Les particules élémentaires de Michel Houellebecq

Les particules élémentaires de Michel Houellebecq

Catégorie(s) : Littérature => Francophone

Critiqué par Tartuffe, le 4 janvier 2001 (Bruxelles, Inscrite le 16 novembre 2000, 43 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 6 étoiles (basée sur 59 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (10 424ème position).
Discussion(s) : 1 (Voir »)
Visites : 12 109  (depuis Novembre 2007)

Un livre vrai, profond et troublant

Michel et Bruno sont demi-frères. Ils sont à la fois radicalement différents et terriblement semblables.
L'un est chercheur en biologie, solitaire, dépourvu de tous sentiments. L'autre est obsédé par le désir sexuel, il cherche à tout prix, de manière souvent dérisoire, une partenaire avec laquelle il pourra enfin connaître le bonheur physique.
Ce livre relate en toute simplicité, mais de manière bouleversante, la vie de deux hommes ordinaires, leur façon de percevoir la vie, et enfin leur déclin, lent mais progressif.
Un livre très philosophique qui mérite bien qu'on en parle.

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Un roman déreangeant et sans aucune humanité

3 étoiles

Critique de Sundernono (Nice, Inscrit le 21 février 2011, 34 ans) - 19 juin 2017

Heureusement que les particules élémentaires n’est pas mon premier roman de Houellebecq car il est certain que j’en serai resté là avec cet auteur.
Deux personnages centraux peu attachants, voir carrément repoussants, l’un par sa froideur, l’autre par sa perversité sexuelle, une histoire brinquebalante qui finit en queue de poisson, des passages particulièrement glauques, notamment ceux sur la sexualité exacerbée de Bruno, sont autant de points qui ne m’ont pas fait apprécier ce roman. A cela s’ajoutent des passages incompréhensibles dans lesquels Houellebecq nous perd en conjectures scientifiques et philosophiques.

Pour résumer j’ai traversé ce roman comme une personne se retrouvant seule la nuit dans un endroit froid, sans aucune chaleur, un peu inquiétant. Bref je l’ai traversé le plus rapidement possible en m’accrochant aux quelques lueurs que l’on aperçoit au loin, histoire de se raccrocher à quelque chose. Dans ce roman ces bouées de sauvetage sont les quelques passages intéressants sur la jeunesse et l’évolution des personnages principaux ou encore certaines réflexions sur notre société mais cela reste trop peu à mon goût.

Plus qu’une simple déception, un rejet.

Le grand mix

7 étoiles

Critique de Warrel62 (, Inscrit le 30 mars 2013, 47 ans) - 19 avril 2017

Premier Houellebecq pour moi, étonnant bouquin qui peut subitement passer de la trame romanesque à des considérations philosophiques et existentielles complexes (pas toujours tout compris d'ailleurs), qui peut également passer des considérations scientifiques (parfois tout aussi peu compréhensibles) à un autre genre de "littérature" (où là au contraire, on comprend toujours le sens...) Donc une oscillation constante entre le spirituel et le "corporel" niveau ceinture, entre l'espoir et le désespoir, c'est parfois très drôle, parfois génial, parfois au contraire très limite ou complaisant. On comprend un peu mieux à la fin où il veut en venir. Bref le mix de tout ça a un côté à la fois fascinant et perturbant, un style à part et bien dans l'esprit et la mouvance d'un type de magazine culturel branché bien connu qui parlait autrefois surtout de rock...

Dépression par intraveineuse

7 étoiles

Critique de ARL (Montréal, Inscrit le 6 septembre 2014, 31 ans) - 9 août 2015

J'ai lu les "Particules élémentaires" pour la première fois en 2007 et ça m'avait complètement jeté par terre. Pendant 8 ans j'en ai gardé le souvenir d'un roman puissant qui mettait toute une génération à nu, qui décortiquait les travers du monde contemporain avec une précision clinique et qui nous plongeait dans une lucidité désarmante. Je trouvais qu'il était temps que je revisite l'histoire de Michel et Bruno, deux frères aux personnalités opposées, deux visages sans doute de l'auteur qui les a créés.

Ce qui m'a le plus frappé en relisant les "Particules élémentaires", c'est de voir à quel point les personnages sont au service des thèses de Houellebecq qui oscille constamment entre la fiction et l'ouvrage de sociologie. Ni Michel ni Bruno ne donnent particulièrement l'impression d'être autre chose que des pièces de carton servant à illustrer les points soulevés par l'écrivain. Ils connaissent au cours du récit une évolution très limitée et leurs rôles sont fixés d'emblée: l'un scientifique qui porte les idées de Houellebecq sur la place de la génétique dans l'évolution de l'espèce humaine, l'autre obsédé par les plaisirs sexuels qui vient plutôt appuyer les propos cyniques et désillusionnés sur la place du corps dans notre société.

Autre remarque: ce roman est peut-être un peu trop noir pour son propre bien. On ne peut s'empêcher de penser que Houellebecq étale quelques couches de trop. Personne ne s'en tire à bon compte. Tout le monde a un destin tragique, une fin improbable. C'est comme si l'auteur avait voulu être certain de ne laisser aucune trace d'espoir au lecteur. C'est sombre de chez sombre, à un point tel que ça frôle la parodie.

Ceci étant dit, les "Particules élémentaires" propose certaines analyses assez difficiles à contredire. Houellebecq est passé maître dans l'art de décortiquer la société moderne avide de jeunesse et de perfection physique, qui rejette les aînés et les invalides comme une masse cancéreuse. Le déclin physique est un des sujets phares de l'oeuvre de l'écrivain et il est réellement parvenu à le décortiquer de façon très convaincante. Vieillir n'a jamais paru plus décourageant que dans ce livre où la seule façon d'échapper au désespoir est de plonger dans une résilience gâteuse ou de carrément se suicider.

Pouvait-on raconter les choses autrement ?

7 étoiles

Critique de Pacmann (Tamise, Inscrit le 2 février 2012, 52 ans) - 18 février 2015

Après « La possibilité d’une île », assez moyen et surtout l’excellent « La carte et le territoire », j’ai terminé en moins de trois jours ce qui est sans doute le roman le plus trash jamais écrit par l’auteur.

Il faut en retenir surtout une description et une critique de notre société dépeinte comme déstructurée en raison de la disparition des références. Sans croire un seul instant que Houellebecq soit un croyant, il m’a tout de même donné le sentiment que tous ces malheurs sont causés par les gauchistes qui ont laissé sur le bord de la route des personnages désespérés ne pouvant donner un sens à leur vie parce que ni beau, ni riche, ni particulièrement intelligent,… Ceux qui en douteraient encore, ce discours est clairement droitier et trop pessimiste, …donc pas ma tasse de thé.

En restant objectif et en tentant tout de même de faire abstraction des nombreuses descriptions de scènes de sexe (c’est parfois difficile vu leur abondance), il n’en demeure pas moins qu’on a affaire à un roman qui véhicule un message fort, certes prêchant la désillusion, mais qui sollicite la réflexion du lecteur.

Le style de l’auteur est aussi très bon et accrocheur, mais il aurait sans été possible de véhiculer le même message autrement.

En deux mots, un livre qui marquera les esprits et qu’on aurait tort de résumer à de la pornographie.

Les parties cul alimentaires ...

1 étoiles

Critique de Homo.Libris (Paris, Inscrit le 17 avril 2011, 51 ans) - 27 février 2014

Pleurnicheries sexuelles et pseudo-existentialistes d'un frustré schizophrène (les deux personnages du "roman" n'étant qu'un seul et même individu !) qui déballe devant ses lecteurs sa petitesse d'esprit, ses refoulements sexuels et sa philosophie de fond de comptoir.
Désolé je ne peux pas en dire plus, je n'ai pas pu finir. Ce qui me sidère c'est que ce torchon ait été pressenti pour le prix RTL-Lire ! Les membres du jury se sont ils reconnus dans ce pauvre type laissé pour compte des événements de 68 ? Ou bien est-ce un peu de nostalgie pour leur jeunesse passée ? Désolé j'étais trop jeune je n'ai pas connu 68, mais je pense que pour la nostalgie on peut s'offrir mieux ! En plus c'est mal écrit et bourré de fautes de Français. Mais pourquoi Houellebecq est-il tant encensé ? En tout cas il s'est offert une psychothérapie sur le dos de ses lecteurs. Je remercie mon frère de m'avoir offert ce livre, ça m'a évité de contribuer à une arnaque. Voilà une lecture dont on peut largement se passer.
On ne peut vraiment pas donner moins que 1/2 coeur sur ce site ?

