L'oiseau d'Amérique / L'oiseau moqueur de Walter Tevis

L'oiseau d'Amérique / L'oiseau moqueur de Walter Tevis
( Mockingbird)

Catégorie(s) : LittĂ©rature => Fantasy, Horreur, SF et Fantastique , LittĂ©rature => Anglophone

Critiqué par Kristophe, le 27 aoĂ»t 2005 (Besançon, Inscrit le 5 aoĂ»t 2005, 46 ans)
Critiqué par Kristophe, le 27 aoĂ»t 2005 (Besançon, Inscrit le 5 aoĂ»t 2005, 46 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 8 Ă©toiles (basée sur 8 avis)
Cote pondérée : 7 Ă©toiles (3 342ème position).
Visites : 8 558  (depuis Novembre 2007)

Triste avenir pour l'humanité...

Ce livre nous présente une vision mécanisée, robotisée et inhumaine de notre société. L'homme est devenu tellement dépendant de ses robots qu'ils l'ont presque réduit en esclavage en l'assommant de pilules anxiolytiques et contraceptives. La loi du chacun pour soi domine, tout contact interhumain est interdit et puni, la lecture et les livres n'existent plus depuis longtemps... L'humanité se meurt, diminution de la population, suicides à répétitions...
Seuls réagiront un robot, le plus intelligent de tous, qui se rendra compte de cette décadence, ainsi que deux humains, un homme et une femme, qui rejetteront ce systÚme et réapprendront à lire et à s'aimer normalement en redécouvrant les valeurs de notre société actuelle...
Vive critique des dangers de la modernitĂ© et de l'Ă©goĂŻsme grandissant de notre sociĂ©tĂ©, ce livre, au-delĂ  des aventures des protagonistes, nous propose d'intĂ©ressantes rĂ©flexions sur l'Ă©volution et l'avenir de l'humanitĂ©... Et mĂȘme si le ton est d'un pessimiste dĂ©primant, l'auteur nous montre que cette Ă©volution dramatique n'est pas inĂ©luctable, mais qu'au contraire tout dĂ©pend de notre volontĂ© et de nos convictions, et les passages pleins d'espoirs sont lĂ  pour nous le rappeler...
Un trĂšs bon roman d'anticipation...

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Les éditions

L'oiseau d'Amérique [Texte imprimé] Walter Tevis traduit de l'américain par Michel Lederer préface d'André-François Ruaud
de Tevis, Walter Ruaud, André-François (Préfacier) Lederer, Michel (Traducteur)
Folio / Collection Folio
ISBN : 9782070306251 ; 14,02 € ; 30/06/2005 ; 386 p. Poche
Amazon FR
Amazon BE
BNF
L'oiseau moqueur
de Tevis, Walter Lederer, Michel (Traducteur)
Gallmeister
ISBN : 9782351787748 ; 10,40 € ; 07/01/2021 ; 336 p. BrochĂ©
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Un monde régi par les robots

