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6.2.1 NOUVEAUTES LIVRES
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Le joueur d'échecs de Stefan Zweig

Catégorie(s) : Littérature => Européenne non-francophone , Littérature => Les classiques

critiqué par Marco, le 2 mars 2001 (Seraing, Inscrit le 19 février 2001, 38 ans)

La note: 10 etoiles
Moyenne des notes : 9 etoiles (basée sur 83 avis)
Cote pondérée : 9 etoiles (17ème position).
Discussion(s) : 1 (Voir »)
Visites : 18 108  (depuis Novembre 2007)

Un testament d'humaniste

« Puissent mes amis voir encore l'aube après la longue nuit, moi je ne peux plus attendre, je pars avant eux. »
Ainsi Zweig concluait-il, en février 1942, la note expliquant les raisons de son suicide.
Le Joueur d'échecs est le dernier écrit de ce voyageur insatiable et grand connaisseur de l'âme humaine.
Sur un paquebot reliant New York à Buenos Aires, le narrateur croise la route du champion du monde d’échecs, Mirko Czentovic, un être froid et secret, un monomaniaque dont la vie semble se résumer au mouvement des pièces sur le carreau de l’échiquier. Dans ses efforts pour comprendre comment un homme peut ainsi limiter son esprit et sa vie à ce simple jeu, il fait la connaissance d’un autre passager, le Dr B., exilé autrichien qui s’avère capable de battre le champion du monde alors qu’il prétend ne pas avoir joué depuis plus de 20 ans.
Cet homme énigmatique raconte alors sa sombre histoire au narrateur, dévoilant comment les tortures psychologiques de la Gestapo ont annihilé son être tout entier, et comment le jeu d'échecs lui a permis de survivre, à moins que justement il ne l’ait fait basculer dans la folie.
A côté de l’histoire plaisante, écrite avec ce style pénétrant que Zweig a aiguisé au fil de ses nouvelles, romans et biographies, il est difficile de rester indifférent au bilan du monde dressé en filigrane par l’auteur. Nous sommes en 1941 et Hitler a depuis longtemps réduit à néant l’idéal humaniste de cet Européen exilé (comme le Dr B.) à Londres puis au Brésil. À Petrópolis, malgré l’accueil chaleureux des Brésiliens, il ne peut oublier que ses livres sont interdits et brûlés dans sa Vienne natale. Comme le Dr B. aux mains des nazis, le voici reclus, prisonnier d'une cage dorée, lui qui rêve de nouveaux voyages et se languit de ses nombreux amis de par le monde. Comme son héros, il a l’âme déchirée, mais même l’écriture ne lui offrira aucun remède.
Zweig écrivit que cette histoire était " trop longue pour une nouvelle et trop courte pour un roman. "
Elle restera en nous comme un testament.

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Les éditions
small Le joueur d'échecs [Texte imprimé] Stefan Zweig [traduction rév. par Brigitte Vergne-Cain et Gérard Rudent]
de Zweig, Stefan Vergne-Cain, Brigitte (Traducteur) Rudent, Gérard (Traducteur)
Librairie générale française / Le Livre de poche.
ISBN : 9782253057840 ; EUR 3,50 ; 1991-01-01 ; 94 p. ; Poche
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Les critiques éclairs (82)

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Echapper à une folie pour en atteindre une autre 10 etoiles

J'ai lu ce livre en moins d'une heure alors qu'habituellement je ne lis pas très vite. Il s'agit en effet d'un chef d'oeuvre écrit à une époque où il fallait se soumettre, collaborer soit comme l'auteur fuir vers le suicide, soit comme son personnage, fuir pour éviter la folie.

Cependant fuir une folie en fait atteindre une autre.

Sans aucun doute un livre essentiel

Pacmann (Tamise, Inscrit le 2 février 2012, 46 ans) - 2 février 2012


Formidable nouvelle 9 etoiles

Je crois que vous avez déjà tout dit.
Je viens à peine de le terminer, c'est le genre de livre qui laisse à réfléchir et qu'on range dans notre bibliothèque en se posant encore des questions : la folie de certains hommes, les moyens désespérés qu'on peut employer dans des situations désespérée et totalement impensables, les possibilités de l'esprit humain.

Je me suis aussi sentie terriblement mauvaise aux échecs pendant ma lecture ! Mais il n'est pas nécessaire d'être passioné ni de savoir jouer pour apprécier cette lecture.

De plus cette nouvelle m'aura servi de découverte pour cet auteur que je ne connaissais pas, et je compte poursuivre cette exploration du monde de Zweig !

Liki0da (, Inscrite le 26 avril 2011, 17 ans) - 27 décembre 2011


L'analyse psychologique zweigienne à son apogée 10 etoiles

Bon, je vais essayer de ne pas répéter ce qui a déjà été dit dans les nombreuses autres critiques. Tout de même, j'aimerais rajouter deux, trois choses.
Désolé si je gâche l'intrigue mais pour avoir envie de lire, il faut savoir ce que ça raconte.
En résumé, le narrateur rencontre le champion mondial d'échecs Czentovic sur un paquebot (en direction de Buenos Aires). Il essaye de lui arracher un aparté mais le champion est très distant, peu doué de sa personne.
Il complote un piège dans l'espoir de l'y attirer. Le champion d'échecs mord à l'hameçon. Du coup, le groupe d'amateurs se retrouve confronté au champion d'échecs.
Alors, un homme "interrompt" la partie en les conseillant sur leurs mouvements. Cet homme arrive tel un sauveur et parvient à leur faire gagner la partie.
Je m'arrête là.
Zweig considérait "le joueur d'échecs" entre la nouvelle et le roman. Ce livre est écrit à toujours à la manière si reconnaissable de Zweig, c'est-à-dire, développer un sujet au début puis à un moment donné, le rattacher à un autre thème et le développer, comme une espèce d'enchâssement.
Comme d'habitude, à travers ses nouvelles, Zweig analyse et décrit le comportement humain.
Donc cette nouvelle est une "analyse psychologique à son apogée" étant donné que l'auteur s'est suicidé après avoir écrit son oeuvre. C'est donc une nouvelle publiée à titre posthume. Ce suicide nous donne une explication de la fin bien noire (il faut aussi considérer la situation, la guerre, les nazis,...)
Pour moi, c'est le summum de la littérature zweigienne.
J'aime beaucoup le style d'écriture assez abordable (et populaire) mais aussi recherché, raffiné, fin.
De mon point de vue, Zweig y traite le thème de l'enfermement de deux façons différentes:
-l'enfermement psychologique; la monomanie (thème récurrent chez Stefan Zweig) obsessionnelle. Les gens s'enferment dans leurs passions, dans ce cas, les échecs.
-l'enfermement physique; l'homme sauveur, se révèle, être un réfugié politique. Les nazis l'ont torturé en l'enfermant pendant des mois dans une même chambre.
Cet homme a résisté à cette infâme torture grâce aux échecs.
Dans cette oeuvre, Zweig dénonce la nature humaine (et non pas tellement le nazisme) et aussi la cupidité et le matérialisme (Czentovic essaye de tirer un maximum profit de son talent).

Je donne cinq étoiles, il est indispensable de le lire mais si le sujet des échecs peut paraitre rébarbatif, c'est un moyen comme un autre de nous faire transmettre son message.
A lire d'urgence même si l'on ignore tout des échecs (dans ce cas, vous serez sans doute frustré de ne pas comprendre toutes les méthodes et les tactiques de jeu décrites mais cela ne nuit pas à la compréhension de l'histoire).

Peguy (Bruxelles, Inscrite le 10 novembre 2011, 14 ans) - 19 décembre 2011


De grande qualité 7 etoiles

"Le Joueur d'échecs" est sans doute la nouvelle la plus connue de Stefan Zweig. Dans ce récit s'affrontent deux personnages, ayant chacun un rapport différent au jeu d'échecs: pour l'un, ce jeu représente sa réussite actuelle; pour l'autre il lui rappelle de terribles souvenirs. Avec son écriture remarquable, l'auteur parvient, encore une fois, à décrire au mieux la psychologie des protagonistes.
J'ai lu ce livre deux fois, à plusieurs mois d'intervalles, et même si je l'apprécie, je n'ai pas ressenti le "petit truc" qui a pu faire craquer tant d'autres. C'est un ouvrage d'une grande qualité assurément, mais je lui préfère d'autres nouvelles du même auteur.

