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Saule

avatar 31/12/2016 @ 11:28:46
C'est un film dont je ne me lasse pas, et la musique est formidable. Je dois l'avoir vu 10 fois (la scène du duel, avec le fleuriste !)

J'ai vu Conte d'été, le quatrième du cycle de Rohmer. Très verbeux à nouveau et sans beaucoup d'actions. Il s'agit d'un jeune homme en villégiature en Bretagne et qui se retrouve à devoir choisir entre trois jeunes femmes. Mon préféré des quatre reste Conte d'hiver mais parce que j'avais lu un essai avant qui donne des pistes et des clés d'accès à l'univer de Rohmer. Il me reste à regarder Ma nuit chez Maud.

Veneziano
avatar 31/12/2016 @ 16:26:51
C'est un film dont je ne me lasse pas, et la musique est formidable. Je dois l'avoir vu 10 fois (la scène du duel, avec le fleuriste !)

J'ai vu Conte d'été, le quatrième du cycle de Rohmer. Très verbeux à nouveau et sans beaucoup d'actions. Il s'agit d'un jeune homme en villégiature en Bretagne et qui se retrouve à devoir choisir entre trois jeunes femmes. Mon préféré des quatre reste Conte d'hiver mais parce que j'avais lu un essai avant qui donne des pistes et des clés d'accès à l'univer de Rohmer. Il me reste à regarder Ma nuit chez Maud.


Oui, il y a des scènes-cultes dans Le Professionnel.

Pour Rohmer, ne te force pas, si ça n'est pas ton truc, sinon ça va finir par t'exaspérer.
Le Conte d'hiver, étonnamment, est, d'assez loin, celui que j'ai le moins aimé des quatre. Je trouve la protagoniste insupportable et irresponsable.

C'est le style de Rohmer de faire du quasi-théâtral, du psychologique. On aime ou pas !

Saule

avatar 31/12/2016 @ 16:48:26
Je trouve la protagoniste insupportable et irresponsable.

C'est le style de Rohmer de faire du quasi-théâtral, du psychologique. On aime ou pas !

Suite à un lapsus, elle donne une mauvais adresse à son amoureux (Courbevoie au lieu de Levallois) et ça rend les retrouvailles très improbables. Pourtant c'est son grand amour et rien ne le remplacera, elle le sait. Elle choisit finalement de rester fidèle à cet amour, mais ce choix n'est pas du tout irresponsable, au contraire c'est un choix philosophique. Un choix appuyé par le philosophe Pascal (son fameux pari): on a d'ailleurs droit a un petit cours de philo par son ami Loïc dans la voiture !!. Par contre il est vrai que avant de faire ce choix elle vit dans une sorte d'inquiétude (état symbolisé par ses nombreux déplacements dans Paris, puis à Nevers), c'est probablement ça qui t'a gêné. En fait le personnage de Gaspard, dans conte d'été, m'a un peu fait la même impression que toi cette jeune femme de conte d'hiver. Il ne sait pas choisir car il ne sait pas ce qui lui convient, pendant tout le film on ne peut pas s'empêcher de penser que c'est avec celle de la crêperie, son amie et confidente, qu'il s'accorde le mieux.

C'est du cinéma difficile mais j'aime plutôt bien, ça ne me dérange pas de me forcer, au contraire. J'en tire un plaisir moins immédiat que si je me délasse en regardant des séries, mais j'en tire un plaisir plus durable. Par contre il est un fait que j'ai tendance à privilégier la lecture plutôt que les images, question de goût. J'admire beaucoup ton goût pour le cinéma et ta connaissance dans ce domaine (tout comme d'autres qui nous parlent parfois de leur films).

Veneziano
avatar 01/01/2017 @ 11:18:47
J'ai vu, pour la première fois, hier soir, Pepi, Luci, Bom et autres filles du quartiers ; je continue donc mon cycle Almodovar.
Je l'ai trouvé assez drôle, décalé à souhait, sans être toutefois formidable. Le cinéaste se tâtait encore, mais il y a déjà des scènes et répliques cultes.

Veneziano
avatar 01/01/2017 @ 11:20:39
Je trouve la protagoniste insupportable et irresponsable.

C'est le style de Rohmer de faire du quasi-théâtral, du psychologique. On aime ou pas !


