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Forums  :  Forum général  :  Gilets jaunes !

Magicite
avatar 06/12/2018 @ 07:48:30
Intéressant tout cela , ça montre bien que ces problèmes sont complexes et ne peuvent avoir une réponse/solution manichéenne.
Sur la technologie dont je suis moi même un aficionado et même pratiquant je ne citerais (excuser du peu) qu'une phrase qui n'est pas toute récente: "Science sans conscience n'est que ruine de l'âme."
Pour éviter une trop grosse tartine de texte -j'essaie en tout cas- je veux rapporter cela(sans détailler) au pouvoir des entreprises acteurs des technologies numériques et de la communication. Pouvoir qui si il étaient donné aux états feraient crier au scandale, à la dictature comme c'était le cas pour les polices politiques des régimes les plus autoritaires et carcéraux pour les dits 'peuples' concernés. Que penser aussi de l'innovation distribuée au compte goutte par les fabricants, de phénomènes comme l'obsolescence prévue du matériel pour alimenter la machine à profit. Certes innovation et sciences ont besoin de moyens mais c'est se voiler la face de penser que les profits y sont logiquement distribués. Je veut dire que le but n'est pas l'innovation mais bien le profit, a contrario l'innovation elle même en pâtit par différents biais:
_l'accès à celle ci est inégal, s'adressant au consommateur qui a les moyens.
_celle ci elle même est bridée car si ne pouvant avoir un aspect commercial dit rentable elle n'est tout simplement pas existante. Dévoyant même les concepts et buts de cette innovation, pour Internet à l'instar de la découverte et diffusion du poste de TV, c'est une machine à fric et à vendre de la publicité ou pire savoir comment manipuler les gens et générateurs d'inégalités entre eux(exemple simple: les assureurs qui nous contactent et possèdent des informations personnelles et privés comme les revenus moyens du foyer, les problèmes de santé d'une personne utilisent ces données pour faire varier les tarifs qu'ils vont appliquer.).
Bon j'ai perdu le fil de mes points et il y en a d'autres que je voulait indiquer mais par soucis de concision je ne continuerais pas sur cette lancée.
Pour ce message je veut expliquer pourquoi le système existant ne me convient pas, est une dérive dominatrice et dictatoriale poussée par la nécessité imposée du capitalisme. Car qui (moi mais je vais finir par m'y résoudre) renonce à avoir un smartphone et les facilités qu'il promet et devient une norme...obligatoire et imposée par ces groupes (GAFAM pour vite résumer) au point que nous sommes en dehors de la société si nous les pratiquons pas.
C'est bien ce système de profit et profiteur que je dénonce.
Le progrès peut il être une avancée qui apporte des choses à l'ensemble sans être une utilisation de cet ensemble pour des valeurs mercantiles.
Je l'espère, cela impliquant un changement de paradigme, d'un état de faits auquel sont assujettis ou en tout cas les artisans les représentants du peuple dans le système démocratique actuel. Et qui surveille nos gardiens? Qu'est ce qui les empêchent des dérives autocrates si ce n'est le manque de représentativité de ceux qui veulent une autre voie qu'un capitalisme omniprésent et omnipotent, ce système en bout de souffle hypocrite et menteurs raccommodé depuis longtemps et amenant la ruine, tombant en ruine lui même(ex: la dite crise des subprimes américaines et les conséquences pour les personnes qui ont perdus espoirs et économies de leurs vies au lieu d'avoir un logement).