A la recherche du bonheur perdu

7 étoiles

Critique de Manhattan (Marseille, Inscrit le 24 août 2008, 37 ans) - 18 septembre 2012

L'histoire se focalise autour du destin de deux demi-frères.
L'un emprunte la voie du sexe à tout prix, l'autre choisit la recherche en biologie.
Les premières pages vous mettent dans l'ambiance avec sa dose de vulgarité, et de pornographie, avec en trame de fond une angoisse Kafkaïenne, profonde et vraie.

Au premier plan c'est cru, mais derrière l'écrivain pointe du doigt quelques attraits de la condition humaine : sensibilité, engagement, désespoir. Quelques personnages de second plan viennent grossir l'histoire avec justesse, je pense à Annabelle et Christiane, qui apportent de la féminité et une certaine fragilité.

Attention, c'est violent comme un film de Tarantino, et c'est tragique comme une pièce de Racine.
L'épilogue n'est pas de trop et clôture bien le bal.

On sait pas trop quoi penser à la fin, on applaudit ? on aime, on n'aime pas, on en redemande ? mais une chose est certaine : Choquer pour nous faire réfléchir, ça ne marche pas à tous les coups ! c'est sans doute pour ça que ce livre est controversé.

Bruit de fond

9 étoiles

Critique de Catinus (Liège, Inscrit le 28 février 2003, 66 ans) - 17 juillet 2012

Michel, chercheur en biologie, a été élevé par sa grand-mère. Bruno, son demi-frère, a été élevé par ses parents. Comme on disait jadis, ils se cherchent, comprenez qu’ils tentent de découvrir ce qu’ils sont vraiment, ce vers quoi ils aspirent.
Le sexe est-il une solution ? Bruno et Christiane le croient mais ce n’est pas aussi évident que cela ; avec Michel ce sera Annabelle. Les deux femmes finiront par mourir assez jeunes, ici d’un cancer, là d’un suicide. Ces personnages ont l’air de marcher sur de fines languettes suspendues au-dessus d’un gouffre effrayant ; ou sur des bouées au milieu d’un océan inconnu. L’image est certainement un peu réductrice, et … stupide sans doute…Donc : bref !

Michel Houellebecq n’est pas un (beau) ténébreux ; il est un tragique. Dont acte ! On ressort de ce roman, de premier ordre dans les contemporains, un peu matraqué, estomaqué (surtout si on a eu l’inconscience, comme votre serviteur, d’en accoupler la lecture avec « Inconvénient d’être né » de Cioran «. (cherchez l’erreur !).

De belles phrase, de bons mots (dont vous trouverez quelques exemples plus-bas) ; également des paragraphes tout à fait excellents dans ce domaine que l’on pourrait qualifier de « érotico-pornographique".

Pour la petite histoire : une relecture de ce roman dur, très dur qui m’avait été offert en 2001 par mon amie Françoise B. (qu’elle en soit remerciée !)



Extraits :


- Pour l’Occidental contemporain, même lorsqu’il est bien portant, la pensée de la mort constitue une sorte de bruit de fond qui vient emplir son cerveau dès que les projets et les désirs s’estompent ; on peut le comparer à un ronflement sourd, parfois accompagné d’un grincement. A d’autres époques, le bruit de fond était constitué par l’attente du royaume du Seigneur ; aujourd’hui, il est constitué par l’attente de la mort. C’est ainsi.

- Les hommes qui vieillissent dans la solitude sont beaucoup moins à plaindre que les femmes dans la même situation. Ils boivent du mauvais vin, ils s’endorment et leurs dents puent ; puis ils s’éveillent et recommencent ; ils meurent assez vite. Les femmes prennent des calmants, font du yoga, vont voir des psychologues ; elles vivent très vieilles et souffrent beaucoup. (…)

- Je sais bien que l’Islam – de loin la plus bête, la plus fausse et la plus obscurantistes de toutes les religions – semble actuellement gagner du terrain ; mais ce n’est qu’un phénomène superficiel et transitoire : à long terme, l’Islam est condamné, encore plus sûrement que le christianisme.


P 184 Une des caractéristiques les plus étonnantes de l’amour physique est quand même cette sensation d’intimité qu’il procure, dès qu’il s’accompagne d’un minimum de sympathie mutuelle. Dès les premières minutes on passe de vous au tu, et il me semble que l’amante, même rencontrée la veille, ait droit à certaines confidences qu’on ne ferait à aucune autre personne humaine.

Renforce mon aversion

1 étoiles

Critique de Titi78 (, Inscrit(e) le 29 décembre 2010, 25 ans) - 28 juin 2011

La lecture de La Possibilité d'une île m'avait laissé de mauvais souvenirs. J'ai voulu quand même en tenter un autre au cas où celui que j'avais lu était un raté (ce qui peut arriver). Après lecture, j'en suis arrivé à la même conclusion.

Le texte est dévitalisé par le manque de dialogues et par des phrases soporifiques. L'histoire, quant à elle, est rebutante et avilie par le style de Michel Houllebecq : prétendue ironie, passages vulgaires et hymne au désespoir.

déprimant mais intéressant

8 étoiles

Critique de Kabuto (Craponne, Inscrit le 10 août 2010, 57 ans) - 12 mars 2011

Je comprends maintenant pourquoi Houellebecq suscite autant de réactions aussi bien négatives que positives. C’est un roman déprimant et cru qui ne peut pas se lire sans un certain malaise. Pourtant, au-delà de cette accumulation de scènes choquantes et de propos assez cyniques, il en ressort beaucoup d’humanité dans le destin de ces deux frères totalement perdus dans ce monde décadent qui cherche désespérément un nouveau modèle de fonctionnement. Houellebecq esquisse d’ailleurs une utopique solution dans sa dernière partie. J’avoue tout de même que les passages scientifiques m’ont totalement échappé et ont un peu nui à mon intérêt pour cet excellent bouquin.

Lente chute

6 étoiles

Critique de Adrien34 (, Inscrit le 18 janvier 2009, 27 ans) - 23 juillet 2010

La première partie du bouquin se lit assez vite, le style est intéressant et vif. On est quelquefois choqué par la dureté de la jeunesse de Bruno et son obsession pour le sexe que lui assène la société dans laquelle il vit. Bon. C'est bien mais beaucoup trop long puisque qu'on sait comment les deux frères vont finir, mal, seuls, désabusés, détruit. La deuxième partie du bouquin est beaucoup plus longue car les deux frères tombent petit à petit, lentement, dans leurs dépressions. Du coup je me suis déconnecté du livre à partir de là.

Voilà, voilà...

7 étoiles

Critique de Lindy (Toulouse, Inscrite le 28 mai 2006, 39 ans) - 12 mars 2010

Un zeste de fesses, une rondelle de discours intello et inintelligible pour la moyenne des lecteurs lambda (dont je fais partie), une noix de glauque et vous obtiendrez ce roman. Pourtant, je ne peux pas dire que j’ai détesté.

Mais quand même, que c’est prétentieux cette histoire de mutation humaine !

Elucubrations scientifiques dont on se passerait

6 étoiles

Critique de Elya (, Inscrite le 22 février 2009, 27 ans) - 7 novembre 2009

Qu'apportent les élucubrations scientifiques au récit ? Houellebeck a oublié pendant une bonne partie du roman que la vie d'un de ses protagonistes baignait, était submergée même, par les sciences, alors lorsqu'il s'en souvient il remplit les dernières pages d'hypothèses sur le monde du vivant qui auront un unique effet sur le néophyte : l'ennui.

Mis à part cela, j'ai aimé Les particules élémentaires. J'ai apprécié que Houellebeck conçoive pour une fois qu'un être humain puisse être épanoui dans une relation qui répond aux attentes de la société, même si d'une part cela finit mal et d'autre part le couple concerné pratique l'échangisme.
Houellebeck conçoit donc ici l'amour et le bonheur comme une fatalité et non comme une fin en soi ; mais il conçoit ces notions, c'est déjà cela!

Intelligent, troublant et sincère.

