Gregory mion
avatar 16/04/2019 @ 21:29:19
On aurait du reste aimé, en novembre dernier, lorsque le Prix Apollinaire a été indûment remis à Cécile Coulon, les mêmes cris et le même effroi de la part de la foule, les mêmes passions ressenties devant Notre-Dame de Paris en proie aux flammes. Mais il y a une parfaite cohérence dans ce déséquilibre émotionnel : d'un côté Apollinaire souillé par le néant et le ridicule de tout un jury, sans que cela n'offense grand monde, et de l'autre Notre-Dame pour ainsi dire brûlée vive, pleurée par une multitude de pleureuses point toutes versées dans les exigences quotidiennes du sacré - et la cohérence, donc, c'est qu'une nation qui s'évertue depuis trop longtemps à tuer le sacré tous les jours ne peut s'émouvoir que pour les très gros fracas, les très gros machins passibles des récupérations politiques les plus rapides, tandis que le reste du temps elle demeure insensible aux énormités qu'il convient de taire. Cette même nation peut ainsi pleurer Notre-Dame une semaine et célébrer Cécile Coulon à tire-larigot - la boucle du philistinisme s'en trouve bouclée.
Par ailleurs, que Notre-Dame ait vécu un infernal brasier durant le mandat de Macron, chef de file du massacre perpétré contre la sacré, Lider Maximo d'un siècle technocratique où les éléments de langage se prennent pour des pensées, cela, dans le fond, constitue un acte divin de grande purification : Notre-Dame a été rendue à la très haute pauvreté et aux textes pourvus d'une âme. Pas un journaliste, aujourd'hui, pour être à la hauteur d'un Victor Hugo ou d'un Georges Bernanos. Pas un écrivain non plus... ou alors cet écrivain génial ne peut plus être rendu visible par notre État médiocre (je pense à Marien Defalvard qui aurait su dire ou écrire quelque chose de puissant sur Notre-Dame, mais c'est dommage, ce n'est pas lui qui a reçu l'Apollinaire avec toute la cargaison de visibilité que cela engendre depuis Cécile Coulon).

Enfin, le fracassement d'une partie de Notre-Dame a vérifié l'un des plus vifs passages de La psychologie des foules de Gustave Le Bon. Le sociologue, afin de rendre compte de l'imagination des foules, part de l'exemple suivant : que se serait-il passé si la tour Eiffel s'était effondrée peu de temps après son inauguration ? Eh bien la foule en eût été toute retournée pour cette raison simple : "Cent petits crimes ou cent petits accidents ne frapperont aucunement l'imagination des foules ; tandis qu'un seul crime considérable, une seule catastrophe, les frapperont profondément, même avec des résultats infiniment moins meurtriers que les cents petits accidents réunis".
En écrivant cela, Le Bon fait référence à une très grave épidémie de grippe qui touchait la France du temps de la nouvelle splendeur érectile de la tour Eiffel. Par conséquent si le monument fraîchement inauguré s'était fracassé comme s'est fracassée une partie de Notre-Dame hier, on en aurait oublié les milliers de morts de la grippe et la menace permanente qu'elle pouvait représenter.

Ne soyons donc pas dupes : Notre-Dame est tombée, certes, mais la France assassine le sacré depuis longtemps et avec une violence bien pire qu'un incendie maîtrisé en quelques heures. Pour n'importe quel esprit sagace, que Cécile Coulon soit considérée désormais comme une poète est une profanation d'une envergure bien plus vaste que les images impressionnantes colligées depuis la nuit dernière. Et c'est cela, précisément, qu'il faudrait souligner. L'incendie de Notre-Dame n'est qu'un épiphénomène des calamités que le sacré subit dans ce pays politiquement, culturellement et peut-être socialement fini.

Myrco

avatar 17/04/2019 @ 10:08:39
Je crois Gregory que vous vous laissez emporter par votre indignation (justifiée) concernant Coulon. Le problème est que l'atteinte à Notre-Dame parle à tout le monde alors que Coulon et son prix décerné par quelques ilotes prétentieux qui ont osé récupérer le nom d'Apollinaire pour se livrer à leurs mondanités sans intérêt, à qui cela parle-t-il ?
Je ne crois pas hélas que la mise en perspective des deux serve votre propos (même si je peux comprendre ce dernier) . Je crois au contraire que le mieux serait de ramener cette attribution de prix à ce qu'elle est et doit susciter: le degré zéro de l'intérêt.

Pieronnelle

avatar 17/04/2019 @ 10:38:18
Oh là Notre-Dame n'a rien de sacré pour moi, elle est un monument extraordinaire construit par des hommes qui ont sué sang et eaux ; elle appartient à tous croyants et non croyants. Pour ma part, je suis athée et c'est l'art et le travail des hommes qui m'interessent (architectes et ouvriers). Ce sont ces derniers qui ont subi le ravage des flammes et c'est ce qui me touche profondément.
Je comprends votre point de vue Gregory Mion mais ne partage pas cette comparaison avec l'attribution d'un prix qui certes peut faire offense à Apollinaire mais qui également a une valeur si relative surtout si on ne cautionne pas ce système d'échelle de valeur...