C'est pour cela (encore pour raccourcir ma pensée trop verbeuse) que je pense que l'anarchisme et l'autonomisme en tant que système politique sont une solution, en tout cas une décentralisation allant de pair avec la séparation des pouvoirs qui il me semble devient de moins en moins claire dans son application.
Afin de revenir à une gestion localisée(dans le sens plus proche de ses administrés), afin de valoriser les individus au détriment d'une masse que l'on présume/éduque uniforme ou inversement que l'on divise en communautarisme en jouant sur les intérêts individuels et plus vils instincts aux groupes qui la composent , au détriment d'une possible subversion, d'une possibilité d'un pouvoir non unilatéral(régalien?) et dont la démocratie d'occident est souvent une grimaçante parodie côté liberté et représentation des gens.
Je parle de proximité contre l'uniformité et la dictature d'une vision unique du monde, de sortir la pensée de institutionnalisme et l'académisme qui est partie du pouvoir dit libéral ou la liberté de chacun, son bonheur, s'exprime par le consumérisme. Mais aussi d'opposer au matérialisme une conscience de nous et des autres ouverte et permettant une appréhension du monde (c'est utopique, hé bien tant pis ou plutôt tant mieux, sans se projeter en avant vers la nouveauté qui cherche le mieux pouvons nous vraiment exister?).

Par exemple, j'ai souvent réfléchit à la question des agriculteurs et ceux que l'on nomme paysans.
L'industrialisation et l'industrie productivisme à imposé un changement, allié à l'exode rural vers les villes. Le producteur est poussé au productivisme, doit s'endetter pour avoir de quoi mécaniser son activité. Il fait un prêt et se retrouve lié à des entités bancaires, ainsi le cercle vicieux est commencé. Produire plus nécessite plus de technologies, plus d'endettements. Il doit utiliser les derniers produits ironiquement nommés phyto-sanitaires et qui ont le sait sont toxiques. Il doit vendre en gros dans notre système capitaliste pour que ce soit rentable. C'est l'industrie qui transforme les matières premières alimentaires (je ne parlerait pas des conditions d'élevages des animaux ni des risques impliqués pour notre santé, disons d'un bovin ou d'un poulet gavé d'antibiotiques tellement ses conditions d'élevages sont éloignés de quelque chose de sain!), nous amène à la nourriture industrielle. Derrière nous avons la justification que l'on n'a plus le temps, notre rythme de vie trépidant excuse que nous utilisions des produits transformés; en tout cas c'est ce que les mentalités arrivent à en penser. à quel prix et pour qui si ce n'est les bénéfices de dirigeants d'industries.
C'est un dilemme pour moi. Certains diront qu'ils sont logés nourris les agriculteurs. C'est vrai aussi quand des gens doivent dormir dans leur voiture avant d'aller à leur travail tellement ils ont les moyens que le capitalisme leur concède(ça m'est arrivé personnellement mais je n'ai même pas de voiture alors...) mais comparé pour opposer les gens n'est pas mon truc. Ce que je veut dire c'est que ses agriculteurs s'ils vont vers ce qu'on appelle 'raisonné'(par opposition à irrationnel donc?) , une production moins industrielle, de meilleure qualité ou même non toxique(cf: lien entre pesticides et infertilité) et distribuent leur produits ailleurs que dans la grande distribution, dans leur entourage assurent ainsi une fonction indispensable localement et gagneront leur vie. Sauf que ce n'est pas en accord avec l'idéal de réussite personnelle! Celui de pouvoir s'enrichir, gagner plus. Moi je croit que au niveau revenus c'est plus efficace si il ne faut pas payer mécanisation et produits d’épandages toxiques. Cela veut il dire que ces gens ne pourront pas changer leur écran tous les 2 ans, pour avoir la 4K full HD quand ils n'ont que la simple HD? Peut-être mais quel gain(et économie en émissions de carbone) en qualité de vie par rapport au modèle industriel, celui de grande consommation.

Mais me direz vous on ne pourra pas nourrir toute le monde ainsi. Possible. Possible aussi que l'on ait moins de variétés de yaourts, que l'on consomme moins et mieux. Possible aussi que les campagnes désertées au profit des villes puissent revenir dans les villes. Je veut dire que chacun nous ayons un peu de jardin comme c'était le cas pour nos ancêtres d'avant les révolutions industrielles. Ne me taxez pas de rétrograde (je ne pense pas l'être), l'idée n'est pas de revenir en arrière mais bien de penser un nouveau modèle exempt du culte et de la propagande capitaliste qui façonne notre monde et nos modes de pensées. Hé bien les jardins collaboratifs en ville comme modèle de société, le fait de pouvoir profiter de ses propres cultures plutôt que se faire avaler par les ogres supermarchés.

