La Resquilleuse de Mary Wesley

La Resquilleuse de Mary Wesley
(Jumping the queue)

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone

Critiqué par Isad, le 16 novembre 2014 (Inscrite le 3 avril 2011, - ans)
La note : 6 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 2 avis)
Cote pondérée : 4 étoiles (49 349ème position).
Visites : 3 385 

Contretemps

Ce livre, paru sous le titre « Souffler n’est pas jouer » en 1994 aux éditions Flammarion, nous peint une femme attachante et agaçante à la fois. Elle est remplie de contradictions, est à la fois conventionnelle et iconoclaste et fleur bleue tout en revendiquant sa liberté. Elle vit en ne retenant des autres et des faits que ce qui lui plaît et occulte ce qui pourrait la déranger. La cinquantaine, elle a décidé de se suicider en pleine forme pour ne pas voir ses capacités s’amoindrir, son mari et son chien étant morts, ses enfants vivant leur vie surtout à l’étranger et ne prenant que peu de ses nouvelles. Mais un groupe de baigneurs vient la déranger sur une plage difficile d’accès et elle aide un homme recherché par la police car il vient de tuer sa mère avec un plateau à thé. Dès lors, ses yeux vont se dessiller sur son comportement et celui de ses proches, ramenant à la surface des souvenirs enfouis ou des circonstances occultés qui donneront à sa vie une tonalité moins idyllique qu’elle n’affichait.

Le style est alerte, plein d’autodérision et même parfois truculent en dépit du thème abordé.

IF-114-4297

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Drôle de dame

7 étoiles

Critique de Marvic (Normandie, Inscrite le 23 novembre 2008, 65 ans) - 11 avril 2016

Matilda est prête. Gus son jars est placé dans une ferme, son pique-nique dans la voiture, sa maison propre et nette, elle rejoint une petite plage discrète pour une dernière baignade, n'attendant plus que l'exact moment où les courants l'emporteront au loin.
Mais les meilleurs plans ont une faille… et même deux.
Cela commence par une bande de jeunes qui s'installent sur "sa" plage, l'obligeant à reporter son projet.
Très contrariée, elle repart dans la petite ville balnéaire où elle va rencontrer le "matricide". Celui dont toute la presse parle, que toute la police britannique recherche.
L'occasion pour Matilda d'échapper à la routine, d'oublier un peu la mort de son mari, l'abandon de ses enfants.
"L'un comme l'autre, ils repoussaient leurs craintes et leurs terreurs, leurs douleurs et leurs remords."
Va commencer une étrange cohabitation, plongeant Matilda en plein dilemme.
Elle livrera et découvrira un passé (et surtout celui de son mari) qui était loin d'être aussi lisse et aussi idyllique qu'on s'y attendait.

Un roman qui commence allègrement, même si c'est son suicide qu'elle a organisé.
Le ton ressemble beaucoup à celui de Barbara Constantine.
Un premier décalage se produit quand on s'aperçoit que cette "vieille dame" a cinquante ans. Le roman ne date que de 1983, et j'ai trouvé anachroniques certains passages entre l'âge et les réflexions portées sur le personnage. (Aurais-je écrit cela, il y 30 ans ?)
Le second est la découverte progressive d'un drame familial connu et accepté, perdurant.
Un roman facile et sympathique, oscillant entre légèreté et drame à la manière très personnelle de l'auteure.

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