Pieronnelle

avatar 17/04/2019 @ 11:00:36
On aurait du reste aimé, en novembre dernier, lorsque le Prix Apollinaire a été indûment remis à Cécile Coulon, les mêmes cris et le même effroi de la part de la foule, les mêmes passions ressenties devant Notre-Dame de Paris en proie aux flammes. Mais il y a une parfaite cohérence dans ce déséquilibre émotionnel : d'un côté Apollinaire souillé par le néant et le ridicule de tout un jury, sans que cela n'offense grand monde, et de l'autre Notre-Dame pour ainsi dire brûlée vive, pleurée par une multitude de pleureuses point toutes versées dans les exigences quotidiennes du sacré - et la cohérence, donc, c'est qu'une nation qui s'évertue depuis trop longtemps à tuer le sacré tous les jours ne peut s'émouvoir que pour les très gros fracas, les très gros machins passibles des récupérations politiques les plus rapides, tandis que le reste du temps elle demeure insensible aux énormités qu'il convient de taire. Cette même nation peut ainsi pleurer Notre-Dame une semaine et célébrer Cécile Coulon à tire-larigot - la boucle du philistinisme s'en trouve bouclée.
Par ailleurs, que Notre-Dame ait vécu un infernal brasier durant le mandat de Macron, chef de file du massacre perpétré contre la sacré, Lider Maximo d'un siècle technocratique où les éléments de langage se prennent pour des pensées, cela, dans le fond, constitue un acte divin de grande purification : Notre-Dame a été rendue à la très haute pauvreté et aux textes pourvus d'une âme. Pas un journaliste, aujourd'hui, pour être à la hauteur d'un Victor Hugo ou d'un Georges Bernanos. Pas un écrivain non plus... ou alors cet écrivain génial ne peut plus être rendu visible par notre État médiocre (je pense à Marien Defalvard qui aurait su dire ou écrire quelque chose de puissant sur Notre-Dame, mais c'est dommage, ce n'est pas lui qui a reçu l'Apollinaire avec toute la cargaison de visibilité que cela engendre depuis Cécile Coulon).

Enfin, le fracassement d'une partie de Notre-Dame a vérifié l'un des plus vifs passages de La psychologie des foules de Gustave Le Bon. Le sociologue, afin de rendre compte de l'imagination des foules, part de l'exemple suivant : que se serait-il passé si la tour Eiffel s'était effondrée peu de temps après son inauguration ? Eh bien la foule en eût été toute retournée pour cette raison simple : "Cent petits crimes ou cent petits accidents ne frapperont aucunement l'imagination des foules ; tandis qu'un seul crime considérable, une seule catastrophe, les frapperont profondément, même avec des résultats infiniment moins meurtriers que les cents petits accidents réunis".
En écrivant cela, Le Bon fait référence à une très grave épidémie de grippe qui touchait la France du temps de la nouvelle splendeur érectile de la tour Eiffel. Par conséquent si le monument fraîchement inauguré s'était fracassé comme s'est fracassée une partie de Notre-Dame hier, on en aurait oublié les milliers de morts de la grippe et la menace permanente qu'elle pouvait représenter.

Ne soyons donc pas dupes : Notre-Dame est tombée, certes, mais la France assassine le sacré depuis longtemps et avec une violence bien pire qu'un incendie maîtrisé en quelques heures. Pour n'importe quel esprit sagace, que Cécile Coulon soit considérée désormais comme une poète est une profanation d'une envergure bien plus vaste que les images impressionnantes colligées depuis la nuit dernière. Et c'est cela, précisément, qu'il faudrait souligner. L'incendie de Notre-Dame n'est qu'un épiphénomène des calamités que le sacré subit dans ce pays politiquement, culturellement et peut-être socialement fini.

Par contre je partage le reste de votre analyse et sur le sacré qui peut avoir des sens bien différents en dehors du religieux...le "massacre" par Macron est bien édifiant sur ce point en ce moment !

Gregory mion
avatar 17/04/2019 @ 11:42:14
Vous faites tous les deux des remarques dignes d'intérêt. Un ami voit lui en Notre-Dame contemporaine un "stabilisateur du matérialisme et de la médiocrité du monde".

Pour le "degré zéro de l'intérêt" que l'on devrait accorder au Prix Apollinaire 2018, je voudrais vraiment vous donner raison. Et je voudrais avoir tort sur toute la ligne. Le problème, néanmoins, c'est que ce prix va légitimer les attributions futures d'autres prix, et ce pas plus tard que cet automne 2019 lorsque Cécile Coulon va nécessairement atteindre son objectif : augmenter ses revenus tout en continuant de passer pour autre chose qu'une écrivante (http://juanasensio.com/archive/2019/…).

