des musées mais si vous avez aimé le musée Vivant Denon samedi soir, vous avez le droit d’y retourner avant, même sans post-it !

Festival de Brou : Les estivales, juillet 2016… Il est encore temps d’y aller !

Depuis plusieurs années je prends beaucoup de plaisir à aller à une soirée des Estivales de Brou. Cette année, pour la vingt-sixième édition, j’avoue que je vais avoir du mal à choisir… A moins de faire le festival entier !

En effet, comment choisir entre Les brigands d’Offenbach, le chœur d’hommes de Saint-Pétersbourg, Alexandre Nevsky, qui chantera de la musique sacrée orthodoxe ou Aeternam, mixte de musique sacrée aussi de Poulenc, Duruflé et Fauré ? Tout semble si beau… Je m’en réjouis d’avance ! Sans oublier la soirée spéciale pour découvrir de jeunes talents lyriques !

Le festival dure du 1er au 12 juillet et tous les renseignements sont sur le site :

 

http://www.estivalesdebrou.net/

Mademoiselle Caroline sera à Chalon le 8 mars !

Mademoiselle Caroline sera à Chalon-sur-Saône toute la journée du 8 mars à l’occasion du forum « Femmes, hommes, mieux vivre ensemble ?! », évènement dont elle sera le fil conducteur !!!

 

Mademoiselle Caroline est une auteure de bande dessinées, une illustratrice, une graphiste, une bloggeuse dont certains albums sont, tout simplement, hilarants ! Le dernier réédité chez Delcourt est Mamaaaaan ?! et c’est irrésistible pour tous ceux qui ont, ont eu et, même, auront des enfants !

N’hésitez pas à venir la rencontrer, c’est gratuit !

 

 

 

 

 

 

 

Le lieu du forum est l’amphi GLT de l’IUT de Chalon (ce sera fléché !!!), de 10h à19h… Qu’on se le dise !!!

Conservatoire de Chalon : Concert de Noël avec le Brass Band du Grand Chalon !!!

« La musique est libératrice, elle libère de la solitude et de l’enfermement, elle ouvre dans le corps des portes par où l’âme peut sortir pour fraterniser. »

Milan Kundera avait entièrement raison quand il a écrit ces quelques mots qui devraient être inscrits dans toutes les écoles, universités, entreprises et familles. Oui, la musique ne fait pas qu’adoucir les mœurs elle transforme l’être humain en profondeur et le rend meilleur, apte aux contacts avec les autres. Oui, la musique crée des liens solides et c’est pour cela que la musique est une véritable solution pour contrer dans notre société toutes ces forces obscures qui nous rendent malheureux et nous installent dans une sinistrose dont nous ne voyons pas le bout…

Tout cela peut sembler un peu pessimiste mais je dois vous avouer que le samedi 19 décembre 2015 j’ai connu un éclair de bonheur en assistant au concert de Noël du Brass Band du Grand Chalon… Un éclair de joie grâce à des musiciens, un projet et une musique de qualité…Il y a tout d’abord un musicien plein d’enthousiasme, Eric Planté, qui tout au long du concert a su faire preuve de pédagogie pour accompagner le public au cœur de la musique. En quelques mots, il a su pour chaque morceau nous tenir la main jusqu’à ce que les notes nous entrainent dans la fête, dans la profondeur, dans le bonheur…

Mais ce n’était pas, ce soir-là, une simple suite de morceaux plus ou moins bien interprétés. Il y avait du sens. Oui, tout simplement ! Il y avait le souvenir des évènements tragiques de 2015, en particulier ceux de novembre qui avaient pris pour cible, entre autres, la musique et ceux qui l’aiment… Il y avait aussi l’envie de provoquer la rencontre et le lien avec un autre Brass Band invité, Le Brassaventure de Meyzieu. Il n’y eut pas seulement deux formations assurant la moitié d’un programme mais bien des interactions avec des musiciens de Chalon renforçant la formation de Meyzieu puis un final avec l’ensemble des musiciens des deux groupes… Que du bonheur !!!On peut aussi signaler que le Brass Band du Grand Chalon a mis en évidence la capacité de la musique d’unir les générations. Bien sûr nous tairons l’âge de ce papy jouant à côté d’une ado… mais que cela fait du bien dans un monde où soit disant la guerre des anciens et des modernes fait rage… Oui, la musique unit, elle ne divise pas !

Pour ceux qui ne sauraient pas encore ce qu’est un Brass Band, précisons qu’il s’agit d’une formation avec des musiciens jouant avec des instruments de la famille des cuivres et un groupe de percussionnistes. Ils interprètent des morceaux classiques soit réécrits pour ce type de formation, soit directement écrits pour Brass Band. Ce type de formation est très à la mode dans les pays anglo-saxons et il existe même en Europe des championnats de Brass Band. Eric Planté m’a même confié – pas sous le sceau du secret – qu’il voudrait bientôt que ce Brass Band puisse aller se frotter, se confronter aux meilleures formations européennes même s’il sait qu’il y a encore beaucoup de travail à fournir pour se lancer dans cette nouvelle aventure…Ce concert m’a donné une énergie incroyable pour finir l’année 2015 et commencer 2016 sur les chapeaux de roues !!! Vive la musique, merci au Brass Band du grand Chalon !!!

« Nous ne vivons que pour découvrir la beauté. Tout le reste n’est qu’attente ! »

Khalil Gibran

Avril et le monde truqué… J’ai adoré !!!

