Honorine de Honoré de Balzac
Catégorie(s) : Littérature => Francophone
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Des peines dramatiques d'amour
Maurice de l'Hostal a été le secrétaire du comte Octave, aristocrate génois, distingué, fort digne et respecté, par ailleurs fort pieux et sans ostentation. Il a fini par découvrir l'existence d'un drame personnel, qui tint à sa séparation avec sa femme, Honorine, partie vivre avec son amant. Il a tenté beaucoup de choses pour la faire revenir, sans succès pendant longtemps, Maurice a pris le relais. Puis, la belle a elle-même été victime de la séparation de son amant, et a fini par vouloir réparer son erreur initiale, sans que cela se passe au mieux, loin de là.
Cette courte nouvelle constitue un drame sentimental, teinté d'un amour fort et pur de la part de la victime première de la situation, Octave. Elle se lit d'une traite, ébranle, voire bouleverse. Si la trame reste classique, la narration et le style tiennent fortement en haleine.
Les éditions
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Honorine: Scènes de la vie privée
de Balzac, Honoré de Andrade, Segismundo (Autre)
Independently published
ISBN : 9781691864133 ; 8,13 € ; 08/09/2019 ; 184 p. Broché
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Toute la difficulté de trop aimer ou d'être trop aimée
Critique de Cédelor (Paris, Inscrit le 5 février 2010, 54 ans) - 20 avril 2026
Honorine se sent étouffée par la trop grande admiration de son époux qu’elle n’a jamais aimé et finit par le fuir en tombant amoureux d’un amant qui l’aura laissée ignominieusement tomber en lui faisant un enfant, qui ne vivra pas un an.
Honorine, honteuse de cette situation, ne se résout pas à revenir à son époux et préférera vivre seule, dans une maison qu’elle louera en réalité à Octave via un prête-nom. Car Octave est toujours aussi amoureux d’elle et l’entourera de sa protection financière sans qu’elle le sache. Il ira même jusqu’à louer la maison voisine et y installer Maurice, son secrétaire particulier, pour que ce dernier entre les bonnes grâces de sa voisine Honorine sans qu’elle se doute de la machination.
Maurice parviendra-t-il à entrer dans la confiance d’Honorine ? La persuadera-t-il de revenir vivre avec celui qui est toujours son mari, Octave ? Saura-t-il lui-même éviter le risque de tomber amoureux et de trahir son patron ? Honorine survivra-t-elle à toute la manipulation autour d’elle et à la poursuite amoureuse dont elle est l’objet ? Octave obtiendra-t-il ce qu’il veut, le retour de sa femme ?
Une courte histoire romantique et tragique entièrement centrée sur un triangle amoureux entre deux hommes et une femme. Tous trois se donnent de nobles motifs et font assaut de respect et de loyauté les uns envers les autres, mais ne pourront éviter malgré eux l’issue dramatique.
On retrouve ici Balzac dans la veine d’un récit indépendant qui a pour unique thème l’amour et ses souffrances, un peu dans la lignée de « La femme abandonnée », mais raconté à la première personne par Maurice, au cours d’un repas à Gênes, où il est devenu consul, et par lequel il tente de démêler les cœurs et les motivations intérieures d’Honorine et d’Octave, et les siens propres, sans qu’il eusse tout compris lui-même et que Balzac malignement révèlera au lecteur via les autres convives et en particulier Mlle Des Touches.
Une courte œuvre subtile et tortueuse, qu’il faut bien suivre pour conserver toute la compréhension du récit.
Le grand amour !
Critique de Monocle (tournai, Inscrit le 19 février 2010, 66 ans) - 14 octobre 2020
Au travers le récit de Maurice de l'HOSTAL, secrétaire et ami du Comte, l'histoire d'Honorine se découvrira lentement.
Comment vit-elle dans sa retraite où elle est protégée à son insu par son mari éploré ?
Le couple parviendra-t-il à se reconstruire ?
Un grand texte de pur romantisme, Balzac commence à associer la mort avec l'amour. Cette imparable recette qui donne une ampleur particulière et démesurée aux grandes histoires sentimentales.
CHRONOLOGIE : Comme souvent avec Balzac il faut calculer : une phrase "Au commencement de l'année 1826, le comte avait sans doute achevé de m'observer, et nous étions aussi liés que peuvent l'être deux hommes" signifie que l'histoire que raconte Octave de Bauvan précède cette date où il aurait aux environs de 45 ans.
PERSONNAGES
– Comtesse Honorine de BAUVAN : élevée par les parents d'Octave, elle a 16 ans quand il la rencontre. La nouvelle ne donne que son prénom emblématique. C'est depuis 1822 qu'elle habite rue Saint-Maur. Elle a 29 ans en 1827 et meurt en 1831. A la fois adultère et « grande âme » elle provoque l'étonnement de Camille Maupin
– Comte Octave de BAUVAN : il est seulement nommé le comte Octave dans la nouvelle. Ce « grave magistrat » (il est alors ministre d'Etat, et l'un des présidents de la Cour de cassation), plus âgé qu'Honorine (sept ans semble-t-il), comprend qu'il a été maladroit avec elle, mais il ne peut admettre que sa brève aventure voluptueuse avec un amant adoré soit pour elle une expérience inaliénable. Il survit à Honorine mais c'est « un vieillard de 45 ans » qui vient dire adieu à Maurice en 1836, cinq ans après. Sa passion pour elle est décrite comme une monomanie obsessionnelle.
– Maurice de l'HOSTAL : né en 1802, orphelin, neveu de l'abbé Loraux . Il semble un peu faible et malléable, mais il partage avec le comte Octave les valeurs de l'honneur, même s'il a besoin de toute sa lucidité pour accomplir sa mission sans faillir. Honorine plaisante sur sa ressemblance physique avec Byron. Mais fuir Honorine pour rencontrer Onorina (Pedrotti), serait-ce un signe du destin ? Autour d'eux, à la fin de la nouvelle :
- Léon de Lora
- Mlle des Touches (Camille Maupin)
- Claude Vignon
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