Nb (Avion, Inscrit le 27 août 2009, 27 ans) - 18 octobre 2011


Surprenant 8 etoiles

Je visitais la page des livres les plus visités de ce site et, en voyant celui-ci je me dis : " Attendez, je l'ai lu celui là ! " . C'est donc étonnée que je vois que ce livre se situe dans les 15 meilleurs livres. Je me rappelle avoir lu ce livre l'été dernier, par dépit n'ayant rien d'autre à lire. Je ne sais même pas jouer aux échecs, mais à la fin du livre j'étais contente de l'avoir lu , il était vraiment très bien. Je suis d'autant plus étonnée d'avoir lu par hasard l'un des livres préférés des lecteurs de ce site .

Margaux-50 (, Inscrite le 12 août 2011, 16 ans) - 12 août 2011


Ou la folie de la vie... 8 etoiles

Il ne s’agit là ni d’un roman ni vraiment d’une nouvelle, l’œuvre s’en approche, mais c’est encore plus au genre de la fable que Le joueur d’échecs semble s’apparenter. Une fable sur la vie, un combat à l’image d’un échiquier révélant parfois à chaque adversaire l’immense complexité de son esprit et des parts de vie qui se cachent en lui pareilles à des parties déjà jouées et tant de fois répétées. Un formidable écrit humain sur la consécration du cerveau et de l’âme renfermant des mécanismes si mystérieux.

Un léger vent d’espoir vous parcourt en refermant le livre, leçon de courage tirée de la stupéfiante expérience nazie sur l’Homme, déchu de tous ses acquis et ses savoirs. La vie est passée au crible tel un jeu effrayant pour celui qui voudrait se donner les moyens de l’arpenter. Un roman puissant sur un monde étrange, notre monde. Une aventure peu ordinaire qu’il vous faut découvrir.

Tim (Limas, Inscrit le 3 août 2011, 17 ans) - 11 août 2011


« Ce jeu absurde contre moi-même » 10 etoiles

Même si ce livre a été commenté, analysé, décortiqué, critiqué des milliers de fois, je voudrais, moi aussi, avec toute la modestie possible, apporter mon regard sur ce texte dans les limites de mes moyens que je ressens particulièrement devant ce véritable monument littéraire.

Tout le monde connait l’intrigue, l’histoire de ces deux joueurs d’échecs tout aussi doués l’un que l’autre mais formés à des écoles bien différentes, l’un possédant un talent inné, fondé sur une logique implacable, développée à l’aide de quelques maîtres locaux, l’autre ayant appris ce jeu pour ne pas sombrer dans la folie lors de sa détention par les nazis. Et, ces deux joueurs talentueux, l’un champion du monde, l’autre ne pratiquant plus, vont se retrouver par le plus parfait des hasards sur un bateau naviguant de New York à Buenos Aires, et devoir s’affronter en une joute titanesque avec trente-deux pièces sur un damier de soixante-quatre cases. L’issue du combat importe peu, ce qui a retenu toute mon attention, lors de cette lecture, c’est cette dualité permanente qui habite le récit.

Cette dualité qui se matérialise dans les duels qui opposent les deux champions mais aussi le détenu à ses geôliers, et le détenu à lui-même quand il joue seul dans sa geôle ; dualité qui s’affiche également dans le dédoublement de personnalité du détenu dans ce jeu contre lui-même - « Mon atroce situation m’obligeait à tenter ce dédoublement de mon esprit entre un moi blanc et un moi noir, si je ne voulais pas être écrasé par le néant horrible qui me cernait de toutes parts. » - ; dualité également entre le champion fruste et rustre et l’inconnu cultivé et intelligent, entre la logique implacable et le talent passionnel, et entre le bien et le mal, et peut-être … entre le moi autrichien humaniste et le moi membre d’une nation sanguinaire et inacceptable.

J’ai placé cette dualité freudienne au cœur de mon commentaire comme, il me semble, Zweig l’a placée au centre de sa nouvelle mais évidemment la lecture dévoile bien d‘autres thèmes, la possibilité de lutter et de triompher du nazisme même si, lui, a personnellement plutôt fui devant le problème, la dissociation entre logique et intelligence, la construction de l’être à travers ses expériences, le triomphe de l’humanisme sur la mécanique même quand elle détient la puissance, … Et tous ces thèmes réunis dans ce livre court, écrit peu avant que l’auteur se donne la mort, constituent, il me semble, une forme de bilan, presque un testament, en tout cas un constat qui ne serait peut-être pas étranger à la fin que Zweig a finalement choisi de mettre à sa vie.

Le contenu envoûte certes mais la forme contribue grandement à cet envoûtement dans lequel cette nouvelle enferme le lecteur. En effet, dans son style remarquable de fluidité et d’élégance construit avec une écriture d’une grande justesse, Zweig propose un texte qui déroute un peu avant de séduire, de ravir et même d’extasier. L’histoire qui apparait d’abord banale, s’encombre bientôt d’un récit plein de violence qui semble s’inviter subrepticement et qui, brusquement semble devenir le cœur de la nouvelle, mais n’en est finalement qu’un morceau car ce texte est un tout habilement construit pour amener le lecteur au centre de tous ces duels, au cœur de cette schizophrénie incurable qui concerne l’humanité toute entière et qui la conduira au drame, au malheur, … au suicide.

« Aucune diversion ne s’offrant, excepté ce jeu absurde contre moi-même, ma rage et mon désir de vengeance s’y déversèrent furieusement. »

Débézed (Besançon, Inscrit le 10 février 2008, 64 ans) - 1 août 2011


mettre la torture nazie en échec 10 etoiles

Lorsque l'on attrape ce maigre livre de moins de cent pages, on se dit logiquement que le récit sera bref et simple. Que du contraire! "Le joueur d'échecs" nous déroute sans cesse avec finesse. Les premières pages semblent nous offrir un personnage central intéressant et l'histoire de sa vie hors du commun à bien des égards. Ce n'est que plus tard que le véritable "héros" apparaît de manière tout à fait inattendue. Il nous emporte vers son propre passé comme un plongeon nocturne dans une mer sombre et glacée.

La qualité inestimable de la traduction en français du texte original est à souligner. L'auteur prend le temps à plusieurs endroits de son récit de décrire avec une précision minutieuse le ressenti, les sentiments et les sensations de son personnage principal. Le traducteur a trouvé les bons mots pour respecter l'aspect hautement littéraire de la narration.

Beaucoup de livres considérés comme "cultes" sont bien moins bons que celui-là...

AntoineBXL (Bruxelles, Inscrit le 9 août 2008, 32 ans) - 26 juillet 2011


L'échiquier du mal 10 etoiles

Lors d'une croisière, le narrateur rencontre le champion du monde des échecs, le fameux Czentovic, personnage raide et froid, et essaye de l'appâter en organisant une partie avec de multiples joueurs. Bientôt un inconnu au teint blafard, au passé tragique va lui opposer une fantastique résistance. Qui est cet homme mystérieux ? Le narrateur va recueillir ses terribles confidences...

Dans ce très court roman posthume, l'art inimitable de Zweig est concentré, donnant un maximum d'effets émotionnels. Avec sa finesse d'analyse psychologique portée à son paroxysme, Zweig (juste avant de mourir) décrit toute l'horreur du spectre totalitaire et, à travers le cas d'un monomaniaque, suggère qu'on ne peut comprendre la barbarie ni la traiter d'égal à égal (comme l'a fait pour se sauver l'inconnu) sans courir le risque de devenir fou. La seule alternative, c'est de quitter la partie, de refuser de jouer avec elle pour garder sa santé mentale et sa dignité... Un testament poignant.

Nowhereboy (Rennes, Inscrit le 7 décembre 2010, 32 ans) - 6 avril 2011


surprenant 8 etoiles

J'ai bien aimé ce roman (ou cette nouvelle?), car j'ai retrouvé la passion si présente dans les récits de Zweig. Cependant, le fait de ne rien connaître des échecs m'a un peu frustrée, j'aurais pris plus de plaisir à lire si j'avais connu un peu ce jeu. Cela reste toutefois un bon livre, qui se lit assez vite et qui montre que la passion mène parfois (toujours?)à la folie.