9 étoiles

Critique de Poet75 (Paris, Inscrit le 13 janvier 2006, 69 ans) - 6 février 2021

PubliĂ© initialement en 1980, ce roman de science-fiction Ă  caractĂšre dystopique a Ă©tĂ© rééditĂ© en janvier dernier par les Ă©ditions Gallmeister. Un de ses thĂšmes principaux n’est pas sans rappeler celui que traita Ray Bradbury (1920-2012) dans son fameux Fahrenheit 451 (1953) qui fut adaptĂ© au cinĂ©ma par François Truffaut en 1966. Walter Tevis (1928-1984), en effet, tout comme son aĂźnĂ©, imagine une sociĂ©tĂ© futuriste qui interdit les livres. Cela Ă©tant, L’Oiseau moqueur ne peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme un sous-produit du premier, la question de la lecture et des livres y occupant certes une place importante, mais dans un cadre et une logique propres auxquels l’auteur a confĂ©rĂ© une indĂ©niable originalitĂ© ainsi qu’une parfaite cohĂ©rence.
L’une des grandes singularitĂ©s du roman, c’est le rĂŽle accordĂ© aux robots et, en particulier, Ă  l’un d’eux nommĂ© Robert Spofforth. Oui, un nom d’humain pour un robot, d’autant plus qu’on a affaire Ă  un spĂ©cimen de classe 9, autrement dit l’élite de ces crĂ©atures. L’action du roman se situe aux États-Unis, Ă  New-York et autres lieux, en l’annĂ©e 2467. Or les robots, nous fait comprendre le rĂ©cit, ont Ă©tĂ© construits bien longtemps auparavant et leurs concepteurs les ont perfectionnĂ©s de plus en plus, jusqu’à ce niveau de classe 9, un niveau oĂč les robots ont Ă©tĂ© conçus, voulus, Ă  l’image de l’homme. En somme, l’homme s’est mis Ă  la place de Dieu, crĂ©ant des crĂ©atures Ă  son image Ă  lui.
Or, Ă  partir de ce moment-lĂ , tout s’est dĂ©rĂ©glĂ©, le monde s’est engouffrĂ© dans une logique folle et suicidaire. On a certes cessĂ© de construire des robots, mais le mal Ă©tait fait. Et, dans le monde tel que l’a imaginĂ© Walter Tevis, les robots ont pris toute la place. Ils gouvernent tout, font tout, contrĂŽlent tout. Mais ils sont Ă  la fois forts et faibles. Ils peuvent s’en prendre Ă  un humain insubordonnĂ©, voire l’arrĂȘter, mais sont limitĂ©s par leur propre programmation. Il leur arrive aussi de tomber en panne, tout en Ă©tant capable de s’autorĂ©parer. Pour un robot de classe 9 comme Spofforth, la crĂšme des robots, les concepteurs sont allĂ©s aussi loin qu’ils le pouvaient en intĂ©grant dans son systĂšme le schĂ©ma de connaissances d’un cerveau humain. Spofforth semble mĂȘme avoir des sentiments, mais il peut aussi ressentir une fatigue telle qu’il voudrait en finir et se suicider. Comment faire cependant quand on a Ă©tĂ© programmĂ© pour vivre sa vie de robot sans jamais en finir ?
C’est en lien avec Spofforth que se situent les deux autres personnages principaux du roman : Paul Bentley et Mary Lou. Tous deux, prĂ©cisĂ©ment, empruntent des chemins qui les marginalisent par rapport aux normes que les robots sont chargĂ©s de faire appliquer. D’une part, parce que, dans un monde oĂč les livres sont interdits et oĂč, de ce fait, on n’apprend mĂȘme plus Ă  lire, Paul et, Ă  sa suite, Mary Lou dĂ©couvrent, par leurs propres moyens, en autodidactes pourrait-on dire, le bonheur d’apprendre Ă  lire afin d’ĂȘtre lecteur et lectrice. Des livres, en effet, ils rĂ©ussissent Ă  en trouver dans des lieux oĂč ils sont cachĂ©s. Non