Je crois volontiers qu'il y a derrière ce prix un réseau d'intérêts politiques et culturels (http://juanasensio.com/archive/2018/…). De toute façon le schéma se répète à l'envi un peu partout : les collusions multiples ont le pouvoir de modifier l'odeur de la merde.

On en reparlera donc dans la période septembre/octobre/novembre 2019. Vous verrez que tous les honneurs qui seront faits à Coulon (et ils seront nombreux !) se justifieront sans exception par la récente obtention de ce Prix Apollinaire. Ce prix est une pure grandeur d'établissement qui cherche à semer la confusion en voulant fonder une grandeur naturelle. Il a permis l'assouvissement d'une pléthore de médiocrités. Il s'est déshonoré en grimpant sur le piédestal des honneurs médiatiques, car je ne sache pas qu'on ait, en 2017, tant parlé de Serge Pey, ni que ce dernier, au demeurant auteur d'une oeuvre plutôt fournie, se soit servi de ce prix et d'autres récompenses pour profiter d'un "transfert" (https://livreshebdo.fr/article/…) et se payer les services de quelques agents à la solde de la superficialité moderne.
Vous voyez le présent quand des commerçants réfléchissent dans les termes de la prospective. Et c'est cela le plus grand mal qui peut être fait à l'art.

Le plus dramatique, dans cette histoire, c'est le silence radio des "recalés" du Prix Apollinaire 2018. Ils ont été battus par un recueil qui aurait dû figurer au mieux dans la section "Découverte" et ils ont l'air de cautionner ce vice de forme.

Trulets 17/04/2019 @ 15:10:12
Je comprends les propos de monsieur Mion : les violences symboliques ou réelles assenées par trop nombreux qui se sont arrogés un petit ou grand pouvoir dans quelque sphère que ce soit, ont grandi en nombre, sans que l'on s'en inquiète, pensant que cela ne portait pas à conséquence, qu'il valait mieux y répondre en ignorant le phénomène. Tout cela malheureusement aujourd'hui crie plus fort, réseaux, conséquences dans le quotidien et le futur se rapprochent de chacun, la menace prend plus grande ampleur, on ne peux plus ne plus voir et se réfugier derrière " laissons les, laissons ces médiocrités, ce n'est pas si grave ..." .
Que signifie l'adoubement de CC par ceux qui sont sensés, et sont reconnus pour cela au delà des frontières, valider l'exception ? Est-ce si grave ? Un jury qui n'est ne plus garant de la qualité de ce qu'il porte comme référence sérieuse auprès de tant de personnes, d'institutions, est-ce si grave? On peut affirmer OUI aujourd'hui et commencer à s'apercevoir que cela finit par non plus ressembler à quelques faits ponctuels relevant du hasard mais à une réelle stratégie d'intérêts prévue pour retomber sur des gens qui se connaissent bien, pratiquent sans tabou ni retenue le népotisme à des fins personnelles, politiques, commerciales... et on peut le déplorer surtout pas aux fins auxquelles on s'attendrait vu les arcanes utilisées.
Petits drames, injustices, impostures accumulés côtoient aujourd'hui le domaine de l'éducation ! On l'avait supputé : le prix Apollinaire donne accès à paraître sur la liste des œuvres recommandées en établissement scolaire en France et à l'étranger...(émission France Culture 14.04.2019 Les nouveaux chemins de la poésie), caution ouverte des pauvres écrits de CC par un inspecteur général de l'éducation nationale
en lettres modernes, rien moins. Toutes
ces manigances ouvrent grand les portes à la plus grande dégradation de la résonnance de la littérature française, de l'apprentissage de la pensée dans les écoles. Faire croire aux élèves que là est maintenant leur modèle, vu le niveau, représente une véritable supercherie et ne peut qu'engager l'étudiant incrédule à se prendre ou l'espérer, pour un écrivain de première zone légitime à recevoir une reconnaissance nationale et plus. C'est cela que je trouve grave. Et que l'on ne se méprenne pas, je n'ai absolument rien contre CC en personne, ni que ses écrits soient publiés et présents en gare ou parmi les auteurs de textes "faciles", très peu riches en exigence, qui conviennent à certains lecteurs, ou moments de lecture, tout comme on regarde passivement un moment de TV qui n'impose aucune exigence.
Cet appauvrissement a fait son nid silencieusement, doucement, sans que personne ne s'en affole. (Et cela ne concerne pas seulement que la littérature, chacun peut en convenir aujourd'hui !). Je ne peux accepter d'en être moi-même caution et complice. Nous vivons un temps où je pense que nous n'avons d'autre choix que d'être militant chaque jour pour dire NON tout haut à ce qui nous paraît inacceptable.

