 |
|
Miséricorde
de Jussi Adler-Olsen
Titre original : Kvinden i buret
Catégorie(s) : Littérature => Policiers et thrillers
critiqué par Vertigineux, le 24 février 2012
(Inscrit le 11 février 2011, 52 ans)
La note:
Moyenne des notes :  (basée sur 9 avis)
Cote pondérée :  (2 003ème position).
Visites : 2 065
|
|
Un grand polar!
Ma première grande lecture en cette année 2012!
J'avoue ma surprise en ne trouvant pas de critique concernant cet excellent roman policier danois sur Critiques Libres aussi, je serai donc le premier à vous conseiller de le lire.
Carl Morck, personnage principal de ce roman, est un policier danois aussi talentueux qu'individualiste. Peu apprécié de ses collègues, à la suite d'un arrêt de travail dû à une tentative de meurtre sur sa personne, sa hiérarchie choisira de l'évincer de son service à la Criminelle en créant spécialement une section (dont il aura la charge) chargée de résoudre des affaires anciennes, non élucidées.
Carl, complètement démotivé se voit transféré dans la cave de l'immeuble de son ancien service où il a tout loisir de buller, incapable de prendre sa vie en main, carrément dépressif suite à l'agression dont il a été la victime et souffrant d'une solitude malsaine depuis que sa femme l'a quitté quelques années auparavant.
Son supérieur lui adjoindra, pour l'aider dans sa tâche, un émigré syrien, Assad. Ce renfort, initialement dévolu à la photocopieuse, s'avérera immédiatement de par sa présence un déclic pour Carl Morck. Le policier danois prendra alors sur la pile d'affaires non résolues dont il a la charge celle du dessus : l'affaire Merete Lyyngaard. Cinq ans auparavant, la soudaine disparition de celle qui incarnait l'avenir politique du Danemark avait mis son pays en émoi. Depuis : rien!
Carl et Assad vont reprendre une affaire où de nombreuses incohérences ont été commises par les enquêteurs de l'époque.
Je m'arrêterai à ce point du roman, détestant connaître par avance le scénario d'une intrigue.
Mais les personnages principaux de Carl Morck, de Merete Lyyngaard et surtout de l'imprévisible Assad deviennent inévitablement attachant.
D'une écriture simple, maniant à merveille ironie et humour, ce livre ne se laisse fermer qu'à regrets, signe qui ne trompe pas en tous.
Pour finir, même s'ils n'ont rien à voir, absolument rien d'ailleurs quant à la trame ni au style de romans policiers, le calvaire dont est victime Merete ressemble fort à celui vécu par les victimes du dément Kurtz, sombre héros de l'excellent roman français "Prédation".
Enfin, la progression de l'enquête menée par Carl Morck et son assistant Assad est d'une exactitude et d'une logique digne des meilleures enquêtes de Hieronymus Bosch, autre policier mythique du polar d'outre atlantique.
Je conseille, je cautionne, lisez MISERICORDE. Vous ne le regretterez pas!
|
Version imprimable
Partager sur Twitter
Partager sur Facebook
|
| Les éditions |
|
|
| Livres liés |
Les enquêtes du département V
Enregistrez-vous pour créer ou modifier une série |
| Les critiques éclairs (8)
|
|
Enregistrez-vous pour publier une critique éclair! »
|
| Création du Dpt V |
 |
|
Cette inauguration du Dpt V est moins convaincante que le second opus; Profanation.
Les héros, les lieux, l'environnement se mettent en place et c'est parfois un peu confus.
C'est un bon "petit" polar, avec une enquête bien menée, l'intrigue de base est un peu tirée par les cheveux mais l'ensemble est bien écrit et se lit aisément.
Pierraf (Lyon, Inscrit le 14 août 2012, 55 ans) - 18 mai 2013 |
|
| L'humour qui sauve tout |
 |
|
Effectivement il s'agit d'un thriller assez classique, sauf qu'il est assaisonné d'un humour qui n'est certes pas anglais, peut être Danois ? mais qui aère le roman de façon très agréable.
Les descriptions sont parfois un peu confuses, est ce que cela tient à la traduction ?
Je le conseille malgré tout.