Flo29 (, Inscrite le 7 octobre 2009, 39 ans) - 1 avril 2011


Découverte du fameux S. Zweig 6 etoiles

Ma critique va fortement ressembler à celle de @Killing79.
Tout comme lui ce sont les critiques plus que positives postées sur ce site qui m'ont poussé à lire ce roman dont le sujet ne me semblait guère intéressant.
Je n'ai certes pas été déçu mais je ne considère pas non plus "Le joueur d'échecs" comme étant un chef d'oeuvre incontournable de la littérature. Le style est élégant et la psychologie des personnages est très poussée, parfois même trop à mon goût, mais l'histoire est intéressante et nous pousse à vouloir en découvrir davantage, cette recherche étant frustrée par la brièveté du récit, ceci étant normal puisqu'il s'agit d'une nouvelle.
Cependant cette nouvelle m'a moi aussi donné l'envie d'en découvrir d'autres.
Bien m'en a pris.

Sundernono (Nice, Inscrit le 21 février 2011, 29 ans) - 21 mars 2011


Excellent ! 10 etoiles

A lire absolument !
Il y a peu de pages mais c'est un condensé de nature humaine...

Daoud (, Inscrit le 8 février 2011, 36 ans) - 23 février 2011


Une légère frustration 7 etoiles

Le joueur d'échecs est une nouvelle avec ce que cela implique en terme de brièveté mais elle aurait très bien pu faire un bon sujet de roman.
En effet si l'on prend beaucoup de plaisir à la dévorer, que l'on apprécie la méthode de narration imbriquée et plus globalement le sujet traité, l'on ne peut s'empêcher de regretter un potentiel développement des thèmes de la folie, de la monomanie ou même des caractéristiques du jeu d'échecs qui aurait pu constituer un excellent roman.

Passée cette frustration, le lecteur retiendra qu'il a lu le tout sans interruption (et ce n'est pas qu'une question de nombre de pages) et qu'il s'est intéressé au contexte entourant l'écriture de cette œuvre, c'est à dire la vie de son auteur Stefan Zweig mais aussi les évènements tragiques l'ayant précédée (la première guerre mondiale) ou bien accompagnée (la montée du nazisme, l'exil).
Avec ses personnages forts, Le joueur d'échecs parvient à susciter la curiosité (à l'encontre du joueur professionnel, froid et muré dans un mutisme déconcertant), l'imagination (concernant la situation du captif de la Gestapo : ne se met-on pas inévitablement à sa place dans cette chambre d'hôtel pour essayer de ressentir son isolement, son enclavement ? Se demander comment l'on aurait agi... si tant est que l'on ait pu se secouer de notre léthargie ? ).

Au final la nouvelle de Stefan Zweig tient plus d'un récit sur la création de la folie que d'un traité d'échecs ou d'une illustration des conséquences de la guerre.
Car si à la fin les deux personnages principaux s'en "sortent bien" (si l'on peut le formuler comme ça), l'un ne perdant pas sa partie, l'autre ne retombant pas dans sa folie, il n'en reste pas moins leurs vies semblent prisonnières de leurs passés respectifs, passé ayant conditionné leur développement.

Avec plus de profondeur, de détails, Le joueur d'échecs aurait indéniablement gagné en distinction ce qu'il suscite déjà en intérêt et en plaisir.
Et n'en aurait été qu'encore plus unique !

Ngc111 (, Inscrit le 9 mai 2008, 25 ans) - 12 février 2011


chef d'oeuvre concentré 10 etoiles

En quelques pages,Zweig nous transporte loin du quotidien.On devient alors spectateur d'une partie d'échec entre une renommée brutale et un inconnu énigmatique.Si le premier semble ne devoir son talent qu'à l'arbitraire de la génétique,le second a tout acquis lors d'une très étrange détention.Tout au long de la partie, il va peu à peu nous révéler son histoire...Un grand moment !

Dirakkk (, Inscrit le 7 février 2011, 37 ans) - 12 février 2011


Un maestro 10 etoiles

Avec son court roman, ou sa nouvelle, suivant qui veut bien l'entendre, Stefan Sweig montre un talent extraordinaire. Il faut dire qu'en 1943 il n'en est pas à son coup d'essai.

Philosophe et psychanalyste, il fouille l'âme humaine et en extirpe tous les mots. Il narre ici l'histoire d'un "combat" où le terrain de jeu est un échiquier sur un bateau. L'histoire est captivante, et rien ne permet de faire une et une seule critique à selon moi un des plus grands auteurs du XXème.

RobinMiranda (Champigny, Inscrit le 7 février 2011, 18 ans) - 7 février 2011


Les bras de la folie. 10 etoiles

Encore une fois, Stefan Zweig sait nous épater en quelques pages.
Un récit au style fluide et simple mais dont la force des mots est incontestable. On se laisse emporter par le récit de ce mystérieux joueur d’échecs, par les mécanismes de son esprit laissé aux mains de la solitude. Zweig nous plonge dans la tête d’un homme torturé mentalement et on suit avec une fascination morbide le lent cheminement vers la folie. Aucun temps mort, comme si on nous murmurait à l’oreille et que, fascinés, on ne pouvait s’empêcher d’écouter.
Plus que ça, comme l’a dit Marco, c’est la critique fulgurante d’une époque où l’humanisme a laissé la place à la perfidie et la cruauté humaine.
Magnifique de par son style bien entendu, car c’est la première chose que je retiens toujours de Zweig. Il écrit simplement, sans chercher à en faire trop et pourtant, ses mots nous emportent dans son histoire, ses phrases viennent lentement enchaîner nos esprits à son récit.

Felicity11 (Bruxelles, Inscrite le 12 décembre 2007, 19 ans) - 19 janvier 2011


Premier Zweig 7 etoiles

J'ai suivi les encouragements des internautes à lire cette nouvelle. Je n'ai pas été déçu, mais je n'ai pas non plus crié au chef d'oeuvre.
L'histoire m'a étonnamment intéressé malgré le thème qui, avant la lecture, ne m'était pas familier.
Ce court récit ne m'a donc pas transcendé de par son thème particulier, cependant le style m'a vraiment donné l'envie de découvrir les autres oeuvres de S Zweig.

Killing79 (Chamalieres, Inscrit le 28 octobre 2010, 32 ans) - 15 janvier 2011


Une lecture très riche 10 etoiles

Plusieurs récit s'enchâssent l'un dans l'autre au fil de cette nouvelle. On s'intéresse tout d'abord à Czentovic, le mystérieux champion d'échec, et on se sent vite gagné par la grandeur de ce jeu universellement connu auquel Zweig lui-même s'est essayé. Puis la véritable histoire commence et plusieurs personnages aux traits à la fois intrigants et comiques s'affrontent autour d'un échiquier. La magie Zweig fait son effet et on se sent porté par la bonne ambiance qui règne dans le salon du bateau, vibrant au rythme des parties qui s'enchaînent.

C'est alors qu'un personnage supplémentaire apparaît : monsieur B. Son récit tragique qui mêle à la fois témoignage historique et analyse psychologique donne une force incroyable à la nouvelle. Le jeu d'échecs ne sert là que de prétexte pour mettre en scène le long cheminement d'un prisonnier politique vers la folie.

C'est alors que va se jouer la partie finale, l'affrontement brutal des deux génies des échecs aux styles si différents. Tous les projecteurs sont braqués sur monsieur B. que l'on supporte naturellement. Après une première victoire héroïque les dangers de la passion refont surface et à travers les inquiétudes du narrateur c'est Zweig qui nous livre sa morale.

Cette nouvelle est très plaisante à lire et on rit, on souffre, on angoisse et on s'impatiente en même temps que les personnages. C'est une oeuvre extrêmement riche par le nombre de questions qu'elle aborde et par la justesse des réponses que l'auteur propose.

Maufrigneuse (Nancy, Inscrit le 1 novembre 2010, 22 ans) - 6 janvier 2011


Bon livre... 7 etoiles

A conseiller !

Gael do rozario

Gaeldorozario (, Inscrit le 14 décembre 2010, 32 ans) - 14 décembre 2010


Un petit livre 5 etoiles

Je viens de refermer ce tout petit livre qui fut mon premier Zweig. Ce sont les critiques lues ici qui m'avaient donné envie de le lire. Une fois n'est pas coutume, quand il s'agit de m'atteler à un grand classique, je n'ai pas le sentiment d'avoir lu le même livre que l'énorme majorité des autres lecteurs.