Saint Jean-Baptiste 17/04/2019 @ 16:17:56
Oh là Notre-Dame n'a rien de sacré pour moi, elle est un monument extraordinaire construit par des hommes qui ont sué sang et eaux ;
Pour un athée, une cathédrale est « un monument extraordinaire construit par des hommes qui ont sué sang et eau ». Comme le seraient un barrage, un viaduc ou un de ces bâtiments prétentieux, construits à la va-vite pour la gloire d’un quelconque président, ou une tour tape-à-l’œil, dont le seul intérêt est d’être plus haute que celle du voisin.

Mais pour un croyant c’est un acte d’adoration érigé par des hommes qui avaient la foi qui soulève les montagnes. Les architectes, les maîtres d’œuvre et tous les travailleurs avaient conscience d’honorer leur Dieu en lui construisant un temple à sa gloire. Chaque pierre posée était une prière ; et c’est pour ça, sans doute, que les cathédrales ont cette beauté surnaturelle qu’aucun édifice civil n’aura jamais.

Quand on visite les temples anciens, le Parthénon, les pyramides, on est frappé par tant de beauté mais ce sont des tombeaux vides, les dieux ont déserté ces lieux.
Mais quand on entre dans une cathédrale, on y sent une présence et il m’est arrivé souvent de constater que les non-croyants y étaient les plus sensibles.

Aujourd’hui, ces élans de générosité qui viennent de partout pour la reconstruction de Notre-Dame nous réconcilient avec la France, la vraie France, cette fille aînée de l’Église qui se souvient de ses racines et qui ne renoncera jamais ni à sa foi ni à sa religion – malgré les apparences et les menaces qui l’assaillent de toute part.

Pieronnelle

avatar 17/04/2019 @ 18:19:59
Ah non , pas comme la constructiion d'un barrage ! Quelle comparaison ! L'humain est primordial pour moi, comme le vivant et ceux qui ont construit ces cathédrales l'ont fait pour vivre, qu'ils aient eu ou non conscience du sentiment religieux. Depuis la nuit des temps l'Eglise s'est servi des hommes et de leur exploitation pour s'octroyer la grandeur des oeuvres d'art. Dans une cathédrale chacun ressent ce qu'il veut, la présence d'un Dieu ou la grandeur des hommes. Il est clair aussi que si ces géantes ont été construites pour honorer un Dieu, elles écrasent aussi l'homme par leur toute puissance afin de le rendre humble, ce qui a été le but premier de l'Eglise catholique qui détenait le pouvoir...pourtant si Dieu il y a, il n'a pas besoin de cathédrales.

Frunny

avatar 17/04/2019 @ 19:41:47
Notre Dame est hautement plus importante que notre petite humanité misérable.
Oui, ce sont des hommes qui ont construit ce fantastique monument mais il est devenu éternel et sacré alors que nous sommes d'éphémères cloportes;

Saule

avatar 17/04/2019 @ 20:33:23
Dans une cathédrale chacun ressent ce qu'il veut, la présence d'un Dieu ou la grandeur des hommes.

On peut ressentir quelque chose d'ineffable dans ce genre de lieu, qu'on soit croyant ou pas, probablement que certains y sont plus sensible que d'autres mais il il faut aussi s'y rendre disponible, se laisser prendre par ce que se passe. On peut ressentir la même chose dans une synagogue, probablement dans une mosquée, ce sont des lieux qui sont imprégnées de quelque chose qui suscite un sentiment de "sacré". Il y a plein de gens totalement non-croyant qui sont amoureux de Notre-Dame pour l'effet que le lieu a sur eux, c'est vrai aussi pour d'autres lieux emblématiques.

Dirlandaise

avatar 18/04/2019 @ 01:14:18
De Cécile Coulon, j'ai lu "Le coeur du pélican" et j'ai trouvé le roman assez moyen, rien à se jeter par terre loin de là.

Gregory mion
avatar 18/04/2019 @ 10:11:47
Quand bien même les commentaires sur Notre-Dame ont toute leur pertinence, il est nécessaire de ne pas s'éloigner du sujet principal. Je n'ai par conséquent parlé de Notre-Dame qu'à la lumière des arguments de Gustave Le Bon.

Sur le médiocre roman précédemment cité, le livre, dans sa version poche, incarne le produit publicitaire le plus outrageusement fardé (une consultation de la couverture sur Amazon vous le montrera). Plus un texte est nul, plus il a besoin d'être écussonné par d'affligeantes incitations à la consommation à même sa couverture. Ainsi vous apprécierez les mots épigraphiques du caniche Augustin Trapenard, ancien lecteur devenu analphabète par calcul : "Un livre absolument magnifique d'une cruauté sans nom sur le sport et ses valeurs". Bien sûr, la mise en valeur de cette réclame grotesque rappelle sa provenance, la chaire depuis laquelle ce livre nous est vendu : Canal +.
Ne boudons pas non plus la réclame du caniche François Busnel, certes non présente sur la couverture du navet en question : "Dans un roman vif et dense, asphyxiant comme un polar et oxygénant comme un road-movie, Cécile Coulon brosse le portrait saisissant d'une vie bâclée." Il va de soi que c'est la critique, ici, qui est bâclée, révélatrice de toute la novlangue journalistique qui ne dit rien sinon l'évidence de son analphabétisme.