10 étoiles

Critique de Bastien N. (, Inscrit le 28 septembre 2009, 26 ans) - 29 septembre 2009

"Les particules élémentaires" est ma troisième rencontre avec Michel Houellebecq. J'avais auparavant lu "Extension du domaine de la lutte" (qui m'a laissé sceptique) et "Poèmes" (qui m'a énormément touché, bien que je ne sois pas féru de poésie). Que dire de cette troisième lecture?

"Les particules élémentaires" est une brillante réussite: Houellebecq dépeint les troubles et le déclin de l'occident avec brio. Ses personnages sont aussi profonds qu' attachants: comment ne pas être troublé par leur fragilité, leur mal-être et surtout par leur perspicacité? Bruno est la figure qui m'a le plus marqué, tant il incarne à lui seul la pauvreté sexuelle, les exigences démesurées que la société impose à notre corps et le malaise qui en découle.


Contrairement à ce qu'en disent les mauvaises langues, "Les particules élémentaires" est bien plus qu'une simple intellectualisation de la dépression: c'est un réquisitoire impartial, une dénonciation franche des problèmes qu'impliquent notre société. Un livre que je recommande vivement.

Du sperme sur un magazine porno

8 étoiles

Critique de Matthias1992 (, Inscrit le 27 août 2007, 25 ans) - 8 septembre 2009

Houellebecq nous engouffre ici en plein coeur de la société consumériste où tout est mécanisé, classé, systématisé. Tout y est étiqueté, même les personnes, même les sentiments: un type a une utilité dans la société dans laquelle il évolue ou il n'en a pas. Le sperme de Bruno jaillit puissamment de sa verge par sa frustration accrue sur les nibards siliconés et excessivement démesurés d'une blonde platine et macule longuement le magazine pornographique dans lequel elle est photographiée. Avec cette scène, un résumé efficace et ô combien justifié de l'ouvrage, Houellebecq condense toutes les problématiques essentielles inhérentes à la société consumériste de l'Occident dans laquelle nous vivons. Symptômes de la solitude accrue, mécanismes de la communication et de la prise de connaissance avec l'autre, plaisirs illusoires systématisées de façon désolante. Du sperme sur un magazine porno, voilà finalement la signature de notre époque. En dressant ce constat assez désespérant de cette société (la nôtre), Houellebecq a bien fait d'utiliser un style implacablement grinçant et sobre. En virtuose verbal et vocal, il choisit, saisit, triture et malaxe ses mots avec habileté - rappelant qu'il s'était tout d'abord essayé à la poésie.
Avec cette odyssée de deux demi-frères et leurs problèmes, les affres sexuels prolongés de Bruno, professeur en littérature, et les hautes ambitions scientifiques de Michel, chercheur en biologie moléculaire; Houellebecq signe dans la justesse. Son roman exhale un indéniable parfum d'authenticité, de vérité. Malgré quelques passages superflus, des longueurs et des répétitions inutiles (notamment les scènes de sexe, fellation, partouze et Co), son roman reste donc vivement recommandable, sauf à une personne suicidaire, car, évidemment, elle accomplirait son geste fantasmé juste après la lecture de ce fameux roman.

Pas mal du tout

8 étoiles

Critique de Edmond dantès (, Inscrit le 25 juillet 2009, 27 ans) - 27 juillet 2009

C’est un bon livre, un livre qui ne laisse pas indifférent.
Houellebecq y décrit au travers du destin tragique de deux hommes les difficultés idéologiques et philosophiques de notre société qui a déjà dépassé la religion, l’humanisme et maintenant aussi la période hippie des années 70. C’est un roman nihiliste dans lequel tout vole en éclat (la société, la famille, la sexualité) ;
Mais surtout ce roman décrit pour la première fois le sentiment que la fin du XXe siècle et le début du XXIe siècle marquent un tournant idéologique et technologique comparable aux grands bouleversements qu’ont été la renaissance ou la naissance des religions dans le monde. Même si ce roman n’est qu’une grande déchéance, il finit sur un renouveau, la mort du XXe siècle voit naître un XXIe siècle s’annonçant totalement différent.
Le défaut de ce livre est son style qui tout en étant assez bon n’est peut-être pas à la hauteur du fond du livre.

Lire Les particules avec les yeux de Castoriadis

10 étoiles

Critique de Near (, Inscrit le 29 septembre 2008, 35 ans) - 29 septembre 2008

Messieurs,

Les particules est un authentique chef d'oeuvre. Le style est remarquable, au moins en ceci qu'il est sobre. Sobre oui, car la polyphonie générique et les juxtapositions de niveau sonnent toujours juste. Le tour de force est de provoquer sans agacement, une réflexion infinie, un continuel jeux de miroir entre le lecteur, la société et les personnages; tout cela sur fond d'horreur souvent étouffée, d'outrances théoriques complices, de sincérité touchante etc. Tout ou presque y est odieux, ou pour le moins terriblement tragique, mais on rit à chaque page, d'un vrai et grand rire.
Ce livre est un miroir, pas étonnant qu'il déplaise tant. Qu'importe au fond la pertinence des philosophèmes ou des analyses sociologiques (pour ceux qui veulent absolument penser qu'elles ne sont pas aussi teintées d'ironie géniale), ce qui compte c'est ce style qui toujours décale sans perdre, qui éclaire et élucide notre société et ses significations imaginaires. Cette oeuvre est beaucoup plus riche qu'on ne le dit. Elle est profonde et porteuse d'une grande humanité (même si l'auteur s'en défend par tout moyen). En tout cas, la lire avec des yeux castoriadisiens me permet d'y voir une réaction intelligente au post-modernisme du n'importe quoi. Ce livre est la forme littéraire trouvée mais précaire de notre époque informe et insignifiante. Enfin, si notre époque parle et hurle à travers cette forme; elle est plus qu'un miroir (spéculaire), elle est un monde entier, parfait, existant. Et se monde autonome nous parle et enrichit le notre, le menace et lui promet; il lui présente un abîme et un creuset. Qui peut ne pas vivre en Bruno dès lors qu'il ne parvient plus à se libérer dans la bouche de sa femme sans faire un effort d'imagination de langue ghanéenne rapeuse?!!! Finalement on se retrouve face à un trilème: Kurzweil (progressisme technologique) ou Voegelin (conservatisme platonicien) ou Castoriadis ( auto-institution); ou la mort!

Avis mitigé

5 étoiles

Critique de PA57 (, Inscrite le 25 octobre 2006, 34 ans) - 8 août 2008

Au début de ma lecture, j'ai été très intéressée par l'histoire de ces deux frères si différents. Mais ensuite, cette vision si glauque de la vie, si sombre, sans l'ombre d'un espoir m'a beaucoup déçue.
C'est un roman à lire pour se faire sa propre opinion, car soit on aime, soit on n'aime pas.

Cependant...

8 étoiles

Critique de Pendragon (Liernu, Inscrit le 26 janvier 2001, 46 ans) - 19 novembre 2007

Voilà, je viens de terminer mon premier (et dernier ?) Houellebcq, il paraît que c’est son meilleur ! Et il n’est pas mauvais, force m’est de le reconnaître. Le contenu est des plus intéressant : décadence d’une société au travers de ses relations humaines (sexuelles et amoureuses) et analyse de deux vies (deux demi-frères) bien particulières que l’auteur choisit malgré tout de prendre comme exemple généraliste. Le tout parsemé de philosophie, de physique, de biologie et des incontournables touches de sexe qui animent un peu tout ça. Le résultat est intéressant, intelligent et le lecteur n’a pas l’impression d’avoir été pris pour un imbécile. Au niveau du contenu, aucun souci, c’est assez dense à mon goût (et je suis difficile). Par contre, au niveau du style, je reste un peu perplexe (et de là ma première parenthèse), voire même plus que cela car ce style se caractérise plus par son absence que par sa mise en évidence… Je ne peux évidemment comparer, mais à l’heure où j’écris ces lignes, je suis en train de lire Lunar Park d’Ellis et son contenu est (pour le moment) bien moins profond puisqu’il y parle des filles qu’il a eues dans son lit et des drogues qu’il a ingérées, mais bon sang, quel style exceptionnel !!!