Suite à un lapsus, elle donne une mauvais adresse à son amoureux (Courbevoie au lieu de Levallois) et ça rend les retrouvailles très improbables. Pourtant c'est son grand amour et rien ne le remplacera, elle le sait. Elle choisit finalement de rester fidèle à cet amour, mais ce choix n'est pas du tout irresponsable, au contraire c'est un choix philosophique. Un choix appuyé par le philosophe Pascal (son fameux pari): on a d'ailleurs droit a un petit cours de philo par son ami Loïc dans la voiture !!. Par contre il est vrai que avant de faire ce choix elle vit dans une sorte d'inquiétude (état symbolisé par ses nombreux déplacements dans Paris, puis à Nevers), c'est probablement ça qui t'a gêné. En fait le personnage de Gaspard, dans conte d'été, m'a un peu fait la même impression que toi cette jeune femme de conte d'hiver. Il ne sait pas choisir car il ne sait pas ce qui lui convient, pendant tout le film on ne peut pas s'empêcher de penser que c'est avec celle de la crêperie, son amie et confidente, qu'il s'accorde le mieux.

C'est du cinéma difficile mais j'aime plutôt bien, ça ne me dérange pas de me forcer, au contraire. J'en tire un plaisir moins immédiat que si je me délasse en regardant des séries, mais j'en tire un plaisir plus durable. Par contre il est un fait que j'ai tendance à privilégier la lecture plutôt que les images, question de goût. J'admire beaucoup ton goût pour le cinéma et ta connaissance dans ce domaine (tout comme d'autres qui nous parlent parfois de leur films).


Oui, mais, après, elle ne fait rien, ou presque, pour le retrouver. J'ai trouvé cela un peu léger. Quand on a une fille de l'homme aimé, c'est une raison de plus, et de taille, pour le retrouver.
C'est pourquoi ce n'est pas celui que je préfère.

Sissi

avatar 01/01/2017 @ 16:26:31
Demain je vais (enfin... je retourne devrais-je dire!) au cinéma.
Ma fille veut aller voir Paterson et moi Fais de beaux rêve (en priorité, on a envie de voir les deux).

Si quelqu'un a vu les deux (Cyclo peut-être?), et a un avis pour nous aider à trancher....merci par avance, sinon on tirera au sort! ;-)

Veneziano
avatar 03/01/2017 @ 19:14:18
J'ai revu, avant-hier soir, Femmes au bord de la crise de nerfs, et j'ai toujours trouvé ça aussi drôle et divertissant.

Saule

avatar 03/01/2017 @ 20:38:13

Oui, mais, après, elle ne fait rien, ou presque, pour le retrouver. J'ai trouvé cela un peu léger. Quand on a une fille de l'homme aimé, c'est une raison de plus, et de taille, pour le retrouver.
C'est pourquoi ce n'est pas celui que je préfère.

Tu as une attitude plus intellectuelle, un peu comme Loïc dans le film.

Je crois que Félicie se rend disponible en arrêtant sa relation avec Maxime et ensuite avec Loïc : comme elle est libre elle sent bien qu'elle augmente la chance de le retrouver. Bien sur ce n'est pas rationnel mais ce n'est pas stupide non plus (la discussion sur Pascal étaye en fait son choix). En quelque sorte c'est la foi en les retrouvailles qui rendent ces retrouvailles possibles (comme dans la pièce de Shakespeare, Conte d'hiver, qui la bouleverse complètement).

Une autre piste que suit Nicole Hatem dans le petit essai que j'ai critiqué sur ce site, c'est de dire que son lapsus, elle dit "Courbevoie" au lieu de "Levallois" (Or Rohmer ne choisissait jamais ses noms au hasard...), son lapsus donc n'est pas anodin : en imposant des voies courbes à son amant pour la retrouver, elle donne une valeur cosmogonique à son amour. Son amour doit être "sanctifié" par le hasard (le hasard est toujours très important chez Rohmer), être en quelque sorte validé par le hasard (la providence) comme étant le grand Amour.

Mais si ça t'intéresse, je te conseille vivement le petit essai de Nicole Hatem (que j'ai critiqué sur le site). Ce genre d'analyse donne des clés. Par exemple, lorsque Félicie regarde la chasse de Sainte Bernadette à Nevers, elle dit simplement "Elle a le nez droit". Or, c'est justement ce qu'elle reproche à Loïc, d'avoir le nez courbe (ce qui symbolise le fait qu'il ne voit la vie qu'à travers les livres, c'est un pur intellectuel). Personnellement je n'aurais jamais pensé qu'un film puisse avoir autant de richesses et de possibilités d'interprétations, ni que Rohmer mettait tant de symboles dans ses films.