LeChauve (Toulouse, Inscrit le 2 mai 2006, 63 ans) - 23 mars 2013 |
|
| Psychopathie familiale |
 |
|
Le roman bien ficelé mais sans grande surprise qui met à nu des comportements irrationnels de personnes qui n’acceptent pas la fatalité aveugle et se trouvent un coupable dont ils veulent se venger pour avoir brisé leur vie.
Un livre à double histoire comme on en voit fleurir tant. L’une concerne une jeune politicienne enfermée depuis 2002 dans un local aveugle par des ravisseurs inconnus qui la maintiennent en vie pendant toutes ces années. L’autre plus longue a lieu en 2007. On suit un policier qui est le seul de son équipe à être sorti indemne d’une fusillade qui a tué un de ses collègues et rendu infirme l’autre qui lui demande de lui donner la mort. Il est irascible et ses remords débordent car il a feint d’être inconscient, le corps sous celui de son ami devenu infirme qui l’empêchait de sortir son arme. Il est décidé au ministère de créer un bureau pour les anciennes affaires non résolues et on lui donne pour tâche de s’y mettre. Son chef lui donne une aide en la personne d’un improbable immigré syrien chargé des menues besognes et qui s’avérera plein de ressources. Bien sûr il va résoudre l’affaire en faisant remarquer à ses collègues qu’ils ont bâclé la besogne.
Avec cette histoire d’enfermement dans une cave qui devient un thème courant, comment ne pas faire le rapprochement avec « le cercle » de Bernard Minier dont les personnages sont quand même beaucoup plus denses. On y retrouve un certain sadisme, l’envie de punir et les tracasseries ordinaires entre collègues qui ne s’apprécient guère comme les belles amitiés. Le livre de Minier est cependant plus ouvert et optimiste, plus léger car l’humour y est plus présent avec des personnages secondaires attachants.
IF-0213-4010
Isad (Saint-Germain-en-Laye, Inscrite le 3 avril 2011, 53 ans) - 24 février 2013 |
|
| Un nordique de plus à suivre... |
 |
|
On se retrouve là en face d’un Cold Case version nordique. Sauf que l’équipe du Département V se limite à l’inspecteur Morck (flic blasé et taciturne) et à son assistant Assad qui n’est même pas policier mais qui ne manque pas pour autant de sens logique et de bonne volonté, mais surtout c’est lui qui booste son “chef” quand ce dernier tend à baisser les bras. Les échanges entre les deux coéquipiers ne manquent pas de piment et c’est sans doute l’une des grandes forces de ce polar, l’humour vient sans cesse ponctuer l’enquête. Ladite enquête est d’ailleurs rondement menée, rythmée et riche en rebondissements inattendus qui viennent démolir les hypothèses que l’on essayait de construire en même temps que les enquêteurs du Département V.
Par sa construction le bouquin alterne entre l’enquête actuelle du Département V et la situation de Merete Lynggaard, des semaines qui ont précédé son enlèvement à aujourd’hui. Du coup forcément on ne manque de se poser des questions sur le pourquoi du comment du calvaire (particulièrement vicieux soit dit en passant) infligé à Merete. Mais là encore les indices filtrent au compte goutte, on suppose sans doute avant Merete de quoi il retourne mais on en a la certitude que quand elle même en prend conscience.
Le personnage de Carl Morck peut passer pour totalement antipathique mais en creusant un peu sous la surface on devine que ses airs bourrus sont davantage destinés à masquer ses propres faiblesses (notamment le poids de la culpabilité) ; du coup à mes yeux le personnage devient fort sympathique (peut-être parce que moi aussi je me cache sous des faux airs d’ours grognon). Pour conclure cette chronique je note que l’auteur n’hésite pas à égratigner la société danoise et sa classe politique mais j’avoue que ça me passe largement au-dessus la tête n’étant pas du tout un spécialiste en la matière et n’ayant pas une once de curiosité sur le sujet (tout comme les états d’âme de Wallander/Mankell sur la “dérive” de la société suédoise me laissent de marbre).