Jacques Tardi est un auteur de bandes dessinées qui n’a plus grand-chose à prouver. Il nous a raconté de très nombreuses histoires, il a créé des univers incroyables et je dois avouer que je serais bien en difficulté s’il fallait que je ne cite qu’un seul album pour le résumer. En effet, j’ai immédiatement en tête les aventures d’Adèle Blanc Sec – un pan entier de mes lectures entre polar et fantastique – mais j’ai aussi en mémoire sa fresque étonnante sur la Commune de Paris, Le cri du peuple, ses adaptations remarquables des romans mettant en scène Nestor Burma et les ouvrages consacrés à son père, Moi, René Tardi, prisonnier au Stalag II B. Que ce soit seul ou bien accompagné par Vautrin, Manchette, Forest, Daeninckx, Malet ou Pennac, à chaque fois Tardi nous emmène vers l’inconnu avec une sorte de magie graphique et narrative inégalable… Aussi, après avoir rêvé avec ses bandes dessinées, j’ai voulu le faire avec un dessin animé, Avril et le monde truqué, et grand bien m’a pris !Pour ce dessin animé issu d’une collaboration entre trois pays, France, Belgique et Canada, il faut préciser que Tardi n’est pas le seul acteur. Il a travaillé avec plusieurs autres génies et il est, lui, à l’origine des personnages et de l’univers. Après avoir travaillé graphiquement sur papier, après avoir réalisé le story-board de plusieurs scènes, il a laissé l’équipe s’emparer de ses personnages et mettre tout cela en mouvement ce qui lui a permis de dire après avoir vu le résultat comme un simple spectateur ou presque, je le cite :

« J’avoue que j’ai été assez surpris et content. Je n’avais vu auparavant qu’un bout à bout avec des scènes en cours d’animation ou manquantes, mais j’ai trouvé que le film achevé était réussi, et j’ai découvert avec plaisir beaucoup de choses qui avaient été conçues directement par l’équipe. J’ai retrouvé mon dessin, réinterprété par Christian Desmares, qui a été coréalisateur et chef animateur, et j’ai regardé cela avec attention, en étant ravi de constater que cela marchait bien. Cela a vraiment été une agréable surprise. »

Surprise pour lui, véritable plaisir pour moi qui ai tout simplement adoré cet univers et cette histoire. C’est à la fois du Jules Verne et du Tardi mais ce dernier n’est peut-être que la réincarnation du premier, c’est de la science-fiction et de l’Uchronie, de l’aventure et de la réflexion, de la philosophie et de l’écologie, une grand dessin animé mais pas du tout un film pour les enfants qui risqueraient là de s’embêter un peu en attendant la fin…Oui, j’ai été séduit par le travail de cette équipe et il me faudrait citer tous les noms tant l’apport de chacun est grand. Nous nous limiterons aux réalisateurs, Christian Desmares et Franck Ekinci, aux scénaristes, Franck Ekinci et Benjamin Legrand, sans oublier le créateur de cet univers graphique, Jacques Tardi… on pourrait aussi parler de celles et ceux qui ont donné, enfin disons plutôt prêté, leurs voix aux personnages dessinés… Marion Cotillard, Jean Rochefort ou Philippe Katerine. Oui, on l’oublie souvent les équipes sont beaucoup plus volumineuses en dessin animé qu’en bande dessinée…

Alors, il est encore temps d’aller voir Avril et le monde truqué qui est encore diffusé dans quelques salles, il est capital de vous rendre compte que l’animation ne se limite pas à quelques grosses productions américaines et si vous n’avez pas la chance d’aller voir cette petite merveille, consolez-vous avec l’album illustré – je n’ai pas dit bande dessinée mais illustré – qui vous donnera le regret d’avoir manqué un bon film mais vous permettra d’attendre la sortie en DVD…

Instances 2015 : Mon élue noire par Paulin, étudiant

Un spectacle étonnant et captivant, avec comme final une ouverture de l’esprit sur le monde de la danse contemporaine.

Plus que de la danse, plus que du spectacle, pour moi ce fut une rencontre entre l’histoire, l’humanité et le spectateur que j’étais.

Champ, contre-champ, fondu, confondu, colon esclave, oppresseur et oppressé, Germaine Acogny, avec sagesse, grâce, beauté et détermination, exprime à pas chorégraphique et pictural, ce parcours de l’humain.

Comme un rite en cercle, le j’ai vu danser dans un cube étroit et si haut que seul ne peut s’échapper la fumée, comme une invocation, avec toute sa symbolique sur notre esprit aujourd’hui.

Je l’ai vu danser, la souffrance, l’espérance, l’espoir de voir un jour, l’issue pour l’humain de se sortir de l’exploitation de son prochain.

Intrigue, suspens, bien amplifié par la grandiose musique du sacre du printemps d’Igor Stravinsky, et du jeu de lumière d’Emmanuel Gary ; je me suis laissé emporter, volontiers par cette création, trans histoire citoyenne, du chorégraphe Olivier Dubois assisté de Cyril Accorsi, sous la direction de Robert Peraira avec les costumes, bien à propos, de Chrystel Zingiro.

Avec Germaine Acogny, chorégraphe elle-même, Mon élu noire prend une interprétation singulière, maîtrise d’une septuagénaire noire ayant rencontré, connu et travaillé avec tant de talents entre autre, Maurice Béjart, Léopold Sedar Senghor, Aimé Césaire, dont elle cite un morceau du discours sur le colonialisme, et arrivant « au moment où les choses doivent se faire » pour le faire. Tant d’expérience et de savoir-faire, transmis et à transmettre, ici et maintenant.

Comme assis au pied d’une montagne qui t’évoque la grandeur et le respect de la nature, tu vois dans  l’immensité de la tâche, que la solution arrive de l’éducation.

L’âme de notre nation et la culture doivent s’unir pour l’évolution de notre génération !

J’étais dans un grand théâtre de New York ! Mais ça se passait au conservatoire du Grand Chalon !

Respect !

Le voyage fut total !

C’est à voir, ou à devoir !