L'objectif, je le répète, n'est pas de mépriser le lectorat, mais de le sauver de ces associations de malfaiteurs récemment ralliées par le jury du Prix Apollinaire. Ces gens-là ne font que du commerce vulgaire et ils feignent de s'extasier sur des merdes, cela parce qu'il est toujours plus facile de gagner sa vie en rédigeant trois lignes merdiques sur des productions fécales plutôt qu'en réfléchissant réellement à des textes profonds. En voici un exemple majeur avec cet article d'Anne-Laure Barret, qui insiste en gros caractères sur Giono et Faulkner pour les rapprocher de Coulon, mais qui n'argumente jamais ces rapprochements : https://lejdd.fr/Culture/Livres/…
Barret répond ici à une double stratégie : d'une part, en évoquant les noms de Giono et Faulkner associés à Coulon, elle crée une relation artificielle qui trompe les lecteurs peu soucieux d'exactitude, ceci afin de jouer sur la réputation de ces grands morts, et d'autre part elle s'adonne à ce name-dropping pour se légitimer en tant que journaliste littéraire, alors qu'il est manifeste qu'elle ne connaît strictement rien de ces auteurs et qu'elle ne les cite que pour ornementer son article chieur de truismes.
Aucun rédacteur en chef digne de ce nom n'aurait dû laisser passer une pareille nullité journalistique. Se servir d'un nom illustre pour légitimer un nom artificiellement produit est d'une bêtise sans fond. C'est semblable aux très mauvaises copies de philosophie qui citent un auteur en imaginant que cela va relever la pauvreté d'un argument. C'est pardonnable pour des lycéens, mais cela ne saurait l'être pour des journalistes qui prétendent être les phares intellectuels de la France, voire du monde.

Quant au commentaire qui fait état du danger qui pèse sur l'Éducation Nationale, j'y souscris corps et âme. Si la poésie de Cécile Coulon devenait une référence dans quelque manuel de lettres modernes que ce soit, ce serait à définitivement désespérer du pays. Mais plus rien n'est impossible avec l'écusson du Prix Apollinaire. En tous les cas, cet inspecteur général de lettres modernes, s'il a encore de l'ambition pour le savoir et sa transmission, devrait se souvenir de l'exigence de son cursus et se demander s'il serait devenu le lecteur qu'il a été s'il avait été biberonné avec du Coulon. Je dis "lecteur qu'il a été", car, lecteur, il ne l'est manifestement plus en acceptant de dialoguer complaisamment avec Coulon (mais le monsieur est poète et il a, ce semble, des recueils à vendre).


Saint Jean-Baptiste 21/04/2019 @ 11:59:36

... Si la poésie de Cécile Coulon devenait une référence dans quelque manuel de lettres modernes que ce soit, ce serait à définitivement désespérer du pays. Mais plus rien n'est impossible avec l'écusson du Prix Apollinaire.
Si les radotages de CC devaient un jour figurer dans les modèles français proposés aux écoliers ce serait, en effet, catastrophique.
Mais à part ça, ne crois-tu pas, Grégory, que le prix Apollinaire s’est sabordé lui-même ; en sacrant CC, il est est devenu le sanctuaire de la médiocrité et plus personne ne le prend au sérieux.

Thaut 22/04/2019 @ 09:00:36
Du temps de Pierre Boutang, le terme "foutriquet" sonnait encore à l'oreille du vulgaire, avec toute la plaisante histoire étymologique de ce terme.
Du temps de Cécile Coulon, d'Augustin Trapenard et des Inrockuptibles, une identité comme "Hello Kitty" parle mieux aux oreilles des philistins.

En exorde de votre discours suintant la plus parfaite béatitude démocratique, la captatio benevolentiae qui nous apprend que vous n'avez décidément pris connaissance des basses oeuvres de Cécile Coulon qu'à travers cette discussion, est, à tout le moins, assez risible. Vous vous inscrivez ce jour sur ce site pour commenter spécifiquement cette discussion dont le dernier message remontait à une quinzaine de jours, vous commencez par vous affranchir de toute relation d'intelligence avec Cécile Coulon, puis vous terminez par une grotesque leçon de morale qui consiste à proclamer que notre démarche, sur Stalker, serait en réalité bien pire que toutes les manigances littéraires avérées ou supposées, le tout en ayant suggéré, par votre exergue, que je chercherais probablement une retentissante célébrité, ma foi, cela suggère deux hypothèses :

1/ Que vous êtes un "envoyé spécial" dont le niveau concorde parfaitement avec celui de vos caniches préférés.
2/ Que vous avez un petit manuscrit qui dort quelque part dans un tiroir et que, à force d'intériorisation des législations magouilleuses et d'allégeances à divers jurys aussi éclairés qu'un trou du cul de vache, vous parviendrez à le publier pour le plus grand bien de la patrie.