Amnezik (Noumea, Inscrit le 26 décembre 2006, 45 ans) - 28 août 2012 |
|
| Désolé de briser cette unanimité... |
 |
|
Il s'agit d'un "polar" tout simplement et, à mon avis, pas des meilleurs : style assez peu élégant (c'est une façon de parler...), personnages peu sympathiques (à commencer par le héros), documentation approximative (recherches sur l'étanchéité des containers pour l'énergie nucléaire) ; par ailleurs les descriptions du fonctionnement de l'appareil policier et politique danois paraissent biaisées.
On peut quand même lire ce roman, c'est la routine.
Tanneguy (Paris, Inscrit le 21 septembre 2006, 74 ans) - 23 mai 2012 |
|
| Affaire classée |
 |
|
2002, Merete Kierkegaard est une jeune et brillante parlementaire Danoise, promise à un brillant avenir, dans sa vie professionnelle tout semble lui sourire, pourtant Merete cache au plus profond d'elle-même un secret, son frère, Olufs, handicapé depuis cet accident de la circulation qui a coûté la vie à ses parents en 1986 et dont elle s'occupe comme de son propre enfant. 2002 lors d'une traversée qui doit les amener à Berlin Merete disparait, crime crapuleux, politique ?
l'affaire ne sera jamais totalement éclaircie.
2007, Carl Morck est un flic que l'on considère comme fini, depuis que lors d'une enquête, l'un de ses collègues est mort et l'autre git dans une chambre d'hôpital à jamais immobile. Carl croule sous le poids de la culpabilité, lui qui s'en est tiré avec une simple égratignure.
2007 sous la pression des politiques voulant redorer son image, la préfecture de police, crée un département en charge des affaires dites "classées".
Tout naturellement, Carl, flic démotivé et peu apprécié de ses collègues va en prendre la tête.
Pour la forme et pour justifier le budget on lui adjoindra un homme à tout faire du nom de Assad, destiné à être l'homme de ménage mais qui se révélera être mieux qu'un faire valoir.
On comprend bien vite que l'histoire de Merete Kierkegaard va croiser la route de nos 2 héros.
ce polar allie intrigue, suspense et humour avec un égal bonheur.
les personnages principaux sont attachants et les personnages secondaires ne sont pas négligés d'Olufs le frère de Merete à Morten le locataire de Carl tous ont une épaisseur et une personnalité bien définie.
Vraiment un très bon polar où l'intrigue, bien sûr, n'est pas négligée et qui évite les raccourcis qui mènent à la conclusion de l'enquête.
Pytheas (Pontoise - Marseille, Inscrit le 5 avril 2012, 48 ans) - 10 mai 2012 |
|
| Fantastique |
 |
|
Dommage que ce petit bijou n'ait pas eu la promo méritée , je l'ai découvert en lisant un petit article dans un journal local , j'ai bien fait d'être tombée dessus et de suivre l'avis du chroniqueur , qui avait adoré . Tout d'abord ça met quelques pages à se mettre en place , mais après que du bonheur et du frisson ! J'ai beaucoup aimé la flic Carl Mørck , bien sûr pas un grand amour de l'autorité mais j'ai aimé le personnage qui se prend des râteaux avec les femmes et qui est roublard , il m'a bien fait rire . J'ai bien aimé son tandem avec Assad , sur qui plane un mystère , mais qui est-ce ? Heureusement que Carl l'a , et Carl finalement même si oui , c'est un bougon , sera sympa avec lui à sa manière
L'enquête en elle-même , au fur et à mesure je ne me faisais que de dire : mais trouve-la Carl ! J'ai adoré cette double sensation de suivre l'enquête de Carl & Assad et le calvaire de Merete , je n'arrêtais pas de me demander s'ils allaient la trouver à temps .
Du suspense et du rire , Alder-Olsen n'a pas eu peur de 'ridiculiser' son flic . Sa vie de famille m'a fait rigoler , Carl a du mal avec les femmes , même s'il les adore ! Et la psy ;)
Quelle imagination Adler-Olsen ! J'ai a-do-ré , dommage qu'il n'y ait pas d'autres enquêtes de traduites en français , c'est pour ça que je lirai une autre enquête de Carl & Assad en anglais en Juin ;)
Lisez cette enquête de Carl Mørck , lisez Jussi Alder-Olsen , vous ne serez pas déçu(e)s !!