Cyclo
avatar 04/01/2017 @ 08:31:12
Trop pris par les déplacements familiaux et amicaux des fêtes, pas allé au cinéma depuis quinze jours... Donc pas de nouveautés vues. J'ai la chance d'avoir un cinéma (Utopia) qui fait durer les films et ne les élimine pas au bout d'une semaine en cas d'insuccès, donc j'iari sans doute d'ici quelque temps.
En,tendu une belle émission sur "Paterson" à France inter. "Fais de beaux rêves" a l'air très bien aussi. Voir la critique de Chris sur son blog :
http://christoblog.net/2017/01/…

Veneziano
avatar 04/01/2017 @ 19:29:41

Oui, mais, après, elle ne fait rien, ou presque, pour le retrouver. J'ai trouvé cela un peu léger. Quand on a une fille de l'homme aimé, c'est une raison de plus, et de taille, pour le retrouver.
C'est pourquoi ce n'est pas celui que je préfère.


Tu as une attitude plus intellectuelle, un peu comme Loïc dans le film.

Je crois que Félicie se rend disponible en arrêtant sa relation avec Maxime et ensuite avec Loïc : comme elle est libre elle sent bien qu'elle augmente la chance de le retrouver. Bien sur ce n'est pas rationnel mais ce n'est pas stupide non plus (la discussion sur Pascal étaye en fait son choix). En quelque sorte c'est la foi en les retrouvailles qui rendent ces retrouvailles possibles (comme dans la pièce de Shakespeare, Conte d'hiver, qui la bouleverse complètement).

Une autre piste que suit Nicole Hatem dans le petit essai que j'ai critiqué sur ce site, c'est de dire que son lapsus, elle dit "Courbevoie" au lieu de "Levallois" (Or Rohmer ne choisissait jamais ses noms au hasard...), son lapsus donc n'est pas anodin : en imposant des voies courbes à son amant pour la retrouver, elle donne une valeur cosmogonique à son amour. Son amour doit être "sanctifié" par le hasard (le hasard est toujours très important chez Rohmer), être en quelque sorte validé par le hasard (la providence) comme étant le grand Amour.

Mais si ça t'intéresse, je te conseille vivement le petit essai de Nicole Hatem (que j'ai critiqué sur le site). Ce genre d'analyse donne des clés. Par exemple, lorsque Félicie regarde la chasse de Sainte Bernadette à Nevers, elle dit simplement "Elle a le nez droit". Or, c'est justement ce qu'elle reproche à Loïc, d'avoir le nez courbe (ce qui symbolise le fait qu'il ne voit la vie qu'à travers les livres, c'est un pur intellectuel). Personnellement je n'aurais jamais pensé qu'un film puisse avoir autant de richesses et de possibilités d'interprétations, ni que Rohmer mettait tant de symboles dans ses films.




Peut-être faut-il une posture intellectuelle ou au moins portée sur la psychologie pour apprécier les films de Rohmer, mais j'ai trouvé la protagoniste du Conte d'hiver irresponsable dans sa posture avec les hommes.
Elle s'éloigne par mégarde du père de sa fille et, plutôt que de le rechercher, elle continue à butiner en se montrant insupportable.

Fanou03
avatar 06/01/2017 @ 14:41:21
Vu pendant les vacances avec les enfants l'excellent dessin-animé "Le Géant de Fer" (http://films.blog.lemonde.fr/2016/09/…) que j'avais vu au ciné à l'époque et que j'avais beaucoup aimé. Il n'avait pas bien marché quand il était sorti dans les années 2000, je n'ai jamais compris pourquoi.

Et hier soir on s'est revu '"Nuit Blanche à Seattle", parfaitement romantique, mélo et guimauve, mais on a pris cependant beaucoup de plaisir à revisionner ce film avec la pétulante Meg Ryan et le tout jeune Tom Hanks, et sa jolie maison à Seattle au bord du lac...