Euh, autre chose, j’ai un peu relu (en diagonale) toutes les critiques éclairs qui avaient été écrites à leur époque respective et voici en gros mes réactions à chaud : référence à Lovecraft, euh, moi qui suis un fervent admirateur de Lovecraft, de qui j’ai tout lu, et j’ai beau savoir que Houellebecq a fait une thèse sur celui-ci, je n’ai pas retrouvé la moindre, mais pas la moindre, allusion à Lovecraft dans les Particules ! Quant aux divers avis sur le côté « sale » (je résume) des relations sexuelles, euh… là aussi, désolé, mais je n’y ai rien trouvé de particulièrement scabreux, et je pense être plus ou moins normal à ce sujet. Ah oui, j’ai aussi vu une comparaison avec American Psycho, que j’ai lu et adoré, là, je me permets de signaler une fois de plus que le style d’Ellis est un monde au dessus de celui d’Houellebecq et que son American Psycho, nonobstant les scènes particulièrement hard, est un chef-d’oeuvre, que ne serait jamais, au grand jamais, les Particules.

Et enfin, reviennent régulièrement les mots « glauques, sales et sans âme », personnellement, je n’ai pas trouvé et dans tous les cas de figure, c’est une représentation schématique de la société dans laquelle nous vivons que nous livre ici Houellebecq, ce n’est pas une généralisation mais une mise en exergue d’un certain type de mal de vivre que peuvent ressentir certains individus ainsi qu’une tentative d’explication du pourquoi et du comment… et il semble s’être bien renseigné sur certaines pratiques… Pour ma part, ces jalons une fois établis, je ne pense pas qu’Houellebecq se soit, psychologiquement, tellement fourvoyé…

Une satire glauque déconcertante

4 étoiles

Critique de Veneziano (Paris, Inscrit le 4 mai 2005, 39 ans) - 14 avril 2007

La société contemporaine souffre des pathologies qui affecte les relations personnelles, le désir sexuel à tout-va ou son absence totale, de l'incommunicabilité et de rapports sociaux réduits à leur plus stricte médiocrité, y compris dans les relations intimes. Tout est glauque, sale et sans âme.

L'idée générale du roman est assez forte, et la satire qu'il offre plutôt rude.
J'ai également eu du mal à aller jusqu'au bout : l'auteur ne livre aucun espoit, il semble donc nous montrer que nos sociétés post-modernes vont sur le déclin. Il fait d'ailleurs état du déterminisme darwinien.
Cette accumulation de scènes relevant de la crudité souvent gratuite et du pathétique finit par écoeurer, voire par exaspérer. S'il y a beaucoup de scènes de sexe décrites, l'amour n'y existe quasiment pas, et pour cause, vu la trame du livre, et elles se fondent dans une médiocrité et une pauvreté confondantes.

Ce n'est pas inintéressant et mérite d'être lu, mais quel pessimisme, c'est rude !

Inutile

2 étoiles

Critique de BONNEAU Brice (Paris, Inscrit le 21 mars 2006, 32 ans) - 13 février 2007

Un de mes ex m’avait présenté Houellebecq comme un auteur “misogyne” et “homophobe” lorsqu’il me parla d’un de ses bouquins, La possibilité d’une île. Alors évidemment, quand on part sur ce genre de base, on a pas vraiment envie de lire du Houellebecq. On ne court pas à la FNAC pour acheter son bouquin. A posteriori, je dois vous avouer que c’est tant mieux, parce que j’aurais sacrément les boules d’avoir dépensé de l’argent pour ce livre…

J’ai stoppé ma lecture des Particules élémentaires à la page 144, et c’était, sincèrement, déjà bien assez. J’ai rarement lu livre aussi chiant, si ce n’est du Nothomb, mais elle a pour elle l’avantage de n’écrire que des bouquins de 70 pages. On les finit donc avant de les regretter. C’est l’histoire d’une trépidante épopée, d’une aventure comme jamais vous n’en lirez d’autres. Ce sont des propos ironiques. Ce livre est une érection flasque, un truc qui ne sert à rien.

Michel est un biologiste vieux garçon, mal baisé, qui quitte son boulot et ne baise pas. Il a un frère, Bruno, qui a passé sa jeunesse à se masturber dans une ambiance post-soixante-huitarde. Déjà, je suis désolé, j’ai mis une dizaine de page avant de réaliser qu’on avait changé de personnage, et qu’on était passé de Michel à Bruno. Comprenez, le récit suit un rythme effrenné où il est difficile de prendre le temps de suivre les choses… Surtout, leur vie étant rigoureusement aussi chiante l’une que l’autre, on a du mal à savoir avec quel frangin on se coltine la lecture.

Si mon avis vous intéresse, donc, ce n’est pas une lecture nécessaire. Vous pouvez mourir serein sans avoir lu Houellebecq.

Livre attirant et repoussant à la fois !

6 étoiles

Critique de Ichampas (LAMBALLE, Inscrite le 4 mars 2005, 53 ans) - 28 janvier 2007

Pour moi, ce livre est loin de notre réalité et est non représentatif de notre société. Les deux héros sont des personnages tout de même particulièrement perturbés. Malgré tout, le livre se lit assez facilement, mis à part quelques passages sur fond scientifiques ennuyeux. Il a été écrit que « Les Particules Elémentaires l’ont imposé comme l’un des écrivains français les plus exposés et les plus lus », la lecture de ce livre le confirme.

De la désespérance.......!!

7 étoiles

Critique de Oxymore (Nantes, Inscrit le 25 mars 2005, 45 ans) - 11 octobre 2006

Je viens de terminer les particules élémentaires et l'impression finale est étrange pour moi.
D'abord à mon grand bonheur je suis toujours charmé par l'écriture de Houellebecq donc ici aucune surprise pour moi et je reste un inconditionnel de MH dans toute sa force à la fois percutante et poétique.
Néanmoins je n'ai pas été surpris ensuite par le thème du livre qui aborde une forme de désespoir social, affectif et sexuel. Je ne suis pas déçu mais disons que j'avais déjà perçu les sentiments de MH au travers de plate-forme et j'ai donc ressentis une certaine redondance latente au cours du livre.
De plus, j'ai moins goûté cette fois aux constats de MH qui fait de l'expérience de ses 2 personnages le grand paradigme prouvant ses thèses quant à la dégénérescence de l'homme et sa vacuité (passé un certain âge).
Bien sûr on ne peut qu'approuver en partie le fait que la vieillesse (ennemie!) engendre souvent aigreur, déprime et rejet social; mais contrairement à plate-forme qui laissait la place à l'espoir, les particules élémentaires semble un sophisme à la gloire de la desespérance.
Enfin, les parties scientifiques bien que très isolées dans le livre m'ont semblé alourdir l'ensemble sans en apporter quoi que ce soit à mes yeux; j'ai bien compris le propos de MH sur la métaphysique, l'incommunicabilité et l'importance du moi dans un monde qui se cherche en permanence mais je n'ai pas adhéré cette fois au propos.
En somme, j'ai apprécié encore ce livre mais le propos a nuancé mon avis général car MH m'a semblé ici trop engoncé dans des certitudes qui ne peuvent être applicables à tous et toujours. En fait et même si la fuite du temps peut faire peur, je crois qu'on peut vieillir en aimant l'autre, même si cet autre s'affaisse et perd son côté lisse, c'est simplement le travail de notre jeunesse et de notre vie de s'en convaincre.

pessimiste et sexuellement glauque...

5 étoiles

Critique de Bibou379 (, Inscrite le 26 mai 2005, 32 ans) - 2 octobre 2006

C'est vrai que l'histoire se tient, on a envie de finir ce livre mais le style... Après avoir lu plusieurs livres de cet auteur je dois dire que le sexe prend une proportion angoissante dans ses textes, complétement désérotisé et froid comme un steak (prend des proportions gargantuesques) ! Pas d'étincelle de lumière dans ce livre qui reste plaisant mais déroutant aussi! Une vision de la vie bien d'actualité, les choses sont comme ça, les gens sont pathétiques et le sexe reste tout ce qu'il reste (et finalement ça nous rend pas plus heureux mais nous frustre davantage!) L'écriture n'est pas à critiquer mais on aime ou on n'aime pas! C'est un style! Je suis mitigée...

Ouais

5 étoiles

Critique de Lescapricesdenicolas (, Inscrit le 2 décembre 2005, 34 ans) - 23 septembre 2006

Un livre qui il est vrai ne laisse pas indifférent, mais qui me semble assez inégal.
Quelques passages vraiment passionnants (les deux frères face à leur mère sur son lit de mort, le suicide de la petite amie de Michel,...), une fin fort intéressante, peut-être même plus que le reste du bouquin.