seulement des livres d’ailleurs, mais aussi des films muets des dĂ©buts du cinĂ©ma, films qui, pour ĂȘtre compris, obligent Ă  savoir lire les intertitres. C’est un monde disparu, c’est une somme immense de connaissances, qui datent d’avant ce que, dans le monde gĂ©rĂ© par les robots, l’on appelle « la mort de la curiositĂ© intellectuelle », que, mĂ©dusĂ©s, dĂ©couvrent les deux humains. Ils le font Ă  leurs risques et pĂ©rils car les robots veillent et, bientĂŽt, les font arrĂȘter, juger (ce qui donne lieu Ă  des pages Ă  la fois effrayantes et cocasses, effrayantes du fait des moyens dont on se sert, cocasses parce qu’il faut, au prĂ©alable, par exemple, nettoyer un juge plein de poussiĂšre) et condamner. C’est surtout Paul qui paye les pots cassĂ©s, au point qu’il Ă©cope de six ans de prison, dont deux de travaux forcĂ©s. Mais, bien dĂ©cidĂ© Ă  ne pas demeurer prisonnier sur une aussi longue durĂ©e, Paul rĂ©ussit Ă  s’évader, ce qui donne lieu Ă  des pages parmi les plus captivantes du roman. Il s’agit, en effet, pour le fugitif, de survivre dans un environnement hostile quasiment vide d’humains, si ce n’est une Ă©trange communautĂ© d’hommes et de femmes qui se dĂ©clarent « chrĂ©tiens », ce qui donne l’occasion Ă  Paul de faire valoir, Ă  la surprise gĂ©nĂ©rale, ses capacitĂ©s de lecteur. Il faut noter, Ă  ce propos, que, parmi les livres trouvĂ©s par ce dernier, figure une Bible, qu’il essaie de dĂ©crypter et de comprendre, lui Ă  qui l’on n’avait jamais enseignĂ© qu’il pouvait y avoir un Dieu.
Quant Ă  Mary Lou, restĂ©e seule avec Spofforth, qu’elle appelle volontiers Bob, il se passe en elle, dans ses entrailles, quelque chose de totalement inattendu : elle est enceinte ! Pour en mesurer la surprise, il faut savoir que, dans le monde tel que l’a imaginĂ© le romancier, non seulement la population terrestre a considĂ©rablement chutĂ©, mais, de plus, il n’y a plus de naissance depuis une trentaine d’annĂ©es. Les humains sont dĂ©sormais stĂ©riles, pour une raison qui trouve son explication au cours du rĂ©cit. Tous, sauf Mary Lou ! Mais que peut devenir l’enfant Ă  naĂźtre, dans un monde oĂč le genre humain tout entier est en pĂ©ril (plus d’un, d’ailleurs, prĂ©fĂ©rant se suicider plutĂŽt que d’attendre la mort inĂ©luctable).
Je n’en dis pas davantage afin de ne pas trop dĂ©voiler les nombreuses, passionnantes, trĂ©pidantes aventures contĂ©es dans ce roman. Un roman qui parvient admirablement Ă  concilier les pĂ©ripĂ©ties et les questionnements de fond. Un roman qui, sous couvert d’anticipation, nous interroge, nous, les humains du XXIĂšme siĂšcle, sur ce que nous construisons et programmons, en particulier quant aux multiples avancĂ©es scientifiques et Ă  leur potentiel vertigineux. Walter Tevis l’écrit : des sociaux-ingĂ©nieurs ont « tout programmĂ© dans le passĂ©, inventant un monde censĂ© ĂȘtre sans pauvretĂ©, sans maladie, sans dissension, sans douleur (
), un monde rendu possible par les pouvoirs de la technologie et de la compassion. » Or, dans ce monde aseptisĂ©, il manque l’essentiel, ce que Paul Bentley rĂ©sume ainsi : « Ce que je voulais, ce que je dĂ©sirais, ce que j’avais toujours dĂ©sirĂ©, c’était ĂȘtre aimĂ©. Et aimer. Et ce mot, on ne m’avait mĂȘme pas appris qu’il existait ».