Sur les enseignants, je vous confirme qu'ils ont bien l'habitude d'être attaqués, surtout par des parents aussi cons que leur progéniture, parents, il faut le supposer, qui eux aussi préféreraient la magouille plutôt que certaines formulations à leur portée et qui leur montrent, illico, la défaillance de leur modèle éducatif.

Enfin, si vous voulez que votre charge morale ait du poids, évitez l'anonymat. Même les journalistes analphabètes qui croient que Coulon vaut bien un Faulkner (François Busnel et Anne-Laure Barret) le font sous leur véritable identité.


:D
Je m'attendais certes à une levée de boucliers teintée d'insultes à peine voilées de votre part, et même,il est vrai, recherchais cet effet. Mais j'avoue que vous m'avez surpris ! Que je sois un troll assez vulgaire, je ne peux que le reconnaître, mais vous me faites trop d'honneur en me considérant comme vous le faites. Je traînais sur le forum et, j'ai découvert ce fil et, amusé par les caractères qui s'y exposaient, ai décidé d'en exciter certains traits. Tout cela à des fins majoritairement récréatives (mais que l'on ne s'y trompe pas, le fond reste vrai : le snobisme intellectuel dont il est fait montre ici reste des plus inquiétants pour la création et la diversité de ses formes).
Pour ce qui est de vos remarques sur l'EN, il se trouve qu'après tout de même quelques années d'enseignement dans des établissements forts différents, je ne me plains guère des élèves ou des parents. On s'arrange toujours. En revanche, les intellectuels...


Quand un jury qui se pare des beaux habits de la compétence et fait croire à un prix prestigieux en évoquant le nom d’Apollinaire pour faire la promotion d’un auteur de bas étage, nous y voyons une manipulation malhonnête destinée à tromper des lecteurs qui voudraient se cultiver par la littérature. C’est tout le contraire d’une démarche élitiste ou d’une « effroyable prétention » comme vous avez cru le voir dans nos messages.


J'avoue ne pas me souvenir de vos messages. L'effroyable prétention est avant tout celle de mon interlocuteur principal, et je suis désolé si, ne l'ayant pas mérité, vous vous êtes senti concerné par ma remarque.
Pour le prix littéraire, attention, à ne pas lui donner trop d'importance : c'est n'est certainement pas un prix qui décide du contenu des manuels scolaires.
Et pour ce qui est du lectorat, il faut remettre les choses en contexte : d'une part, avouer la part de subjectivité qu'il y a à juger d'un auteur, d'autre part les preuves de collusion apportées (n'ayant pas lu tout l'article, j'ai pu en manquer, n'hésitez donc pas à me les rappeler). Et enfin, les conséquences sont à prendre en compte: un prix de poésie? Quelques centaines de personnes en entendent parler. La vérité, c'est que la poésie est morte, et pour des causes beaucoup plus profondes que de prétendues tricheries à un prix d'une valeur plus que douteuse.

Gregory mion
avatar 22/04/2019 @ 18:06:04
Oh voici revenue la scrofuleuse et minuscule rengaine démocratique, lestée de toutes ses plus traditionnelles "thautologies" !
J'ai l'habitude de ces jaillissements moralisateurs et je cherche encore où ai-je bien pu me jucher sur le statut d'intellectuel, de même que je me demande où ai-je bien pu déclarer que j'incarnerais rien moins qu'un revival de Barbey d'Aurevilly... mais enfin, on sait que les anémiques démocrates passionnés d'horizontalité ont des rancunes éternelles et se rêvent en agents publics de la verticalité. Je vous verrais bien dans une Amicale d'enseignants à servir la soupe des truismes et à distribuer les bonbons festifs de la dernière naissance du bahut. N'allez tout de même pas finir comme un Adrien Deume... Il est encore temps pour vous de devenir un individu et de rompre avec le grégarisme des platitudes bien partagées.

Reste que dans votre stupéfiante absence de panache et votre prodigieuse poltronnerie, je décèle une vague dissidence envers les récompenses d'État. Mais votre volonté est faible pour creuser les dernières malversations du Prix Apollinaire. Partez de là : le recueil de Coulon n'avait objectivement rien à faire dans la sélection principale (c'était un premier recueil, et, à ce titre, il aurait dû figurer dans la sélection Découverte, au mieux).