Dérangeant

3 étoiles

Critique de Mallaig (Montigny les Cormeilles, Inscrite le 17 janvier 2006, 40 ans) - 19 mai 2006

Par curiosité j'ai lu les Particules élémentaires. L'histoire est assez banale. Comment deux hommes demi frères de surcroit sont passés à côté de leur vie et comment ils sont en manque d'amour. Chacun trouve son pallitif, l'un dans le sexe, l'autre dans la recherche.
Toutefois, certaines idées sont assez étranges. On a parfois l'impression de cotoyer Brett Easton Ellis et son American Psycho. Le sexe, la violence se melent et souvent gratuitement.
Bref, je suis pas emballée mais au moins je sais maintenant à quoi m'en tenir.

Des particules élémentaires, peut-être, nécessaires surement pas!!

1 étoiles

Critique de Guicard (, Inscrit le 26 avril 2006, 31 ans) - 30 avril 2006

On m'a parlé de Houellebecq comme d'un auteur de qualité, au style révolutionnaire.

A la lecture des particules élémentaires, j'ai ressenti... rien. Le vide. Des scènes de sexe détaillées jusqu'à la nausée sans réelle utilité. L'histoire est poussive, et on se demande ou on veut nous emmener... et on ne le sait pas vraiment...
Le gros problème, c'est qu'on cherche à s'accrocher, on cherche ce qu'on veut nous dire. Personne n'utiliserait tant de mots de cinq syllabes s'il n'avait rien à dire... Eh bien si.

Le plus ironique, c'est que la personne qui m'a conseillé ce bouquin est répugnée par Brett Easton Ellis...

Idée originale mais peut (doît) mieux faire !

5 étoiles

Critique de Malataverne (, Inscrit le 31 août 2004, 38 ans) - 17 août 2005

Il est curieux de constater certains des éléments de critique adressés au livre ici: les personnages sont froids, antipathiques, le sujet trivial et indigne de la littérature. Ce dernier point est particulièrement troublant, aujourd'hui. Des décennies après "j'irai cracher sur vos tombes" ou "voyage au bout la nuit", les mêmes réactions "bourgeoises", la même volonté de confiner la littérature à des thèmes nobles (Schubert plutôt qu'Hendrix), lesquels thèmes doivent être traités sur un mode positif.
En clair, Allemagne année zéro de Rossellini ou Los Olvidados de Bunuel sont des oeuvres qui n'auraient pas dû voir le jour car contrevenant à la norme culturelle bienséante que ce soit par rapport au leur sujet ou à leur traitement.
Critiquez Houellebecq oui!, mais pas sur ce terrain nauséeux.

Le reproche principal que j'adresserai à l'auteur est son totalitarisme, le monde n'est vu qu'à travers son prisme, ses personnages ne pensent, n'agissent que mus par les seules ficelles de l'auteur sans confrontation intérieure.
C'est en quelque sorte l'anti-roman polyphonique dostoievskien. C'est regrettable d'autant qu'une fois dépouillée de ses oripeaux pompeux, la thèse de l'auteur est réellement intéressante mais n'est pas Dostoievski qui veut pour ensuite incarner ses personnages dans le triangle idées-histoire personnelle-psychologie avant de confronter ses personnages les uns aux autres. Houellebecq en est incapable, ses personnages tombent du ciel, leur psychologie primaire et non évolutive.
Pourtant je me hasarderai à une comparaison entre Houellebecq et le grand maître russe sur ce point: dans les démons, ce dernier soutient que les premiers penseurs libéraux ou nihilistes comme Bielinski ou Tourgueniev ont donné naissance aux "demons" révolutionnaires, régicides et amoraux de la génération suivante.
Au fond Houellebecq reprend cette idée mais il faut remplacer les premiers par les soixhantehuitards et les seconds par les tueurs en série.

Ce livre me laisse une impression incertaine, intéressant par certains côtés, horripilants par d'autres, c'est surtout l'aspect mécanique des personnages, outrageusement instrumentalisés pour servir le propos de Houellebecq qui en constitue la grande faiblesse à mes yeux.







Arnaque...

1 étoiles

Critique de Patrick chrétien (, Inscrit le 13 avril 2005, 57 ans) - 25 avril 2005

0.5, pour le papier, comme aimaient (aiment ?) à le dire certains profs ...

Ce livre contient un bric-à-brac de réflexions hétéroclites que l'auteur à du noter au fil des jours. Il a rajouté un petit peu de liant, histoire de ne pas publier un livre d'aphorismes de 5 pages.
Un peu (beaucoup, même) de porno pour saler la chose...
Un fin qui est parachutée là on ne sait pas pourquoi ni comment.
De plus, il n'y a aucun style. J'aurais pu l'écrire !

Houellebecq doit bien rigoler quand il reçoit ses droits d'auteur !

Ne perdez pas de temps avec ça.




Masturbation mentale

2 étoiles

Critique de Aaro-Benjamin G. (Montréal, Inscrit le 11 décembre 2003, 48 ans) - 19 avril 2005

Moi non plus, je n’ai pas eu la patience d’aller jusqu’au bout. Cette manière d’enrober chaque moment de la vie des personnages dans des certitudes pompeuses à la sauce scientifique m’a profondément irrité. Généalogique, froid, vulgaire, complaisant, ce livre est un ramassis de tout ce que je déteste.

Même s’il est vrai que nos sociétés occidentales ont des lacunes à plusieurs égards, j’aime à croire qu’elle n’est pas entièrement composée de névrosés pervers et attardés. Pour moi, un propos philosophique se doit d’être subtil et amener le lecteur à une réflexion dont lui seul peut trouver une esquisse de réponse. Ici, les idées nous sont enfoncées dans le crâne à coup de marteau. Insupportable et triste.

Littérature-réalité

3 étoiles

Critique de Hadrien (, Inscrit le 14 février 2005, 39 ans) - 2 mars 2005

Bon, j'avoue de suite : je ne suis pas arrivé au bout du bouquin, néanmoins, je me permets de donner mon avis car le fait de ne pas l'avoir fini est déjà une prise de position.

Non, je n'ai pas aimé. J'ai trouvé les personnages caricaturaux et l'histoire triste. Peut-être n'étais je pas prêt? En tout cas, je me suis ennuyé, je n'ai pas été touché, je n'ai rien appris, j'avais l'impression d'écouter le discours d'un mec blasé et paumé qui éprouve à la fois fascination et dégoût pour notre société.
C'est la vision de Houellebecq, pas la mienne... Personnellement, je ne me sens pas du tout attiré par la vie des personnages, par leurs histoires, je m'en fous tout simplement, c'est chiant !
Il y avait la télé-réalité, grâce à Houellebecq il y a la littérature-réalité : l'observation des moeurs par pur voyeurisme, auto-satisfaction...

Le bouquin n'est peut-être pas nul et Houellebecq a du talent mais ...ça ne me suffit pas.

Le suicide de l'occident

10 étoiles

Critique de Alainlecroque (, Inscrit le 25 février 2005, 33 ans) - 25 février 2005

Ce livre est un chef d'oeuvre
il traite du suicide de l'occident avec une grande réalité on ne nous ment pas! nous sommes dans un monde hédoniste et à force de se regarder le nombril on va sombrer comme les romains en leur temps
A lire absolument

Un génie complètement nul? Presque, mais loin s'en faut!

5 étoiles

Critique de Jacques28 (, Inscrit le 15 novembre 2004, 66 ans) - 14 janvier 2005

Le titre paradoxal de ma critique résume assez bien mes impressions.
J'avais eu des échos peu favorables sur l'auteur. Mais s'il fallait croire tout ce qu'on entend...
Il me semble même me souvenir d'avoir lu "Extension du domaine de la lutte" sans que le livre m'ait particulièrement marqué.
Bref, j'ai abordé ce livre l'esprit léger et sans préjugé. Je l'ai lu jusqu'au bout, assez vite, et j'en suis sorti l'esprit léger et le jugement perplexé.
Dire que Houellebeque est un pignouf dépourvu de talent serait injuste. Crier au génie serait exagéré. Il y a chez cet auteur des dons certains. Un style curieux ou des passages d'une simplicité limpide alternent avec de bien lépaisses considérations philosophico-scientifiques sur le fond desquelles je ne me prononcerai pas, n'y ayant pas compris grand chose.
Ses personnages, deux frères filandreux à l'existence incertaine, me semblent plus des prétextes à commentaires que des êtres doués d'une épaisseur humaine. Entre un qui se masturbe ou aspire à se faire sucer et l'autre qui ne rêve que biologie, il n'y a pas matière à faire un individu probable. Chacun à sa manière (ne) tombe (pas) amoureux d'une femme. On se doute que ça ne peut que mal finir, mais la manière dont l'auteur s'y prend pour les débarasser l'un et l'autre de leurs "aimées" est si maladroite, grotesque et improbable qu'on a du mal à retenir ses larmes de rire.
Malgré cela, je ne peux nier avoir pris un certain plaisir à cette lecture. Houellebeque a les qualités de ses défauts. Son style contrasté séduit malgré certaines pesanteurs. Ses indigestes digressions ont leur charme même si elles gagneraient à être moins "doctorales". Je ne peux que remarquer qu'on est face à un auteur, un vrai, un qui crée son monde. Lourdement, certes, mais peu en sont capables...