Bon déjà beaucoup trop long ce texte. en espérant vous avoir intéressé, je ne pourrais pas parler du monde du travail et de ce que la robotisation va y apporter en réaction à l'idée de la retraite à 20 ans, de ces propositions de revenus universels qui apparaissent et sont souvent décriés(et vous vous doutez peut être que cela m'intéresse comme partie d'un monde autre que celui soumit aux règles du capitalisme).

Je dirait juste des gilets jaunes, puisque ce sont eux le sujet, que je n'espère plus. Après avoir vu les décevants résultats d'une initiative comme " les nuits debout " qui avaient plus de fonds et d'idée que les gilets jaunes je n'espère pas. Pourtant cette initiative(les nuits debout) à quand même débouché sur des choses utiles et encore en activité. Je fréquente certains d'entre eux et ce sont des mouvements citoyens qui s'ils n'ont plus presse égards à leur manque de sensationnalisme existent et sont moteurs d'innovations, de ces progrès entre les gens, ces progrès qui font pas de bruit mais améliorent le quotidien par les acteurs de ce quotidien.

Pierrot
avatar 06/12/2018 @ 07:58:22
« C’est vrai que le bonheur, est une notion très relative. » J’ose même dire, éphémère, voir céleste car pour ma part j’ose avancer ce sentiment en disant même que ce sont donc bien des moments très brefs qu’on traverse sans trop savoir pourquoi ? Comme si on se trouvait en osmose avec l’univers… et là effectivement la notion de posséder pour ma part, ne rendre pas en compte. Chacun de nous, peut-être, peut donc, donner cette approche, qu’est le bonheur…
En espérant ne pas être à côté des clous…

Magicite
avatar 06/12/2018 @ 07:58:34
Enfin sur les gilets jaunes, ni pour justifier ou excuser les violences mais pour amener la question puisqu'il ne m'a pas semblé qu'elle y ait été(vous voyez pour la concision ou même la circoncision je ne suis pas doué) je dirait:

Comment réagir face à l'autoritarisme et le contraire de la responsabilisation des gens? Comment s'opposer aux violences générés par le système(qui existent) ou même celles de l'état?
Je ne serait jamais en accord avec la violence comme projet mais celle ci est probablement symptomatique de ce que le président appelle grogne(infantilisation encore? conférant ainsi à la contestation un aspect animal!) et qui et qu'on ne peut nier la souffrance , inhérente à ce modèle consumériste, capitalistes, cette démocratie qui souvent(sans remettre en cause qu'elle puisse avoir des qualités) n'en a que le nom. Parce que pour certains c'est devenu le seul moyen d'expression, encouragé probablement par les élections devenant de plus en plus fréquemment une "opposition à" qu'une adhésion à des idées, des mensonges d'arguments de vente qui ont le sait et le voit ne sont pas mis en pratique une fois au pouvoir!

Après tout la révolution n'est pas un dîner de gala...

Magicite
avatar 06/12/2018 @ 08:06:20
Et le bonheur(pour continuer ma gastro de parole forumique/foraique) c'est une chose personnelle. Chose qui n'a pas de prix et ne peut s'acheter comme tu le dit Pierrot mais que l'on essaye quand même de nous vendre, dans la publicité en jouant sur nos plus primaires instincts. Cette propagande, cette pensée unique prémâchée, manipulation globale de la globalisation des capitaux. Soyez heureux grâce à Ikea/Adidas/CuisineCente/MrMeuble/Renault/Nissan...on le serait beaucoup mieux sans eux je pense.
Et sans round-up j'ai fait une tarte au potiron du jardin cette année miam miam, les voisins aussi ont aimés.