Bien entendu, j'ai apprécié le style délicat et fluide, et bien entendu j'ai trouvé l'histoire plutôt originale. Mais bon, j'ai envie de dire "Tant de bruit pour ça ?" Même en replaçant cette nouvelle dans le contexte de la vie personnelle de Zweig, je trouve un peu fort de parler de chef d'oeuvre. Une parabole sur le totalitarisme ? Soit, mais un peu simplette.

Gnome (Région parisienne, Inscrit le 4 décembre 2010, 40 ans) - 8 décembre 2010


Encore un excellent roman de Stéfan Sweig 10 etoiles

Magnifique!!! Superbement écrit!!!! J'adore cet auteur. Ce livre est une profonde étude du comportement humain dans les conditions les plus extrêmes. Ce roman est douloureux mais terriblement humain.

Nina2010 (Bordeaux, Inscrite le 12 septembre 2010, 34 ans) - 6 décembre 2010


Une heure de pur plaisir! 10 etoiles

Ce roman vous prendra moins d'une heure à lire, mais ce sera sans doute la meilleure heure que vous ayez passée depuis un bon bout de temps. 5 étoiles selon moi

RatDeBibliothèque (, Inscrit le 22 janvier 2008, 27 ans) - 18 novembre 2010


excellent 10 etoiles

je tiens à critiquer ce livre même s'il y a déjà beaucoup de critiques car ce livre m'a bouleversé. D'abord quand j'ai vu la taille du livre j'ai été étonné qu'un si petit bouquin suscite tant de bruit. Et puis j'ai compris qu'un livre pour être bon n'a pas pour obligation d'être épais.
L'auteur va droit au but et plus d'une fois j'ai été épaté car j'ai eu le sentiment que chaque mot était le plus adapté, que chaque ponctuation était là où elle devait être.
Quand l'auteur décrit l'enfermement et la façon dont le héros sombre petit à petit dans la folie c'est impressionnant et on se demande si l'auteur n'a pas vécu la situation.
De plus on ne s'ennuie pas une seule seconde.
Un très bon livre.

Soup34 (, Inscrit le 30 septembre 2007, 31 ans) - 14 novembre 2010


Du très bon Zweig 9 etoiles

Ce petit livre est vraiment très intéressant , à tel point qu'on le lit d'une seule traite !
Vous perdrez tout sauf votre temps avec ce livre , vous gagnerez au contraire beaucoup de plaisir et de réflexion !

John (, Inscrit le 2 novembre 2010, 21 ans) - 8 novembre 2010


Echecs à la mort ........ 10 etoiles

une petite centaine de pages intenses.
La torture par le néant ; c'est pire que tout . S'attaquer à la raison d'un homme pour le voir périr et sombrer dans la folie.
Quand le médicament miracle ( le livre sur les échecs ) crée des dégâts au moins aussi lourds sur sa conscience , on se dit que la partie est perdue......
Pour rester vivant , Mr B s'est créé une seconde nature : l'anticipation . Anticiper les questionnements de ces juges , anticiper ses propres coups dans les parties d'échecs en aveugle !

Ce roman est tragique et magnifique à la fois .
Il ne faut pas nécessairement faire long pour être efficace.
Une belle et grande oeuvre.

Frunny (Boulogne-Billancourt, Inscrit le 28 décembre 2009, 46 ans) - 25 octobre 2010


4 étoiles! 8 etoiles

Le Joueur d'échecs est un roman écrit par Stefan Zweig. Le style de l'auteur, 'un niveau plutôt élevé, est fluide, classique, épuré. Le scénario est fouillé, riche en péripéties. Un très bon roman, à conseiller pour tous ceux qui s'intéressent aux échecs et à la bonne littérature.

Js75 (, Inscrit le 14 septembre 2009, 28 ans) - 21 octobre 2010


La folie des échecs 8 etoiles

Peut être Zweig l'a vécu, pour raconter si bien l'enfer que vit un prisonnier isolé dans sa cellule... et la folie à laquelle emmène une pratique irraisonnée des échecs. Le roman peut laisser sur sa faim : on l'aurait sans doute aimé plus long .

Coutal (, Inscrit le 11 juin 2007, 24 ans) - 7 octobre 2010


Incroyable! 8 etoiles

J'ai beaucoup apprécié ce livre. C'est court mais il n'en faut ni plus ni moins. C'est très bien écrit. On ne s'ennuie pas une seconde et le récit est très agréble à lire.

L'histoire racontée par M.B... est incroyable, triste et effrayante car l'écriture nous fait vraiment rentrer dans l'univers de cette chambre si particulière où tout est vide et où les pensées tournent et tournent encore.Le fait aussi de découvrir cet homme devenant complètement accro aux échecs pour ne pas sombrer.

Très très bon livre!!!! Merci à Critiques libres de me l'avoir fait découvrir.

Lalie2548 (, Inscrite le 7 avril 2010, 26 ans) - 6 octobre 2010


50 pages 8 etoiles

Que dire de ce mini bouquin? C'est une nouvelle qui se lit d'un trait!! Rapide, court, efficace!! C'est tout ce que j'ai à dire!

Nina-39 (, Inscrite le 15 avril 2010, 32 ans) - 21 septembre 2010


Un bon moment 7 etoiles

L'histoire est originale, le texte très bien écrit et le livre se lit rapidement (pas seulement parce qu'il est court). Mais il n'est pas pour moi incontournable, c'est un livre que je conseille de lire, intéressant, mais sans plus.

GiLau (Annecy, Inscrite le 18 septembre 2010, 49 ans) - 18 septembre 2010


Merci CL de m'avoir fait décourvrir S. Zweig ! 10 etoiles

Premier ouvrage de cet auteur que je lis, j'ai beaucoup apprécié, notamment son écriture...
A lire et relire !

Listelle (Bordeaux, Inscrite le 25 juillet 2010, 25 ans) - 18 août 2010


Torture et jeux intellectuels 8 etoiles

4e de couverture : Qui est cet inconnu capable d’en remontrer au grand Czentovic, le champion mondial des échecs, véritable prodige aussi fruste qu’antipathique ? Peut-on croire, comme il l’affirme, qu’il n’a pas joué depuis plus de vingt ans ? Voilà un mystère que les passagers oisifs de ce paquebot de luxe aimeraient bien percer. Le narrateur y parviendra. Les circonstances dans lesquelles l’inconnu a acquis cette science sont terribles. Elles nous reportent aux expérimentations nazies sur les elfes de l’isolement absolu, lorsque, aux frontières de la folie, entre deux interrogatoires, le cerveau humain parvient à déployer ses facultés les plus étranges. Une fable inquiétante, fantastique, qui comme le dit le personnage avec une ironie douloureuse, « pourrait servir d'illustration la charmante époque ou nous vivons ».

Mon avis : J'ai bien aimé ce titre qui montre avec force détails cette expérience faite sur un homme en cas d'isolement total. C'est crédible et horriblement souffrant à la fois. Il est facile de s'y transposer pour vivre l'angoisse qu'a du vivre le personnage qui finit par développer une puissante obsession qui le conduit à la folie.

J'ai trouvé cette nouvelle surprenante et d'une grande efficacité. Ça se lit d'un trait en plus d'y comprendre clairement le propos. Quant à l'épisode de torture, bien qu'il soit un peu long, je n'aurais pas pu faire mieux. Après tout, c'est le point central de la nouvelle et avoir fait les choses autrement n'aurait sans doute pas rendu le fardeau sur les épaules du personnage torturé.

Calepin (Québec, Inscrit le 11 décembre 2006, 30 ans) - 22 juin 2010


Encore 10 etoiles

La seule chose qu'on peut demander en lisant la dernière ligne de cet ouvrage c'est encore encore encore !!!!!
Un livre époustouflant.