Robots et compagnie.

5 étoiles

Critique de Hexagone (, Inscrit le 22 juillet 2006, 55 ans) - 12 août 2009

Pas du tout emballĂ© par l'oiseau d'AmĂ©rique. Conception de l'oeuvre assez basique ( voir les autres critiques), style littĂ©raire assez faible pour ne pas dire bĂąclĂ©. L'histoire aurait pu ĂȘtre mieux dĂ©veloppĂ©e, les psychologies plus fouillĂ©es. Il y avait matiĂšre Ă  faire. En dĂ©finitive, une lecture qui permet de s'Ă©vader, de rĂ©flĂ©chir sur le sort de l'humanitĂ©. ProblĂšme et de taille, le sujet a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© traitĂ© et beaucoup mieux.

Lecture vite faite, lecture bien faite

6 étoiles

Critique de Jean Meurtrier (Tilff, Inscrit le 19 janvier 2005, 51 ans) - 12 juin 2007

La dĂ©chĂ©ance d’une humanitĂ© amorphe dĂ©pendante de diverses drogues (calmants, TV
) et irrĂ©mĂ©diablement sujette Ă  la facilitĂ© (robots, fast-foods
), voilĂ  un thĂšme classique traitĂ© de maniĂšre classique, mettant en scĂšne des personnages qui le sont trop.
Il est louable de prĂ©senter les livres comme remĂšde Ă  la dĂ©chĂ©ance. Mais l’auteur prĂȘte beaucoup de vertu Ă  une forme de communication prise indĂ©pendamment de son contenu. Je ne m’explique pas l’émoi qu’a pu provoquer chez Paul un simple manuel de jeu d’échecs.
Il y a d’autres raisons d’ĂȘtre sceptique, comme le sevrage rapide des drogues. Et comment expliquer que cette sociĂ©tĂ© anesthĂ©siĂ©e ne soit pas soumise Ă  une dictature ou au mieux Ă  une Ă©lite (humaine) bienveillante? Ce livre suppose la disparition consciente de l’ambition. Je ne peux pas imaginer les concepteurs de robots sophistiquĂ©s se dire «VoilĂ  nous avons terminĂ©. Prenons quelques sopors, perdons toute luciditĂ© et rejoignons le peuple dans son hĂ©bĂ©tude.»
Si je ne crois pas un instant Ă  l’hypothĂšse de base, l’histoire est correctement dĂ©veloppĂ©e, bien que globalement prĂ©visible. «L’oiseau d’AmĂ©rique» se lit sans difficultĂ© mais soulĂšve d’autres questions que celles attendues.

Enfin

9 étoiles

Critique de Klein (, Inscrit le 16 octobre 2004, 62 ans) - 26 janvier 2007

Enfin un livre du mĂȘme tonneau que 1984, Fahrenheit 451 que le Meilleurs des Mondes.
Car n'est-ce pas le meilleur des mondes que de ne pas ĂȘtre importunĂ© par son prochain, de ne pas souffrir, de vivre pour soi ???
Enfin Ă©galement un livre de spĂ©culative-fiction (SF oĂč l'on transpose dans le futur une problĂ©matique d'aujourd'hui, ici l'isolement des ĂȘtres humains, le trop grand confort et la dĂ©natalitĂ©) ...
L'agonie de l'Humanité n'a-t-elle pas commencé ?

En un mot : superbe !
Merci Kristophe d'avoir mis cette critique.

L'oiseau moqueur

9 étoiles

Critique de POOKIES (MONTPELLIER, Inscrit le 16 août 2006, 49 ans) - 11 novembre 2006

Ce livre nous transporte dans le futur avec une peinture de ce que serait notre vie d'humains, esclaves de robots. Le rĂ©cit, de la vie de Spofforth et de nos 2 humains prĂ©fĂ©rĂ©s, est vraiment Ă©mouvant et vaut largement le coup d'ĂȘtre lu.
Enfin un livre qui propose une rĂ©elle rĂ©flexion sur nos conditions humaines sans ĂȘtre rĂ©barbatif.
Ce roman est Ă  lire d'urgence, mĂȘme pour les moins fĂ©rus de littĂ©rature.