XooHooX
avatar 06/12/2018 @ 08:21:46
Le bonheur ne peut s'acheter, mais je précise, si je n'avais pas les moyens de me payer le matériel me permanentant d'avoir le bonheurs de créer, ma passion, je n'aurais pas se bonheur ! Je ne parle pas de matériel futile, mais d'outils !

Yokyok
avatar 06/12/2018 @ 08:26:53

Et sans round-up j'ai fait une tarte au potiron du jardin cette année miam miam, les voisins aussi ont aimés.

Je n'ai pas tout lu, mais je rebondis sur le potiron, que je trouve injustement peu considéré. Quelle onctuosité ce légume, quelle merveille pour pallier l'aridité de la carotte par exemple. Quel contraste entre la dureté de sa chair crue et son velouté lorsque elle est cuite. Je lui trouve une similarité avec la patate douce. Et toutes deux excellent dans le gratin.

Yokyok
avatar 06/12/2018 @ 08:30:46
Car qui (moi mais je vais finir par m'y résoudre)

Non ! Résiste !

Radetsky
avatar 06/12/2018 @ 10:20:00

@ Piero

Et bien dis donc j'ai dû avoir une vie de rêve puisque je me suis lavée le c.. et tout le reste à l'eau froide pendant toute ma jeunesse ! :-))
J'ai bien apprécié la venue d'un chauffeau , quand même , des annees plus tard , qui a remplacé la casserole d'eau sur la cuisinière á charbon...j'ai de bons souvenirs certe mais de là à le proposer à d'autres ...le confort n'est quand même pas un péché :-)
Mais j'ai une grande tendresse pour ces gens comme mes parents, et ces paysans, ces ouvriers et ouvrières qui ont eu une vie dure et ont pu accéder à un mieux vivre grâce aux luttes sociales et au progrés...

Je me souviens d'une réflexion fréquente de ma pauvre mère (née en 1907 dans un village austro-hongrois des Alpes) dans une famille de très petits paysans (6 enfants, 2 vaches) : "...enfants, nous étions heureux...". Ces gens-là bossaient de 4h du matin à 9h du soir pour ne pas crever de faim, ce qui arriva avec 14-18 puis 39-45, sans compter les guerres coloniales qui envoyaient les jeunes mâles se faire trouer la peau.
Bien sûr, le chauffe-eau, mais pas besoin qu'il aie "x" gadgets, qu'il alimente un truc à 36 jets, qu'il tombe en panne au bout de deux ans, qu'il bouffe 800 watts (ou 1500), ni qu'il "faille" avoir le dernier modèle super-extra-tendance.
On peut se laver le cul avec un chauffe-eau à bois qui va durer 50 ans.
Une fois satisfait un besoin (pas une lubie de marketeux), basta, on n'en change pas comme de chemise.

C'est là le fond de la folie consumériste, laquelle n'a rien à voir avec le progrès qui a été balayé par le capital au profit de l'impératif "d''innovation" (y compris en politique !) fourre-tout permettant tout et n'importe quoi.

Saint Jean-Baptiste 06/12/2018 @ 10:26:09
... cette idée que le progrès a apporté plus de bonheur est discutable.
... le bonheur n'est pas déterminé par l'opulence matérielle, (...)
C'était le cas pour nos ancêtres chasseur-cueilleur...
Cet été je voyais une fille de ferme en bikini sur son tracteur.
Beau spectacle ! Et en plus elle souriait…
Je me suis dit qu’il y avait plus d’écart entre elle et sa grand-mère qu’entre sa grand-mère et nos ancêtres chasseurs-cueilleurs.
Écart pour un mieux ? Je n’ai pas fini d’y réfléchir…

Radetsky
avatar 06/12/2018 @ 10:27:19

@ Yokyok

Je n'ai pas tout lu, mais je rebondis sur le potiron
Tu nous fais un dessin...? :-D

Blague mise à part, je suis d'accord avec toi. As-tu tenté la confiture potiron-orange ? J'avais utilisé des oranges amères tunisiennes - ou maltaises, j'ai oublié - (les seules non traitées), mais c'est trop prononcé (en fait question de dosage...).