Oliivia (, Inscrite le 5 mai 2010, 25 ans) - 9 juin 2010


Un livre volumineux! si si! 10 etoiles

Je reprends à mon compte les adjectifs de mes camarades : exceptionnel, jamais oublié, fabuleux...Il y a deux choses, d'abord cela ne ressemble pas aux autres zweig, je veux dire que ce livre est intemporel dans son écriture. D'autre part il y a ce qui est écrit, quelques pages et tout ce qu'il n'y a pas d'écrit mais qui est dans le livre : la violence psychologique qui est comme un prolongement après le point final. Comme les autres (jamais oublié) je continue de "lire" ou de ressentir ce prolongement des années après. C'est donc un livre très volumineux!

Yeaker (Dijon, Inscrit le 10 mars 2010, 38 ans) - 29 avril 2010


bien + 7 etoiles

J'ai bien aimé la deuxième histoire de la nouvelle, où le personnage devient fou en jouant contre lui-même aux échecs enfermé dans sa chambre. C'est vrai que cette atmosphère est assez pesante quand on l'imagine. Ca se lit vite, c'est frais, mais sans plus.

Adrien34 (, Inscrit le 18 janvier 2009, 21 ans) - 13 avril 2010


Le meilleur de Stefan Zweig 10 etoiles

avec Vingt-quatre heures de la vie d'une femme...

Tina64 (, Inscrite le 26 mars 2010, 31 ans) - 26 mars 2010


Un chef d'oeuvre tout simplement 10 etoiles

Que dire de plus que ce qui a déjà été dit.

Un livre très court mais qui reste gravé dans la mémoire.
Et qui confirme une chose : on ne peut pas avoir une vision manichéenne de l'esprit humain.
Non tout n'est pas noir ou blanc / vrai ou faux / beau ou laid ...

Dans ce monde où on a tendance à trancher sans discernement, ce livre permet de réfléchir sur les jugements à l'emporte pièce.

Un livre humaniste et qui compte dans une vie de lecteur

Bobo (, Inscrit le 10 décembre 2009, 52 ans) - 19 février 2010


Vite lu, jamais oublié 10 etoiles

Lu ce livre il y a longtemps, je n'y ai pas réalisé à l'époque l'impact du contexte historique ni toutes les métaphores dont le récit fait preuve. Il est évident qu'une deuxième lecture s'impose mais ce que j'en retiens est justement un roman brut, sans artifice, qui marque mon esprit d'une empreinte forte. Et cette plume...

El grillo (Saint Prix, Inscrit le 4 mai 2008, 38 ans) - 18 novembre 2009


magnifique!!! 10 etoiles

J'ai découvert l'auteur zweig à travers cette oeuvre. Je dois dire qu'elle m'a épatée . En effet elle rassemble toutes les caractéristiques de la nouvelle et se démarque par une originalité. La fin de celle ci est véritablement une chute puisque nous sommes absolument surpris les dernières pages du livre. Elle m'a donné envie de lire les autres romans du même auteur. J'y vais de ce pas.....

Pounette (, Inscrite le 31 juillet 2008, 35 ans) - 20 septembre 2009


Deux histoires en une 8 etoiles

J'aime les échecs. Que dire de cette opposition entre deux tranches de vie qui se rejoignent autour d'une partie. Le jeu n'est qu'un lien entre eux, mais quels destins ! Celui de Monsieur B. est bouleversant. Zweig nous entraîne dans la folie de son personnage. J'ai beaucoup aimé.

Lolo6666 (, Inscrit le 20 août 2009, 38 ans) - 20 août 2009


Brutal 10 etoiles

Une nouvelle qui se dévore d’un trait. Humain, sans fard, belle écriture, procédé narratif intéressant de récits enchâssés, des personnages magnifiquement campés... Ne connaissant pas les détails de la vie de l’auteur, je n’avais pas vu toutes les subtilités que vous mentionnez. C’est un récit fort, très touchant. Je recommande vivement.

Nance (Montréal, Inscrite le 4 octobre 2007, 28 ans) - 7 août 2009


Un très bon livre, en effet ! 10 etoiles

"Texte d'un chronique radio, donc, mille excuses pour les redites par rapport à vos critiques qui m'ont donné envie de lire cette longue nouvelle de Stefan Zweig. Merci à tous !"

L’été c’est fait pour lire, oui, mais c’est aussi un temps de jeu ! Alors quoi de plus naturel que de trouver, lire et vous conseiller un petit livre consacré au jeu, « Le joueur d’échecs » de Stefan Zweig. Autre avantage de cet ouvrage, il existe en version poche ce qui ne mettra pas en péril votre budget estival…
Premier constat : si le jeu d’échecs est un jeu dont les parties peuvent sembler longues, la nouvelle de Zweig est courte et se lit d’un seul élan. D’ailleurs, dès que vous êtes sur le bateau New-York Buenos Aires en compagnie du narrateur, vous ne pouvez plus fermer le livre. C’est comme ça, il faut le savoir et, heureusement, il est court, seulement une centaine de pages…
A bord, un homme est là incognito… C’est le champion du monde d’échec, un certain Czentovic. Pris au piège du jeu, le voilà en train de jouer contre les gentlemen qui voyagent. C’est un amusement, d’ailleurs, il joue plusieurs parties à la fois… C’est l’attraction du voyage…
Un autre homme est là, dans l’ombre, lui aussi perdu dans l’anonymat total, il sera d’ailleurs nommé simplement par ses initiales, MB. Au cours d’une partie, il se laisse aller à donner un ou deux conseils aux joueurs prétentieux qui voulaient affronter Czentovic… et les conseils portent leurs fruits… Tout le monde le croit grand joueur et voilà que se prépare un match « officiel » entre MB et le champion du monde… MB hésite, dit qu’il n’a pas joué depuis longtemps… Rien n’y fait, il devra jouer…
C’est là, au cœur de cette histoire, que se situe la seconde histoire, le récit de la vie, du moins d’une partie de la vie, de MB. En effet, sans tout vous révéler, MB vient d’Autriche, le pays que vient d’annexer Hitler et nous sommes pendant la seconde guerre mondiale. Stefan Zweig, je le précise pour ceux qui ne le connaitrait pas, est mort en 1942, il était Autrichien et s’est suicidé au Brésil avec son épouse probablement écœuré par la victoire du fascisme et la propagation de la guerre à la planète entière…
Il faudra comprendre, aussi, que lors de l’écriture de cette nouvelle Zweig ne connaît pas la réalité des camps de concentration. C’est pour cela que son personnage de MB peut déclarer en comparant son sort à celui des déportés :
« Dans un camp de concentration, il m’eut fallu sans doute charrier des cailloux, jusqu’à ce que mes mains saignent et que mes pieds gèlent dans mes chaussures, j’eusse été parqué avec vingt-cinq autres dans le froid et la puanteur. Mais du moins, j’aurais vu des visages, j’aurais pu regarder un champ, une brouette, un arbre, une étoile… »
Oui, MB est enfermé dans une chambre vide et c’est là, après avoir dérobé un livre de grandes parties d’échecs, qu’il découvre ce roi des jeux. A force de faire et refaire ces parties dans sa tête, sans jeu réel, il devient quelque peu fou… Il s’était promis de ne jamais jouer aux échecs… mais ça été plus fort que lui en voyant Czentovic…
La partie finale d’échecs entre les deux maitres, le reconnu et celui qui n’a jamais joué que dans sa tête, est une partie d’anthologie. Stefan Zweig décrit avec talent mais aussi un œil exercé toutes les phases d’excitation du joueur pathologique. C’est fascinant… et ça nous renvoie à certains de nos comportements…
Cette belle nouvelle ne dégoute pas du jeu, elle met en garde contre, d’une part, la dictature, d’autre part, le jeu excessif. Oui, le jeu doit rester une activité ludique, non un esclavage… Comme la lecture estivale… Juste un plaisir !

Shelton (Chalon-sur-Saône, Inscrit le 15 février 2005, 55 ans) - 4 août 2009


Regrettable 8 etoiles

Regrettable, en effet, qu'il n'y ait pas quelques (dizaines de) pages supplémentaires à lire...Un très bon livre !
La description du tourment psychologique que vécut le Dr. B est nauséabonde à souhait !

Nicolas D. (Lille, Inscrit le 19 octobre 2006, 29 ans) - 27 juillet 2009


Bien 9 etoiles

Un livre à lire!!!!

Lepenseurfou (, Inscrit le 11 mars 2009, 23 ans) - 22 mars 2009


Un immense chef d'oeuvre! 10 etoiles

Cette nouvelle est épatante et fabuleuse, lisez-la! Que dire de plus?