Darius

avatar 07/01/2017 @ 15:42:18
Demain je vais (enfin... je retourne devrais-je dire!) au cinéma.
Ma fille veut aller voir Paterson et moi Fais de beaux rêve (en priorité, on a envie de voir les deux).

Si quelqu'un a vu les deux (Cyclo peut-être?), et a un avis pour nous aider à trancher....merci par avance, sinon on tirera au sort! ;-)


Je vais voir ce soir "Paterson" dont le journal belge "La Libre Belgique" donne 10/10 (pas courant du tout..) et émet des commentaires élogieux :

"Le film de l'année. Un film magnifique et chimique. C'est un film qu'on sent, un film qui bat comme un cœur, lentement.."

"Chez elle (l'actrice iranienne Golshifteh Farahani) tout hypnotise la caméra : sa voix, ses sourcils, sa peau cuivrée, ses yeux noirs, ses dents blanches, ses cheveux bouclés. Dire que ces connards de mollahs iraniens voulaient en priver la terre entière...."

A mon avis, le journaliste en est tombé dingue amoureux !!!

Saule

avatar 08/01/2017 @ 20:08:48
Alors Darius, Paterson c'est si bien que ça ?

Saule

avatar 08/01/2017 @ 20:28:03
J'ai vu Ma nuit chez Maud de Rohmer, c'est mon préféré jusqu'à présent. C'est un film tourné en noir et blanc, en 1969, à Clermont-Ferrand. Une fois n'est pas coutume Rohmer avait choisi des acteurs connus pour ce film : Jean-Louis Trintignant, Marie-Christine Barrault et Françoise Fabian.

Il n'y a pas vraiment de spoiler avec ce genre de film, Rohmer ne crèe pas de suspens ou de surprise, en fait tout ces films suivent le même schéma (je l'ai entendu dans un interview de Rohmer) : un jeune homme aime une femme, par hasard une autre femme vient le tenter mais il reste fidèle à la première et se marie avec elle.

Jean-Louis (joué par J-L Trintignant), un ingénieur chez Michelin, remarque une belle jeune femme blonde à la messe (Marie-Christine Barrault) et décide qu'elle sera sa femme. Mais, de manière fortuite, il rencontre une autre femme (brune celle-la), chez qui il passe une bonne partie de la soirée à discuter de Pascal (et oui, en Province et à l'époque, le niveau des discussions était bien plus élevé !). Elle lui fait des avances mais Jean-Louis reste fidèle à ses principes catholiques et à la jeune blonde qu'il a choisie.

Le pari de Pascal tient une place encore plus centrale dans ce film que dans les autres que j'ai vus : il y a deux ou trois longues discussions à propos de Pascal, entre Jean-Louis (le catholique) et son ami communiste, entre J-L et sa maitresse platonique,.. les dialogues sont très élaborés et intelligents, par moment on voudrait prendre note. Pourtant, grâce aux acteurs, les dialogues paraissent tout à fait naturel et on ne s'ennuie pas du tout. J'ai bien aimé aussi que ça se passe à Clermont Ferrand en 1970, en hiver.

Sur youtube j'ai vu une séquence d'un type qui analyse les prises de plans de la fin du film (les cinq dernières minutes) : c'est très intéressant car je ne m'étais pas rendu compte que la manière de cadrer, d'inclure (ou pas) un personnage dans l'image,.. que tout ça n'était pas du tout laissé au hasard. Par contre le type interprète la scène de manière exactement opposée à ce que j'en pense. Il dit que Jean-Louis regrette d'avoir laissé passer l'occasion d'un plus grand amour à cause de ses principes : c'est bien sur tout à fait faux. Mais ce sont des films intelligents qui laissent une liberté dans l'interprétation.

Eric Eliès 08/01/2017 @ 20:32:12
Est-ce que quelqu'un a vu "Le baccalauréat" de Cristian Mungiu ? J'ai très envie d'aller le voir mais les commentaires sur Allociné, qui sont en général assez fiables, sont étonnamment mitigés.

Fanou03
avatar 08/01/2017 @ 22:41:21
Est-ce que quelqu'un a vu "Le baccalauréat" de Cristian Mungiu ? J'ai très envie d'aller le voir mais les commentaires sur Allociné, qui sont en général assez fiables, sont étonnamment mitigés.


Non mais j'avais aussi bien envie de le voir, je suis aussi étonné de ce retour d'allociné.