Stop aux mesquineries

10 étoiles

Critique de Lyre (, Inscrit le 7 septembre 2004, 37 ans) - 7 septembre 2004

Passionnant...

déconcertant

5 étoiles

Critique de Krystelle (Région Parisienne, Inscrite le 10 juin 2004, 37 ans) - 14 août 2004

Je suis bien de l'avis de Jules. Ce roman me trouble moi aussi. Je ne suis pas parvenue à savoir si j'avais aimé ou détesté. C'est donc que ce livre porte en lui quelque chose de fascinant puisqu'il ne saurait laisser indifférent. Néanmoins, je ne suis pas certaine de me jeter sur le prochain Houellebecq...

la comédie du bonheur

10 étoiles

Critique de B1p (, Inscrit le 4 janvier 2004, 43 ans) - 5 février 2004

Une fois la dernière page tournée on ne peut qu'en être convaincu : ce roman est d'ores et déjà un classique. On y suit la destinée de trois personnages qui auront connu bien malgré eux la glorieuse époque de la libération sexuelle, sans qu'elle ne leur apporte le bonheur qu'on pouvait en attendre. Chacun à sa manière échoue à mener une vie heureuse et s'enferme dans sa solitude, avant de connaître un destin inéluctable.
Ce que réussit Houellebecq, c'est à la fois de conter trois destins tragiques, et de dresser un bilan du siècle se concluant sur un aveu d'échec des mouvements qui devaient apporter à l'homme le bonheur. Pour ce tour de force, et aussi pour son curieux style où les vérités sont assénées de manière péremptoire, comme des vérités scientifiques, je lui décerne la note suprême.

Alchimiste Houellebecq

10 étoiles

Critique de Addison De Witt 75 (Paris, Inscrit le 5 février 2004, 41 ans) - 5 février 2004

Une bombe littéraire salutaire pour le roman français. Un écrivain d'une très grande intelligence à l'écriture chirurgicale qui dissèque le vide de nombreuses vies contemporaines. C'est terrible et c'est vrai, Houellebecq ouvre d'un grand coup de scalpel le corps malade de notre société et découvre le vertige des gènes chez un homme à la sexualité perdue.
Un livre charnière pour la littérature française, à la croisée de deux millénaires, dans lequel se manifeste l'anxiété et la soumission de l'homme devant les progrès de la science.

Lovecraft...

10 étoiles

Critique de Anonyme (, Inscrit(e) le ??? (date inconnue), - ans) - 3 septembre 2003

Houellebecq a ecrit un livre sur la vie et l'oeuvre de HP Lovecraft (litterature fantastique - mondes mythiques etc...). Je crois que si l'on a pas lu Lovecraft et pas compris ce personnage et ses peurs, on ne peut pas apprehender totalement "les particules" de Houellebecq... Le biologiste solitaire, la mer d'Irlande et le regard vers l'ouest à la fin du livre... c'est tres Lovecraftien... les algues pourries, tout ca...

Un livre très sage et très amer ?

8 étoiles

Critique de Bolcho (Bruxelles, Inscrit le 20 octobre 2001, 69 ans) - 17 avril 2003

Ce livre m’a plu essentiellement parce qu'il est une cruelle mise en pièces de nos tics de pensée et des modes imbéciles. Ah ! les dérives des soixantehuitards qui tentent de sauver des lambeaux de leur univers en produisant de dérisoires pastiches de modes avortées. Pan ! sur mon nez. Et lorsque Houellebecq parle de la libération sexuelle comme victoire finale du marché, cela ne manque pas de finesse. Même si on ne doit pas la réduire à cela évidemment. Il n'empêche. Faisant un rapprochement entre « Orange mécanique » et « Les valseuses », il parle de la « pertinence commerciale d’une culture jeune essentiellement basée sur le sexe et la violence, qui ne devait cesser de gagner des parts de marché au cours des décennies ultérieures ». Pas faux, n'est-ce pas ? Bref, j’ai lu les « Particules. », non comme un roman, mais comme un témoignage sur une époque, sur une génération. Est-il choquant ? Non. Un livre peut paraître ennuyeux ou stupide, inutile, mal écrit ou pompeux, prétentieux, bref, les défauts ne manquent pas. Mais jamais choquant. On peut dire et écrire ce que l’on veut. Ce qui est choquant, c’est le passage à l'acte. J'ai connaissances de choses très choquantes qui ont eu lieu sur la scène internationale ces derniers temps par exemple. Mais décrire quelques pratiques onanistes… En plus, je voudrais mettre en avant de nombreux passages qui ne sont ni provocateurs ni osés, mais au contraire sensibles et émouvants. Notamment tout ce qui concerne le regard que les adultes jettent sur leur passé enfantin et l’immense nostalgie qui en découle. Et cette description de la grand-mère d’un des personnages. Il décrit une vie de labeur consacrée à aider tout son entourage, puis « Tout cela, dans sa vie, elle l’avait fait. Un examen un tant soit peu exhaustif de l’humanité doit nécessairement prendre en compte ce type de phénomène. De tels êtres humains, historiquement, ont existé (.). En pratique, ces êtres humains étaient généralement des femmes ». Contrairement à un autre critiqueur, il me semble que l’auteur fait la part belle aux femmes. Et je trouve qu’il a raison. Cela dit, l'ensemble ne respire pas l'optimisme : « (.) chacun a dans la tête une perspective une perspective d'avenir simple : le moment viendra pour lui où la somme des jouissances physiques qui lui restent à attendre de la vie deviendra inférieure à la somme des douleurs (…)». Mais je m’en voudrais de terminer sur une note aussi sombre. Et je vous propose cette dernière citation. « Il acheta du whisky, des raviolis en boîte et des biscuits au gingembre ».
Quand on pense qu'il aurait tout aussi bien pu lui faire acheter du Banania, de la choucroute et des couches pour bébé, on se prend à envier la toute-puissance du romancier. Je veux en venir où ? Nulle part.
C’est la toute-puissance du critiqueur libre.

Ha ha ha ha!

6 étoiles

Critique de Nevermore (Rennes, Inscrit le 10 mai 2002, 35 ans) - 28 mars 2003

Ha ! Et encore ha! J'ai jamais vu de critiques aussi intéressantes. Surtout "des particules à l'urticaire", c'est très fort, bravo. J'ai lu aussi "les particules" de Michel, et j'ai beaucoup ri, bizarre non?
Je trouve que Michel écrit très clairement, très simplement et donc c'est agréable à lire rapidement. Disons que ça se consomme bien. De plus il me semble bien conscient des choses qui l'entourent mais j'ai quand même du mal à croire que quelqu'un puisse avoir une telle vision. C'est trop rude. Quoique j'ai lu "les voyages de Gulliver" y'a pas longtemps et dans le fond, c'est 10 fois plus rude.
Salut et encore bravo pour cette lutte de critiques éclairs!ha!

non non

6 étoiles

Critique de Pétoman (Tournai, Inscrit le 12 mars 2001, 41 ans) - 16 janvier 2002

Je déconnais pas, faut prendre au 1er degrè car c'est lui qui prévaut...une affaire ces filles, pas de problèmes avec elles, c'est mieux que le romantisme qui n'apporte finalement que des déceptions....

élémentaires ?

