Rome brûle de Carlo Bonini, Giancarlo De Cataldo
(La notte di Roma)

Catégorie(s) : Littérature => Européenne non-francophone

Critiqué par Killing79, le 10 septembre 2016 (Chamalieres, Inscrit le 28 octobre 2010, 40 ans)
La note : 8 étoiles
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Et ça continue...

Présentation de l'éditeur (extrait)
Rome, de nos jours. Samouraï, le chef des mafias de la capitale, est en prison, peut-être pour toujours. Sebastiano, son représentant, tente de maintenir son emprise sur les différentes bandes, Siciliens, Calabrais, Napolitains et Gitans, qui mettent la capitale en coupe réglée. L'annonce par le pape François d'un nouveau Jubilé qui va attirer des millions de pèlerins et relancer des travaux publics aiguise les appétits et Fabio, l'étoile montante du trafic de drogue, commence à remettre en cause la suprématie des chefs du moment. Martin, le nouveau maire de Rome, veut nettoyer les écuries d'Augias. Pour piloter les grands projets urbains il désigne Adriano Polimeni, un sénateur communiste intègre. Tandis que Chiara la séduisante députée pleine d'ambition trouble Sebastiano, le mafieux qui rêve de retour à une vie normale. Les coups bas et les violences des truands seront peu de choses à côté de ce qui se passera dans les coulisses du Capitole


Mon avis: Ce livre est la suite de « Suburra ». Et comme je l’avais affirmé à la fermeture de l’opus précédent, je pensais que cette histoire mériterait une série télévisée, tant le contexte est foisonnant. Je me faisais donc une joie de poursuivre l’aventure dans le monde mafieux.

On se retrouve d’ailleurs dans un environnement identique, les quartiers de Rome. Mais les acteurs ne sont plus les mêmes. En effet, sans spoiler la fin de l’épisode 1, beaucoup de protagonistes ne sont plus en mesure d’imposer leurs décisions. Les rôles ont donc été modifiés et les petits d’hier sont devenus les grands d’aujourd’hui. Mais si le pouvoir a changé de mains, il n’en reste pas moins toujours aussi partagé. Il navigue toujours entre les politiques, les gangsters, et les religieux.
Je me suis donc replongé dans ces sociétés, qui sévissent en dehors de la vie du peuple et qui manigancent en toute discrétion. Tout est une nouvelle fois affaire d’argent et de pouvoir et chacun se donne tous les moyens pour flatter ses intérêts personnels. Ainsi, les différents protagonistes usent de leurs influences pour faire fléchir l’autre et cela jusqu’au drame. Et le drame entraînant d’autres drames, le rapport de force est continuellement bouleversé.

Ce deuxième volume est un peu moins violent et la corruption se manifeste beaucoup plus par le dialogue dans les bureaux que par la force dans la rue. J’ai pris autant de plaisir à suivre ces nouvelles manigances plus politiques. Comme dans une série (ou je sais, j’insiste!), j’avais hâte de connaître le déroulement et je me suis attaché à tous ces personnages, qui peuvent aussi bien être diaboliques qu’attendrissants.
Giancarlo De Cataldo et Carlo Bonini ont su, cette fois encore, recréer une fiction addictive sur un milieu qui me fascine. Mais quand j’assemble ces romans sur la mafia italienne avec celui d’Olivier Norek sur nos quartiers français et celui de Roberto Saviano sur le trafic de cocaïne dans le monde, sachant que tous sont basés sur des faits réels, je me fais un petit peu de soucis quant à tout ce qui se passe autour de nous!

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