La poésie serait morte ? Voyons... Vous pourriez lui faire un peu de bouche-à-bouche en lisant Marien Defalvard, François Esperet ou Howard McCord (liste non exhaustive). La poésie n'est morte que dans les funérariums du Prix Apollinaire et consorts. Mais la débilité profonde du siècle continue de confondre des funérariums avec des maternités.

Gregory mion
avatar 25/05/2019 @ 09:31:28
Dans l'orbite du journalisme putassier, on se distingue par une remarquable bêtise dans le choix des termes, et ce dès l'intitulé des articles. Vous apprendrez donc que nous vivons à une époque où l'on peut "placer" un roman comme on effectuerait un placement à la banque. Ou, alors, vous apprendrez que l'on "place" un livre comme une pièce sur un échiquier, afin d'entrer dans une stratégie purement commerciale : https://actualitte.com/article/monde-edition/…
Que se passe-t-il donc dans l'inconscient de cette cancrerie journalistique lorsqu'elle utilise le verbe "placer" ? Est-ce que le nom de Cécile Coulon fait désormais signe vers des réalités aussi basses ? Cette sémantique révèle en tout cas quelque chose.

Quant au Prix Apollinaire, il est devenu la probable caution d'un homme qui a de la suite dans les idées : Olivier Bianchi, maire de Clermont-Ferrand, qui ambitionne d'obtenir le statut de Capitale de la Culture et qui ne lésine pas devant l'obscénité des grandeurs d'établissement (https://twitter.com/olivierbianchi1/status/…).
PPDA en vedette de ce ridicule raout : un plagiaire doublé d'une nullité littéraire, ma foi, il fallait bien cela.

Utile rappel pour comprendre pourquoi le Prix Apollinaire 2018 s'inscrit éventuellement dans une stratégie méditée depuis longtemps "entre gens de bonne volonté" : http://juanasensio.com/archive/2018/…

Fanou03
avatar 25/05/2019 @ 10:39:52

Quant au Prix Apollinaire, il est devenu la probable caution d'un homme qui a de la suite dans les idées : Olivier Bianchi, maire de Clermont-Ferrand, qui ambitionne d'obtenir le statut de Capitale de la Culture et qui ne lésine pas devant l'obscénité des grandeurs d'établissement (https://twitter.com/olivierbianchi1/status/…).
PPDA en vedette de ce ridicule raout : un plagiaire doublé d'une nullité littéraire, ma foi, il fallait bien cela.


Ce côté "mondain" n'est pas trop de mon goût non plus. Attention aux raccourcis cependant: quoiqu'on pense de l'opération, j'ai cru comprendre que pour la candidature "stricto sensu" de Clermont-Ferrand, les projets allaient quand même bien au-delà de faire venir PPDA et de mettre en scène Cécile Coulon...

Gregory mion
avatar 25/05/2019 @ 12:03:10
Peu importe, à vrai dire, car il n'est pas ici question de culture, mais de capitalisation vulgaire, de manoeuvres politiques et de Capitale de la Déchéance de l'Esprit. Je prendrai le temps, ces prochains jours, de restituer ici la troublante chronologie établie dans mon article où je détaille par le menu les trucs et astuces du "système Coulon", avec les connivences qui unissent Jean-Pierre Siméon (président du Prix Apollinaire) et Olivier Bianchi, maire de Clermont-Ferrand, sans parler des participations intempestives de Benoît Hamon qui a fait de la réclame sûrement commandée pour Cécile Coulon (laquelle le lui a bien rendu). Je ferai donc apparaître les liens publiquement disponibles car, malheureusement, peu de lecteurs ont eu la bonne foi de lire l'article en entier et de consulter l'intégralité des liens hypertextes (sinon je gage que je n'aurais pas eu l'ombre d'une protestation de caniche tant le motif dans le tapis devient de plus en plus inquiétant).
Que tout cela se déroule dans l'ancienne ville de Blaise Pascal prête enfin au rire le plus cynique.

Gregory mion
avatar 26/05/2019 @ 10:49:47
Voici donc une chronologie documentée exclusivement avec des données publiques. Chacun pourra ainsi consulter les liens et se faire son idée concernant l'attribution du Prix Apollinaire 2018 à Cécile Coulon.

1/ Tout d’abord, comme Cécile Coulon, le président du jury du Prix Apollinaire, Jean-Pierre Siméon, est un habitant bien ancré dans la ville de Clermont-Ferrand. Comme Cécile Coulon derechef, il œuvre dans le domaine des lettres modernes puisqu’il est agrégé de cette discipline, tandis que notre pimpante poétesse termine sa thèse de lettres modernes à l’Université de Clermont Auvergne.
Dans un récent enregistrement, Cécile Coulon précise qu'elle habite à "450 mètres" de Jean-Pierre Siméon et qu'ils se connaissent bien (à partir de 51 minutes et 33 secondes) : https://www.youtube.com/watch?v=1ndSZ5OGkbg
Une possibilité toutefois : Cécile Coulon et Jean-Pierre Siméon s'ignoraient totalement avant l'attribution du Prix Apollinaire. Chacun soupèsera en lui-même cette hypothèse.