Marlène (Tours, Inscrite le 15 mars 2011, 35 ans) - 11 mars 2012 |
|
| Cold case à la danoise |
 |
|
Ça ressemble à un best-seller de gare surfant sur la vague du polar nordique.
C'est en partie vrai.
Vrai parce que Miséricorde, le bouquin du danois Jussi Adler Olsen raconte une histoire où l'on se fait peur avec la disparition d'une jolie députée danoise, Merete Lynggaard, qui se retrouve enfermée dans une sorte de grand caisson d'isolement surcomprimé. Qui lui en veut au point de la torturer ainsi ? Un amant éconduit ? Un politicien qu'elle aurait dénoncé ? C'était en 2002. Depuis 5 ans, Merete croupit dans sa cage. Le dossier a été classé, on l'a cru disparue en mer.
S'il n'y avait que ces chapitres, on ne parlerait pas de Jussi Adler Olsen ici.
Mais il y a l'autre volet du bouquin : en 2007, l'inspecteur Carl Mørck échappe de peu à une fusillade. Ses collègues n'ont pas au sa chance. Il aurait peut-être pu réagir plus vite et les sauver ? Déjà que Carl Mørck n'était pas un collègue bien agréable avant, désormais il est odieux avec ses collègues. Traumatisé par la fusillade, il déprime.
[...] Pour commencer sa femme l'avait quitté. Ensuite, elle avait refusé de divorcer, tout en continuant à vivre séparé de lui dans son abri de jardin. Finalement, elle s'était offert une brochette d'amants beaucoup plus jeunes qu'elle et avait pris la mauvaise habitude de lui téléphoner pour les lui décrire. Ensuite, son fils avait refusé de continuer à vivre avec elle et s'était réinstallé chez Carl, en plein crise adolescente. Et pour finir, il y avait eu cette fusillade à Amager, qui avait stoppé net tout ce à quoi Carl s'était raccroché.
Le voilà donc relégué au sous-sol avec des dossiers classés à ré-ouvrir, histoire de redorer le blason de la police aux yeux des politiques et d'obtenir des subventions supplémentaires. Bien sûr, le dossier sur le haut de la pile est celui de Merete Lynggaard disparue 5 ans plus tôt. Et le lecteur futé se doute bien que les deux histoires vont finir par se rejoindre.
Mais Carl est affublé d'un aide à tout faire : Assad, un réfugié syrien (!) qui cuisine des beignets dans le bureau de Carl le bougon. Ces deux-là forment une paire impayable. Et originale.
Assad ne se contente pas de laver par terre et de faire la cuisine, il conduit aussi la voiture comme Samy Naceri dans Taxi, il connaît les filons pour décoder les faux-papiers plus vite que la scientifique et surtout il décrypte les affaires plus vite que Carl ! Ah, j'oubliais, il a aussi plus de succès auprès des femmes que Carl le maladroit.
[...] Carl s'assit lourdement sur son siège en face de son assistant.
« Ça sent très bon, Assad, mais ici, on est à la préfecture de police, pas dans un gril libanais de Vanløse.
- Goûtez ça, chef, et félicitations monsieur le commissaire », répliqua-t-il en lui tendant un triangle de pâte feuilletée fourrée. [...] La situation n'était pas facile à gérer.
« J'ai mis tous les papiers concernant l'accident de voiture sur votre bureau, chef. Je vous parlerai un peu de ce que j'ai lu, si vous voulez. »
Carl acquiesça de nouveau. Il ne manquait plus que ce type se charge aussi de rédiger le rapport quand ils en auraient fini avec cette affaire.
L'humour féroce de Jussi Adler Olsen décoiffe et égratigne ses compatriotes au passage.
Un bouquin qu'on ne lâche plus dès qu'on a eu le malheur de l'ouvrir.
Tout au long du livre, les affreux collègues de Carl le bougon ont déposé tout plein de dossiers mal ficelés sur son bureau du sous-sol : on espère qu'il va bientôt en rouvrir un autre !
BMR & MAM (Paris, Inscrit le 27 avril 2007, 53 ans) - 26 février 2012 |
|
|
|
Il n'y a pas encore de discussion autour de "Miséricorde".
|
haut de page
|
|
|
 |
 |
| Commander chez un de nos partenaires |
|
|
 |
|
|
 |
|