Lobe
avatar 08/01/2017 @ 22:43:46
Trop pris par les déplacements familiaux et amicaux des fêtes, pas allé au cinéma depuis quinze jours... Donc pas de nouveautés vues. J'ai la chance d'avoir un cinéma (Utopia) qui fait durer les films et ne les élimine pas au bout d'une semaine en cas d'insuccès, donc j'irai sans doute d'ici quelque temps.


Il y a un Utopia aussi à Montpellier, et c'est vrai que c'est une grande chance.



Et hier soir on s'est revu '"Nuit Blanche à Seattle", parfaitement romantique, mélo et guimauve, mais on a pris cependant beaucoup de plaisir à revisionner ce film avec la pétulante Meg Ryan et le tout jeune Tom Hanks, et sa jolie maison à Seattle au bord du lac...


On a le film sur VHS à la maison, avec ma mère quand aucun film de la médiathèque ne nous tente on finit sur celui-ci :) (ou, pire, l'effroyable La vengeance de Monte Cristo, une catastrophe hollywoodienne parfaitement géniale)

Veneziano
avatar 09/01/2017 @ 19:19:25
J'ai vu Ma nuit chez Maud de Rohmer, c'est mon préféré jusqu'à présent. C'est un film tourné en noir et blanc, en 1969, à Clermont-Ferrand. Une fois n'est pas coutume Rohmer avait choisi des acteurs connus pour ce film : Jean-Louis Trintignant, Marie-Christine Barrault et Françoise Fabian.

Il n'y a pas vraiment de spoiler avec ce genre de film, Rohmer ne crèe pas de suspens ou de surprise, en fait tout ces films suivent le même schéma (je l'ai entendu dans un interview de Rohmer) : un jeune homme aime une femme, par hasard une autre femme vient le tenter mais il reste fidèle à la première et se marie avec elle.

Jean-Louis (joué par J-L Trintignant), un ingénieur chez Michelin, remarque une belle jeune femme blonde à la messe (Marie-Christine Barrault) et décide qu'elle sera sa femme. Mais, de manière fortuite, il rencontre une autre femme (brune celle-la), chez qui il passe une bonne partie de la soirée à discuter de Pascal (et oui, en Province et à l'époque, le niveau des discussions était bien plus élevé !). Elle lui fait des avances mais Jean-Louis reste fidèle à ses principes catholiques et à la jeune blonde qu'il a choisie.

Le pari de Pascal tient une place encore plus centrale dans ce film que dans les autres que j'ai vus : il y a deux ou trois longues discussions à propos de Pascal, entre Jean-Louis (le catholique) et son ami communiste, entre J-L et sa maitresse platonique,.. les dialogues sont très élaborés et intelligents, par moment on voudrait prendre note. Pourtant, grâce aux acteurs, les dialogues paraissent tout à fait naturel et on ne s'ennuie pas du tout. J'ai bien aimé aussi que ça se passe à Clermont Ferrand en 1970, en hiver.

Sur youtube j'ai vu une séquence d'un type qui analyse les prises de plans de la fin du film (les cinq dernières minutes) : c'est très intéressant car je ne m'étais pas rendu compte que la manière de cadrer, d'inclure (ou pas) un personnage dans l'image,.. que tout ça n'était pas du tout laissé au hasard. Par contre le type interprète la scène de manière exactement opposée à ce que j'en pense. Il dit que Jean-Louis regrette d'avoir laissé passer l'occasion d'un plus grand amour à cause de ses principes : c'est bien sur tout à fait faux. Mais ce sont des films intelligents qui laissent une liberté dans l'interprétation.


Vu le thème, j'étais sûr que le film te plairait. Il est réputé. Je l'aime bien.

Veneziano
avatar 09/01/2017 @ 19:20:26
J'ai revu, hier soir, Parle avec elle (Habla con Ella), de Pedro Almodovar. Ce film est vraiment poignant et bien mené, tant sur le plan narratif que psychologique, même s'il déroute inévitablement.

Cyclo
avatar 09/01/2017 @ 20:22:25
Hou là là, je démarre l'année, un rhume carabiné, ça ne m'était pas arrivé depuis des années de ne pas aller au cinéma pendant quinze jours ! Sauf bien sûr pendant mes très longs voyages...
Comme ça va un peu mieux et qu'une amie m'y convie, je pense aller demain matin voir "Neruda" !

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