Soldatdeplomb4 (Nancy, Inscrit le 28 février 2008, 22 ans) - 4 mars 2009


Genre : Psychédélique 9 etoiles

Sur le thème des échecs, nous avons deux spécimens. L'un, Mirko Czentovic, ne vit sa vie de champion (champion du monde d'échecs) que d'échec. Froid et insociable frustré et obnubilé par sa seule passion sinon l'argent.

L'autre n'a pas joué depuis 20 ans et connait le jeu comme sa poche. Pourquoi? Parce que le génie diabolique nazi l'a non pas déporté dans l'un de ses camps, mais l'a torturé psychologiquement afin d'épier en lui toutes les informations qui leur étaient nécessaires pour établir leur police politique là où leur indiquerait l'esprit-victime. Noyé dans cette torture, il se réfugia dans un livre sur... les échecs.

Ce livre aborde l'esprit humain, d'une manière ingénieuse. Excellent livre.

Elouan.A (, Inscrit le 31 décembre 2008, 19 ans) - 30 janvier 2009


délicieux 10 etoiles

Tout est dit par les autres mais je veux moi aussi apporter mes étoiles à ce petit livre absolument prenant à lire, et qui le mérite. Tout d'abord l'histoire est captivante du début à la fin. On fait la connaissance de deux personnages, aussi originaux l'un que l'autre; d'un côté le célèbre champion du monde des échecs, le grand Czentovic, dont la personnalité et l'ascension sont passionnantes, et de l'autre, un certain M.B un inconnu qui apparaît subitement dans le déroulement du narrateur, et qui prend bientôt toute la place. On découvre son parcours et son mystère, c'est délicieusement bien écrit, impossible de se lasser même des répétitions. Un petit livre sympa à lire que je vous recommande à tous.

Tameine (Lyon, Inscrite le 9 juin 2008, 46 ans) - 10 janvier 2009


Encore un chef-d'oeuvre de Stefan Zweig! 10 etoiles

Comment un homme peut-il décrire de façon si précise, si juste et si bien écrite (malgré la traduction, c'est toujours fantastique) des personnages fins, rares, incroyables... L'histoire de ce livre est étrange, la torture flintant avec la psychose, mais Stefan Zweig dépeint avec perspicacité le conflit intrapsychique des protagonistes, leurs histoires où plane le spectre de la guerre.
C'est un véritable chef-d'oeuvre!

Le café de... (Perpignan - Bordeaux, Inscrite le 17 août 2008, 27 ans) - 29 décembre 2008


Etouffant 10 etoiles

Encore une nouvelle, mais dans un tout autre style : la partie "échecs" est bien écrite, mais c'est le récit du Dr. B. (la moitié de la nouvelle) qui porte ces 100 pages. C'est poignant, prenant, étouffant même. Ca fait froid dans le dos je trouve.
Très très intéressant !

Manumanu55 (Bruxelles, Inscrit le 17 février 2005, 32 ans) - 11 décembre 2008


Echec et mat ! 10 etoiles

Un roi de l'écriture qui nous rend fou dans cette histoire géniale de pions qui s'affrontent mais où l'intrigue reste reine !

Luange (, Inscrite le 25 novembre 2008, 30 ans) - 25 novembre 2008


Une immense réussite 10 etoiles

Les plus grands livres ne sont pas toujours les plus... épais. Un récit génial, à la fois réaliste et allégorique au possible. Plein de sens.

Hierocles (, Inscrit le 21 mars 2008, 32 ans) - 21 mars 2008


Mat 10 etoiles

Un combat à mort. Voilà tout simplement ce que nous révèle ce tout petit livre. Mais d'une telle intensité, suffocante.
A lire absolument.

Arval (Papeete, Inscrite le 8 mars 2008, 43 ans) - 14 mars 2008


Un petit bijou... 10 etoiles

L'histoire se déroule sur un paquebot en partance pour Buenos Aires. Le narrateur rencontre le champion du monde d'échec Czentovic, étrange personnage froid et placide. Il fait également la rencontre du Dr B, jadis séquestré par la Gestapo. On apprend que ce dernier a subi une détention très difficile, sans lumière ni compagnie, n'ayant même pas un livre à se mettre sous la main... Jusqu'au jour où il vole un manuel d'échecs lors d'un interrogatoire. Dès lors, ces quelques feuilles de papier vont lui permettre d'oublier son oppressante solitude et de s'évader de sa cellule par la pensée. Mais très vite, cette échappatoire va tourner à la névrose, à une sorte de combat avec lui-même, et son cerveau va se séparer en deux: "une partie blanche et une partie noire". Il va en quelque sorte se dédoubler pour se tenir compagnie. Par l'acharnement qu'il s'inflige le docteur B ne tarde pas à connaître toutes les facettes de ce jeu et acquiert des automatismes. Puis on revient sur le paquebot et une partie d'échecs est organisée entre le docteur B et Czentovic. Les deux concurrents ont une perception du jeu fondamentalement différente. Le premier développe une stratégie qu'il connaît par coeur alors que le second fonctionne à l'instinct. Le combat s'avère être très serré...
Oeuvre posthume de Zweig, "Le joueur d'échec" présente de nombreux niveaux de lecture. Le traumatisme engendré par la détention constitue le sujet majeur de cette nouvelle. De longues descriptions faites par le docteur reflètent la longueur des interminables journées passées à l'intérieur de sa cellule. La passage décrivant la chute d'une goutte de pluie est littéralement oppressant pour le lecteur. Zweig va même jusqu'à préférer les camps de concentration à son enfermement et démontre que le pire châtiment que l'on peut infliger à un être humain est de le priver de sa liberté, de l'isoler du monde extérieur. La folie occupe également une grande part dans le récit de Zweig notamment lors de l'ultime partie d'échecs au cours de laquelle le docteur manifestera de nombreux débordements incontrôlés dû à son traumatisme. Enfin, l'auteur fait l'apologie du jeu d'échecs qu'il considère comme très bénéfique pour l'intellect car "toute l'énergie du joueur est concentrée sur un domaine très restreint" l'obligant à repousser des limites qui apparaîssent très vite.
Une excellente nouvelle donc, qui peut se lire à différents niveaux et faisant d'une grande profondeur.

Baader bonnot (Montpellier, Inscrit le 11 janvier 2008, 28 ans) - 15 janvier 2008


Exceptionnel 10 etoiles

Exceptionnelle introspection de Zweig dans cette nouvelle/roman...

Par l'habileté de ces descriptions, il parvient à fournir au lecteur une vision parfaite de l'esprit du "joueur d'échec"... La limite entre le génie et la folie, la force de l'esprit révélée et le moyen de lutte de l'être humain dans des moments insurmontables...

Un grand merci à Zweig pour cette oeuvre incontournable de la littérature et pour les effets sur le lecteur, le poussant à réfléchir, même lorsque le récit est terminé.

JFK (, Inscrit le 11 juin 2007, 28 ans) - 9 juillet 2007


Ouf... 8 etoiles

Dur, dur, le Joueur d'échecs, la réflexion vient après l'achèvement de la nouvelle. Que dites-vous du passage où Mr B... découvre une nouvelle pièce à apprendre par coeur ? Tellement vrai ! Exemple : Entrez dans votre chambre, fermez porte(s) et fenêtre(s), et asseyez vous sur votre lit pour commencer. Regardez tout ce qui vous entoure et certains détails de votre chambre qui vous auront échappés en temps normal se révèlent passionnants... Mais au bout de dix minutes à peine, vous repenserez au Joueur d'échecs de Stefan Zweig et vous comprendrez tout ce que je viens de raconter.

Zolien (, Inscrit le 25 avril 2006, 46 ans) - 25 avril 2006


Un roman/nouvelle passionnant à 2 titres 10 etoiles

D'abord un réquisitoire contre le totalitarisme. Ou comment un homme peu résister par la seule force de son mental.

Ensuite, une passionnante plongée dans les échecs et le risque de ce jeu de devenir une monomanie pour ses pratiquants ...

JEANLEBLEU (Orange, Inscrit le 6 mars 2005, 43 ans) - 5 mars 2006


Excellent! 8 etoiles

Je l'ai lu quelques années auparavant pendant ma période où je lisais beaucoup de Zweig. J'ai beaucoup aimé.