2/ La thèse de Cécile Coulon est dirigée par Catherine Milkovitch-Rioux. Une rapide recherche sur Google fait apparaître une série de liens professionnels entre Catherine Milkovitch-Rioux et Jean-Pierre Siméon, ce qui est assez normal, somme toute, pour deux sommités institutionnelles des lettres modernes qui travaillent dans la même ville.

3/ Jean-Pierre Siméon connaît très bien l’actuel maire de Clermont-Ferrand, Olivier Bianchi, étant donné qu’il a fait partie du comité de soutien de Bianchi pendant la campagne des municipales de l’année 2014 (https://lamontagne.fr/clermont-ferrand/justice/…).
Une autre occurrence (https://bibliotheques-clermontmetropole.eu/atelier…) atteste que Siméon et Bianchi ont des liens antérieurs à cette campagne des municipales, lorsque, en juin 2013, Jean-Pierre Siméon fait don de ses archives à la ville de Clermont-Ferrand, ceci « en présence d’Olivier Bianchi », alors « Adjoint à la politique culturelle de la ville ».

4/ Olivier Bianchi n’a pas tardé à féliciter Cécile Coulon sur Twitter le jour où cette dernière a reçu son Prix Apollinaire. On notera le tutoiement dans les formules lapidaires de Bianchi : https://francebleu.fr/infos/culture-loisirs/…

5/ Olivier Bianchi, en mars 2017, s’expose en tant que soutien solide de Benoît Hamon pendant la campagne des présidentielles : https://lamontagne.fr/clermont-ferrand/politique/…

6/ En remontant un peu dans le temps, Benoît Hamon, dans un tweet du 21 mars 2015, fait la réclame de Cécile Coulon pour son roman Le cœur du pélican : https://twitter.com/benoithamon/status/…

7/ Le 15 février 2017, dans Les Inrockuptibles où il accorde une longue entrevue, Benoît Hamon récidive en redoublant sa réclame de Cécile Coulon. Est-ce une façon de préparer le soutien que Bianchi lui confirmera environ un mois plus tard ? D'autre part, quel est l'intérêt pour un candidat à la présidentielle de mentionner, en vue d'une élection nationale, une auteur qui n'a pas encore vraiment de réputation établie dans l'histoire du pays ?

8/ Cécile Coulon, le 4 avril 2017, dans le quotidien La Croix, se lance dans un panégyrique de Benoît Hamon (https://la-croix.com/France/Politique/…). Est-ce une façon de renvoyer l’ascenseur à Benoît Hamon qui, par deux fois, a rappelé tous les mérites littéraires de Cécile Coulon ?

9/ Le 20 avril 2017, Cécile Coulon déclare que Benoît Hamon n’était pas son choix initial pour les présidentielles de 2017, mais que, après avoir scrupuleusement étudié les programmes, elle ne peut que voter pour lui : https://cyberbougnat.net/comprendre/…

10/ Enfin, en 2007, Benoît Hamon et Jean-Pierre Siméon ont fait la fête de L’Humanité : https://www.humanite.fr/node/378106

Et pour vraiment en finir avec Cécile Coulon, celle-ci déclare, dans Le Nouveau Magazine Littéraire, à l’occasion d’une entrevue publiée le 14 novembre 2018 en version numérique, la chose suivante lorsqu’on lui demande si « le rapport au souvenir » constitue l’une des raisons de sa consécration au Prix Apollinaire : « Pour cette raison et pour d’autres choses. Pour moi c’était impossible d’obtenir ce prix, même mon éditeur était surpris. Un des jurés m’a dit qu’il y avait aussi un besoin de fraîcheur, de jeunesse, que représentent mon âge et la forme libre dont on parlait au début. Un besoin d’affranchissement des codes poétiques institutionnels, après une année où des critiques et des remises en question ont traversé le milieu poétique parisien. Les jurés ont voulu, pour ainsi dire, ouvrir les fenêtres. »

DEUX CONCLUSIONS :

A/ Je suis victime d'un délire caractérisé parce qu'il est tout à fait normal que Cécile Coulon, par son talent et son génie, ait remporté le Prix Apollinaire 2018. Tout comme il est tout à fait normal que ses qualités poétiques et littéraires aient fait d'elle la première (!) à remporter ce Prix à la publication d'un premier recueil.

B/ Nous sommes en présence d'une potentielle machination qui a visé à décerner le Prix Apollinaire en vue de légitimer les intérêts de Clermont-Ferrand pour devenir Capitale de la Culture (parmi bien d'autres possibilités, parmi lesquelles, évidemment, on pourrait citer les nombreux renvois d'ascenseur qui unissent les milieux de la politique et de la culture).

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