Radetsky
avatar 06/12/2018 @ 10:29:46

@ SJB
Beau spectacle ! Et en plus elle souriait…
Je me suis dit qu’il y avait plus d’écart entre elle et sa grand-mère qu’entre sa grand-mère et nos ancêtres chasseurs-cueilleurs.
Écart pour un mieux ? Je n’ai pas fini d’y réfléchir…
Voyons, cher ami ! Avec un tel "écart", on ne philosophe pas, on fonce !!

Pieronnelle

avatar 06/12/2018 @ 11:57:17

@ Yokyok

Je n'ai pas tout lu, mais je rebondis sur le potiron
Tu nous fais un dessin...? :-D

Blague mise à part, je suis d'accord avec toi. As-tu tenté la confiture potiron-orange ? J'avais utilisé des oranges amères tunisiennes - ou maltaises, j'ai oublié - (les seules non traitées), mais c'est trop prononcé (en fait question de dosage...).

Je fais régulièrement une soupe au potiron avec une grande carotte et une orange !
Et le potimaron !
Mais mes pauvres mains ont bien du mal à les peler !:-)

Pieronnelle

avatar 06/12/2018 @ 12:27:42
Yokyok tu prêches pour une convaincue moi qui suis passionnée depuis toute petite par les indiens d'Amérique ! Et par l'art tribal d'Afrique et d'Océanie...
Je pense que dans ces sociétés le "bonheur" de vivre ensemble est essentiel surtout lorsqu'il en contact direct avec la nature.
On ne peut contester ça, on peut même l'admirer. On peut en tirer des leçons sur ce qui est l'essentiel à la vie et à l'esprit. Mais nous sommes tellement à des lieux de cette vie là ! Aurions-nous dû en rester là ?
Magicite résume trés bien ce que nous sommes devenus. Il nous faut sortir de cette glue mais avec intelligence et réalisme en regardant autour de soi comment les autres vivent.
Il nous faut un grand "bousculement" et pour ça il est necessaire que la prise de conscience viennent de tous. Tant qu'il y aura des gens qui grattent les fonds de tiroirs pour manger, qui dorment dans la rue, aller leur dire qu'il faut se restreindre pour une vie meilleure ! Que nous le regrettions ou non nous vivons dans une société capitaliste qui continue d'être un miroir aux alouettes. Il faut s'en débarasser on est d'accord parce que l'idée d'un bonheur de vivre grâce à l'argent et le besoin de posséder sans fin sont des rongeurs d'esprit et entretiennent une immense fracture sociale.
Commençons par supprimer cette fracture, en développant effectivement progressivement une autre philosophie de vie, et la reflexion sur une vie plus raisonnable et saine pourra émerger plus facilement.

Pieronnelle

avatar 06/12/2018 @ 12:43:52

@ Piero

Et bien dis donc j'ai dû avoir une vie de rêve puisque je me suis lavée le c.. et tout le reste à l'eau froide pendant toute ma jeunesse ! :-))
J'ai bien apprécié la venue d'un chauffeau , quand même , des annees plus tard , qui a remplacé la casserole d'eau sur la cuisinière á charbon...j'ai de bons souvenirs certe mais de là à le proposer à d'autres ...le confort n'est quand même pas un péché :-)
Mais j'ai une grande tendresse pour ces gens comme mes parents, et ces paysans, ces ouvriers et ouvrières qui ont eu une vie dure et ont pu accéder à un mieux vivre grâce aux luttes sociales et au progrés...