8 étoiles

Critique de Zoom (Bruxelles, Inscrite le 18 juillet 2001, 63 ans) - 14 janvier 2002

Pour le style de Petoman, c'est vrai qu'il pourrait faire plus subtil. Pour le fond, pourquoi pas : c'est assez clairement dire comment il a ressenti le livre , c’est-à-dire ni intellectuellement ni affectivement : c’est peu glorieux pour Houellebecq, à vrai dire. Mais je trouve que c'est dommage pour Petoman, quelle que fut la suite.... Lecture un peu réductrice quand même.

A l'époque...

5 étoiles

Critique de Jules (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 73 ans) - 14 janvier 2002

...de ma première critique éclair, j'avais mis trois étoiles parce que je me souvenais bien qu'en fermant ce livre j'étais très partagé. Un style, oui, des passages intelligents, oui ! Mais je restais sur un souvenir d'énormément de sexe ( la mère, le père, les masturbations à répétition etc...), une grande sensation de désespérance. Et je n'aime pas ce sentiment, même si je peux parfois le comprendre dans certaines circonstances. On peut tomber, tout le monde peut tomber, mais j'aime ceux qui refusent, qui tentent de se battre, même s'ils retombent, mais repartent encore, comme un Dan Fante dont je viens de faire la critique. Si j'ai mis 2,5 à ma critique de ce matin, c'est sans doute que le souvenir de désespoir prend de plus en plus de place dans mon souvenir.

Un livre fort. Un vrai roman.

8 étoiles

Critique de Lucien (, Inscrit le 13 mars 2001, 61 ans) - 14 janvier 2002

Je déteste donner un avis, même éclair, sans feuilleter au moins le livre, faute d'avoir toujours le temps de le relire. Et je ne possède pas les "particules". Je me jette donc à l'eau en fonction de mes seuls souvenirs. J'ai lu "les particules élémentaires" voici un peu plus de trois ans, peu après sa sortie, et j'ai enchaîné avec "Extension du domaine de la lutte". "Plateforme", pas encore. Je dois dire que le livre m'avait impressionné, pour les raisons qu'évoquent Tartuffe, Virgile et Zoom : l'itinéraire des deux frères, la dénonciation hilarante de certaines modes (l'atelier d'écriture!!!), et, pourquoi pas, la nausée...
Contrairement à Jules, je ne crois pas que Vian aurait été dérangé de ce voisinage : "J'irai cracher sur vos tombes" est un livre au moins aussi nauséeux, désespéré, noir à faire peur... et provocateur, comme ce cher Pétoman. La preuve : son interdiction par les censeurs de la quatrième République. Il fut un temps où les procureurs reprochaient à Flaubert une promenade en calèche, tentures tirées; un temps où la vengeance d'un nègre perturbait les censeurs; aujourd'hui, ce sont les provocations notamment masturbatoires d'un Houellebecq qui agitent les plumes pudibondes de certains critiques...
Ceux qui dénigrent "Les particules élémentaires" ont-ils vraiment lu le dernier chapitre, qui prend par opposition avec les tristes errances précédentes les allures d'une flamboyante rédemption?

Critique éclair sur une critique très éclair

5 étoiles

Critique de Jules (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 73 ans) - 14 janvier 2002

Mais vraiment pas très claire !... (Bashung en aurait dit autant !) Bon ! A chacun son style... Ce livre m'a laissé, à l'époque, un goût assez désagréable en bouche, et dans la tête. Quant à dire si je suis fort intéressé par les exploits de Petoman à la gare du Midi, ce serait excessif ! Par contre, il faut avouer qu'il pousse sa fidélité à son auteur adoré en allant jusqu'à choisir les ambiances dans lesquelles celui-ci doit se trouver bien ! Quant à son idole, Vian, je ne suis pas tout à fait certain que ce dernier doivent se sentir mieux de se retrouver en compagnie de Houellebecq dans sa critique très éclair !

Si pas du 50000ème degré...

1 étoiles

Critique de Bluewitch (Quelque part sous les étoiles, entre Bruxelles et Charleroi, Inscrite le 20 février 2001, 38 ans) - 13 janvier 2002

Merci pour Houellebecq!! Je me demande si ses aspirations littéraires atteignent le niveau que Pétoman lui attribue... On devrait l'interroger! Ha mais!! Va-t-on voir le plus vieux métier du monde faire une progression économique surprenante grâce à la plume émoustillante de ce cher Michel?? Rien de tel que des cobayes aussi conciliants que Pétoman pour nous le dire...
Franchement, c'est à faire peur...

Les testicules alimentaires

8 étoiles

Critique de Lucien (, Inscrit le 13 mars 2001, 61 ans) - 13 janvier 2002

Du deuxième degré? Pétoman?

Un peu glauque...

2 étoiles

Critique de Leura (--, Inscrit le 29 janvier 2001, 66 ans) - 13 janvier 2002

ta critique éclair, mon vieux Pétoman. Du 2e degré? Ou du 3e?

effets

9 étoiles

Critique de Pétoman (Tournai, Inscrit le 12 mars 2001, 41 ans) - 13 janvier 2002

Moi, ce livre m'a donné quelques effets physiques, c'est pas mal comme "j'irai cracher sur vos tombes", si bien qu'à la fin de ce livre, j'ai été obligé d'aller me décharger à bruxelles avec des professionnelles du sexe...

Des particules à l'urticaire

1 étoiles

Critique de Syllah-o (Liège, Inscrit le 5 décembre 2001, 54 ans) - 5 décembre 2001

J'ai relu quelques pages de ce livre il y a quelques jours et je suis moins fasciné que jamais par cette prose qui empeste le sperme évacué à la main dans l'arrière-cour sordide d'un laboratoire de biochimie avec vue sur la décharge d'un camp de vacances pour petite bourgeoisie névrosée ! On a tout dit de Houellebecq, qu'il était un génie et un visionnaire. On connaît le goût de notre époque pour le superlatif. Houellebecq est un malin : il a compris que la littérature n'était plus très bien cotée en bourse, au contraire du rock and roll. Il a donc sorti la littérature de son placard poussiéreux pour en faire l'une des annexes de la planète rock, avec riffs de guitares bien crasseuses. On sait que le lancement des "Particules" est un coup médiatique perpétré par son éditeur Raphaîl Saurin, et l'on sait le rôle tenu dans cette affaire par les Inrocks. Il ne faut pas être très exigeant sur la qualité pour apprécier ce bouquin, et moins encore pour trouver à son auteur du génie. Toujours cette tendance au superlatif, qui est la marque du creux. On sait aujourd'hui que tout est génial, de l'after-shave de chez Trucmachin au sac à main de chez Bidule. Dans la culture rock and roll, un jeune qui s'est exclamé "Génial !" et "Yeah !" a tout révélé de sa pensée. Faut pas demander à ces énergumènes d'avoir lu Proust ou Joyce avant Houellebecq. Reste un livre... Il y a une histoire, plus ou moins mal ficelée, monotone, grise, amorphe et parfois, oui, un tout petit peu drôle. Il y a des personnages : aussi aimables et pétulants qu'une poignée de chancres mous. Leur sexualité est aussi morne qu'élémentaire : branlette, giclette. Pas une once d'érotisme, mais de la baise à froid, compulsive, névrotique. Ah ! ça donne envie, y a pas ! J'aimerais parler du style, si ce livre en avait. Appeler style cette prose informe à la fois blanchâtre (ce blanc nauséeux propre à Sartre), grisâtre (la couleur du béton) et brunâtre (la couleur du caca) ? Je veux bien que ce style soit voulu et qu'il ne signale pas Houellebecq comme les trois petits points signalent Céline. Enfin, tout de même, être terne à ce point ! On me dit : "Ouais on s'en fout du style ce qui compte c'est que ce type il décrit notre monde comme il est !" Ah oui ? Pas le mien, désolé, et je ne pète pourtant pas dans de la soie, ni surtout ne me complais dans la panade à cinq sous de chez Névrose. On ne me fera pas croire que le monde décrit par Houellebecq est le monde. Houellebecq a d'une certaine société la vision d'un dépressif écœuré qui aimerait tant nous inoculer les glaires que secrète sa bile. On accusait jadis la masturbation de causer la tristesse. Qui sait, hein ? La preuve par Zola et Céline qu'on peut avoir du monde une vision très pessimiste et être de fameux écrivains. Houellebecq, lui, n'arrive jamais qu'à être un peu fumeux, et sale d'une saleté qui rappelle Gros Dégueulasse avec son caleçon jauni de pisse !