Norway (Entre le Rhin, la Méditerranée et les Alpes !, Inscrite le 7 septembre 2004, 36 ans) - 22 février 2006


belle parabole 8 etoiles

Un joueur d'échecs tombé du ciel qui n'a pas joué depuis 20 ans, un autre champion incontesté avant l'arrivé du premier. Le décor est posé et le récit de l'horreur de l'enfermement, de la pression et de l'oppression gestapiste commence.
Le joueur d'échecs est un cri puissant face au nazisme mais ce cri est évidement appliquable aux totalitarismes de tous genres.

Oxymore (Nantes, Inscrit le 25 mars 2005, 39 ans) - 22 février 2006


Testament 7 etoiles

Sujet du Baccalauréat 2001 en Letttres, j'ai été amenée à le lire. Malgré le côté obligatoire de cette lecture, je n'ai pas boudé mon plaisir. Rien à redire sur la qualité d'écriture, bonne et fluide, mais sans être exceptionnelle.
Par contre l'histoire est particulièrement tragique et désespérante, et laissait peu d'espoir quant à l'avenir des contemporains de l'auteur.
Le héros, esprit brillant, est déchirant dans son combat contre la folie face à son adversaire philistin.

Opalescente (, Inscrite le 8 novembre 2005, 29 ans) - 10 novembre 2005


Brillant 6 etoiles

C'est le premier livre de "Stefan Zweig" que je lis, et je lui tire mon chapeau. C'est vite lu,très bien écrit, très fin.
J'adore l'aspect "psychose" du personnage, la manière dont il finit rongé paradoxalement par ce qui l'a sauvé (la pratique des échecs). Alors je donne sans hésiter 3 étoiles.

Pierre666 (Strasbourg, Inscrit le 13 octobre 2005, 30 ans) - 6 novembre 2005


Au bord de la folie 9 etoiles

Dans ce livre, comme dans Amok, le personnage central se trouve introduit par un autre personnage. Il nous raconte l'histoire captivante et terrifiante du héros, le joueur d'échecs. Le récit est très rythmé. Le ressenti des personnages, hors du commun, est décrit merveilleusement.

Ichampas (LAMBALLE, Inscrite le 4 mars 2005, 47 ans) - 20 avril 2005


Rien à ajouter ... 10 etoiles

... à ce qui a brillament été écrit dans les critiques précédentes. Je me joins aux autres lecteurs pour vous encourager à découvrir ce livre passionant.

Je viens de découvrir cet auteur à la biographie elle même dramatiquement romanesque et la force de ce petit livre m'encourage à aller plus avant dans la lecture de ses oeuvres.

Merci aux précédents critiqueurs qui ont su éveiller ma curiosité et mon envie.

Tophiv (Reignier (Fr), Inscrit le 13 juillet 2001, 36 ans) - 2 mars 2005


Qui gagne? 8 etoiles

Une nouvelle superbe qui utilise le jeu d’échecs comme une métaphore terrifiante sur la schizophrénie. Une écriture grise mais claire et symbolique qui donne un indice du désespoir de l’auteur à ses derniers jours.

Aaro-Benjamin G. (Montréal, Inscrit le 11 décembre 2003, 42 ans) - 30 novembre 2004


Triste 3 etoiles

J'ai trouvé l'histoire de ce livre plutôt triste.
J'aimais beaucoup Zweig il y a plusieurs année.
J'admire toujours autant sa plume mais je trouve maintenant ses histoires tristes.

Lectrice (Pas de calais, Inscrite le 8 octobre 2004, 37 ans) - 8 octobre 2004


Survivre par un échiquier 10 etoiles

Brillante nouvelle de Stefan Zweig débutant sur un paquebot à bord duquel se trouve le champion du monde des échecs, Czentovic, homme époustouflant face à un échiquier mais à l'intelligence et au savoir-vivre plus que médiocres. Sur ce même navire se trouve un autre homme, le Dr. B, qui prend incidemment part à une partie entre Czentovic et quelques voyageurs et renverse le cours du jeu. En voulant savoir qui est cet homme, le narrateur plonge de plein fouet dans un univers tout autre que celui des échecs, le monde de l'oppression, de l'emprisonnement, de l'humiliation et de la folie. Tortures et interrogatoires de la Gestapo contre cet homme pendant la guerre, un homme qui trouvera refuge dans les échecs pour tuer le temps.
"Mais qui au monde disposait de plus de temps que moi, dasn cet esclavage où me tenait le néant, qui dont aurait pu être plus avide et plus patient?" (page 65 édition Poche)
Apprenant au départ par coeur les parties des grands maîtres, notre homme décidera un jour de jouer contre lui-même, étant lassé des 150 modèles qu'il répète inlassablement. Jouer contre soi-même, un dédoublement de personnalité dangereux proche de la folie. Une monomanie dont il ne sortira jamais réellement, même des années plus tard, nous le découvrons dans ce récit.

En moins de cent pages, Stefan Zweig m'a, une fois de plus, coupé le souffle. Le portrait qu'il dresse de Mirko Czentovic est réaliste et frappant. Arrive alors une croisière, des voyageurs sans grande particularité, une partie d'échecs pour l'amusement et l'arrivée d'un homme qui remet tout en question et étonne. Le récit qui suit, celui des années d'enfermement à la merci des nazis, est dur tout en n'étant jamais mélodramatique ou enduit de pathos. C'est une dureté qui nous est présentée sans fard et sans effets de manche, tout est sobrement raconté et c'est très bien comme ça, il n'en fallait pas plus pour sentir son estomac se nouer face aux souffrances qui ont été celles de cette homme, le Dr.B. Un homme prêt à replonger. Admirable fébrilité décrite dans les dernières pages par Stefan Zweig dont on devine, au fil des lignes, qu'il insère une bonne partie de lui-même dans ce texte. L'oppresseur, la barbarie, la souffrance, autant d'éléments qu'il connaît et qu'il utilise pour composer son récit sans que celui-ci soit ouvertement un ouvrage militant ou de propagande.
Le talent de Zweig fait le reste. Le lecteur est envoûté par la magie des échecs tout en étant secoué par la monstruosité nazie. Le tout donne une certaine nervosité qui fait dévorer cette nouvelle sans interruption de la première à la dernière page.

Sahkti (Genève, Inscrite le 17 avril 2004, 37 ans) - 3 octobre 2004


Résilience, courage & échecs 10 etoiles

Wow....je viens de finir ce "testament" comme le dit si bien Marco, et j'en suis encore tout retourné.

Quel récit troublant de résilience extrême face à l'atrocité. Une histoire choc...inoubliable!

FightingIntellectual (Montréal, Inscrit le 12 mars 2004, 29 ans) - 4 mai 2004


Flirt avec la folie 6 etoiles

Avez-vous déjà jouer aux échecs?moi,oui mais j'évite car je n'ai pas vraiment la patience pour une longue partie...alors,le personnage principal réalise vraiment un exploit!! & qu'il devienne fou par la suite n'a rien d'étonnant!!! Je me souviens avoir lu ce livre l'année du bac parce qu'il était au programme.Nous avions étudié d'une part,le combat du Bien et du Mal à travers la symbolique des cases et pions noirs et blancs;et d'autre part,la folie.J'ai conservé ce que disait mon prof de lettres:"Plus on tend sa pensée vers une seule chose,& plus on touche à l'Infini" Donc un flirt avec la folie est un flirt avec l'Infini!!!

Banzaille (Rennes, Inscrite le 14 janvier 2004, 27 ans) - 21 janvier 2004


Drôle de folie...... 8 etoiles

Il y a bien longtemps que j'ai lu cette nouvelle de Stefan Zweig mais je pense qu'elle restera à jamais gravée dans ma mémoire tellement elle est poignante et étrange à la fois, il nous semble vivre avec ce prisonnier allemand et être confiné dans la même cellule que lui.... Ce qui est étrange, surtout que progressivement il sombre dans la folie des échecs, et là cela devient quelquefois un peu angoissant......!!!!
Mais cela n'empêche en rien cette nouvelle d'être un vrai chef d'oeuvre et de souligner une fois encore tout le talent de Zweig qui a su décrire la montée du régime nazi même s'il s'est donné la mort au cours du conflit.