Mort programmée

8 étoiles

Critique de Dr. Jack (, Inscrit le 23 juillet 2006, 36 ans) - 23 juillet 2006

Au XXV Ăšme siĂšcle, l’humanitĂ© agonise lentement, avec l’aide bienveillante de ses crĂ©ations, des robots dont le secret de fabrication a disparu il y a bien longtemps, en mĂȘme temps que l’écriture, la lecture ou autre atteinte Ă  l’IntimitĂ© de chacun. AbreuvĂ©s de drogue en tout genre, massivement stĂ©rilisĂ©s et complĂštement assujettis Ă  leurs machines, les quelques dizaines de millions d'ĂȘtres humains restant sur terre ont dĂ©laissĂ© toute responsabilitĂ© au profit de plaisirs omniprĂ©sents. Mais n’ayant plus de but, abrutis et conditionnĂ©s pour vivre en solitaire afin d’éviter toute violence, la derniĂšre gĂ©nĂ©ration d’hommes, privĂ©e de ses problĂšmes lĂ©gitimes, se tourne lentement vers le suicide collectif alors que peu Ă  peu ses esclaves tombent en panne

Spofforth, lui, ne peut s’offrir ce luxe. L’androĂŻde le plus intelligent construit par l’homme, plus humain que ses crĂ©ateurs, ne dĂ©sire que mourir, mais cela lui est impossible. Administrateur de New York, ville quasiment dĂ©serte, lui seul arrive encore Ă  faire tourner toutes les mĂ©caniques nĂ©cessaires Ă  l’homme. Mais est-ce bien vrai ? Et le veut-il vraiment ?
Mais tout n’est peut ĂȘtre pas perdu : dans un dernier sursaut, un homme et une femme grĂące Ă  la lecture, redĂ©couvrent l’amour et la vie Ă  deux.
N’est-il pas dĂ©jĂ  trop tard ?

Dans la lignĂ©e d’un 1984 de George Orwell, Walter Tevis brosse pour l’humanitĂ© un futur qui est, mine de rien, beaucoup plus noir que ce dernier. Ici, aucune dictature sanguinaire et de surveillance omniprĂ©sente : L’ennemi de l’homme dans ce roman, c’est lui-mĂȘme, prisonnier de son cocon soyeux. MĂȘme si le rythme du rĂ©cit est parfois un peu lent, on se rend compte qu’il sert plutĂŽt bien une histoire tout en longueur oĂč l’auteur s’attache Ă  dĂ©crire la psychologie des personnage, et surtout leurs Ă©volutions.

Vingt ans aprĂšs L’oiseau tombĂ© du ciel, Tevis nous pond un deuxiĂšme chef-d’Ɠuvre, un roman assez semblable au premier, mĂ©lancolique et dĂ©sabusĂ©, et bien que les deux sujets ne prĂ©sentent que peu de ressemblance, on ne peut s’empĂȘcher de retrouver dans L’oiseau d’AmĂ©rique le mĂȘme dĂ©sespoir que ressent un ĂȘtre face Ă  un monde qui ne lui correspond pas, ou qui le lasse. Part d’autobiographie ? Qui sait, mais aprĂšs avoir lu ces deux livres, on ne peut que regretter que l’auteur n’ait eu le temps d’en publier plus.

HYMNE A LA LECTURE

10 étoiles

Critique de Channe01 (, Inscrite le 21 juin 2005, 72 ans) - 28 août 2005

Ce livre est un hymne à la lecture, aux livres. Le seul support qui puisse survivre dans les pires conditions si l'on sait toujours les déchiffrer.
Un livre qui devrait ĂȘtre Ă  l'honneur dans toutes les bibliothĂšques publiques.
On peut poursuivre sur cette thĂ©matique avec "Un cantique pour Leibowitz” et la suite "l'hĂ©ritage de saint Leibowitz” de Walter M. Miller chez DenoĂ«l ou chez folio SF. Ainsi qu'avec "Chronique du pays des mĂšres" de Elisabeth Vonarburg en Livre de poche.
Toujours sur le thÚme de la transmission de la mémoire, la trace de l'histoire...

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