Parfois ça fait du bien de perdre tout espoir

9 étoiles

Critique de Virgile (Spy, Inscrit le 12 février 2001, 38 ans) - 19 juillet 2001

Je suis peut-être le seul mais j'ai trouvé assez bien de passages de ce livre qui étaient plutôt hilarants.
J'y ai aussi vu de l'espoir! Mon dieu! Je crois que je deviens gaga. Un livre que j'avais trouvé beaucoup plus sombre par exemple est l'herbe rouge de Vian.
Mais je ne reproche rien aux livres pessimistes, voire dépressifs. Quand on est au plus bas on ne voit pas les choses de la même façon, on pense à des choses auxquelles on n'est pas habitué et donc finalement on en retire toujours du positif (sauf si on se tire une balle héhéhé).
Je conseille donc cette lecture à tout le monde, salutaire parce que porteuse d'une réflexion. Je recommande aussi Extension du domaine de la lutte du même auteur qui explore un peu le même thème.

Je l'ai relu...

6 étoiles

Critique de Jules (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 73 ans) - 19 juillet 2001

Ce livre est bien écrit, c'est vrai. Il est intelligent, c'est vrai. Il est nauséeux, certainement. Il laisse peu d'espoir, c'est encore vrai. C'est ce que je lui reproche... Les livres dits "intelligents" sont rarement faits avec du "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil et nous vivons tous dans le meilleurs des mondes possibles"... Mais j'en connais beaucoup qui nous laissent ne fut ce qu'une petite lueur au bout du tunnel... Ce n'est pas le cas ici: le désespoir, ou l'absence d'espoir, nous est donné jusqu'à la dernière petite cuillère !...

la nausée...

5 étoiles

Critique de Chat pitre (Linkebeek, Inscrite le 23 février 2001, 46 ans) - 19 juillet 2001

moi aussi à la lecture de ce livre j'ai eu la nausée, mais je ne suis pas arrivée à la surmonter. peut être ais je encore besoin de déception et de désillusion pour comprendre un truc aussi sordide.

une intelligence dérangeante

10 étoiles

Critique de Zoom (Bruxelles, Inscrite le 18 juillet 2001, 63 ans) - 19 juillet 2001

Cet écrivain m'a fascinée par le regard froid et distant qu’il jette sur le monde. J'ai trouvé ce regard à la fois supérieurement intelligent et nauséeux et c'est parfois ce que je ressentais à le lire : la nausée. Mais j’ai beaucoup aimé : ce livre ne peut laisser indifférent, il interpelle, il remue, il dérange, il pose des questions. Il est grave et désespéré : personne ne s'en sort, ni les femmes ni les hommes. On aimerait qu’avec son intelligence, Houellebecq sorte un de ces jours un livre optimiste pour nous rassurer ! Je ne suis pas sûre que j'aimerais le rencontrer, cet homme-là, mais qu'il écrive, qu'il écrive encore...

Il faut lire HOUELLEBECQ

8 étoiles

Critique de Ferragus (Strasbourg, Inscrit le 8 mai 2001, 54 ans) - 28 mai 2001

HOUELLEBECQ en fait c'est la même essence que CAMUS. A la relecture de ce roman, j'ai été frappé des similitudes qui pouvaient exister entre ces deux auteurs: même style dépouillé, même impassibilité et même désespoir sous-jacent comme si la vie ne pouvait être autre chose qu'un long cheminement, subi, inerte et sans saveur. En quelque sorte un inéluctable destin. Alors on peut comprendre toutes les haines et rancÏurs suscitées par cet ouvrage à sa parution. Notre époque si férue de liberté épanouie et de bonheur individuel écœurant ne peut supporter le déterminisme volontaire et l'envers nauséabond de cette prose admirable. Et que dire de cet éminent paradoxe, de ces réactions puritaines fustigeant la dégradante description des nombreuses scènes pornographiques qui accompagnent la décrépitude de BRUNO? Que dire de ces âmes bien nées, éternels contempteurs des genres humains qui vomissent sans arrêt leur universel béat et meurtrier, matrice des abandons successifs qui mènent tout droit aux abominations décrites par HOUELLEBECQ? Elle est bien là l'immonde pornographie, celle des âmes.
Oui, il faut lire HOUELLEBECQ. Parce que c'est un sursaut, une réaction salutaire, une irrépressible envie de vivre comme un homme, tête haute, loin de la veulerie mièvre et dégueulasse de notre époque.

Bien, mais avec quelques réserves

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Critique de Francesco (Bruxelles, Inscrit le 16 février 2001, 72 ans) - 24 février 2001

C'est l 'histoire de deux demi-frères : Michel est chercheur en biologie et Bruno est agrégé de lettres. Ils ont tous deux la quarantaine et leur mère est une ancienne hippie qui les a abandonnés et ils ont été élevés par deux grands-mères différentes.
Ce sont deux êtres pleins de frustrations et de souffrances. Michel étudie la mort de l'homme et la naissance d'une espèce post-humaine, asexuée mais jouisseuse, qui se reproduit par clonage, tandis que son frère, obsédé sexuel et impuissant, est en quête d'un bonheur perdu.
On voit à travers ce roman réactionnaire comment la libération des moeurs des années 60 a abouti au chaos sexuel et familial des années 90.
Cela nous donne un roman de fin de millénaire avec une vision pessimiste de la société future qui sera le fruit
d'une " gigantesque partouze de gènes ".
L'auteur analyse aussi la grande misère sexuelle actuelle des exclus du marché de la consommation amoureuse du fait de leur maladresse , de leur laideur , de leur timidité et de leur impuissance.
C'est la tyrannie du désir organisé pour que " la société fonctionne, pour que la compétition continue, il faut que le désir croisse, s'étende et dévore les hommes " ; il s'agit ici d'une oeuvre assez noire , décapante mais originale : un pamphlet contre le monde d'aujourd'hui qui fait référence à des éléments sociologiques, politiques, esthétiques et spirituels.
On peut cependant émettre certaines réserves pour certaines dérives érotiques voire " pornographiques " et une vision de la femme un peu caricaturale.

Un avis

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Critique de Aleph (Bruxelles, Inscrit le 5 janvier 2001, - ans) - 9 janvier 2001

Je pense que ce livre est un véritable chef-d'oeuvre dans le sens où il a soulevé des questions fondamentales sur notre société actuelle. Dire qu'il est bien ou mal n'est pas important en l'espèce. Ce qui importe vraiment c'est le sentiment de vide et de malaise qu'il soulève. Les débats qui ont eu lieu lors de sa sortie l'on montré.
Je pense que se livre est très proche des êtres que pourraient créer la société dans laquelle ont vie... On y voit deux personne ne parvenant pas à y trouver une place, perdue dans une solitude extraordinaire, bercé dans un conformisme généralisé et perdu sous le regard des autres et la pression sociale.
Il est digne du "meilleur des mondes" d'Aldous Huxley et ne fait que nous répéter l'extraordinaire vision qu'il avait eu.... Perte d'identité, perte de sa liberté de par l'intériorisation d'un conformisme imposé... Je pense que ce livre, comme celui dont il s'inspire nous donne un avertissement et nous demande de réagir.
A qui veut bien l'entendre.
Aleph

Mea Culpa

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Critique de Jules (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 73 ans) - 9 janvier 2001

J'ai été feuilleter mon livre hier soir et je constate que j'ai réagi un peu trop vite. J'en avais surtout gardé le mauvais côté. A le feuilleter et à relire les phrases que j'avais soulignées, il est meilleur que dans mon souvenir. Ceci est d'ailleurs plus logique car, à l'époque il avait soulevé un vrai tollé des "pour" contre les "contre". Pour soulever une telle polémique il fallait bien quelque chose... Je m'excuse donc et je revois ma cote.
Sorry !

Troublant

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Critique de Jules (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 73 ans) - 8 janvier 2001

Ce livre reste un point d'interrogation pour moi. Des héros à la vie aussi vide que la masturbation y prend une place déterminante, des gens sans beaucoup de sentiments, pas de passion, de vraie raison de vivre... En terminant ce livre je n'ai pu m'empêcher de me poser la question: il se fout de nous, ou c'est pas mal ? Je n'ai toujours pas la réponse mais, au moins, il a réussit à créer le doute. Mais avoir donné un prix à un tel livre, même pas mal écrit, me semble quand-même révéler la pauvreté de la littérature françaies actuelle.

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  Doublons !!! 11 Jules 2 mars 2005 @ 21:09

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