Je me souviens d'une réflexion fréquente de ma pauvre mère (née en 1907 dans un village austro-hongrois des Alpes) dans une famille de très petits paysans (6 enfants, 2 vaches) : "...enfants, nous étions heureux...". Ces gens-là bossaient de 4h du matin à 9h du soir pour ne pas crever de faim, ce qui arriva avec 14-18 puis 39-45, sans compter les guerres coloniales qui envoyaient les jeunes mâles se faire trouer la peau.
Bien sûr, le chauffe-eau, mais pas besoin qu'il aie "x" gadgets, qu'il alimente un truc à 36 jets, qu'il tombe en panne au bout de deux ans, qu'il bouffe 800 watts (ou 1500), ni qu'il "faille" avoir le dernier modèle super-extra-tendance.
On peut se laver le cul avec un chauffe-eau à bois qui va durer 50 ans.
Une fois satisfait un besoin (pas une lubie de marketeux), basta, on n'en change pas comme de chemise.

C'est là le fond de la folie consumériste, laquelle n'a rien à voir avec le progrès qui a été balayé par le capital au profit de l'impératif "d''innovation" (y compris en politique !) fourre-tout permettant tout et n'importe quoi.

Radetsky j'ai eu enfance pauvre extrêmement heureuse. Mais je sais que mes parents ont souffert de ne pas pouvoir nous loger et nous donner à manger suffisamment. A cette époque vivre en ville sans rien était bien pire que vivre à la campagne ! Mais c'est vrai que la solidarité jouait (un peu ), quand ma soeur a eu la diphtérie et que les médecins (admirables) ont vu l'état d'humidité des murs ils ont été effarés. Mes parents étaient fiers, jamais ils n'ont accepté la charité. On a été malheureux à cause du manque d'argent, oui, mais heureux grâce à l'amour que nous nous portions. La pauvreté en tant que telle est une plaie, vivre frugalement n'a rien à voir, elle est inadmissible aussi bien dans nos pays riches que dans les autres.
Et si l'essentiel était d'abord ca !

Vince92

avatar 06/12/2018 @ 12:58:12
La pauvreté est d'autant plus injuste que d'autres deviennent de plus en plus riches. C'est surtout cet écart devenant croissant qui est inadmissible.

Guigomas
avatar 06/12/2018 @ 14:48:01
L’autre jour, à la radio, j’ai entendu une pub Auch.. qui faisait la réclame pour un parasol chauffant ! Ca m’a scié ! Donc, on en est là, à ce point équipés en bidules et appareils de toute sorte que M. Auch.., pour nous appâter, met en avant son parasol chauffant. D’après la pub, il était à un prix imbattable, mais bon, on ne me la fait pas : il n’est pas de conception révolutionnaire, ni construit à base de matériaux de récupération, mais plus probablement fabriqué par des pauvres, et les 18000 ou 25000 km qu’il a eu à parcourir pour arriver jusqu’à Auch.. ont été âprement négociés avec un armateur chinois et son équipage bengali…
Ce parasol chauffant m’a semblé représenter assez bien notre problème d’hyperconsommation irresponsable. Sauver la planète d’un côté (les clients d’Auch.. sont pour, c’est sûr), consommer débile de l’autre, ça ne peut pas marcher !
Parce que tout bien réfléchi, mon parasol chauffant, il va surtout me servir à réchauffer le climat !

Tistou 06/12/2018 @ 15:11:41
La pauvreté est d'autant plus injuste que d'autres deviennent de plus en plus riches. C'est surtout cet écart devenant croissant qui est inadmissible.