Ondatra (Tours, Inscrite le 8 juillet 2002, 30 ans) - 23 septembre 2002


Indiscutablement oui ! 10 etoiles

Au "Joueur d'Echec" d'abord et à Pendragon, ensuite, qui envisage de lire quelques autres nouvelles de Zweig. Je conseillerais "La Peur" ainsi que "Le Chandelier enterré". Ce sont deux merveilles, mais il y en a encore d'autres...

Jules (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 67 ans) - 25 mars 2002


Little Big Book 9 etoiles

Oui, un grand petit livre. Des côtés "Novecento, pianiste" (le paquebot, la traversée, le virtuose inattendu) mais aussi des réminiscences (en moi, à la lecture) du "Zéro et l'Infini" de Koestler. Les échecs - et le livre - comme moyen d'échapper à l'ennui, à l'annulation de soi, à l'absurde, à la mort... Pas un mot de trop : c'est ce qui fait le prix des grands livres...

Lucien (, Inscrit le 13 mars 2001, 57 ans) - 25 mars 2002


une de plus... 9 etoiles

Bon nombre de critiques éclairs ont déjà été faites sur cette fabuleuse nouvelle, mais permettez-moi de donner également mes étoiles à celle-ci... et de remercier Zoom de son cadeau ! C'est en effet un véritable petit chef-d'oeuvre et je ne me tiens plus d'impatience de lire ses autres nouvelles...

Pendragon (Liernu, Inscrit le 26 janvier 2001, 41 ans) - 25 mars 2002


Mmmmh ... miam ! 10 etoiles

Je vais me ranger derrière tous ceux qui ont fait l'éloge de cette nouvelle. Oui, je l'ai lu en une fois, avidement et sans être déçue, oui c'est un petit livre qui est grand et mérite qu'on se le garde toujours dans notre bibliothèque, en bref, oui moi aussi j'ai adoré. J'ai été fascinée par ce livre : l'écriture ET le sénario. Et je connais quelqu'un qui n'aime pas lire et qui l'a vraiment apprécié... c'est déjà ça, n'est ce pas ?! Je le conseille à tous car il y a mille manières d'y trouver de l'intérêt : le côté historique, le jeu, la psychologie, l'intrigue, l'auteur et/ou son talent, etc. Une chose est sûre : je m'en remangerai un bout, ou plus!

Dada (Bruxelles, Inscrite le 15 novembre 2000, 36 ans) - 13 février 2002


stimulation 5 etoiles

faute de stimulation on devient fou alors on apprend à jouer aux échecs...zweig a peut etre joué à l'écrivain lui...livre prémonitoire?

Pétoman (Tournai, Inscrit le 12 mars 2001, 37 ans) - 20 juillet 2001


Rien compris ?... 9 etoiles

Pétoman a raison en disant que sans stimulation on pourrait devenir fou. L'esprit ne s'y fait pas. Comme le disait Alain dans ses "Propos": "On tourne sans avancer". Ici, la situation du personnage est pire encore ! Les seules directions que pourrait prendre son esprit son affolantes ! ætre arrêté par la Gestapo ne laisse pas beaucoup de possibilités joyeuses au cerveau. Comme on a aussi coutume de dire que la réalité est bien souvent moins grave que l'idée que l'on s'en faisait, on peut imaginer l'état de son esprit!... N'ayant non plus aucune possibilité de se suicider, il a eut la chance, et la présence d'esprit, de trouver cet échappatoire à la folie quasi certaine. Maintenant que Zweig aurait aussi jouer à l'écrivain, je laisse au futur psychologue qu'est Pétoman à nous expliquer cela ! Rien n'est impossible, mais alors on pourrait aussi dire que chaque activité humaine serait une échappatoire à l'idée de la mort...

Jules (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 67 ans) - 20 juillet 2001


fabuleux 10 etoiles

La richesse , la profondeur de S. Zweig, est indicible. Cette nouvelle , comme tant d'autres, en est un exemple. Tout y est fascinant : l'esprit, l'intelligence, la finesse psychologique, la construction littéraire : un joyau . Comment, vous ne l’avez pas lu ? ? ?

Zoom (Bruxelles, Inscrite le 18 juillet 2001, 58 ans) - 19 juillet 2001


Excellente critique de Marco 9 etoiles

J'ai lu ce livre par hasard, en fouillant dans la bibliothèque de ma grand-mère il y a qq années. Je l'ai dévoré et c'est lui qui m'a fait connaître Zweig, un auteur incontournable s'il en est.
Je conseille le receuil de nouvelles "Amok" également dans lequel il montre toute l'étendue de son talent.
Zweig ne pouvait pas survivre, il était bien trop humain.

Virgile (Spy, Inscrit le 12 février 2001, 32 ans) - 19 juillet 2001


Quel livre ! 10 etoiles

Indépendamment de l'aspect politique ou psychologique mis en avant par les critiqueurs, ce livre est exceptionellement prenant. Ne le commencez pas tard le soir, vous n'irez pas vous coucher avant de l'avoir fini !

La partie d'échec finale, entre l'aristocratique Monsieur B. et le rustre champion réveille en nous les pires instincts de supporter; comme un enfant devant un match de football de son équipe préférée on se laisse prendre à vouloir la victoire du sympathique Monsieur B. par dessus-tout.

Saule (Bruxelles, Inscrit le 13 avril 2001, 46 ans) - 6 juin 2001


Survivre grace à la folie 8 etoiles

Amateur d'échecs j'ai lu ce livre il y 2-3 ans. Livre excellent s'il en est, plus que le jeu en lui même montre comment on peut devenir fou en voulant s'évader, en se fixant sur une obsession...
C'est un peu l'air de "Diego, libre dans sa tête", alors derrière les barreaux il trouve son évasion dans le jeu d'echec. Seul "petit" problème, quand on se limit eà un seul mécanisme de défense, tout bon psychologue vous dira que cela vire à la pathologie...
Un roman excellent, sur fond de jeu d'échec, d'Histoire et de psychologie.
J'ai adoré!

Blue Sky (Bruxelles, Inscrit le 19 mars 2001, 37 ans) - 6 juin 2001


souvenir de cours 10 etoiles

j'ai du lire ce bouquin pour un cours de théorie de la personnalité, en fait, ce livre, c'est toute la question de l'investissement... psychologique... bref, la passion l'emporte toujours sur la raison... faut donc s'en faire une raison

Pétoman (Tournai, Inscrit le 12 mars 2001, 37 ans) - 28 mai 2001


L'esprit et ses manies 9 etoiles

Avant tout, merci Marco, pour m'avoir remémoré ce livre, lu il y a plus de 10 ans... Je me suis empressé de m'y replonger, avec le même plaisir de lecture.
Que dire du Joueur d'Echec, sinon parler encore et toujours du plaidoyer humaniste de Zweig, de la lutte (presque ?) victorieuse de l'homme face au système, malgré la torture...
Dire surtout que ce système là existe toujours, parfois moins subtil, mais toujours aussi odieux. Et que chaque jour, d'autres hommes sont broyés par un système monstrueux, parfois tout près de chez nous...
En résumé, un grand petit livre.

Obi-Wan (Uccle, Inscrit le 2 mars 2001, 40 ans) - 9 avril 2001


hymne à la vie 10 etoiles

C'est le livre que j'ai préféré de ma vie!!! C'est un hymne à l'instinct de survie. Que vous dire si ce n'est que vous encourrager à le lire.
Livre allemand digne d'une bonne proline belge! Clair, synthétique, germanique, d'un auteur mondialement connu,le livre est malheureusement trop fin (nombre de pages).

Jadsopekum (Rixensart, Inscrite le 8 mars 2001, 38 ans) - 8 mars 2001


Un excellent choix !

J'ai adoré ce livre ! Une merveille d'autodéfense de la part d'un homme traqué et menacé dans ce qu'il a de plus profond. Face à lui, une machine à broyer les hommes. Stefan Zweig a payé de sa vie sa perception d'un monde déshumanisé! L'écroulement du troisième Reich, à peine quelque temps après son suicide, n'empêchait pas que tout cela allait continuer encore longtemps sous le régime des goulags et des hôpitaux psychiatriques !

Jules (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 67 ans) - 6 mars 2001


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  Tentative d'explication du livre 7 Coutal 7 avril 2011 @ 12:01

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