C'est exactement le phénomène qui a été étudié et décrit par Thomas Piketty dans "Le capital au XXIème siècle".
Il décrit fort bien la montée des inégalités qui débouchèrent entre autres sur les 2 premières guerres mondiales et il observe que ces inégalités sont revenues à des niveaux historiquement haut. ce qui ne peut déboucher que ... ?
Cécité terrible de la grande majorité des dirigeants du monde qui cultivent encore et toujours ce phénomène de concentration des richesses entre des mains toujours moins nombreuses. Et il faut reconnaître que Macron en France le revendique, quasiment !
La source profonde du phénomène so-called "Gilets jaunes" vient basiquement de là, même si exprimé initialement sur des motifs beaucoup moins ... profonds. Et la boîte qui a été ouverte peut se révéler sans fond.
Il est étonnant que quasi personne ne mette en parallèle le grotesque de la situation de Carlos Ghosn. Cet être cupide et sans limite se voyait donc apparemment sans état d'âme gagner des milliers de fois (je ne compte même pas !) ce que gagne un des ouvriers des sociétés qu'il dirige. A l'heure actuelle c'est une dissimulation d'un revenu de 31 Millions d'euros sur 3 ans qu'il est question ! Grand patron entend-on, grand par la cupidité surtout !
Ces écarts de plus en plus connus et diffusés via les nouvelles technologies devraient faire hurler bien davantage. Pourtant la concomitance est grande avec le mouvement actuel. Il est vrai que les médias ne sont intéressés que par l'écume des évènements : les casses, les blessés, les morts, les témoignages obscènes et tellement représentatifs de ce qu'on veut mettre en exergue de la part du média concerné. Le fond du problème, Basta !
Ces écarts de revenus serait évidemment la première chose à régler. Et quand on voit que ce phénomène n'épargne pas des pays se disant "communistes", je veux parler de la Chine, plus grand nid de création de milliardaires à l'heure actuelle, je pleure !

Saint Jean-Baptiste 06/12/2018 @ 15:49:49

@ SJB
Beau spectacle ! Et en plus elle souriait…
Je me suis dit qu’il y avait plus d’écart entre elle et sa grand-mère qu’entre sa grand-mère et nos ancêtres chasseurs-cueilleurs.
Écart pour un mieux ? Je n’ai pas fini d’y réfléchir…
Voyons, cher ami ! Avec un tel "écart", on ne philosophe pas, on fonce !!

;-)))

Saint Jean-Baptiste 06/12/2018 @ 15:55:14
La pauvreté est d'autant plus injuste que d'autres deviennent de plus en plus riches. C'est surtout cet écart devenant croissant qui est inadmissible.

Cécité terrible de la grande majorité des dirigeants du monde qui cultivent encore et toujours ce phénomène de concentration des richesses entre des mains toujours moins nombreuses.

... sans état d'âme gagner des milliers de fois (je ne compte même pas !) ce que gagne un des ouvriers des sociétés qu'il dirige.

Ces écarts de plus en plus connus et diffusés via les nouvelles technologies devraient faire hurler bien davantage.
... Ces écarts de revenus serait évidemment la première chose à régler. Et quand on voit que ce phénomène n'épargne pas des pays se disant "communistes", je veux parler de la Chine, plus grand nid de création de milliardaires à l'heure actuelle, je pleure !
Tu pleures et je te comprends, Tistou. Moi je me demande comment en est-on arrivé là ?
Zémour dans son livre remarque que le salaire du patron de Renaud, il y a 50 ans, était 10 fois le salaire d’un mécanicien. Aujourd’hui c’est plus ou moins 500 fois plus !

Selon certains c’est la disparition des partis communistes en Europe qui est responsables. (Il faudrait ajouter la disparition des partis socialistes un peu partout en Europe. Il se dit qu’on ne trouve plus des socialistes qu’en Wallonie…)

Selon d’autres c’est la mondialisation avec la suppression des droits de douane et la délocalisation des activités dans les pays pauvres.
Selon d’autres encore, le responsable est cette affreuse constitution européenne, voulue par Giscart-d’Estaing, qui a introduit le libéralisme sans règle et sans restriction dans la constitution, sans avoir prévu en même temps une juridiction supra nationale.

Et, comme le dit bien Tistou, ces écarts de salaires sont encore plus grands dans les pays communistes comme la Corée du Nord, Cuba, la Chine… Et dans les pays pauvres d’Amérique latine et d’Afrique. Mais là c’est pour d’autres raisons, évidemment.

Si le but précis des gilets jaunes était de réduire ces écarts scandaleux entre les gros salaires et les autres, j’enfilerais mon gilet jaune... mais sans rien casser.

Pieronnelle

avatar 06/12/2018 @ 17:29:38
SJB pitié, écarts de salaires à Cuba !!!!

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